vendredi 3 novembre 2006

Soyez solidaires de la Palestine, commandez un, des calendrier(s)

Pour la deuxième année consécutive, des associations, Comité Action Palestine (Bordeaux), Niort pour la Palestine, Palestine en marche (Lyon) se réunissent pour faire un calendrier en solidarité avec le peuple palestinien.
Cette année, ce calendrier en couleur, de format A4, avec une page par mois, agrafé, publie les photos de la tournée des enfants d'al-Rowwad en France, avec le partenariat des amis d'al-Rowwad, et celles d'une photographe, Makbula Nassar, de Galilée, sur les villages détruits ou quartiers palestiniens des villes de la Palestine de 48.
Le calendrier lui-même rappelle les principales dates qui jalonnent l'histoire contemporaine palestinienne et sa résistance.
Pour offrir, pour vous-mêmes, pensez à acheter ce calendrier, au prix de 7 euros minimum (frais de port compris).
Pour plus de renseignements, écrivez à
palestine_en_marche@yahoo.fr
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Et pour commander
envoyez vos chèques à
Palestine en marche
c/O EPI
13 chemin Renoir
69120 Vaulx-en-Velin
En notant vos noms et adresses, pour l'envoi des calendriers.

Extraits de l'introduction au calendrier

Entre le passé et l’avenir
Un calendrier qui s’inscrit dans le temps palestinien

Au cours de l’été 2006, les enfants du centre al-Rowwad, situé dans le camp de réfugiés de Aïda, près de Bethlehem en Cisjordanie, ont présenté au public français une pièce de théâtre rappelant la Nakba palestinienne, les massacres commis par les organisations sionistes et l’expulsion de près d’un million de Palestiniens de leur patrie. Mais ces enfants ont surtout affirmé, dans cette pièce et par les danses, leur espoir dans la lutte menée par leur peuple pour leur retour imminent dans leurs villes et villages, sur leur terre.
Dans cette terre colonisée depuis 1948, une nouvelle génération de Palestiniens, comme Makbula Nassar, se réapproprie le passé de la Nakba pour en faire un outil de lutte, agissant pour le retour de tous les réfugiés. Le passé, c’est la Nakba, la catastrophe pour les Palestinens, quand en 1948, la création de l'Etat d'Israël s'est accompagnée de la destruction de centaines de villages, d’innombrables massacres dans les villes et les villages, des files de réfugiés sur la route de l’exil, emportant les clefs de leurs maisons abandonnées. Le passé, c’est la Nakba, avec le démantèlement d’une société citadine et rurale, avec l’invasion et la colonisation programmées d’un pays et l’expulsion de son peuple, avec la bénédiction et le soutien actif des puissances internationales.
Pourtant la résistance du peuple palestinien à sa dépossession, à son expulsion et à son démantèlement avait commencé bien avant cette année de la catastrophe. Et elle se poursuit, dans le pays colonisé et en exil. Soulèvements, luttes populaires, lutte armée, restructuration de la société. Résistance par la formation des partis et organisations, par l’éducation, la réappropriation du passé, la maîtrise de nouveaux outils et nouvelles technologies. Résistance dans les prisons. Résistance par la mise en place de solidarités internationales pour empêcher l’isolement et l’asphyxie de ce peuple héroïque.Résistance qui permet aujourd’hui d’avoir un regard confiant dans l’avenir : les marches organisées tous les ans par les Palestiniens de l’intérieur vers les villages détruits en 48 ne sont pas de simples rappels d’un passé récent, mais une exigence de retour des réfugiés à ces villages.

jeudi 2 novembre 2006

Semaine de la solidarité avec la Palestine à Vaulx-en-velin (Rhône)


Dans le cadre de la 9ème édition de la Semaine de la Solidarité Internationale dans le Rhône, la GUPS vous présente la
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Semaine de la solidarité avec la Palestine
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13 -19 novembre 2006
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Centre Social Georges Lévy, Place André Bollier 69120 Vaulx-en-Velin.
Bus 37 de Part Dieu ou Charpennes ou 56/57 de L. Bonnevay arrêt Vaulx Grapinière
Participation libre

