mardi 22 mai 2007

Les terroristes de Fath al Islam au Liban

Des affrontements se déroulent actuellement à Tripoli, nord-Liban, entre l'armée libanaise et, semble-t-il un groupuscule nommé Fath-Al-Islam. Wayne Madsen considère que l'émergence de cette organisation vient s'inscrire à point nommé dans les projets US d'ouverture d'une base de l'OTAN dans le nord du pays. Le fait est que la présence de groupements liés d'une manière ou d'une autre à la nébuleuse al Qaïda coïncide souvent avec des zones géographiques correspondant aux intérêts US. C'est le cas en Afghanistan qui a un rôle stratégique par rapport aux nappes d'hydrocarbures d'Asie centrale et permet de maintenir la pression sur un Iran lui aussi riche en pétrole et en gaz.
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C'est aussi le cas en Somalie, idéalement placée pour assurer l'évacuation des ressources pétrolières qui sommeilleraient dans le sous-sol de l'Ogaden éthiopien etc. Quelques informations utiles ici.
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Angry Arab émet de sérieux doutes à la fois sur les motifs de l'intervention de l'armée libanaise et sur la nature de l'organisation Fath-Al-Islam, bien vite présentée comme une faction palestinienne alors que ses membres semblent appartenir pour l'essentiel à d'autres notionalités : Libanais, Marocains, Algériens, Séoudiens ... avec un financement initial en provenance du clan Hariri. Angry Arab, alias As'ad AbuKhalil, un universitaire Libanais, dénonce en effet depuis des semaines la volonté de puissants clans libanais de relancer les conflits sectaires. Et il écrit ceci :
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Conclusion : certaines armées arabes [toutes?] ne valent guère mieux que les bandes sionistes.

lundi 21 mai 2007

Tirs en l'air à la mode sioniste.

Avez-vous déjà vu un paramilitaire sioniste [un agent de sécurité chargé du mur] tirer en l'air au dessus de journalistes couvrant une manifestation pacifique de quelques dizaines de personnes contre le mur de séparation érigé par la bande terroriste de Tel Aviv?



Non?





Eh bien, ça donne à peu près ça :









Ah oui, vous avez remarqué qu'il n'a pas l'air spécialement de viser les cieux?





Tout juste car il vise en réalité des journalistes qui ont vu les balles leur passer à quelques centimètres.






Rassurez-vous, celui-ci se contente de crier, la portée de sa voix étant renforcée par celle de son arme.
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Ceci s'est passé lundi 21 mai 2007 près de la colonie d'Efrat en Cisjordanie occupée. Ces "gardes de sécurité" sont rattachés au ministère sioniste de la défense.

dimanche 20 mai 2007

Un cas de discrimination judiciaire, de discrimination tout court aux USA

Voilà qui m'éloigne un peu de la thématique de mon blog, c'est-à-dire le Monde Arabe pour ne pas dire la palestine tout simplement. En effet, pourquoi parler de la survivance de mentalités ségrégationnistes aux USA, mentalités entérinées par la puissance publique, magistrature et police en tête?
C'est que selon moi, la justice est une notion indivisible et qu'elle doit donc être recherchée partout. Mais aussi que la façon dont une puissance publique gère ses administrés et les relations entre ses administrés nous donne une idée de ce qu'elle est capable de faire chez des gens qui ne sont pas ses administrés.
Je veux dire par là qu'il n'y a pas de différence entre politique intérieure et politique étrangère. Que celui qui promet et promeut l'injustice et l'inégalité chez lui, ne promouvra jamais justice et égalité à l'étranger.
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Munis de ce principe nous comprenons mieux la politique de Georges W. Bush en Irak, Afghanistan et ailleurs : elle n'est que la manifestation à l'étranger des conséquences de sa politique économique et sociale chez lui. Ces mêmes principes permettront aux esprits sagaces de déduire les grandes lignes de la future politique étrangère de l'attelage néo-conservateur Sarkozy-Kouchner. Il parait que Kouchner est socialiste me direz-vous? Oui, il l'est pour une presse dans laquelle le sens des mots est travesti voire où les mots n'ont plus de sens.

