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mardi 10 avril 2012

Mikhail Fridman, le banquier Russe qui finance le prochain 'holocauste'


C’est amusant ; tout le monde doit boycotter l’Iran, c’est-à-dire ne plus rien lui acheter ou presque, et ne rien lui vendre.

A fortiori si on s’appelle Jack Rosen et qu’on est le responsable du Congrès Juif Américain et du Conseil Mondial de la Communauté Juive.

Non pas que Jack Rosen ait fait un quelconque business avec l’Iran puisqu’il travaille dans l’immobilier et qu’il achète et vend des immeubles ou des maisons aux Etats Unis.
Mais Jack Rosen s’est lié pour une affaire qui pourrait être juteuse avec un oligarque Russe, Mikhail Fridman, qui est d’accord pour injecter 1 milliard de dollars dans l’immobilier aux Etats Unis.

Un pactole pour Jack Rosen mais, car il y a un mais, certaines voix se lèvent pour attirer son attention sur le fait que le milliardaire russe aurait contribué au financement du nucléaire iranien via la banque dont il est propriétaire.
Et comme Jack Rosen a une conscience, et qu’il est comme on l’a dit un haut dignitaire de la communauté juive américaine et mondiale, il se renseigne auprès de son ami milliardaire qui lui certifie que jamais au grand jamais il n’a financé directement le nucléaire iranien. Et que de toute façon, quand on est banquier, on sait rarement ce que font les clients de l’argent qu’on leur prête.

Dites-ça à votre banquier si vous demandez un prêt, et observez  sa réaction…

Personnellement, je vois mal Jack Rosen renoncer à des affaires qui s’annoncent extrêmement juteuses à cause de financements certainement indirects et qui n’importe comment appartiennent au passé.

Ce qui est quand même étrange dans cet article du New York Post, probablement alimenté par une pure jalousie de concurrents déçus de voir le magot leur passer sous le nez, c’est que si on dit bien que Jack Rosen est juif, et même un leader communautaire juif, on ne nous dit pas que celui qui aurait enfreint le boycott de l’Iran, décrété depuis longtemps dans la diaspora, est également Juif.
Une omission que relève le site de l’Algemeiner qui conclut ainsi son article :
quoique l’article du Post ne l’évoque pas, il est Juif également.
Peut-être le New York Post ne pouvait-il pas accuser de duplicité une personnalité juive, une accusation par trop marquée de relents antisémites ?

Et, je sais pas moi, mais qu’attendent les autorités sionistes pour l’arrêter au motif qu’il a aidé l’Iran à préparer le nouvel «holocauste» ?

Elles auraient pu le faire très facilement il y a seulement quelques jours alors que Mikhail Fridman et quelques autres milliardaires se trouvaient dans le sud de la Palestine occupée pour «revivre,» à l’occasion de la Pâque juive, le périple des anciens Hébreux (leurs ancêtres !!!). 
Ben oui, mes ancêtres arpentaient le désert en Palestine.

Par Tara Palmieri et Jennifer Gould Keil, New York Post (USA) 9 avril 2012 traduit de l'anglais par Djazaïri

Il sait sûrement comment jouer sur les deux tableaux.

Un patron de banque Russe dont on soupçonne qu’il a partie liée avec le financement d’une central nucléaire en Iran vient juste de signer un accord lucrative avec une importante société immobilière dirigée par un éminent leader Juif de New York pour racheter des propriétés en difficulté le long de la côte est – y compris à New York, a appris le Post.

Les associés d’intéressent à au moins un bien immobilier dans lle quartier de la finance et un autre juste de l’autre côté du fleuve, dans le New Jersey.

Cet étrange partenariat intervient dans un moment de tension entre l’Iran et Israël – et par extension, les Etats Unis – au sujet de l’enrichissement de combustible nucléaire par l’Iran.

L’oligarque Russe Mikhail Fridman, 47 ans – qui dirige Alfa bank, la principale institution financière privée de son pays – s’est associé en décembre avec le promoteur Jack Rosen de Rosen Partners pour investir 1 milliard de dollars dans l’immobilier de New York à Miami.

Ce pourrait être un accord très profitable pour toutes les parties concernées, notamment pour Fridman dont le patrimoine net est déjà de 13 milliards de dollars.

Tous deux s’intéressent à un projet de copropriété au 56 Pine Street à Manhattan et à un projet de lotissement dans le New Jersey, mais les accords doivent encore être finalisés, selon les informations.

