Affichage des articles dont le libellé est New York. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est New York. Afficher tous les articles

mardi 29 juillet 2014

Définition du combattant et précisions utiles sur les boucliers humains par le rabbin David-Seth Kirshner

Je ne ferai pas de commentaire. Je vous laisse apprécier ce morceau de bravoure doctrinale théologique et politique de la part d'un rabbin qui n'est en rien un marginal.
Le rabbin Seth Kirshner a un goût pour la modernité
Le rabbin David-Seth Kirshner a un goût pour la modernité

Si vous avez voté pour le Hamas, Israël a le droit de vous tuer, déclare le chef du conseil des rabbins de New York

par Philip Weiss, Mondoweiss (USA) 29 juillet 2014 traduit de l'anglais par Djazaïri



Il y avait un rassemblement pro-israélien de 10 000 personnes hier à New York, à même pas un bloc d'immeubles du siège des Nations Unies, et le rabbin David-Seth Kirshner qui est un dirigeant du NY Board of Rabbis a suggéré que les Palestiniens qui avaient voté pour le Hamas sont des combattants qui méritent d'être dans la ligne de mire d'Israël. Il a dit :
Quand vous participez à un processus électoral et que vous optez pour une organisation terroriste qui affirme en paroles et en actes que son objectif premier est de détruire le Chuck Schumerpays voisin et pas de bâtir des écoles, ou de créer des entreprises ou des emplois, vous êtes complice et vous n'êtes pas une victime civile.
La foule a applaudi. Kirshner a poursuivi en disant que l'armée israélienne est « l'armée la plus morale dans l'histoire de la civilisation. » Il a conclu son propos par le mot, Amen.
Le rabbin n'a pas précisé comment il s'y prendrait pour trier les Palestiniens qui ont voté pour le Hamas. A la dernière élection en Palestine, en 2006, le Hamas - « l'organisation terroriste à laquelle Kirshner faisait évidemment référence - avait recueilli 440 000 voix, 44 % de l'électorat selon Wikipedia. Le Fatah avait obtenu 410 000 voix, le FPLP 42 000.

Le sénateur Chuck Schumer et de nombreux parlementaires démocrates ont également pris la parole au rassemblement, sur la 47e rue. Aucun n'était sur l'estrade quand Kirshner a offert son conseil spirituel vers la fin de la manifestation.

Ci-dessous les propos de Kirshner dans leur contexte, ils commençant à la 3ème minute environ dans la vidéo ci-dessus. Kirshner, qui est identifié soit comme vice-président, président ou trésorier du New York Board of Rabbis, a commencé par dire que les Nations Unies condamnaient le massacre de civils à Gaza.

Mesdames et messieurs, permettez-moi d'expliquer quelque chose on ne peut plus clairement à vous qui êtes réunis ici. Si vous portez des jeans et un T-shirt et que vous portez un fusil AK-47, vous n'êtes pas un civil, vous êtes un combattant.Quand vous accueillez à bras ouverts le Hamas dans votre salle de séjour et lu permettez de lancer des roquettes à côté de votre sofa, vous n'êtes pas un civil, vous êtes un combattant.Quand vous participez à un processus électoral et que vous optez pour une organisation terroriste qui affirme en paroles et en actes que son objectif premier est de détruire la pays voisin et pas de bâtir des écoles, ou de créer des entreprises ou des emplois, vous êtes complice et vous n'êtes pas une victime civile.Et pour finir, si vous ne respectez pas les consignes données par tracts, appels téléphoniques, textos et tirs de sommation vous informant d'évacuer un immeuble, et qu'au contraire vous vous utilisez vous-même comme un bouclier ou vous servez d'un enfant innocent comme bouclier, vous n'êtes pas un dommage collatéral. quand vous ignorez ces avertissements d'une grande hauteur morale et que vous vous alignez vous-même sur le Hamas, vous êtes un combattant.
Dans une autre partie de son discours, le rabbin s'est identifié lui-même complètement au gouvernement israélien, déclarant que « nous avons renoncé à notre liberté il y a 9 ans, » faisant ainsi référence à l'arrêt du programme de colonisation à Gaza.

Kirshner avait accueilli l'an dernier le gouverneur [de l'Etat du New Jersey] Chris Christie au Temple Emanu-El, sa synagogue conservatrice dans le New Jersey. Il avait pris la parole en 2009 devant l'AIPAC, l'organisation israélienne de lobbying,.

lundi 30 juin 2014

Pour en finir avec le cliché antisémite du Juif riche

Faire garder les enfants à un coût raisonnable est le principal problème à résoudre par les familles à revenus modestes, En effet, des frais de garde trop élevés sont de nature à dissuader bon nombre de mères d'exercer une activité professionnelle insuffisamment rémunérée pour justifier de consacrer une part substantielle de revenu à la garde des enfants. C'est pourquoi, quand c'est possible, les familles sollicitent la parentèle, généralement les grands-parents,
Quand c'est possible ! Les grands parents peuvent être incapables d'assumer ce rôle pour raison de santé ou tout simplement parce qu'ils vivent loin de leurs propres enfants.
Les collectivités publiques (Etat, mairies etc.) ont cherché à résoudre ce problème en créant des places d'accueil à bon marché dans des crèches ou haltes garderies publiques ou associatives ou en subventionnant directement les familles.
C'est le cas par exemple à New York où la municipalité met à disposition des familles à faibles revenus des bons ou chèques service qui leur permettent de payer tout ou partie des frais de garde dans les lieux d'accueil agréés, crèches, haltes garderies ou même écoles.
L'article que je vous propose montre comment l'argent public est utilisé dans la Big Apple et a aussi le mérite de détruire définitivement le cliché du Juif nanti pour le remplacer par une image plus conforme à la réalité,

