mercredi 20 décembre 2006

A propos de la conférence de Téhéran

Israel Shamir est un des plus farouches contempteurs non Palestiniens de l'entité sioniste où pourtant il réside et dont il a la citoyenneté. Shamir laisse rarement indifférent et même heurte parfois comme dans ce texte que je vous propose.
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Personnellement il me heurte au premier abord car il ne distingue pas entre Juifs et Sionistes. Du moins ne le fait-il pas explicitement et c'est sans doute pourquoi il lui arrive d'être taxé d'antisémite (un énième Juif antisémite). Pourtant si on y réfléchit, sa démarche est normale car il parle à partir de son point de vue de Juif qui s'exprime sur d'autres Juifs (un peu comme quand le Général de Gaulle disait que les Français étaient des veaux).
A qui veut bien le voir, la philosophie humaniste et foncièrement universaliste d'I. Shamir transparait à travers pratiquement tous ses écrits qui montrent par ailleurs une grande érudition.
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Ce préambule était nécessaire car l'article qui suit traite de la conférence sur l'holocauste qui s'est tenue en Iran. Shamir attire l'attention sur le fait que fort peu d'informations factuelles sur la conférence ont été diffusées par la presse occidentale qui a plutôt fait place aux réactions indignées de tel ministre ou de telle organisation se voulant dépositaire de "La Mémoire" de "l'Holocauste."
De fait il aura échappé au commun que tous les participants à la conférence ne sont pas des négationnistes ou des révisionnistes. Notre attention a été focalisée sur ces derniers dont certains ont à tort (cas de Faurisson) ou à raison (David Duke) une réputation sulfureuse.
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J'ai vu sur le web qu'ici ou là des sympathisants de la cause palestinienne ont pris position contre l'objet de cette conférence pour les raisons que les Palestiniens ne sont pas impliqués dans le drame de la 2ème guerre mondiale et de ses effets contre productifs pour ces mêmes Palestiniens (et pour l'Iran).
Ceci n'est pas faux et s'inscrit dans la logique du texte de Shamir pour le deuxième argument, compte tenu de la façon dont la presse rend compte de l'événement. Et ceci est étroitement lié à la question de l'antisémitisme.
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Pourtant il est clair que le caractère dogmatique acquis par "l'holocauste" en Occident, et avalisé par une décision onusienne, a un caractère central dans l'affrontement palestino-sioniste car il est une des pièces maîtresses de l'idéologie sioniste dans sa version post-guerre mondiale. Son efficacité mobilisatrice (ou dissuasive) auprès des élites occidentales ne fait aucun doute.
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Bien. Ceci-dit n'est-il pas possible de se focaliser uniquement sur l'instrumentalisation du crime nazi sans en contester la réalité?
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Je répondrai la chose suivante : il est inutile et même impossible d'instrumentaliser la réalité et la vérité. Réalité et vérité font partie de l'être et ne peuvent être son instrument (irais-je dire que ma main est un de mes instruments comme ma pelle ou ma pioche?).
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Ensuite qu'il faut bien distinguer deux niveaux d'approches au sujet de "l'holocauste" et de la liberté d'expression à son sujet.
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Le premier niveau est juridique (je me réfère à la situation française). Les nazis ont commis des crimes pendant la 2ème guerre mondiale. Ils ne sont pas les seuls à en avoir commis, dans cette guerre comme dans d'autres. Par contre ils sont les seuls à avoir été jugés et condamnés pour crimes par le tribunal de Nuremberg. Les définitions du crime contre l'Humanité adoptées par ce tribunal sont reconnues par le droit français et les arrêts rendus par ce tribunal également.
Or il est interdit en France de nier un crime qui a été jugé comme tel. Faire l'apologie d'un crime est également prohibé. C'est ce délit qui est retenu contre les révisionnistes et autres négationistes.
On notera pourtant le caractère étrange de la justice rendue à nuremberg. On peut la résumer comme suit : une justice de vainqueur, bafouant des principes élémentaires du droit (je ne suis pas juriste mais c'est vraiment quelque chose d'évident).
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Le deuxième niveau relève de la sphère intellectuelle, de la recherche académique. Le questionnement, la mise en doute sont des caractéristiques essentielles de la recherche scientifique, contrairement par exemple à la religion qui ne bannit pas forcément le doute mais le limite en se fondant sur des dogmes.
Ce questionnement, cette mise en doute sont typiques de la démarche de recherche pour laquelle seuls les faits réfutables sont des faits scientifiques : Une proposition réfutable est donc réputée scientifique, tant que l'observation qui permet de la réfuter n'a pas été faite. En revanche, une proposition non-réfutable est considérée comme non-scientifique.
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S'agissant de l'étude des crimes commis jusqu'en 1945, force est de constater que ce n'est pas l'approche scientifique qui est privilégiée mais plutôt une approche théologico-idéologique (ou mémorielle dans sa version profane) dans laquelle certaines organisations, par le quasi-monopole qu'elles exercent sur les ressources archivistiques, apparaissent comme les gardiens du temple.
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La conférence de Téhéran est, du point de vue scientifique, une première non par la qualité des communications (dont je n'ai aucune idée) mais par le fait qu'elle veut reposer sur les principes de toute démarche de recherche académique. Les a-t-elle respectés? Impossible à dire sans avoir connaissance de la teneur des conférences et des débats.