Le racisme à nouveau en procès dans le Sud profond des USA
Les poursuites engagées contre trois adolescents noirs aux USA révèlent la montée d'une discrimination sournoise
par Tom Mangold à Jena, Louisiane, 20 mai 2007 The Guardian (UK) traduit de l'anglais par Djazaïri
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Il fait frais dans la petite salle d'audience pavoisée de drapeaux du tribunal de Jena en Louisiane où trois écoliers noirs – Robert Bailey, Theodore Shaw et Mychal Bell – sont sur le point de comparaître pour une bagarre de cour de récréation qui pourrait leur valoir entre 30 et 50 ans de prison.
Jena, à environ 350 km au nord de la Nouvelle Orléans est une petite ville de 3000 habitants dont 85 % sont blancs. Demain, elle sera le théâtre d'un procès racial qui pourrait lui faire ajouter son nom à ceux de villes de triste mémoire dans les années 60 du Mississipi Burning comme Selma ou Montgomery en Alabama.
Jena doit sa notoriété nationale en sa qualité d'exemple d'un nouveau racisme « sournois, » qui montre que les démons du préjugé racial couvent toujours dans le sud profond des USA, même en cette année où un noir, Barak Obama, est sérieusement en lice pour la Maison Blanche.
Tout a commencé en août dernier au lycée de Jena lorsque Kenneth Purvis demanda à son professeur principal s'il pouvait rompre avec une vieille tradition et rejoindre les blancs qui s'assoient sous l'arbre pendant les récréations. Le professeur avait répondu que lui et ses amis pouvaient s'asseoir où ils voulaient.
Le matin suivant, les élèves blancs avaient accroché trois noeuds coulants à cet endroit. « De mauvais goût et idiote certes, mais juste une blague, » pour la majorité des blancs de Jena.
« Pour nous, ces noeuds coulants signifient le KKK [Ku Klux Klan], ils voulaient dire, « Négros, nous allons vous tuer, nous allons vous pendre jusqu'à ce que mort s'en suive, » explique Casseptia Bailey, une responsable de la Communauté noire et mère d'un des accusés. Les trois auteurs blancs de ce qui a été perçu comme un délit xénophobe ont fait l'objet d'une mesure « d'exclusion-inclusion scolaire temporaire (envoyés dans une autre école pendant quelques jours).
La ressource économique principale de Jena est l'exploitation et le commerce du bois de pin. Descendez la rue principale, généralement peu fréquentée, vous y verrez peu d'employés noirs. Bailey, 59 ans, ancienne officier de l'armée de l'air possède un diplôme en gestion commerciale. « Je ne pouvais même pas obtenir un emploi de guichetier de banque, » dit-elle. « Voyez les banques et les postes les plus qualifiés, ils ne sont occupés que par des blancs et des red necks. » [cous rouges : désignation des blancs du Sud].
Billy Doughty, le coiffeur du coin, n'a jamais coupé les cheveux à un noir. « Ils ne viennent tout simplement pas ici, » marmonne-t-il. « De toutes façons, leur chevelure est différente et difficile à couper. »
La majorité des noirs habitent dans un quartier connu sous le nom de Ward 10. Beaucoup de maisons sont en fait des camping cars ou des cabanes en bois. Des détritus jonchent les rues. A « Snob Hill, » où habitent les blancs, les jardins et gazons spacieux sont bien entretenus, des véhicules 4X4 et des berlines neuves ornent les allées en gravier. Seules deux familles noires habitent ici. Un enseignant du lycée de Jena avait les moyens d'effectuer une acquisition. Mais à son arrivée, les agents immobiliers locaux avaient refusé de lui montrer une propriété de « blancs » même si plusieurs étaient proposées dans les petites annonces du journal local ['elles sont toutes vendues' mentaient les agents]. L'enseignant se résolut donc à aller voir lui-même un propriétaire blanc et de lui proposer un paiement comptant. Le type a préféré les billets verts à pas de billets du tout, alors j'ai obtenu le bien, ' dit-il en riant, 'mais depuis trois ans que nous avons emménagé, nous n'avons pas été invités par un seul voisin. '
Le 30 novembre, quelqu'un a essayé d'incendier le lycée de Jena. Le crime n'est toujours pas élucidé. Le même week end, des affrontements raciaux se sont produits entre adolescents au centre ville et, le 4 décembre, la tension raciale est montée encore d'un cran à l'école. Justin Barker, un élève blanc, aurait été agressé par six élèves noirs.
Au lieu d'une inculpation prévisible pour agression et coups, ce sont des poursuites pour tentative de meurtre au deuxième degré et de préméditation en vue de commettre un crime au second degré qui ont été engagées. Ils risquent désormais la prison à perpétuité.
Neuf jours plus tard, l'affaire étant techniquement entre les mains de la justice, le procureur du district s'était exprimé publiquement dans le journal local pour affirmer : 'Je ne tolérerai pas de tels agissements. A ceux qui se comportent de cette manière je dis qu'ils seront poursuivis avec toute la sévérité permise par la loi et avec les inculpations les plus graves que peuvent impliquer les actes commis. Quand vous serez condamnés, je requerrai la peine maximale prévue par la loi. Je veillerai à ce que vous ne menaciez plus les élèves dans ce comté.'
Le soir même de l'agression, Barker avait passé la soirée à l'église baptiste locale où des amis l'ont vu arborer sa mine souriante habituelle.
La caution pour ces élèves issus de milieux défavorisés a été fixée à un montant absurdement élevé et la plupart restent détenus. L'opinion de la ville semble faite.
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Mais aujourd'hui, la National Association for the Advancement of Colored People et l' American Civil Liberties Union – 'de sacrés gêneurs'- s'en mêlent et ont commencé à mobiliser et à galvaniser la population noire locale. Des journalistes de la BBC et du New-York Times ont été sensibilisés à l'affaire. Jena n'aime pas cette publicité et se sent mal à l'aise sous les regards extérieurs. 42 ans ont passé depuis que le président Lyndon Johnson a mis fin à l'anomalie qui permettait à des Etats du Sud de pratiquer la discrimination contre les noirs. Quand demain, les accusés franchiront le seuil du tribunal, c'est Jena qui sera jugée.