Le Post a révélé à Rosen que Fridman avait un lien avec la construction de la centrale nucléaire de Bushehr qui est entrée en service en septembre.

Rosen a indiqué s’être renseigné auprès de Fridman – et que l’explication de Fridman a été suffisamment bonne pour lui.

«S’il [Fridman] avait su avoir directement financé une installation nucléaire en Iran, j’aurais fait part de ma déception, » a déclaré Rosen au Post. «Il m’a dit qu’Alfa ne finance jamais directement des projets nucléaires.»

Dans les années 2000, la banque Alfa Bank de Fridman a apporté des fonds à Atomstroyexport, l’équipementier nucléaire russe, propriété de l’Etat, qui a installé les réacteurs à Bushehr, selon les informations.

Rosen, qui dirige l’American Jewish Congress et le Council of the World’s Jewry, a declare que Fridman ne lui a jamais parlé de cette connexion.

Atomstroyexport reçoit de l’argent des fabricants et des investisseurs et alloue ensuite ces fonds à des projets nucléaires en Chine et en Iran.

De nombreuses banques, affirme Rosen, n’ont aucune idée de la manière dont est utilisé l’argent qu’elles prêtent.

Rosen souligne que Fridman lui a dit que «il n’était pas au courant de la manière dont ils utilisaient l’argent.»

Fridman, un magnat qui s’est fait lui-même et dont l’entreprise Alfa group est spécialisée dans le pétrole, la banque et les télécommunications, se classe au 57ème rang sur la liste Forbes des milliardaires.

En 2007, le Sunday Times de Londres [NdT : le Sunday Times fait partie comme le New York Post de l’empire Murdoch] avait présenté l’Alfa Group comme “un des empires industriels les plus controversés de la planète.”



vendredi 10 juillet 2009

Les suites de la mésaventure quasi dieudonnesque de Chrissie Brodigan

Les amis des animaux auront sans douté été choqués par l’histoire de cette propriétaire de chien arrêtée et brutalisée dans le métro de New York par un policier qui se trouve être le premier (et le seul) flic hassidique de la police de New York.
Suite à l’accusation par le New York Post, « témoin et source » à l’appui d’avoir tenu des propos antisémites à l’encontre de ce policier, le Gothamist, un media en ligne d’information sur NEW York était revenu sur cette affaire, mettant en doute l’éthique journalistique du New York Post.
Il convient de savoir que le New York Post est la propriété du patron de presse (sioniste) Rupert Murdoch qui contrôle également les journaux The Times et The Sun en Angleterre, une bonne partie de la presse quotidienne en Australie, Fox News aux USA : soit le plus grand empire de presse jamais connu.
L’affaire ne s’est pas arrêtée là puisqu’on peut lire dans cet autre article du Gothamist que Chrissie Brodigan, la propriétaire du chien, vient d’être licenciée par son patron qui n’a pas apprécié de voir une de ses cadres faire la une d’un important titre de New York pour des insultes antisémites proférées à l’encontre d’un policier qui plus est.
Car Chrissie Brodigan exerçait en qualité de vice présidente à Plum TV, une importante chaîne de télévision câblée présente aussi dans le multimédia. Il est clair que cette entreprise, pas très satisfaite de ce genre de publicité, a préféré prendre une mesure radicale avant de se faire taxer elle-même d’antisémitisme et de perdre des annonceurs.

Dans son extrême naïveté, Chrissie Brodigan s’en prend à l’institution policière qui aurait incité le Post à fabriquer des propos antisémites afin de couvrir les agissements d’un des siens. Elle devrait pourtant savoir que le New York Post n’a pas besoin de la police pour inventer des informations calomnieuses et qu’elle est en réalité confrontée à un phénomène de solidarité tribale qui ne lui laissera aucune chance de retrouver son emploi ni même de laver son honneur bafoué.
Il y a vraiment quelque chose de dieudonnesque dans ce qui lui est arrivé.

