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samedi 7 juillet 2012

Nouvel antisémitisme et vieil antihumanisme


L’antisémitisme revient au devant de l’actualité en France. On a eu la tuerie de Toulouse dont ont été victimes des élèves d’une école juive, puis plus récemment et avec un degré de gravité heureusement bien moindre, l’agression à coup de marteau à Villeurbanne près de Lyon et, il y a deux jours, l’agression d’un jeune Juif dans un train, le hasard voulant que ce jeune juif était un élève de la même école où a eu lieu la tuerie de Toulouse.

Pourtant, dans aucun des cas que nous venons d’évoquer on ne peut se contenter d’une simple qualification d’agression motivée par l’antisémitisme.
Par exemple, dans l’affaire de la tuerie de Toulouse, imputée à Mohamed Merah, on tend à oublier les victimes non juives, parfois d’origine maghrébine. Tout se passe comme si tout ce qui pourrait faire obstacle à la représentation antisémite devait être gommé du souvenir des évènements. D’autant que ce n’est pas la procédure judiciaire qui permettra à la réalité de concurrencer la mémoire, Mohamed Merah ayant été tué par la police, il ne sera pas traduit en justice. Tant mieux car la procédure judiciaire aurait été rendue nulle du fait du défaut d’autopsie des cadavres des victimes juives, une première à mon avis dans les annales de la police judiciaire en France.

Dans le cas de l’agression au marteau de Villeurbanne, j’ai mes propres sources qui me disent que la dite agression était en réalité une expédition punitive pour venger l’agression par des jeunes, qui s’avéraient être juifs, de deux maghrébins, un adolescent et un sexagénaire. Et c’est sans doute la raison pour laquelle le battage médiatique a vite diminué d’intensité.
Quant à l’agression dans le train, il parait qu’un des «agresseurs» vient de déposer plainte contre la «victime». Attendons la suite des évènements, mais mon petit doigt me dit que la probabilité pour qu’un élève fréquentant l’école toulousaine où a eu lieu la tuerie se fasse agresser dans un train par deux Maghrébins rencontrés par hasard est extrêmement faible, et même nulle.
Au rang des curiosités, on peut noter le fait étrange qu’un journal comme Libérationpuisse titrer « Le caractère antisémite reconnu dans l'agression d'un jeune juif dans un train » alors qu’aucune qualification de ce nom n’existe dans le code pénal.
Reste que les agressions antisémites suscitent, à juste titre, l’indignation du citoyen lambda et de la classe politico-médiatique.
Ainsi Le Nouvel Observateur, ce magazine garant d’une morale civique de gauche, titre cette semaine en couverture : « L’antisémitisme, ce qu’on ne veut pas dire. »


Eh oui, le Nouvel Observateur enfourche, à l’occasion d’incidents récents, plus ou moins graves et plus ou moins avérés, le cheval du « nouvel antisémitisme », manière ce remettre l’antisémitisme au cœur du débat public.

Au nom, peut-on supposer de valeurs universelles.

Mais si c’est le cas, il convient alors de mettre un maximum d’éléments dans la discussion afin de situer la réalité des problèmes éthiques auxquels nous sommes confrontés, le "nous" étant inclusif et concernant toutes les parties ou communautés ethniques ou religieuses concernées.

On pourrait par exemple adresser un certain nombre de demandes de clarification morale et éthique aux diverses autorités religieuses et peut-être serions-nous alors surpris des réponses que nous obtiendrions.

Aucune chance que le Nouvel Observateur ou d’autres medias de ce genre le fassent car cela irait à rebours de leur offensive qui vise à rendre impossible toute critique du sionisme. 

Ce tir de barrage au sujet de l’antisémitisme est bien entendu avant tout destiné à aiguillonner le ministère de l’intérieur et à adresser un message au gouvernement de Jean-Marc Ayrault au cas où ce dernier aurait le début du commencement d’une envie de faire avancer le processus de paix au Moyen Orient.

Demande au rabbin :les juifs peuvent-ils sauver n’importe quelles vies pendant le sabbat ?
par Shlomo Brody, Jerusalem Post (Sionistan) 28/06/2012 traduit de l’anglais par Djazaïri         
Si le judaïsme reconnaît l’immense valeur de la vie, cette dernière n’est pas toujours la valeur suprême.