Alors que son pays est en "guerre contre le terrorisme," son rêve est de s'enrôler dans l'armée sioniste!

Gila Rosenberg est une jeune femme Américaine âgée de 23 ans. Grâce à sa qualification de pilote de ligne obtenue dans son pays, elle avait un emploi chez American Airlines, une importante compagnie aérienne US.
Eh bien, Mlle Rosenberg vient de tout plaquer pour s'enrôler dans l'armée sioniste car, rapporte le Yedioth Ahronoth, elle a
toujours rêvé de servir dans l'IDF [l'armée sioniste]. "J'ai visité Israêl à maintes reprises et j'ai toujours voulu être recrutée," dit-ellle.
Elle a été incorporée sous le statut de "soldat isolé," soldat sans famille proche dans l'entité sioniste. En dépit de sa qualification de pilote, elle a été affectée dans une unité de recherche et de secours du Commandement Intérieur.
"J'aurais aimé servir comme pilote de l'armée de l'air, mais en raison de mon âge et du problème de la langue, je ne crois pas que ça arrivera. J'espère à l'avenir pouvoir trouver un emploi dans l'aviation civile israélienne," a-t-elle déclaré.
Oserais-je suggérer à Mlle Rosenberg qu'elle aurait peut-être pu mettre ses qualifications au service de son président engagé dans une "guerre contre le terrorisme" en Irak, en Afghanistan et aux Philippines?