Lundi 13 Novembre 2006
Dès 18h00 Vernissage de l’Expo « Rien ne ressemble à Mon Pays »

Durant cette semaine, le centre Georges Lévy accueillera pour vous deux expositions palestiniennes. L’une rassemble des œuvres de plusieurs artistes palestiniens citoyens de l’Etat d’Israël. L’autre de la photographe amateur Makbula Nassar, portant sur les villages détruits en 1948 et dont l’objectif était de montrer aux réfugiés de la diaspora palestinienne leur village d’origine.
Centre Social Georges Lévy, Place André Bollier 69120 Vaulx-en-Velin.

Mardi 14 Novembre 2006
Dès 19h30 Projection du film palestinien « Rêves d’Exil » de la réalisatrice palestinienne May-el-Masri
"Rêves d'Exil"
Réalisateur : May-al-Masri
2000, 50min,
_Suivie d’autres films sur la Palestine
Cinéma les Amphis rue Pierre Cot 69120 Vaulx-en-Velin.

Mercredi 15 Novembre 2006
Anim-Palestine, journée d’animation avec les jeunes/enfants autour de la culture palestinienne
Présentation de la Palestine et de sa culture au travers d’animations avec l’équipe de « Génération Palestine ». Cette journée sera proposée aux jeunes du Centre dans le cadre des activités du centre.
Centre Social Georges Lévy, Place André Bollier 69120 Vaulx-en-Velin.

Dès 19h30 « Des Ponts au-delà du Mur » témoignages suite à la mission civile en Palestine
Présentation du projet de séjour pour une solidarité active en Palestine initié par la GUPS et témoignages suite au séjour de cet été de 10 jeunes de « Génération Palestine » de la région lyonnaise.
Centre Social Georges Lévy, Place André Bollier 69120 Vaulx-en-Velin.

Jeudi 16 Novembre 2006
Dès 19h30 Solidarité Internationale avec la Palestine, quelles pistes ? Table ronde
Table ronde autour de la problématique de la solidarité internationale avec la Palestine et les palestiniens. Débat libre avec interventions de quelques partenaires associatifs de la région lyonnaise. L’intérêt de cette animation est de susciter chez le public une prise de conscience sur les possibilités concrètes de solidarité internationale.
Centre Social Georges Lévy, Place André Bollier 69120 Vaulx-en-Velin.

Vendredi 17 Novembre 2006
Dès 20h00 Soirée de clôture de la semaine de solidarité avec la Palestine
Pour clore cette semaine, une petite soirée en compagnie de tous nos partenaires et ami(e)s avec danse, animations, musique, dégustations, vente de produits palestiniens…
Centre Social Georges Lévy, Place André Bollier 69120 Vaulx-en-Velin.

La GUPS : Union Générale Des étudiants de Palestine, Collectif Génération Palestine, Palestine en Marche.

Union Générale des étudiants de Palestine GUPS France gups_lyon@yahoo.fr
Centre social Georges Lévy mailto:Lévycentresocial.levy@wanadoo.fr
Semaine de la solidarité internationale www.lasemaine.org
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Transmis par palestine en marche (Lyon)