Ils se sont réunis à Téhéran par Israel Shamir, traduit de l'anglais par Djazaïri
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La conférence de Téhéran sur l'holocauste a provoqué une tempête médiatique. On pourrait se demander : qu'y a-t-il d'extraordinaire dans cet événement? Il existe tant d'événements liés à l'holocauste, de musées et de festivals de l'holocauste qui attirent parfois des présidents et des ministres en pagaille, alors pourquoi la conférence de Téhéran a-t-elle suscité autant d'attention et de critiques; pourquoi la Maison Blanche, Dame Merkel, le Vatican et l'Union Européenne ont-ils bien voulu donner de leur temps précieux pour condamner cette petite manifestation dans la lointaine capitale iranienne?La différence est que les précédentes manifestations réunissaient des gens qui acceptent sans restriction la version officielle fournie par les organisations juives à l'image des Saintes Ecritures envoyées à Moïse sur le Mont Sinaï. La version officielle de l'holocauste fait encore plus fort que les Ecritures : vous pouvez contester l'Immaculée Conception, vous pouvez salir le prophète de l'Islam, mais si vous avez des doutes sur l'exécution de six millions de Juifs par les Allemands dans le cadre d'un projet d'anéantissement total, vous pourriez bien vous retrouver en prison en Allemagne, en Autriche, en France, en Suisse ou dans un autre pays "libre." La conférence de Téhéran est la première à faire une approche critique des tristes événements de le seconde guerre mondiale.
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Nul besoin d'être un admirateur d'Hitler pour approuver la tenue de cette conférence. Ce qui vaut pour l'un doit valoir pour l'autre. Les Juifs n'hésitent pas à nier leurs atrocités. Le Guardian a rapporté qu'ils s'en sont pris à "Charles Enderlin, correspondant respecté de la télévision française, dont le cameraman Palestinien avait, au début de la deuxième intifada, filmé le jeune Mohammed al-Dura se faisant tuer par balles alors que son père essayait de le protéger. Enderlin avait accusé les soldats Israéliens d'avoir tué cet enfant. Les soutiens Français d'Israël avaient alors affirmé que le reportage était partial et basé sur un film truqué. La chaîne de télévision, France 2, a alors intenté quatre poursuites judiciaires qui, le mois dernier, ont abouti pour la première d'entre elles, à la condamnation pour diffamation du créateur d'un website auto-proclamé observateur de l'impartialité des media. "Une autre cible de ce genre d'observateurs a été le reportage filmé sur la tuerie sur une plage de Gaza plus tôt dans l'année. On voyait une fillette Palestinienne hurlant de chagrin devant les corps de membres de sa famille tués par, selon les Palestiniens, un tir d'artillerie israélien. Quand Stewart Purvis, rédacteur en chef d'ITN, a mentionné l'impact de ces images pendant la conférence de la semaine dernière, des membres de l'auditoire ont crié "mise en scène." Une personne est ensuite venue le voir pour lui suggérer que la famille était peut-être bien morte ailleurs et qu'on avait pu emmener les corps sur la plage pour les filmer. Où était le sang par exemple? Purvis avait alors rétorqué qu'il avait vu toutes les bandes filmées par le cameraman et que certaines séquences étaient trop dures pour être montrées."
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Plus important, toute personne éprise de liberté d'expression devrait déplorer que même des historiens importants ne soient pas libres d'exprimer leurs points de vue sur la question de l'holocauste. David Irving est en prison [il vient d'être mis en liberté avec mise à l'épreuve] et cette semaine Germar Rudolf a été emmené devant un tribunal allemand pieds et mains enchaînés après avoir été expulsé des USA pour avoir publié un livre mettant en doute le dogme officiel de l'holocauste. Ce puissant tabou doit être brisé. J'ai écrit longuement à ce sujet lorsque la première conférence, prévue à Beyrouth, avait été annulée par les Libanais qui avaient cédé à de fortes pressions US. Hier comme aujourd'hui, les révisionnistes avaient un réel espoir de pouvoir faire entendre leurs points de vue. Ce qui ne s'est pas produit. Si les organisateurs de la conférence avaient pu croire qu'ils pourraient briser le tabou et toucher des millions de personnes, ils étaient dans l'erreur. Même si les media ont produit de l'information à la chaîne sur la conférence, l'information était en réalité pratiquement uniforme, se rapportant aux condamnations officielles ou aux prévisibles réactions juives. Pratiquement aucune communication ni aucun débat de la conférence de Téhéran n'a fait l'objet d'un article des mass media. Les participants à la conférence ont été insultés de "racistes antisémites" malgré la présence de quelques Juifs, de vénérables rabbins avec leurs gros chapeaux noirs et leurs longs manteaux, révoltés par la privatisation par les sionistes de la tragédie de la guerre mondiale. La conférence a au moins eu le mérite de prouver que le dogme de l'holocauste est une croyance fondamentale dans la vaste partie du monde soumise au lavage de cerveau médiatique décrit par Noam Chomsky comme "la fabrique du consentement dont Staline osait à peine rêver... dont la discipline et l'uniformité est vraiment impressionnante." Cette mafia des media est partout l'ennemie des gens libres et mène une guerre implacable contre l'Iran et d'autres nations à l'esprit indépendant.
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Un seul exemple : le national Post, un journal canadien détenu par des Juifs avait affirmé que "dans une démarche rappelant celle des Nazis contraignant les Juifs à porter l'étoile jaune, le parlement iranien a, selon nos informations, adopté une loi obligeant les Juifs à porter des badges de couleur." C'était un mensonge éhonté : l'Iran est la patrie de 30 000 Juifs qui se portent bien et n'envisagent pas d'émigrer vers Israël. Ils ont un traitement préférentiel [ce qu'on appellerait ici discrimination positive] et personne ne les force à porter des badges ni quoi que ce soit d'autre. Quelques jours plus tard, le Post avait démenti et s'était excusé, mais le mensonge avait été repris ad nauseam par des milliers de journaux et de blogs, tandis que les excuses ne figuraient qu'en sixième page.

