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lundi 28 juillet 2014

Revers pour le lobby sioniste en Australie

On le sait, le lobby sioniste est puissant, et pas seulement aux Etats Unis. Il est puissant en France, comme on l'a vu récemment à propos de l'affaire Dieudonné et plus récemment encore avec les manifestations de soutien à la Palestine interdites à Paris.
Il est puissant aussi dans des contrées éloignées mais dont le poids sur la scène internationale peut être significatif, comme l'Australie.
En Australie, justement, ce lobby vient d'être mis en échec par des organisations communautaires arabes et musulmanes. Ces dernières se sont en effet mobilisées pour obtenir le limogeage d'un représentant du lobby sioniste, Vic Alhadeff, qui était à la tête d'un important organisme public chargé des relations interculturelles dans le plus important Etat australien, la Nouvelle-Galles du Sud. En parallèle, M. Alhadeff préside le conseil des députés juifs de Nouvelle-Galles du Sud, un organisme dont un des objectifs fondamentaux est de renforcer la compréhension de l'entité sioniste et" sa centralité dans la vie juive", c'est-à-dire de rendre solidaires les Juifs de cette partie de l'Australie des crimes perpétrés par la soldatesque de Tel Aviv.
Bien sûr, les organisations arabes et musulmanes n'ont pas exigé la tête de cette personne dont elles disent ne pas contester la qualité de son travail mais dont elles décrient une prise de position en faveur de l'agression sioniste en cours contre Gaza.
En tout cas, on a là une démonstration que des collectifs bien organisés et tenaces peuvent faire échec au lobby sioniste.
Et ne pensez pas que c'est une petite victoire parce que l'efficacité du lobby sioniste tient aussi à ce maillage des administrations et de la société civile.

Aldaheff démissionne à cause d'un e-mail pour Israël

par Australian Associated Press, The Daily Mail (UK) 27 juillet 2014 traduit de l'anglais par Djazaïri


Sydney – Vic Alhadeff, le directeur de la Community Relations Commission (commission des relations communautaires/avec les communautés) de la Nouvelle-Galles du Sud, a démissionné suite à ses propos controversés en soutien à Israël.

Un e-mail envoyé par M. Alhadeff en soutien à l'offensive militaire israélienne dans la bande de Gaza, qui a tué jusqu'à présent plus de 1000 Palestiniens, a suscité des appels de groupes musulmans et arabes pour exiger son limogeage.

Le premier ministre de la Nouvelle-Galles du Sud Mike Baird a résisté à ces demandes, laissant à M. Alhadeff le soin de décider de démissionner ou pas.

« C'est avec un regret considérable que j'ai décidé de démissionner de mon poste de président de la Community Relations Commission de Nouvelle-Galles du Sud, » a annoncé dimanche M. Alhadeff dans une déclaration.
« J'ai choisi de le faire dans l'intérêt de la Commission et de son important travail au service de l'harmonie sociale dans notre société. »

L'e-mail qui avait été envoyé par M. Alhadeff en sa qualité de président du NSW Jewish Board of Deputies [conseil des députés juifs de Nouvelle-Galles du Sud], affirmait qu'Israël agissait avec « prudence pour éviter les pertes civiles. »
« Israël a annoncé clairement n'être pas intéressé dans une nouvelle escalade, mais fera tout ce qui sera nécessaire pour défendre ses citoyens, » expliquait M. Alhadeff dans l'e-mail.
« Toutes les options sont sur la table. »

L'e-mail comportait aussi une liste de réponses à des « frequently asked questions » [questions souvent posées, FAQ] émanant du ministère israélien des affaires étrangère sur son offensive à Gaza.
V. Alhadeff préside le groupe des députés juifs de Nouvelle-Galles du Sud
V. Alhadeff préside le groupe des députés juifs de Nouvelle-Galles du Sud
M. Alhadeff concède maintenant que l'e-mail « diffusé en mon nom a causé par inadvertance un choc chez certains. » [apparemment le consulat de Tel Aviv ne lui a même pas demandé son avis!]

« Ceci est grandement regretté » a-t-il dit.
« Alors que c'était non intentionnel et malgré le soutien de nombreux responsables communautaires qui ont reconnu la qualité de mon bilan, la réaction de certains est venue détourner l'attention du travail de la Commission et du rôle de son président. »

La décision de M. Baird de soutenir M. Alhadeff a mécontenté des organisations communautaires qui se sont engagées à boycotter les prochaines manifestations prévues par le gouvernement.
commencer par celle qui était prévue la semaine dernière pour le Ramadan dont M. Baird était l'hôte et qui a été boudée par des organisations, dont la Lebanese Muslim Association et l'Australian Arabic Council.

