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samedi 7 janvier 2012

Untouchable


La Grande Bretagne est un pays vraiment étonnant qui a été récemment le cadre d’un énorme scandale politique qui a été à l’origine de la démission d’un ministre de la défense, excusez du peu ! Et s’il n’avait pas démissionné, le premier ministre n’aurait eu d’autre choix que de le limoger.

Ce scandale a été l’occasion pour l’opinion britannique de constater l’influence du lobby sioniste sur la politique étrangère de son pays. J’ai traité à plusieurs reprises de ce scandale dans lequel Liam Fox, le ministre de la défense s’avérait être sous la coupe d’officines sionistes par le truchement de son [petit] ami Adam Werritty qui se faisait passer pour son conseiller officiel.
Cette affaire, comme d’autres impliquant le lobby sionisme, n’a pourtant été qu’une montagne accouchant d’une souris de plus et  il ne débouchera sur aucun aggiornamento du fonctionnement de la «démocratie» britannique.

Le paradoxe étant que ce sont maintenant ceux qui demandent la vérité complète sur ce scandale, dont le rôle pour le moins trouble de l’ambassadeur de Grande Bretagne auprès de l’entité sioniste, qui se trouvent mis sur le banc des accusés pour… antisémitisme.

C’est du moins le cas du député Paul Flynn qui a été sommé de présenter ses excuses pour ses propos par lesquels il s’interrogeait sur les allégeances de Matthew Gould, ambassadeur à Tel Aviv qui n’a jamais fait mystère de son ardeur sioniste et était proche de la paire Werritty/Fox.
Ce qui aurait dû suffire à sceller son destin, mais il n’en a rien été !

Ajoutez l’affaire de ce jeune député qui participait à une fête où son hôte était vêtu en costume nazi, il y a bien de quoi, ainsi que le titre le Toronto Star, justifier une formation sur l’antisémitisme à l’intention des parlementaires du Royaume Uni.
Peu importe si cette formation était en fait programmée bien avant les deux incidents en question



Par Lesley Ciarula Taylor, The Toronto Star (Canada) 6 janvier 2012

Un groupe parlementaire britannique va organiser des séminaires sur l’antisémitisme suite à la participation d’un député à une fête d’enterrement de la vie de garçon avec une thématique nazie et à des interrogations sur l’ambassadeur de Grande Bretagne en Israël soulevées par un autre.

 «On aurait pu penser que des gens engages dans la vie publique étaient beaucoup plus sensibles à ces questions,» a déclaré ce vendredi au Star Danny Stone, directeur de la Parliamentary Committee Against anti-Semitism Foundation.

“Certaines personnes ont besoin d’aide pour comprendre correctement ce débat.”

Les séminaires facultatifs devraient commencer le mois prochain à travers le groupe parlementaire interpartis contre l’antisémitisme, un groupe politique soutenu par la fondation dirigée par Stone.
Les séminaires, animés par le Pears Institute for the Study of anti-Semitism au Birbeck College de Londres, avaient été programmés avant les incidents, explique Stone, mais ces derniers en soulignent la nécessité.

Le député conservateur Aiden Burley, 32 ans, a été limogé de ses fonctions d’assistant à la ministre des transports Justine Greening après qu’un journal britannique l’ait photographié avec ces amis à la fête.

Le fiancé, Mark (Marc?) Fournier avait pose pour les photographes du journal vêtu d’un uniforme de la SS nazie de le deuxième guerre mondiale pendant sa fête du 3 décembre dans un restaurant des Alpes françaises. Les invités avaient aussi scandé des noms d’officiers nazis et porté des toasts au troisième Reich.

Les services du procureur local en France enquêtent sur l’incident, selon la presse française. Porter des uniformes nazis est illégal en France.

“Il n’y a pas d’excuses à ma conduite stupide,” a déclaré Burley dans un long communiqué publié la veille de Noël. Il a démenti avoir pris part aux chants ou aux toasts.
 «Il est difficile de comprendre pourquoi quelqu’un aurait pu supporter ça,» a déclaré Stone au sujet de Burley. « Il aurait dû s’en aller tout de suite.»

Dans le cas des interrogations du député Paul Flynn sur les loyautés de l’ambassadeur en Israël Matthew Gould, Stone a déclaré, «Je pense sincèrement qu’il ne comprenait pas en quoi elles sont choquantes.»

Flynn s’est également excusé

 «Des propos que j’ai exprimés de façon maladroite ont causé colère et peine,» a-t-il dit. « Des amis que je respecte énormément m’ont exhorté à retirer mes propos et à m’excuser. Ce que je suis heureux de faire.»

Lors d’une enquête parlementaire le mois dernier, Flynn avait demandé si toute une série de rencontres auxquelles participaient Liam Fox, Adam Werrity, Gould et des Israéliens pouvaient être l’origine d’un plan pour attaquer l’Iran. Fox a été contraint de démissionner de son poste de ministre de la défense après les révélations sur son amitié intime avec Werritty dont les voyages avec Fox étaient financés en partie par des partisans d’Israël..
Gould était un “sioniste autoproclamé” avait déclaré Flynn, et deux des habitants de la circonscription de Flynn emprisonnés en Israël s’étaient plaints que Gould semblait plus agir au nom d’Israël qu’n celui de la Grande Bretagne quand il leur avait rendu visite.

Flynn a noté ces échanges sur son blog.

Dans des propos ultérieurs tenus à la Jewish Chronicle, Flynn a déclaré que les ambassadeurs Britanniques en Israël n’avaient auparavant jamais été Juifs parce que la Grande Bretagne avait besoin de « quelqu’un avec des racines au Royaume Uni qui ne peut pas être accusé d’avoir une loyauté juive. » dans le même entretien Flynn expliquait qu’il fallait faire de même par exemple pour une ambassade en Pologne quand le diplomate est d’origine polonaise, NdT]

Les députés “sont contre le racisme et l’antisémitisme en principe, mais ils ont besoin d’aide pour comprendre correctement ce débat,” a déclaré Stone.

vendredi 25 novembre 2011

Royaume Uni: nouvelles révélations sur l'emprise du lobby sioniste

Le scandale de l'emprise du lobby sioniste, révélé d'abord par l'affaire Adam Werritty, s’étend en Grande Bretagne avec les informations sur la dépendance financière du parti Conservateur de David Cameron vis-à-vis des fortunes qui dominent la City. Parmi ces fortunes, se trouvent en bonne place des représentants du lobby sioniste, ces fameux milliardaires qui possèdent l’entité sioniste mais aussi certains gouvernements comme celui de Grande Bretagne ou des Etats Unis
Pour être juste, dans les deux derniers cas, ils sont seulement copropriétaires et s’intéressent surtout aux parcelles qui ont à voir avec le destin du sionisme.

