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jeudi 25 février 2016

Au regard du droit, le régime sioniste est un régime d'apartheid et son boycott est légitime

J'ai eu vraiment plaisir à traduire cet article de Ben White, un militant pro-palestinien très connu en Grande Bretagne.
La traduction est perfectible, j'en suis bien conscient, mais je suis heureux de proposer ce texte à tous ceux qui s'intéressent à la cause palestinienne et à la question de la liberté des peuples en général.
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Ben White
Ben White a écrit ce texte dans un contexte marqué en Grande Bretagne comme en France mais aussi au Canada par une offensive de ceux qui sont opposés aux campagnes BDS, c'est-à-dire Boycott Désinvestissement et Sanctions à appliquer à l'entité sioniste.
Une offensive concertée et sans douté décidée à Tel Aviv avant d'être relayé jusque dans nos mairies.
Invitation à boycotter l'entreprise Total à l'époque du
 régime d'apartheid en Afrique du Sud

Qualifier d'apartheid l'occupation israélienne de la Palestine n'est ni de la simplification, ni de la provocation – c'est un constat de fait.

Non seulement ce constat a le soutien des Sud-Africains qui ont lutté contre l'apartheid mais la situation correspond à la définition [de l'apartheid] selon le droit international.
Par Ben White, The Independent (UK) 24 février 2016 traduit de l'anglais par Djazairi
Cette semaine, j'ai participé à des événements organisés dans le cadre de la Semaine de l'Apartheid Israélien qui chaque année "vise à éveiller les consciences sur le projet colonial israélien en cours et les politiques d'apartheid appliquées à la population palestinienne."
Aux yeux de certains, parler d'un "apartheid" israélien peut leur sembler être juste un autre effet de manche utilisé par des militants. D'autres considèrent cela comme inutile, simplificateur, provocateur ou même antisémite.
Mais que disons-nous vraiment quand nous parlons d'un apartheid israélien ?
Tout d'abord, et surtout, il ne s'agit pas d'une analogie trait pour trait avec ce qu'était le régime sud-africain. Même s'il est vrai que de fortes personnalités de l'époque de la lutte anti-apartheid ont invoqué la comparaison. En 2002, par exemple, Desmond Tutu avait dit qu'un séjour en Palestine lui avait rappelé "beaucoup de choses qui nous étaient arrivées, à nous population noire d'Afrique du Sud." Et en 2009, Tutu avait aussi approuvé un livre que j'avais écrit intitulé "Israeli Apartheid : A Beginner's Guide" (l'apartheid israélien, un guide pour les débutants).
Il y a énormément de choses à dire sur ce qui s'est passé en Afrique du Sud et ce qui se passe en Israël et en Palestine. Mais cette comparaison n'a pas de rapport avec la recherche de savoir si parler d'apartheid israélien est juste ou adapté.
La raison en est que l'apartheid est un crime en droit international, indépendamment de ce qu'a connu l'Afrique du Sud. Le protocole additionnel de 1977 aux Conventions de Genève de 1949, cite l'apartheid comme une "grave violation" qui n'a "aucune limitation géographique".
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Le boycott a été et reste un moyen de lutte légitime

