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dimanche 29 novembre 2015

Racisme et antisémitisme? Vraiment?

Nous constatons une montée en puissance des partis d'extrême droite dans plusieurs pays européens : en France, en Grèce, en Autriche et en Pologne notamment.
Cette montée de l'extrême droite ne se fait pas de manière uniforme, ni dans son ampleur, ni dans son contenu car ces aspects dépendent des contextes qui sont différents et de l'histoire locale.
Ainsi, en France, l'extrême droite a dû produire un certain nombre de garanties quant à son renoncement à l'antisémitisme , déni de l'existence des chambres à gaz et à afficher ouvertement la nostalgie du pétainisme . Le caractère impératif ce cette contrainte s'explique à la fois par le contexte local et le poids particulier de la communauté juive sur la vie politique française mais aussi par le fait que le régime républicain s'est reconstruit au sortir de la guerre en opposition au régime de Vichy qui l'avait rejeté. Ce n'est pas pour rein que'aujourd'hui tous les drigents politiques font référence à de Gaulle, ce qui n'avait pas toujours été le cas, notamment de la part de personnalités qui avaient fait œuvre de résistance à l'occupation allemande.
En Pologne, les choses sont différentes car si ce pays a connu une occupation allemande féroce, la résistance nationale non communiste s'en prenait certes aux soldats allemands, mais elle attaquait aussi les Juifs. Un historien a ainsi pu affirmer que les Polonais avaient tué plus de Juifs que d'Allemands pendant la guerre.
L'antisémitisme reste donc vivace en Pologne ainsi qu'en témoigne la nomination dans le gouvernement de droite d'un ministre qui a affirmé publiquement que les Protocoles des Sages de Sion étaient probablement un document authentique.
En témoigne aussi cette manifestation anti-réfugiés dans une grande ville polonaise où des manifestants ont brûlé des mannequins représentant des Juifs orthodoxes.

Des Polonais anti-réfugiés brûlent des effigies de Juifs orthodoxes pedant una manifestation à Wroclaw.

par la rédaction, The Algemeiner (USA) 18 novembre 2015 traduit de l'anglais par Djazaïri
Des dizaines de manifestants dans la ville de Wroclaw, ouest de la Pologne, ont brûlé des effigies accoutrées comme des Juifs avec des papillotes aux cheveux et des chapeaux noirs, a rapporté le journal polonais Gazeta Wyborcza mercredi. (à 3'30" sur la vidéo)

La manifestation s'inscrivait dans le cadre d'une protestation plus large contre l'admission en Pologne de réfugiés de la guerre civile en Syrie. Les manifestants affirmaient que les réfugiés étaient en réalité des migrants économiques et des terroristes, selon l'article.
La manifestation s'est déroulée sur une scène mobile devant la mairie de Wroclaw. La Police a contenu la manifestation mais ne l'a pas empêchée, en l'absence de plaintes officielles.
Beaucoup en Europe s'inquiètent de l'arrivée des réfugiés qui fuient la violence en Syrie qui a coûté la vie ) des milliers de personnes ces cinq dernières années et au causé d'immenses dévastations.
Plus tôt dans la semaine, The Algemeiner avait parlé d'une autre manifestation anti-réfugiés qui s'est tenue dans la plus grande avenue de Poznan.
La Pologne a officiellement décidé d'accepter 5 000 réfugiés.

mercredi 11 novembre 2015

Le ministre antisémite dont la presse française ne parle pas

Sur certains sujets, on ne pourra pas dire que la presse française est très réactive.
On avait ainsi pu constater qu'elle avait eu un certain retard à l'allumage pour commenter les propos négationnistes du chef du gang sioniste Benjamin Netanyahou qui a récemment affirmé que c'est le Grand Mufti de Jérusalem qui avait suggéré à Hitler l'idée d'exterminer les Juifs.

On observe un phénomène semblable en ce qui concerne la situation politique d'un pays européen, et pas n'importe lequel puisque ce pays est la Pologne, un pays important par sa population, sa qualité de membre de l'Union Européenne et de l'OTAN et sa situation géographique au contact de la Russie et de l'Ukraine

La Pologne a une frontières avec l'enclave russe de Kaliningrad et avec l'Ukraine
.

Eh bien, les élections législatives en Pologne viennent de donner la majorité absolue à un parti conservateur représentant d'une droite dure, voire même assimilable à l'extrême droite.

Ce parti conservateur siège au parlement européen dans le même groupe que les Conservateurs britanniques ; il est même la deuxième force politique de ce groupe après les affidés de David Cameron.

Un nouveau cabinet a naturellement été constitué à Varsovie et parmi ses membres, au poste clef de ministre de la Défense, a été nommé un homme qui déclarait publiquement il y a quelques années que l'opuscule intitulé « Les Protocoles des Sages de Sion » pouvait bien être authentique parce que, selon lui, l'expérience montre qu'il existe de telles organisations [qui complotent secrètement] dans les milieux juifs.

Nous sommes là devant des propos typiquement antisémites, tenus par un membre important du gouvernement d'un pays qui compte en Europe.

Et que nous en dit la presse hexagonale ?

Pour l'instant, rien.

Je vous fiche mon billet que si un obscur sous-secrétaire d'Etat d'un pays arabe avait tenu le même langage, nous aurions eu quantité d'articles et de dépêches pour signaler et fustiger des propos antisémites.

