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lundi 19 septembre 2011

Dis Tonton, c'est quoi la Mesira?

Si vous ignorez ce qu’est la mesira, vous trouverez ci-après une explication illustrée par un cas concret.
Vous apprécierez au passage le magnifique exercice de pilpoul que constitue cet article. Le pilpoul est en effet une technique de bavardage appelée communément « enculage de mouches » dans les banlieues et qui consiste à vous démontrer que ce qui est impossible est en fait possible tout en restant impossible. Ou encore que ce qui est juste est injuste mais reste finalement juste ; que ce qui est vrai est faux tout en restant cependant vrai.
Et donc que la mesira s’applique mais ne s’applique pas tout en s’appliquant.

Si vous supprimez le bourdonnement des mouches, vous comprenez que la mesira s’applique et que son application ou non dépend strictement des risques que son application fait encourir à 1) la personne concernée 2) l’autorité en matière de loi talmudique.
Et vous vous direz que l'application de cette loi aide à mieux comprendre certains évènements récents.

par Ron Kampeas,  Jewish Journal (USA) 14 septembre 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri

Dans une sale d’audience de Los Angeles, le système judiciaire fédéral est entré en collision avec un des aspects les plus épineux du droit juif.

Le rabbin Moshe Zigelman, 64 ans, a déjà passé deux ans en cellule pour une affaire de fraude fiscale et de blanchiment d’argent qui a aussi vu le grand rabbin de la secte hassidique Spinka envoyé en prison. La combine consistait à solliciter des dons déductibles des impôts puis à restituer en secret une grande partie de l’argent aux donateurs.
Les procureurs fédéraux menacent maintenant de prolonger le séjour en prison de Zigelman, le secrétaire particulier du rabbin de la secte de Spinka, pour son refus de témoigner et d’iimpliquer d’autres personnes devant un grand jury.
Les avocats de Zigelman expliquent que ses convictions religieuses ne lui permettent pas de témoigner. Ils invoquent les lois de mesira, la prescription talmudique qui interdit à un Juif de donner des informations sur un autre Juif à des autorités non juives. En termes contemporains, c’est une sorte de règle juive de non dénonciation.

Le concept de mesira, qui signifie littéralement « livraison », remonte aux époques où les gouvernements étaient souvent hostiles aux Juifs et que livrer un Juif aux autorités pouvait aboutir à une injustice et même à la mort.

Les règles de la mesira sont toujours en vigueur dans le monde orthodoxe [la grande majorité des Juifs sont d’obédience orthodoxe, NdT], en raison à la fois de l’inviolabilité des origines talmudiques du concept et du caractère d’isolat de nombreuses communautés orthodoxes. Mais elles  sont aussi sujettes à débat quant à savoir si l’interdiction s’applique dans une démocratie moderne qui se targue de procédures régulières et de respect des droits civiques.

«La question de l’interdit fixé par la mesira reste l’objet de différends sur  son applicabilité dans une démocratie juste,» déclare le rabbin Michael Broyde, professeur de droit à l’université Emory.
Les autorités rabbiniques sont divisées sur la question, en fonction surtout de leur place dans le spectre de l’orthodoxie. La question est si sensible que certains chefs religieux ont des réticences à en parler publiquement, beaucoup reconnaissant que ce sujet est susceptible d’affecter négativement la façon dont les Juifs sont perçus.

.La tendance « moderne orthodoxe » tend à conseiller de ne pas invoquer la mesira aux Etats Unis, sauf dans des cas où il existe un rare consensus pour dire qu’un auteur présumé de délit a été dénoncé parce qu’il est Juif, par un individu antisémite en position d’autorité.
“La mesira n’est pas applicable dans une société où n’existe pas d’antisémitisme official et où la justice est raisonnablement exempte de corruption,” explique le rabbin Yosef Blau, conseiller spiritual  du séminaire théologique Eichanan affilié à la Yeshiva University [faculté talmudique].