Permettez moi de le dire d’emblée très clairement : la loi juive oblige les Juifs à sauver la vie de tout être humain, qu’il soit Juif ou gentil, même si cela entraîne une violation du sabbat. C’est la conclusion unanime de tous les décisionnaires contemporains, malgré des articles trompeurs dans la presse sur la conférecne publique récente d’un éminent érudit Israélien.

Si ce fait est incontestable, les savants sont en désaccord sur l’argumentation juridique qui aboutit à cette position consensuelle.

Si le judaïsme reconnaît l’immense valeur de la vie, cette sernière n’est pas toujours la valeur suprême. Dieu, nous dit la Bible, a emmené le peuple juif hors d’Egypte afin qu’il puisse le servir. Etre au service de Dieu implique de renoncer à sa propre vie plutôt que de commettre l’idolâtrie ainsi que les autres transgressions inacceptables que sont le meurtre et les relations [sexuelles] illicites.

Compte tenu de l’importance de l’observation du sabbat, un lecteur de la Bible peut en arriver à comprendre que cette valeur [du sabbat] est également supérieure au sauvetage de vies humaines.

De fait, à l’époque des Hasmonéens, certains Juifs refusèrent d’aller au combat pendant le sabbat, ce qui fit qu’ils furent rapidement décimés.

Pour récuser ce sentiment, le Talmud affirme que la valeur de la vie prime sur l’observation du sabbat (pikuah nefesh doheh et hashabbat). Dieu, soutenaient les Sages, nous ordonne de « préserver mes lois et statuts…et de vivre selon eux » (Lévitique 18 :5), mais de ne pas mourir pour les observer. En conséquence, même quand il y a un doute sur la létalité du danger, on viole toujours le sabbat pour sauver une vie.

Le sabbat reste sacrosaint, cependant, et si ça ne compromet pas leur célérité ou leur efficacité, on doit toujours minimiser les transgressions qui ont lieu pendant les secours.

Un certain nombre de textes talmudiques précisent que cette interprétation permet de profaner le sabbat uniquement pour sauver d’autres Juifs.
  
Certains ont critiqué cette interprétation pour être en deçà des normes éthiques du serment d’Hippocrate. D’autres ont notoirement accusé les Juifs de considérer que le sang gentil est moins rouge que le sang juif. Un incident tristement célèbre se produisit en 1965 quand un journaliste Israélien anti-religieux, Israel Shahak, prétendit avaoir vu un juif orthodoxe refuser de se servir de son téléphone pour aider à sauver un non Juif. Si son incapacité à donner une preuve quelconque de la réalité de cet incident en a conduit beaucoup à affirmer que c’était une version moderne de l’accusation de crime rituel, il a néanmoins déclenché une clarification publique de la complète déformation de la loi juive par ses affirmations. La loi juive nous intime fermement de sauver la vie de tous les humains, même si cela implique de violer le sabbat.

Si le Talmud ne donne jamais de véritable explication rationnelle à cette distinction entre gentils et juifs, un passage donne à comprendre qu’il existe une conviction que les Juifs ont besoin d’une dispense pour sauver les leurs, tandis que les non juifs pouvaient faire appel à leurs propres sauveteurs sans avoir besoin que des Juifs enfreignent le sabbat. Une telle interprétation pourrait justifier un système « sur appel » pour les prestataires ordinaires de santé (telles les rotations du personnel hospitalier), mais ne serait à l’évidence d’aucune utilité pour une situation d’urgence absolue où les circonstances feraient qu’un gentil ne pourrait être sauvé que par un Juif. Le talmud, suivi par les sages du Moyen Age, faisait valoir que dans le but d’éviter l’hostilité des non juifs (mipnei eiva), les juifs pouvaient enfreindre certains interdits afin de sauver la vie de Gentils.