La propriétaire du chien arrêtée par un policier licenciée suite aux allégations d’antisémitisme
Par John Del Signore, Gothamist (USA) 9 juillet 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

L’altercation d’une résidente de Greenpoint avec un policier parce qu’elle portait son chien malade dans les couloirs du métro lui a fait perdre son emploi. Récapitulons : Chrissie Brodigan vice présidente chargée des médiats en ligne pour Plum TV explique qu’après son altercation avec l’agent Joel Witriol alors qu’elle essayait de porter son chien hors du métro, il l’avait arrêtée, pincé ses seins, donné des coups de poing dans le dos tout en lui disant «Si vous voulez vous comporter comme une femme, je vais vous traiter comme on traite une femme.» D’autres témoins ont corroboré la version de Brodigan mais un témoin et une source non identifiée ont indiqué au New York Post que Brodigan avait hurlé au policier hassidique «Enc.lé de juif, vous n’êtes même pas humain. Les juifs pensent que tout leur appartient.»

Brodigan avait d’abord dit que si elle avait crié sur Witriol, elle «ne se rappelait pas» avoir dit quoi que ce soit d’antisémite. (Le lendemain elle nous avait envoyé un courriel démentant fermement avoir dit quoi que ce soit d’antisémite à propos de l’identité juive de Witriol. D’autres témoins vont dans le même sens). Mais il semble que son démenti initial à la Reagan est ce qui lui a couté son emploi ; elle nous dit aujourd’hui :

J’ai été licenciée pour «propos équivoques» parus dans la presse. Mon patron [Chris Glowacki] menace de ne pas me proposer des conditions de licenciement agréables, dont l’assurance santé qui est essentielle parce que j’ai une fibrose kystique et il le sait. Il est mécontent que tout ça soit sorti dans la presse. Je pense qu’il a basé son jugement sur ce qui est perçu comme de l’intolérance [bigotry].

Ni Plum TV ni l’attaché de presse de l’entreprise n’ont répondu à nos demandes pour s’exprimer sur le sujet et nous n’avons rien reçu de la part de Reuven Blau, le journaliste du New York Post. Selon Reuven Fenton, son collègue au Post, Blau est celui qui a « trouvé » le mystérieux témoin Viane Delgado dans le court laps de temps entre le moment ou nous avons sorti toute l’histoire et celui ou l’édition imprimée du Post était sous presse. Aucun autre organe de presse n’a cité Viane Delgado et nous essayons encore d’obtenir une copie du rapport de police pour voir si Delgado y est mentionnée
Certes, Blau n’a aucune obligation de donner des précisions sur son témoin ou sa «source» ni même de répondre à nos appels téléphoniques, mais une source nous dit que le Post est plein de merde (notre source nous dit aussi que les chiens mordent les hommes). Ci-dessous la longue lettre ouverte de Chrissie à la presse au sujet de son licenciement.

Une lettre ouverte : Comment j’ai été diffamée par le New York Post et la police de New York

« Lundi 30 juin, j’ai été arrêtée abusivement et brutalisée physiquement par la police de New York. Il se trouve que l’officier qui m’a arrêtée et malmenée est le premier agent de police hassidique dans une force qui compte plus de 30 000 agents.
Dans les jours qui ont suivi l’incident, qui a reçu beaucoup de publicité, parce que des passants ont photographié l’arrestation et appelé la «police» à cause de la conduite inadéquate de l’agent qui procédait à l’arrestation et parce que j’avais eu le courage de défendre mes droits et de résister à cet abus avec le soutien de ces témoins oculaires, la situation s’est transformée en véritable cauchemar pour moi.
J’ai été accusée à tort d’être raciste [bigot] par le New York Post dans une pratique journalistique des plus irresponsables que j’ai jamais connues et maintenant j’ai été virée d’un emploi formidable que j’aimais sur la base des ces accusations vicieuses et ce qu’on présente comme mon incapacité à leur répondre avec «suffisamment de vigueur.»
Voilà ce qui est arrivé :
Deux jours après mon arrestation, le New York Post a publié un article pernicieux dans lequel des propos antisémites m’étaient attribués par un prétendu témoin.
Soit le Post a inventé l’existence de ce témoin qui, malgré les efforts du Gothamist comme de moi-même, n’a jamais pu être localisé, soit il a inventé son témoignage.
Des témoins ont assisté à la scène et ces témoins ne m’ont entendu tenir aucun propos antisémites et, sur ce point précis, ne se souviennent pas de la présence su témoin allégué par le Post. Je ne crois pas que ce témoin ait été présent sur les lieux ni qu’aucun témoin m’ait entendue tenir des propos antisémites.
La vérité est que calomnier la victime est une technique policière classique pour couvrir les abus et protéger le policier qui m’a arrêtée.
Je ne suis pas une intolérante [bigot], et les accusations d’intolérance sont si absurdes que je ne pensais même pas qu’il était utile d’y répondre.

