samedi 24 février 2007

Des mediums pour retrouver Ben Laden?

D'aucuns diraient que l'invasion de l'Afghanistan, suite aux attentats du 11 septembre 2001, et la traque de Ben Laden sont une des facettes de la lutte de la raison contre le fanatisme et l'obscurantisme.
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L'info que je vous présente ici montre que ce n'est pas tout à fait certain, même en se situant dans le camp des gens pour qui la "raison" prime. De fait, le seul aspect rationnel dans tout ça, c'est le recours à la démarche expérimentale pour valider ou invalider l'efficacité d'un moyen pour détecter Ben laden ou les armes de destruction massive hypothétiquement dissimulées en Irak.
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Le repaire de Ben Laden, les armes des destruction massive irakiennes, c'est comme l'Arlésienne : on en parle beaucoup, on ne les voit jamais.
Justement, comment faire pour voir ce qui est invisible?
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Il faut d'abord supposer que cet invisible existe. Et quand on constate que les techniques utilisées habituellement pour déceler l'invisible (sonars, radars et autres satellites) échouent, on peut essayer les bonnes vieilles méthodes et faire appel aux mediums et aux radiesthésistes.
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Selon l'Evening Standard, c'est ce qu'a voulu faire l'armée de sa Gracieuse Majesté ainsi que l'indiquent des documents déclassifiés du ministère britannique de la défense.

Le ministère de la défense a conduit une expérimentation pour savoir si des volontaires pouvaient « voir » des objets cachés à l'intérieur d'une enveloppe.
Ce qui implique que le ministère espérait que des résultats concluants lui auraient permis d'utiliser des mediums pour « voir à distance » la base de Ben Laden et aussi de trouver des armes de destruction massive en Irak.
Cependant, après avoir dépensé 18 000£ (1£ = environ 1,7 €) aux frais du contribuable, les responsables militaires ont conclu que le recours aux pouvoirs psychiques avait peu d'intérêt pour la défense de la nation et l'étude n'est pas allée plus loin.
Le journal précise que
l'étude avait été menée en 2002, un an après l'invasion de l'Afghanistan et alors que la capacité de Ben Laden à échapper à la capture, un peu comme Houdini, devenait de plus en plus embarrassante pour les commandements britannique et américain.
Le ministère de la défense avait essayé de recruté douze mediums connus qui vantaient leurs aptitudes sur internet, mais quand ils ont tous refusé il a du se tourner vers des volontaires « novices. »
Le rapport, rendu public aux termes de la loi sur la liberté de l'information, montre que 28 % des personnes testées avaient réussi à deviner avec exactitude le contenu des enveloppes, parmi lesquels des photos d'un couteau et de Mère Thérésa.
Mais la plupart des sujets, maintenus dans un endroit secret pour la recherche, étaient désespérément à côté de la plaque.
L'un d'entre eux s'était même assoupi alors qu'il essayait de se concentrer sur le contenu de l'enveloppe.

De la grossièreté sioniste

On peut voir comment, en France, certains semblent avoir envie de faire rouler les tambours de la guerre contre l'Iran accusé de vouloir développer l'arme atomique afin de "rayer l'entité sioniste de la carte."
Sur la question iranienne comme précédemment sur celle de l'Irak, on observe cependant que des journalistes essayent de faire simplement leur travail, c'est-à-dire de recueillir le plus objectivement possible des informations susceptibles d'éclairer les opinions publiques de leurs pays.
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Dans ces moments de grande tension entre l'Iran et la "communauté internationale" 'si on veut bien admettre que les USA, la France, le Royaume-Uni, l'Allemagne et l'entité sioniste sont la dite communauté internationale), la réalisation d'une interview du président Iranien par une certaine Diane Sawyer, journaliste vedette d'ABC, un grand media US, pouvait sembler une bonne idée. Après tout n'est-il pas instructif de savoir ce que quelqu'un a dans la tête avant de la lui défoncer?
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Apparemment ce n'atait pas une bonne idée si on en croit un certain Michael Savage qui anime une des émissions radio les plus écoutées aux USA. Selon M. Savage, ce n'est pas une bonne idée d'interviewer le "Hitler actuel," car à quoi bon chercher à comprendre le point de vue de Hitler du moment que nous savons qu'il assassine des Juifs?
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Le raisonnement de M. Savage se tient, à condition qu'on admette la comparaison entre M. Ahamadinedjad et le Fuhrer. Or à ma connaissance, les autorités iraniennes ne persécutent pas les Juifs, ni en Iran ni ailleurs et n'ont agressé aucun pays tiers.
Après tout, M. Ahmadinedjad n'est que le troisième ou quatrième responsable musulman a avoir été prié de porter le costume d'Adolf Hitler, les autres ayant été je crois Saddam Hussein, Yasser Arafat et le colonel Nasser [le Hitler du Nil].
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Revenons en à Michael Savage : non seulement il n'admet pas que Diane Sawyer soit allée interviewer le Hitler de Téhéran mais il la considère d'autant plus inexcusable qu'elle ne l'a pas une seule fois interpellé sur sa contestation de la réalité de l'holocauste. [elle aurait peut-être même dû faire comme ce journaliste Américain qui, lors d'une interview, tentait d'amener le président Libyen Kaddhafi à reconnaître qu'il était fou].
Je vous propose un peu plus loin un extrait de l'émission de M. Savage consacré au reportage de Mme Sawyer. Dans cette émission, sont diffusés de courts extraits de propos de Mme Sawyer qui donnent à Michel Savage l'occasion d'éructer des grossièretés innomables à l'encontre de cette journaliste.


