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mardi 7 janvier 2014

Robert Faurisson a-t-il raison?

A vrai dire je n'en sais rien . Et puis la loi dite Gayssot a des arguments persuasifs dont ne dispose pas Robert Faurisson.
Faurisson-1989_b
Complément d'information pour Robert Faurisson
Je vous invite cependant à cette lecture qu'on peut qualifier de révisionniste dont les deux derniers paragraphes valent leur pesant de cacahuètes. 

Le mythe du ghetto de Varsovie

Les combattants du ghetto ont peut-être été courageux, mais ils ne se sont pas battus aussi longtemps qu'on l'a affirmé. Et quel droit avaient—ils de décider du sort de 50 000 autres personnes?
par Eli Gat, Haaretz (Sionistan) 23 décembre 2013 traduit de l'anglais par Djazaïri
 Comme beaucoup de survivants de l'Holocauste, je me suis toujours senti mal à l'aise devant la manière dont la mémoire de l'Holocauste a été façonnée. Le mythe du soulèvement du ghetto de Varsovie en est un excellent exemple.
Soulèvement du ghetto de Varsovie - le nom même est trompeur. Les Juifs du ghetto de Varsovie ne se sont pas révoltés. À l'été de 1942, quelque 300.000 Juifs du ghetto furent envoyés à Treblinka et assassinés. Environ 50 000 personnes étaient restées dans le ghetto, elles avaient été épargnés à l'époque parce que c' étaient des professionnels qualifiés qui travaillaient dans les usines allemandes à l'intérieur et à l'extérieur du ghetto. Ces gens n'avaient jamais songé à une révolte, ils pensaient à leur survie.
La révolte concerna seulement un petit groupe de jeunes gens, dont la taille et les actions ont été gonflées dans des proportions mythiques en Israël après la création de l'Etat en 1948. Plus important encore, l'insurrection, qui avait commencé le 19 Avril 1943, était en contradiction avec la stratégie de survie des masses de Juifs qui sont restés dans le ghetto.
L'idée de la révolte et de la lutte armée était cohérente avec l'esprit de la communauté juive dans la jeune nation et la Palestine pré-étatique. Elle a été exagérée par l'aile militante du mouvement travailliste - le parti Ahdut Ha'avoda et le mouvement des kibboutz qui lui était affilié - qui a revendiqué haut et fort l'insurrection tout en réprimant le souvenir de la participation d'autres mouvements, comme les bundistes [membres du Bund, un parti juif de gauche, NdT], les communistes et la droite révisionniste.
Du fait des pressions exercées par cette composante du mouvement travailliste, la journée dédiée à la mémoire de la destruction de la communauté juive européenne a été appelée Journée du Souvenir de l'Holocauste et de l'Héroïsme, comme s'il y avait une quelconque commune mesure entre les deux membres de l'expression. Ahdut Ha'avoda avait attaqué David Ben Gourion et le Mapai – un autre précurseur du parti travailliste – et avait brandi la bannière de l'activisme militaire – le Palmach en Israël et les combattants du ghetto pendant l'holocauste.
Le soulèvement a aussi été monté en épingle par le flou sur les chiffres : le chiffre des pertes allemandes, le nombre de combattants du ghetto et la durée du soulèvement. Dans les premiers travaux traitant de l'holocauste, les auteurs parlaient de plusieurs centaines d'Allemands tués. Mais on a eu par la suite connaissance des rapports dressés quotidiennement par l'officier en charge de la destruction du ghetto. Selon ces rapports rédigés par le général SS Jurgen Stroop, rapports que personne ne remet en question, 15 Allemands furent tués au combat. Après la communication de ces rapports, les premiers écrits sur le soulèvement furent mis au placard pour ne plus être cités.
 Un second chiffre flou est celui du nombre de personnes qui prirent part au soulèvement qui était coordonné par deux organisations Une d'entre elles était l'Organisation Juive de Combat (Zydowska Organizacja Bojowa, ou Zydowska Organizacja Bojowa) de gauche, qui réunissait des mouvements de tendance communiste et socialiste, sionistes et non sionistes. L'autre comprenait des militants de droite, du Betar, qui activaient dans l'Union Militaire Juive (Zydowski Zwiazek Wojskowy, ou ZWW).