mardi 19 décembre 2006

Dis moi avec qui tu fais la fête...

... je te dirai qui tu es.


LUMIERE D'ESPOIR : Tony Blair allume un cierge pour la fête juive de Hannukah en compagnie d'Ehud Olmert, le premier ministre Israélien, hier au 4ème jour de sa visite au Proche-Orient. A Ramallah, il a pressé le monde entier de se rallier derrière Mahmoud Abbas, le premier ministre Palestinien.

Sauf que le Herald commet une petite erreur dans la légende de la photo : Mahmoud Abbas n'est pas le premier ministre Palestinien mais le président de l'Autorité Palestinienne. Le premier ministre est en réalité Ismaïl Haniyeh, membre du Hamas.

Comme quoi les Occidentaux ont déja tiré un trait sur le gouvernement issu du Hamas.

On notera que Blair qui presse le monde de se ranger derrière Abbas n'est pas allé jusqu'à rester avec ce dernier pour célébrer la fête de l'Aïd qui arrive bientôt. Ca va pas non?

lundi 18 décembre 2006

La guerre du shampoing

Craig Murray, cet ancien diplomate anglais, revient sur le complot visant à commettre des attentats à l'explosif liquide à bord d'avions de ligne. Sans exclure la réalité d'un fond terroriste à cette affaire , mais sans commune mesure avec l'ampleur de la menace qu'avaient présentée les autorités britanniques, Murray poursuit son démontage du dossier.
Il nous montre comment des éléments anodins : des détritus retrouvés dans un bois, du péroxyde d'hydrogène, une carte d'Afghanistan dessinée par un gosse peuvent être présentés comme des signes donnés à lire à l'opinion comme annonciateurs d'une tragédie à venir. Quand la machine paranoïaque est lancée, tout élément contextualisé de manière appropriée devient un stimulus pour la peur.
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Le titre de l'article est humoristique, tant l'auteur a maintenant la certitude que le battage autour des attentats à l'explosif liquide a fait long feu. Reste que comme il le constate, autant le début de l'affaire a été médiatisé, autant son dégonflement peine à éveiller l'attention d'une presse qui perd là une occasion de rassurer l'opinion
Opinion qui dès lors demanderait que soient rapportés les interdictions ou les contrôles hyper tâtillons concernant les vernis à ongles et autres parfums qui sont imposés désormais au moment de l'embarquement en avion.
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Mais il est trop tard...
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La guerre du shampoing
"Plus propagande que complot." La menace des explosifs liquides était une intox du Ministère de l'intérieur
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par Craig Murray
Global Research, December 18, 2006, traduit de l'anglais par Djazaïri
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Tapez sur Google ""Rashid Rauf - mastermind" [cerveau]. A la première page des résultats, vous trouverez la CBS, la BBC, le Times, le Guardian et le Mail avec leurs descriptions de Rauf l'été dernier d'après ce qu'en disait la police ou les services de sécurité. C'était le "cerveau" derrière le "complot des attentats à l'explosif liquide." C'est pourquoi le fait qu'un tribunal pakistanais n'ait retenu aucune charge de nature terroriste contre lui ne peut pas être rejeté d'un revers de main par les partisans de l'histoire du complot.
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Rashid Rauf reste confronté à d'autres accusations, dont celle de contrefaçon et ce qu'on proclame détention d'explosifs, même s'il ne possédait en réalité que du peroxyde d'hydrogène. Comme le peroxyde d'hydrogène est en vente absolument libre dans n'importe quelle droguerie ou magasin de bricolage au Royaume-Uni, l'idée de se le procurer au Pakistan pour faire sauter des avions en Grande-Bretagne n'a jamais été très convaincante. C'est ce qu'a sans doute aussi pensé aussi le tribunal pakistanais.
Rashid Rauf a beaucoup de comptes à rendre. Il est toujours recherché au Royaume-Uni pour le meurtre de son oncle il y a quelques années - un crime qui, comme l'accusation de contrefaçon, n'a aucun lien apparent avec du terrorisme. Aucun de ces crimes ne renforce la vraisemblance des preuves d'un projet d'attentats à l'explosif liquide qu'il aurait fournies aux services de renseignements pakistanais.
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En parallèle, un autre développement atteste de manière encore plus convaincante que la grande menace était, comme je l'avais dit à l'époque, "Plus de la propagande qu'un complot." Après avoir ratissé pendant plusieurs mois les bois près de High Wycombe où le matériel explosif était supposément dissimulé, les policiers de Thames valley ont abandonné leurs recherches. Le 12 décembre, ils ont annoncé au Ministère de l'Intérieur qu'ils ,e les continueraient que si le gouvernement était prêt à en assumer le coût financier; ils souhaitaient réorienter leurs ressources vers de vrais crimes, comme les cambriolages ou les vols à main armée.