lundi 14 mai 2007

Le revers peu connu d'un cheminement sionisto-nazi

Charlie Pottins est un historien Britannique de gauche engagé dans le mouvement syndical mais aussi auprès de la cause palestinienne. En tant qu'historien, il tente d'avoir une approche objective de l'histoire, c'est à dire de s'intéresser aux faits et à leurs relations entre eux plutôt qu'à la prise en compte des mythologies telles qu'elles se donnent à voir. Tiens en tapant son nom sur Yahoo, j'apprends qu'il est Juif. Comme quoi il ne suffit pas d'être Juif pour être sioniste.

C'est de cette démarche d'historien que découle l'article qui suit dans lequel il aborde l'histoire largement ignorée sans doute d'une médaille commémorative nazie portant sur une face l'étoile de David et sur l'autre une croix gammée (le symbole du judaïsme mais aussi du sionisme et le symbole du National Socialisme). Et en lisant l'article, on peut justement se dire que notre ignorance ne vient qu'en partie de notre paresse mais qu'elle est surtout due à une démarche d'occultation active de certains aspects de l'histoire. D'aillleurs, quand on tape sur Google les noms de certains protagonistes de cette affaire, on constate que le fameux moteur de recherche a retiré certains liens. Google fait ça sur demande et nous renvoie au site "chilling effects" ou on apprend qu'un contenu est "alleged" illegal ici ou là : alleged = allégué, c'est à dire que n'importe quel groupe de pression assez puissant peut pousser google à censurer.

Une pièce à deux facespar Charlie Pottins (UK), traduit de l'anglais par Djazaïri
sFin 1979, une polémique avait éclaté en Grande Bretagne à propos de l'innocent et respectable magazine History Today qui met des articles d'historiens à disposition des enseignants, des étudiants et du lectorat en général. Des protestations avaient été adressées aux éditeurs, des lettres envoyées aux journaux et il y avait même eu des tentatives de retirer ce magazine des rayonnages de certains distributeurs.


Une telle publicité avait du choquer quelque peu les éditeurs et la rédaction du magazine même si j'imagine qu'elle avait dû peu affecter le volume de la diffusion. J'avais moi-même investi 60 pence dans un exemplaire du numéro de janvier 1980 (je pense qu'aujourd'hui le magazine coûte plus de 3 £).

La cause de cette fureur était un article intitulé « Un Nazi voyage en Palestine, » rédigé par Jacob Boas. Ou plutôt, c'était la publicité faite à cet article car les gens avaient commencé à s'agiter avant même d'avoir pu lire ce que Boas y racontait.

L'article de Boas décrivait comment, au printemps 1933, le Baron Leopold Itz von Mildenstein, un membre du parti Nazi et de la SS d'Hitler, accompagné de son épouse et de Kurt Tuchler, un responsable de la Fédération Sioniste d'Allemagne, lui-même en compagnie de son épouse, s'était rendu en Palestine. Hitler venait juste d'être désigné chancelier et avait engagé ses politiques anti-juives. Julius Streicher voulait expulser les Juifs d'Allemagne. Mais les Nazis hésitaient sur la manière de réaliser cette expulsion sans aggraver l'état d'une économie allemande déjà en dépression, et ils ignoraient aussi quels en auraient été les effets sur les relations de l'Allemagne avec le reste du monde.