Yitzhak (Antek) Zuckerman (Icchak Cukierman) était un dirigeant du Zydowska Organizacja Bojowa et il joua un rôle essentiel dans la construction de l'image du soulèvement en Israël après la guerre. Il affirmait qu'environ 500 combattants avaient pris part à la révolte ; Un autre participant à la révolte, Stefan Grayek, avait porté le chiffre à 700.
Du côté des historiens, le professeur Yehuda Bauer de l'université hébraïque de Jérusalem affirme (sans donner de détails) qu'il y avait entre 750 et 1 000 combattants, tandis que le professeur Israel Gutman, qui avait participé au soulèvement et avait écrit un livre après avoir fait des recherches de son côté, situait ce chiffre à 350. Aucune de ces estimations – sauf semble-t-il celle de Bauer – n'inclut les combattants des organisations de droite dont aucun membre n'a survécu pour témoigner et dont le rôle a fait l'objet d'un silence assourdissant pendant de nombreuses années.
 Le témoignage le plus fiable sous différents aspects concernant le soulèvement, y compris sur la question du nombre de combattants, a été donné par un de ses chefs, Marek Edelman. Edelman, qui était bundiste, était resté en Pologne après la guerre et devint donc un intouchable du point de vue des institutions mémorielles israéliennes.
Edelman situait le nombre des combattants du Zydowska Organizacja Bojowa à environ 220. Quand on lui demanda sur quoi il basait ce chiffre, il répondit : «J'étais sur place et je connaissais tout le monde. Ce n'est pas difficile de connaître 220 personnes.» Sur l'écart entre ses chiffres et ceux de Zuckerman, Edelman dit : «Antek avait des motivations politiques et moi pas.» 
En admettant que le nombre de combattants de l'organisation de droite – pour laquelle on n'a pas vraiment de chiffres – était inférieur, il est raisonnable de supposer que le nombre total de participants à la révolte était inférieur à 400, pour une population de 50 000 âmes dans le ghetto.
 Seulement deux jours de combats acharnés
Les données sur la durée des véritables combats a aussi été gonflée. Gutman fait durer le soulèvement un mois. Mais les rapports de Stroop [l'officier allemand] ainsi que les témoignages des chefs du soulèvement montre que la véritable bataille n'a duré que deux jours. Parce que les plans de bataille de la Zydowska Organizacja Bojowa n'ont jamais été exécutés complètement. Le plan prévoyait de prendre position aux fenêtres, de tirer et de lancer des grenades avant de faire mouvement vers de nouvelles positions.
Au début de la révolte, le 19 avril, les Allemands avaient été surpris par la résistance armée et s'étaient retirés du ghetto. Mais après s'être réorganisés, ils n'ont pas fait le choix de pourchasser les Juifs maison par maison et de subir ainsi des pertes. Ils firent au contraire le choix de détruire le ghetto et de l'incendier.
 Les membres de la Zydowska Organizacja Bojowa qui considéraient que le sort des Juifs du ghetto était joué de toute façon – voués à la mort – avaient prévu de combattre et de mourir les armes à la main. Mais ils se sont finalement retrouvés à se cacher et à chercher à fuir la destruction et les flammes. A la fin, ils furent forcés à fuir et à brûler avec les habitants du ghetto, contrairement à leurs plans de départ.
Zivia Lubetkin, un des chefs de la révolte, en a parlé ainsi : «Nous étions tous impuissants et bouleversés de honte. Tous nos plans étaient en ruines. Nous avions rêvé d'une dernière bataille dont nous savions que nous allions la perdre face à l'ennemi, mais après lui avoir fait payer très cher sa victoire. Tous nos plans étaient en ruines et, faute d'autre possibilité, nous primes une décision : Nous allions décrocher. Il n'était pas possible de combattre plus longtemps.»
Zuckerman a écrit : «Nous connaissions très bien toutes les voies de sortie, tous les passages par les toits. Si l'assaut avait été donné... sans lance flammes, des centaines de soldats auraient dû être jetés dans la bataille pour nous vaincre.» 
Le premier groupe de combattants du ZZF quitta le ghetto le 20 avril , au deuxième jour de la révolte, par des tunnels préparés à l'avance. Un deuxième groupe partit le 22 avril et un dernier groupe le 26 avril. La plupart d'entre eux, tous peut-être, furent tués quand on les découvrit côté polonais. 