Au fait, peut-être pensez-vous que Michael Savage est un ces White Anglo Saxon Protestants (WASP) représentatifs de l'Amérique profonde? Je l'ai cru personnellement car la photo de ce type avec son chapeau de cow-boy renforçait en moi l'image de l'Anglo-américain qu'induisait déja son nom : Savage.

Grosse erreur car Michael Savage n'est pas un WASP et il ne s'appelle pas Savage mais Weiner et est né dans une famille juive originaire de Russie. Dans sa biographie on apprend qu'entre autres, il plaide pour une interdiction totale de l'immigration musulmane aux USA.


Comme quoi, il ne suffit pas de reconnaître l'holocauste et de condamner Hitler pour ne pas être une saloperie de raciste. En effet, imaginons que ce Savage ait été musulman ou chrétien et qu'il ait plaidé pour une interdiction totale de l'immigration juive aux USA?

Oui, des voix du monde entier se seraient manifestées pour crier, à juste titre, à l'antisémitisme (au sens de racisme anti-juif). Là c'est le silence radio.
Ma conclusion provisoire : les sionistes se donnent de plus en plus souvent à voir pour ce qu'ils sont réellement tant ils sont sûrs d'eux. Pour l'instant la réalité leur donne raison car ils peuvent en toute impunité médiatique tenir des propos des plus scandaleux. Et c'est vrai ils n'ont honte de rien tellement ils se sentent forts.
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Ils n'oublient qu'une chose, la réalité des média n'est qu'une petite partie d'une réalité qui se dérobe de plus en plus sous leurs pieds et la propagande dans laquelle ils excellent commence à tourner à vide, ne convainquant plus que leurs admirateurs de la sphère politique et médiatique.