Les érudits religieux discutent de savoir si ces dérogations pour éviter l’animosité [des non juifs] peuvent justifier d’enfreindre un interdit biblique ou seulement un édit rabbinique. Quoi qu’il en soit, le rabbin Moshe Sofer a observé que non seulement le fait de ne pas sauver des non Juifs créerait de l’animosité, mais pourrait aussi amener les Gentils à ne pas soigner des Juifs, ou même à faire des pogroms. En conséquence, les juifs doivent sauver la vie de tout être humain, même si cela implique d’enfreindre des interdits bibliques du sabbat, parce que l’absence de réciprocité met en danger la communauté juive.

Cela reste vrai même quand on peut supposer que persone ne remarquerait qu’on a manqué à son devoir de porter secours.

 Si cette argumentation débouche en pratique sur un traitement égalitaire pour toutes les vies humaines, certains érudits, dont le rabbin Yehiel Y. Weinberg, ont exprimé des réserves quant à cette logique qui dérive seulement de considérations trop spécifiques et pragmatiques. Pendant l’affaire Shahak, le grand rabbin Yehuda Unterman avait soutenu que la préoccupation relative à l’animosité [des non juifs] traduisait des convictions plus fondamentales sur l’importance de relations pacifiques (darchei shalom). Tandis que les rabbins Hayim David Halevi et Immanuel Jalobovits partaigeaient ce point de vue, il était rejeté par d’autres qui considéraient qu’il consistait en une réinterprétation apologétique d’un argument purement pragmatique.
  
Des érudits contemporains ont cependant attiré l’attention sur le commentaire du rabbin Menahem Hame’iri, au 13ème siècle, qui soutenait que l’absence de dérogation accordée par le Talmud pour le sauvetage de la vie de non juifs ne s’ appliquait qu’aux anciennes sociétés dans lesquelles la majorité non juive faisait du mal à leurs habitants juifs. Dans les cultures où le reste de la population les non juifs] agit sur la base de principes éthiques, aucune distinction n’est faite entre secourir un Juif et sauver un Gentil. Selon les propres termes du rabbin Nahum Rabinovitch, « la compassion et la pitié pour tous les hommes sont la marque du Juif, tout comme elles sont la marque de Dieu. »

L'auteur, éditeur en ligne de Tradition et de son blog, Text & Texture (text.rcarabbis.org ), enseigne à la Yeshiva Hakotel. JPostRabbi@yahoo.com



dimanche 23 octobre 2011

Un rabbin qui a bien mérité sa légion d'honneur

Le Mémorial de Yad Vashem est le lieu obligé de passage des personnalités politiques étrangères qui se rendent en visite officielle dans l’entité sioniste. Ils y adoptent une mine contrite, se repentent pour le crimes que leurs parents ont commis ou auraient pu commettre même en imagination et s’engagent à tout faire pour que plus jamais le monde ne revive «ça».
Le «ça » ne comprend ni le bombardement de Syrte en Libye, ni celui de Falloujah en Irak, pas plus que les drones généreusement tirés en Afghanistan, au Pakistan, en Somalie et au Yémen. 
Le "ça" ne comprend pas non plus la guerre de Corée, celle du Vietnam, l'apartheid en Afrique du Sud etc.
Une visite à Yad Vashem a donc des vertus hautement pédagogiques et nous renforce dans nos convictions de l’égalité foncière des hommes.

Et ce message profondément humaniste, le rabbin Yisrael Meir Lau qui est justement président du mémorial de Yad Vashem n’hésite pas à la porter dans les établissements scolaires de l’entité sioniste.
Parce que savoir les maths et la grammaire, c’est bien, mais rien ne remplace une solide éducation humaniste.

Ce solide humanisme (universel par définition) du rabbin lui a valu d’être fait chevalier de la Légion d’honneur en 2010 par le président Nicolas Sarkozy.

Nicolas Sarkozy décore le rabbin Meir Lau
Une légion qui devrait s’appeler plutôt celle du déshonneur !




Plusieurs lycéens ont quitté une réunion avec le rabbin Yisrael Meir Lau pour protester contre un propos sujet à controverse. L’ancien grand rabbin explique que ‘l’assimilation fait le jeu des ennemis d’Israël.

par Udi Avni, Yediot Aharonot (Sionistan) 23 octobre 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri

“Epouser des Gentils revient à faire le jeu des Nazis,” aurait déclaré le président du Conseil d’Administration de Yad Vashem et ancien grand rabbin Yisrael Lau à des élèves du lycée Ohel Shem de Ramat Gan.