Les combattants de la Zydowska Organizacja Bojowa, qui n'avaient pas envisagé de quitter le ghetto, n'avaient pas préparé de routes pour s'enfuir. C'est seulement grâce aux tunnels des égouts et à l'aide fournie du côté polonais qu'ils purent quitter le ghetto. Le 28 avril, un premier groupe sortit. Le 8 mai, Mordechai Anielewicz, le commandant de la Zydowska Organizacja Bojowa, se suicida après que l'emplacement de la cache de son groupe dans un sous-sol fut révélé. Le 9 mai, ce qui restait de la Zydowska Organizacja Bojowa quitta le ghetto. En tout, 100 combattants de la Zydowska Organizacja Bojowa avaient pu fuir. 
En l'espace de quelques jours, les deux organisations militaires avaient quitté (ou fui) le ghetto bombardé et incendié avec ses 50 000 habitants laissés à la terrible vengeance des Allemands. On évalue à 10 000 le nombre d'habitants du ghetto tués par les Allemands ; le reste fut envoyé dans des camps près de Lublin.
 Une stratégie de survie réduite à néant
Le soulèvement avait donc interféré avec la stratégie de survie de la masse des Juifs du ghetto. Pour le comprendre, il faut prendre la mesure du changement de situation entre 1942 et ses transports de masse, quand la grande majorité des Juifs de Pologne furent exterminés en une courte période de temps, et la situation en 1943.
Dans cet intervalle de temps avait eu lieu le tournant de la seconde guerre mondiale. En novembre 1942, les Russes avaient percé le front du côté de Stalingrad et début février 1943, toute la Sixième Armée allemande s'était rendue. Au même moment les Allemands connaissaient la défaite à El Alamein dans le désert égyptien, et les alliés débarquaient en Afrique du Nord française.
 Ces revers avaient insufflé en Europe occupée l'espoir d'une rapide défaite de l'Allemagne. Même les Juifs s'étaient remis à espérer. S'ils pouvaient tenir ne serait-ce qu'un jour de plus, alors peut-être pourraient-ils être sauvés.
 Il y avait même eu une inflexion dans la politique allemande à l'égard des Juifs. La destruction des Juifs jusqu'au dernier restait peut-être la première priorité, mais l'urgence s'était quelque peu atténuée après l'atteinte de l'essentiel de l'objectif et à la lumière des besoins de l'économie. Les Allemands avaient besoin de travailleurs pour leurs usines après l'enrôlement dans l'armée de l'ensemble de la main d'oeuvre allemande apte au combat. Le travail forcé s'étendait à toute l'Europe.
Les 50 000 Juifs environ qui étaient restés dans le ghetto de Varsovie après les transports [sic, l'auteur n'emploie pas le mot déportation, NdT] de 1942 avaient survécu comme dans d'autres ghettos de la Pologne sous occupation parce qu'ils travaillaient pour l'Allemagne dans des usines. Beaucoup de ces usines avaient des propriétaires et des gérants allemands qui avaient négocié avec les autorités allemandes et la SS pour pouvoir conserver leurs travailleurs.
ghetto
Après la chute du ghetto en mai 1943
 A la lumière de tous ces éléments, les Juifs en étaient venus à croire qu'ils avaient une chance de survie. Deux mauvais choix s'offraient à eux : fuir le ghetto pour rejoindre la partie polonaise de la ville qui leur était hostile ou continuer à travailler dans les usines allemandes. Ces deux options signifiaient vivre au jour le jour dans l'espoir que la guerre se termine rapidement.
A la fin de la guerre, des centaines de milliers de Juifs avaient survécu en Pologne et en Allemagne. Rien qu'à Varsovie, le nombre de survivants est estimé à environ 25 000. La bataille jusqu'à la mort, ainsi que l'avaient prévu les combattants du ghetto, n'était pas dans les intentions de la grande majorité des Juifs restés dans le ghetto.
Beaucoup d'historiens de l'holocauste et du soulèvement venaient d'un camp politique qui avait des objectifs politiques. Ils avaient beaucoup d'influence sur le musée de l'holocauste de Yad Vashem, Ils écrivirent nos livres d'histoire et modelèrent notre souvenir de l'holocauste.
Leur influence sur leurs élèves et leurs disciples se sent encore fortement aujourd'hui. C'est pourquoi la question n'a jamais été soulevée : Quel droit avait un petit groupe de jeunes gens de décider du sort des 50 000 Juifs du ghetto de Varsovie.