Ces gens, nous le savons, agissent pour orienter la presse dans le sens de leurs intérêts et ils font la même chose avec les gouvernements. Ces lobbyistes sionistes qui tenaient par l’argent et par les couilles (au sens propre du terme) l’ex ministre de la défense britannique Liam Fox, tiennent aussi fermement la parti Conservateur par les cordons de la bourse.


Liam Fox et Adam Werritty au temps du bonheur
Il y a des contreparties bien sûr, qui consistent par exemple à pouvoir discuter avec des membres d’un gouvernement des questions qui les intéressent et, là aussi, orienter l’action, si ce n’est le discours, des autorités. C’est ainsi que des gens comme Catherine Ashton en Europe, ou Barack Obama aux USA, ne cessent de démentir par leurs actions les principes auxquels ils disent être attachés.

Le scandale BICOM est sans doute d’une ampleur équivalente au scandale Murdoch qui a éclaté juste un peu avant. Comme vous le savez sans doute, Rupert Murdoch, ce magnat de la presse, propriétaire du Times et du New York Post entre autres, est aussi un sioniste des plus fanatiques. Et dans l’affaire Murdoch, le fameux dossier des écoutes illicites n’est que la partie émergée, la plus répugnante certes, d’une machine d’immixtion dans les plus hautes sphères gouvernementales.
Face à ce double scandale, David Cameron reste impavide, droit dans ses bottes, prêt à apporter la démocratie par la force des armes partout où les sionistes et les USA lui demanderont de le faire.

Il devrait commencer chez lui, en démissionnant, en dissolvant son parti corrompu et laisser la justice se charger des agents d’influence et de leurs clients.
Il y a quelque chose se stupéfiant à lire, en fin d’article, le propos de cette dirigeante qui critique la dépendance du parti travailliste vis-à-vis des syndicats de travailleurs (c’est-à-dire de millions de cotisants) tandis qu’elle se trouve fort aise de voir son propre parti dépendre de quelques grosses fortunes.

Trois donateurs qui avaient contribué au financement des voyages de l’ami de l’ex ministre de la défense Liam Fox avaient aussi donné de l’argent au parti Conservateur.
Par Rajeev Syal, The Guardian (UK) 23 novembre 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri

Trois donateurs qui avaient contribué au financement des voyages du meilleur ami de Liam Fox avaient aussi donné de l’argent aux Tories (conservateurs) durant les semaines qui ont abouti à la démission du ministre de la défense, indiquent de nouvelles informations.
Michael Lewis, qui dirige Oceana Investments et a été directeur de l’organisation de lobbying pro-israélien BICOM, Mick Davis, le PDG de Xstrata et Poju Zabludowicz, un des principaux fondateurs de BICOM, ont donné une somme totalisant 84 900 euros aux Tories dans les trois mois avant septembre.
Tous trois ont participé au financement de Pargav, la compagnie qui a payé plus de 162 498 euros pour les vols en première classe et les hôtels cinq étoiles d’Adam Werritty.
Fox a démissionné en octobre suite à des allégations selon lesquelles il avait donné à son ami intime Adam Werritty l’accès au ministère de la défense et lui avait permis de le rejoindre dans des voyages officiels à l’étranger.
Les dons au parti sont apparus dans des données rendues publiques par la Commission Electorale ce mercredi. Lewis a donné 11 600 euros au siège du parti conservateur en septembre. Sa société Oceana état citée dans le rapport O’Donnell comme ayant financé Pargav.
Davis a donné 56 200 euros au siège du parti Conservateur, 5 800  euros à l’association des Conservateurs de Harlow et 8700 euros au bureau du ministre de l’éducation Michael Gove entre juillet et septembre.
Zabludowicz a donné 2550 euro au parti dans la circonscription de Finchley et Golders Green. Son entreprise Tamares donnait de l’argent à Pargav.
Davis, 52 ans, est président de l’ Jewish Israel Appeal, une organisation caritative qui répartit ses contributions entre des oeuvres de bienfaisance au Royaume Uni et en Israël. Davis figure parmi les plus grosses rémunérations du FTSE (similaire au CAC 40 français) et perçu  24,7 millions  d’euros l’an dernier.
Davis, Lewis et Zabludowicz ont été précédemment cités comme d’importants donateurs du parti Conservateur. Davis a donné 175 000 euros au siège central du parti Conservateur ces 21 derniers mois, selon les registres de la commission électorale.
En juin, Davis figurait avec Zabludowicz, le président de BICOM,  dans une délégation qui avait rencontré le ministre des affaires étrangères William Hague pour discuter de l’impact du printemps arabe sur Israël.
Kevan Jones, minister de la defense du cabinet fantôme travailliste, a déclaré : « Il est clair que les gens qui finançaient Adam Werritty subventionnent le parti Conservateur.
“Subsistent d’importantes questions qur qui savait quoi et quand au sujet du financement des activités de Pargav.
“Il y a eu un scandale lié au lobbying au coeur du gouvernement de David Cameron et nous n’avons toujours pas une connaissance de l’ensemble des faits. Tant que nous n’aurons pas cette connaissance, la suspicion au sujet de ces donateurs persistera., » a-t-il dit.
Les chiffres de la commission électorale posent de nouvelles questions difficiles aux Tories sur la dépendance de ce parti à l’égard des financiers de la City.
More than £1m, 42.6% of the party's donations over the three month period, came from City backers according to figures released by Labour. Donors include Adrian Beecroft, who gave £50,000. He wrote a report for the government this month calling for employers to be given the right to sack unproductive employees without explanation.
Plus d’1,5 million d’euros, 42,6 % des dons au parti sur la période de trois mois considérée venaient de soutiens à la City, selon des chiffres divulgués par le parti travailliste. Parmi les donateurs, Adrian Beecroft qui a donné 58 000 euros. Il a rédigé un rapport au gouvernement ce mois-ci pour demander que les employeurs obtiennent le droit de renvoyer sans explication les salaries improductifs.
Le parti travailliste a dépassé de 30 %les Tories dans le recueil de financements et été, montrent les chiffres officiels.
Les dons ont totalise 3 110 000 euros pour l’opposition à comparer avec les 3 200 000 euros réunis par les conservateurs.
Près de 90 % des dons recueillis par les travaillistes, soit 3 660 000 euros, viennent des syndicats.
Lady Warsi, la co-présidente du parti Conservateur a déclaré: “Les syndicats ont été décisifs pour l’élection d’Ed Miliband à la tête du parti et il est maintenant évident que le parti travailliste devient de plus en plus dépendant des syndicats pour maintenir la parti à flot.
“Ed Miliband devrait arrêter d’être faible pour condamner les grèves, mais sa dépendance à l’égard des plus plus gros intérêts particuliers de la vie politique britannique actuelle montre clairement qu’il n’en sera rien. »