Le nouveau ministre polonais de la défense condamné pour ses propos sur la théorie d'un complot juif

par Rajeev Syal, The Guardian (UK) 10 novembre 2015 traduit de l'anglais par Djazaïri

Ministre nouvellement nommé, Antoni Macierewicz est critiqué pour avoir dit qu'un libre canular présentant un projet pour dominer le monde pourrait être authentique.

Le ministre polonais de la Défense nouvellement nommé a été condamné pour avoir suggéré la possibilité qu'un document frauduleux prétendant montrer qu'il existe un plan juif pour dominer le monde puisse être authentique.


Antoni Macierewicz


Antoni Macierewicz fait partie d'un certain nombre de nominations controversés décidées lundi par le parti de droite Droit et Justice après s'être assuré pour la première fois la majorité absolue aux élections législatives du pays.

Sa nomination pourrait compliquer les relations de la Pologne avec ses alliés de l'OTAN et de l'Union Européenne (UE) ans leur démarche pour isoler la Russie. Elle pourrait aussi constituer une difficulté pour David Cameron dont le groupe [au parlement de Strasbourg] des Conservateurs et Réformistes Européens dépend du soutien de Droit et Justice.

Macierewicz avait dit aux auditeurs de Radio Maryja en 2012 qu'il avait lu les Protocoles des Sages de Sion, un petit livre qui se présente comme un plan juif pour contrôler l'économie et les médias mondiaux mais dont il a été démontré que c'était un faux.

Il avait considéré qu'il y avait un débat autour de l'authenticité de l'opuscule, mais il avait dit aux auditeurs : « L'expérience montre qu'il existe de telles organisations dans les milieux juifs.»

Ses propos ont été largement condamnés par les militants antiracistes en Pologne. Rafał Pankowski, qui a parlé de la participation de Macierewicz à l'émission de radio dans un livre sur l'extrême droite polonaise déclare : Il est bien connu pour son discours politique extrémiste qui suscite la division et a ses racines dans le discours identitaire nationaliste de Radio Maryja.

« La culture politique de Droit et Justice semble fortement influencées par ce genre de discours. C'est un triste moment pour la démocratie polonaise et européenne si la promotion des théories du complot est récompensée par des nominations à des postes importants. »

Ancien membre de l'opposition polonaise anticommuniste et vice-ministre de la Défense, Macierewicz est connu pour son action pour purger les services de renseignements militaires du pays de toute influence russe et communiste.

Au début des années 1990, il avait mené une enquête pour repérer les communistes parmi les anciens dirigeants de Solidarité, les accusant d'avoir travaillé pour la police secrète. Il avait même accusé le fondateur du syndicat, Lech Walesa, d'être un espion connu sous le nom d'Agent Bolek, mais ses accusations n'avaient pu être prouvées.

Plus récemment, il s'est fait le champion d'une théorie selon laquelle l'accident d'avion qui avait causé la mort de 96 Polonais en 2010, dont le président Polonais, était un assassinat orchestré par la Russie et non un accident comme les enquêtes officielles l'ont établi.

« Le gouvernement dirigé par le premier ministre [russe] de l'époque, Vladimir Poutine est entièrement responsable de cette tragédie, » a-t-il déclaré devant le Parlement européen en mars.

« Il faut le dire, c'était la première salve d'une guerre qui est maintenant en cours à l'est de l'Europe et qui se rapproche de plus en plus dangereusement des frontières de l'UE et de l'OTAN. »

Le gouvernement russe a mis en cause une erreur de pilotage, et les enquêteurs polonais ont affirmé que le personnel de l'aéroport était également responsable.

Le langage incendiaire de Macierewicz risque de poser problème aux diplomates de Bruxelles déjà préoccupés par la victoire des nationalistes et eurosceptiques de Droit et Justice.

Les Protocoles des Sages de Sion auraient été publiés pour la première fois en Russie dans les années 1900 [avant la révolution bolchevique, NdT], traduits dans différentes langues et diffusés internationalement au début du 20ème siècle.

Ils sont supposés être les minutes d'une réunion de dirigeants juifs à la fin du 19ème siècle au cours de laquelle ils auraient discuté d'un projet de plan global pour subvertir les règles morales des Gentils, contrôler la presse et l'économie mondiales.

Des journalistes et des historiens ont démontré leur caractère frauduleux dans les années 1920, montrant qu'ils contenaient des extraits de textes tirés d'autres livres. Ils furent néanmoins étudiés dans les écoles allemandes après l'accession au pouvoir des Nazis en 1933.

Droit et Justice est devenu le premier parti politique de la Pologne post-communiste à obtenir la majorité absolue au parlement, ce qui lui donne un contrôle d'une ampleur inédite sur les politiques de l'Etat.

Son retour au pouvoir a remis en selle l'ancien premier ministre Jaroslaw Kaczynski dont le gouvernement avait agacé ses alliés européens avec sa rhétorique antiUE entre 2005 et 2007.

Droit et Justice n'a répondu aux demandes de commentaires du Guardian


vendredi 31 janvier 2014

Propagande antisémite fabriquée dans un ancien camp d'extermination nazi!

 Pologne – Un employé du musée de l’ancien camp de la mort nazi de Majdanek accrochait des affiches antisémites à Lublin.

