jeudi 27 avril 2006

Le lobby sioniste c'est ça! Ou comment tuer une deuxième fois Rachel Corrie, cet ange écrasé par l'armée des sauvages.

Article du Toronto Star (Canada), 21 avril 2006 (traduit par Djazaïri, copyleft)
Annulée à New York, la première représentation à Toronto de "Mon nom est Rachel Corrie" est donnée dans un lieu secret.

par Richard OUZOUNIAN, critique de théâtre

Rachel Corrie est née à Washington, a été tuée dans la bande de Gaza, encensée à Londres et censurée à Manhattan.
Maintenant elle est contrainte à la clandestinité à Toronto.

"Mon nom est Rachel Corrie" est une pièce basée sur la vie et les mots d'une militante Américaine de 23 ans qui a péri à Gaza le 16 mars 2003 au cours d'un incident impliquant un bulldozer de l'armée israélienne.
Les amis de Corrie affirment qu'elle a été écrasée délibérément pendant une manifestation politique pacifique. Le côté opposé soutient que le chauffeur du bulldozer ne pouvait pas la voir et que ce n'était qu'un accident.

La représentation new-yorkaise de la pièce a été récemment annulée en raison des craintes que sa position pro-palestinienne n'inquiète la communauté juive dans une période politique difficile.
Cette décision a suscité un débat si vif au niveau international qu'il est devenu nécessaire de garder secret le lieu exact d'une simple lecture du script de la pièce devant une cinquantaine de personnes à l'université de Toronto dans la soirée du dimanche 24 avril.
Mais ce qui étonne dans toute cette affaire est qu'à aucun moment de son histoire cettte pièce n'a été la cause de véritables confrontations ou manifestations.
C'est la crainte de ce qui pourrait arriver qui semble avoir motivé ce qui se passe.
Paul Leishman, qui dirige la lecture de ce dimanche avec la comédienne Marya Delver explique que "la pièce qui visait à explorer la vie d'une jeune fille se retrouve maintenant prise au milieu de problèmes bien plus larges."

Peu de temps après la mort de Rachel Corrie, une série de courriels qu'elle avait rédigés au cours de sa présence à Gaza avaient été publiés dans le journal The Guardian et avaient retenu l'attention du London's Royal Court Theatre. Le théâtre avait alors pris contact avec la famille Corrie qui mit à sa disposition l'ensemble des écrits de leur fille en leur possession depuis ses dix ans.
Le script, compilé par l'acteur Alan Rickman et la journaliste Katherine Viner avait été présenté en avril 2005 à une critique dans l'ensemble enthousiaste.
Dans le Daily Telegraph, Charles Spencer était dans le ton lorsqu'il disait de la pièce qu'elle "était puissante, source de réflexion et profondément émouvante."

Après avoir été jouée à guichets fermés au Royal Court, la pièce est passée dans le West End où elle est toujours à l'affiche. Les droits pour la première création aux USA ont été attribués à James Nicola, responsable du très respecté New-York Theatre Workshop.
Nicola avait programmé la première pour le 22 mars mais, un mois avant cette date, il a écrit au Royal Court pour demander le "report pour une durée indéterminée" de la représentation.
Il s'en est expliqué dans une interview au Guardian : "En écoutant nos communautés à New-York, ce que nous avons entendu est qu'après la maladie d'Ariel Sharon et l'élection du Hamas, nous étions dans une situation délicate. Nous avons réalisé que notre projet de présentation de cette oeuvre pourrait ête perçu comme une prise de position de notre part dans un conflit politique, ce que nous ne voulons pas."
Rickman a été furieux et a immédiatement récupéré les droits, affirmant "C'est de la censure née de la peur."
La bataille qui s'en est suivie s'est menée dans les journaux, à la radio et sur internet.
Certains ont félicité Nicola pour son attitude responsable, l'autres ont vilipendé sa lâcheté."

C'est dans cette atmosphère que Leishman a contacté le Royal Court et a demandé les droits pour une lecture unique - et non pour une durée indéterminée - de la pièce à Toronto.
Leishman est un ancien New-yorkais venu au Canada au milieu des années 90 pour travailler comme assistant de Richard Monette au Stratford Festival.
Après ce travail, il a délaissé quelques temps le théâtre pour exercer dans un cabinet juridique de Toronto.
Mais l'histoire de Rachel Corrie l'a ramené au théâtre.
"Je me rappelle avoir entendu parler de sa mort en 2003" se souvient-il, "comme c'était triste et macabre." Mais il n'avait pas lu le strict avant l'annulation du spectacle et il se l'est alors procuré "pour voir si il y avait quelque chose là dedans pour provoquer toute cette tempête."
Ce qu'il a découvert, c'est "l'histoire d'une jeune femme qui commence par son questionnement sur ce qu'elle devrait faire de sa vie et éprouve un éveil à l'intérêt et à la compassion envers autrui."
Leishman explique qu'environ 40 % du script traite de la vie de Rachel Corrie jusqu'à sa décisin d'aller en Palestine et les 60 % restants du temps qu'elle a passé à Gaza.
Leishman a ressenti qu'il était important que la pièce soit lue dans "une situation neutre de salle de cours car Rachel était étudiante."