Vous voyez, votre fille Chelsea est une nazie et vous êtes complice.

Selon les élèves, le rabbin a fait cette Remarque pendant une conference sur l’holocauste et sur ses souvenirs personnels de rescapé du camp de concentration de Buchenwald à l’intention d’adolescents qui venaient de rentrer d’un séjour en Pologne.

Les propos de Lau et le contenu de sa conférence ont incite plusieurs élèves de 12ème année [probablement l’équivalent de la terminale] à quitter l’auditorium pendant la conférence, déclarent les élèves.

Un des adolescents qui a quitté la salle explique, «A ce que j’ai compris, la thèse de la conférence était qu’épouser des non Juifs est interdit et que, selon le rabbin Lau, épouser des gentils revient à ‘faire le jeu des Nazis.’


 «Ces propos ont été tenus vers la fin de la conférence et m’ont mis très en colère. Dès qu’il les a tenus, je me suis levé pour sortir. J’étais venu à la conférence sans à priori et plein de tolérance pour ses opinions, sinon je serais sorti plus tôt.»

Le lycéen a évoqué d’autres propos du rabbin qui l’ont mis en colère. « Il nous a parlé de la fille d’un rabbin respecté qui s’était détachée de la religion pendant l’holocauste, avait épousé un Goy, avait eu un enfant qu’elle avait envoyé au couvent, »

 «La conférence incluait aussi des versets bibliques, et d’un dont je me souviens plus particulièrement qui était extrait du Livre des psaumes et, selon le rabbin, il décrivait l’holocauste avant qu’il survienne. Il avait dit cela après qu’il eut affirmé que les nazis avaient essayé de détruire le judaïsme et pas seulement les Juifs, donc pour l’essentiel, les Juifs qui s’écartent de la religion détruisent le judaïsme. »

Un autre élève de terminale partage ce sentiment désagréable causé par les paroles du rabbin. « Il a parlé de sa vie en Pologne et de l’holocauste et puis il a commencé à prêcher sur l’assimilation, » dit-il.

“Il a dit que le peuple juif ne doit pas s’assimiler et que nous devons préserver notre identité juive. En plus, il a présenté des statistiques délirantes, prétendant que s’il n’y avait pas eu d’assimilation, les Etats Unis auraient aujourd’hui 30 millions de Juifs, et il s’est montré méprisant pour ceux qui se sont assimilés – comme s’ils étaient inférieurs aux autres.»

Certains élèves ont été perturbés par la ‘protestation’ de leurs camarades de classe. « j’ai vu des élèves sortir au milieu de la conférence, certains qui n’écoutaient pas et d’autres qui ont préféré ne pas entrer du tout dans l’auditorium. Ca m’a mis très en colère et ce n’était pas loin d’un manque de respect pour une personne sage et respectable, » explique un élève de terminale.

"Une discussion spontanée sur le sujet s’es poursuivie en classe,” ajoute-t-elle. «Beaucoup étaient contrariés par le fait d’avoir été obligés d’assister à des conférences. Nous avons entendu beaucoup de conférences pendant nos trois années à Ohel Shem, et je pense que la seule raison à leur mécontentement était que cette personne est un rabbin avant d’être un laïc ."

«Mais le rabbin Lau est quelqu’un qui contribue à la communauté. C’est un homme exceptionnel et il devrait être respecté ne serait-ce que pour sa position et son honorabilité indépendamment de ses convictions. »

Et n’avez-vous pas été gêné par ses propos sur le mariage avec les gentils ?