Les hassidiques et dautres autorités ultra-orthodoxes cependant, tendent à percevoir les règles de la mesira comme toujours pertinentes dans le contexte américain. Mais ils voient des exceptions pour lesquelles on peut permettre de livrer un coreligionnaire juive aux autorités séculières par exemple dans les cas de «din rodef», la justice appliquée à celui qui poursuit pour assassiner, quand le malfaiteur présumé menace une vie. Ces dernières années, certaines autorités rabbiniques ont dit que l'interdiction dinformer [la police et la justice] ne s'appliquait pas à ceux qu'on soupçonne d'agresser sexuellement des enfants.

«Dans certains cas, comme quand un Juif est une menace pour les autres, elle ne sapplique pas mais la mesira est une loi religieuse importante et un Juif observant prend ce genre de choses très au sérieux,» explique le rabin Avi Shafran, directeur des affaires publiques pour Agudath Israel en Amérique, une organisation qui encadre la communauté juive ultra-orthodoxe.
Shafran, qui a répondu aux questions par courrier électronique,précise que le rôle de la mesira dans l'Amérique contemporaine a été une pomme de discorde pour ceux qui décident en matière de droit juif. Mais il a aussi observé que feu le rabbin Moshe Feinstein, souvent considéré récemment comme prééminent en matière de décision chez les orthodoxes, avait statué que linterdiction était toujours en vigueur.

Interrogé sur la manière dont cette pratique est vue par le monde extérieur, Shafran répond, «Tous les Juifs sont une famille. Si ce fait apporte de leau au moulin des antisémites, cest malheureux. Mais elle n'en reste pas moins un fait. Et les Juifs orthodoxes n'ont pas à présenter dexcuses pour ce que la Torah nous enseigne.»

Shafran situe le problème comme une affaire de conscience
“Il existe en Amérique une longue et illustre histoire de citoyens qui placent leur conscience personnelle avant la loi du pays, » écrit Shafran. « C’est en partie pourquoi les Américains célèbrent le mouvement pour les droits civiques et la désobéissance civile qui faisait partie intégrante de la vie de leurs champions. Se dédier à in idéal religieux ne mérite pas moins de respect que de se consacrer à un idéal profane [secular]. Si une personne veut renoncer à sa liberté pour servir un idéal supérieur, il devrait être respecté pour ce choix désintéressé.»

Blau, prenant comme exemple la cas Zigelman, considère que la comparaison avec les dirigeants du mouvement des droits civiques ne tient pas debout.
“Les gens du mouvement des droits civiques étaient prêts à payer le prix, à risquer d’être mis en prison, » dit-il. « Ils luttaient pour la justice ; Zigelman se bat pour protéger des criminels. »
Michael Proctor, avocat de Zigelman, a déclaré dans des documents pour le tribunal qu’incarcérer Zigelman serait injuste parce qu’il “n’abandonnera pas ses préceptes religieux” en aucune circonstance, a rapport le Los Angeles Times.
La juge de la cour de district, Margaret Morrow, a entendu les arguments sur cette affaire le 7 septembre et a dit qu’elle pendrait une décision ultérieurement.

Les tribunaux américains n'ont jamais accepté une requête en exemption de témoignage basée sur les règles de la mesira, déclare le rabbin J. David Bleich, professeur de Talmud à la Yeshiva University et professeur de droit à la faculté de droit Cardozo.
"J'ignore ce quil pense accomplir," déclare Bleich à propos de Zigelman. «Son avocat essaye peut être de l'empêcher de témoigner, et ça ne marchera pas.»
Bleich explique que, en tant quaspect du droit juif, la mesira ne peut pas sappliquer aux  affaires civiles en démocratie. Par exemple, si les présumés complices de Zeligman risquaient une amende, il serait obligé de témoigner.

Les choses sont différentes en matière criminelle explique Bleich parce qu’il y a des différences entre les décisionnaires Juifs pour savoir si l’Etat a le droit de punir physiquement, y compris par incarcération.