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Au cours de son émission de radio à diffusion nationale du 16 février, Michael Savage a affirmé que Diane Sawyer, la correspondante d'ABC News « avait aidé et encouragé » le président iranien Mahmoud Ahmadinedjad pendant une interview durant laquelle, selon Savage, Sawyer avait refusé d'interpeller M. Ahmadinedjad sur ses déclarations niant l'existence de l'holocauste.
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Savage a déclaré : « Voilà que Diane Sawyer va voir Mahmoud Ahmadinedjad et ne lui dit pas même une seule fois, « Comment pouvez-vous nier l'holocauste? Voici les photos des six ou sept millions de Juifs que Hitler a tués. Comment osez-vous faire ça au monde? » Savage a ajouté : « Donc Diane Sawyer, par principee, admet que l'holocauste ne s'est pas produit. » En fait, dans son interview d'Ahmadinedjad, Sawyer avait précisé, « Je ne souhaite pas débattre à nouveau du problème général de l'holocauste – de si comme vous l'avez dit, l'holocauste est un mythe, » avant de demander : « Accepteriez-vous d'aller à Auschwitz et de consulter leur documentation? Vous êtes un scientifique. Accepteriez-vous de jeter un oeil dans le centre de documentation? » Lorsque Ahmadinedjad a répondu : « pensez-vous que ça réglerait un problème quelconque? » Sawyer lui répondit : « Ce serait de l'information pour vous si vous pensez sincèrement que c'est un mythe. »
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Dans la même émission, Savage avait diffusé des extraits sonores de l'édition du 15 février de Good Morning America, l'émission d'ABC dans laquelle Sawyer parlait en détail de son interview d'Ahmadinedjad. Discutant de cette interview, Savage avait déclaré que Sawyer était « dégoûtante » et « pleine de merde » tout en la traitant de manière répétée de « putain de menteuse, » de « prostituée » et de « sorcière. » Il ajoutait, « Je maintiens ces propos, et si vous ne les aimez pas, poursuivez-moi en justice. Amenez-moi devant les tribunaux pour vous avoir qualifiée de putain parce que ce que vous avez fait pour l'audimat c'est de la prostitution intellectuelle ».
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« Savage Nation » touche plus de 8 millions d'auditeurs chaque semaine selon Talkers Magazine, ce qui en fait le troisième talk-show de radio le plus écouté dans le pays après The Rush Limbaugh Show et le Sean Hannity Show.
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Extraits de l'édition du 16 février de The Savage nation sur Talk Radio Network :
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SAVAGE : Diane Sawyer a fait un voyage en Iran où elle a baisé les pieds de Mahmoud Ahmadinedjad. Mon Dieu, elle est dégoûtante.
Voyez-vous, si c'était moi qui commandait, Sawyer aurait vu son passeport confisqué à son retour aux USA. Et son petit sourire satisfait aurait été effacé de son visage au moment de son inculpation, menottes aux poignets, pour avoir aidé et encouragé l'ennemi, le Hitler de notre époque. On aurait relevé ses empreintes digitales et inculpée pour sédition. On aurait vu alors si elle aurait encore eu le petit sourire qu'elle arborait pendant son petit discours. OK?
Voilà Diane Sawyer qui va chez Ahmadinedjad et ne lui dit pas une seule fois, « Comment pouvez-vous nier l'holocauste? Voici les photos des six ou sept millions de Juifs que Hitler a tués. Comment osez-vous faire ça au monde? »
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SAWYER : Je comprends qu'on soit parfois dérouté par ce que nous faisons et le pourquoi de notre présence là-bas, mais même...
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SAVAGE : Oh la ferme! Virez-moi cette sorcière! La ferme! Virez-moi cette sorcière de mon émission.
Nous ne sommes pas déroutés par ce que vous faites, espèce de sorcière. Vous êtes une sorcière. Vous pensez être meilleure que nous tous, c'est ça Diane. Vous pensez que nous sommes déroutés par ce que vous faites et pourquoi vous étiez là-bas? Nous ne sommes pas déroutés par le fait que vous êtes une sorcière de bas-étage qui ferait n'importe quoi pour l'audimat, comme aller à la rencontre du Hitler de notre époque.