Eli Gat est un survivant de l'holocauste et l'auteur de « Pas seulement un livre de plus sur l'holocauste »

mardi 2 novembre 2010

Cinéma ou histoire...

D'après les diverses informations disponibles, cet article ne recèle en fait aucun scoop car tout ce qu'il évoque est public depuis des années. Et qu'aucune preuve décisive n'est parvenue à étayer définitivement la thèse d' l'une ou l'autre partie, chacun se renvoyant à la tête des accusations de collaboration avec les autorités nazies..

On retiendra surtout qu'il existe une controverse qui pour l'instant n'a pas été tranchée, ni par l'histoire ni par la justice et qui ressurgit aujourd'hui. L'affaire est d'autant plus curieuse qu'elle concerne le pianiste dont la vie avait été traitée à l'écran par un cinéaste dont on a reparlé récemment pour ses démêlés avec la justice américaine.

Cet article repose, et je crois que ce n'est pas inutile, la question de la confusion entre art cinématographique, mémoire et histoire.
 

Le pianiste du ghetto de Varsovie accusé d'avoir collaboré avec la Gestapo

Par Kate Connolly, The Guardian (UK) 3 novembre 2010 traduit de l'anglais par Djazaïri


Berlin: Il était devenu un héros national après l'immortalisation de l'histoire de sa survie dans le ghetto de Varsovie dans « Le Pianiste », un film récompensé aux Oscars – mais les exploits de guerre de feu le pianiste Polonais Wladyslaw Szpillman sont au centre d'une querelle après des accusations venues d'outre tombe, selon lesquelles il aurait collaboré avec la Gestapo.

Andrzej, le fils de Szpillman a engage une procédure judiciaire pour obtenir le retrait d'un livre qui contient des allégations de Wiera Gran, une chanteuse Polonaise connue pour ses spectacles de cabaret d'avant et d'après-guerre, selon lesquelles Szpillman avait « constitué un gang » qui avait essayé de la tuer.

Gran, décédée en 2007, l'accusait aussi d'avoir collaboré avec la Gestapo) l'époque où ils étaient tous deux enfermés – avec des centaines de milliers d'autres Juifs – dans le ghetto de Varsovie pendant l'occupation nazie.

L'autobiographie de Szpillman, Le Pianiste, qui décrit sa survie, en partie grâce à un officier Allemand mélomane, avait été adaptée en 2002 par le cinéaste Roman Polanski dans un film lauréat de plusieurs récompenses.

'Juste après la guerre, mon père a publié son journal sous le titre « Mort d'une ville, » et aucun des survivants du ghetto n'avait critiqué sa version des événements,' a déclaré Andrzej Szpillman à Der Spiegel. « Mon père était une victime des nazis, pas un collaborateur. »

Le livre, "Accusée: Wiera Gran" de la journaliste Agata Tuszynska, a été décrit par la presse polonaise comme un essai de réhabilitation de la chanteuse. Ses éditeurs en font la promotion avec le slogan: "L'autre face de l'histoire de Wladyslaw Szpillman."