dimanche 30 octobre 2011

Prétexte pour parler (un peu) de "The Wandering Who" de Gilad Atzmon


Un texte de Gilad Atzmon dans lequel il nous fait part de son inquiétude quant au risque d’une guerre totale au Moyen orient, voire d’un conflit mondial par la faute du bellicisme des dirigeants sionistes, qu’ils se trouvent à Tel Aviv, à Londres ou ailleurs.
Il est vrai que les sionistes comptent sur le parapluie américain, un peu comme le roque qui compte sur le secours de son maître après avoir mordu un berger allemand.
J’ai remplacé l’expression « lobby juif » par « lobby sioniste ». Je comprends parfaitement pourquoi Atzmon a fait le choix de cette expression mais je préfère éviter des simplifications excessives qui ne sont pas du tout dans son esprit.

A propos d’esprit, je suis en train de terminer la lecture du livre d’Atzmon, « The Wandering Who», une approche assez limpide et éclairante de la problématique qui est au cœur du drame du Proche Orient.
Sauf erreur de ma part, Atzmon ne cite pas Israel Shahak dans son livre qui donne pourtant nettement l’impression d’être dans la même logique que « Histoire Juive, Religion Juive » de Shahak.

Dans un entretien accordé à Sylvia Cattori, Atzmon déclare d’ailleurs s’inscrire explicitement dans les traces d’Israel Shahak.
Comme pour  ce dernier, choqué par une scène à laquelle il assiste dans la rue, le cheminement d’Atzmon commence par une expérience vécue alors qu’il était dans l’armée sioniste.
Gilad Atzmon ne s’étend pas tant sur les ressorts religieux du sionisme, ces derniers ayant été exposés longuement dans le livre de Shahak, mais il offre par contre une analyse sociale et psychologique du sionisme avec une méthodologie dont l’application n’est pas réservée aux Juifs en tant que groupe minoritaire mais peut intéresser tous les groupes sociaux ou ethniques minoritaires.
C’est là sans doute à mon avis l’originalité et la puissance de ce travail qui ouvre de nouveaux horizons pour la compréhension non seulement du sionisme mais aussi de la dynamique des minorités.

Le livre d’Atzmon semble bien se vendre puisque j’ai dû m’adresser à trois librairies différentes pour en trouver une qui n’avait pas épuisé son stock.

Gilad Atzmon (désolé, je préfère l'accordéon au saxophone)

Par Gilad Atzmon, 29 octobre 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri

Selon Ynet, le premier ministre Benjamin Netanyahou et le minister de la defense Ehud Barak sont très préoccupés par la «menace iranienne ». Le yediot Aharont, le plus fort tirage de la presse israélienne, a rapporté cette semaine que Barak et Netanyahou poussent pour une action contre l’Iran.
Selon le chroniqueur Israélien bien connu Nahum Barnea, les hiérarques des forces armées et du Mossad sont opposées à une action contre l’Iran pour le moment.

L’ancien chef du Mossad,, Meir Dagan, avait déclaré auparavant qu’une attaque aérienne contre l’Iran était une “idée stupide” et averti des conséquences désastreuses qui résulteraient d’une telle action – une guerre régionale totale. A ce qu’il semble, Dagan a perdu son poste pour avoir exprimé son point de vue sur cette question.

On a l’impression qu’Israël prépare le terrain pour une attaque contre l’Iran qui dégénèrerait probablement dans un atroce conflit mondial. Les dirigeants israéliens semblent avoir du mal à saisir le sens de tout cela. Ces dirigeants ont réussi à se tailler la réputation d’être imperméables aux notions de culpabilité et de responsabilité. Ils sont fondamentalement incapables de comprendre les conséquences de leurs actes.

Mais bien plus pénible encore, est l’idée que les lobbies sionistes dans le monde sont aussi loin d’être responsables de leurs actes. Liam Fox, qui a démissionné la semaine dernière du poste de ministre de la défense, était fortement soutenu par le lobby sioniste. Il s’était fait aussi l’avocat enthousiaste d’une attaque contre l’Iran. La question de savoir si Fox était un ‘agent du Mossad’, une « marionnette du lobby sioniste ou même seulement un ‘idiot utile’ n’est pas encore tranchée. Il est par contre évident qu’il servait les intérêts israéliens chez nous.

Mais il n’était pas seul, actuellement 80 % des parlementaires du parti au pouvoir sont membres de Conservative Friends of Israel [Conservateurs amis de l’entité sioniste].

Le moment n’est-il pas venu de de s’éloigner autant que possible de Jérusalem et de ses larbins ? 

Conservateurs ou Travaillistes, le lobby sioniste les a dans sa poche


Je vous ai parlé récemment du scandale Adam Werritty, du nom de ce jeune homme dont l’amitié particulière qu’éprouvait pour lui Liam Fox, ministre Britannique de la défense, avait été exploitée par le lobby sioniste et le Mossad.
En conséquence, et au grand dam de David Cameron pour qui c’était cependant un moindre mal, Liam Fox a dû démissionner du gouvernement.

Ce scandale énorme intervient après l’autre scandale, celui lié à Rupert Murdoch, ce magnat de la presse d’origine australienne qui est aussi ne pièce importante du lobby sioniste.
Dans les deux cas, le gouvernement de David Cameron s’en tire cependant plutôt à très bon compte car, ainsi que je vous l’avais dit, il n’y a pas de volonté de l’autre côté de la Manche d’aller trop loin dans l’examen de la pénétration de l’appareil politique par les officines sionistes.
Pour la bonne raison que les deux grands partis politiques de Grande Bretagne, le parti Conservateur et le parti travailliste, sont largement pénétrés par ce lobby et que de ce fait, ni l’un ni l’autre n’ont intérêt à ce que tout soit mis sur la table et exposé à des citoyens Britanniques qui en resteraient certainement pantois.