“En droit juif, les choses dépendent du droit qu’a l’Etat séculier de mettre des gens en prison, » dit-il.
Particulièrement dans les cas où un accusé risque un danger physique, un informateur se verra interdire de témoigner, déclare Bleich. De tels risques peuvent concerner les orthodoxes dans les prisons de très haute sécurité, quand des gangs racistes sont dominants, dit-il, mais pas dans les prisons pour cols blancs où des condamnés pour fraude fiscale purgent leur peine.
Les Juifs orthodoxes doivent peser non seulement leurs obligations envers l’Etat mais envers la communauté dans laquelle ils vivent, affirme Broyde qui, en plus d’enseigner à Emory, est juge rabbinique au Beth-Din d’Amérique.

"C’est un équilibre entre ce qui doit être fait et la communauté à laquelle vous voulez appartenir," déclare Broyde. « C’est faire un équilibre entre être un bon  membre de la communauté (insider) et un bon étranger (outsider). »

Cette équilibration n'a rien d'inhabituel, explique Broyde qui observe qu'elle se fait aussi dans d'autes communautés. Son exemple: un paroissien qui rapporterait toutes les entorses au code de la construction ferait finalement l'objet d'ostracisme et n'aurait pas, en droit, l'obligation de rapposter ces infractions.

Dans des cas où les autorités exigent le signalement d'un crime - par exemple quant des professionnels de l'enfance décèlent des preuves d'abus - il est évident qu'un Juif orthodoxe doit coopérer avec les autorités, dit-il.

"Il y a la situation où les autorités exigent de signaler [un délit], et une autre situation où les autorités ne font aucune obligation," dit-il. Quand les autorités obligent à signaler, tout le monde est d'accord pour dire qu'un Juif doit le faire."


Un crétin qui répond du nom de Philippe (un prénom typiquement sémitique comme chacun sait) écrit dans un de ses messages destinés à polluer ce blog, que les juifs orthodoxes ne sont pas majoritaires. Il a raison en ce qui concerne les Etats Unis mais pas pour l'ensemble des Juifs dans le monde. L'orthodoxie domine non seulement numériquement mais surtout politiquement et religieusement le judaïsme contemporain. Contrairement à ce qu'on pourrait imaginer, c'est le judaïsme orthodoxe, y compris dans ses versions les plus fanatiques et racistes qui gagne du terrain. Plus de précisions avec "Qui est juif?", "Judaïsme: un monde religieux conflictuel". Pour la CICAD, le judaïsme moderne orthodoxe est la même chose que le judaïsme traditionaliste, c'est-à-dire orthodoxe.

mardi 26 octobre 2010

Qui est au service de qui ?


Le rabbin Ovadia Yosef a déjà répondu à la question. Mais comme ici ou là, on nous dit qu'il s'agit d'un vieillard sénile, en dépit du fait qu'il est toujours actif et reste le chef spirituel du Shass, un parti qui siège au gouvernement qui préside en ce moment aux destinées du gang sioniste, il n'est pas inutile d'y revenir.
Notons que les réactions au post sur le rabbin Ovadia Yosef se sont focalisées, outre sur sa présumée sénilité, sur le titre qui ferait référence aux "protocoles des sages de Sion." Pourtant, force est de constater que le rabbin considéré est au sens propre du terme un Sage de Sion. Aucune réaction n'a porté sur les assertions du rabbin Ovadia Yosef, ni même sur le questionnement qui a animé ses cogitations. Ce questionnement est-il le propre de ce rabbin, où s'agit-il d'une question qui taraude plus profondément le judaïsme. Avant que Robert Redeker et Pierre André Taguieff daignent se pencher sur ce problème, voyons donc comment est traîtée la même question par des gens qu'on ne pourra pas qualifier de séniles.