Tuszynska cite des notes personnelles rédigées par Gran dans lesquelles elle évoque Szpillman comme « l'homme de la Gestapo », et l'accuse aussi d'avoir agi en tant que policier Juif dans à la réinstallation des Juifs de Varsovie [probablement à Treblinka, NdT].
Le fils de Szpillman, lui-même producteur et compositeur, a accusé Tuszynska d'essayer de faire de la publicité à un livre sur une chanteuse qui, contrairement à Sspillman, est aujourd'hui peu connue en Pologne. Il affirme qu'elle est derrière tout ça en répétant les accusations d'une femme qui n'est plus en vie pour répondre de ses accusations.
"Je ne veux pas voir salir le nom de mon père, qui est une figure emblématique," a-t-il dit, ajoutant que toutes ces accusations avaient été répercutées sur des sites antisémites.

Les historiens du ghetto de Varsovie dissent qu'il y avait déjà de l'animosité entre Gran et Szpillman et d'autres artistes à l'époque où ils vivaient dans le ghetto dont la chanteuse s'était échappée.

En punition pour leur collaboration, plusieurs des artistes avec lesquels elle avait joué dans des spectacles de cabaret avaient été condamnés à mort pendant la guerre par des membres des mouvements clandestins juifs et polonais.

En 1947, Szpillman était au tribunal quand Gran a été traduite en justice pour collaboration en temps de guerre avec les nazis. Mais faute de preuves, l'affaire avait été classée sans suites. Plus tard, Gran fera face à des accusations semblables après son émigration en Israël et sera contrainte de quitter sa nouvelle patrie et d'aller en France où elle travaillera avec Maurice Chevalier et Charles Aznavour.

Szpillman avait à peine dissimulé Gran sous le personnage de "Mme K" dans "Le Pianiste", offrant un portrait peu flatteur d'un personnage attirant physiquement mais moralement douteux.

Plusieurs survivants célèbres du ghetto qui ont connu personnellement Szpillman, comme l'ancien ministre Polonais des affaires étrangères Wladyslaw Bartoszexski, ont condamné ces allégations, les qualifiant "d'infondées et honteuses."

samedi 3 octobre 2009

Marek Edelman: de l'antinazisme à l'antisionisme, l'exemplarité d'une vie

Marek Edelman, un des commandants de l'insurrection du ghetto de Varsovie contre les occupants nazis, vient de décéder à l'âge de 90 ans.
Comme il est normal, vos journaux en rendent compte. C'est le cas du journal Le Monde où on peut lire ce qui suit:

Bien que la majorité des survivants juifs ait émigré en Israël, lui a décidé de rester en Pologne. "Il fallait bien que quelqu'un reste ici pour s'occuper de tous ceux qui y ont péri", répondait-il.
L'Associated Press quand à elle, nous signale que:
Vendredi, l'ancien ambassadeur d'Israël en Pologne Shevach Weiss a rendu hommage à Marek Edelman. "Il restera dans ma mémoire comme un héros combattant, un homme d'un grand courage", a-t-il dit. "Il n'a jamais cessé de lutter pour la liberté humaine et la liberté de la Pologne
Si le Nouvel Observateur fait dans une sobriété tout à fait inhabituelle s'agissant d'un survivant de la "shoah" , le Parisien Libéré quant à lui rappelle que:
Connu pour son franc-parler, au risque de choquer, Marek avait suscité l'indignation en Israël en 2002 en demandant aux organisations palestiniennes de cesser les attentats-suicide, faisant un parallèle entre leur combat et celui qu’il avait mené au sein du ghetto.
Vos journaux se gardent bien, en effet, de rappeler que Marek Edelman était un antisioniste notoire comme on peut le constater en lisant ce texte bien documenté paru sur InfoPalestine.
Et comment ne pas relever l'hypocrisie de l'ambassadeur sioniste en Pologne, lui dont le régime honnissait Marek Edelman ainsi qu'on peut s'en apercevoir en allant sur le site de l'Union des Patrons et des Professionnels Juifs de France qui reproduit un texte où on peut lire ceci:
Mais quand des Juifs, et surtout des Juifs héroïques comme Marek Edelman, s'expriment ouvertement contre le sionisme et, en particulier, s'ils dénoncent l'impérialisme israélien et défendent ses victimes, comment peuvent-ils être accusés d'être antisémites?
 C'est donc un antisémite qui vient de rendre l'âme. Et, qu'on s'en rassure ou s'en inquiète, le flambeau de cet antisémitisme là a de dignes héritiers.