L'apartheid est aussi qualifié de "crime contre l'humanité" dans le statut de Rome de la Cour Pénale Internationale adopté en 1998 – quatre ans après la fin officielle de l'apartheid en Afrique du Sud.
Le statut de Rome définit l'apartheid comme des actes inhumains "commis dans le cadre d'un régime institutionnalisé d'oppression systématique et de domination d'un groupe racial sur tout autre groupe racial ou tous autres groupes raciaux et dans l'intention de maintenir ce régime"
Les lois et les pratiques israéliennes répondent-elles à cette définition ? Selon les termes mêmes du Département d'Etat des Etats Unis, les Palestiniens font face à "une discrimination institutionnelle et sociétale." Elle touche des domaines comme l'immigration et la vie de famille, le logement et le foncier.
Il n'existe aucune garantie d'égalité, et les défenseurs des droits de l'homme ont identifié plus de cinquante lois discriminatoires.
En Cisjordanie, l'Etat juif a créé et établi un réseau de colonies illégales dont les habitants – des citoyens d'Israël – vivent parmi des Palestiniens qui sont soumis à la loi martiale. Pendant que les colonies s'étendent, les maisons palestiniennes sont démolies.
Récemment, selon les termes de l'ONG israélienne pour les droits de l'homme B'Tselem, les autorités israéliennes ont "accentué leurs efforts pour expulser des villages palestiniens de vastes zones de la Cisjordanie" – c'est du nettoyage ethnique.
Entre le 1er janvier et le 15 février de cette année, selon les chiffres des Nations Unies, les forces israéliennes ont détruit ou confisqué 283 maisons et autres structures palestiniennes, déplaçant 404 personnes.
Un haut fonctionnaire de l'ONU a expliqué que si la plupart de ces démolitions "ont été pratiquées sur la base de l'argument juridique spécieux que ces Palestiniens n'avaient pas de permis de construite," les chiffres israéliens eux-mêmes montrent que "seulement 1,5 % des demandes de permis déposées par des Palestiniens sont acceptées."
Amnesty International a décrit le "déni officiel de participation à la planification [d'occupation du sol] pour toute une population, couplé avec l'établissement d'un système parallèle de planification pour les colonies israéliennes qui est une discrimination explicite en faveur d'une autre population dont la fait même de vivre dans le territoire en question enfreint le droit international" comme " unique au monde".
Dans la bande de Gaza, les Palestiniens continuent à souffrir sous un blocus israélien qui constitue un châtiment collectif illégal. Quant d'Israël ne conduit pas ses horribles attaques à grande échelle sur ce territoire entièrement clôturé, il y a des attaques de routine contre des pêcheurs et des paysans palestiniens.
En fait, les Palestiniens de Gaza sont en majorité des réfugiés dont les terres se trouvent à seulement quelques kilomètres plus loin dans le territoire israélien d'avant 1967. Ce qui nous rappelle le fait que la "majorité juive" d'Israël a été obtenue au prix de l'expulsion des Palestiniens et n'est maintenue que la perpétuation de leur exclusion.
Ce n'est là qu'un échantillon – mais le point essentiel ici est que les crimes d'Israël ne sont pas des "aberrations". Ce ne sont pas les agissements de quelques généraux excités ou d'un gouvernement d'une droite particulièrement extrême. Nous parlons ici d'une législation qui fixe un cadre et de politiques poursuivies par l'Etat depuis des dizaines d'années.
Nous parlons donc, ainsi que le statut de Rome l'énonce, "d'actes inhumains…commis dans le cadre d'un régime institutionnalisé". C'est pourquoi le Comité des Nations Unies pour l'Elimination de la Discrimination Raciale a exhorté Israël à "éradiquer" toutes les pratiques qui enfreignent la prohibition de la "ségrégation raciale et de l'apartheid."
Rejeter tous ces éléments au motif qu'Israël "ce n'est pas la même chose que l'Afrique du Sud" revient à passer à côté du sujet, de la même manière que blanchir la discrimination systématique simplement parce qu'il y a un "Arabe" à la Cour Suprême israélienne (un seul sur 66 juges aujourd'hui comme hier) n'est que de la symbolique à bon marché.
Les faits sont clairs. C'est l'apartheid israélien qui devrait susciter l'indignation – pas les campagnes (ou les boycotts) en faveur des droits élémentaires des Palestiniens.

vendredi 18 décembre 2015

Une candidate aux élections sénatoriales en Espagne bloquée pendant quatre mois dans la bande de Gaza

Izquierda Unida (IU, Gauche Unie) est à peu près l'équivalent espagnol du Front de Gauche français qui est cependant de constitution plus récente. Formation politique à géométrie variable, IU est structurée essentiellement autour du Parti Communiste Espagnol (PCE) qui y joue un rôle prédominant.
Aux dernières élections générales tenues en 211 , IU avait rassemblé 6,9 ¨des voix et 11 députés. Aux élections européennes de 2014 , IU a obtenu 9,9 % des voix. C'est donc une force politique non négligeable même si elle ne peut prétendre jouer les premiers rôles.
Il se trouve que Jaldia Abubakra, une membre d'IU, candidate qui plus est aux prochaines élections sénatoriales en Espagne, a été retenue contre son gré quatre mois dans la bande de Gaza, Cette militante d'origine palestinienne vient tout juste d'être autorisée par les terroristes sionistes à quitter ce territoire palestinien sous blocus et elle a pu regagner Madrid aujourd'hui.
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Jaldia Abubakra

On notera que le gouvernement égyptien, pourtant sollicité par l'Espagne, n'a pas daigné ouvrir sa frontière pour laisser sortir la militante hispano-palestinienne.
On notera aussi le silence de la classe politique européenne sur cette situation qui aurait provoqué l'indignation générale si elle avait été le fait de n'importe quel autre pays.

La candidate de Izquierda Unida (IU, Gauche Unie) peut sortir de Gaza où elle était bloquée depuis août

Jaldia Abubakra, retenue à Gaza par les autorités israéliennes arrive vendredi en Espagne
Agences Madrid, El Pais (Espagne) 17 décembre 2015 traduit de l'espagnol par Djzaïri
La candidate de IU à l'élection sénatoriale Jaldia Abubakra, retenue à Gaza par les autorités israélienne, est en chemin pour Jérusalem, et elle prévoit d'arriver en Espagne vendredi, a annoncé l'agence Efe. Après quatre mois passés dans la bande de Gaza, Abubakra en est sortie jeudi accompagnée d'agents de la Guardia Civil. L'ambassade d'Espagne en Israël lui cherche un avion pour qu'elle puisse arriver vendredi à Madrid.
La candidate était entrée le 18 août dernier dans le territoire palestinien pour rendre visite à sa sœur qui venait de perdre son mari et, depuis lors, elle essayait de quitter la bande de Gaza. Abubakra est née à Gaza mais vit en Espagne depuis trente ans et travaille à la mairie de Madrid où ses collègues de travail lui ont obtenu une exemption d'obligation de présence en raison des circonstances particulières.
Le 11 décembre dernier, les eurodéputés de IU, Marina Albiol y Javier Couso, ont demandé à la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini ainsi qu'au Service Européen d'Action Extérieure (SEAE) de faire pression sur Israël pour qu'il laisse sortir de Gaza la candidate qui vient en seconde position sur la liste de IU – Unidad Popular por Madrid pour l'élection sénatoriale.
En troisième position sur la liste d'IU pour l'élection au Congrès, Enrique Santiago avait de son côté transmis au ministère des affaires étrangères à Madrid une autre lettre signée également par Albiol et Couso dans laquelle ils exigeaient du ministre José Manuel Garcia – Margallo qu'il intervienne auprès des autorités israéliennes et égyptiennes pour débloquer la situation.