Vous êtes une pourriture, une sorcière puante –Je prie Dieu, je prie Dieu qu'un jour vous compreniez à quel point vous êtes tombée bas, Diane Sawyer, quelle vermine de bas étage vous êtes en réalité. Remettez la bande, je veux entendre tout le passage..
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SAWYER : Je comprends qu'on soit parfois dérouté par ce que nous faisons et le pourquoi de notre présence là-bas, mais même nos adversaires ont un point de vue qui leur est propre, et comment parler de cette partie du monde si on ne comprend pas ce qu'ils disent--
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SAVAGE: Vous êtes une putain de menteuse.
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SAWYER: -- et pourquoi ils agissent comme ils le font. Même --
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SAVAGE: Vous êtes une putain de menteuse.
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SAWYER: -- on peut apprendre quelque chose sur pourquoi ils agissent comme ils le font.
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SAVAGE: Vous êtes une putain de menteuse.
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SAWYER : Et nous essayons de rapporter de vraies informations dans ce moment critique pour les gens qui vivent dans cette partie du monde. C'est si compliqué.
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SAVAGE : Vous êtes un tas de merde. Qui croyez-vous tromper? Vous êtes une menteuse et la raison pour laquelle vous avez donné cette interview sur l'entretien [avec le président iranien] c'est parce que vous vous êtes rendu compte de ce que vous avez fait. On vous a dit que les gens ne pouvaient plus vous blairer.
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Je ne sais pas comment il se fait que dans ce pays, une sorcière, une putain comme Diane Sawyer – et je pèse mes mots – pour moi c'est une putain, c'est une putain d'avoir vendu son intelligence de cette manière, se prostitue elle-même pour l'audimat. Elle part et va rendre visite au Hitler de notre époque, Mahmoud Ahmadinedjad, ne l'interpelle pas sur une de ses déclarations, pas une seule, et elle ne le fait que pour l'audimat. Et elle a le culot de rentrer ici et de prétendre que ce qu'elle fait est déroutant ainsi que le motif de sa présence là-bas. A qui croyez-vous parler? Même vos adversaires ont un point de vue qui leur est propre.
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Alors voyons si j'arrive à suivre. On est en 1940 et vous allez voir Adolf Hitler; des gens ont déjà été assassinés, exécutés et torturés à mort dans l'Allemagne nazie et vous dites que même vos adversaires ont un point de vue qui leur est propre? Et comment pouvez-vous traiter de l'Allemagne si vous ne comprenez même pas pourquoi ils disent ce qu'ils disent et pourquoi ils font ce qu'ils font?
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Diane, tout ce que je peux vous dire c'est que vous êtes probablement la créature la plus vile de toute l'histoire des journalistes Américains. Vous êtes probablement la créature la plus vile de toute l'histoire du journalisme américain. Vous m'avez entendu, Diane Sawyer? Dieu veuille que vous m'ayez entendu parce que c'est l'opinion d'un homme. Mais laissez moi vous dire, ce n'est pas seulement l'opinion d'un homme, ce sont des dizaines de millions d'Américains qui savent que vous êtes la pire putain des Etats-Unis d'Amérique.
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Je maintiens mes propos, et si vous ne les aimez pas, poursuivez-moi en justice. Amenez moi devant un tribunal pour vous avoir traitée de putain, parce que vous vous êtes prostituée intellectuellement en faisant ce que vous avez fait. Vous êtes plus basse qu'Anna Nicole Smith à son niveau le plus bas. Vous êtes plus stupide que Paris Hilton et plus superficielle que Lindsay Lohan.
[...]
SAVAGE : Je ne pense pas que Diane ait un ou deux amis juifs à New-New-York prêts à la défendre. Parmi ceux qui dans les media à New-New-York connaîtraient Diane Sawyer, éventuellement de confession juive et pourraient avoir l'occasion de lui dire, « Tu es tombée plus pas que la pire des putains en bas résille qui se trouvent devant le Holland Tunnel à trois heures du matin, et tu pues. » Et si ABC avait un minimum de décence, il la licencierait pour ce qu'elle vient de faire.