mercredi 1 novembre 2006

La Palestine est ma maison

Roberto Vila, un coopérant humanitaire Espagnol, qui avait été enlevé ce lundi 30 octobre dans la bande de Gaza a été libéré sans conditions.
Si sa capture et sa libération ont été relativement bien relayées dans la presse occidentale, on ne peut pas dire que les journalistes se soient précipités pour questionner Roberto Vila sur ce qu'il ressentait par rapport à la situation dans Gaza.
Un journal l'a fait cependant, un quotidien régional de Galice, province espagnole dont est originaire Roberto Vila. En lisant le bref entretien, on comprend mieux le pourquoi du manque de curiosité de la presse internationale.
La Voz de Galicia, 1er novembre 2006, traduit de l'espagnol par Djazaïri
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Pour Robert Vila, la Palestine est beaucoup plus que les territoires où il travaille tous les jours avec l'illusion de faire en sorte que la vie soit un peu meilleure. Pour lui, la Palestine est sa maison.
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- Vous aviez dit considérer la Palestine comme votre maison ?
- Ma famille et mes amis d'enfance sont en Espagne. Mais jour après jour le lien qu'ont tissé les Palestiniens avec moi, l'étranger, a fait de la Palestine ma maison. J'ai de la peine rien qu'à l'idée de m'en aller.
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- Pourquoi êtes-vous venu ici ?
- Je faisais un master d'aide et de droit humanitaires. C'est par l'intermédiaire d'une amie qu'est apparue l'occasion de venir ici, j'ai envoyé une demande et on m'a engagé. Venir dans un tel endroit et voir ce qui s'y passe fait qu'on a du mal à quitter la Palestine.
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- Comment voyez-vous la situation à Gaza ?
- Elle est terrible, c'est un coin du monde qui vit une situation invraisemblable et le responsable de cette situation est Israël qui s'appuie sur le soutien total des Etats-Unis et, en partie, sur le nôtre également. En fin de compte on n'arrive pas à s'expliquer comme peut se produire une telle situation, son [faible, ndt] retentissement médiatique et le peu de changements, sauf en pire. J'en suis toujours étonné. J'ai fait l'info aujourd'hui, mais à Gaza les Israéliens continuent à démolir des maisons et à tuer des civils. Ce qu'il faut, c'est que vous les journalistes et nous aussi les humanitaires, continuions à faire connaître la réalité sur de ce qui se passe.

vendredi 27 octobre 2006

L'armée lève en partie le voile sur la participation de l'Algérie au conflit du Proche-Orient

De nos jours il semble que les palestiniens ne puissent plus guère compter sur la solidarité des Etats arabes. Même pas sur une solidarité verbale comme on le voit avec l'étouffement de l'Autorité Palestinienne qui pourrait être moins dramatique si les pays arabes n'en étaient pas complices, bon gré, mal gré.
Cette solidarité avec les nations arabes en conflit direct avec la voyoucratie sioniste a pourtant eu de belles heures ainsi que vient le rappeler un texte d'El Djeïch, magazine de l'armée algérienne, dont le contenu est repris par le quotidien Liberté.
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"Un chapitre secret de l’engagement algérien au Sinaï révélé" évoque l'importance de l'engagement militaire algérien en 1973, année où les troupes égyptiennes et syriennes s'étaient lancées à la reconquête de leurs territoires sous contrôle sioniste. Le gouvernement algérien a toujours été très discret sur cet engagement et c'est seulement aujourd'hui qu'on peut en apprécier l'importance : un bataillon blindé, soit plus de 3000 hommes et "128 chars et engins blindés, 12 canons d’artillerie, 16 canons antiaériens. À cela s’ajoutent 4 escadrons d’avions de combat, soit au total 50 appareils".
L'article mentionne "quelques pertes humaines et matérielles" sans les quantifier avec exactitude. Ces forces ne rentreront au pays que deux ans plus tard, en 1975.
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Cette intervention militaire n'était pas la première pour l'Algérie puisqu'en 1967, cinq ans seulement après l'indépendance, le gouvernement algérien avait dépêché des troupes pour venir en aide à Nasser dont le pays venait d'être agressé par les sionistes, la fameuse guerre des Six jours. Dans un livre, Abderrazak Bouhara relate la participation de l'Algérie.
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"C'était suite à l'offensive militaire du 5 juin 1967 menée par israël et ses principaux alliés occidentaux contre l'Egypte, la Syrie et la Jordanie. Une offensive qui s'est soldée par l'occupation du Sinaï, de la bande de Gaza, de la Cisjordanie et des hauteurs du Golan. Dans ce chapitre, le moudjahid Bouhara relate la campagne de solidarité avec le peuple égyptien et le courage de la direction politique de l'époque qui n'hésitera pas à mobiliser une force armée, la 4e brigade pour combattre aux côtés des Eygptiens. Missionnaire de l'ANP, M. Bouhara fera vivre au lecteur les moments forts du séjour de l'armée algérienne en Egypte. Suivant un cheminement minutieux, l'auteur nous mène au cœur même du conflit arabo-israélien et les causes de la défaite des forces arabes où la "nakssa" qui a remis en cause toute une stratégie politique mais aussi militaire face à un ennemi structuré et soutenu par la première puissance mondiale".
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Bouhara a toujours des fonctions politiques en Algérie, même s'il n'est pas au gouvernement. Ses prises de position au cours de la récente agression sioniste contre le Liban montrent qu'il est resté fidèle à ses convictions. C'est probablement le cas de nombreux responsables politiques Arabes occupant actuellement des fonctions de second plan. C'est à coup sûr le cas de la grande majorité des peuples Arabes.
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Sur le sujet du conflit au Proche-orient comme sur d'autres, la fracture entre gouvernants et gouvernés ne pourra persister éternellement sans provoquer un tremblement de terre politique. Les régimes arabes le savent bien au fond d'eux-mêmes, eux qui ne cessent de gémir auprès de M. Bush et de Mme Rice pour les implorer d'exercer des pressions efficaces sur le gouvernement sioniste.
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Vainement, et pour cause...