Un article de David Cronin paru dansThe Electronic Intifada montre justement que des membres du parti travailliste, et non des moindres, mangent au même râtelier qu’Adam Werritty et Liam Fox.

Des informations sont bien entendu portées à la connaissance de l’opinion, mais dans un habillage médiatique qui tend à les relativiser, le scandale Murdoch se réduisant finalement pour le grand public à celui d’écoutes illicites et sordides pour une presse de caniveau. Cette dimension était certes présente dans le scandale Murdoch, et était la plus immédiatement source de malaise, mais ce n’était pas la plus importante à côté des relations de Murdoch et de ses hommes avec les strates les plus élevées du pouvoir…ou de l’opposition.

par David Cronin, The Electronic Intifada, 28 octobre 2011 traduit de l’anglais apr Djazaïri

Le parti travailliste britannique a récemment essayé de se rénover après avoir été 13 années au pouvoir. Pendant sa conférence annuelle du mois dernier, le propos le plus marquant de son chef, Ed Miliband, a été de dire «Je ne suis pas Tony Blair.»
Cette volonté de changement ne semple pas avoir affecté la position du Labour Party sur le Moyen Orient. John Spellar, ministre des affaires étrangères du cabinet fantôme, est en relation très étroite avec le lobby pro-israélien à Londres.

John Spellar

Une lecture de la déclaration d’intérêts de Spellar montre qu’il  s’est rendu en février à la conférence sur la sécurité d’Herzliya, un des principaux événements du calendrier politique israélien. Ses frais de transport et d’hébergement (estimés au total à 3 170 dollars) avaient été pris en charge par David menton, un dirigeant du Britain Israel Research Center (BICOM). Comme il le dit lui-même, cet organisme de lobbying est «dédié à la création d’un environnement plus favorable à Israël en Grande Bretagne.»

Grace à une source que je ne nommerai pas, j’ai aussi appris que Linda Smith, la chercheur-documentaliste de Spellar fait aussi équipe avec un des membres de BICOM, Luke Akehurst (un ancien spécialiste de la communication, un spin doctor de l’industrie de l’armement). Smith et Akehurst sont tous deux membres travaillistes du conseil municipal de Hackney dans l’agglomération londonienne.

Linda Smith
J’ai envoyé un courriel à Smith en début de journée pour lui demander si son point de vue sue le Moyen Orient était différent de celui d’Akehurst mais je n’ai pas reçu de réponse. Spellar n’a pas répondu non plus à une demande de commentaires.

Le lobby au centre du scandale de la démission

Ces informations sur les liens de Spellar avec BICOM s’avèrent des plus significatives  compte tenu du rôle de cette organisation dans la récente démission de Liam Fox du poste de ministre de la défense. Fox, qui est membre du parti conservateur, s’est trouvé en grande difficulté devant la révélation du fait que son ami intime Adam Werritty se faisait passer pour son conseiller officiel pendant des voyages officiels à l’étranger alors que le gouvernement britannique ne lui avait absolument pas attribué une telle fonction. Le journal The Guardian a révélé que le train de vie luxueux de Werritty était subventionné par trois riches sionsistes.
.
Parmi eux, se trouvait Poju Zabludowicz, le president de BICOM. Quand Werritty a assisté à la conférence de Herzliya en 2009, ses frais avaient été pris en charge par BICOM.
David Menton, l’homme qui a payé la facture pour le voyage de Spellar en israël au début de cette année, est associé en affaires avec Zabludowicz, un milliardaire qui possède une partie non négligeable de Las Vegas. Menton est le fondateur de Synova Capital, une société d’investissement privée. Selon le site web de Synova, l’investisseur qui constitue  la «pierre angulaire» de ce fonds d’investissement est le groupe Tamares qui est dirigé par Zabludowicz.

J’ai été intrigué par la lecture d’un article de Spellar dans lequel il vantait l’affinité du labour avec les pauvres. On a du mal à concilier cette posture avec son goût pour les banquets financés par un riche partisan d’Israël, un Etat qui nie ses droits les plus élémentaires à tout un peuple.

mercredi 19 octobre 2011

Liam Fox, un ministre de la défense qui facilite la fuite de technologies au profit du Mossad


En préambule, je précise pour les lecteurs sionistes, dont Philippe le bel abruti,que c'est par pur antisémitisme que MM. Liam Fox et Adam Werritty  ont trahi la Grande Bretagne en se confiant au Mossad et que M. Werritty a accepté de l'argent de généreux donateurs dont la principale préoccupation est de soutenir l'entité sioniste.
Ils doivent être condamnés non seulement pour haute trahison mais aussi pour avoir soutiré de l'argent à des millionnaires sur la base du simple fait que ces derniers étaient Juifs. Ce qu'on appelle de l'antisémitisme aggravé et qui nous rappelle l'entreprise de spoliation des juifs par la France de Vichy.

Ceci dit,je pense que c’est le dernier post que je ferai sur l’affaire Liam Fox – Adam Werritty. Cette affaire d’une gravité extrême pour le Royaume Uni fait couler beaucoup d’encre dans ce pays où la presse semble insister sur les liens de ce couple singulier avec le Mossad, soit directement, comme lors de cette rencontre avec Meir Dagan le chef de ce service secret, soit par l’intermédiaires d’officines et de ‘généreux’ sponsors qui agissent dans le sens de leur fidélité unique qui va au sionisme, et à rien d’autre.
Le Daily Mail nous propose un article axé d’abord sur la façon dont le dirigeant d’une société de capital risque orientée vers le développement et la commercialisation d’applications issues des laboratoires militaires britanniques a été grugé par le tandem Liam Fox – Adam Werritty et a donné des informations sensibles qui sont maintenant sur les bureaux des agents du Mossad.
Mais je vous rassure, cette affaire ne servira de leçon ni en Grande Bretagne ni dans aucun des pays qui croient avoir l’amitié du régime sioniste. La propagande sioniste va probablement sinon réussir à étouffer cette affaire, du moins à réduire sa portée et à la précipiter au plus vite dans l’oubli. Une enquête interne conclut d’ailleurs à une entorse à l’éthique, un conflit d’intérêts mais dans enrichissement personnel. Alors qu’il s’agit d’un problème d’indépendance et de sécurité nationales, on croit rêver…
D’autant qu’en Grande Bretagne, les conservateurs comme leurs pseudo opposants travaillistes picorent dans la même main.

