Affichage des articles dont le libellé est conspiration. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est conspiration. Afficher tous les articles

mardi 7 juillet 2009

L'Occident (démocratique etc.) est-il une internationale de la mort?

Certains dépensent beaucoup d’énergie à combattre les théories dites du complot ou de la conspiration. Tandis que d’autres se contentent de mettre à l’index ceux qui n’adhèrent pas à la version officielle de certains événements.
Pourtant, force est de constater que les dites théories du complet se frayent un chemin vers la lumière simplement parce qu’elles apportent des éléments rationnels d’explication à des faits inexpliqués pour lesquels chacun est sommé de croire.
Je vous en avais parlé ici même à propos des attentats de Londres en juillet 2005. Et voilà que le Daily Express nous parle d’un documentaire étatsunien sur la guerre bactériologique au cours duquel on voit surgir du cimetière où il repose le Dr David Kelly.
David Kelly est ce spécialiste britannique de l’armement qui avait contesté l’argumentation de M. Tony Blair visant à justifier l’entrée en guerre contre l’Irak des troupes de sa Gracieuse Majesté.
Fort heureusement pour Tony Blair, David Kelly avait eu le bon goût de se suicider en temps opportun.

L’article ci-dessous nous apporte deux informations importantes. La première est que David Kelly s’apprêtait, au moment où il a été suicidé par les services secrets britanniques, à publier un livre sur le dossier irakien mais aussi sur des programmes de guerre bactériologique auxquels il avait participé notamment avec le régime d’apartheid sud-africain.
On ne peut lire ce bref article sans penser qu’il existe une internationale de la mort, qui revêt tantôt des habits démocratiques tantôt des habits moins seyants comme le régime d’apartheid (quoique le régime d’apartheid était démocratique pour... les blancs). La caractéristique principale de cette internationale de la mort étant qu’elle correspond peu ou prou à ce qu’on appelle l’Occident.


Le livre des secrets de Kelly
Daily Express (UK) 7 juillet 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

L’inspecteur en armement David Kelly était en train d’écrire un livre à haut risque pour le gouvernement avant sa mort mystérieuse.
Il avait de révéler qu’il avait averti le premier ministre Tony Blair qu’il n’y avait aucune arme de destruction massive en Irak plusieurs semaines avant l’invasion américano-britannique.
Il avait eu des dicussions avec un éditeur à Oxford et cherchait des conseils sur jusqu’où il pouvait aller sans enfreindre la loi sur les secrets.
Après sa mort, ses ordinateurs avaient été saisis et on ne sait toujours pas si un quelconque brouillon avait été découvert par les enquêteurs et, si oui, ce que ce matériel est devenu.
Le Dr Kelly avait également l’intention de lever le voile sur un scandale potentiellement plus important, sa propre implication secrète dans le programme de guerre bactériologique du régime d’apartheid en Afrique du Sud.
Des journalistes d’investigation d’une télévision étatsunienne ont passé quatre ans à préparer un documentaire de 90 minutes, Anthrax War, qui suggère l’existence d’un marché noir de l’anthrax et parle des « suicides » mystérieux de cinq savants spécialisés dans la guerre bactériologique pour le compte de leurs gouvernements à travers le monde.

«Il voulait que son histoire sorte»

Le réalisateur Bob Coen déclare : « Plus vous regardez profondément dans le monde trouble des gouvernements et de la guerre bactériologique, plus ça devient inquiétant.»
«Nous avons prouvé qu’il existe un marché noir de l’anthrax. David Kelly avait un intérêt particulier pour nous parce que c’était une sommité mondiale sur l’anthrax et qu’il était impliqué à un certain point dans le programme de guerre bactériologique de l’Afrique du Sud de l’apartheid.»
Le Dr Kelly avait été trouvé mort dans des bois près de son domicile de l’Oxfordshire le 17 juillet 2003. Son suicide apparent était intervenu deux jours après son audition par la Chambre des Communes sur son rôle en coulisses pour exposer les failles et les manipulations (sexed-up dossier) du dossier N°10 qui a justifié l’entrée en guerre de la Grande Bretagne contre l’Irak.

vendredi 1 mai 2009

Y-a-t-il eu une conspiration juive contre Durban II?

C'est un sioniste qui pose la question et répond par l'affirmative dans l'article ci-dessous.
A aucun moment, l'auteur de l'article n'argumente lui-même, il se contente de faire parler certains des acteurs de cette conférence qans leur opposer d'arguments. Pour la bonne raison qu'il est d'accord avec cette thèse.
Pour beaucoup, ce complot était un secret de Polichinelle nié à la fois par leurs auteurs et leurs complices
.

Voilà qu'une voix qui s'exprime dans un organe du sionisme l'admet ouvertement et c'est une nouveauté. On peut discuter à l'infini des motivations derrière la parution de cet article, mais le fait est là. Et la complicité des Etats occidentaux y est exposée brièvement mais sans fard.
Nous dirons juste que pour nous, il n'y a pas eu de conspiration juive contre Durban II mais une conspiration sioniste.


La conspiration juive contre Durban II (Non, sérieusement)

par Michael J. Jordan, Jewish Telegraphic Agency 28 avril 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri


Analyse


GENEVA (JTA) -- Qui était derrière les actions en vue de discréditer la Conférence de Durban de 2009 à Genève ne relève pas du secret.