lundi 23 octobre 2006

Elie Chouraqui, Straw, Blair, le(s) voile(s), une réflexion stimulante de Robert Fisk

Un bon article de Robert Fisk qui, même si c'est peut être un peu en jouant sur les mots, nous fait toucher du doigt les liens entre des faits et des événements qui peuvent sembler parfois disparates au premier abord. Son article est avant tout centré sur sa lecture critique du dernier film d'Elie Chouraqui, O Jérusalem, avec Patrick Bruel et Saïd Taghmaoui. Quelque chose me dit que Fisk a du gerber après avoir visionné la chose. Chouraqui avait auparavant, on s'en souvient, fait vivement réagir Jean-Pierre Brard, le maire communiste de Montreuil au sujet d'un "documentaire" sur l'hostilité dont auraient été victimes des élèves d'écoles juives de la part d'élèves d'un établissement public. J. P. Brard avait alors accusé le cinéaste "d'avoir tout scénarisé et les enfants ont été les acteurs bénévoles d'un film dont ils ne connaissaient pas le scénario. Il (Elie Chouraqui) leur a fait dire un texte qu'il avait déjà conçu lui-même, c'est une manipulation." Accusation qui correspond probablement à la réalité mais qui, énoncée brut de décoffrage et en compagnie de Fillon, alors ministre de l'éducation, a valu à Brard d'être condamné pour diffamation à 500 € d'amende avec sursis et 1€ de dommages et intérêts. Le fait vraiment intéressant de ce jugement est que le tribunal n'a pas souhaité, contrairement à la demande du requérant, ordonner la publication du jugement et ça, c'est quelque chose de rare dans les affaires de diffamation (très) publiques et en dit long sur ce qui a du s'agiter dans la cervelle des magistrats.