lundi 30 novembre 2015

A Gaza, danser c'est aussi résister

Comme dans le ballet, cet article intéressant ne nous épargne pas quelques figures imposées, comme celle qui nous ferait presque croire que ce que vit la bande de Gaza, blocus et bombardements, est la faute du Hamas dont l'arrivée au pouvoir aurait en quelque sorte mis fin à une situation... Au fait quelle situation ?
Au milieu du chaos et de la destruction qui a ravagé la bande de Gaza si souvent, avec des guerres répétées entre Israël et le Hamas, l'école est un havre de calme et d'ordre.
par Nidal al-Mughrabi, Reuters Christian Science Monitor (USA) 30 novembre 2015 traduit de l'anglais par Djazaïri
Gaza ville – Le groupe de fillettes aux cheveux nattés et vêtues de rose étiraient leurs bras sur les côtés et pivotaient sur la pointe des pieds, essayant désespérément de tenir l'équilibre. L'oeil perçant de leur professeur surveillait la dernière cuvée d'aspirantes ballerines de Gaza.
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Quinze filles âgées de cinq à huit ans sont actuellement inscrites à l'école de ballet du Al-Qattan Center for Children de Gaza, ce qui en fait un des cours les plus populaires parmi ceux que propose le centre, sous le regard attentif d'une enseignante ukrainienne.
Au milieu du chaos et de la destruction qui a ravagé la bande de Gaza si souvent au cours des cinq dernières années, avec des guerres répétées entre Israël et le Hamas, l'école est un havre de calme et d'ordre, un lieu dont bon nombre de parents sont impatients que leurs enfants puissent profiter.
« Le projet de ballet était un rêve pour beaucoup de familles, » explique Heyam Al-Hayek, le directeur des activités culturelles au centre Qattan. « Ils demandaient des cours de ballet mais nous ne trouvions pas de formateurs. C'était difficile de faire venir un instructeur de l'étranger. »
Le rêve a commencé à prendre forme quand ils ont rencontré Tamara, une Ukrainienne mariée à un Palestinien et qui réside à Gaza, qui avait étudié la danse et avait la qualification pour l'enseigner. Elle a demandé à ce pas donner son nom de famille.
Un programme pilote a commencé pendant l'été dans l'attente de savoir combien de parents adhéreraient au projet étant donné que Gaza est une société conservatrice où le ballet n'est pas une passe-temps commun. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, 50 enfants, uniquement des filles, étaient inscrites. Il y a maintenant une liste d'attente qui va dans les centaines.
Dans le hall carrelé, 14 élèves étaient alignées à l'unisson le long du mur, une main serrant une longue barre métallique. Quand Tamara leur montrait les pas, elles l'imitaient avec précision, faisant angle avec leurs pieds et fléchissant leurs genoux, un bras en extension, mentons relevés.
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Certains de ces enfants ont connu quatre guerres dans leurs courtes vies, avec la bande de Gaza sous tension depuis que l'organisation islamiste Hamas a pris le plein contrôle de l'enclave en 2007. Depuis lors, l'Egypte et Israël ont maintenu un blocus sur le territoire, contrôlant de près les entrées et sorties de biens et de personnes.
Pour les parents, la chance pour un enfant de participer à quelque chose de si éloigné de la vie quotidienne à Gaza est une richesse à la fois éducative et psychologique. La mère de Maria, six ans, dit que le ballet a aidé sa fille à surmonter des années de traumatisme.
« Elle souffrait depuis la guerre de 2012, et son était avait empiré avec la guerre de l'an dernier, » explique Manal Abu Muamar en décrivant les cauchemars de Maria et sa peur au moment d'aller dormir.
« Après le premier cours de baller, elle était rentrée à la maison gaie comme un pinson. Elle avait fait les mouvements qu'elle avait appris, et elle tournait dans la maison comme un papillon. »
Près de la moitié du 1,8 million d'habitants de gaza a moins de 18 ans, et l'UNICEF, estime que 400 000 d'entre eux ont besoin d'une forme de soutien psychologique.
Mais outre l'aspect loisir pour s'évader et désir d'essayer ce qu'elles ont peut être vu seulement à la télévision, certaines élèves sont décrites par leur professeur comme des «filles costauds» et« excellentes » qui ont la volonté d'aller plus loin dans la danse.
« J'imitais les danses de ballet que je voyais à la télévision ou sur YouTube, » dit Bana Zuarub, huit ans.
« Maintenant j'apprends pour de bon, et j'adore ça. »

dimanche 15 novembre 2015

Les attentats de Paris sont une juste rétribution pour l'holocauste selon ce rabbin

Dov Lior n'est certainement pas un rabbin marginal, au contraire.