« Chacun peut entendre cette phrase différemment. Les Nazis ont essayé de nuire au judaïsme, et  il y a une part de vérité dans ce que dit le rabbin sur l’assimilation comme victoire symbolique des Nazis  

 «Mon opinion est que ce n’était pas une conférence religieuse et je n’ai vu aucune incitation au racisme. Le mot ‘assimilation’ n’a été mentionné que dans une phrase et le rabbin n’a pas essayé de nous influencer. Si un laïc avit dit exactement la même chose, elle aurait été reçue très différemment.»
.
Le bureau de l’ancien grand rabbin a répondu par la déclaration suivante: « Le rabbin Lau donne des conférences au lycée Ohel Shem de Ramat Gan depuis de nombreuses années maintenant, et cette fois-ci aussi, il a pris la parole devant près de 400 élèves de terminale »

“Le rabbin n’a vu aucun élève sortir pendant la conférence. Au contraire, il a eu le sentiment que les élèves étaient attentifs et fascinés par ce qu’il avait à dire. »

Quant aux propos du rabbin, son bureau a déclaré: “Il n’est un secret pour personne que ne nombre de Juifs sans la plupart des pays du monde décline régulièrement – pas à cause de l’immigration en Israël mais à cause des mariages mixtes et de l’assimilation. Il y a donc un besoin d’introspection pendant les grandes fêtes religieuses.

 «Ce phénomène problématique sert des générations d’ennemis d’Israël qui jalousent la survie du peuple d’Israël. Le rabbin regrette les réactions extrêmes de ceux qui n’ont certainement pas écouté ce qu’il disait et n’ont pas absorbé le message découlant de la conférence.»

 La municipalité a répondu ainsi: «Le lycée Ohel Shem encourage un dialogue ouvert dans un cadre pluraliste et a accueilli le rabbin Lau. Plusieurs élèves qui n’étaient pas satisfaits de certaines opinions ont agi de manière irrespectueuse et sont sortis, ce que nous regrettons.»
 «Le lycée n’est pas au courant des discussions qui ont atteint les salles de classe,  quoique nous encouragions un dialogue ouvert qui s’insère dans le cadre de nos valeurs éducatives.»

mardi 7 décembre 2010

Cette loi s'applique-t-elle à Lille?

La question mérite en effet d'être posée et la mairesse de la ville devrait s'y intéresser. Car si Mme Martine Aubry  est très gentille de vouloir jumeler la ville de Lille avec celle de Safed dans l'entité sioniste, on ne peut que remarquer avec  Oumma.com, que Safed est une ville particulièrement raciste.
Un racisme encouragé par un de ses rabbins, Shmuel Eliyahu Or ce rabbin est lui-même un fonctionnaire municipal. Il paraîtrait que le ministre (sioniste) chargé des minorités a demandé son limogeage. On attend toujours…

Et justement en attendant, une cinquantaine de rabbins viennent de signer une déclaration selon laquelle vendre ou louer du terrain ou un logement à un non Juif est interdit aux termes de la loi religieuse juive (halacha). Et cette interdiction est valable non seulement dans le squat sioniste mais aussi dans les quartiers juifs à l'étranger. Cette interdiction est même citée en référence pour étayer la prise de position interdisant ces transactions en Palestine occupée.
Mme Aubry devrait donc vérifier si cette interdiction est effective à Lille ; à moins que cette ville n'ait pas de quartier juif..
 
50 rabbins fonctionnaires municipaux: ne louez pas d'appartements à des Arabes
Louer une terre à des non Juifs est blasphématoire, quiconque enfreint cette interdiction doit être ostracisé, affirment des rabbins.
par Kobi Nahshoni, Yediot Aharonot (Sionistan) 7 décembre 2010 traduit de l'anglais par Djazaïri


Des dizaines de rabbins fonctionnaires municipaux ont signé un manifeste ordonnant l'interdiction conformément à la loi halachique (religieuse) de vendre ou de louer de la terre ou des appartements à des non Juifs en Israël.
 Le document, qui a reçu l'aval de plus de 50 rabbins du parti National Religieux et ultra orthodoxes qui travaillent pour des municipalités à travers Israël, doit être diffusé par la presse religieuse et par des tracts distribués dans des synagogues ce weekend.
Parmi les signataires, se trouvent les rabbins Dov Lior, Shlomo Aviner et Ya'akov Yosef. Ces rabbins sont en majorité des fonctionnaires qui travaillent pour des municipalités et des villes d'Israël comme Eilat, Ashdod, Herzliya, Jérusalem, Kfar Saba, Naharia et Holon. 