Cet espace lui a été donné mais il lui a été demandé de ne pas rendre publics l'heure et le lieu de la lecture, "en raison de l'attraction qu'elle pourrait exercer sur les partisans des deux bords et de leurs réactions imprévisibles."

mercredi 26 avril 2006

Dans l'enfer des prisons israéliennes

Témoignages de Nadi al-asir et appels
Transmis par Palestine en marche (Lyon)

Deux prisonniers palestiniens mineurs enfermés dans la prison de Hasharon (Telmond) ont témoigné sous serment devant l'avocat Hanane al-Khatib avoir été sauvagement traités au cours des interrogatoires infligés par les services de renseignements israéliens.
Les deux prisonniers mineurs sont Abdallah Rafiq Muhammad Daraghme, de Toubas, 17 ans, arrêté le 20 janvier 2006 et Muhammad Muwaffaq Khalil Sharif, 15 ans, de la ville d'al-Khalil, arrêté le 4 avril 2006.
Le détenu mineur Abdallah a déclaré qu'il était sur le chemin vers la vallée du Jourdain. Au barrage de Tayaseer, l'armée d'occupation a arrêté la voiture où il se trouvait avec son ami Ahmad Jaddou', vers 9 heures du matin. Les deux amis sont sauvagement frappés avec les crosses des fusils et piétinés. "Ils nous ont bandé les yeux et attachés les mains dans le dos avec des fils en plastique, et nous ont emmenés vers la colonie de Tayaser jusqu'à 11h du soir, sans nous donner de quoi boire ni manger. Il faisait froid, il pleuvait, mais ils nous obligés à ôter nos manteaux, et nous ont laissé en vêtements légers.
Ensuite, j'ai été transféré au centre de détention de Huwwara, et lorsque le suis arrivé, ils m'ont fouillé à nu, et m'ont enfermé dans une pièce où je suis resté 5 jours. Le centre de Huwwara est très mauvais : ils nous autorisent à aller aux toilettes deux fois par jour, seulement, sinon ils placent une bouteille dans la pièce pour nos besoins.
Puis j'ai été transféré à la prison de Salem, où la situation est encore plus dure qu'à Huwwara. Le nombre de prisonniers était de 10 prisonniers dans la cellule, nous dormions collés les uns aux autres, par terre, les matelas sont sales, nous dormions affamés, car ils nous donnaient très peu à manger. Je suis resté une semaine à Salem. C'est là où j'ai été interrogé, très durement. J'étais interrogé trois heures par jour. J'étais mis en position de shabeh, toute la durée des interrogatoires, les mains et les pieds attachés à une chaise. Au cours de l'interrogatoire, j'étais battu, surtout sur des parties sensibles de mon corps, et les coups pleuvaient dans tous les sens. J'avais très mal. Au cours de l'interrogatoire, aussi, l'instructeur me mettait la tête dans un sac qui sentait mauvais et de temps en temps, il levait le sac puis le remettait. Puis je fus transféré à Ofer, puis Hasharon.

Le second prisonnier mineur, Muhammad, est collégien. "Les forces de l'occupation ont envahi notre maison vers 2 h du matin, elles ont ordonné à tous de sortir, et ont demandé à mon propos. Ils ont pris mon certificat de naissance, et m'ont ligoté les mains à l'arrière par des fils en plastique, et m'ont bandé les yeux.
J'ai été ensuite transféré à Atzion, et au centre de détention, ils m'ont fouillé, tout nu, puis m'ont passé à l'interrogatoire. L'instructeur a commencé, il voulait que j'avoue en échange de ma liberté, et m'a menacé en me disant qu'il me satisferait en me faisant asseoir sur une chaise électrique. J'ai passé deux jours, en position de shabeh, les mains ligotées à l'arrière, avec empêchement de dormir. Chaque fois que je fermais les yeux, ils me réveillaient, je me suis senti très fatigué de ce shabeh pendant deux jours.
Puis j'ai été transféré à la prison de Ascalan, où j'ai passé 5 jours, et l'interrogatoire a duré trois heures par jour. J'étais dans une cellule individuelle, la lumière était allumée 24 heures sur 24, les murs sont rugueux, il est difficile de s'y appuyer. Ils me sortaient pour l'interrogatoire, attaché, et posaient des lunettes noires sur mes yeux.