Meteor (Sionistan) 27 janvier 2014
Il était l’un des six hommes accusés d’incitation à la haine pour avoir accroché des affiches antisémites dans la ville de Lublin.
Les hommes ont été arrêtés le 23 janvier. Trois ont été arrêtés à un arrêt de bus de Lublin, alors qu’ils accrochaient une affiche sur laquelle on pouvait lire « Les sionistes, hors de Lublin ». D’autres affiches ont été trouvées dans leur voiture.
Trois autres ont été arrêtés dans leurs maisons. L’ employé du musée, identifié comme Krzysztof K., âgé de 50 ans, travaille dans le département d’exposition, où il conçoit des couvertures de livres et de catalogues. La police a déclaré qu’au moins deux affiches antisémites ont été imprimées à partir d’une imprimante du musée.
 Selon la police, les hommes accrochaient des affiches antisémites depuis 2010. Ils risquent jusqu’à 7 ans de prison.
Voilà qui n'est pas banal : l'accusé est un membre du personnel d'un musée implanté dans un ancien camp nazi qui aurait accueilli, entre autres détenus, 130 000 Juifs entre 1942 et 1943.
Je tire ce chiffre de JewishGen, un site de généalogie affilié au Museum of Jewish Heritage consacré évidemment au souvenir de l'holocauste.
Pour ceux que ça intéresse, JewishGen propose un lien vers le site internet du musée Yad Vashem et un lien interne au cas où vous voudriez savoir par votre ADN si vous vous rattachez biologiquement au peuple élu.
Je ne sais pas si la réponse apportée sera précise vu le laxisme en matière historique de JewishGen qui nous indique que le camp de Majdanek est devenu un camp de concentration en 1943 mais que l'extermination y avait commencé en 1942. Au lieu de concentrer puis exterminer, les nazis ont donc exterminé puis concentré la population dans ce camp de prisonniers.
Chambre à gaz en bois à Majdanek
Chambre à gaz en bois à Majdanek
Revenons-en à ce graphiste polonais qui a utilisé ses compétences et le matériel à disposition dans l'atelier graphique du musée. L'article reproduit ci-dessus nous explique qu'il a conçu et imprimé des affiches antisémites.
Pourtant le seul slogan cité en guise de preuve est : « Les sionistes hors de Lublin ».
Ce qui n'est pas tout à fait la même chose que « Les Juifs hors de Lublin » sauf quand on est un sioniste dûment patenté qui prône la confusion entre sionisme et judaïsme, ce qui n'est justifié ni d'un point de vue religieux, ni d'un point de vue historique ou sociologique.
Lublin se situe à environ 160 kilomètres au sud-est de Varsovie
Lublin se situe à environ 160 kilomètres au sud-est de Varsovie
L'information sur cet employé du musée de Majdanek est reprise longuement par le Daily Mail de Londres qui titre ainsi :
 Un concepteur suspendu du musée d'un camp de concentration nazi pour s'être servi de l'imprimerie pour produire des affiches avec le slogan « Les Juifs dehors »
Et en sous-titre :
 Le musée du camp était un centre de production de propagande nazie, affirme la police
Ce qui est un comble quand on sait que :
Le musée avait été créé sur place pour commémorer les 80 000 victimes assassinées par les Nazis.
Le Daily Mail a eu la bonne idée de reproduire les affiches saisies par la police.
Lublin1-horz
Non, je ne lis pas le polonais mais le web ne manque pas de dictionnaires et on peut ainsi facilement savoit comment on écrit le mot « juif » en polonais.
Le dictionnaire Sensagent nous propose trois mots : Żyd, Żydzi et Żydowski, Il nous propose aussi les mots Izraelita, Hebrajka et Hebrajczyk
Maintenant on peut examiner les affiches et constater qu'aucun de ces mots n'est présent sur aucune d'entre elles.
Il y a bien une affiche avec une étoile de David barrée, mais l'emblème communiste de la faucille et du marteau est également barré tout comme comme une signalétique représentant l'homosexualité ainsi qu'un signe dont la signification m'échappe,
On peut donc raisonnablement supposer que nous sommes là devant des affiches reflétant une idéologie nationaliste pas nécessairement antisémite,
Le fait que l'antisionisme soit affirmé sur une affiche n'est pas non plus indicatif d'antisémitisme puisque aussi bien le sionisme que l'antisionisme peuvent s'insérer dans des idéologies de type nationaliste.
Pensons par exemple à l'English Defence League ou tout simplement à la Ligue de Défense Juive (Betar).
Gageons que nous sommes là surtout devant un homme excédé par le sionisme et ce que Norman Finklestein appelle « l'industrie de l'holocauste ».

mercredi 29 janvier 2014

« Auschwitz n'appartient à personne »