Voyez comment aux Etats Unis, malgré l‘affaire Pollard et d’autres à peine moins graves, on continue à clamer haut et fort le lien « unbreakable » avec les sionistes. Certes, ces gouvernements occidentaux sont tenus par une laisse dont ils ne sont pas près de se défaire.

Et s’ils vendent ma technologie à mes ennemis ?
Par David Rose, The Daily Mail (UK) 16 octobre 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri

Adam Werritty s’s servi de ses relations avec Liam Fox pour obtenir les détails techniques hautement sensibles d’un système de communications utilisé par les forces spéciales de la coalition en Afghanistan.

Harvey Boulter, un investisseur en capital-rique établi à Dubaï a déclaré n’avoir révélé des informations sur le système seulement parce que M. Werritty lui avait affirmé être un conseiller officiel au ministère de la défense.
M. Boulter explique: ‘Je pensais qu’il répondait aux exigences de sécurité.’
En fait, M. Werritty n’avait satisfait à aucune procédure d’habilitation de sécurité.
 ‘‘Nous n’avons le droit de vendre cette technologie qu’à des clients ou des gouvernements qui ont été agréés. Permettre qu’elles tombent entre de mauvaises mains pourrait donc nuire à notre sécurité nationale.’

M. Boulter affirme que les informations qu’il a fournies à M. Werritty pendant des rencontres à Dubaï et dans toute une série de courriels qui s’en sont ensuivis, que le Mail on Sunday a pu obtenir, avait aussi une importante valeur commerciale en cas de fuite vers la concurrence. La valeur de sa technologie et celle de son t’entreprise s’en trouveraient réduites.
Il existe des preuves des liens étroits entre les principaux appuis financiers de M. Werritty et Israël – un pays doté d’une puissante industrie de haute technologie avec des firmes spécialisées dans les télécommunications et la sécurité.

‘‘Je m’exprime au conditionnel,’ explique M. Boulter, mais les Israéliens sont connus pour être bons dans la rétro-ingénierie de la technologie produite par d’autres Que ferions-nous sur une entreprise israélienne commençait à pirater notre technologie ou à la vendre à nos ennemis ?’
M. Boulter est responsable exécutif de Porton Group qui est spécialisé dans le financement d’entreprises qui développent des applications civiles pour des technologies innovantes issues des laboratoires étatiques. Il s’exprimait après de nouvelles révélations sur le financement des luxueux voyages de M. Werritty.

Un réseau de bailleurs de fonds visible et invisibles, certains étroitement lies à Israël, est révélé par les relevés bancaires de Pargav Ltd, une compagnie qui n’a pas fait grand-chose d’autres que de dépenser 150 000 £ en un an pour payer à M. Werritty des vols en première classe, des hôtels et des soirées dans des strip clubs newyorkais
Parmi les bailleurs de fonds, se trouve Poju Zabludowicz, president du groupe de pression pro israélien Britain Israeli Communication Research Centre (BICOM) et le millionnaire Michael Lewis, ancien vice président de BICOM.

Outre ces subsides venant d’eux et d’autres sources identifiées, Pargav a reçu près de 13 000 £ en argent liquide versé anonymement.
 ‘Ces nouvelles révélations soulèvent de nouvelles questions qui demandent des réponses précises’, déclare M. Boulter. ‘Je crains que des informations sensibles puissent avoir été mises en péril. Si vous étiez pris à vous faire passer pour un policier, vous iriez en prison. Werritty s’est fait prendre à se faire passer pour un conseiller du ministère de la défense. Les conséquences devraient être beaucoup plus graves.’

M. Boulter a rencontré M. Werritty pour la première fois début avril, sur la recommandation de Lee Petar – un autre ancien officiel de BICOM.
M. Boulter rémunérait Tetra, l’entreprise de M. Petar, pour le conseiller en matière de lobbying et de relations publiques dans le cadre d’un conflit juridique avec le géant US 3M.
3M avait acheté une société financée par Porton qui commercialisait une méthode mise au point par des chercheurs du ministère de la défense pour détecter la superbactérie SARM beaucoup plus vite qu’avant, mais avait abruptement décidé de fermer l’entrerprise.

Mais quand M. Boulter a rencontré M. Werritty, ils ont aussi discuté de Cellcrypt, une autre entreprise financée par Porton qui produit une application pour ‘smartphone’ permettant aux utilisateurs de crypter leurs appels téléphoniques selon un procédé presque impossible à décoder. En plus des forces spéciales occidentales en Afghanistan, les utilsateurs actuels comprennent des services de sécurité et de renseignements.

C’est alors que M. Werritty lui a présenté sa carte professionnelle mentionnant qu’il était conseiller de Liam Fox.
‘j’ai donné des informations très sensible sur cette technologie’, déclare M. Boulter.
‘A part les implications en matière de sécurité; comment puis-je être sûr que ces informations sont protégées de compagnies qui pourraient être des concurrentes ?’

Entre avril et le 17 juin, quand M. Boultr a rencontré à nouveau M. Werritty à l’hôtel Shangri-La de Dubaï, cette fois avec Liam Fox, tous deux avaient échangé de nombreux courriels. Dès le 7 avril, M. Werritty avait dit avoir parlé avec M. Fox et lui avoir expliqué la dynamique ici’ et espéré pouvoir rencontrer les collègues de M. Boulter à Cellcrypt ‘pour une discussion élargie.’

Parmi les propositions de M. Boulter, un projet de livrer gratuitement l’application qui coûte normalement 1 000 £ aux soldats Britanniques en Afghanistan. Dans un autre message, daté du 4 mai, M. Werritty avait promis avoir transmis les informations et les emails de M. Boulter à Luke Coffey, un Américain qui était le conseiller spécial officiel de Liam Fox. Il lui avait aussi donné sa ligne téléphonique directe en lui disant : ‘Envoyez lui un email pour vous présenter vous-même…  je pousserai volontiers plus loin si nécessaire.’