Le rabbin d'extrême droite des colonies : les attentats de Paris sont une rétribution pour l'holocauste

The Jerusalem Post (Sionistan) 15 novembre 2015 traduit de l'anglais par Djazaïri
Le propos de Dov Lior, Grand Rabbin de la colonie israélienne de Kiryat Arba a été initialement rapportée par l'agence de presse Walla ! [agence sioniste, NdT]
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Le rabbin Dov Lior porté en triomphe par ses ouailles
Samedi, pendant les funérailles d'un père et de son fils abattus par des terroristes palestiniens, le dignitaire religieux sioniste d'une colonie juive en Cisjordanie a dit à l'assistance que les attentats de Paris étaient mérités en raison de ce que les Européens « ont fait à notre peuple il y a 70 ans. »
« Les méchants dans cette Europe gorgée de sang le méritent pour ce qu'ils ont fait à notre peuple il y a 80 ans, » a déclaré Lior.
Le rabbin controversé avait précédemment approuvé par écrit un livre intitulé «La Torah du Roi3 qui avait été co-écrit en 2009 par le Rabbin Yitzhak Shapira, une personnalité extrémiste des colonies, qui autorisait à tuer les civils non juifs en temps de guerre.
Il avait été convoqué par la police pour être interrogé au motif d'incitation à la violence mais il avait refusé de se présenter, affirmant que la Torah n'était pas ouverte aux enquêtes policières. Il avait donc subséquemment été arrêté pour être interrogé mais aucune charge n'avait été retenue contre lui.
L'an dernier, Lior a publié une lettre expliquant que la loi juive permet de détruite toute la Bande de Gaza pour apporter la paix au sud du pays.
Lior indiquait avoir reçu des questions pour savoir si la loi juive permet de porter atteinte à une population civile non directement impliquée avec les combattants.
Il avait d'abord cité l'opinion du Maharal de Prague, un rabbin renommé du 18ème siècle, qui avait écrit qu'une nation agressée peur mener une guerre sans merci à la nation qui l'attaque, et qu'elle n'est pas obligée de se préoccuper de la sécurité des gens qui sont personnellement impliqués dans les hostilités.
« En temps de guerre, une nation attaquée a le droit de punir la population ennemie avec les mesures qui lui semblent convenir, comme le blocus sur les fournitures en électricité, ainsi que le bombardement de l'ensemble de la zone selon ce qu'estime nécessaire le ministre de la défense, et d'éviter de mettre en danger inutilement les soldats mais au contraire de prendre les mesures dissuasives et d'exterminer l'ennemi, » écrivait Lior.
S'exprimant sur les hostilités avec le Hamas, le rabbin poursuivait en affirmant que « dans le cas de Gaza, il serait même permis au ministre de la défense d'ordonner la destruction de tout Gaza de sorte à ce que le sud [de l'entité sioniste] ne souffre plus et pour prévenir des atteintes contre notre peuple qui souffre depuis si longtemps à cause des ennemis qui nous entourent. »
« Le langage et les considérations humanitaires ne sont rien quand on les met en balance avec la préservation des vies de nos frères dans le sud et dans tout le pays ainsi que la restauration de la tranquillité sur notre territoire, » avait-il dit.

mardi 16 septembre 2014

Bryan Adams et le crime contre l'humanité commis à Gaza, une prise de position ignorée par nos médias

Le Canadien Bryan Adams est maintenant un vieux routier et une vedette internationale du rock and roll. Cet auteur-compositeur-interprète connaît non seulement ses gammes et sa guitare basse sur le bout des doigts, mais il est loin d'être dénué de culture politique.
C'est ce qu'on peut effet constater dans ses prises de position contre la dernière grande agression la population de Gaza perpétrée par les terroristes sionistes. Non content de qualifier les agissements sionistes de crime contre l'humanité, Bryan Adams persiste et signe sans jamais esquisser l'ombre d'une reculade devant les procédés d'internautes qui rappellent étrangement ceux de Bernard-Botul-Henri Lévy dans ses échanges avec le chroniqueur télé Aymeric Caron.

Cette prise de position de Bryan Adams n'a pas du tout été médiatisée en France. Je n'en ai trouvé qu'une trace en français mais hors de l'Hexagone, sur le site web d'un journal suisse.

L'article et les échanges de tweets datent d'août 2014 alors que l'agression sioniste se poursuivait encore.

Bryan Adams va sur Twitter, réaffirme sa position sur la crise de Gaza (tweets)

par Jason MacNeil, The Huffington Post Canada, 20 août 2014 traduit de l'anglais par Djazaïri

Après avoir critiqué le premier ministre canadien Stephen Harper la semaine dernière pour l'absence d'aide du Canada pour Gaza, Bryan Adams a réaffirmé sa position sur la situation la nuit dernière via Twitter.

