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mardi 28 octobre 2008

Selon Sarkozy (et d'après une source sioniste bien informée) la position d'Obama sur l'Iran serait complètement immature!

Dans des réunions à huis clos, M. Nicolas Sarkozy se laisserait à exprimer sa déception au sujet de la politique d’Obama à l’égard de l’Iran : « complètement immature,» telle serait sa description de la position du sénateur de l’Illinois à ce sujet.
C’est du moins ce que prétend Haaretz, ce quotidien de l’entité sioniste qui se réfère à une source gouvernementale sioniste haut placée. Suffisamment haut sans doute pour savoir ce que dit le président Français lors de réunions à huis clos tenues en France. Je l'avais écrit précédemment : bientôt pour savoir ce qui se passe en France, il faudra se reposer sur la presse sioniste.

Si les informations d’Haaretz sont vraies, elles n’ont pas de quoi nous surprendre de la part d’un président Français qui semble aspirer à succéder à Tony Blair dans le rôle de principal fournisseur de chair à canon pour le compte des néo conservateurs US.
Et vrai ou faux, le contenu de cet article nous montre à quel point les sionistes ont du mal à faire confiance à Barack Obama en dépit des protestations et déclarations de ce dernier en faveur de Sion. En effet, le lobby sait parfaitement qui il tient ou pas : la mesure du contrôle s’effectue en espèces sonnantes et trébuchantes. Et à cette aune, le lobby sioniste sait parfaitement qu’il ne tient pas Obama dont un des aspects les plus innovateurs de la campagne a été la capacité à lever une bonne partie de ses fonds auprès d’une multitude de petits donateurs (issus du peuple autrement dit) pour qui il incarne un véritable espoir de changement.

Leurs espoirs seront-ils déçus? Impossible à dire à l’heure actuelle mais; et pour la première fois, c’est l’incertitude qui semble dominer quant à la future politique d’Obama s’il est élu. Les élections précédentes nous avaient fourni en effet surtout des certitudes quant à la continuation de politiques tant intérieures qu’internationales.

Pour mettre de la sorte ses espoirs dans un Nicolas Sarkozy qui est avant tout un suiviste de l’administration Bush, il faut croire que le lobby sioniste est lui-même dans une incertitude qui lui est difficile à supporter!




Par Barak David, Haaretz (Sionistan) 28 octobre 2008, traduit de l'anglais par Djazaïri
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Le président Français Nicolas Sarkozy est très critique vis-à-vis des positions d’Obama sur l’Iran, selon des informations parvenues au gouvernement israélien.
Sarkozy a émis ses critiques seulement dans des forums tenus à huis clos en France. Mais selon une source gouvernementale israélienne de haut niveau, les informations parvenues à Israël indiquent que Sarkozy considère la position du candidat Démocrate sur l’Iran comme « complètement immature » et constituée de « formulations vides de tout contenu. »
Obama a visité Paris en juillet, et le dossier iranien était au cœur de sa rencontre avec Sarkozy. Lors d’une conférence de presse commune après leur rencontre, Obama avait pressé l’Iran d’accepter les propositions de l’Occident sur son programme nucléaire, déclarant que l’Iran était en train de créer une situation grave qui mettait en danger Israël comme l’Occident.

Selon les informations parvenues à Israël, Sarkozy avait déclaré à Obama lors de cette rencontre que si le président Américain nouvellement élu en novembre modifiait la politique de son pays envers l’Iran, ce serait « très problématique. »

Jusqu’à présent, les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU, plus l’Allemagne, ont essayé de maintenir un front uni sur l’Iran. Mais d’après notre source israélienne de haut niveau, Sarkozy craint qu’Obama puisse « avec arrogance » ignorer les autres membres de ce front et lancer un dialogue direct avec l’Iran sans conditions préalables.

Après leur rencontre de juillet, Sarkozy a exprimé de manière répétée sa déception quant aux positions d’Obama sur l’Iran, concluant qu’elles n’étaient « pas cristallisées, et que, en conséquence, de nombreux problèmes restaient en suspens, » indique la source israélienne. Des conseillers du président Français qui ont tenu des réunions séparées avec des conseillers d’Obama en sont sortis avec des impressions similaires et ont exprimé la même déception.
Selon la source israélienne, Sarkozy envisage d’entamer d’intenses négociations avec la nouvelle administration américaine, qu’elle soit dirigée par Obama ou par le sénateur Républicain McCain, avant même la prise de fonctions du nouveau président en janvier, dans le but de le persuader de poursuivre la politique actuelle sur l‘Iran.
Mais le pessimisme de Sarkozy n’est pas lié à la seule position d’Obama, il découle également de l’attitude générale de la communauté internationale à l’égard du programme nucléaire iranien. Sarkozy pense que la politique des petits pas rendra impossible l’obtention d’un changement de la politique nucléaire de l’Iran.