Lors de la rencontre du 17 juin, M. Boulter a une fois de plus divulgué des informations sensibles. Aucun fonctionnaire du ministère de la défense n’était présent – une apparente entorse aux pratiques en vigueur au ministère. M. Boulter a ensuite écrit à M. Werritty pour le remercier d’avoir organisé la rencontre, précisant : ‘j’ai beaucoup apprécié le style du Dr Fox, tourné vers le résultat.’

M. Werritty avait répondu: ‘Il est comme ça et c’est pourquoi j’aime travailler avec lui. Il n’aime pas la bureaucratie.’

M. Boulter a déclaré hier soir: ‘Pour moi, Fox est fautif parce qu’il a donné son aval à cette relation. Lui et Werritty étaient assis côte à  côte et implicitement, Fox donnait son approbation. Il n’avait pas besoin de dire qu’il était son conseiller, parce qu’il me l’a dit par son comportement. J’espère seulement qu’il y a plus de peur que de mal.’

Le lien avec le gouvernement israélien

Adam Werrity a des liens étroits ave c un groupe de pression base à Londres dont l’ancien directeur exécutif a exercé de hautes responsabilités dans le gouvernement israélien.

Les membres du Britain Israeli Communication Research Centre ont contribute à des fonds qui ont permis au soi-disant conseiller de Liam Fox de suivre le ministre de la défense dans des dizaines de voyages à l’étranger où il participait à des rencontres sensibles.
Jusqu’en juillet 2006, Danny Scheck, un ancien haut responsable du ministère israélien des affaires étrangères – devenu par la suite ambassadeur de ce pays à paris – a été le patron de BICOM au Royaume Uni. Les liens étroits entre le gouvernement israélien et BICOM ont soulevé des inquiétudes sur une influence exercée à son insu sur M. Werritty par le Mossad, le service secret israélien.

Des spécialistes du renseignement considèrent que la présence de M. Werritty à des rencontres a pu permettre à Israël de suivre les derniers développements de la technologie britannique. Elle a pu aussi permettre aux Israéliens de découvrir à l’avance les détails de contrats d’armement convenus entre la Grande Bretagne et des pays arabes.
M. Scheck a été ambassadeur d’Israël en France de 2008 à 2010 et on pense qu’il a ensuite repris de hautes fonctions au ministère israélien des affaires étrangères. Il avait été auparavant directeur du service de presse du ministère.

BICOM a aussi finance la présence en 2009 de M. Werritty à une conférence de haut niveau sur la sécurité à Herzliya en Israël, à laquelle participait aussi le Dr Fox. L’organisation avait réglé le vol aller-retour et l’hébergement de M. Werritty.
En février de cette année, M. Werritty et le Dr Fox étaient à nouveau conviés à cette même conférence qui promeut des causes juives. M. Werritty avait organisé et participé à un dîner avec le Dr Fox, l’ambassadeur Britannique Matthew Gould et des politiciens Israéliens.
Un des plus gros contributeurs aux compagnies de M. Werritty est le président de BICOM, le milliardaire Poju Zabludowicz dont on sait qu’il a fait des dons à pargav, la plus récente des compagnies créées par le ‘conseiller’ pour financer ses activités.

L’homme d’affaires Michael lewis, qui dirige la chaîne de magasins de prêt-à-porter Foschini, était il y a quatre ans, vice président de BICOM. Le mail on Sunday a appris qu’il a finance les trois compagnies et organismes à but non lucratif de [charities] de M. Werritty.

A la question de savoir si BICOM est lié au Mossad, un porte parole a déclaré: ‘BICOM ne reçoit aucun financement d’aucun gouvernement ou service étranger.’

dimanche 16 octobre 2011

Gilad Atzmon sur Adam Werritty, taupe du Mossad à Londres


Gilad Atzmon s’est intéressé lui aussi à l’affaire Liam Fox – Adam Werritty. Il nous fait un papier dans lequel il dit les choses très précisément.
Il le dit aujourd’hui, je l’avais dit aussi (non, je ne me compare pas à Atzmon), les temps changent pour le régime sioniste et ses amis. 
Voyez simplement l’échange de prisonniers qui va intervenir à Gaza où plus d’un millier de prisonniers palestiniens dont au moins une vingtaine de femmes vont être échangés contre le soldat prétendument Français Gilad Shalit.
La propagande nous a tellement assommés avec le sort de ce pauvre prisonnier franco-sioniste que personne en France ne pouvait ignorer son triste sort. Et contrecoup de cet intérêt démesuré et malsain (car c’est un soldat d’une armée d’occupation étrangère), personne en France ne pourra plus ignorer l’existence de milliers de prisonniers palestiniens qui sont loin d’être tous des combattants, ce que Shalit est soit dit en passant puisque c’est un soldat. Un retour de flamme de la propagande auquel les manipulateurs de la hasbara ne s'attendaient sans doute pas.

Gilad Atzmon se réfère à un article de Craig Murray publié dans le Daily Mail. Je vous invite à lire cet article mais aussi les commentaires des lecteurs, en particuliers les mieux «notés» qui laissent poindre une irritation certaine vis-à-vis de l’entité sioniste et de ses larbins.
Comment identifier un politicien larbin de l’entité sioniste ?
Pas difficile, c’est quelqu’un qui, comme Liam Fox dit des choses du genre : « Les ennemis [de l’entité sioniste] sont nos ennemis ».
Aucun politicien français n’a jamais dit ce genre de choses, n’est-ce pas ?

Gilad Atzmon (UK) 16 ocyobre 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri

Une taupe assez puante des services secrets israéliens vient juste d’être démasquée en Grande Bretagne. Hier, le ministre de la défense Liam Fox a démissionné suite à des révélations sur ses relations douteuses avec Adam Werritty, 17 ans de moins que Fox. Werritty était en relation ave Fox aussi bien pour les affaires que dans le think-tank conservateur et atlantiste ‘The Atlantic Bridge.’  Quand Fox était ministre de la défense, Werritty lui a rendu visite au ministère à maintes occasions, a accompagné Fox dans de nombreux voyages officiels, a assisté à certaines de ses réunions avec des dignitaires étrangers et s’est servi de cartes de visite professionnelles à l’allure officielle où il se présentait comme un ‘conseiller’ de Fox – le tout sans avoir absolument aucune fonction officielle. On a cependant appris également que Fox et Werritty étaient abondamment financé par le lobby israélien et ‘au-delà’.