De leur côté, les sionistes savouraient le raffermissement du soutien apporté par les Juifs Allemands après sa prise de fonctions par Hitler en janvier 1933. Pour la plupart, ils ne voyaient pas l'intérêt de quitter un pays où ils étaient bien établis pour aller tenter leur chance dans une Palestine pauvre et en proie à l'agitation. Ils se percevaient eux-mêmes comme de bons Allemands dont l'avenir, comme une grande partie de leur passé, était dans la mère patrie. Mais désormais, Hitler les amenait à penser autrement. Le Juedische Rundschaue, bimensuel de la Fédération Sioniste, avait vu sa diffusion passer de moins de 10 000 exemplaires à près de 38 500 fin 1933. Il affirmait que seuls ceux dont l'engagement aux côtés du peuple Juif était irréprochable pouvaient défendre les droits des Juifs. Il expliquait aussi que seuls les Sionistes étaient capables d'entrer en relation avec les Nazis en confiance et comme « partenaires honnêtes. »Les Sionistes proposaient que le statut des Juifs soit régi sur une base collective et demandaient au gouvernement d'aider à l'émigration [vers la Palestine, NDT].

Contacté pour écrire quelque chose favorable au sionisme et à son projet en Palestine, Von Mildenstein avait accepté à condition de pouvoir se rendre là bas, en compagnie de Kurt Tuchler. Favorablement impressionné, il y voyait des avantages pour l'Allemagne comme pour la SS dans la proposition d'une politique.Sous le titre « Un Nazi en Palestine, » une série de douze articles fut publiée à partir de septembre 1934 dans Der Angriff, le journal de Goebbels. Von Mildenstein voyait dans la colonisation juive une forme de renaissance s'inscrivant dans les notions nazies de terre et de sang [race] ainsi qu'une façon de se débarrasser des Juifs. Mais la vie était difficile en Palestine et des problèmes surgissaient, causés par la résistance arabe palestinienne à la colonisation sioniste et les autorités britanniques.


Quoique la SS avait accordé des privilèges aux Sionistes par rapport aux autres organisations juives, en aidant leurs mouvements de jeunesse et en les autorisant à porter l'uniforme et à arborer le drapeau bleu et blanc [le drapeau de l'entité sioniste, NdT], l'étoile propre de Von Mildenstein avait pâli sous l'effet des jeux de pouvoir et de ses échecs politiques, tandis qu'un homme qu'il avait introduit aux affaires juives arrivait au premier plan, un certain Adolf Eichmann.
Lui-même rescapé des camps et né au camp de concentration de Westerbork, Boas est un éducateur et un historien réputé de l'holocauste, et il s'est gardé du sensationnalisme ou de la diabolisation de ceux qui ont pris part à cette phase de l'histoire. Il n'a pas pris en considération les responsabilités ultérieures, le rôle de la conférence d'Evian, des accords passés par l'Agence Juive ou encore si plus de Juifs auraient pu être sauvés s'ils avaient pu aller ailleurs. La partie de l'histoire qu'il étudie s'arrête là, en 1936.


sMais à l'époque où Von Mildenstein était un politique influent, Der Angriff avait fait frapper une médaille pour commémorer son voyage en palestine, une médaille avec la croix gammée nazie sur une face et l'étoile de David sur l'autre. History Today avait utilisé ce motif dans la publicité pour son numéro de janvier 1980 qui contenait l'article de Jacob Boas.
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Ce qui avait déclenché des protestations scandalisées de la part de porte parole étudiants sionistes et d'autres, convaincus que leur devoir était de protéger le sionisme contre toute suggestion que ses leaders aient jamais collaboré avec les Nazis, et de dénoncer les motivations supposées de History Today ainsi qu'un article qu'ils n'avaient pas encore lu. Pour certains, ce sujet reste tabou, même quand il est abordé par un historien objectif et même relativement favorable au sionisme comme l'était Boas.

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Quand Lenni Brenner, l'auteur de « Le sionisme à l'ère des dictateurs, » vint s'exprimer en Grande Bretagne quelques années après cette polémique, ce fut infernal et je peux en témoigner, ayant reçu quelques coups de poings de la part de loubards sionistes faisant interrompre un meeting et renversant de mobilier un peu partout. Qu'on apprécie ou pas Brenner, qu'on admette ou pas son approche, ses opposants étaient incapables de débattre des faits rapportés dans ses livres, et devaient se convaincre eux-mêmes qu'ilsne se trompaient pas d'ennemi.
Aujourd'hui je suis reconnaissant à Brenner de m'avoir envoyé une photo qui rappelle avec force le passé. Il écrit que John Sigler, un Juif antisioniste, a retrouvé une des médailles de Goebbels, frappées pour commémorer le voyage de Von Mildenstein.