Participez à la campagne lancée par Defence for Children International - DCI - section Palestine,
et Arab Human Rights Association
pour exiger la libération immédiate des enfants détenus.
Ils sont environ 400 enfants détenus, sans aucun droit, dans les prisons de l'occupation.
Le monde occidental est muet, face à cette grave violation de la part de l'occupant israélien des droits de l'homme, des droits de l'enfant et des conventions de Genève.
http://www.PetitionOnline.com/mzhra/petition.html


La prisonnière Samar Sbeih, détenue alors qu'elle était enceinte de deux mois et torturée par les services des renseignements israéliens, a accouché d'un garçon à l'hôpital Meir / Kfar Saba. L'état de santé du nouveau-né, qui pèse trois kilos, est satisfaisant. Samar a été condamnée à 28 mois de prison. Elle est originaire de Gaza et vivait, avant son arrestation, à Tulkarm. Son bébé sera-t-il aussi emprisonné, comme d'autres bébés avant lui, avec sa mère ?

Signez la pétition exigeant la libération de Said Atabeh, le plus ancien prisonnier palestinien, et tous les prisonniers palestiniens et arabes détenus dans les prisons israéliennes :
Le lien de la pétition est
http://wwwpalestine-solidarite.org/petition_saed.htm

Arrêté le 29 juillet 1977, Saïd est en prison depuis 29 ans, pour avoir résisté contre l'occupation de son pays. Saïd est un combattant de la liberté. Exigeons sa libération immédiate.
Cette campagne pour la libération de Saïd Atabeh est accompagnéé d'une lettre qu'il a adressée à Kofi Anan, secrétaire général de l'ONU, où Saïd questionne sur les raisons du silence international à propos de l'occupation de son pays, des agressions contre les droits humaines. "C'est mon droit de vivre libre dans mon pays", écrit-il dans sa lettre, "Il est incompréhensible de passer cette période si longue en captivité en tant que prisonnier de guerre, rien que parce que le gouvernement israélien tourne le dos aux lois internationales et à la convention de Genève".
Soutenons le juste combat de Saïd Atabeh et exigeons sa libération.

Retour sur la mort d'un ado en Belgique

Le 18 avril j'avais rédigé un post sur la mort de Joe, un adolescent Belge qui avait été assassiné pour un lecteur MP3.
Ce post venait en réaction au commentaire d'un internaute anonyme qui désignait comme coupables probables, en accord avec les premiers témoignages, de jeunes Nord-Africains.
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La police du royaume vient de mettre la main sur un des auteurs et identifié un autre. Il s'agit de jeunes ressortissants Polonais. La presse belge fait le point sur les développements de cette affaire.
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Le racisme anti-arabe perd un cheval de bataille. Espérons simplement qu'il ne lui sera pas substitué un racisme anti-polonais.
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Restent le chagrin d'une famille et une vie détruite.

mardi 25 avril 2006

Pas de Douste c'est tout Boutef

Le discours de Bouteflika à Constantine a suscité une deuxième réaction de Philippe Douste-Blazy, le chef de la diplomatie française.
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Si dans un premier temps il avait surtout évoqué ce qu'il considère être les aspects positifs de la colonisation, cette fois Douste-Blazy s'en est pris plus frontalement aux propos de Bouteflika, lui reprochant de galvauder le terme de génocide, s'appuyant sur les réflexions d'intellectuels comme Primo Levi.
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Certes Primo Levi a été détenu à Auschwitz et à Buchewnwald, ce qui lui donne une légitimité pour parler du vécu en déportation mais ce n'était ni un philosophe, ni un historien non plus qu'un linguiste mais un chimiste. En dehors de la chimie, ses productions sont de l'ordre du témoignage et de la fiction, loin d'une réflexion de type académique ou philosophique sur la notion de génocide.
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Bien entendu, Douste-Blazy s'est fendu de la remarque suivante : "je vois qu'il [Bouteflika] apprécie les médecins français, je vois qu'il apprécie la médecine française, je vois qu'il apprécie les hôpitaux français."
Sur un ton moins amène, Jean-Marie Le Pen, a déclaré à peu près la même chose.
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Il n'est pas indifférent de noter que les propos de Douste-Blazy ont été tenus au cours d'un forum de Radio J. C'est sur le dos de Bouteflika que Douste-Blazy, peu connu pour sa témérité, a pu flatter une fois de plus les sionistes qui contrôlent la plupart des instances et organisations supposées représenter la communauté juive de France.
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Radio J fait partie de l'Association des Radios Juives, dont l'objectif est de "développer le rayonnement du Judaisme, de la culture juive et d'Israel et pour assurer leur pérennité." Il n'est même pas question de la France dans tout ça, du communautarisme exacerbé. Ce n'est pas moi qui le dis, ce sont ces radios qui ne le disent pas.
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Quoi qu'il en soit, la réaction d'Alger n'a pas tardé. Il est intéressant d'observer que cette réaction très dure (il faut dire que l'article de loi sur les aspects positifs de la colonisation a échauffé les esprits en Algérie) n'émane pas d'un membre actuel du gouvernement mais d'Abdelaziz Belkhadem, Secrétaire Général du FLN mais aussi représentant personnel du président Algérien.
Une façon de réagir officieuse qui tout en faisant passer un message clair limite les risques d'une escalade verbale qui serait probablement préjudiciable aux relations entre les deux Etats. Bouteflika est resté un fin diplomate.
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Côté français, comme d'habitude c'est Jacques Chirac lui-même qui s'emploie à limiter les dégâts causés par les impairs de ses coéquipiers ainsi que l'a bien perçu le quotidien algérien L'Expression qui sous-titre un article "Chirac actionne la diplomatie parallèle"