vendredi 23 février 2007

A propos de l'Iran, un exemple des pratiques de la presse francophone

Le délai imparti par l'ONU à l'Iran pour suspendre ses activités d'enrichissement de l'uranium arrive à son terme et l'Agence Internationale de l'Energie Atomique (AIEA) vient de communiquer son rapport aux parties concernées, notamment les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU.
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Selon ce rapport, ainsi que le titre le quotidien La Croix, "l'Iran n'a pas cessé ses activités d'enrichissement d'uranium" et contrevient donc à la résolution 1737.
Si le ton du titre de la dépêche reprise par La Croix est neutre, ce n'est pas le cas d'autres media francophones à l'instar du Monde qui titre "L'Iran continue de défier la communauté internationale," du Soir de Bruxelles qui écrit de manière un peu moins pompeuse il est vrai : "L'Iran continue de défier l'Onu."
La palme du titre choc revient, faut-il s'en étonner à Libération qui clame : "Le jusqu'au-boutisme de l'Iran dénoncé par l'AIEA."
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Que l'Iran n'ait pas rempli ses obligations vis-à-vis de la "communauté internationale" ne doit pas nous surprendre. Quant on lit la résolution 1737, on a l'étrange impression de se trouver face à une sorte de texte de déclaration de guerre.
D'autant que cette résolution présente un caractère d'illégalité manifeste car elle demande à l'Iran d'interrompre une activité qu'elle est autorisée à conduire aux termes du Traité de Non Prolifération (TNP) dont cet Etat est signataire.
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On rétorquera que si cet Etat est signataire du TNP, alors il doit montrer sa volonté de le respecter (à la différence de l'entité sioniste qui ne l'a pas signe, n'est-ce-pas Mme Royal?).
A condition cependant que cela ne soit pas rendu impossible. Or c'est précisément ce que les USA flanqués de leurs alliés, c'est-à-dire la France et le Royaume-Uni essentiellement se sont attelés à faire. Exactement comme pour le régime irakien avant que George Bush Jr ne sonne l'hallali et n'envoie ses hordes de soldats et mercenaires écraser l'Irak. On se souvient de la teneur des propos de Hans Blix avant et après avoir son départ de l'AIEA.
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Pour faire simple, un Etat mis dans la situation de l'Iran aujourd'hui, de l'Irak hier, ne peut satisafaire aux obligations édictées par les USA via l'ONU qu'n acceptant d'être mis sous tutelle, en acceptant la présence d'espions dans tous les domaines de ses activités civiles ou militaires et, enfin, en acceptant que ces espions puissent aller fouiller même sous le matelas du chef de l'Etat.
C'est exactement ce qu'ont fait les Américains avant et pendant la guerre qu'ils ont livré à l'Irak.
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Nos journaux semblent avoir la mémoire courte et si le rapport de l'AIEA arrive bien à la conclusion de la non conformation de l'Iran à la résolution onusienne, les titres qu'ils adoptent pour les dépêches qu'ils reproduisent reflètent avant tout la tonalité qu'ils veulent donner à notre lecture des articles. Le but recherché étant de provoquer notre alarme et non notre curiosité.
Nos journaux en ont en effet le mérite exclusif et il se dégage de leurs titres comme un petit parfum de poudre qu'ils voudraient peut-être faire parler à la place de leurs plumes trempées dans le fiel.
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A ma connaissance, aucun de nos journaux francophones ne parle de ceci :
Les renseignements US sur l'Iran ne valent rien selon des sources de l'AIEA
Il ne s'agit pas du titre d'une agence de presse iranienne mais de celui d'un article du quotidien britannique The Guardian. La Grande-bretagne c'est tout près de la France. Un peu trop loin tout de même pour les rédactions du Monde et de Libération. Ci-après une traduction de la première partie de l'article, la seconde correspondant grosso modo à ce qu'on peut trouver sur le dossier iranien dans la presse francophone :
La plupart des informations sur les sites nucléaires iraniens fournies aux inspecteurs de l'ONU par les services d'espionnage américains se sont avérées sans fondement d'après des sources diplomatiques à Vienne (siège de l'AIEA).
Cette assertion, qui n'est pas sans rappeler le fiasco du renseignement avant la guerre contre l'Irak coïncide avec une nette augmentation de la tension internationale au moment où l'AIEA rapporte que l'iran défie un ulltimatum du Conseil de Sécurité de l'ONU sur le gel de son programme nucléaire.
Ce rapport, livré au Conseil de Sécurité par Mohamed Elbaradei, directeur général de l'AIEA, ouvre la voie à des discussions internationales acharnées sur l'imposition de sanctions plus strictes contre l'Iran et accroit la possibilité d'une action militaire des USA contre les sites nucléaires iraniens.
Au coeur du débat on trouve des accusations, lancées par les USA selon lesquelles l'Iran essaye secrètement de développer des armes nucléaires. Cependant, la plupart des informations sur de supposés sites d'armes secrets, fournies par la C.I.A. et d'autres services de renseignements américains, ont abouti à des impasses après examen par des inspecteurs de l'AIEA, selon des sources informées à Vienne.
"Presque tout s'est avéré faux," selon un diplomate en poste à l'AIEA et bien informé des enquêtes de l'agence. "Ils nous ont donné un papier avec une liste de site. [Les inspecteurs] ont donné suite dans une certaine mesure, ils sont allés dans quelques sites militaires, mais il n'y avait aucun signe d'acivités [nucléaires interdites]."
"Désormais les inspecteurs ne foncent pas tête baissée. Il faut que l'information subisse un test de crédibilité."
Une question particulièrement délicate concernait des informations sur des plans de construction d'une tête nucléaire, que la C.I.A. disait avoir trouvé sur un ordinateur portable volé et transmis par un informateur à l'intérieur de l'Iran.
En juillet 2005, des responsables du renseignement américain avaient montré des versions imprimées de ce matériel aux fonctionnnaires de l'AIEA, qui l'avaient jugé suffisamment précis pour être confronté aux Iraniens.
Téhéran avait rejeté ce matériel comme étant une fabrication et on reste encore réservé sur son authenticité à l'AIEA si on en croit des officiels au courant du débat interne à l'agence.
"Tout d'abord, si vous avez un programme clandestin, vous ne le mettez pas dans des ordinateurs portables qui peuvent être escamotés," déclare un officiel. "Toutes les données sont en anglais, ce qui peut sembler raisonnable pour les aspects techniques, mais à un moment donné on pensait qu'il y aurait bien au moins quelques notes en persan. C'est pourquoi il y a des doutes sur la provenance de l'ordinateur."
Les fonctionnaires de l'agence ne font pas de commentaires sur les informations transmises à l'AIEA par des gouvernements étrangers car toutes les aides de ce genre sont confidentielles.
Apparemment à l'AIEA, certains ont envie d'éviter que l'agence soit instrumentalisée à nouveau pour justifier le déclenchement d'une guerre. Sinon comment expliquer que ces gens qui "ne font pas de commentaires" en fassent pour un grand journal anglais?
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Tout le problème est de savoir quel sera le niveau de reprise de ces commentaires dans la presse internationale. Pour ce qui est de la presse française, ce niveau est pour l'instant de zéro, c'est-à-dire le niveau habituel de cette presse.

jeudi 22 février 2007

Une bombe dans le turban, est-ce possible quand on n'est pas musulman?


