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mercredi 26 décembre 2012

Noël est-il un moment de déchaînement des forces maléfiques?


Après avoir lu cet article du Haaretz, j’ai cru à une blague. Sauf que nous ne sommes pas au moment de la fête de Pourim où on voit dans la presse juive fleurir des articles qui correspondent aux poissons d’avril en France.
Et en recherchant sur le net, j’ai trouvé d’autres articles sur le même sujet, c’est-à-dire sur une pratique du judaïsme hassidique qui coïncide avec la fête chrétienne de Noël.
Une pratique qui se résume à l’exécration des chrétiens et de Jésus si on en croit l’article.

Pendant Nittel Nacht – connue de par le monde sous l’appellation veillée de Noêl – les juifs hassidiques croient que les mauvais penchants s’expriment à fond. Afin d’éviter tout dommage qui pourrait résulter de ce phénomène, ils s’abstiennent d’étudier la Torah.
par Shahar Ilan, Haaretz (Sionistan) 25 décembre 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

Pendant Nittel Nacht – connue de par le monde sous l’appellation veillée de Noêl – les juifs hassidiques croient que les mauvais penchants s’expriment à fond. Afin d’éviter tout dommage qui pourrait résulter de ce phénomène, les hassidim s’abstiennent d’étudier la Torah, afin de ne pas laisser les démons l’emporter, et ils s’abstiennent d’accomplir la mitzvah que constitue le fait d’avoir une descendance et de se multiplier.
Pas de relations sexuelles. Cette nuit, croient les hassidim, le klipot – les vaisseaux ou manifestations des forces maléfiques – devient plus fort. Sefer Haminhagim (Le Livre des Coutumes) enseigne que la plupart des hérétiques qui ont abandonné leur religion juive pour se convertir descendaient d’un accouplement illicite pendant le premier Noël chrétien.

Jeu d’échecs et jeux de cartes. Pendant Nittel Nacht, les hassidim jouissent d’une expérience assez rare dans la vie quotidienne des ultra-orthodoxes – beaucoup de temps libre. Dans le folklore qui s’est développé autour de Nittel Nacht, la tradition a fait que les échecs sont devenus le jeu par excellence. Il y a même une photo célèbre du dernier chef spirituel Loubavitch, le rabbin Menachem Mendel Schneerson en train de jouer aux échecs avec son prédécesseur (quoiqu’on ne sache pas vraiment si la photo a été prise pendant Nittel Nacht). D’autres préfèrent jouer aux cartes, comme la variante galicienne du poker ou le «21,» un jeu hongrois.

Découper du papier toilette pour le sabbat. Certains rabbins marquaient la fête gentille [chrétienne] en découpant du papier toilette pendant chaque sabbat tout le reste de l’année. Ce n’était pas une simple marque de mépris pour ceux qui croyaient en la sainte Trinité- c’était la manifestation d’un mépris insigne. Les livres de la Kabbale considèrent la chrétienté  comme un déchet qui s’est détaché de la nation d’Israël. La coutume de déchire du papier toilette n’est tombée en désuétude que parce que de nos jours, il est possible d’acheter du papier toilette prédécoupé. D’autres rabbins profitaient de l’occasion pour classer leurs factures de l’année, calculant ce qu’il leur fallait mettre de côté pour accomplir la mitzvah de la dîme.
Il y avait des pogroms de toute façon. Il y a certaines raisons derrière la pratique inhabituelle qui consiste à ne pas étudier la Torah pendant Nittel Nacht :