Victor Dominello, ministre de Nouvelle-Galles du Sud pour la citoyenneté et les communautés, a accepté la démission de M. Alhadeff.
Il a remercié M . Alhadeff pour les services rendus, dont le rétablissement de la confiance et la résolution des tensions entre des communautés multiculturelles.
« M. Alhadeff a consacré sa vie de travail à la promotion de l'harmonie interculturelle, cependant je comprends et je respecte la décision qu'il a prise, » a déclaré M. Dominello.
« Je ne doute pas qu'il continuera à être un agent de l'harmonie et de la tolérance dans notre communauté. »

La présidente de l'Arab Council AustraliaRanda Kattan, a précisé que l'appel à la démission de M. Alhadeff n'a jamais mis en cause son travail mais ses propos qui poussent à la division.
« C'est plus par rapport à une prise de position particulière qui divise et va contre l'harmonie que nous connaissons, » a dit Mme Kattan.
« Il y a eu beaucoup de protestations dans la communauté à ce sujet »
Randa Kattan de l'Arab Council Australia
Randa Kattan de l'Arab Council Australia
Ahmad Malas, directeur de la Lebanese Muslim Association a lui aussi salué la démission parce que, dit-il, la position de M. Alhadeff était intenable. »
« Cette démission contribuera à maintenir l'harmonie dans la Community Relations Commission pour qu'elle puisse continue à servir son objet et la communauté, » a-t-il dit.

dimanche 1 mars 2009

Une ville australienne adopte une motion condamnant les crimes sionistes et le blocus de Gaza

Après l'Angleterre, c'est au tour de l'Australie de nous donner une indication sur une tendance fondamentale qui va dans le sens d'un soutien plus grand de la part des peuples du monde à la cause palestinienne.

Une petite ville de la banlieue de Sydney vient en effet d'adopter une motion qui condamne sans ambages les actes de délinquance et de criminalité de l'Etat sioniste.

Il est vrai que cette ville avait déjà une certaine expérience en la matière puisqu'elle avait adopté en 2007, et malgré l'opposition de son maire et du lobby sioniste présent en Australie, une convention de jumelage avec Bethléem en Palestine occupée (lien dans le corps de l'article).


Un conseil municipal de Sydney condamne Israël pour 'crimes de guerre'

Jewish Telegraphic Agency, 1er mars 2009

Sydney, Australie (JTA) – Un conseil municipal de la banlieue de Sydney a adopté une motion qui condamne Israël pour « crimes de guerre et violations des droits de l'Homme » à Gaza.

Marrickville, une ville de banlieue dont le conseil municipal avait signé un accord controversé de jumelage avec Bethléem en 2007 à voté par 9 voix contre 3 en faveur de la motion du 17 février.

La motion avait été proposée par la conseillère municipale Cathy peters qui a déclaré que ce problème lui « tenait à coeur » parce que son père était un réfugié Juif qui avait fui Berlin en 1938.

Dans une déclaration, Peters affirme, « Je suis horrifiée par les attaques d'Israël contre Gaza et je pense que le conseil municipal de Marrickville – en tenant compte en particulier de sa relation de jumelage avec bethléem – devrait prendre une position humanitaire contre l'oppression continue du peuple Palestinien par l'Etat d'Israël. »

Vic Alhadeff, responsable de l'exécutif du Jewish Board of Deputies a critiqué la motion.

« Elle est pleine d'inexactitudes, acceptant sans critique des assertions qui ont été démontrées comme étant de la propagande du Hamas, portant des accusations contre Israël sans aucune base dans les faits comme dans le droit international et ignorant les réalités sur le terrain, » a déclaré Alhadeff.

La motion appelle à « une levée permanente du blocus israélien de Gaza ; au démantèlement par Israël de toutes ses colonies dans les territoires occupés ; à négocier avec l'Autorité Palestinienne ; et à une enquête internationale indépendante sur les crimes de guerre et les ciolations des droits de l'Homme et des conventions de Genève par les forces d'occupation israéliennes.»

Un autre conseil municipal, Caterbury dans le secteur sud-ouest de Sydney, a également adopté la semaine dernière une motion qui condamne toute violence et est particulièrement inquiète de cette offensive israélienne disproportionnée, » selon un article du journal The Australian.

Par ailleurs, des militants ont lancé une campagne plus tôt ce mois-ci pour boycotter Max Brenner, le chocolatier à capitaux israéliens qui possède sept boutiques à Sydney.

«Optez pour une alternative à Max Brenner et mettez la pression sur les produits israéliens qui soutiennent les crimes de guerre et l'occupation, » lisait-on sur les tracts appelant au boycott.