La communauté française du renseignement considère que l’Iran a déjà obtenu environ 40 % de l’uranium enrichi dont il aurait besoin pour sa première bombe, et qu’au rythme actuel, il obtiendra le reste de l’uranium dont il a besoin au printemps ou à l’été 2009.
Cependant, les services français sont divisés sur ce que l’Iran a l’intention de faire une fois en possession de cet uranium. Un point ce vue est que les Iraniens fabriqueront immédiatement une bombe atomique afin de prouver leur maîtrise technologique. L’autre point de vue est que l’Iran continuera à enrichir de l’uranium sans fabriquer de bombe - au moins jusqu’à disposer de suffisamment d’uranium enrichi pour plusieurs bombes.

vendredi 4 janvier 2008

Le conflit palestino sioniste se caractérise-t-il par l'aspect religieux?

Je réponds par la même occasion au commentaire de Nabil.
En réalité, la situation en Palestine ne me semble pas différer d'autres colonisations de peuplement, c'est à dire que des gens viennent dans une contrée non pour s'y installer et vivre comme les autres et avec eux, en apportant leurs talents éventuels, mais pour dominer et remplacer la population autochtone.
Même la cruauté des sionistes a des précédents : celle des colons Européens en Australie et en Amérique mais aussi en Algérie.
Personnellement je trouve beaucoup de points communs entre la situation en Palestine et celle de l'Algérie coloniale. Dans les deux cas, il y a eu colonisation de peuplement avec l'intention d'éliminer la population autochtone. Dans les deux cas la colonisation s'est dotée d'un appareil idéologico-religieux pour justifier ses agissements. Les Juifs puisent dans leur Talmud comme d'autres ont puisé dans les évangiles ou dans la philosophie des Lumières. La différence vient surtout du fait que les sionistes prennent la notion de peuple élu dans un sens bassement matérialiste. C'est que le sionisme, à défaut d'être une merveille de philosophie, est tout simplement une saloperie d'idéologie coloniale, raciste par essence. C'est ce que ces jeunes dénonçaient quand ils parlaient de l'entité sioniste comme d'un endroit spirituellement vide.
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Dans les deux cas, en Algérie comme en Palestine, on a noté une sorte de fatalisme de la population colonisée devant la barbarie du colonisateur. Lutter contre un colonialisme de cette nature demande une énergie dont aucun peuple n'a fait l'économie, le peuple Palestinien pas plus que d'autres avant lui.
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Les parallèles ne s'arrêtent pas là. Avec ses deux mouvements politiques que sont le Hamas et l'OLP, la Palestine se trouve d'une certaine manière dans une situation proche de celle qu'a connu l'Algérie en 1954 avec le FLN d'une part et le MNA d'autre part. Le fait que le colonisateur encourage l'un aux dépends de l'autre est pour moi un signe positif des manoeuvres auxquelles ce dernier est réduit pour tenter de venir à bout du peuple indigène.
Ce qui caractérise par contre en propre la situation de Palestine, c'est que le peuple indigène n'est plus majoritaire dans le territoire qui lui a été ôté par l'ONU. En matière coloniale, la question démographique est cruciale et elle condamne en définitive l'entité et les responsables de l'entité le savent bien. Mais en bons gangsters qu'ils sont, ils préfèreront mettre le feu au pays avant de le quitter pour rejoindre leurs mères patries comme l'ont fait les membres de l'OAS.
Autre parallèle, le fait que même si l'entité sioniste ne se présente pas comme l'annexe d'une métropole [elle a un drapeau, siège à l'ONU etc.] elle est bien l'annexe d'une métropole, les USA en l'occurence. Mais pour l'instant c'est le lobby colonial sioniste qui fait la pluie et le beau temps à Washington comme Barack Obama [en passant, on se croirait dans une salle de ventes aux enchères] s'en est aperçu, lui qui est passé à la vitesse éclair d'une position nettement pro palestinienne à un soutien franc et massif à l'entité sioniste. Il y a là en fait peut être encore un point commun de plus avec l'Algérie colonisée : la situation n'était-elle pas la même en France avant que de Gaulle y mette bon ordre?
Personnellement je me refuse à avoir une approche culturaliste ou religieuse du conflit palestino sioniste qui obéit fondamentalement aux mêmes contraintes que tous les conflits coloniaux. Par contre, il importe pour éclairer les opinions peu au fait de la problématique de la région de leur exposer ce qu'est l'idéologie sioniste comme cela avait été fait auparavant quand il s'agissait d'exposer pour en montrer l'iniquité les idéologies coloniales.