Souvenez-vous que ce plan était décrit par les autorités comme un "meurtre de masse à une échelle inimaginable" et "plus énorme que le 11 septembre." On a eu par le passé, au Royaume-Uni, des exemples de centaines d'agents de police mobilisés pendant des années pour retrouver un seul assassin. Si les policiers avaient vraiment cru participer à une enquête sur un "meurtre de masse à une échelle inimaginable," auraient-ils renoncé aux recherches au bout de cinq mois? La réponse est non.
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Ce qui nous amène aux mensonges qu'on nous a racontés - dont un concerne cette enquête. Une source policière anonyme avait très tôt informé la presse de la découverte d'une "valise" contenant du "matériel pour fabriquer des bombes." Matériel qui m'a été décrit par une source au sein des services de sécurité comme "Des détritus abandonnés par quelqu'un dans les bois." Et c'est vrai qu'on peut réutiliser des morceaux de fil électrique, de réveils et des pièces de voitures comme composants d'une bombe - on peut même les mettre dans une vieille valise. Mais a-t-on trouvé du matériel qui ne sert qu'à faire des bombes, comme des détonateurs, des explosifs ou nos fameux produits chimiques? Non, on n'a rien trouvé de tel.
Le bois de Wycombe, tout comme les sables du désert irakien n'ont pu nous révéler les armes de sestruction massive qu'on nous a rabâchées.
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L'autre "preuve" avancée par la police était la découverte de testaments (qui auraient été rédigés par les candidats aux attentats suicides) et d'une carte de l'Afghanistan. Il se trouve que les testaments avaient été rédigés dans les années 90 par des volontaires en partance pour combattre les Serbes en Bosnie - elles avaient été laissées là chez l'oncle désormais décédé d'une des personnes arrêtées. La carte d'Afghanistan avait été copiée par un enfant de onze ans. Tout ceci est bien connu de la preese britannique mais rien n'en a été rapporté de peur d'influencer le jugement. Je n'arrive décidément pas à comprendre en quoi cela n'influence pas un procès lorque la police annonce à la une de la presse mondiale qu'elle a trouvé du matériel explosif, des testaments et des cartes. Seul le fait de contredire la police pourrait être préjudiciable. peut-on m'expliquer pourquoi?
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Alors que l'arrestation de 26 personnes en relation avec le complot a fait l'objet d'une vaste couverture médiatique, la libération progressive de beaucoup d'entre eux est passée presque inaperçue. Par exemple, le 31 octobre, un juge a libéré deux frères de Chingford au motif que la police n'avait fourni aucune preuve convaincante à leur encontre. Les accusations contre d'autres ont été revues à la baisse, de sorte que ceux qui restent accusés d'avoir comploté pour commetttre des attentats sont maintanant moins nombreux que les 10 avions dans lesquels ils prévoyaient de se faire exploser.
Cinq journaux britanniques ont du payer des dommages et intérêts à un habitant de Birmingham accusé, sur la foi d'informations policières, d'être partie prenante du complot. Seul le Guardian a eu l'élégance d'en rendre compte et de rétablir la vérité.
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Dernier élément de réflexion. Même s'il l'avait désigné comme le "cerveau" derrière quelque chose de "plus énorme que le 11 septembre," le gouvernement britannique n'a fait aucune démarche pour obtenir l'extradition de Rashid Rauf sur l'accusation de terrorisme. Ce n'est pourtant pas difficile à faire - les autorités pakistanaises ont livré de nombreux suspects de terrorisme aux USA, souvent dans le cadre des transferts extraordinaires, et la procédure est habituellement très rapide - moins d'une semaine. Mais les services de sécurité britanniques, qui comptaient tant sur les renseignements détenus par Rashid Rauf, ont fait preuve d'une étonnante timidité devant l'éventualité de le faire venir ici, où ses informations auraient pu être soumises aux bons soins d'un tribunal britannique. Pourtant le MI5 (services secrets britanniques) avait été bien embêté par la police de Birmingham qui se montrait pressante en insistant sur le fait que Rauf était recherché en Grande bretagne pour l'assassinat de son oncle à Birmingham. Maintenant qu'il était détenu au Pakistan, ne devions-nous pas obtenir son extradition? En fin de compte, une demande d'extradition au sujet de ce meurtre a été formellement formulée - mais sans réel suivi ou insistance. Il reste donc peu de chances de revoir rauf au Royaume-Uni.
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Je n'exclus toujours pas l'existence d'un germe de complot terroriste au coeur de l'enquête. On peut spéculer au sujet d'agents provocateurs et d'infiltration par des services de sécurité, aussi bien britanniques que pakistanais mais il est possible de s'authentiques terroristes aient été impliqués. Mais les incroyables perturbations pour les voyageurs, la Guerre du Shampoing et le battage sur le "plus énorme que le 11 septembre" ont fait long feu.
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Vous ne lirez pas ça dans vos journaux
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jeudi 14 décembre 2006