C'est ce qu'expliquait en 1989 une Simone Veil attristée par l'installation d'un couvent de sœurs carmélites dans un bâtiment annexe du camp qui avait servi naguère à stocker le Zyklon-B, le fameux gaz toxique.
Carmel d'Auschwitz
Carmel d'Auschwitz
Cette ancienne ministre, aujourd'hui académicienne, présentée souvent comme un modèle de probité et de sagesse s'était exprimée ainsi :
Auschwitz ne peut être qu'un lieu de recueillement. Il n'appartient à personne. L'idée que ce lieu soit récupéré par des carmélites, même pour la prière, est insupportable, d'autant que les Polonais, depuis longtemps déjà, ont, progressivement mais volontairement, occulté l'extermination des juifs pour faire du camp le symbole du seul martyre national, et que les juifs avaient été abandonnés à leur destin par le monde entier.
On passera sur l'expression d'une rancune tenace à l'égard de la Pologne mais on s'étonnera par contre du fait que Mme Veil ignore que le recueillement est justement une des occupations favorites des sœurs carmélites qui se vouent à la contemplation !
Soeurs carmélites
Soeurs carmélites
1989, c'est quatre années après la création du Carmel, ce qui prouve la ténacité des opposants à la présence de ce Carmel, pour l'essentiel des adeptes du culte de la shoah, des prosélytes de la religion de l'holocauste.
Ces gens qui ne connaissent ni le pardon, ni l'oubli et sont doués d'une mémoire d'une plasticité prodigieuse ne renoncèrent pas et finirent par obtenir du Pape Jean-Paul II qu'il ordonne le départ des Carmélites en 1993, soit huit ans après leur installation.
C'était donc il y aune vingtaine d'années.
Simone Veil sera sans doute d'accord avec moi pour dire qu'Auschwitz est plus que jamais un lieu de recueillement et je ne doute pas qu'elle donnera de la voix pour protester contre ce qui se prépare en ce moment dans ce haut lieu de la souffrance juive.
On apprend en effet qu'une organisation juive ultra-orthodoxe annonce l'ouverture en avril prochain d'un « kollel » et d'un « kirouv » à Aushcwitz.
Un kollel, nous explique le blogueur de Failed Messiah, est une école supérieure religieuse et le kirouv un centre missionnaire voué à la « re-judaïsation » des âmes égarées, c'est-à-dire de ceux qui entretiennent un lien ténu avec la religion de leurs parents ou grands parents.
Le site Failed Messiah laisse entendre que les kirouvs animés par ces ultra-orthodoxes sont souvent des tromperies [« deceptive »] et ont donc une visée financière. Failed Messiah écrit que
« les rabbins ultra-orthodoxes vont s'attaquer directement aux enfants des Juifs non pratiquants et non orthodoxes qui viennent à Auschwitz – un lieu sanctifié par le sang et les cendres des millions qui ont été assassinés là-bas »
L'organisation religieuse à l'initiative du projet a lancé une souscription dont un dés véhicules est le courrier électronique avec la diffusion du placard de promotion reproduit ci-dessous :
Promotion du kollel et du kirouv d'Auschwitz
Comme on le voit dans la partie gauche du bandeau supérieur, l'institution s'appelle l'Auschwitz Jewish Memorial, exploitant donc directement l'impact du nom du lieu d'implantation.
On lit sur la partie droite du même bandeau :
Nous sommes fiers d'annoncer l'ouverture d'un kollel et d'un kirouv à Auschwitz
L'idée est qu'Auschwitz est un mémorial juif, c'est ce que nous dit la légende de la photo avec une étoile jaune précédant le mot « stories » = des histoires juives.
Sous le bandeau en forme de pellicule photo, on lit :
Rappeler le passé pour protéger l'avenir. Perpétuer et faire revivre la mémoire des six millions de victimes de l'holocauste par la prière et l'étude.
On nous précise aussi qu'on peur soutenir le projet en donnant de l'argent.
On lit dans le carré jaune en bas à droite :
Nous sommes ici.
Vivants, à Auschwitz.
Pour raconter l'histoire [story = récit, histoire de vie].
Six millions de vies.
Six millions d'histoires.
Sans oublier le copyright dans l'angle inférieur droit.
En cas d'absence de réaction de protestation de la part de Mme Veil, il faudra donc modifier légèrement sa phrase:
Auschwitz ne peut être un lieu de recueillement que pour les Juifs.

vendredi 10 janvier 2014

Robert Faurisson a-t-il raison (bis)?

Franchement je n'en sais rien, mais réfléchissons ensemble.
Les récents événements avec la circulaire Valls et les arrêts du Conseil d'Etat qui ont interdit des représentations du dernier spectacle de l'humoriste Dieudonné nous invitent à revisiter l'histoire et à l'écrire vraiment plutôt que de visiter et revisiter jusqu'à la nausée une prétendue mémoire façonnée au forceps..
« Le coup d’Œil sur l’Histoire, le recul vers une période passée ou, comme aurait dit Racine, vers un pays éloigné, vous donne des perspectives sur votre époque et vous permet d’y penser davantage, d’y voir davantage les problèmes qui sont les mêmes ou les problèmes qui diffèrent ou les solutions à y apporter ». (Marguerite Yourcenar).
 Il y a maintenant quelques années qu'on sait à peu près la vérité sur le massacre de Katyn, des milliers d'officiers de l'armée polonaise sommairement exécuté en 1940 dans une forêt près de Smolensk en Russie, Dès la fin des années 1950, l'opinion commune des historiens était que ces militaires avaient été tués par les Soviétiques, ce que ces derniers ont toujours contesté, persistant à attribuer le crime à l'Allemagne nazie.
La vérité a été officiellement reconnue par les autorités russes en 1990 et en principe tous les documents russes officiels sur cet événement sont désormais accessibles aux chercheurs.
Charnier à Katyn
Charnier à Katyn
Ce qui s'est passé à Katyn ainsi que le travestissement de la vérité par les Soviétiques et leurs alliés d e l'époque, Royaume Uni et Etats Unis, est tout à fait emblématique des problèmes qui entourent l'hisoriographie de cette époque et de la guerre de 1939 -1945. Il y a là de qui méditer sur la vulgate que les politiques comme la presse et l'industrie du spectacle nous présentent comme l'Histoire, Je persiste à croire, malgré la légende et surtout malgré Hollywood et Errol Flynn, que si Robin des Bois a existé, il n'avait pas grand chose à voir le héros d'une toute récente comédie musicle actuellement en tournée en France.
 Si la vérité sur Katyn a assez rapidement filtré dans les pays occidentaux, c'était pour la simple raison que l'URSS était passée du statut d'alliée dans la lutte contre l'Allemagne et le Japon à celui d'ennemi idéologique et d'ennemi tout court à l'échelle planétaire.
Pourtant les Britanniques comme les Américains disposaient de témoignages dignes de foi sur la tuerie de Katyn, témoignages soigneusement occultés parce qu'en contradiction avec le message selon lequel le Reich était le mal absolu.
Ce dont les Allemands étaient conscients si on en croit l'article que je vous propose.