* Selon l’explication la plus rationnelle, le soir de Noël, les juifs devaient fermer leurs synagogues et leurs lieux de culte, et éteindre la lumière chez eux, par crainte de pogroms. Avec le temps, l’obligation de ne pas étudier la Torah s’est inscrite dans l’idéologie.
* Comme c’est un jour de deuil le jour de la naissance du même homme [c’est-à-dire qu’on porte le deuil pour commémorer la naissance de Jésus], une sorte de Tisha B’ac en hiver, comme pour Tisha B’av, l’étude des textes sacrés n’est pas autorisée ce jour là. Pourquoi alors les hassidim s’abstiennent-ils de jeuner et de porter le sac et la cendre ? Peut-être pour la même raison pour laquelle ils ont maintenu secrète la pratique de Nittel : par crainte de la colère des Gentils.
*Jésus, ainsi qu’il est dit dans le traité Sanhédrin, était un des élèves du rabbin Joshua ben Parchia. L’interdiction d’étude des textes sacrés a aussi pour but d’empêcher de se souvenir ce jour là du droit qu’il avait d’étudier.

Herzl n’a pas dit. Au fil des ans, les hassidim ont développé un genre de plaisanteries sur Nittel. Par exemple : on avait demandé à un rabbin hassidique de faire l’éloge de Herzl. Après y avoir réfléchi rapidement, il a parlé de trois de ses vertus : Herzl ne parlait jamais quand il portait un tefilin, il ne pensait jamais à la loi religieuse dans des lieux sales, et il n’étudiait pas la Torah la nuit de Nittel. Une autre blaque raconte l’histoire d’un homme à qui on demandait pourquoi il n’arrêtait pas l’étude de la Torah pendant Nittel Nacht. « J’observe le Nittel en fonction du Noël arménien,» avait-il répondu.

Nittel orthodoxe. Le fait que les Grecs orthodoxes et l’église russe fêtent Noël le 6 janvier est source d’une certaine confusion chez les hassidim. Il s’avère que cela ne les amène pas à observer deux Nittels et que les instructions sont que chacun devrait observer Nittel le jour où Noël est célébré dans son pays d’origine. En Galicie, Nittel est observé le 6 janvier. Les Belz Hassidim le font le 5 janvier et on ne sait pas trop pourquoi. Aux Etats Unis, selon une décision du rabbin Loubavitch, Nittel doit être marqué la nuit entre le 24 et le 25 décembre.

Les klipot sont hors de contrôle. Il y a ceux qui sont persuadés de l’absence de nécessité d’observer Nittel nacht en Israël en raison de la sainteté de cette terre. Le rabbin Mordechai de la Sionim a de son côté conclu qu’en Israël les klipot étaient hors de contrôle, même à Jérusalem où il y a tant d’églises. Malgré cela, les Séfarades et les Lituaniens n’ont pas adopté cette coutume et ils étudient la Torah tous les jours, même pendant Nittel.
klipot
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Les juifs ne sont pas autorisés à étudier. L’origine du mot Nittel n’est pas claire. La meilleurs explication, même si elle n’est pas des plus convaincantes, est qu’il est constitué des initiales en yiddish de «les juifs ne sont pas autorisés à étudier.» Selon Wikipedia, «Ce mot tire son origine du nom donné en latin à Noël à l’époque médiévale – Natal Domini – la naissance du Seigneur (en vieux latin – Dies Natalis, le jour de la naissance). Une explication donnée par le journal du parti Shas, Yom Leyom, est que c’est une déformation du nom latin pour la nuit de la Saint Sylvestre, Natlus, quoique Nittel Nacht s’observe à Noël. Le journal d’Agudat Yisrael, Hamodia, donne une autre explication possible, et apporte de nouvelles explications sur la manière dont jésus a été mis à mort : «Comme ils ne voulaient pas dire le nom de l’homme en question, que pourrisse le nom du méchant, ils l’ont appelé le pendu parce qu’il avait été tué et pendu à un arbre.» [l’histoire de la pendaison de jésus par les juifs est connue, voir ici ou , NdT]

Se souvenir de haïr le goy. Il y a quelque chose d’étrange à s’abstenir d’étudier la Torah le soir où précisément les puissances maléfiques se renforcent. Car en fait, l’étude de la Torah est semble-t-il, d’après les juifs ultra-orthodoxes, la meilleure réponse à cette montée des forces du mal.  La Nittle Nacht est en réalité une nuit du souvenir de la persécution des juifs par les chrétiens et une nuit où on doit se souvenir de les haïr, en conséquence de quoi tout le reste n’est pas si important.  Et comme le disent les lituaniens, les juifs hassidim de manquent jamais une occasion d’éviter l’étude de la Torah.