Après avoir posté un premier tweet le 11 août, Adams a ensuite répondu le 14 août à un internaute qui demandait avec quelle partie au conflit il était (en évoquant notamment la charte du Hamas). Voici sa réponse :
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Bryan Adams : … qui prend parti ? Je suis juste avec les gens, avec les enfants.
Mardi, la conversation a continué avec deux internautes, Stacy Vogel et "SoulM8dSunshine" qui prenaient une postition franchement pro-israélienne :
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SoulM8dSunshine" : Je ne vois ai pas vu dire un mot sur les enfants israéliens qui ont 15 secondes pour courir aux abris.
Stacy Vogel : Le Hamas vient de violer le 11ème cessez-le-feu. Mettez les torts là où ils doivent être. Protégez vos citoyens !

Ce tweet avait amené Adams à répondre à plusieurs reprises dans la suite de la conversation, entraînant des réponses d'Adams . :
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Bryan Adams :... et le blocus israélien de Gaza vient juste d'entrer dans sa huitième année, laissant 1,7 million d'habitants dans la misère.

Stacy Vogel : Votre twitter est utilisé par vos fans pour cracher leur haine et l'antisémitisme contre vos autres fans, et c'est okay ?

Bryan Adams : Personne n'est antisémite ici. Je suis/nous sommes simplement avec les gens et pro-liberté.

Stacy Vogel : Sujet trop sensible. Il y a des guerres horribles partout, où est l'indignation ? La seule indignation est quand ça concerne les Juifs.

Bryan Adams : Je ne peux pas parler pour d'autres, je ne parle que pour moi : je dis que Gaza était un crime contre l'humanité

Vogel a ensuite évoqué la mort de trois adolescents juifs israéliens qui avaient été tués plus tôt dans l'année,
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Bryan Adams : on n'a jamais prouvé qui était responsable, et ça ne justifie pas l'assassinat de plus de 2000 personnes dont 541 gosses.

La cconversation d'Adams sur Twitter marque un moment de regain de violence dans la région après un accord pour un cessez-le-feu de six jours. Les combats ont repris mardi dans la région après que des roquetets se sont abattues sur la ville de Beersheba, rapporte DW (radio allemande). Le gouvernement israélien a accusé le Hamas de faire échouer toute tentative de cessez-le-feu prolongé, répliquant par des frappes aériennes sur Gaza mercredi.

jeudi 31 juillet 2014

Gaza: un ancien vice premier ministre britannique appelle les choses par leur nom

Quand on en vient aux agissements de l'entité sioniste, on constate que les langues des responsables politiques tendent à se libérer un peu quand ils n'occupent plus de fonctions gouvernementales.

c'est un peu moins le cas en France, avec l'exception de Roland Dumas (mais cet ancien ministre n'a jamais été un admirateur de l'Etat prétendu juif] où en dehors des voix habituelles à gauche, la nomenklatura UMPS reste fidèle aux sentiments exprimés par François Hollande dans son chant d'amour à la bête immonde sioniste.

Mais regardons en Grande Bretagne. Nous avons dans ce pays quelqu'un qui a quand même été vice premier ministre de son pays qui se permet de se lancer dans une critique extrêmement sévère du comportement de l'entité sioniste.
D'accord, vice premier ministre est une fonction honorifique au Royaume Uni mais l'attribution de ce poste correspondait à la reconnaissance de l'importance de cet homme dans le parti Travailliste où il incarnait la tradition ouvrière du parti [Prescott est fils de cheminot].

Et ses propos ne sont pas passés inaperçus, du fait de la stature du personnage et aussi qu'ils ont été publiés dans l'édition dominicale du Mirror, un des tabloïds les plus vendus de l'autre côté de la Manche.
John Prescott
John Prescott
Signe qui ne trompe pas, la réplique du gang sioniste 'a pas tardé par la voix du Board of Deputies of British Jews (conseil des députés juifs de Grande Bretagne),
Ces promoteurs du crime et de la rapine reprochent en effet à John Prescott d'avoir « trivialisé l'holocauste » en comparant la bande de Gaza à un camp de concentration car, disent-ils, « le massacre systématique de l'holocauste ne peut être comparé à Gaza. »

John Prescott condamne comme 'crime de guerre' les bombardements israéliens sur Gaza

The Belfast Tekegraph (UK) 28 juillet 2014 traduit de l'anglais par Djazaïri

L'ancien vice premier ministre John Prescott a qualifié la destruction de la bande de Gaza par Israël de « crime de guerre » avec sa « disproportion brutale et si grossièrement aveugle ». 