Un témoignage confirme que les alliés avaient caché la vérité sur Katyn, affirme un ministre

The News (Pologne) 9 janvier 2014 traduit de l'anglais par Djazaïri
Le ministre de la Culture Bogdan Zdrojewski affirme qu'un témoignage inédit sur le crime de Katyn commis pendant la Seconde Guerre mondiale confirme que les alliés occidentaux de Staline avaient aidé à dissimuler la vérité sur le massacre.
«Pour nous, l'aspect le plus douloureux est que de 1944 à 1952, la dissimulation de la vérité sur Katyn était une décision politique – elle n'était pas fortuite,» a déclaré Zdrojewski tout en dévoilant le document lors d'une conférence de presse mercredi.
«A cette époque, cette affaire avait été prise en main avec tant de détermination – avec entre autres des menaces contre certaines personnes – que la vérité sur Katyn n'avait pas pu éclater au grand jour.»
En avril 1943, l'Allemagne nazie avait publié des informations sur sa découverte des corps de près de 4 000 officiers de l'armée polonaise dans un charnier dans la forêt de Katyn (près de la ville russe de Smolensk).
Plus de 20 000 officiers et membres de l'élite polonaise avaient été portés disparus en 1940, alors qu'ils étaient apparemment détenus par les Soviétiques.
Le document récemment découvert est un témoignage fait le 10 mai 1945 par le lieutenant John H. Van Vliet, un Américain qui se trouvait parmi les quelques prisonniers de guerre alliés que les Allemands avaient emmenés à Katyn en 1943.
 Les Allemands espéraient que les prisonniers alliés confirmeraient que les Soviétiques avaient commis le crime.
John Van Vliet et le fac simile de son témoignage
John H. Van Vliet et le fac simile de son témoignage
Cependant, pendant plusieurs années, Londres et Washington firent en sorte d'éliminer les informations qui allaient dans le sens de la culpabilité des Soviétiques afin de ne pas nuire à l'alliance avec Moscou. 
Moscou avait rompu les relations avec le gouvernement polonais en exil à Londres après que ce dernier avait appelé à une enquête de la Croix Rouge, et Staline assurait que le crime était l'oeuvre de l'Allemagne.
Après la guerre, Van Vliet avait lui-même reçu des autorités américaines l'ordre de garder le silence pendant plusieurs années. Le témoignage qu'il avait fait sous serment en 1945 était inconnu des historiens jusqu'à aujourd'hui. (un autre témoignage recueilli le même mois fut classifié par les Etats Unis et disparut par la suite).
Son témoignage révèle des détails sur des prisonniers de guerre britanniques qui avaient été emmenés pour témoigner des exhumations à Katyn et dont les noms ont apparemment été dissimulés par les alliés.
Van Vliet précise que certains des cadavres de Katyn avaient été découverts avec des mémentos ou des documents qui indiquent qu'ils avaient été tués en février, mars et avril 1940, c'est-à-dire avant l'occupation de la région de Smolensk par les Allemands.
Il affirme que les restes avaient l'air de se trouver là depuis trois ou quatre ans.
L'historienne Krystyna Piorkowska a découvert le document en novembre 2013 dans les archives US à Washington.
«Pendant un moment, j'ai pensé que c'était un mirage, que j'avais une hallucination,» dit-elle en parlant de sa découverte.
«J'avais un peu peur que personne ne puisse croire qu'une telle chose existe.»
 Moscou a finalement reconnu sa culpabilité pour le crime de Katyn en 1990. Les exécutions de masse et les enterrements avaient eu lieu en divers endroits de l'Union Soviétique.
Même si les alliés, particulièrement entre 1943 et 1952, avaient occulté les preuves que les Soviétiques avaient perpétré le crime, Churchill montrait plus de franchise en privé.
L'ambassadeur de Pologne en Grande Bretagne, le Comte Edward Raczynski avait noté dans on journal à la date du15 avril 1943 – juste après l'annonce par les Allemands de la découverte des corps – que le premier ministre britannique lui avait dit que la culpabilité des Soviétiques était probable.
«Hélas, les révélations des Allemands sont probablement vraies,» avait dit Churchill.
«Les Bolchéviques peuvent être très cruels»

Source: PAP


mardi 7 janvier 2014

Robert Faurisson a-t-il raison?

A vrai dire je n'en sais rien . Et puis la loi dite Gayssot a des arguments persuasifs dont ne dispose pas Robert Faurisson.
Faurisson-1989_b
Complément d'information pour Robert Faurisson
Je vous invite cependant à cette lecture qu'on peut qualifier de révisionniste dont les deux derniers paragraphes valent leur pesant de cacahuètes. 