Les gouvernants Européens, où la voix de leur maître

Je vous recommande le blog de The angry Arab où, au cours d'une consultation j'ai trouvé un lien vers un article de Reuters à propos de la visite en Italie effectuée par Ehud Olmert, l'actuel chef du gang sioniste. On y découvre qu'Olmert souffle à Prodi ce qu'il doit dire lors de la conférence de presse qui suit leurs discussions.
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J'imagine sans peine olmert faire la même chose avec la chancelière Allemande où avec nos deux candidats à la présidentielle en France; je parle bien entendu de Nicolas Sarkozy et de Ségolène Royal.
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La télévision israélienne filme « Olmert » en train de coacher Prodi, le premier mininstre Italien
par Dan Williams, Reuters, 16 décembre 2006, traduit de l’anglais par Djazaïri
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JERUSALEM (Reuters) – Les commentateurs israéliens parlent beaucoup du pouvoir de persuasion du premier ministre Ehud Olmert, mais ce qui suit est un élément de preuve dont il aurait sans doute préféré se passer.
Ce jeudi, une chaîne de télévision israélienne a diffusé une séquence vidéo brute qui montre, au cours de sa première visite officilelle en Italie, Olmert en train de coacher le chef du gouvernement italien, Romano Prodi, sur ce qu’il devra dire au cours de la conférence de presse commune.
« Il est important que vous mettiez l’accent sur trois principes du Quartet – qu’ils ne sont pas négociés (sic). Ils sont à la base de tout. » a expliqué Olmert en référence aux exigences européennes que le Hamas, les islamistes qui sont au gouvernement, modère sa façon de voir avant que des discussions de paix avec Israël puissent débuter.
« Le direz-vous s’il vous plaît ? » demande Olmert en anglais à son homologue qui écoute tête inclinée.
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Et de fait, Prodi s’est exprimé dans ce sens. Il a un peu plus loin approuvé la conception israélienne qu'Israël devait rester un Etat juif – vocabulaire codé pour exclure un afflux de réfugiés palestiniens. Ceci, ainsi que le donne à comprendre chaîne Channel 10, était aussi un résultat de l’insistance d'Olmert.
« Vous avez déclaré quelque chose au sujet d'un Etat juif (par le passé). Je le sais, » voit-on Olmert dire à Prodi alors que tous deux confèrent dans ce qui ressemble à un salon dans des locaux du gouvernement italien.
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Si la coordination de leur rhétorique par des alliés n’est en rien une nouveauté dans la diplomatie internationale, l'aperçu sans fard sur les pressions occultes d'Olmert pourraient être une preuve de difficultés récentes au niveau national.
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Avant Rome, Olmert était à Berlin. Cette visite avait été marquée par la colère israélienne au sujet d’une interview télévisée dans laquelle Olmert semblait confirmer, à contre courant de décennies de secret, qu’Israël possède les seules armes atomiques du moyen-Orient.
Une porte-parole d’Olmert a insisté sur le fait qu’il n’avait pas abandonné « l’ambigüité » israélienne sur son arsenal, ce qui n’a pas empêché des parlementaires d’opposition de tous bords d’en appeler à sa démission.
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Olmert, ancien avocat et politicien de carrière, renvoie une image doucereuse aux antipodes de celle d’Ariel Sharon, son prédécesseur. Ex-général, Sharon était célèbre –une triste notoriété selon ses adversaires – pour préférer souvent l’action à la parole.
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La guerre peu concluante contre les guérilleros du Hezbollah libanais, une révolte palestinienne difficile à maîtriser et le programme nucléaire de l’ennemi juré Iranien ont attisé le ressentiment envers le style d’Olmert chez beaucoup d'Israéliens, si on en croit les sondages d'opinion. Les entourages d’Olmert et Prodi n’ont fait aucun commentaire sur le reportage de Channel 10.