Lord Prescott, du parti travailliste, a critiqué Israël qui agit « comme juge, jury et exécuteur de la sentence » dans sa volonté de réduire les « terroristes » du Hamas, transformant Gaza en ce qui est selon lui un « camp de concentration ».
Il a dit aussi que l'holocauste nazi aurait dû donner au peuple juif d'Israël « un sens de l'histoire et une capacité unique d'empathie avec les victimes d'un ghetto. »
Israël a repris ses bombardements sur Gaza ce matin après le refus par les militants du Hamas de prolonger un cessez-le-feu 12 heures.

Ce bref silence sur Gaza a permis aux habitants de stocker des denrées essentielles, de récupérer des corps dans les décombres apocalyptiques et de revoir leurs maisons dévastées.

S'exprimant dans sa tribune sur le Sunday Mirror, M. Prescott a écrit son mépris pour le silence relatif de la communauté internationale sur une nation [l'entité sioniste] là où toute autre aurait été « traitée d'Etat paria » suite à la mort de tant d'enfants.

« Les appels à un changement de régime auraient été assourdissants. Mais les cris de protestation sont mis en sourdine et la condamnation molle. Parce que c'est Israël, » a-t-il dit.
Le cabinet israélien avait accepté une prolongation unilatérale du cessez-le-feu jusqu'à 21h GMT dimanche, mais cette offre a été abandonnée après le tir de plusieurs roquettes depuis la Palestine en début de matinée, a déclaré son armée.

Suite à ce qu'elle décrit comme « le tir incessant de roquettes par le Hamas, » l'armée israélienne a repris ses attaques.

En 19 jours de combats, 1 047 Palestiniens – en majorité des civils – et 46 Israéliens – dont 43 soldats – ont péri.

M. Prescott a ajouté : « [le premier ministre israélien Benjamin] Netanyahou dit que l'armée israélienne téléphone aux civils pour les avertir de s'en aller quand des attaques de missiles vont avoir lieu. Ils envoient même de plus petits missiles pour 'cogner sur le toit' avant d'envoyer la grosse bombe à suivre.
«Mais où ces gens peuvent-ils fuir ? Ils sont enfermés dans une bande de terre littorale densément peuplée sans aucun moyen de s'en échapper. Quand Israël bombarde des hôpitaux et même des écoles de l'ONU utilisées comme refuges, vers quel lieu sûr peut-on fuir ?

Le ministre britannique des affaires étrangères Philip Hammond s'est rendu en Israël en début de semaine pour discuter de la crise avec des dirigeants du Proche Orient et avec le Secrétaire d'Etat US John Kerry.
M. Hammond a rappelé à Israël l'obligation que lui fait le droit international de « prendre toutes les précautions possibles » pour éviter les pertes civiles.

mardi 29 juillet 2014

Châtiment collectif,, zones interdites, parcage des populations, le sionisme comme perfectionnement du nazisme

En tant qu'idéologie colonialiste, le sionisme a produit le système colonial sans doute le plus abouti, du moins parmi les avatars du colonialisme du 19ème siècle, tirant parti d'expériences similaires en Afrique du Sud et en Algérie.

On y retrouve en effet les mêmes tendances à la ségrégation des populations et la même violence à l'égard du peuple indigène.

Les méthodes employées, en plus de la violence brute, sont les mêmes : châtiment collectif, parcage des populations indésirables et zones interdites ou no man's land.

Ce sont toutes ces dispositions que le régime sioniste s'emploie à appliquer dans la région de Gaza où environ 1,8 million d'habitants sont déjà confinés sur une étroite et minuscule bande de terre et sont voués par l'agresseur à se concentrer encore plus sur un territoire qui devrait se voir amputé de plus de 40 % de sa superficie qui deviendra zone interdite.
Zones interdites, parcage des populations et châtiment collectif sont des méthodes que la France colonialiste a employées méthodiquement en Algérie. On voit bien que les leçons de la coloniale ont été retenues et peaufinées par la voyoucratie de Tel Aviv.

algérie

Il n'y a que la fin de l'histoire que ces voyous sionistes, à côté de qui les Nazis (l'idéologie sioniste et l'idéologie nazie ne diffèrent pas dans leur essence ni dans leur pratique) étaient des enfants de choeur, font mine d'ignorer

Israël crée un 'No man's land' dans la bande de Gaza, qui rétrécit de 40 %

par Jesse Rosenfeld, The Daily Beast (USA) 28 juillet 2014 traduit de l'anglais par Djazaïri

Pour se protéger des roquettes et des tunnels du Hamas, Israël contraint des dizaines de milliers de personnes à quitter leurs maisons, transformant leurs anciens quartiers en no-man’s land.

Beit Hanoun, Gaza - Cette étroite bande de terre que l'on appelait "la bande de Gaza», déjà l'un des endroits les plus densément peuplées de la planète, est en train de devenir considérablement plus petite. L'armée israélienne, sans relâche et méthodiquement, repousse les gens hors de la zone tampon de 3 km dont elle dit avoir besoin pour se protéger contre les roquettes et les tunnels du Hamas. Selon le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires, la zone tampon avale environ 44 pour cent du territoire de Gaza.