Le mythe du ghetto de Varsovie

Les combattants du ghetto ont peut-être été courageux, mais ils ne se sont pas battus aussi longtemps qu'on l'a affirmé. Et quel droit avaient—ils de décider du sort de 50 000 autres personnes?
par Eli Gat, Haaretz (Sionistan) 23 décembre 2013 traduit de l'anglais par Djazaïri
 Comme beaucoup de survivants de l'Holocauste, je me suis toujours senti mal à l'aise devant la manière dont la mémoire de l'Holocauste a été façonnée. Le mythe du soulèvement du ghetto de Varsovie en est un excellent exemple.
Soulèvement du ghetto de Varsovie - le nom même est trompeur. Les Juifs du ghetto de Varsovie ne se sont pas révoltés. À l'été de 1942, quelque 300.000 Juifs du ghetto furent envoyés à Treblinka et assassinés. Environ 50 000 personnes étaient restées dans le ghetto, elles avaient été épargnés à l'époque parce que c' étaient des professionnels qualifiés qui travaillaient dans les usines allemandes à l'intérieur et à l'extérieur du ghetto. Ces gens n'avaient jamais songé à une révolte, ils pensaient à leur survie.
La révolte concerna seulement un petit groupe de jeunes gens, dont la taille et les actions ont été gonflées dans des proportions mythiques en Israël après la création de l'Etat en 1948. Plus important encore, l'insurrection, qui avait commencé le 19 Avril 1943, était en contradiction avec la stratégie de survie des masses de Juifs qui sont restés dans le ghetto.
L'idée de la révolte et de la lutte armée était cohérente avec l'esprit de la communauté juive dans la jeune nation et la Palestine pré-étatique. Elle a été exagérée par l'aile militante du mouvement travailliste - le parti Ahdut Ha'avoda et le mouvement des kibboutz qui lui était affilié - qui a revendiqué haut et fort l'insurrection tout en réprimant le souvenir de la participation d'autres mouvements, comme les bundistes [membres du Bund, un parti juif de gauche, NdT], les communistes et la droite révisionniste.
Du fait des pressions exercées par cette composante du mouvement travailliste, la journée dédiée à la mémoire de la destruction de la communauté juive européenne a été appelée Journée du Souvenir de l'Holocauste et de l'Héroïsme, comme s'il y avait une quelconque commune mesure entre les deux membres de l'expression. Ahdut Ha'avoda avait attaqué David Ben Gourion et le Mapai – un autre précurseur du parti travailliste – et avait brandi la bannière de l'activisme militaire – le Palmach en Israël et les combattants du ghetto pendant l'holocauste.
Le soulèvement a aussi été monté en épingle par le flou sur les chiffres : le chiffre des pertes allemandes, le nombre de combattants du ghetto et la durée du soulèvement. Dans les premiers travaux traitant de l'holocauste, les auteurs parlaient de plusieurs centaines d'Allemands tués. Mais on a eu par la suite connaissance des rapports dressés quotidiennement par l'officier en charge de la destruction du ghetto. Selon ces rapports rédigés par le général SS Jurgen Stroop, rapports que personne ne remet en question, 15 Allemands furent tués au combat. Après la communication de ces rapports, les premiers écrits sur le soulèvement furent mis au placard pour ne plus être cités.
 Un second chiffre flou est celui du nombre de personnes qui prirent part au soulèvement qui était coordonné par deux organisations Une d'entre elles était l'Organisation Juive de Combat (Zydowska Organizacja Bojowa, ou Zydowska Organizacja Bojowa) de gauche, qui réunissait des mouvements de tendance communiste et socialiste, sionistes et non sionistes. L'autre comprenait des militants de droite, du Betar, qui activaient dans l'Union Militaire Juive (Zydowski Zwiazek Wojskowy, ou ZWW).
Yitzhak (Antek) Zuckerman (Icchak Cukierman) était un dirigeant du Zydowska Organizacja Bojowa et il joua un rôle essentiel dans la construction de l'image du soulèvement en Israël après la guerre. Il affirmait qu'environ 500 combattants avaient pris part à la révolte ; Un autre participant à la révolte, Stefan Grayek, avait porté le chiffre à 700.
Du côté des historiens, le professeur Yehuda Bauer de l'université hébraïque de Jérusalem affirme (sans donner de détails) qu'il y avait entre 750 et 1 000 combattants, tandis que le professeur Israel Gutman, qui avait participé au soulèvement et avait écrit un livre après avoir fait des recherches de son côté, situait ce chiffre à 350. Aucune de ces estimations – sauf semble-t-il celle de Bauer – n'inclut les combattants des organisations de droite dont aucun membre n'a survécu pour témoigner et dont le rôle a fait l'objet d'un silence assourdissant pendant de nombreuses années.
 Le témoignage le plus fiable sous différents aspects concernant le soulèvement, y compris sur la question du nombre de combattants, a été donné par un de ses chefs, Marek Edelman. Edelman, qui était bundiste, était resté en Pologne après la guerre et devint donc un intouchable du point de vue des institutions mémorielles israéliennes.
Edelman situait le nombre des combattants du Zydowska Organizacja Bojowa à environ 220. Quand on lui demanda sur quoi il basait ce chiffre, il répondit : «J'étais sur place et je connaissais tout le monde. Ce n'est pas difficile de connaître 220 personnes.» Sur l'écart entre ses chiffres et ceux de Zuckerman, Edelman dit : «Antek avait des motivations politiques et moi pas.» 
En admettant que le nombre de combattants de l'organisation de droite – pour laquelle on n'a pas vraiment de chiffres – était inférieur, il est raisonnable de supposer que le nombre total de participants à la révolte était inférieur à 400, pour une population de 50 000 âmes dans le ghetto.
 Seulement deux jours de combats acharnés
Les données sur la durée des véritables combats a aussi été gonflée. Gutman fait durer le soulèvement un mois. Mais les rapports de Stroop [l'officier allemand] ainsi que les témoignages des chefs du soulèvement montre que la véritable bataille n'a duré que deux jours. Parce que les plans de bataille de la Zydowska Organizacja Bojowa n'ont jamais été exécutés complètement. Le plan prévoyait de prendre position aux fenêtres, de tirer et de lancer des grenades avant de faire mouvement vers de nouvelles positions.