Aide à la garde d'enfants, si vous êtes Juif

Les [Juifs] orthodoxes reçoivent une part dispropotionnée de bons d'aide
par Abigail Kramer, New York Daily News (USA 28 juin 2014 traduit de l'anglais par Djazaïri
Quand le maire et le conseil municipal ont trouvé un accord sur le budget la semaine dernière, ils ont ajouté 10 millions de dollars à un programme de bons qui aident les familles à faibles revenus à payer les frais de garde d'enfants en journée et après l'école [crèche et halte garderie].
Les bons d'aide sont une ressource inestimable. Au minimum, ils permettent aux parents de travailler. Au mieux, ils aident des familles à accéder aux genres de programmes de grande qualité qui préparent les enfants à réussir à l'école maternelle et dans les années scolaires qui suivent.
Malheureusement, le partage de ces allocations n'est pas réparti équitablement à travers la ville. En janvier 2014, près de la moitié des bons émis par la vilel pour les familles à faibles revenus étaient utilisés dans seulement deux quartiers de Brooklyn – deux quartiers où sont installées des communautés juives orthodoxes puissantes politiquement.
Sur un total de 13 400 bons de garde d'enfants émis par la ville pour les familles à faibles revenus, 28 % ont été utilisés dans des crèches et haltes garderies de Williamsburg tandis que 21 % ont été utilisés à Borough Park. Même en dehors de ces quartiers, les yeshivas [écoles religieuses juives] et d'autres institutions religieuses juives ont été de loin les premières bénéficiaires des fonds. Sur l'ensemble des bons pour familles à faibles revenus utilisés dans des crèches, des haltes garderies et des écoles en janvier 2014, près de 80 % ont été payés pour des programmes religieux juifs, selon des chiffres de la municipalité obtenus par le Center for New York City affairs.
Il est indubitable que les communautés orthodoxes ont des besoins pressants. De tous les quartiers de la ville, Borough Park est celui qui a la plus forte densité d'enfants appartenant à des familles à faibles revenus, et Williamsburg n'est pas bien loin derrière.
Répartition de la population juive à New York
Répartition de la population juive à New York
Mais lorsque des ressources financières sont concentrées sur une seule communauté, d'autres Newyorkais dans le besoin en sont privés. La municipalité ne tient pas de liste d'attente formelle, mais lors d'une récente audition au conseil municipal, des officiels ont indiqué que plus de 11 000 familles qui avaient déposé une demande pour une aide à la garde d'enfats se l'étaient vue refusé l'an dernier.
La ville délivre des bons pour garde d'enfants pour une valeur située entre 100 et 330 dollars par semaine au profit des familles dont les revenus sont inférieurs à 275 % du seuil de pauvreté. Selon le droit fédéral, la priorité va d'abord aux familles qui perçoivent des allocations d'aide publique. On parle alors de bons «obligatoires » qui sont distribués de manière assez uniforme dans les quartiers les plus pauvres de la ville.
Quand le financement [des bons] est laissé à la décision de la ville, cette dernière les accorde selon une échelle de priorité, d'abord aux familles avec des enfants en famille d'accueil ou suivies par le service d'aide à l'enfance de la ville, puis à d'autres familles qui font une demande auprès de l'Administration for Children’s Services sur la base du premier arrivé, premier servi. Une fois qu'une demande a été acceptée, la famille conserve l'aide jusqu'à ce que l'enfant ait atteint l'âge de sortie du système.
Depuis 2008, la ville réduit de plus de 10 000 le nombre de bons et certaines catégories prioritaires ont été complètement supprimées – y compris celle des parents qui doivent cesser le travail parce qu'ils passent par un épisode de maladie.
Malgré ces coupes budgétaires, les politiciens n'ont cependant pas ménagé leurs efforts pour défendre les allocations qui vont aux écoles [juives] orthodoxes. Ces bons ése sont retrouvés à plusieurs reprises sur le massicot pendant l'administration Bloomberg, mais les membres du conseil municipal – dont Bill de Blasio, le maire actuel – avaient fait opposition. Pendant sa campagne électorale pour la mairie, de Blasio avait promis aux leaders juifs qu'il rétablirait l'intégralité du financement.
     Bill de Blasio n'avait pas négligé les pauvres pendant sa campagne électorale
Il faudrait beaucoup plus que ces dix millions de dollars pour tenir cette promesse. Mais les financements doivent être partagés équitablement.
L'accaparement des bons pour garde d'enfants destinés aux familles à faibles revenus n'est pas une nouveauté. Notre journal avait fait scandale en 2 000 quand nous avions rapporté que la moitié des 13 000 bons réservés à l'époque aux familles à faibles revenus avaient été alloués à des familles de quatre des quartiers concentrant les plus fortes proportions de Juifs orthodoxes.
Quatorze ans plus tard, les bons municipaux pour les familles à faibles revenus sont distribués d'une manière encore plus inéquitable qu'en 2 000 – une démonstration de ce qui arrive quand l'influence politique rencontre des mémoires courtes.
La ville est sur le point de prendre des engagements sans précédent en faveur des familles à faibles revenus et de leurs enfants. Assurons nous que cette promesse se concrétise pour tous les enfants.





mercredi 12 février 2014

L'effet Shoananas?