Ce que cela signifie sur le terrain, ce sont d'extraordinaires scènes de dévastation dans des endroits comme le quartier d'Al Shajaya près de la frontière orientale de la bande de Gaza, et à Beit Hanoun dans le nord. C'étaient des quartiers bondés il y a moins de trois semaines. Maintenant, ils ont été littéralement dépeuplés, les résidents allant s'ajouter aux plus de 160 000 personnes déplacées dans des refuges et des abris de fortune. Les blocs d'immeubles d'habitations sont des champs de ruines, et, comme j'avance à travers ce paysage hostile la phrase qui n'arrête pas de résonner dans ma tête est «terre brûlée».
Les familles palestiniennes quittent les zones interdites
Les familles palestiniennes quittent par dizaines de milliers les zones interdites par les terroristes sionistes
Ce n'est pas comme si Israël n'avait pas planifié cela. Il [l’état sioniste] a dit à des dizaines de milliers de Palestiniens de fuit de sorte à ce que son artillerie, ses blindés et son aviation puissent crée ce no man's land inhabitable avec ses immeubles brûlés qui tiennent à moitié debout, béton brisé et métal tordu. Pendant un court cessez-le-feu humanitaire, certains Gazaouis ont pu revenir pour avoir un premier aperçu des destructions que cette guerre a infligées à leurs quartiers, fouiller leurs maisons démolies pour récupérer des vêtements ou d'autres morceaux épars de leur ancienne vie. Mais beaucoup d'entre eux n'ont même pas pu le faire.

Quand Rania Haels est arrivée quelques mètres des débris de ce qui était autrefois la maison de sa famille à Al Shajaya samedi, une mitrailleuse sur un tank Merkava israélien à proximité a commencé à tirer. C'étaient probablement des coups de semonce tirés dans sa direction, mais cette mère de sept enfants, âgée de 42 ans, a couru pour sa vie. Maintenant, elle vit avec sa famille dans un garage bondé dans Gaza ville et passe ses journées assise dans un parc public plein de réfugiés déplacés par la poussée israélienne. Normalement ce devrait être une période de fête, la fin du Ramadan est à portée de main et les festivités dont l'esprit s'apparente à celui des fêtes de Noël devraient commencer. Mais les fêtes aggravent la tragédie à leur manière. La famille Haels n'a nul endroit pour se rassembler pour donner des cadeaux et manger des bonbons palestiniens. Il n'y a en fait aucune place du tout pour elles.

"Nous avons perdu nos maisons et maintenant nous vivons dans les rues", a déclaré Haels, qui tient dans ses bras un bébé qui s’accroche à son hidjab aux motifs pastel. «Cette guerre m'a détruit." Elle dit que du moins, elle a su où était sa maison. Certains de ses voisins ont été incapables de trouver leur maison alors qu'ils marchaient dans des rues rendues méconnaissables par les destructions et l'horrible présence de la mort.
Rachid al Delo et ses 11 enfants ont été, comme Haels, bloqués par une mitrailleuse israélienne quand ils ont essayé de retourner à leur maison près de l'Hôpital Wafa , lui-même bombardé à Al Shajaya. Mais en dépit de la dureté de la réalité, al Delo, qui travaillait autrefois en Israël mais a été au chômage ces 15 dernières années, est déterminé à garder le moral.

«Nous reconstruirons Gaza, encore et encore, malgré la force des Israéliens," dit-il avec confiance alors qu'il se tient en bas de la maison de Gaza ville qui appartient à ses beaux-parents et qui héberge maintenant 30 membres de leur famille élargie.
A Beit Hanoun la destruction systématique fait miroir avec Al Shajaya. Je passe devant des vieillards et des adolescents qui tentent de soulever des parpaings et des dalles de stuc à mains nues, parfois à la recherche d'un matelas et d'autres fois à la recherche d'un parent.
zone interdite
L'armée sioniste ménage une zone tampon de trois kilomètres de profondeur tout au long de la frontière avec la bande de Gaza
Le désert de décombres ne fait que devenir plus vaste comme je me rapproche de la frontière israélienne. Des maisons et des commerces rasés un par un ont laissé place à des plaines blanches de murs oblitérés avec des collines de barres de fer tordues et de dalles défoncées. Ici, les cadavres sont cachés sous le nouveau paysage et il faudra plus qu'une brève pause dans les combats pour dénicher la mesure macabre de la souffrance de la ville.
La « terre brûlée » signifie historiquement détruire une terre pour priver de son usage l'ennemi qui voudrait empiéter dessus. Les Israéliens répugnent à utiliser cette expression pour décrire ce qu'ils font parce qu'en Israël, elle remet en mémoire la stratégie des Nazis pendant leur retraite de Russie à la fin de la seconde guerre mondiale.

Selon Yaron Ezrahi politologue à l'Université hébraïque qui analyse depuis longtemps le conflit israélo-palestinien,, avec ou sans cette expression, l'idée a une certaine logique. Ezrahi dit qu'il y a un calcul politique et militaire derrière cette dévastation. Certains membres du gouvernement israélien croient qu'elle va créer assez de souffrance chez les Palestiniens pour que les habitants de Gaza se lèvent contre le Hamas ou forcent ses dirigeants à traiter avec Israël, quand ils sortiront de leurs cachettes.