D'après mes souvenirs, une des caricatures danoises du prophète de l'Islam le représentait avec une bombe dans son turban. Je ne suis pas le seul à m'en rappeler puisque selon une page du site Eath Times datée du 22 février :
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"En Ecosse, un étudiant Sikh a été battu à coups de poings et de pieds par une bande de voyous qui l'accusaient d'avoir une bombe sous son turban.
La bande a agressé Lakhivar Singh, 22 ans et étudiant à la Paisley University, alors qu'il attendait le bus après avoir fini son travail de mise en rayons dans un supermarché où il travaille à temps partiel..
Selon le Daily Record, la semaine dernière, les voyous ont arraché le turban de Singh, l'ont frappé au visage et lui ont donné des coups de pieds alors qu'il était au sol dans un des centres commerciaux de Paisley avant d'être chassés par des agents de sécurité.
'A un moment j'ai cru que j'allais être tué,' déclare Singh qui est arrivé en Ecosse il y a six mois pour suivre un deuxième cycle en finances.
'Toute ma famille est à Mumbai et elle veut que je rentre car elle pense que l'Ecosse n'est plus un endroit sûr pour moi' explique l'étudiant Indien.
'Je me plaisais bien ici et la plupart des gens sont sympathiques, mais maintenant j'ai peur d'aller au travail et je veux seulement rentrer chez moi.'
Une enquête de police est en cours. "
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On voit donc les effets de ces caricatures qui visent une religion dont les adeptes, en Europe, font partie de minorités peu ou pas représentées dans l'espace politique et médiatique où ils sont cependant omniprésents comme objets du discours.
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Le fait qu' un Sikh ne soit pas un Musulman ne fait que souligner, s'il en était besoin, la signification et la portée réelles des caricatures.

dimanche 18 février 2007

Lyon : semaine de solidarité avec la Palestine (du 5 au 9 mars 2007)

Je viens de recevoir de palestine en marche (Lyon) le programme de la semaine de solidarité avec la Palestine. Est-il utile de préciser l'intérêt de cette manifestation? Et que même si la plupart des actions ont lieu sur un campus universitaire, ce programme n'est pas réservé aux seuls étudiants?
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L’Union Générale des étudiants de Palestine (GUPS), le collectif Génération Palestine et le Comité Critique de Réflexion et d’Action Sociale et Solidaire (CCRASS) vous présentent la :
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Semaine de Solidarité avec la Palestine -du 5 au 9 Mars 2007
À l’Institut d’Etudes Politiques de Lyon
14 avenue Berthelot 69007 Lyon
Participation libre
« Rien ne ressemble à Mon Pays »
Exposition

Durant cette semaine, l’IEP accueillera pour vous deux expositions palestiniennes. L’une rassemble des œuvres de plusieurs artistes Palestiniens citoyens de l’Etat d’Israël, Fatma Abu Rumi, Abed Abdi, Ahmad Canaan et Khalil Rayyan. L’autre de la photographe Makbula Nassar, portant sur les villages détruits en 1948 et dont l’objectif était de montrer aux réfugiés de la diaspora palestinienne leur village d’origine.

Expo de Palestine en Marche & GUPS
Lieu : Atrium de l’IEP, rue C. Appleton. Tram 2 Centre Berthelot. Lyon 7ème.

Lundi 05 Mars 2007 18h00 – 20h00
« Des Ponts au-delà du Mur »
Témoignages suite à la mission civile en Palestine
Présentation du projet de séjour pour une solidarité active en Palestine initié par la GUPS et témoignages suite au séjour de cet été de 10 jeunes de « Génération Palestine » de la région lyonnaise.
« Ces camps d'été ont été l'occasion de découvrir par nous-mêmes la réalité du quotidien des palestiniens. Confrontés à l'occupation en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, et aux discriminations subies au sein d'Israël »
Présenté par Génération Palestine
Lieu : Salle 202 de l’IEP, rue C. Appleton. Tram 2 Centre Berthelot. Lyon 7ème.


Mardi 06 Mars 2007, 16h00 – 18h00
« Rêves d’Exil »
Film de la réalisatrice palestinienne May-el-Masri

Du camp de Shatila à Beyrouth à celui de Dheisheh à Bethléem, un gros plan sur deux adolescentes, Mona 13 ans et Manar, 14 ans, qui, séparées par l’exil, vont faire connaissance et se lier d’amitié via l’Internet jusqu’à ce qu’une rencontre soit possible à la faveur des évènements politiques. Tourné après la libération du Sud-Liban de l’occupant israélien et le début de la deuxième Intifada, le film, en témoignant du processus de cette rencontre, questionne les relations entre mémoire, rêve et identité palestinienne.
Réalisateur : May-al-Masri, 2000, 50min,
Suivi d’un débat sur le film
Projeté par Bobinophile
Lieu : Petit Amphi de l’IEP, rue C. Appleton. Tram 2 Centre Berthelot. Lyon 7ème.

Jeudi 08 Mars 2007, 18h00 – 20h00
« Décolonisation en Palestine, de quoi parle-t-on ? »

Conférence en présence de Mme Khoury, déléguée générale et de M. Balawi, responsable de communication de la Délégation générale de la Palestine en France
Le démantèlement de toutes les colonies établies dans les territoires occupés est une des conditions essentielles de l’application du droit international, qui suppose la réappropriation par les Palestiniens de leurs terres et de leurs biens. Pourtant aujourd’hui, l’extension des colonies continue et nous en sommes à 450 000 colons en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Qu’a signifié alors le démantèlement des colonies de la bande de Gaza ? Et comment envisager la décolonisation dans le reste des territoires occupés et notamment à Jérusalem/Al Qods ?
En présence de Mme Hind Khoury et Mr Hassan Balawi et animée par Mr Joni Assi, professeur de géopolitique à l’IEP et venu de l’université de Birzeit en Palestine.
Lieu : Grand Amphi, rue C. Appleton. Tram 2 Centre Berthelot. Lyon 7ème.