Au début de la révolte, le 19 avril, les Allemands avaient été surpris par la résistance armée et s'étaient retirés du ghetto. Mais après s'être réorganisés, ils n'ont pas fait le choix de pourchasser les Juifs maison par maison et de subir ainsi des pertes. Ils firent au contraire le choix de détruire le ghetto et de l'incendier.
 Les membres de la Zydowska Organizacja Bojowa qui considéraient que le sort des Juifs du ghetto était joué de toute façon – voués à la mort – avaient prévu de combattre et de mourir les armes à la main. Mais ils se sont finalement retrouvés à se cacher et à chercher à fuir la destruction et les flammes. A la fin, ils furent forcés à fuir et à brûler avec les habitants du ghetto, contrairement à leurs plans de départ.
Zivia Lubetkin, un des chefs de la révolte, en a parlé ainsi : «Nous étions tous impuissants et bouleversés de honte. Tous nos plans étaient en ruines. Nous avions rêvé d'une dernière bataille dont nous savions que nous allions la perdre face à l'ennemi, mais après lui avoir fait payer très cher sa victoire. Tous nos plans étaient en ruines et, faute d'autre possibilité, nous primes une décision : Nous allions décrocher. Il n'était pas possible de combattre plus longtemps.»
Zuckerman a écrit : «Nous connaissions très bien toutes les voies de sortie, tous les passages par les toits. Si l'assaut avait été donné... sans lance flammes, des centaines de soldats auraient dû être jetés dans la bataille pour nous vaincre.» 
Le premier groupe de combattants du ZZF quitta le ghetto le 20 avril , au deuxième jour de la révolte, par des tunnels préparés à l'avance. Un deuxième groupe partit le 22 avril et un dernier groupe le 26 avril. La plupart d'entre eux, tous peut-être, furent tués quand on les découvrit côté polonais. 
Les combattants de la Zydowska Organizacja Bojowa, qui n'avaient pas envisagé de quitter le ghetto, n'avaient pas préparé de routes pour s'enfuir. C'est seulement grâce aux tunnels des égouts et à l'aide fournie du côté polonais qu'ils purent quitter le ghetto. Le 28 avril, un premier groupe sortit. Le 8 mai, Mordechai Anielewicz, le commandant de la Zydowska Organizacja Bojowa, se suicida après que l'emplacement de la cache de son groupe dans un sous-sol fut révélé. Le 9 mai, ce qui restait de la Zydowska Organizacja Bojowa quitta le ghetto. En tout, 100 combattants de la Zydowska Organizacja Bojowa avaient pu fuir. 
En l'espace de quelques jours, les deux organisations militaires avaient quitté (ou fui) le ghetto bombardé et incendié avec ses 50 000 habitants laissés à la terrible vengeance des Allemands. On évalue à 10 000 le nombre d'habitants du ghetto tués par les Allemands ; le reste fut envoyé dans des camps près de Lublin.
 Une stratégie de survie réduite à néant
Le soulèvement avait donc interféré avec la stratégie de survie de la masse des Juifs du ghetto. Pour le comprendre, il faut prendre la mesure du changement de situation entre 1942 et ses transports de masse, quand la grande majorité des Juifs de Pologne furent exterminés en une courte période de temps, et la situation en 1943.
Dans cet intervalle de temps avait eu lieu le tournant de la seconde guerre mondiale. En novembre 1942, les Russes avaient percé le front du côté de Stalingrad et début février 1943, toute la Sixième Armée allemande s'était rendue. Au même moment les Allemands connaissaient la défaite à El Alamein dans le désert égyptien, et les alliés débarquaient en Afrique du Nord française.
 Ces revers avaient insufflé en Europe occupée l'espoir d'une rapide défaite de l'Allemagne. Même les Juifs s'étaient remis à espérer. S'ils pouvaient tenir ne serait-ce qu'un jour de plus, alors peut-être pourraient-ils être sauvés.
 Il y avait même eu une inflexion dans la politique allemande à l'égard des Juifs. La destruction des Juifs jusqu'au dernier restait peut-être la première priorité, mais l'urgence s'était quelque peu atténuée après l'atteinte de l'essentiel de l'objectif et à la lumière des besoins de l'économie. Les Allemands avaient besoin de travailleurs pour leurs usines après l'enrôlement dans l'armée de l'ensemble de la main d'oeuvre allemande apte au combat. Le travail forcé s'étendait à toute l'Europe.
Les 50 000 Juifs environ qui étaient restés dans le ghetto de Varsovie après les transports [sic, l'auteur n'emploie pas le mot déportation, NdT] de 1942 avaient survécu comme dans d'autres ghettos de la Pologne sous occupation parce qu'ils travaillaient pour l'Allemagne dans des usines. Beaucoup de ces usines avaient des propriétaires et des gérants allemands qui avaient négocié avec les autorités allemandes et la SS pour pouvoir conserver leurs travailleurs.
ghetto
Après la chute du ghetto en mai 1943
 A la lumière de tous ces éléments, les Juifs en étaient venus à croire qu'ils avaient une chance de survie. Deux mauvais choix s'offraient à eux : fuir le ghetto pour rejoindre la partie polonaise de la ville qui leur était hostile ou continuer à travailler dans les usines allemandes. Ces deux options signifiaient vivre au jour le jour dans l'espoir que la guerre se termine rapidement.
A la fin de la guerre, des centaines de milliers de Juifs avaient survécu en Pologne et en Allemagne. Rien qu'à Varsovie, le nombre de survivants est estimé à environ 25 000. La bataille jusqu'à la mort, ainsi que l'avaient prévu les combattants du ghetto, n'était pas dans les intentions de la grande majorité des Juifs restés dans le ghetto.
Beaucoup d'historiens de l'holocauste et du soulèvement venaient d'un camp politique qui avait des objectifs politiques. Ils avaient beaucoup d'influence sur le musée de l'holocauste de Yad Vashem, Ils écrivirent nos livres d'histoire et modelèrent notre souvenir de l'holocauste.
Leur influence sur leurs élèves et leurs disciples se sent encore fortement aujourd'hui. C'est pourquoi la question n'a jamais été soulevée : Quel droit avait un petit groupe de jeunes gens de décider du sort des 50 000 Juifs du ghetto de Varsovie.