Alerte à la casherout sur l'ananas frais à Monsey, près de New York.

Alerte à l'ananas!
Alerte à l'ananas!

dimanche 30 juin 2013

Les enfants non juifs sont obsédés et ont une activité sexuelle dès l'âge de cinq ans (selon le rabbin)

On le sait, un certain nombre d’affaires de pédophilie ont éclaboussé l’église catholique ces dernières années. Ces affaires ont été révélées dans des pays occidentaux et c’est pourquoi elles ont fait grand bruit dans la presse. Ce qui ne signifie bien entendu pas que l’Occident ou le catholicisme aient le monopole de ce genre de comportements.
Partout, en effet, les moments d’intimité entre un adulte (un homme dans l’écrasante majorité des cas) et un enfant (garçon ou fille) peuvent  donner l’occasion à des pulsions inavouées de s’exprimer.
Il peut arriver qu’un secteur d’activité professionnelle comme la santé, l’animation, l’enseignement (religieux ou pas) soit choisi par une personne précisément parce qu’il va lui permettre d’être quotidiennement au contact d’enfants et donc de multiplier les occasions de passer à l’acte.
Il peut arriver aussi qu’une personne qui a choisi ce genre d’activité professionnelle découvre fortuitement ses penchants sexuels pédophiles.
Le résultat est sensiblement le même.
La ségrégation des sexes n’élimine pas vraiment le risque puisque dans la plupart des cas qui ont défrayé la chronique , en tout cas dans les institutions religieuses, les victimes sont de jeunes garçons, généralement pré-pubères.
Tel est le cas par exemple dans une yeshiva [école religieuse juive] de Sydney en Australie, où plusieurs garçonnets ont été agressés par un employé dont on ignore la fonction exacte.
Cette affaire de » pédophilie en milieu juif présente quelques particularités sur lesquelles il faut s’attarder.
La première est que l’affaire ne fait pas trop de bruit alors qu’elle s’est déroulée dans un grand pays occidental, donc au cœur des préoccupations médiatiques, et que l’auteur présumé des actes pédophiles s’est réfugié aux Etats Unis, en Californie plus précisément, un pays encore plus central pour les médias que l’Australie.
Il n’y a guère que le groupe de presse australien Fairfax [et la presse juive] pour s'intéresser à cette affaire. Si Fairfax est un important groupe de presse australien, ses enquêtes sur la pédophilie en milieu juif rencontrent dans l'ensemble peu d'écho dans les autres pays occidentaux.
La deuxième est que les autorités rabbiniques ont non seulement gardé le silence sur les agressions sexuelles mais ont protégé l’agresseur en l’accueillant et en le cachant dans une institution sociale juive aux Etats Unis. Ces autorités ont semble-t-il bien compris qu’il y avait quelque chose de problématique dans le comportement du pédophile mais se sont gardées de le dénoncer à la police en vertu de la «mesira,» une loi talmudique qui interdit de dénoncer aux Goyim [non juifs] les délits et crimes perpétrés par un membre de la communauté.
La troisième particularité est la tentative du rabbin Boruch Dov Lesches, ex grand rabbin de Sydney, donc  pas n’importe quel obscur rabbin, de minimiser le crime en émettant l’hypothèse que les gamins, qui avaient environ onze ans étaient peut-être consentants.
Et ce n’est pas à Sigmund Freud et à sa théorie sur la sexualité infantile que fait appel le rabbin pour étayer son hypothèse mais à ce qu’il croit savoir des Goyim [non juifs] dont les enfants sont obsédés par le sexe très tôt et commencent à avoir une activité sexuelle dès l’âge de cinq ans.
Toujours selon le rabbin Lesches,  les adolescents [non juifs]  des milieux défavorisés «n’avaient rien d’autre à faire dans la vie que de penser tout le temps au sexe» entre eux, avec des membres de leurs propres familles et même avec des «chiens.»
Le rabbin Boruch Dov Lesches est né à Tel Aviv où il a reçu sont éducation religieuse. D’obédience hassidique, il s’est installé en Australie après son mariage, pays dans lequel il a présidé le tribunal rabbinique de Sydney et organisé le système d’abattage rituel et de certification de la casherout.
Image
       Le rabbin Boruch Dov Lesches
De sa création en 1986 à 2006, il a dirigé l’école religieuse juive de Sydney et a été rabbin de  cette ville pendant 25 ans.
En 2006, le rabbin Boruch Dov Lesches s’est établi à Monsey, quartier juif de la ville de Ramapo (New York) pour occuper la fonction de rabbin de K'hal Tzemach Tzedek Lubavitch (apparemment l’école religieuse de Chabad Loubavitch).  