Vendredi 09 Mars 2007 dès 19h30
« de l’autre coté du Mur » Soirée culturelle
Avant de clore cette semaine, une petite soirée en compagnie de nos partenaires et ami(e)s avec au programme : poésie, contes, musique, danse (dabka), dégustations, vente de produits palestiniens…
Lieu : Café « De l’autre coté du pont », 25 cours Gambetta. Métro Guillotière. Lyon 3ème.

Lundi 12 Mars 2007 18h00 – 20h00
« Discutons La Palestine » Table ronde

Débat libre entre les étudiants avec interventions de quelques partenaires associatifs de la région lyonnaise autour du thème de la construction de l’image du conflit au proche orient. L’intérêt de cette réflexion commune est de prendre du recul face à certaines idées généralement admises sur le monde arabe notamment à travers le conflit israélo-palestinien et de susciter chez le public une prise de conscience sur les enjeux de la vision occidentale de la question palestinienne.
Lieu : Salle 202, rue C. Appleton. Tram 2 Centre Berthelot. Lyon 7ème.

Participants : Animafac ; Bobinophile ; CCRASS ; Collectif 69 de soutiens au peuple Palestinien ; Etudiants Musulmans de France (EMF) ; Génération Palestine ; GUPS ; Palestine en Marche ; Palestine, terre et culture ; Trace ta route Gamin ; Union Juive Française pour la Paix (UJFP) ;

Profanation du carré où repose le fondateur du sionisme politique

Je vous disais récemment, en me fondant sur une article du Yedioth, qu'on observait actuellement un Regain d'antisémitisme au Proche-Orient, plus précisément dans la "seule démocratie de cette région," expression consacrée chez les sionolâtres pour désigner l'entité sioniste..
Une info publiée dans ce même Yedioth qui reste mon quotidien sioniste préféré confirme cette montée de l'antisémistisme au pays de sion puisqu'il nous apprend que :
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Le Yedioth daté du 18 février 2007 écrit que :
Des employés du cimetière Mont Herzl [à Jérusalem] ont eu la surprise de découvrir que la parcelle funéraire de son fondateur avait été profanée. Des plantes avaient été arrachées et des drapeaux d'israël et de l'Organisation Sioniste mondiale [World Zionist Organization] ont été retrouvés déchirés.C'est le deuxième incident de ce genre en 24 heures et d'après les responsables du cimetière c'est un problème récurrent. Cependant comme les plaintes auprès de la police sont généralement sans effets, il n'y a tout simplement plus de dépôt de plaintes.
Suivent ces propos de Zeev Bielski, le président exécutif de l'Organisation Sioniste Mondiale :
"Ce n'est pas assez de devoir combattre l'antisémitisme et la haine contre Israël dans le monde entier, maintenant nous le subissons également en Israël. Les vandales n'ont pas seulement porté atteinte à la tombe de Herzl mais à toute l'idéologie sioniste."
La police mettra peut-être la main sur le ou les auteurs de cette profanation mais elle ne pourra pas mettre un terme à cette haine principielle qui caractérise le sionisme.
Haine qui se cherchera toujours des cibles, à l'extérieur comme à l'intérieur. Cette profanation n'est certes pas la première et sera probablement suivie par d'autres.
J'ai quand même une suggestion à faire aux représentants du sionisme international : pourquoi nes pas enterrer ce qui reste de cette crapule de Herzl en Hongrie, son pays natal? Où en Autriche, autre patrie de cet Austro-Hongrois?
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Bon, j'attends quand même les cris d'indignation contre cette manifestation d'antisémitisme de la part de nos BHL, de Villepin, Nicolas Sarkozy, Julien Dray etc.

vendredi 16 février 2007

La vie peut devenir impossible quand la population musulmane d'un pays non musulman atteint environ 10 % comme en France