Robert Fisk: le voile qui nous cache la vérité
La pitoyable fiction du "succès" irakien est la tentative de Blair pour nous faire porter le voile
par Robert Fisk, The Independant (UK), 21 octobre 2006. Traduit de l'anglais par Djazaïri
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"The Independent" - Oui, le film O Jérusalem - adapté très librement de l'épopée de la naissance d'Israël relatée par Dominique Lapierre et Larry Collins a atteint les rives européennes (pas encore le Royaume-Uni, heureusement) et c'est tout ce qu'on peut attendre de l'hollywoodisation de l'Europe. C'est théâtral; le chanteur Français Patrick Bruel interprète un commandant israélien, on a un David ben Gourion flamboyant - cheveux blancs en bataille - et Saïd Taghmaoui et JJ Feild pour jouer le duo indispensable dans ce genre de films, le bon Arabe, modéré et au grand coeur (Saïd Chahine) et le Juif (Bobby Goldman) dont l'amitié survivra à la guerre qui les sépare.
Certes, nous avons l'habitude de ce genre de duos. Exodus, basé sur le récit par Léon Uris des mêmes événements de 1948, comportait un "bon" Arabe qui se liait d'amitié avec Paul Newman, le héros Juif, exactement comme Ben Hur nous avait présenté un "bon" Arabe qui prêtait ses chevaux à Charlton Heston alias Jehuda Ben Hur pour la course de chars contre le plus ignoble centurion de l'Empire Romain. Une fois que nous avons bien compris qu'il y a de "bons" Arabes au coeur sur la main, nous sommes bien entendu entièrement disponibles pour nous concentrer sur les méchants. Ils assassinent une jeune femme dans Exodus et ils tuent une courageuse jeune femme pendant la bataille de Latroun dans O Jérusalem (on la voit partiellement déshabillée par son agresseur avant d'être tuée par un obus). C'est d'ailleurs un signe des temps que pour des raisons de "sécurité;" O Jérusalem ait été tourné à Rhodes, exactement comme les scènes de Beyrouth du bien meilleur film Munich ont du être tournées à Malte où le Kingdom of Heaven, le film sur l'épopée des Croisades a été entièrement réalisé au Maroc avec des Arabes à l'accent maghrébin. Exodus avait été filmé sur les lieux du drame dans l'Israël des débuts, bien plus sûr.
Mais ce n'est pas la bestialisation habituelle des Arabes et des Musulmans qui me pose problème. Il suffit de regarder le marchand arabe d'esclaves dans le film Ashanti, une fois encore tourné en Israël avec Roger Moore et (entre autres) Omar Sharif, pour voir des Arabes dépeints, dans le style nazi, comme des assassins, des voleurs et des bourreaux d'enfants. L'antisémitisme anti-arabe, les Arabes sont bien sûr aussi des sémites, va de soi dans les films. Et je dois admettre que le comportement intrigant et déroutant des dirigeants Arabes - seul le roi Jordanien Abdallah est un homme respectable - est plus vrai que nature, tout comme l'arrogance de Haj Amin al-Husseini, le Grand Mufti de Jérusalem (celui qui avait serré la main d'Hitler).
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Non, mes objections portent sur la distorsion délibérée de l'histoire, l'arrangement du récit des événements pour présenter d'un côté les Juifs comme les victimes de la guerre d'indépendance d'Israël (6000 morts) alors qu'ils en ont en réalité été les vainqueurs et de l'autre les Arabes de Palestine - ou du moins de la partie de la Palestine devenue Israël en 1948 - comme les responsables de cette guerre et ses apparents vainqueurs (parce que les Juifs de Jérusalem Est avaient été obligés à quitter leurs maisons après le cessez-le-feu) plutôt que comme les victimes principales. Prenez par exemple le massacre de Deir Yacine en 1948 où le groupe Stern a assassiné les habitants arabes du village connu aujourd'hui comme le faubourg jérusalémite Givat Shaul, éventré des femmes et lancé des grenades dans des locaux remplis de civils. Dans O Jérusalem, le groupe Stern est représenté comme une bande d'affreux, un genre d'al Qaida