mercredi 13 décembre 2006

Les Européens sont paresseux

La presse sioniste est irremplaçable. On y découvre que même les sionistes les plus respectés en France, comme le ci-devant prix Nobel de la paix, se lâchent facilement devant leur public. Et que leur discours n'a pas grand chose à envier à celui de Jean-marie le BBR. On attend la réaction de Ségolène : je la vois déja scandalisée et en colère contre son camarade de l'Internationale Socialiste.
Non, je rigole. Les sionistes peuvent dire n'importe quoi, qu'ils ont la bombe atomique, que les Européens sont des paresseux... Comme ils peuvent faire n'importe quoi : massacrer une famille sur une plage à Gaza, faire sauter en France un réacteur nucléaire en partance pour l'Irak, abattre un avion civil libyen etc. Tout leur est pardonné, c'est juste si on ne les remercie pas de leur sauvagerie. Ne font-ils pas partie de la seule démocratie au Proche-orient?
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Yedioth Aronoth, 13 décembre 2006
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Le vice-premier ministre Shimon Peres a déclaré dans un discours devant le club de l'industrie et du commerce à Tel Aviv que "l'union Européenne est un grand succès et un grand échec. Pourquoi? Parce que les Européens sont devenus paresseux - ils ne font pas d'enfants."
"Il y a plus de personnes âgées et moins de jeunes. En Europe il y a du travail mais pas de travailleurs. En Afrique c'est le contraire. C'est pourquoi ils ont fait venir des Musulmans et que l'Islam est arrivé en Europe."

USA Today, France tomorrow?