Le rabbin: les victimes étaient peut-être consentantes

Par Richard Baker et Nick McKenzie, Sydney Morning Herald (Australie) 23 juin 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri
Un éminent rabbin australien qui s’était abstenu d’empêcher un présumé pédophile de se livrer à des abus sexuels sur de jeunes garçons dans une école religieuse juive de Sydney a déclaré que certaines des victimes avaient peut-être consenti aux relations sexuelles et il a averti que impliquer la police maintenant serait «ouvrir une boîte de Pandore.» 
Image
                   Yeshiva de Sydney (Australie)
L’ancien grand rabbin de Sydney, Boruch Dov Lesches a tenu ces propos incroyables lors d’une récente conversation avec une personne bien au courant d’une série de viols et d’agressions sexuelles résumés sur des enfants par un homme qui exerçait à la yeshiva [école religieuse juive] de Sydney dans les années 1980. 
Les propos du rabbin Lesches vont probablement renforcer l’attention des pouvoirs publics sur la gestion des affaires d’abus sexuels par les hautes autorités rabbiniques australiennes, compte tenu notamment des allégations de dissimulation, d’intimidation des victimes et de mise à l’abri des auteurs à l’étranger. 
Dans une conversation téléphonique enregistrée légalement et entendue par Fairfax media et fournie par les policiers des Nouvelles Galles du Sud qui enquêtent sur les affaires de la yeshiva, le rabbin Lesches admet avoir donné conseil au présumé violeur après avoir appris qu’il avait abusé sexuellement un garçon dix ans plus jeune que lui.
Le rabbin Lesche est aujourd’hui une personnalité de premier plan de la communauté ultra-orthodoxe de New York. 
Le rabbin Lesches avait dit à l’homme que lui, aussi bien que le garçon, seraient forcés de quitter la yeshiva s’il ne pouvait pas contrôler ses pulsions. 
“Dans le cas contraire, tous deux devront s’en aller.” 
Le rabbin Lesches, qui n’a jamais signalé cette agression sexuelle à la police, a déclaré qu’il ignorait que l’homme n’avait pas tenu compte de son avertissement et avait par la suite agressé sexuellement au moins trois autres garçons à la fin des années 1980. 
Il a déclaré que d’autres dirigeants de la yeshiva étaient responsables de la supervision de cet homme. 
Dans la conversation, le rabbin Lesches a laissé entendre que les victimes de l’homme, qui étaient âgées de onze ans à l’époque des faits, étaient peut-être des partenaires consentants. «Tout le monde racontait une histoire différente et essayait de faire porter les torts sur quelqu’un d’autre,» disait-il. 
“Nous parlons de très jeunes garçons… tout le monde dit, en parlant d’un autre que «il était d’accord pour faire ça.» 
Interpellé sur son point de vue selon lequel de jeunes garçons pouvaient avoir été consentants, le rabbin Lesches avait répondu, “vous pourriez être surpris » et il avait ajouté que certains garçons non juifs, qu’il désigne comme des «goyim,» commençaient à penser au sexe et à avoir une activité sexuelle «dès l’âge de cinq ans.» 
Il disait que les adolescents des milieux défavorisés «n’avaient rien d’autre à faire dans la vie que de penser tout le temps au sexe» entre eux, avec des membres de leurs propres familles et même avec des «chiens.» 
Le rabbin Lesches disait aussi que signaler les agresseurs sexuels présumés à la police tant d’années après  pouvait être «destructeur pour eux et leurs enfants» et être une cause de souffrance pour les victimes. 
“Ne parlez pas ainsi… après un temps aussi long, tout le monde souffre,” disait-il. «Si vous commencez à faire quelque chose à ce sujet, ce ne sera pas productif et ce ne sera bon pour personne.» 
Une loi traditionnelle, la mesira, interdit à un juif de signaler un délit commis par un autre juif à des autorités non juives; son influence reste très forte dans certaines communautés ultra-orthodoxes. 
Le rabbin Lesches, qui n’a pas répondu aux questions de Fairfax Media, est le troisième haut responsable rabbinique à avoir été identifié comme ayant su quelque chose au sujet des agressions sexuelles contre les garçons de la yeshiva de Sydney dans les années 1980.
En février, Fairfax media avait rapport comment l’auteur présumé, qui avait été envoyé à l’étranger, a récemment reconnu sa culpabilité devant certaines de ses victimes. Il avait parlé de la manière dont le chef spirituel du centre, le rabbin Pinchus Feldman, l’avait une fois averti de cesser ses agissements. 
En réponse à ce reportage, le rabbin Feldman avait publie une déclaration selon laquelle il n’avait pas de souvenir d’une quelconque personne lui ayant avoué avoir commis des abus sexuels sur des enfants il y a 25 ans plus tôt. 
Début mars, une autre importante figure rabbinique, le rabbin Moshe Gutnick a admis ne pas avoir appelé la police quand un juene garçon l’avait contacté il y a 20 ans pour lui parler d’une agression sexuelle à la yeshiva de Bondi. 
Le rabbin Gutnick, qui est à la tête de l’Organisation des Rabbins d’Australasie, a déclaré avoir reçu un appel téléphonique anonyme et alerté la direction de la yeshiva au sujet des accusations du garçon. Il a dit que, avec le recul, il aurait « probablement appelé la police.»
Il semble que le rabbin Gutnick a dit à la police de Bondi tout ce dont il pouvait se souvenir de l’appel téléphonique. Dans une déclaration publiée dans l’Australian Jewish News cette année, il a affirmé «se sentir très triste de ne pas avoir reconnu ce que j’ai su seulement maintenant être un légitime appel à l’aide.» 
“Je lance un appel à toute la communauté – aux victimes et à leurs parents, aux membres de la communauté et à ses leaders. Si vous avez des informations, rapprochez vous de la police SVP. N’ayez pas peur,» a exhorté le rabbin Gutnick. 
Le Sydney Yeshiva Centre a indiqué qu’il a mis en place une politique globale de protection de l’enfance et que le centre s’est mis en relation avec la police concernant les allégations. Dans une déclaration, le centre a affirmé «condamner sans équivoque toute forme de violence» et qu’il assume ses responsabilités en matière de sécurité des enfants avec la plus grande vigilance. 
“La Yeshiva… s’est toujours efforcée de se conformer pleinement à ses obligations légales et morales en matière de sécurité des enfants.»
Fairfax media peut aussi révéler que les membres de la famille de l’homme vise par l’enquête de la police pour les incidents à la yeshiva de Bondi sont de gros soutiens financiers de la communauté ultra-orthodoxe de Monsey à New York dont le chef spirituel est le rabbin Lesches. 
L’agresseur présumé avait aussi été nommé au conseil d’administration d’une entreprise australienne qui fournit du matériel éducatif pour les élèves juifs plusieurs années après qu’il ait agressé des garçons.
L’agresseur présumé a été hébergé ces dernières années par une importante organisation juive d’action sociale de los Angeles, des emails de 2011 entre cet homme et un des cadres supérieurs de l’organisation montrant qu’il risquait de voir révélé son passé à Sydney.
«Je n’ai aucune  idée de comment quelqu’un vous a retrouvé – mais des appels arrivent quotidiennement de nombreux endroits. Pour l’instant nous vous avons protégé» avait écrit un dirigeant de l’organisation de Los Angeles dans un email destiné à l’homme [l’agresseur présumé].