Dans le Daily Mail, Craig Murray se demande si le Mossad se servait de Fox et Werritty comme “d’idiots utiles.”

“Non seulement Werritty était payé pour agir comme membre non official de l’entourage du ministre de la défense, mais l’argent provenait de personnes qui étaient peut-être prêtes à promouvoir les intérêts de certains gouvernements étrangers, en particulier ceux des Etats Unis, d’Israël et du Sri Lanka, » écrit Murray. « Alors que les Etats Unis sont un très proche allié, ses intérêts commerciaux et autres ne sont pas toujours identiques à ceux de la Grande Bretagne. Israël ‘est pas un allié militaire du Royaume Uni. Il y a souvent des tensions entre ses intérêts au Moyen Orient et les intérêts britanniques, comme dans le cas de l’attaque du convoi maritime d’aide pour Gaza qui s’était soldée par la mort de neuf citoyens Turcs. La Turquie est un allié de la Grande Bretagne en sa qualité de membre très vital de l’OTAN.’

Murray laisse entendre que “Des sources essentielles de financement pour Werritty venaient du lobby israélien et d’une agence privée de renseignements plutôt obscure, » puis se demande, « le Mossad tirait-il les ficelles de Werritty, qu’il en ait été conscient ou pas ? »

Je crains que la réponse ne soit que trop évidente. Je soutiens depuis longtemps qu’il n’y a pas de conspirations juives. Fox et Werritty n’étaient pas des ‘idiots utiles’ – des personnes qui semblent naïvement soutenir une idéologie ou une pensée étrangère mais sont en fait utilisés cyniquement par une puissance étrangère. Ils savaient exactement ce qu’ils faisaient et qui ils aidaient. Fox, qui disait en 2006, «Les ennemis d’Israël sont nos ennemis et c’est une bataille dans laquelle nous resterons rassemblés, car nous perdrons dans la division» est un chaud partisan d’Israël et est membre des Conservative Friends of Israel (Amis Conservateurs d’Israël). Fox était aussi favorable à la guerre illégale contre l’Irak, une guerre que beaucoup ont considéré comme étant simplement une guerre israélienne de plus mais faite par des soldats britanniques et Américains et, en 2003, il avait voté pour l’invasion de l’Irak. Il soutient aussi une action contre l’Iran.

Donc Fox et Werritty n’étaient pas des naïfs. Ils savaient exactement ce qu’ils faisaient et qui étaient leurs donateurs. Ils comprenaient  parfaitement leur rôle et ont fait de leur plein gré ce qu’on leur demandait. Et je suis tout aussi convaincu que le premier ministre David Cameron et son cabinet savaient très bien ce qu’ils faisaient quand ils ont amendé le droit pénal britannique il y a deux semaines pour faire en sorte juste à temps pour que des criminels de guerre Israéliens puissent profiter de leur séjour.

Mais le vent a tourné. La duplicité de nos politiciens élus et leurs liens avec le lobby juif est désormais observé à la loupe. Le temps est venu pour que chacun de nous dans ce pays mette autant de distance que possible entre lui-même et Jérusalem.

Pingouins et bandits manchots aux manettes de la Grande Bretagne (le sionisme et les pouvoirs 'nationaux')


Liam Fox a donc démissionné de son poste de ministre de la défense plutôt que d’attendre d’’être limogé. L’idée est que le scandale n’éclabousse pas le premier ministre David Cameron qui n’a vaiment pas besoin de ça.
Ce ne sera sans doute pas facile, car cette affaire intervient alors que la nomenklatura britannique, de droite comme de « gauche » pensait pouvoir enfin parvenir à étouffer le scandale Murdoch qui ne se limite pas, comme on veut le faire croire, à une simple histoire d’écoutes illicites et de mauvais goût pour alimenter les potins d’une presse de caniveau.
Dans les deux cas, nous constatons la pénétration de classe politique britannique par le pouvoir de l’argent et des officines dont certaines sont actionnées de l’étranger.
Dans les deux cas, nous retrouvons le rôle des fanatiques sionistes, car Rupert Murdoch n’est pas seulement un magnat de la presse mais aussi un sioniste forcené, tandis qu’Adam Werritty, l’ami intime de Liam Fox, émargeait auprès de Poju Zabludowicz, un militant pour la paix qui a des intérêts dans l’industrie de l’armement mais aussi dans les colonies sionistes en Cisjordanie où il fait de la promotion immobilière.
Et Adam Werritty, nous apprend l’article, bien connu du Mossad ne s’est apparemment pas gêné pour intervenir dans des dossiers brûlants comme la Libye ou encore l’Iran, pays dans lequel il aurait été mis à contribution pour un complot visant à renverser le président Mahmoud Ahmadinejad.
D’où la question posée en filigrane dans l’article de The Independent que je vous propose : qui gère réellement les choix de politique étrangère du Royaume Uni ?
J’irais même jusqu’à demander : qui gouverne réellement le Royaume Uni ?
A gauche, le pingouin Liam Fox, à droite le bandit manchot Adam Werritty

Une enquête de The Independent: le côté obscur d’Adam Werritty : le pseudo conseiller ‘avait des liens avec le Mossad.’
par Jane Merrick et James Hanning, The Independent  (UK) 16 octobre 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri

Adam Werritty, l’homme au centre du scandale «argent contre entrées» qui  éclabousse Liam Fox, a été impliqué dans un complot audacieux pour renverser le président Iranien Mahmoud Ahmadinejad, a-t-on affirmé hier soir.
Le pseudo conseiller de M. Fox, dont l’amitié intime avec l’ancien ministre de la défense a conduit à la chute de M. Fox, s’st rendu en Iran à plusieurs reprises et a rencontré des organisations d’opposition à Londres et à Washington ces dernières années, a appris The Independent on Sunday (IoS).
M. Werritty, 33 ans, a été débriefé par le MI6 au sujet de ses voyages et est si bien apprécié par le Mossad, le service de renseignement israélien – qui pensait qu’il était le chef de cabinet de Liam Fox – qu’il a été en mesure d’avoir des réunions avec les échelons les plus élevés du gouvernement israélien, ont indiqué diverses sources à l’IoS.
M. Fox a démissionné vendredi après toute une série de révélations autour de ses affaires avec son conseiller, notamment sur ses 18 réunions à l’étranger où M. Werritty était présent, dont une à Dubaï, au Sri Lanka et en Israël ainsi que 22 réunions au ministère de la défense. Après avoir promis de contrer ces divulgations la semaine dernière, M. Fox a quitté le gouvernement ce vendredi quand des précisions ont été apportées sur le rôle en matière d’affaires et de renseignement des soutiens financiers de M. Werritty.
Le ministre a reconnu avoir laissé la séparation entre ses intérêts privés et ses activités gouvernementales devenir « floue ». Mais l’IoS a appris que les voyages de M. Werritty ne se limitaient pas à des séjours dans des hôtels de luxe à Dubaï et à Colombo : il se servait de sa carte de visite marquée du blason du parlement, qui mentionnait sa fonction de conseiller de M. Fox, pour faire avancer ses affaires commerciales dans le sud Soudan ravagé par la guerre, dans d’autres pays africains en développement et en Irak. Le conseiller a aussi eu tout récemment des discussions à Londres avec des représentants du nouveau gouvernement libyen. On ne sait pas si M. Fox y participait.
Ces nouvelles révélations vont sans doute être prises en compte par l’enquête de Sir Gus O’donnell sur M. Fox et M. Werritty qui a été lancée la semaine dernière avec l’éclatement du scandale. La révélation du fait que cet homme qui avait ses entrées à volonté auprès de M. Fox alors que ce dernier travaillait dans le cabinet de David Cameron tentait en même temps de renverser le président Iranien va alimenter l’alarme au ministère des affaires étrangères quant à sa conduite d’une politique étrangère parallèle et à son action en tant qu’agent «trouble» [rogue operator: agent, opérateur pourri, voyou].
Au plus fort de la tempête autour de M. Fox la semaine dernière, des « amis » de ce dernier ont essayé de minimiser sa proximité avec M. Werritty en le présentant comme un personnage dans le genre «Walter Mitty», à la fureur de M. Fox.
Portant, les entrées dont jouissait M. Werritty auprès d’importantes personnalités politiques dans le monde suggèrent tout autre chose. M. Werritty, affirme une source, collaborait étroitement avec des néoconservateurs appuyés par les Etats Unis qui pensaient être en mesure de «renverser Ahmadinejad.»
Même si un tel projet aurait été extrêmement ambitieux, voire impossible, les activités de M. Werritty sont un camouflet pour les efforts du gouvernement britannique en vue d’une solution diplomatique aux ambitions nucléaires de l’Iran.
M. Werritty s’était joint à M. Fox, alors que ce dernier était ministre de la défense du cabinet fantôme, pour une visite en Iran pendant l’été 2007. L’IoS croit savoir que le conseiller a également visité de pays à plusieurs reprises avant et après, mais on ne sait pas combien de temps il y a séjourné ni qui il a rencontré.
M. Fox est un atlantiste enthousiaste et a de la sympathie pour le mouvement néoconservateur aux Etats Unis qui prend des positions agressives sur les ambitions nucléaires iraniennes, quoique lors de sa visite de 2007 dans ce pays, il avait affirmé espérer une “solution diplomatique” au problème. Un de ses associés dit que M. Werritty qui est capable de s’exprimer en persan, a pu servir de «facilitateur» et « transmettre des messages » entre diverses personnalités d’opposition, quoique notre source souligne qu’il n’agissait pas comme «espion freelance.» Une source diplomatique laisse entendre que M. Werritty, à son retour à Londres, était débriefé par le MI6 sur ses séjours en Iran. On ne sait pas si M. Fox était au courant de l’ensemble des activités de M. Werritty, où s’il avait été tout simplement autorisé à les poursuivre et à donner des informations aux autorités britanniques à titre non officiel.
Notre journal a essayé à plusieurs reprises de contacter M. Werritty mais en vain.
Une source à Whitehall parle de M. Werritty sur un ton cinglant. Cette source déclare : « Demandez-vous ce qu’il faisait là bas. C’est un changement de régime mais seulement dans sa tête. Je ne peux pas m’imaginer quelque chose de plus stupide, tourner autour de l’Iran en agitant le drapeau britannique. Pense-t-il vraiment que la réponse aux ambitions nucléaires iraniennes – que nous voulons toujours résoudre – est d’avoir une bande de types qui encouragent de cette manière l’opposition dans ce pays ?  Nous avons une responsabilité envers ces gens, et toutes les actions de ce genre doivent avoir l’approbation du gouvernement, ce qu’il ne semble pas avoir eu. C’est ridicule. Vous invitez des gens à croire que vous avez les moyens du gouvernement pour les soutenir, et en fait l’opposition a toutes chances d’être écrasée brutalement.
 « Ce qui ne veut pas dire que s’il rentrait à Londres et proposait de parler au MI6 de ce qu’il avait vu pendant son séjour en Iran, ils n’auraient pas dit ‘oui, merci’. Mais qu’ils cherchent à recueillir autant d’informations que possible n’est pas tout à fait la même chose qu’être mandaté par eux. »
L’IoS a appris qu’un officier supérieur d’un pays en développement, que ce journal ne nommera pas pour protéger son identité; a le sentiment d’avoir été berné par M. Werritty. Hier soir, le député travailliste John Mann a appelé Scotland Yard à lancer une enquête pour fraude sur M. Werritty et pour son utilisation d’une carte de visite mensongère le présentant comme étant un conseiller de l’ex ministre de la défense.
En mai 2009, M. Werritty avait arrange une rencontre à Portcullis House entre M. Werritty et un lobbyiste Iranien proche du régime du président Ahmadinejad. En février de cette années, M. Werritty a arrangé un dîner entre M. Fox, Matthew Gould, ambassadeur Britannique en Israël et des personnalités politiques de haut niveau – qui comprenaient semble-t-il des agents des services secrets israéliens – pendant une conférence sur la sécurité israélienne, dîner au cours duquel avaient été évoquées des sanctions contre l’Iran. Malgré l’inexistence d’un rôle officiel de M. Werritty au ministère de la défense, une source israélienne affirme qu’il était “hors de doute” que M. Werritty était considéré comme personne d’autre que le chef de cabinet de M. Fox, capable d’arranger des rencontres au plus haut niveau, et qu’il était considéré comme un «  expert sur l’Iran. »
Le ministère des affaires étrangères a refusé de s’exprimer hier soir sur quelque aspect des activités de M. Werritty.