Donc rendons-nous sur le site yechiva.com qui pose précisément cette question: Juifs / non--Juifs, qui est au service de qui ? Yechiva.com est le site web d'une école talmudique qui compte parmi ses enseignants le grand rabbin ou un polytechnicien auteur de l'article évoqué ci-après. Disons tout de suite que la réponse apportée diffère de celle donnée par le rabbin Ovadia Yosef.
Je note quand même que si la question est posée, c'est qu'elle a quelque pertinence dans le contexte des études talmudiques et qu'elle ne correspond pas à une quelconque lubie d'un étudiant qui n'a pas bien digéré les études bibliques.

Pour rester dans le style modeste qui sied  à un site consacré aux études religieuses, la question est reformulée de la sorte:
"l’idéal du Juif est-il d’étudier à plein temps dans un Kollel, ou d’aspirer à obtenir le prix Nobel ?"
puis:
doit-il rester concentré sur l’étude de la Thora, se considérer comme le gardien de celle-ci, rester fondamentalement séparé du reste de l’humanité, comme le veut la définition du peuple juif : « Mamlekhet cohanim vegoy kadoch » (Ex. XIX, 6) (un royaume de prêtres et un peuple saint/séparé) et laisser les non--Juifs pourvoir aux besoins matériels du monde ?

ou bien doit-il se mettre au service de l’humanité pour lui apporter ses lumières, comme ont pu le faire Moïse, Jésus, Freud, Marx ou Einstein ?
Notons au passage qu'au moins trois de ces prétendus Juifs ne l'étaient pas: Jésus n'était certes pas Juif, Freud était athée, Marx était non seulement athée mais issu de parents convertis au christianisme.
Notons aussi que le "peuple juif" se définit en tant que tel comme "séparé du reste de l'humanité".Ce qui explique en passant que nous avons l'antisémitisme d'une part (qui ne saurait être "nouvel" comme le prétend M. Taguieff car sa définition est contenue dans cette définition du "peuple juif" comme séparé) et le racisme (pour les autres).

Revenons en à la question qui se précise cependant et devient cette fois tout à fait terre à terre:
les Juifs doivent-ils se concentrer sur l'étude de la Thora et "laisser les non--Juifs pourvoir aux besoins matériels du monde ?"

Si un représentant d'une autre doctrine religieuse s'aventurait à poser ce genre de questions, essayons un peu d'imaginer le tollé qui en résulterait.

Mais bon, la question est posée et il faut y répondre.

Pour Yechiva.com, il existe une opposition Kollel (centre d'études religieuses)/ Nobel (savoir au service de l'humanité) qui correspond dans la tradition juive à la dialectique entre Juda et Joseph:

Dans la Sidra Vayigach, un dialogue s’engage entre Juda et Joseph. Juda, le chef de famille, celui qui porte l’étendard du particularisme juif, s’oppose à Joseph, le vice-roi d’Egypte, qui grâce à sa politique économique efficace nourrit l’humanité.

Bref Joseph, c'est Nobel et l'universel, Juda c'est kollel et le particularisme juif.
Benjamin incarne le point d'achoppement entre ces deux visions parce que la tribu de Benjamin est celle qui accueillera le Temple sur son territoire.

Suit une discussion sur l'origine des 39 travaux interdits pendant le sabbat. Ces 39 travaux seraient ceux qui ont été réalisés pour la construction du Tabernacle.
On nous précise cependant que le terme qu'on trouve dans la Torah est "melakha" qui signifie plus "oeuvre" que "travail" au sens de besogne:
La Melakha, c’est l’œuvre qui participe à la création de la demeure de D.ieu sur terre (le Michkan, c’est-à-dire le Tabernacle portatif des Hébreux dans le désert), c’est donc cette œuvre qui doit être arrêtée le jour du Chabbat.

On apprend ensuite que le chiffre 39 correspond aux 39 occurrences du mot melakha dans la Torah. Or, semble-t-il, un compte plus précis aboutit à 40 occurrences du mot. Une des occurrences est donc de trop, mais laquelle? Celle qui implique Joseph? Ou celle concernant l'apport des ustensiles au Tabernacle?