dimanche 12 mai 2013

Torturer le rabbin pour un texto?


C’était au lendemain de l’attentat de Boston et aucun de nos journaux n’en a parlé.
Pourquoi ? Surtout que l’adolescent a bel et bien été inculpé de menace terroriste contre une yeshiva (école religieuse juive).
Ceci dit, je compatis avec le rabbin Yossi Bennett et avec tous les directeurs d’écoles et enseignants confrontés à ce fléau des téléphones portables.

Un adolescent de New York interpellé pour avoir menace le proviseur adjoint d’une yeshiva

The Jewish Voice (USA) 24 avril 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri
Un élève d’un lycée juif de Long Island a été arrêté et déféré en justice après avoir menacé de faire sauter sa Mesivta Ateres Yaakov School à Lawrence, Long Island, a été arrêté après avoir publié des menaces sur sa page Facebook, menaces qui ont ensuite été portés à l'attention du directeur de l'école. 
La yeshiva a dû être évacuée pendant environ deux heures la semaine dernière, et l'élève, Joel Levy, a été arrêté et accusé d'avoir fait une menace terroriste, commis un crime, et une menace aggravée, a rapporté le New York Post a rapporté. Il a été interpellé mercredi dernier et déféré devant le tribunal de district de Hempstead.
Mesivta Atéres Yaakov n'envisage pas de déposer plainte, a déclaré au New York Post le proviseur adjoint, le rabbin Yossi Bennett.

Image
Vous avez tout mon soutien M. Bennett
Les menaces, qui n'ont pas été précisées dans les informations de presse, sont intervenues au lendemain l’explosion de deux bombes au marathon de Boston, causant la mort de trois personnes et en blessant plus de 170 autres.
Les procureurs chargés de la mise en accusation de Levy ont exposé au juge du tribunal de district comment la colère de l'adolescent visait principalement le proviseur  adjoint de l'école talmudique, le rabbin Yossi Bennett, qui avait mis à pied Levy après que l'étudiant a été pris à envoyer des textos pendant un cours. Ils ont lu à haute voix des parties des publications de Levy sur Facebook, dans lesquelles il affirmait posséder «toutes sortes d'explosifs", et indiquait que «le bureau de Bennett" était sa cible privilégiée. Levy aurait écrit avoir envie «de rendre aveugle, torturer et mutiler" le rabbin avec des "clous".
Des «Amis» de l'adolescent sur Facebook informé les autorités de ses menaces après avoir vu les messages. Le rabbin Bennett a expliqué à la police qu'il avait mis à pied Levy parce que l'élève n’avait pas voulu donner son téléphone cellulaire quand on le lui à demandé et a par la suite "pris d'assaut" [s’en est pris à] l'école après l'incident des textos.
Le juge Douglas Lerose a émis une ordonnance de protection contre Levy qui lui interdit tout contact avec le rabbin Bennett, et il a  fixé la caution de l'adolescent à 50.000$. Levy a été libéré plus tard dans la journée, après versement de la caution.

jeudi 4 avril 2013

Roger Waters (Pink Floyd) interdit de conférence à New York par le lobby sioniste