Mais c'est une hypothèse qui sous-estime grandement la volonté des habitants de Gaza de voir une fin à leurs sept années de blocus israélien et de se débarrasser de la présence israélienne qui contrôle le territoire exactement comme des gardiens positionnés autour d'une cour de prison.

Dans le même temps, dit Ezrahi, la pratique qui consiste à raser systématiquement des quartiers entiers a pour but central de préserver la vie des soldats israéliens, qui pourraient autrement être plus exposés à des attaques coup de main.
"Israël est plus sensible que tout autre pays en Occident à la mort de ses soldats», déclare Ezrahi. "La mort de civils [palestiniens] relève d'une crise morale, mais n'a pas d'impact politique."

Définition du combattant et précisions utiles sur les boucliers humains par le rabbin David-Seth Kirshner

Je ne ferai pas de commentaire. Je vous laisse apprécier ce morceau de bravoure doctrinale théologique et politique de la part d'un rabbin qui n'est en rien un marginal.
Le rabbin Seth Kirshner a un goût pour la modernité
Le rabbin David-Seth Kirshner a un goût pour la modernité

Si vous avez voté pour le Hamas, Israël a le droit de vous tuer, déclare le chef du conseil des rabbins de New York

par Philip Weiss, Mondoweiss (USA) 29 juillet 2014 traduit de l'anglais par Djazaïri



Il y avait un rassemblement pro-israélien de 10 000 personnes hier à New York, à même pas un bloc d'immeubles du siège des Nations Unies, et le rabbin David-Seth Kirshner qui est un dirigeant du NY Board of Rabbis a suggéré que les Palestiniens qui avaient voté pour le Hamas sont des combattants qui méritent d'être dans la ligne de mire d'Israël. Il a dit :
Quand vous participez à un processus électoral et que vous optez pour une organisation terroriste qui affirme en paroles et en actes que son objectif premier est de détruire le Chuck Schumerpays voisin et pas de bâtir des écoles, ou de créer des entreprises ou des emplois, vous êtes complice et vous n'êtes pas une victime civile.
La foule a applaudi. Kirshner a poursuivi en disant que l'armée israélienne est « l'armée la plus morale dans l'histoire de la civilisation. » Il a conclu son propos par le mot, Amen.
Le rabbin n'a pas précisé comment il s'y prendrait pour trier les Palestiniens qui ont voté pour le Hamas. A la dernière élection en Palestine, en 2006, le Hamas - « l'organisation terroriste à laquelle Kirshner faisait évidemment référence - avait recueilli 440 000 voix, 44 % de l'électorat selon Wikipedia. Le Fatah avait obtenu 410 000 voix, le FPLP 42 000.

Le sénateur Chuck Schumer et de nombreux parlementaires démocrates ont également pris la parole au rassemblement, sur la 47e rue. Aucun n'était sur l'estrade quand Kirshner a offert son conseil spirituel vers la fin de la manifestation.

Ci-dessous les propos de Kirshner dans leur contexte, ils commençant à la 3ème minute environ dans la vidéo ci-dessus. Kirshner, qui est identifié soit comme vice-président, président ou trésorier du New York Board of Rabbis, a commencé par dire que les Nations Unies condamnaient le massacre de civils à Gaza.

Mesdames et messieurs, permettez-moi d'expliquer quelque chose on ne peut plus clairement à vous qui êtes réunis ici. Si vous portez des jeans et un T-shirt et que vous portez un fusil AK-47, vous n'êtes pas un civil, vous êtes un combattant.Quand vous accueillez à bras ouverts le Hamas dans votre salle de séjour et lu permettez de lancer des roquettes à côté de votre sofa, vous n'êtes pas un civil, vous êtes un combattant.Quand vous participez à un processus électoral et que vous optez pour une organisation terroriste qui affirme en paroles et en actes que son objectif premier est de détruire la pays voisin et pas de bâtir des écoles, ou de créer des entreprises ou des emplois, vous êtes complice et vous n'êtes pas une victime civile.Et pour finir, si vous ne respectez pas les consignes données par tracts, appels téléphoniques, textos et tirs de sommation vous informant d'évacuer un immeuble, et qu'au contraire vous vous utilisez vous-même comme un bouclier ou vous servez d'un enfant innocent comme bouclier, vous n'êtes pas un dommage collatéral. quand vous ignorez ces avertissements d'une grande hauteur morale et que vous vous alignez vous-même sur le Hamas, vous êtes un combattant.
Dans une autre partie de son discours, le rabbin s'est identifié lui-même complètement au gouvernement israélien, déclarant que « nous avons renoncé à notre liberté il y a 9 ans, » faisant ainsi référence à l'arrêt du programme de colonisation à Gaza.

Kirshner avait accueilli l'an dernier le gouverneur [de l'Etat du New Jersey] Chris Christie au Temple Emanu-El, sa synagogue conservatrice dans le New Jersey. Il avait pris la parole en 2009 devant l'AIPAC, l'organisation israélienne de lobbying,.