Eli Gat est un survivant de l'holocauste et l'auteur de « Pas seulement un livre de plus sur l'holocauste »

mercredi 9 janvier 2013

Ce qui est vraiment tabou en Europe


C’est une dépêche AFP, Agence France presse pour ceux qui l’ignoreraient, mais qui n’est reprise par aucun grand  organe d’information hexagonal.
On le comprend parce que c’est le genre d’info qui fait désordre à l’heure où un certain hebdomadaire satirique vient de publier une BD sur le prophète de l’Islam.
De fait, on peut caricaturer à souhait la religion musulmane, où encore immerger ure représentation de jésus Christ dans de l’urine et s’insurger au nom de la liberté d’expression quand des personnes font savoir qu’elles sont choquées et scandalisées.
Il en va autrement quand on touche d’une manière ou d’une autre à un certain sujet. Dans ce cas de figure, non seulement ont obtient la fermeture d’une exposition mais même une enquête judiciaire.
La justice suédoise n’a pas voulu s’intéresser à l’affaire, qu’à cela ne tienne, ce sont les autorités polonaises, puisque les cendres ont été «volées» en Pologne qui s’en occupent.
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Oeuvre peinte avec des "cendres" prélevées dans un four crématoire nazi
L’astuce étant que l’enquête ne porte pas sur le contenu de l’œuvre mais sur le celui du matériau utilisé.

Pologne: enquête sur l'utilisation par un artiste de cendres de victimes des nazis

(AFP) – RTBF (Belgique) 8 janvier 2013
VARSOVIE — Le parquet polonais de Lublin a ouvert une enquête concernant l'utilisation par un artiste peintre suédois de cendres recueillies dans un four crématoire du camp d'extermination nazi allemand de Majdanek (sud-est de la Pologne), a indiqué à l'AFP mardi son porte-parole.
"Le parquet a ouvert une enquête dans cette affaire lundi", a déclaré Mme Beata Syk-Jankowska.
L'enquête concerne une éventuelle profanation ou un vol de restes humains ou de tombes, crimes punis en Pologne de peines allant jusqu'à huit ans de prison.
Le délai de prescription pour de tels faits est au maximum de quinze ans, en fonction de la qualification des faits.
Un peintre suédois, Carl Michael von Hausswolff, avait exposé en décembre dans une galerie de Lund (sud de la Suède) une aquarelle peinte, selon lui, avec des cendres ramassées en 1989 au camp de Majdanek, diluées dans de l'eau.
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Le peintre Carl Michael von Hausswolff
L'oeuvre en noir et blanc, montre des coups de pinceaux verticaux dans un rectangle, censés évoquer selon la légende "des gens torturés, suppliciés, assassinés par d'autres gens lors de l'une des guerres les plus impitoyables du XXe siècle", expliquait M. von Hausswolff sur le site internet de la galerie.
L'exposition avait été fermée après une vague de protestation de la communauté juive de Malmö et du Centre Simon-Wiesenthal.
A la suite d'une plainte d'un particulier pour violation du repos des morts, délit puni en Suède de deux ans d'emprisonnement, la justice suédoise avait lancé une enquête, la classant sans suite, expliquant que le délit avait été commis à l'étranger.
"Nous allons nous adresser à la justice suédoise pour obtenir les détails de cette enquête", a déclaré à l'AFP la porte-parole du parquet de Lublin.
Le camp de Majdanek a été installé près de la ville de Lublin par l'Allemagne nazie en 1941 et a fonctionné jusqu'en 1944.
Selon les estimations des historiens du musée, 80.000 prisonniers, dont 60.000 juifs y ont été assassinés par les nazis dans les chambres à gaz, ont été exécutés ou sont morts de faim, de maladies ou d'épuisement au travail.
Au total, 150.000 personnes ont été emprisonnées dans le camp de Majdanek entre 1941 et 1944