Même si les médias grand public en parlent peu, on sait néanmoins que Roger Waters, ancien membre du groupe musical anglais Pink Floyd, soutient la Palestine et est un partisan du boycott du régime sioniste.
Waters n’est pas la seule personnalité dont la presse évite de relever l’hostilité aux agissements du régime sioniste. Parmi ces personnalités, on compte notamment le footballeur portugais Cristiano Ronaldo et l’écrivain suédois Henning Mankell, connu entre autres pour ses romans policiers.
La raison de cette discrétion est que dans la société actuelle, ce qui n’existe pas médiatiquement n’existe pas du tout.
Image
                                           Roger Waters
Donc Roger Waters est un militant du boycott du régime sioniste et il va sans dire que cette attitude déplait aux groupes de pression communautaires qui agissent en faveur de l’entité sioniste. Pour ces groupes de pression, Roger Waters n’est rien d’autre qu’un antisémite.
Comme si condamner sur la base de principes universels des criminels pouvait s’apparenter à de l’antisémitisme du simple fait que les criminels en question sont ou se prétendent juifs. Et commettent par-dessus le marché leurs crimes au nom de ce prétendu judaïsme.
C’est en vertu de ce raisonnement communautariste fanatique que des groupes de pression ont réussi à obtenir l’annulation d’une conférence que devait donner le musicien anglais le 30 avril dans ce que l’article qualifie de manière erronée de YMCA à New York. La 92Y où devait intervenir Roger Waters est en fait une institution culturelle juive quoique sur le modèle de la YMCA semble-t-il.
Kevin Rutherford, Radio.com (USA) 4 avril 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri
La YMCA de la 92ème rue à Manhattan (92Y) a annulé une manifestation avec l’ancien bassiste/chanteur du Pink Floyd Roger Waters suite à des pressions émanant de membres de la communauté juive du fait des critiques que le rocker formule contre Israël depuis des années. 
«Il est absolument scandaleux que des fonds de la communauté juive aillent aider Roger Waters à diffuser son message antisémite», a affirmé Richard Allen, l’organisation militante juive JCC Watch, a déclaré dans une déclaration faite le 3 avril avant l'annonce de l’annulation par la 92Y. Il a poursuivi en disant que les donateurs "contribuent à offrir à Waters les installations, le marketing et la respectabilité, ce qui lui permet de tromper encore plus de gens avec des mensonges anti-Israël."
Waters, qui devait s’exprimer au centre culturel juif sur sa carrière longue et bien remplie de musicien, a affirmé par le passé qu’il voudrait voir Israël boycotté par les musiciens en soutien au mouvement international de solidarité avec la Palestine. Waters a récemment exhorté les musiciens à s’associer à lui pour une initiative pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions (BDS) contre ce pays, qualifiant Israël de «régime d’apartheid»  qui opprime la Palestine et qui, en dépit des pourparlers de paix avec les Palestiniens, ne veut pas la paix en réalité.
Le musicien âgé de 69 ans s’est attribué le mérite de  la décision de Stevie Wonder de ne pas participer à un gala pour les amis de l’armée israélienne, indiquant qu’il avait envoyé une lettre à Wonder pour l’exhorter à annuler sa participation qui aurait été comparable à «jouer au bal de la police de Johannesburg le lendemain du massacre de Sharpeville en 1960.» 
L’évènement avec Waters à la 92Y était prévu pour le 30 avril avec des tickets d’entrée ) 75 dollars. Une déclaration sur la page programmation du site web du centre révèle que la conférence a été annulée et que les tickets vendus seront remboursés.

mardi 26 février 2013

Dov Hikind, le clown raciste de Brooklyn fête Pourim


On a déjà croisé Dov Hikind sur ce blog. Ce politicien de l’Etat et de la ville de New York est un ardent sioniste et, comme tout sioniste conséquent, un tenant de la suprématie raciale.
Ce monsieur fait encore parler de lui suite aux festivités de Pourim qui commémorent chez les Juifs l’échec d’un plan qui visait à les massacrer dans la Perse antique (et l’extermination subséquente de la famille de celui qui complotait contre les Juifs).

La fête de Pourim est l’occasion (j’ignore pourquoi) de canulars de type poisson d’avril dans la presse et de moments récréatifs où les convives se déguisent.

Une pratique observée bien sûr par M. Dov Hikind qui a choisi de se déguiser en basketteur noir, en se peignant le visage en noir et en portant une perruque imitant une chevelure «afro».
Le blackface de Dov Hikind
Le blackface de Dov Hikind
Le problème étant que ce genre de déguisement (en noir pas en basketteur) renvoie aux Etats Unis à quelque chose de très précis, une forme particulière des minstrels shows dans laquelle les comédiens se grimaient pour incarner des noirs, désignée dans la culture américaine sous l’appellation «blackface.» Cette variante des minstrels shows était un des véhicules de l’idéologie et de l’imagerie racistes aux Etats Unis. La disparition de ce type de spectacle dans les années 1960 sera une des conséquences de la montée en puissance du mouvement pour les droits civiques.

C’est pourquoi le déguisement de Dov Hikind, qui est un personnage public et un élu, n’est pas passé inaperçu aux Etats Unis et a suscité l’indignation de commentateurs qui ne comprennent pas comment la signification de ce genre de grimage a pu échapper au politicien.

Ou plutôt si, puisqu’ils nous proposent, comme Gawker, un certain nombre d’exemples qui montrent que ce monsieur n’est pas vraiment convaincu par l’idée d’une égalité fondamentale de tous les êtres humains.

Je vous propose une traduction de l’article que Gawker a consacré à cette affaire. Le blog Whiskey Fire lui apporte cependant un éclairage particulier en nous précisant que Dov Hikind n’avait pas vu de mal dans son choix. 
Hikind a répété à Alex Silverman, journaliste pour WCBS, qu’il “n’avait jamais pensé une seconde” que la blackface était hors limites [de l’acceptable]. «Si j’étais noir,» a declaré Hikind, «pour Pourim j’aurais grimé mon visage en blanc.»
Et en fait, c’est exactement ce qui s’est passé pour pratiquement chaque fête de Pourim chez les Afro-Américains à travers l’histoire. 

D’où on déduira soit que M. Hikind est stupide, soit qu’il n’est pas suffisamment enraciné dans l’histoire de son pays pour comprendre ce qui cloche avec son comportement.

Pour conclure en faisant allusion à la situation française, on remarquera que ce qui a été reproché à l’humoriste Dieudonné, c’est précisément de s’être déguisé en Juif du type colon extrémiste. Peut-être aurait-il du le faire pour Pourim…
Lequel de ces rabbins est le vrai Dieudonné?
Lequel de ces rabbins est le vrai Dieudonné?