«John a acheté cette médaille chez un numismate honorablement connu. D'un peu moins de quatre centimètres de diamètre, elle était à l'origine en bronze. Elle est plus épaisse qu'une pièce de monnaie. La photo montre une médaille en bronze argenté (les médailles argentées sont très courantes).« L'inscription sur la face à l'étoile de David est : EIN NAZI FÄHRT NACH PALÄSTINA – Un Nazi voyage en Palestine. Côté Swatiska, l'inscription est UND ERZÄHLT DAVON IM Angriff – Et en parle dans le Angriff. »
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Nazis et Sionistes n'ont pas joué un rôle équivalent dans la cauchemar des années 30 et leurs motifs n'avaient pas non plus le même degré de nocivité. Mais le révisionnisme et le déni actuels de l'holocauste, aussi bien les néo-nazis que leurs dupes, considèrent le revers de la médaille, la manière dont la machine de propagande sioniste cherche à monopoliser et à distordre ce moment de l'histoire pour leurs propres fins, écartant et niant tout ce qui ne correspond pas à ses mythes. L'Histoire doit être protégée de l'un comme l'autre des adversaires.

lundi 7 mai 2007

Saint-Nicolas (Sarkozy?) de Cappadoce

Nicolas Sarkozy vient d'être élu président de la république française avec une majotité confortable qui atteste du succès de son OPA sur l'électorat de Le Pen et, à contrario, de l'échec de la démarche de Mme Royal pour obtenir un soutien massif de l'électorat centriste.
Car c'est dans cette ponction des voix lepénistes que réside le succès de M. Sarkozy qui a soigneusement choisi ses thèmes de campagne dans ce but.
De la glorification du "travail" et non des travailleurs au mouton égorgé dans la baignoire en passant par une forme de réhabilitation de l'OAS, tous les thèmes chers à MM de Villiers et Le Pen ont été repris par notre désormais président de la république.
Bonne analyse, bon marketing : la droite gagne en se positionnant à droite, la gauche en se positionnant à gauche. Une gauche qui tend vers le centre ne peut que perdre.
Dans la thématique lepéniste agitée par N. Sarkozy, figure également son opposition affichée à l'entrée de la turquie dans l'Union Européenne. Ce qui le place également dans la même ligne que la chancelière conservatrice Allemande. Tout cela n'a pas échappé aux observateurs Turcs ainsi qu'on peut le lire dans l'article que je vous propose ci-après. On remarque que si les Turcs semblent prêts à faire leur deuil d'une entrée dans l'UE, ils n'apprécient guère l'argumentation employée par M. Sarkozy lors de son face à face avec Mme Royal et se plaisent à rappeler entre autres, que c'est dans cette même Cappadoce, que M. Sarkozy refuse de voir en Europe, qu'est né et a vécu Saint-Nicolas dont notre président porte le prénom.
par Emine KART, Zaman (Turquie) 7 mai 2007