Ma mise à pied et maintenant mon licenciement exigent que je clarifie les choses pour le public.
Pendant mon arrestation, je n’ai pas :
Proféré les mots «Jewish » ou «Jew»
Je n’ai pas dit, «Vous les Juifs, cous pensez que le monde vous appartient»
Je n’ai pas utilisé la phrase « Enculés de juifs... »
Je n’ai rien dit que n’importe quelle personne, raisonnable ou pas, aurait pu interpréter comme faisant référence de quelque manière que ce soit à l’évidente appartenance religieuse du flic qui me malmenait.
Les propos antisémites reproduits dans le New York Post ne sont jamais sortis de ma bouche le jour où j’ai été abusivement arrêtée et brutalisée physiquement. Et, pour être encore plus directe, ces mots et ces expressions n'ont JAMAIS franchi mes lèvres à aucun moment de ma vie. JAMAIS.

Je pense qu’en fin de compte la preuve sera faite que la police est impliquée dans le travail de calomnie du Post qui est une façon de couvrir la faute de la police.
Dans ces circonstances il importe que vous sachiez qui je suis :
Mon cursus universitaire à la George Mason University comprenait un premier cycle d’anglais avec une mineure en études afro-américaines sanctionné et une soutenance de mémoire sur le mouvement pour les droits civiques. Pendant mes études de 2ème et 3ème cycle, j’ai orienté mon cursus vers l’histoire des immigrants, des homosexuels, des lesbiennes, des noirs, des hispaniques, des handicapés et d’autres populations opprimées. Ma thèse de master puis de doctorat portaient sur la discrimination de genre et les droits des femmes dans le monde du travail. D’ailleurs, j’observe que mes principaux tuteurs pour mon doctorat étaient tous juifs.
J’ai consacré ma vie d’adulte à étudier et à soutenir les droits civiques des minorités.
Me calomnier en me traitant d’antisémite est à la fois lâche et une humiliation, une autre forme de brutalité à mon égard. J’attendais plus d’une communauté à laquelle j’ai consacré mes plus grands efforts.»

samedi 4 juillet 2009

Après le CRS arabe de Coluche, le flic juif de Gotham


Comme chacun le sait, les agents de police sont des personnels assermentés et, faute de témoins en votre faveur, le moindre désaccord avec un agent sur une éventuelle infraction peut déboucher sur une inculpation pour outrage voire rébellion.
Un exemple du genre de situation (vécue) qui peut en arriver à ce genre de choses.
Il y a quelques années, je circulais en voiture dans le quartier de
Vaise à Lyon avant de prendre une voie en direction de Saint Cyr auMont d’Or dans la banlieue nord.
Après une centaine de mètres, mon véhicule est intercepté par une voiture de police dont sortent deux agents qui m’annoncent que j’ai commis pas moins de trois infractions : emprunté un couloir d’autobus, grillé un feu rouge et roulé sur une voie en sens interdit.
Devant la manifestation de mon incrédulité, un des agents m’adresse la question suivante : « Alors, vous nous traitez de menteurs ? »
Question piège s’il en est car, en répondant oui et sans prononcer moi-même le mot « menteurs,» j’étais bon pour une accusation d’outrage à agent.
Je ne suis heureusement pas tombé dans le panneau, à la différence d’autres automobilistes dans ce secteur car, on l’a su plus tard par la presse locale, ces policiers étaient coutumiers du fait.
C’est un peu une histoire de ce genre qui est arrivée à une certaine Chrissie Brodigan de Gotham, c’est-à-dire New York. Sauf que cette jeune femme est accusée d’une forme d’outrage particulièrement grave : avoir tenu des propos racistes (pardon, antisémites ce qui est pire) à l’encontre d’un policier juif hassidique. Sur la photo, on voit bien que l’agent est juif puisqu’il arbore une kippa et des mèches de cheveux en papillotes.
Les accusations d’antisémitisme ont été formulées dans le journal The New York Post, qu’on pourrait qualifier d’organe officieux du lobby sioniste dans cette ville. Ce qui est intéressant, c’est que ce journal a trouvé très rapidement un témoin à charge dans cette affaire. Alors qu’apparemment il était moins bien informé sur l’incident que le Gothamist, ce qui explique quelques propos acides sur le New York Post dans l’article que je vous livre dans une traduction en français.