L’élu Newyorkais Dov Hikind, roi de la sensibilité à sens unique, a fait la fête hier en se grimant en blackface

Par Cord Jefferson, Gawker (USA) 26 février 2013 traduit de l'anglais par Djazaïri

Dov Hikind est le trou du cul de l’Assemblée de l’Etat de New York qui représente le Dictrict 48, une zone bétonnée de Brooklyn qui comprend Midwood et Borough Park, une enclave juive orhodoxe ben connue dans le quart sud-ouest de l’arrondissement. Hikind est lui-même un Juif orthodoxe. Pour fêter Purim cette année, et commémorer l’échec de l’extermination du peuple Juif dans la Perse antique, Hikind a choisi un costume très élaboré pour faire la fête. La femme de Hikind s’est déguisée en diable au visage rouge et son fils s’est peint le visage avec le symbole du yin et du yang, pour dit-on, ressembler à un «ange.» Et Hikind lui-même, le représentant sexagénaire élu d’une des villes du monde les plus diverses ? Eh bien, il a choisi de se déguiser en joueur de basketball, Afro et blackface bien sûr. 

Selon Hunter Walker de l’Observer, Hikind s’est “beaucoup amusé” à transformer ce qui aurait pu être une fête complètement innocente en minstrel show : 
«Je voulais simplement, je pense, j’ai essayé d’imiter, vous savez, peut-être un de ces joueurs de basketball. Quelqu’un m’a donné une tenue, quelqu’un m’a donné la chevelure d’un vrai, vous savez, d’un genre de joueur de basketball noir,» a expliqué M. Hikind. «C’était juste très drôle. Tout le monde a simplement passé un très très bon moment, et chaque année je fais quelque chose de différent… Ce qui m’amuse, c’est quand les gens arrivent et ne me reconnaissent pas.» 
Hikind a poursuivi en disant que son costume, qui s’inscrit dans la lignée de siècles de blackface shows conçus pour signifier la suprématie blanche, avait été fait « seulement pour s’amuser dans le respect.» 

Malgré les efforts de blancs qui devraient être mieux informés, il y a un bon moment maintenant que blackface est incapable de véhiculer la drôlerie ou le respect. Et sur ce plan, la carrière d’Hikind n’a pas été un modèle à imiter quant à la manière de vivre ensemble avec nos différences. Les habitants de Brooklyn se rappellent peut-être certains de ses morceaux de bravoure :
En 2005, puis en 2009, Hikind avait déposé sans succès à l’assemblée de l’Etat une proposition de loi “antiterroriste” alarmiste qui aurait autorisé les agents de police à contrôler et à fouiller les citoyens sur la base de leur ethnicité, une loi du genre dont on aurait pu penser qu’un Juif l’aurait trouvée un peu gênante une fois placée dans un contexte historique, mais hélas.
D’ailleurs, la police de la ville de New York pratique déjà les contrôles sur la base de la race, ce qui fait que la codification de ce genre de comportement semble une idée franchement mauvaise. 

En 2006, quand un groupe d’adolescents Juifs orthodoxes était tombé sur un pakistanais de confession musulmane, le traitant “d’enculé de sa mère de terroriste” et en le frappant à coups de pieds et de poings américains, Hikind avait publiquement condamné le Pakistanais en disant que c’était lui qui avait provoqué les garçons Juifs. Quelques semaines plus tard, quatre des cinq adolescents accusés pour l’agression avaient plaidé coupable. 

En 2007, Hikind avait dit ce qui suit à propos du mariage gay:
“Si nous autorisons le mariage gay dans l’Etat de New York, ceux qui veulent vivre et avoir une relation incestueuse se seront rapprochés eux aussi de cinq pas de l’atteinte de leurs objectifs.»
En 2009, Hikind s’était démené pour exclure du mémorial de l’holocauste de Brooklyn les cinq millions de personnes tuées avec les Juifs par le régime nazi. «Ces gens ne sont pas dans la même catégorie que le peuple juif eu égard à l’holocauste,» avait déclaré Hikind au New York Post à l’époque. «C’est extrêmement différent. On ne peut pas comparer des prisonniers politiques avec des victimes juives.»

En 2010, Hikind s’était exprimé à l’un des trois mémorials de New York pour commémorer le 20ème anniversaire de l’assassinat de Meir Kahane, le militant Israélo-Américain qui avait fondé la Ligue de Défense Juive. Kahane plaidait pour l’expulsion par la force de tous les non Juifs d’Israël ainsi que pour l’interdiction des mariages et des relations sexuelles avec les Gentils. A une de ces manifestations commémoratives, on avait cité le participant Josh Davis comme ayant dit, « Si nous avions prêté attention au message du rabbin Kahane relatif à l’expulsion dans les années 1980 de la malveillante population arabe, nous ne serions pas au bord de l’extinction.» Le Southern Poverty Law Center (genre de LICRA non ultrasioniste) a désormais placé la Ligue de Défense Juive sur sa liste des organisations racistes.  
         