Les électeurs Français votent ce dimanche pour une élection présidentielle qui désignera le premier président français né après la 2ème guerre mondiale. Les sondages d'opinion suggèrent que le conservateur Nicolas Sarkozy, opposé à la démarche d'adhésion de la Turquie à l'Union Européenne sortira gagnant de l'élection.
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Sarkozy, à la différence de Ségolène Royal, sa concurrente socialiste, était déjà bien connu de l'opinion publique turque, avant même la campagne présidentielle au cours de laquelle il a souvent marqué son opposition à l'adhésion de la Turquie à l'UE. Tout au long de sa carrière de ministre de l'Intérieur, il n'a jamais fait mystère de ses sentiments et de sa pensée au sujet de la Turquie. Sarkozy a, avec constance, mis l'accent sur une offre officieuse de statut de « partenaire privilégié » à la place de l'objectif turc d'adhésion pleine et entière à l'Union Européenne.
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Jusqu'à quel point la description géographique propre à M. Sarkozy des 27 membres actuels du bloc européen sera-t-elle adoptée par d'autres leaders de l'UE est un sujet de curiosité en Turquie. « Il est évident que sa présidence ne sera pas très positive concernant les relations de la Turquie aussi bien avec l'UE qu'avec la France, s'il agit réellement dans la logique qu'il a suggéré pendant sa campagne présidentielle, » a déclaré Oguz Demiralp, haut responsable des relations de la Turquie avec l'UE.
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« Il aura montré son obstination jusqu'à la dernière minute, » ajoute Demiralp, chef su Secrétariat Général pour les relations avec l'UE, en référence à la position de Sarkozy pendant le débat houleux avec Mme Royal, diffusé en direct par la chaîne française TV5. Pendant le débat, Royal a plaidé que, en tant que membre de l'UE, la France ne pouvait ignorer qu'elle était liée par un engagement au lancement de négociations d'accession entre Ankara et l'UE, mettant l'accent sur le fait que « la porte ne pouvait pas être fermée complètement à un grand pays et à une grande civilisation comme la Turquie.»
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« Quand vous dites à ceux qui vivent en Cappadoce qu'ils sont Européens, la seule chose que vous réussirez à faire est de renforcer l'islamisme, » avait alors répondu Sarkozy. Demiralp pense que Sarkozy a choisi le plus mauvais exemple pour affirmer que la Turquie n'est « pas sur le continent européen et appartient à l'Asie, et donc n'appartient pas à la civilisation européenne. » « Une Europe sans la Cappadoce est simplement inimaginable, » explique Demiralp qui rappelle que la Cappadoce est la région où les penseurs pré socratiques ont jeté les bases de la philosophie européenne. L'Asie mineure est aussi le lieu où est né le saint dont Sarkozy porte le nom, ce qu'un commentateur Grec a rappelé dans un article publié ce week-end par le quotidien grec Kathimerini. « L'histoire de l'Anatolie est en même temps l'histoire de l'Europe, l'argument de la Cappadoce était un très mauvais choix pour l'intérêt même de Sarkozy, » ajoute Demiralp.
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Des experts considèrent que Royal a fait une erreur en ne saisissant pas cette occasion de marquer un point important face à Sarkozy. « Si un adversaire plus brillant s'était trouvé face à Sarkozy ce mercredi soir, il ou elle aurait pu contre attaquant en démontrant son ignorance des racines de l'histoire, de la culture et de la philosophie européennes, » explique l'un d'entre eux. L'offre de « partenariat privilégié » - une invention d'Angela Merkel, la chancelière Allemande reprise par Sarkozy – traduit une tendance à ne percevoir la Turquie que comme un partenaire commercial et sécuritaire du bloc européen.
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Rappelé au fait que chaque fois que la Turquie se sent menacée elle tend à se replier sur elle-même et que généralement ce petit retrait psychologique du reste du monde devient un abîme qui conduit à un auto-isolement du pays, et questionné sur l'éventualité que la position de Sarkozy contre la Turquie pourrait influer négativement sur le soutien de l'opinion à l'adhésion de la Turquie à l'UE, Demiralp répond : «"En tout cas, la réponse à ces leaders Européens qui s'opposent à l'adhésion pleine et entière de la Turquie à l'UE se fera au niveau politique officiel. Ce qui compte n'est pas de laisser ce genre d'approches tuer l'envie de la population turque d'atteindre les standards européens, qui sont les standards modernes. Nous pouvons envisager une attitude réactionnaire envers à l'UE mais pas envers la civilisation".

mercredi 2 mai 2007

De la vallée des loups à la réalité... il n'y a qu'un pas.