Les signatures ont été réunies par un étudiant en religion de Netanya qui a choisi de s'adresser aux chefs rabbiniques municipaux suite au tollé entraîné par l'appel du rabbin de Safed à ne pas louer d'appartements dans la ville à des étudiants Arabes. Il s'est rapproché de fonctionnaires et non de directeurs d'écoles religieuses afin de mettre l'accent sur le fait que cette décision ne reflète pas une opinion politique mais plutôt une interdiction halachique classique.

La déclaration cite une série de passages halachiques traitant de cette question et observe que dans certains cas, des personnes qui louent des appartements à des non Juifs pouvaient être ostracisés.

"Les voisins et connaissances du vendeur ou du bailleur doivent d'abord l'avertir personnellement et ensuite ils sont autorisés à rendre l'affaire publique, à prendre leurs distances d'avec lui, à éviter les relations commerciales, etc., » lit-on dans la déclaration.
Les rabbins proposent plusieurs justifications pour cette interdiction, dont des craintes de mariages interreligieux et de blasphème. La déclaration ajoute que les vendeurs assument la responsabilité des conséquences matérielles et spirituelles de leurs actions.

'Des vies en jeu'
 Le document avertit ensuite que quiconque loue des appartements à des non Juifs cause un grand tort à des voisins car « leur mode de vie diffère de celui des Juifs. » Parmi les non Juifs, on peut aussi trouver des ennemis qui peuvent mettre en danger des vies de Juifs, expliquent les rabbins.
Leur déclaration suggère qu'il n'y a pas de différence entre une personne qui loue un appartement à un non Juif en Israël et une personne qui fait la même chose dans des quartiers juifs à l'étranger.
   
 Les organisateurs n'ont pas encore obtenu la signature de grandes personnalités rabbiniques ultra orthodoxes mais ils ont inclus une déclaration faite il y a cinq ans par des personnalités de premier plan, les rabbins Chaïm Kanievsky, Nissim Karelitz, et Aharon Leib Shteinman qui avaient dit à l'époque que la terre ou les logements en Israël ne pouvaient pas être vendus à des Gentils.

lundi 18 octobre 2010

Paroles d'un Sage de Sion

En préambule, je rappelle aux lecteurs découragés par la présentation du blog, notamment sous Mozilla, qu'ils peuvent aussi consulter les mêmes textes sur le site miroir homonyme sous Wordpress dont la présentation est généralement bien meilleure.

Les Protocoles des Sages de Sion sont un  faux notoire fabriqué, comme on le sait, à l'instigation de la police tsariste. Ce livre a néanmoins été traduit dans de nombreuses langues dont l'hébreu ainsi que nous le rappelle le rabbin Séfarade Ovadia Yosef qui nous donne quelques éléments de sa propre version mise à jour.

Yosef: les Gentils n'existent que pour servir les Juifs
par Jonah MANDEL, Jerusalem Post (Sionistan) 18 octobre 2010 traduit de l'anglais par Djazaïri

Selon le rabbin, les vies des non Juifs en Israël sont protégées par la divinité, afin d'éviter des pertes pour les Juifs.

La seule fin pour les non Juifs est de servir les Juifs, selon le rabbin Ovadia Yosef, le chef du Conseil des Sages de la Torah du parti Shas et éminent jurisconsulte Séfarade.

"Les Goyim ne sont nés que pour nous servir. Hors cela, ils n'ont aucune place dans ce monde - sauf pour servir le peuple d'Israël," a-t-il dit samedi soir dans son sermon hebdomadaire sur les lois concernant les actions que les non Juifs sont autorisés à effectuer pendant le sabbat.
Selon Yosef, les vies des non Juifs en Israël sont protégées par la divinité, afin d'éviter des pertes pour les Juifs.

"En Israël, la mort n'a pas d'emprise sur eux... Avec les Gentils, ce sera comme pour toute personne - ils doivent mourir, mais [Dieu] leur accordera la longévité. Pourquoi? Imaginez que l'âne de quelqu'un meure, il perdra de l'argent.

C'est son serviteur... C'est pourquoi il a une longue vie, pour bien travailler pour son Juif," a déclaré Yosef.

"Pourquoi a-t-on besoin des Gentils? Ils vont travailler, ils vont labourer, ils vont récolter. Nous nous assiérons comme un effendi pour manger.
C'est pour ça que les Gentils ont été créés", a-t-il ajouté.