En me promenant sur le site de The angry Arab, je suis tombé sur un article d'un journal australien. Je vous en livre la traduction ci-après. Voilà une lecture édifiante sur les pratiques du sionisme qui consistent à instiller partout le venin de la haine. Remplacez "musulmans" par "juifs" et "Islam" par "Judaïsme" et "université hébraïque" par "université islamique" avant d'en proposer une lecture au CRIF ou à la LICRA pour voir l'effet qu'aurait cet article sur les dirigeants de ces organisations.
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Ah, et tant que vous y êtes remplacez "professeur Israeli" par "professeur Tariq Ramadan."
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Avertissement à l'Australie : limitez l'immigration musulmane
Barney Zwartz, 16/02/2007, Sydney Morning Herald (Australie), traduit de l'anglais par Djazaïri
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La vie peut devenir impossible quand la population musulmane d'un pays non musulman atteint environ 10 % comme on peut le voir en France, affirme un spécialiste juif de l'Islam.
L'édition d'hier de l'Australian Jewish News citait Raphael Israeli pour qui l'Australie devrait limiter l'immigration musulmane ou courir le risque d'être submergée d'Indonésiens.
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Le professeur Israeli a déclaré au Sydney Morning Herald avoir été mal compris. Mais il a affirmé :
« Quand la population musulmane atteint une masse critique vous avez des problèmes. C'est une règle générale qui, si elle s'applique partout, s'applique aussi en Australie. »
Le professeur Israeli qui est un spécialiste d'histoire islamique à l'université hébraïque de Jérusalema été invité en Australie par le Shalom Institute de l'université des Nouvelles Galles du Sud. L'Australia-Israel Jewish Affairs Council co-parraine beaucoup de ses activités.
Selon lui, les immigrés Musulmans ont la réputation de manipuler les valeurs des pays occidentaux, mettant à profit leur hospitalité et leur tolérance.
« Les Grecs, les Italiens ou les Juifs ne recourent pas à la violence. Il n'y a pas de Hilaly Juif ou Italien [allusion à Cheikh Taj el-Din al Hilaly, l'imam controversé de la mosquée lakemba]. Pourquoi? »
NDT : Hilaly, mufti d'Australie auto-proclamé, s'exprimant sur le viol avait comparé les femmes à de la "viande" [en fait il utilisait l'image de la viande présentée sans protection à un chat] d'où son propos selon lequel la femme qui exhibe son corps prend le risque d'être violée. On se souviendra que ce genre de propos, qui a heurté également la communauté musulmane australienne, n'est ni nouveau ni propre aux religieux, fussent-ils musulmans.
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Le professeur Israeli affirme qu'avec l'accroissement de la population musulmane le risque de violence augmente.
« Là où vous avez d'importantes populations musulmanes prêtes à recourir à la violence; vous êtes dans les ennuis. S'ils ne représentent qu'un ou deux pour cent, ils n'osent pas causer de problèmes – ils n'ont pas l'appui d'une communauté importante. Ils savent qu'ils sont noyés dans un environnement non musulman et ils sont amenés à mieux se tenir. »
En Australie, les Musulmans représentent environ 1,5 % de la population.
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Le professeur Israeli explique qu'en France, pays européen qui a la plus forte proportieon de Musulmans, il était déjà trop tard. Il y existe des zones où la police n'ose pas pénétrer, et les militants Musulmans sont en train de modifier le tissu politique, économique et culturel du pays et exigent des politiques antisémites et anti-israéliennes.
« Les français disent qu'ils sont des étrangers dans leur propre pays. C'est un point de non retour.
Si vous allez au conflit, alors que pouvez-vous faire. Vous ne pouvez pas tous les mettre en prison, et de toutes manières, ils ne sont pas tous violents. Vous ne pouvez pas tous les renvoyer. C'est un vrai casse-tête. C'est irréversible. »
Le professeur Israeli dit qu'en Australie quelques imams ont prêché la violence.
« Vous ne devriez pas laisser les imams fondamentalistes venir ici. Contrôlez les 1000 fois avant de les accepter et, après leur entrée, contrôlez ce qu'ils racontent à la mosquée. »
Selon lui, certains musulmans voudraient imposer la sharia (loi islamique) dans leurs pays d'adoption et quand leur propagande ne marche pas ils pratiquent l'intimidation.
Le professeur Israeli explique que son travail est de décrire et non de prescrire. Il ajoute que son avertissement ne concernait pas les migrants, Musulmans compris, qui cherchaient simplement à améliorer leur condition. Tant qu'ils respectent la loi et la démocratie, leur nombre – qu'ils soient Musulmans, Bouddhistes ou Juifs – importait peu. Il le devient quand un groupe accepte la violence.
« Ce ne sont pas des Chrétiens ou des Bouddhistes mais des Musulmans qui ont fait sauter les trains à Londres et à Madrid, c'est donc d'eux qu'il faut se méfier. » a-t-il expliqué.

Pour Keysar Trad, de l'Islamic Friendship Association of Australia,
« Il ne faut pas seulement contrôler les clercs religieux avant l'entrée en Australie mais aussi les universitaires... ce genre de professeurs ne fait que prôner la haine, la suspicion et la division... Il faudrait se pencher non seulement sur ce que cet homme a dit mais aussi sur ceux qui l'ont parrainé, pour voir s'ils approuvent ses propos. »