juif, n'ayant strictement rien de commun avec une armée israélienne constituée de jeunes combattants dotés de hauts principes.Dans le film, on voit des cadavres d'Arabes - et une femme blessée qui sera soignée par un israélien - mais à aucun moment on ne donne à comprendre que Deir Yacine n'était qu'un village parmi d'autres dont la population a été massacrée - ce fut notamment le cas en Galilée - et les femmes violées par les combattants Juifs. Ave courage, les "nouveaux" historiens Israéliens ont déja révélé ces faits ainsi que les preuves irréfutables de leur rôle dans l'objectif israélien de déposséder 750 000 Palestiniens de leurs maisons dans ce qui devait devenir Israël. L'historien israélien Avi Shlaim a, courageusement, parlé de cette période comme d'une phase de "nettoyage ethnique." Rien de tout cela ne vient éclairer la scène du massacre de Deir yacine dans O Jérusalem.On nous coupe de la réalité. Ainsi un massacre qui faisait partie d'une politique devient dans le film une aberration, oeuvre de quelques extrémistes armés.Et même mieux, en fin de film, une série de textes à l'écran présentent de manière sinistre la dépossession des Palestiniens comme le résultat de la "propagande arabe." Il s'agit d'un mythe. Là encore, les historiens israéliens ont apporté la preuve du caractère mensonger de l'assertion selon laquelle les régimes arabes auraient demandé à la radio aux Arabes Palestiniens de quitter leurs maisons "jusqu'à ce que les Juifs aient été jetés à la mer." Aucu message de ce genre n'a jamais été radiodiffusé. La plupart des Palestiniens ont fui par peur de finir comme les habitants de Deir Yacine. La propagande sur la radio était israélienne et non arabe.C'est comme si un drap, un rideau ou un voile avaient été jetés sur l'histoire - de sorte à ce que seule l'ombre de la réalité reste visible, mais son sens déformé au point d'être inintelligible. "Alors c'est pour ça que vous vouliez des fusils," crie Bobby Goldman à l'adresse du chef du groupe Stern au milieu des victimes de deir yacine. Et il a tort. Les armes ont permis au groupe Stern d'assassiner les Arabes de Deir Yacine pour provoquer la panique qui a jeté 750 000 Palestiniens sur les routes d'un exil permanent.
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Mais n'est-ce pas dans ce monde que nous vivons? Ne portons nous pas tous un voile face à la vérité. Je ne parle pas des remarques de Jack "le Voile" Straw mais de do maître es politique, Lord Blair de Kut al-Amara. Un jour après avoir vu O Jérusalem, j'ai ouvert mon journal pour constater que notre premier ministre qualifiait de "marque de séparation" le niqab des femmes musulmanes.Pourtant peut-il exister un homme plus coupable de "séparation", séparation du peuple britannique d'avec son propre gouvernement élu démocratiquement, que Blair?
Quelqu'un peut-il avoir été plus habile - quelqu'un peut-il avoir plus menti au peuple Britannique - à dissimuler, travestir, distordre et maquillé les faits historiques que Blair?Les armes de destruction massive, les 45 minutes d'alerte, les liens entre Saddam et al Qaida, toute la pitoyable fiction de la réussite dans l'Irak occupé et dans l'Afghanistan post-Talibans sont des tentatives de Blair pour nous faire porter le voile, une arme bien plus dangereuse que le vêtement des musulmanes.
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Nous sommes supposés voir à travers le voile que lord Blair a placé devant nos yeux de sorte à ce que les mensonges deviennent la vérité at que la vérité devienne mensonge. Ainsi serons-nous coupés de la réalité. C'est pourquoi Blair lui-même représente maintenant cette "marque de séparation." O tempora! O mores! © 2006 Independent News and Media Limited
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Le texte complet en anglais peut être consulté ici (sur le site de The Independent il faut être enregistré moyennant finances je crois).