Près d'un an avant la conférence sur le racisme, les organisations juives et pro-Israël ont exercé de fortes pressions pour obtenir des pays occidentaux qu'ils boycottent la rencontre, dont ils étaient certains qu'elle traiterait Israël de manière injuste, exactement comme ce fut le cas lors de la première conférence de Durban en 2001.

En effet, au cours des mois qui ont précédé la conférence, le haut-commissaire des Nations unies pour les droits de l'homme, Navi Pillay, avait signalé à plusieurs reprises qu'une campagne orchestrée était à l'origine des menaces occidentales de boycott de la conférence, dite de Durban II.
"La conférence a été l'objet de critiques violentes critiques et souvent déformée par certains groupes de pression intéressés par une seule question, disait-elle le 8 septembre 2008.
Pourtant Pillay - comme tant d'autres - a refusé de nommer les forces derrière cette campagne.

"Si vous tapez sur Google «Durban and racism ", vous voyez qui est derrière 90 % de ces pressions," déclarait ici même la semaine dernière Jan Lonn, coordonateur suédois du Forum de la société civile. «Ce n'est pas un secret, et tout le monde le sait."


A la question de la JTA de savoir s'il référait aux organisations juives et aux commentateurs pro Israël, Lonn avait répondu, «Vous le savez très bien, car vos médiats ont fréquemment fait état des critiques.»

C'était une touche ironique apportée à l'histoire habituelle des antisémites désignant les Juifs comme les auteurs dissimulés de conspirations à l'échelle mondiale. Ces conspirations ont la caractéristique d'être aussi vraies que « Les protocoles des sages de Sion» -- c'est-à-dire pas du tout.

Cette fois ci, cependant, les Juifs ont réellement conspiré, quoique ouvertement, pour saboter la conférence.

Le Congrès Juif Mondial a rencontré des officiels de 17 Etats membres de l'ONU pour faire pression en faveur d'un boycott. Anne Bayefsky, chercheuse à l'Hudson Institute, a battu les tambours anti-Durban pendant des mois dans la presse étatsunienne, dont la National Review, le New York Daily News et Forbes. Et des responsables israéliens ont fait pression sur les alliés qui avaient l'intention de participer à la conférence pour qu'ils ne tolèrent aucune résolution anti-Israël.

Mais pour la plupart, les organisateurs de Durban II et les participants ne voulaient pas pointer les Juifs du doigt pour leurs pressions anti-Durban, de crainte d'être taxés d'antisémites.

«Je ne peux pas dire exactement quel est ce lobby, » a déclaré Pillay le 12 mars dans une interview à ABC.net en Australie. «Je peux seulement inférer qu'il semble être une source diffusant cette fausse information et qualifiant cette conférence d'évaluation de 'festival de la haine.'»

Cependant, le recours au terme chargé « lobby » s'est avéré être de trop pour certaines organisations juives.

UN Watch, un organisme de surveillance, a adressé à Pillay une lettre lui demandant « d'éviter d'utiliser certains stéréotypes bien connus.» Hillel Neuer, directeur exécutif d'UN Watch, explique que le mot « renvoyait à l'image [d'un lobby] mystérieux, anonyme et puissant.»

«Certains médiats m'ont questionné sur 'des groupes de pressions à domaine exclusif' – une expression que personne n'utiliserait pour des ONG qui protestent contre le traitement inéquitable des noirs, des homosexuels, des femmes, des Musulmans etc.,» affirme Neuer.

Rupert Colville, porte parole de Pillay, a déclaré à la JTA que son bureau « ne faisait pas objection au lobbying per se. Le lobbying est le sang et la vie du mouvement pour les droits humains et un élément clef de la démocratie. Ce à quoi nous nous opposons est le lobbying manifestement malhonnête. »

Colville ajoute, « Nous n'avons jamais caractérisé les méthodes malhonnêtes utilisées pour essayer de couler la conférence d'évaluation de Durban comme étant l'exclusivité d'un pays en particulier ou d'un groupe défini par la race. »

Certains ont été un peu plus diserts sur ceux qu'ils considèrent comme responsables de la campagne anti-Durban II.

Un responsable d'une importante organisation non gouvernementale affirme que des pays européens comme l'Allemagne n'ont participé à l'élaboration du projet de résolution le vendredi précédant la conférence que pour pouvoir décider de la boycotter dès le week-end.

«Le lobby juif, » déclare ce responsable, qui refuse la divulgation de son nom ou de celui de son organisation.

«Ce que je crains si vous mettez ces mots dans ma bouche, c'est qu'ils aient l'air d'une théorie du complot et qu'alors les lecteurs disent que nous sommes antisémites, » explique ce responsable.

Malaak Shabazz, la fille de Malcolm X, le militant pour les droits des noirs, n'a pas de telles réticences. Elle accuse les «agitateurs sionistes» d'attitudes perturbatrices et agressives envers elle à Genève et elle a envoyé une lettre de protestation au bureau de Pillay.

«Les gens confondent sionisme et judaïsme, et c'est vraiment désolant,» dit-elle.

«Les sionistes amènent les gens à haïr les Juifs, » explique Shabazz. « Je ne connaissais pas les tactiques des sionistes. Mais ici, j'ai eu droit à un cours accéléré.»