Le film turc "La vallée des loups" mettait en scène, entre autres vilains, un médecin Américain de confession juive qui s'occupait de prélever des organes sur des victimes Irakiennes.
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Pure fiction direz-vous?
Pas tout à fait si on en croit cette information qui n'est pour l'heure relayée que par les media iraniens [qui la tiennent d'une source turque] et par la presse sioniste, notamment le Jerusalem Post et le Yedioth Ahronoth.
Ces media rapportent qu'un certain Zaki Shapiro, un médecin originaire de l'entité sioniste, vient d'être arrêté en Turquie pour son rôle dans un trafic d'organes. Shapiro n'est pas un obscur professeur Nimbus ou Tournesol puisque le Jerusalem Post le décrit comme un des plus importants spécialistes de la transplantation d'organes de l'Etat sioniste, l'ancien chef de service de transplantation à l'hôpital Beilinson de Petah Tikva.
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Les prélèvements d'organes et les greffes se déroulaient dans des cliniques privées d'Istambul et c'est justement dans un de ces établissements que le Dr Shapira a été arrêté dans des circonstances dramatiiques. Le Yedioth rapporte ce qui suit :
Le professeur Zaki Shapira a été arrêté au cours d'une fusillade qui s'est produite dans la clinique le week-end dernier après que quatre hommes armés ont fait irruption dans l'établissement pour exiger qu'on leur restitue leur argent.
D'après la presse turque, les quatre hommes ont ouvert le feu sur le personnel médical. Les forces de l'ordre ayant été alertées, un policier a été blessé dans la fusillade.
L'enquête policière a fait apparaître qu'après de multiples avertissements, la justice avait ordonné depuis plus d'un mois la fermeture de cette clinique à cause de sa pratique de greffes illégales. Outre le Dr Shapira, 16 autres personnes ont été interpellées dont deux médecins Turcs.
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Pourquoi ces gens réclamaient-ils "leur argent"? Mystère et boule de gomme. Mais compte tenu de la déclaration d'un des patients en attente de greffe selon qui "les opérations organisées par le Dr Shapira n'étaient pas autorisées" on peut supposer qu'il s'agissait de proches qui venaient d'apprendre la manière illégale dont la clinique se procurait les greffons.
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Le Jerusalem Post donne la parole à l'avocat du Dr Shapira qui affirme que son client
"n'avait jamais commis de délit en relation avec le trafic d'organes ou autre. Shapira n'a jamais été poursuivi ou condamné à ce jour et pas dans cette affaire non plus. Toutes les actions du professeur Shapira ont eu pour but de sauver des vies."
Peut-être mais il n'empêche qu'une déclaration de 2002 du Professeur Nancy Scheper-Hughes d'Organs Watch devant la chambre des représentants des USA vient quelque peu troubler ce tableau par trop idéal :
"Le Dr Zaki Shapira, chef du service de transplantation au Beilison Medical Center près de Tel Aviv... s'es mis hors la loi dans le domaine de la transplantation depuis le début des années 90 lorsqu'il a recouru à des intermédiaires Arabes pour trouver des vendeurs d'organes parmi les tavailleurs pauvres de Gaza et de Cisjordanie... Entre temps, des organisations des droits de l'Homme de Cisjordanie se sont plaints à moi de vols d'organes et de tissus humains, prélevés sur des Palestiniens assassinés, par des pathologistes Israéliens à l'Institut National Israélien de Médecine Légale de Tel Aviv."
Habituellement ce genre d'affaires fait du bruit surtout qu'elle se passe en Europe [ou aux portes de l'Europe selon qu'on considère ou non que la Turquie fait partie de l'Europe]. Mais s'il y a une règle d'or trop souvent observée quand il s'agit des agissements des ressortissants de l'entité sioniste, c'est bien celle du silence.