Mais Hikind n’est pas totalement insensible aux affronts à l’ethnicité. Au début de ce mois, quand le New York Post a décidé de faire monter l’indignation sur la supposée ressemblance entre les habits du styliste de mode John Galliano et la tenue hassidique [Dov Hikind a lui-même été élevé dans le hassidisme, note de Djazaïri], l’élu à l’assemblée de l’Etat s’est senti obligé d’intervenir : 
“De qui se moque-t-il?” a ajouté le représentant de Brooklyn à l’assemblée, Dov Hikind. «L’apparence des chaussettes, la veste, les payot… Ma question est, de qui se moque-t-il?»
John Gallano, shmuck! (connard)

Voilà une question qu’elle est bonne Dov. Maintenant, de la part des centaines de milliers de noirs qui résident à Brooklyn, voici la même question : l’apparence de ce  visage peint en noir et la perruque afro, ma question est, de qui vous moquez-vous crénom de nom ? 

Et pourquoi n’avez-vous pas déjà démissionné de votre poste? 

Mise à jour: Hikind a présenté des excuses sur le modèle de défense classique du "désolé que vous ayez été offensé» selon le New York Daily News :
«Ma femme était déguisée en diable. Et elle n'est pas un démon. C'était avoir une apparence différente pendant Pourim sans arrières pensées. Je voulais juste avoir une apparence différente et être méconnaissable," a déclaré Hikind . 
«Je comprends la sensibilité des gens. Personne n’avait d’arrière pensée. Ce n’était pas fait pour vous offenser ou vous blesser en aucune façon. Je suis désolé si les gens ont été choqués. Ce n’était absolument pas le but ».

jeudi 20 septembre 2012

La prochaine étape de la campagne islamophobe aux Etats Unis


Je n’ai pas trouvé d’article qui parle de ça en français. Il faut simplement savoir que derrière cette campagne d’affichage, on trouve les mêmes réseaux, ou du moins une partie des réseaux, qui sont derrière la bande annonce du pseudo film «L’innocence des musulmans.»

Ces réseaux sont animés et surtout financés par des sionistes.

Pas par l’Etat sioniste alias l’Etat juif, du moins pas directement. Si ce dernier a bien des forfaits à son actif, on ne peut pas tout lui reprocher, ce serait se méprendre sur la nature du sionisme et ce qui fait sa singularité, et cette dernière n’est pas si religieuse que certains le croient. J’aurai, je l’espère, bientôt l’occasion d’y revenir.

Non, les premiers intervenants dans ces affaires sont des gens riches, des chefs d’entreprises, en cheville avec des idéologues de plus ou moins grande envergure. Ce n'est pas vraiment qu'ils oeuvrent pour l'Etat sioniste, c'est plutôt qu'ils sont en train de s'approprier cet Etat. 
Nous avons rencontré les uns (les milliardaires) et les autres (les idéologues) sur ce blog. Soyez curieux, cherchez.


par Jim O'Grady, Transportation Nation (USA) 19 septembre 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

 (New York, NY – WNYC ) Lundi, dix stations du métro de New York montreront des affiches qui proclament en lettres capitales sur fond noir, «Dans toute guerre entre l’homme civilisé et le sauvage, soutenez l’homme civilisé,» suivies du slogan, «Soutenez Israël. Vainquez le djihad.»
La décision intervient au moment où des manifestations anti-américaines éclatent un peu partout dans le monde à cause de la bande annonce d’un film islamophobe qui circule largement sur internet.

L’ American Freedom Defense Initiative (AFDI), une organisation de défense des libertés [c’est du moins ce qu’elle prétend, note de Djazaïri], a acheté les emplacements pour ces affiches dans le métro il y a un an. Mais la NY Metropolitan Authority [MTA, équivalent de la RATP] en avait empêché la pose et avait expliqué dans une lettre à l’organisation que «L’affiche que vous proposez contient des propos qui, selon nous, ne sont pas conformes avec les normes de la MTA pour l’affichage en ce qui concerne les annonces qui rabaissent une personne ou un groupe de personnes.»

Il y a bel et bien une campagne islamophobe orchestrée à l'échelle internationale

Le juge qui a traité ce dossier a rejeté la requête de l’autorité du transport d’octroi d’un délai qui aurait permis à son conseil d’administration de se réunir pour envisager un changement de ses règles afin d’interdire sur son réseau les annonces non commerciales, connues aussi sous l’appellation d’affiches sur les questions de société (l’article original propose une copie du jugement).

Aaron Donovan, porte parole de la NY MTA, a déclaré aujourd’hui que la bataille juridique est maintenant terminée. «Nos mains sont liées,» a-t-il dit. «Le tribunal a considéré que les règlements de la MTA sur les annonces non commerciales violaient le 1eramendement.»

La NY MTA n’imitera pas la Municipal Transportation Agency de San Francisco qui avait place ces mêmes annonces sur ses bus à côté de sa propre annonce par laquelle elle condamnait toute «déclaration qualifiant un groupe humain quelconque de ‘sauvages’.»

Ce n’est pas la première fois que l’AFDI place une annonce dans les transports en commun de new York. En août, l’organisation avait lancé une campagne d’affichage dans les stations de métro de la banlieue nord dans lesquelles elle parlait de dizaines de milliers «d’attentats islamiques» depuis le 11 septembre. Le transporteur avait indiqué les avoir affichées parce que leur contenu ne comportait pas de vocabulaire humiliant.

L’AFDI affirme qu’elle «a pour objet de soutenir et de défendre avec vigueur les fondations morales judéo-chrétienens de notre nation dans les tribunaux à travers tout notre pays.» Sa directrice exécutive est Pamela Geller qui a été active dans les manifestations contre le centre communautaire musulman à Park 51, à deux blocs d’immeubles du World Trade Center dans le Lower Manhattan.