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vendredi 16 janvier 2009

Non, nous n'avions pas oublié le village de Maillé

Un article de l'AFP nous parle d'un drame « longtemps oublié » qui s'était déroulé à Maillé en août 1944.

Or personnellement, je n'avais pas oublié ce drame et vous comprendrez pourquoi en cliquant sur ce lien.

Tout lecteur honnête ne peut qu'être frappé par l'analogie entre ce drame et ce que subissent les Palestiniens de la part des émules sionistes du nazisme.

La seule différence, c'est que dans le cas des Palestiniens, la propagande des sionistes et de leurs amis a réussi pendant de trop longues années à faire passer les victimes palestiniennes pour les agresseurs et les sionistes pour des victimes.

Et ça aussi, c'est en train de changer, trop lentement certes mais sûrement.


Maillé: un procureur allemand identifie les auteurs du massacre 64 ans après

Jeudi 15 janvier, 22h29

par Didier BEYNAC (AFP)

Soixante-quatre ans après le massacre de 124 civils par des soldats allemands non identifiés dans le petit village de Maillé (Indre-et-Loire) en août 1944, un procureur allemand met en cause un bataillon SS qui se serait vengé d'une attaque subie la veille. Lire la suite de l'article

Le jour de la Libération de Paris, 60 à 80 soldats allemands avaient tué par balles ou à l'arme blanche 124 des quelque 500 habitants du village, dont 44 enfants.

Au terme de trois jours d'enquête en Touraine, le magistrat Ulrich Maass a affirmé jeudi, lors d'une conférence de presse à Maillé, que "le 17e bataillon SS basé à Châtellerault (avait) participé à ce massacre en représailles" aux tirs la veille de Résistants sur une voiture allemande.

"Huit résistants cachés dans une ferme ont eu peur à l'approche d'une voiture allemande et ont tiré. Dans le véhicule conduit par (le sous-officier) Gustav Schlüter, un soldat a été tué, un autre blessé", a retracé le magistrat, dont les propos étaient traduits en français.

"Schlüter, très en colère, a alors demandé à sa hiérarchie des représailles, parlant d'attentats terroristes à Maillé impossibles à supporter et de réactions prévues pour ce genre de situation", a précisé M. Maass.

Le sous-officier allemand, considéré par M. Maass comme "le principal protagoniste de la demande de représailles", a été condamné par contumace en 1952 à Bordeaux. Il est mort en 1965 chez lui en Allemagne.

Pour les besoins de l'enquête, M. Maass, accompagné de deux policiers de Stuttgart, spécialisés dans les crimes de guerre, a pu obtenir copie de nombreux documents qu'il étudiera en Allemagne dans le cadre d'une commission rogatoire internationale.

Il s'agit de documents administratifs allemands, certains volés par des Résistants dans les locaux de la Gestapo à Tours en août 1944, conservés aux archives municipales de Tours.

"Nous allons étudier tous les dossiers pour tenter de découvrir les noms des participants au massacre. S'il y a des survivants, nous les interrogerons. Et mon devoir sera de les inculper pour crime de guerre, une procédure qui peut durer des années", a précisé M. Maass.

Le procureur avait déjà enquêté durant trois jours en juillet 2008 à Maillé et Châtellerault sur ce massacre de 124 hommes, femmes et enfants perpétré le 25 août 1944, jour de la Libération de Paris.

Il avait ouvert en 2004 une information judiciaire contre ce crime de guerre, imprescriptible en Allemagne, alors qu'en France, la prescription est de 30 ans.

Ulrich Maass qui a "bon espoir d'ici à deux ans" de boucler l'affaire, devrait revenir cet été en Touraine.

La venue de la justice allemande à Maillé a été saluée par les rescapés, toujours hantés par le drame, 64 ans après.

Longtemps oublié, le petit village tourangeau a été le théâtre du deuxième plus important massacre commis par des soldats allemands sur des civils en France pendant la Seconde guerre mondiale, derrière Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne) le 10 juin 1944 (642 victimes).

Le 25 août dernier, Nicolas Sarkozy avait été le premier président de la République à se rendre sur les lieux du massacre.

lundi 31 juillet 2006

Où les sionistes ont-ils appris à se comporter aussi sauvagement?

Un exemple d'une pratique sauvage conforme à celle de l'armée sioniste.
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En 1944, la commune de Maillé compte 627 habitants dont 241 habitent le bourg. Depuis le début de la guerre, 88 réfugiés se sont ajoutés à la population. Depuis juin 1940, l'armée allemande occupe Maillé qui est tout proche du camp militaire de Nouâtre. Les officiers logent chez l'habitant tandis que la troupe a monté des baraquements dans le bourg.

En été 1944, la libération est proche et la résistance s'active dans la région. Par trois fois déjà, des résistants ont fait sauter la voie de chemin de fer, dont deux fois en pleine gare de Maillé. Et puis, le 11 août 1944, le pilote d'un avion anglais sautait en parachute de son appareil abattu par la D.C.A. Malgré les patrouilles, le pilote n'a pas été retrouvé. Il a probablement bénéficié de complicités dans le secteur de Maillé.

Si ces incidents ont pu irriter l'occupant, ce qui déclenche le massacre, c'est l'attaque d'une patrouille allemande par les FFI, dans la commune.

Le 24 août, aux alentours de 19h00, un camion des résistants muni d'un fusil-mitrailleur fait irruption dans une ferme du nord de Maillé pour se ravitailler. Au même moment, deux voitures de l'armée allemande remplies de soldats et d'officiers, passent en trombe devant la ferme. L'occasion semble peut-être trop bonne pour les résistants. Ils attaquent les deux voitures allemandes. La fusillade dure 3/4 d'heure. Il y aurait des blessés voire des morts du côté allemand.

Aussitôt après l'attentat, un soldat allemand tente des représailles dans une ferme voisine, mettant en joue la famille rassemblée dans la cour. Le premier coup de feu est manqué. Le temps de recharger l'arme et la famille disparait dans les champs. Le soldat n'insiste pas.

Le sous-lieutenant Gustav SCHLUETER, commandant le gîte d'étape de Sainte-Maure fait partie du convoi attaqué. Il aurait signalé par téléphone, au colonel STENGER, commandant d'armes à Tours que "des terroristes avait tiré sur sa voiture à proximité de maillé" et lui aurait demandé "s'il devait engager une action contre ces terroristes". Le sous-lieutenant SCHLUETER se serait autorisé d'une formule assez imprécise d'acceptation pour organiser le massacre de la population de Maillé.