Les sermons du samedi soir de Yosef ont vu de nombreuses déclarations controversées de la part du rabbin nonagénaire. En août, Yosef avait provoqué un tollé diplomatique quant il avait souhaité qu'un fléau s'abatte sur le peuple palestinien et ses dirigeants, une malédiction dont iil s'était rétracté quelques semaines après lorsqu'il les avait bénis ainsi que tous les autres voisins d'Israël aspirant à la paix.

mardi 10 novembre 2009

Permis de tuer les infidèles. Réaction fulgurante de la LICRA

Je reprends volontiers à mon compte ce texte introductif  et ironique de l’International Solidarity Movement:    
L’ensemble de nos médias et journaux télévisés ont rapporté ce lundi 9 novembre avec consternation cette nouvelle « fatwa » d’un responsable religieux qui n’est pas la première dans son genre mais qui franchit un nouveau seuil dans la barbarie.
Des organisations de défense des droits de l’Homme et de lutte contre le racisme et l’antisémitisme et autres pourfendeurs de la burqa, se sont insurgées en demandant à nos dirigeants politiques de faire une loi exigeant des coreligionnaires de ce chef religieux de condamner publiquement de tels avis au risque d’être déchus de leur nationalité française ou de leurs cartes de séjours.

Ironique car en réalité, vos journaux hexagonaux n’en parlent pas. Seuls des sites militants le font.
Ce n’est par contre pas le cas en Espagne où le journal ABC rend compte de la publication d’un ouvrage de théologie juive qui délivre des permis de tuer les non Juifs.
Haaretz remarque que cet ouvrage est recommandé à leurs étudiants et adeptes par des rabbins connus comme le rabbin Yithak Ginzburg et le rabbin Yaakov Yosef.


Un rabbin israélien publie un livre avec permis de tuer les « non Juifs »
Par Laura L. CARO, ABC (Esp) 10 novembre 2009 traduit de l’espagnol par Djazaïri
 
«Nous avons découvert que les ‘non Juifs’ sont fréquemment suspectés de répandre le sang juif. On doit prendre en compte l’éventualité de tuer même leurs bébés, compte tenu du risque qu’ils peuvent représenter si on leur permet de grandir pour devenir aussi méchants que leurs parents. »
Cette phrase est tirée de « la Torah du Roi , » un livre publié hier en Israël au milieu de polémiques de la part de ceux qui le considèrent comme un guide macabre des supposées autorisations qu’accordent la Bible et la loi religieuse pour tuer les goyim, » le terme qui désigne les « non Juifs » en hébreu.
Le journal Maariv de Tel Aviv, qui a publié lundi en exclusivité des extraits de cet ouvrage, le jugeait sévèrement : « C’est le matériau d’où sort le terrorisme juif, » notait le journal à peine quelques jours après qu’on ait appris l’arrestation à Jérusalem de Yaacov Teitel, un Juif d’origine nord-américaine accusé d’avoir assassiné et tenté d’assassiner des Palestiniens et des homosexuels depuis une douzaine d’années.

L’école talmudique

Rédigé par le rabbin Yitzhak Shapiro – chef de l’école talmudique Od Yosef Chai (« Joseph vit toujours »), établie dans une colonie près de Naplouse – le texte a commencé à être distribué via internet et est recommandé dans des centres d’études religieuses.
Les termes « arabe » ou « palestiniens » n’apparaissent jamais dans les pages du livre dont le début proclame solennellement l’interdiction de tuer des « non Juifs » de sorte à éviter des hostilités ou de profaner le nom de Dieu. Mais à partir de là, le livre devient un inventaire complet de dérogations selon lesquelles on peut ôter la vie à un Gentil pour le simple fait qu’il ne respecte pas les sept préceptes de la Noahide – qui condamne l’idolâtrie et les « relations sexuelles illicites » - que doit respecter tout être humain.
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Shapiro soutient la mise à mort des « non Juifs qui réclament la terre pour eux, » de ceux qui « par leurs paroles affaiblissent notre souveraineté et ceux qu’il considère comme des persécuteurs, » tels les civils qui aident les combattants et les enfants.