vendredi 20 octobre 2006

Sarko le démago

Sarkozy est vraiment un démago-tout terrain : sécurité, justice, immigration, politique étrangère, éducation, aucun sujet n'échappe à son verbe démagogue. Peut-être décidé à remettre le feu dans les cités populaires comme semblent en témoigner les récentes interventions policières auxquelles les media ont été conviés, il sait probablement que l'éducation est un sujet sensible, aussi bien chez les classes moyennes que chez les catégories sociales à faible revenu.
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Dans une société où esprit de compétition, agressivité et individualisme sont de plus en plus valorisés, on demande paradoxalement à l'école de maintenir le modèle périmé de la France "républicaine," sociale et solidaire, unie par quelques grandes valeurs et l'idée d'un bien commun à défendre et à développer : un incubateur républicain sous cloche dans une société où le modèle venu d'en haut est celui du chacun pour soi. Une cloche qui coûte cependant cher aux contribuables, trop cher disent certains (comme la protection sociale ou les régimes de retraite).
Uné école pacifiée et paisible dans une telle société, ça ne peut bien sûr pas marcher, d'autant que la bulle scolaire qu'on dit vouloir préserver fait en réalité l'objet d'une tenace entreprise de déstructuration.
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Notre ministre de l'intérieur a quand même des idées sur la question puisqu'il propose de s'attaquer à deux questions importantes que sont l'absentéisme scolaire et celui des "orphelins de 16h" expression abusive pour désigner les élèves qui ne rentrent pas immédiatement à la maison après la fin des cours pour se consacrer à leurs devoirs scolaires.
S'agissant de l'absentéisme, qui est effectivement une question importante, Sarkozy suggère une "mise sous tutelle" des allocations familiales. Cette question des allocations revient comme un serpent de mer comme si cette mise sous tutelle pouvait permettre aux familles de mieux assumer la scolarité de leurs enfants. Sarkozy omet au passage de signaler que la possibilité de mise sous tutelle existe depuis longtemps. Notons aussi que M. Sarkozy ne propose pas la mise sous tutelle des bourses d'enseignement, les frais de mise sous tutelle risquant d'être nettement plus élevés que les sommes misérables qui sont accordées jusqu'au collège tout au moins.
Cette question de l'absentéisme était déja apparue au premier plan en 2002-2003. Il s'agit d'un sujet plus complexe qu'on le pense en général (un peu comme l'absentéisme au travail) puisque l'absentéisme recouvre des absences solidement justifiées (par des problèmes de santé par exemple) et des absences non justifiées ou justifiées avec légèreté. Il faut savoir que, selon des chiffres de la Caisse d'Allocations Familiales datant de 2002, 7333 enfants, soit 1,2 ‰ de l'ensemble des enfants en faveur desquels sont versées les prestations familiales pour la tranche d'âge 6-16 ans avaient fait l'objet d'un signalement par les autorités académiques. L'ampleur du problème, même si les chiffres de la CAF sont certainement en dessous de la réalité, est ramenée à ses réelles proportions.
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La problématique de l'absentéisme scolaire recouvre donc en réalité une problématique sociale plus large qui inclut, entre autres, l'accès à la santé. L'école est loin d'être cet isolat où les enfants déposent leur condition sociale en franchissant le portail. Et le discours mi-moraliste mi-répressif de Nicolas Sarkozy n'y changera rien.
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Notre ministre propose aussi de "généraliser les études à l'école pour que l'ensemble des familles de France puissent venir chercher leurs enfants une fois les devoirs faits, sur la base du volontariat, à 18h".
C'est une vieille et, à mon avis, bonne idée. Seulement M. Sarkozy fait partie de ces politiciens qui considèrent qu'il faut rogner fortement sur les dépenses de l'Etat et il faudra attendre ses propositions de financement sur ce point car si les élèves ne reçoivent et n'attendent généralement pas de salaire, ce n'est pas le cas des différentes catégories de personnels qui exercent dans les écoles, professeurs en tête. Or non seulement ces personnels tendent à être de moins en moins nombreux mais les enseignants, après avoir perdu beaucoup de leur prestige, semblent en voie de relative paupérisation : seules les enseignantes mariées avec des cadres supérieurs ou des professions libérales peuvent encore donner le change sur la réalité de leur condition.