Un témoin: la propriétaire du chien s’en est prise aux juifs pendant son arrestation dans le métro

Par John Del Signore, Gothamist (USA) 1er juillet 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Un passant qui a assisté à l’arrestation lundi d’une femme qui transportait son carlin malade dans le métro affirme que la propriétaire de l’animal a proféré des remarques antisémites à l’encontre de l’agent qui procédait à l’interpellation et qui se trouve être le premier flic hassidique de la ville. Hier, la propriétaire du carlin, Chrissie Brodigan, nous a déclaré (ce que confirme un autre témoin) qu’alors qu’elle était toute retournée par l’incident, l’agent Joel Witriol lui a dit, "Si vous voulez vous comporter comme une femme, je vais vous traiter comme on traite une femme."

Elle indique que quand Witriol a procédé à son arrestation, "Il m’a pis un coup de poing dans le dos (où il y a des bleus), il m'a menottée et, dans l’empoignade a pris mes seins et les a pincés." Et Jason Wagner, un autre passant qui a pris des photos, nous a déclaré que Witriol a dit: "Vous voulez parler comme une femme? Vous voulez qu’on vous cogne dessus comme [on le fait sur] une femme?"
Mais un autre témoin, Viane Delgado, a indiqué au New York Post que Witriol a de manière « répétée » demandé à Brodigan de mettre le carlin « dans son sac. » (Brodigan explique qu’elle transportait son chien dans un sac mais qu’il avait vomi dedans et c’est pourquoi elle l’en avait sorti dans la station de métro). Delgado poursuit en mettant l’accent sur le fait qu’au cours de la dispute, Brodigan a dit au policier, «Enc.lé de juif, vous n’êtes même pas humain.» Et une source non identifiée a indiqué au New York Post que Brodigan s’était également exclamé «Les juifs pensent que tout leur appartient.»

Il est remarquable que le New York Post ait pu remonter si rapidement à un témoin et à une «source» alors qu’il nous avait envoyé un courriel à 17h10 pour nous demander des informations, vingt minutes après que nous ayons publié la nouvelle hier (peut-être ce journal a-t-il été lis en relation avec Delgado par le New York Police Department?). Pourtant, Melissa Randazzo, un témoin, nous dit, « Ca ne s’est pas du tout passé ainsi. Je n’ai entendu absolument aucun propos de ce genre.» Par courriel, nous avons demandé à Brodigan de confirmer ou démentir les allégations d’antisémitisme; l’intégralité de sa réponse est reproduite ci-dessous.



Je pense que cette affaire est prise en mains dans des lieux obscurs dont je ne suis pas familière. Je ne me rappelle pas avoir tenu les propos auxquels réfère le témoin. Je ne présentais certes pas non plus mon visage le plus avenant et je pleurais en implorant l’aide des témoins présents sur les lieux. Après avoir été malmenée et m’être entendue dire "Si vous voulez vous comporter comme une femme, je vais vous traiter comme on traite une femme." J’étais dans une totale confusion.


Je sais avoir proféré quelques insanités. Je sais aussi que j'implorais pour mon ticket, mon chien et qu’on me laisse rentrer chez moi. Des témoins ont demandé l’aide de la police parce que c’était une situation tellement dingue.
Hier, j’ai été contacté par près d’une dizaine de personnes sur Facebook qui se proposent de témoigner. Je ne sais pas trop ce que je vais faire maintenant. Ca fait beaucoup d’histoires pour un chien.
Je l’ai bien traité de trou du cul, mais j’étais impuissante dans cette situation. J’admets l’avoir traité de trou du cul, de mauvais flic, d’agent de la circulation et lui avoir dit que ce qu’il faisait était inhumain. Je ne pense pas que vous pouvez faire respecter la loi si vous ne pensez pas que les femmes ont les mêmes droits [que les hommes. Quand un agent qui représente la loi menace, frappe et opprime une femme sur la base qu’elle se comporte comme une femme – c’est là qu’est le problème. Proférer des grossièretés me semble normal – quand il ne reste plus à une personne que sa voix. J’implorais à l’aide et n’utilisais pas ce moment comme plateforme antisémite.


Qu'en pensez-vous, vous qui n'y étiez-pas?