mardi 10 novembre 2009

Permis de tuer les infidèles. Réaction fulgurante de la LICRA

Je reprends volontiers à mon compte ce texte introductif  et ironique de l’International Solidarity Movement:    
L’ensemble de nos médias et journaux télévisés ont rapporté ce lundi 9 novembre avec consternation cette nouvelle « fatwa » d’un responsable religieux qui n’est pas la première dans son genre mais qui franchit un nouveau seuil dans la barbarie.
Des organisations de défense des droits de l’Homme et de lutte contre le racisme et l’antisémitisme et autres pourfendeurs de la burqa, se sont insurgées en demandant à nos dirigeants politiques de faire une loi exigeant des coreligionnaires de ce chef religieux de condamner publiquement de tels avis au risque d’être déchus de leur nationalité française ou de leurs cartes de séjours.

Ironique car en réalité, vos journaux hexagonaux n’en parlent pas. Seuls des sites militants le font.
Ce n’est par contre pas le cas en Espagne où le journal ABC rend compte de la publication d’un ouvrage de théologie juive qui délivre des permis de tuer les non Juifs.
Haaretz remarque que cet ouvrage est recommandé à leurs étudiants et adeptes par des rabbins connus comme le rabbin Yithak Ginzburg et le rabbin Yaakov Yosef.


Un rabbin israélien publie un livre avec permis de tuer les « non Juifs »
Par Laura L. CARO, ABC (Esp) 10 novembre 2009 traduit de l’espagnol par Djazaïri
 
«Nous avons découvert que les ‘non Juifs’ sont fréquemment suspectés de répandre le sang juif. On doit prendre en compte l’éventualité de tuer même leurs bébés, compte tenu du risque qu’ils peuvent représenter si on leur permet de grandir pour devenir aussi méchants que leurs parents. »
Cette phrase est tirée de « la Torah du Roi , » un livre publié hier en Israël au milieu de polémiques de la part de ceux qui le considèrent comme un guide macabre des supposées autorisations qu’accordent la Bible et la loi religieuse pour tuer les goyim, » le terme qui désigne les « non Juifs » en hébreu.
Le journal Maariv de Tel Aviv, qui a publié lundi en exclusivité des extraits de cet ouvrage, le jugeait sévèrement : « C’est le matériau d’où sort le terrorisme juif, » notait le journal à peine quelques jours après qu’on ait appris l’arrestation à Jérusalem de Yaacov Teitel, un Juif d’origine nord-américaine accusé d’avoir assassiné et tenté d’assassiner des Palestiniens et des homosexuels depuis une douzaine d’années.

L’école talmudique

Rédigé par le rabbin Yitzhak Shapiro – chef de l’école talmudique Od Yosef Chai (« Joseph vit toujours »), établie dans une colonie près de Naplouse – le texte a commencé à être distribué via internet et est recommandé dans des centres d’études religieuses.
Les termes « arabe » ou « palestiniens » n’apparaissent jamais dans les pages du livre dont le début proclame solennellement l’interdiction de tuer des « non Juifs » de sorte à éviter des hostilités ou de profaner le nom de Dieu. Mais à partir de là, le livre devient un inventaire complet de dérogations selon lesquelles on peut ôter la vie à un Gentil pour le simple fait qu’il ne respecte pas les sept préceptes de la Noahide – qui condamne l’idolâtrie et les « relations sexuelles illicites » - que doit respecter tout être humain.
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Shapiro soutient la mise à mort des « non Juifs qui réclament la terre pour eux, » de ceux qui « par leurs paroles affaiblissent notre souveraineté et ceux qu’il considère comme des persécuteurs, » tels les civils qui aident les combattants et les enfants.