L'article nous dépeint les difficultés auxquelles sont confrontés les Arabo-Américains aux USA pour peu qu'ils soient musulmans. Difficultés qui n'en seraient qu'à leur début semblent penser un certain nombre d'entre eux qui évoquent d'éventuels camps de concentration tels que ceux où furent parqués les Nippo-Américains pendant la seconde guerre mondiale.
Apparemment l'auteur n'est pas très optimiste car, au delà des sondages peu encourageants qui illustrent son propos, le passage sur la foi dans les valeurs démocratiques des USA est plutôt bref et l'article se termine par la citation d'un responsable de l'administration Bush qui constate sans en avoir l'air désolé que droits civiques et lutte contre le terrorisme ne sont pas faciles à concilier et qui exhorte les Musulmans US à aider dans la lutte contre le terorisme.
Voilà qui rappelle un élu français (une élue je crois) qui sommait non pas les Musulmans mais les imams de faire diminuer la délinquance.
Si à cette époque là, la France avait une longueur d'avance sur les USA, ces derniers semblent montrer la voie qu'un certain Nicolas donne toute apparence de vouloir emprunter.
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La peur « aussi forte qu'après le 11 septembre»
par Rick Hampson USA TODAY 13 décembre 2006, traduit de l'anglais par Djazaïri
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Les Arabes Musulmans venus à Détroit il y a 80 ans pour travailler dans la nouvelle usine d'henry Ford pensaient que leur rêve américain n'aurait pas de limites. Mais après cinq années passées sur le front intérieur de la guerre américaine contre le terrorisme, beaucoup de leurs descendants font profil bas, se cachent et évitent de se déplacer.
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Dans cette enclave comme dans d'autres du même type au New-Jersey ou à Brooklyn, de nombreux Arabes musulmans disent que leur communauté se replie sur elle-même – s'isolant d'une société qui tend de plus en plus à identifier l'Islam au terrorisme.« La situation est aussi mauvaise qu'après le 11 septembre » explique Rana Abbas-Chami du Michigan American Arab Anti-Discrimination Committee. « De nombreuses personnes ont peur et ont modifié leur façon de faire. » Certains évitent de se déplacer. Ils répugnent à prendre l'avion, à traverser la frontière avec le Canada ou aller dans les centres commerciaux extérieurs à la ville. « On a le sentiment que si vous vous éloignez trop de Dearborn, tout peut arriver. » dit osama Siblani, éditeur d'un journal local. Certains se fondent dans la masse. Ils anglicisent leurs nom (l'électricien Osama Nimer est maintenant Samuel nimer) ou en changent complètement (l'infirmier Mohammed Bazzi s'appelle maintenant Alex Goldsmith). Ils taillent leurs barbes. En public ils parlent anglais plutôt qu'arabe. Ils arborent le drapeau national. Ils portent la casquette du club des Tigers.
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Certains font profil bas. Ils évitent de donner à des oeuvres caritatives musulmanes, en tous cas pas par chèque, et surtout pas si elle rayonne à l'étranger. Ils y réfléchissent à deux fois avant de louer une camionnette, de demander le permis de chasse ou de prendre une leçon de pilotage.
Certains considèrent Dearborn, foyer de la plus importante communauté arabo-musulmane des USA, comme un havre de sécurité tandis que d'autres la voient comme une nasse potentielle.Après l'attaque japonaise contre Pearl Harbour en 1941, la crainte de sabotages sur le territoire national avait conduit à l'internement des citoyens Nippo-Américains. Certains Arabes musulmans se demandent si cela ne pourrait pas se reproduire – notamment si devaient se produire de nouveaux attentats sur le sol des USA. Les gens d'ici spéculent sur les espions et les informateurs cachés parmi eux, les écoutes et la surveillance gouvernementales et, en cas de nouveau 11 septembre, sur les camps de concentration.
Ces sujets sont revenus de manière répétée dans les entretiens menés par USA Today avec un peu plus d'une vingtaine d'Arabes musulmans à travers le pays.Après les attentats terroristes de 2001 – l'oeuvre de 19 Arabes Musulmans qui avaient circulé à travers le territoire -les Arabo-Musulmans vivant ici avaient espéré que les choses reviendraient progressivement à la normale. Puis sont arrivées les guerres désasteuses et prolongées en Afghanistan et en Irak; les iniatives sécuritaires post 11 septembre comme le Patriot Act, les attentats d'Al Qaida contre la gare de Madrid et le métro de Londres, la guerre entre Israël et le Hezbollah au Liban.
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Selon Michael Suleiman, politologue à l'Université d'Etat du Kansas, la discrimination envers les Arabo-Musulmans est pratiquement inévitable à cause d'un gouvernement décidé à éviter un nouveau 11 septembre, d'une opinion publique soumise au tir de barrage des images de violence en Irak et des dénociations de ce que le président Bush appelle le « fascisme islamique. »Aujourd'hui, les Arabo-Musulmans – même ceux qui n'ont jamais été interrogés par le FBI, jamais été harcelés par leur chef ni insultés au passage d'une voiture – se sentent plus vulnérables que jamais.« Chaque crise rend les choses plus difficiles. Ils sont toujours dans l'inquiétude, » explique Suleiman. « Ils se damandent 'Quand deviendrons nous vraiment des Américains? Quand donc le trait d'union [de Arab-American] disparaîtra-t-il? »Les incidents anti-musulmans répertoriés ont augmenté de 30 % l'an dernier aux USA selon le Council on American-Islamic Relations Council on American-Islamic Relations (CAIR) qui accuse une atmosphère « négative et orientée politiquement » sur internet et à la radio. Les 1972 plaintes pour harcèlement, violences et discrimination représentent le niveau le plus élevé depuis que CAIR a commencé à enregistrer ce genre d'incidents en 1995. Les Américains semblent peu compatissants. 39 % d'entre eux disent avoir au moins quelques préjugés contre les Musulmans selon une enquête USA TODAY/Gallup réalisée cette année. La même proportion soutient qu'on impose aux Musulmans US – étrangers ou non – la possession d'une carte d'identité spéciale. 1/3 pensent que les Musulmans US ont de la sympathie pour Al Qaida.
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Les responsables politiques se sont fait les portes paroles de ces inquiétudes. Cet automne, dans une lettre distribuée par courrier, l'élu Républicain Peter King de Long Island – considéré habituellement comme un modéré – a accusé les Musulmans Américains de ne pas dénoncer suffisamment les attentats du 11 septembre. Par le passé, il a déclaré que 85 % des mosquées avaient un « encadrement extrémiste. »
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Chacun a une histoire à raconter
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Dans la zone à forte densité arabe d'East Dearborn, de l'immigré récent au membre de la quatrième génération d'Américains qui n'est jamais allé au Proche-orient, pratiquement tout le monde a une histoire à raconter ou connait quelqu'un dans ce cas.
Des histoires comme celle de Farooq Al-Fatlawi, passager dans un bus en route pour Chicago, expulsé du bus avec ses bagages à Toledo après avoir dit au chauffeur qu'il était originaire d'Irak. Cette année, d'autres affaires ont eu un retentissement national :
Raed Jarrar, militant des droits civiques à Bay Area s'était vu interdire l'embarquement dans un avion pour avoir porté un T-shirt sur lequel était écrit « Nous ne nous tairons pas » en arabe et en anglais.
Six imams aperçus en prière au terminal de l'aéroport de minneapolis s'étaient faits ensuite débarquer de l'avion après qu'un passager ait transmis une note à l'hôtesse de l'air selon laquelle ces hommes s'étaient comportés de manière suspecte à bord.Les imams, menottés interrogés puis relâchés, ont nié les accusations; cinq d'entre eux tentent de régler à l'amiable le contentieux avec US Airways. La compagnie a déclaré que l'équipage avait agi de manière appropriée en faisant évacuer les imams de l'avion.
Keith Ellison, premier Musulman à être élu au Congrès, a été calomnié pour avoir prévu de prêter serment sur un Coran lors de la cérémonie de prise de fonctions.
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Les Arabo-Musulmans interviewés par USA TODAY estiment que les autres Américains doivent comprendre qu'ils prient cinq fois par jour, au travail ou sur la route s'il le faut; qu'ils doivent l 'aumône aux nécessiteux et ont du mal à le faire quand le gouvernement fait fermer les oeuvres caritatives islamiques; les foulards que portent les femmes et les barbes des hommes sont des signes d'observance religieuse et non de méfiance envers les coutumes américaines. Et puis ceci : personne n'a plus à perdre avec une nouvelle attaque terroriste que les Arabes Musulmans.
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Ce qui intimide certains en galvanise d'autres – les incite à voter, à s'exprimer et à revendiquer les libertés américaines exaltées par Franklin Roosevelt et Norman Rockwell. Le résultat est une identité collective clivée explique Imad Hamad de l'Anti-Discrimination Commitee : « Nous sommes dans le brouillard. »
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Daniel Sutherland, chef de la Division des Droits Civiques au Département de la Sécurité Intérieure (Homeland Security) comprend les récriminations des Musulmans Arabes. Pour lui, combattre le terrorisme en respectant les droits civiques est « un challenge difficile. »
Mais Sutherland explique que le gouvernement a besoin de l'aide des Arabes Musulmans Américains pour combattre le terrorisme au niveau national : « La sécurité de la patrie ne sera pas assurée par des personnes qui restent assises dans leur bureau. »