6 heures pour la Palestine à Lyon


6 heures pour la palestine

Vendredi 24 novembre 2006 - 18h
Bourse du Travail de Lyon - Place Guichard Lyon 3ème
Conférences, Témoignages, Cinéma, Librairie, Exposition…
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HIND KHOURY (déléguée générale de Palestine en France)

ANWAR ABU EISHE (Responsable Palestinien - Hébron)

JEAN CLAUDE LEFORT (Député du Val-de-Marne)

EYAL SIVAN (Cinéaste israélien)

HELENE FLAUTRE ( eurodéputée, Présidente commission des droits de l’Homme)

ERIC HAZAN (éditeur, écrivain)

Mustapha Bargouti

CINEMA : la chaîne des films courts pour le Liban et la Palestine.
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«…Chaque cinéaste où qu’il se trouve- est invité à monter un film court de 1 à 2 minutes et de réaliser ainsi une chaîne d’images qui seront proposés à la programmation de tous les festivals, cinémas et lieux imaginables…»
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Pour les droits du peuple palestinien
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Le peuple Palestinien vit les heures les plus noires de son histoire. Les 1,5 millions habitants de Gaza sont assiégés, affamés, dans une grande prison surpeuplée Les bombardements et crimes de l’occupant israélien sont quotidiens. En Cisjordanie la colonisation et le mur continuent d’annexer les terres palestiniennes. Les actes de guerre contre les populations civiles sont devenus tristement banals. En Palestine chaque jour, les droits humains fondamentaux sont bafoués.
Face à ce désastre le silence de la communauté internationale est assourdissant. La passivité des Nations, la complicité de l'ONU et de l'Europe, démontre une fois de plus la mansuétude dont bénéficie l’Etat d’Israël. Aucune sanction n'est prise alors que cet Etat continue d’ignorer les résolutions des Nations Unies et viole le droit international. Israël a refusé pendant les cinq dernières années de négocier et de reconnaître les Palestiniens. Après avoir érigé Arafat en obstacle à la paix, elle a refusé de discuter avec son successeur, Mahmoud Abbas, prétendant toujours qu’il n’y avait pas de partenaire palestinien. L’élection du Hamas sert de prétexte pour poursuivre une politique déjà bien établie.
Face à la complicité des Etats, les citoyens du Monde se mobilisent et réclament la seule issue politique possible; la reconnaissance des droits du peuple Palestinien. Nous exigeons de nos gouvernements et de la communauté internationale qu’ils rompent avec la politique du deux poids et deux mesures. Qu'ils agissent à l’encontre d’Israël (pressions diplomatiques et économiques, sanctions, tribunal pénal international…) afin, de faire respecter le droit international et d’imposer la paix.
En France, à la veille des élections présidentielles et législatives, nous appelons les citoyens, les associations et les forces politiques à faire avancer la nécessité d’une paix juste et durable en Palestine.
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Palestine Solidarité!
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Collectif 69 de soutien au peuple Palestinien
Organisations participantes : AFAK Bethléem, Association France Palestine Solidarité (AFPS), Amis de l’Appel des 100 pour la Paix, ATTAC Rhône, ATTAC-Villefranche, Campagne Civile> Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP), Coordination des Appels pour une Paix Juste au Proche-Orient (CAPJPO), CFDT Commerces et Services, CIMADE, Entr'Cultures, Femmes en Noir, Femmes Solidaires, Groupement des Retraités Educateurs sans Frontières (GREF),Union Générale des Etudiants de Palestine (GUPS), Les Alternatifs, Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR/JCR), L’Improbable, Mouvement pour une Alternative Non Violente (MAN), Mouvement de la Paix, Parti Communiste Français - fédération du Rhône (PCF), Pax Christi, Solidaires-Rhône, Traction Avant Compagnie, Union Juive Française pour la Paix (UJFP), Union Départementale CGT, Union Départementale CFDT, Les VERTS du Rhône.
En partenariat avec : la librairie « Terre des livres »
Participation Aux Frais : 4 € (étudiants, chômeurs…2€)
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Collectif 69 de soutien au peuple Palestinien
c/o Maison du Peuple. 147, avenue du Général Frère. 69 008 LYON

courriel : palestine69@wanadoo.fr ;
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Vu sur le blog d'Entr'cultures