lundi 24 avril 2006

Tony Blair et Georges Bush ont-ils quelque chose à demander à Vanunu?

Saisissez le nom de Vanunu dans la fenêtre recherche actualités de Yahoo et vous obtiendrez seulement cinq entrées.
Vanunu est ce technicien Israélien qui avait dénoncé le programme
nucléaire militaire de l'Etat sioniste. Kidnappé à Rome en 1986 par des agents Israéliens, il a purgé 18 ans de détention. Il n'est actuellement plus prisonnier mais interdit de sortie du territoire.
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"Ca suffit comme ça, Vanunu! Tu ne vois donc pas que nous sommes occupés?"
Dessin de Khalil Bendib

Tout celà bien entendu dans l'indifférence de ces gouvernements et de cette presse qui prétendent que l'Iran défie la communauté internationale en procédant à l'enrichissement de l'uranium, activité autorisée par le Traité de Non Prolifération (TNP) dont l'Iran, contrairement à l'Etat sioniste, est signataire.

Le droit à la vie privée, c'est sacré


Aux USA, on ne plaisante pas avec le droit à la protection de sa vie privée. N'est-ce pas dans ce pays que tous les coups sont permis pendant les campagnes présidentielles?
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La presse quotidienne canadienne expose une sombre affaire d'atteinte à la vie privée. Elle concerne un pilote de guerre US qui, en 2002, avait bombardé par erreur des soldats Canadiens en manoeuvres nocturnes en Afghanistan, tuant quatre d'entre eux et en blessant huit autres.
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Ce pilote intente un procès contre l'armée de l'air de son pays qu'il accuse "d'avoir ruiné sa réputation" en rendant publique la réprimande dont il a fait l'objet. On peut se demander de quelle réputation parle ce pilote? S'il s'agit de sa réputation d'assassin, il devrait au contraire se féliciter de la publicité faite à son action. Comme c'est apparemment un "homme d'honneur" qui estime cette qualité personnelle bafouée, gageons que s'il gagne son procès et obtient les indemnités qu'il demande, il partagera cet argent avec les familles de ses victimes Canadiennes et Afghanes.

dimanche 23 avril 2006

Nicolas Sarkozy n'aime pas la France

Sarkozy, dans sa course éperdue après les électeurs décidés ou tentés par le vote en faveur du Front National ou de Philippe de Villiers a lancé une de ces phrases que son intelligence a le don de sécréter :
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Ces propos visent bien évidemment les personnes d'origine étrangère. Dans sa déclaration ne dit-il pas aussi :
"On en a plus qu'assez d'avoir en permanence le sentiment de s'excuser d'être français. On ne peut pas changer ses lois, ses coutumes parce qu'elles ne plaisent pas à une infime minorité."
De quelles coutumes et de quelles lois ce crétin parle-t-il? Il n'en a pas soufflé mot et pour cause.
Par contre, dans le même discours il évoque l'erreur qu'a été le CPE. Or, il n'a pas échappé à notre ministre que le CPE était cadré par une loi, adoptée certes sans vote mais par une procédure constitutionnelle, avant d'être promulguée par Jacques Chirac puis enterrée définitivement par les députés.
Ce ne sont donc pas ceux qui ont protesté contre cette loi jusqu'à en obtenir le retrait qui sont visés par Sarkozy. Il y a dès lors les gens qui ont le droit de remettre en cause des lois et ceux qui doivent s'en abstenir sous peine d'incitation au départ du territoire français.
Personnellement, je considère que M. Sarkozy n'aime pas la France puisque, entre autres, il a souhaité le changement d'une loi qu'il qualifie lui-même d'erreur. Au cours des mouvements sociaux anti-CPE n'a-t-il pas joué un rôle particulièrement délétère, contribuant à miner l'autorité de l'Etat? Je l'invite donc à ne pas se gêner pour quitter la France, et le plus tôt sera le mieux.