lundi 11 décembre 2006

Olmert admet publiquement que les sionistes possèdent la bombe atomique

Cette bourde, c'est Ehud Olmert le premier ministre sioniste qui l'a commise au cours d'un entretien accordé à une télévision allemande avant la visite qu'il doit effectuer à Berlin.
Le but ce cette visite à Mme Merkel, outre certainement de grapiller quelques sous, est de s'assurer que l'Allemagne maintiendra la pression sur l'Iran en voie de maîtriser la filière nucléaire.
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Avant de commettre sa bourde, Olmert a déclaré sans rire que :
"Israël ne menace aucun pays d'aucune manière et ne l'a jamais fait. L'Iran menace, ouvertement, publiquement et explicitement de rayer Israël de la carte."
puis de demander :
"pouvez-vous faire la comparaison quand ils [l'Iran] aspirent à obtenir des armes nucléaires comme les USA, la France, Israël et la Russie?"
Je vous passe la suite, c'est-à-dire la demande sioniste faite à l'Allemagne pour qu'elle rompe ses importantes relations économiques avec l'Iran au nom des obligations morales de l'Allemagne envers... elle-même. Car l'argument économique ne peut être de mise de la part des Allemands "quand il s'agit de la vie du peuple Juif." La vie des autres, on s'en tape [je me permets de compléter la pensée du premier parmi les sionistes].
Suite à son lapsus, et devant une remarque sur l'éventuel affaiblissement du dossier à charge contre l'Iran que pourrait induire la reconnaissance par les sionistes de leur possession de la bombe, Olmert répond d'une phrase qu'on croirait exhumée du XIXème siècle colonial:
"Vous parlez de pays civilisés [la France, les USA, l'entité sioniste, la Russie et le Royaume-Uni] qui ne menacent pas les règles fondamentales du monde, qui ne menacent pas d'autres pays de recourir à des armes nucléaires pour les détruire. C'est ce qui fait la grande différence"
Les pays suivants ne sont pas cités par olmert, mais je me demande s'il classe la Chine, l'Inde et le Pakistan parmi les pays civilisés. Le fait de les avoir omis ne doit sans doute rien au hasard puisque deux de ces trois pays ne sont pas réputés pour leur caractère démocratique. On pourrait en dire autant de la Russie mais, entre autres qualités, ce pays reste un des plus grands réservoirs humains potentiels pour la colonisation de la Palestine. Le cataloguer comme non civilisé n'irait donc pas sans inconvénients.