Mine de rien, c'est important:
L’enjeu de la signification de ces deux phrases est fondamental pour notre sujet.

Et pourquoi donc?

La réponse de yechiva.com a de quoi laisser perplexe:
On l’a dit, l’œuvre de Joseph dans le monde est de nourrir l’humanité et de mettre à disposition du monde le « génie juif ». C’est une première interprétation de la phrase incriminée « Vayavo habayta laasot melachto ».

Mais celle-ci peut également se comprendre autrement, et c’est un débat fameux dans la Guemara : la Melakha de Joseph peut aussi signifier la satisfaction de ses instincts sexuels avec la femme de Potifar, son maître. Si cette interprétation est exacte, cela signifie que la Melakha de Joseph ne peut être intégrée dans le compte des trente-neuf. Plus spécifiquement, cela veut également dire que la tentative du Juif de s’ouvrir à l’humanité est vouée à l’échec...

Je vous laisse poursuivre sur le site en question. Retenez simplement qu'il se garde, à la différence du rabbin Ovadia Yosef, de trancher la question  et souligne le caractère inévitable chez tout Juif d'une tension kollel/Nobel qui ne sera apaisée qu'avec l'avènement du Messie. Ce qui revient à dire que les Juifs doivent prendre leur part au travail ici bas (ouf!).  Et on ne peut pas trancher parce qu'on ne peut pas savoir si Joseph bossait au sens propre du terme ou s'il besognait la femme de son patron.

A aucun moment, la pertinence même de la question n'est cependant discutée.

Observons enfin que l'article ne répond pas vraiment à la question qu'il a posée puisque  logiquement quand des Juifs oeuvrent pour le monde, ils oeuvrent pour eux-mêmes également (ce qui est vrai de n'importe quelle communauté) et pas spécialement pour les non Juifs. Par contre, la question de l'éventualité que les non juifs soient ou pas au service des juifs n'est pas traitée du tout, sauf par allusion dans la reprise du questionnement initial déjà signalée: "laisser les non--Juifs pourvoir aux besoins matériels du monde ?"

jeudi 14 octobre 2010

De Nuremberg à Nuremberg puis... Dialectique de la haine raciale

A ceux qui croient que les responsables Européens des persécutions commises par le nazisme ont été sanctionnés, notamment à Nuremberg, et que la page a été tournée moyennant une vigilance nécessaire pour que plus jamais ne se reproduisent de telles horreurs, je dis: détrompez-vous.
Car le véritable châtiment est encore à venir, la punition pour avoir persécuté le peuple élu est en fait en cours d'exécution et verra bientôt son accomplissement.

C'est du moins ce que je crois comprendre en lisant un édito paru dans le Yediot., un journal de l'entité sioniste Et c'est vraiment un jour de chance parce qu'un site tenu par des merdeux sionistes me dispense d'avoir à le traduire moi-même en français. 
On trouve dans ce texte ce vieux principe biblico-talmudique qui veut que la vengeance juive est exercée par des Gentils contre d'autres Gentils. Ici, les Gentils punis sont les méchants Européens et les Gentils agents de la punition sont les méchants Musulmans. Le texte se donne même un petit air de resucée de la Bible. En fait c'est une resucée des textes bibliques même si l'auteur prétend s'être donné la peine de réfléchir.

Europe, prépare-toi, au déluge! 
Op-ed : Lettre ouverte aux Européens, qui ont tué des Juifs et qui sont maintenant aux prises avec l’islam radical

Bonsoir l'Europe!     

     
Bonjour à vous, cher continent. Depuis un certain temps maintenant, j'ai eu l'intention de vous écrire quelques mots, en tant que voisin proche ici au Moyen-Orient qui aime voyager à travers vos beaux paysages, et dont les racines sont profondément enfouies dans le continent. 


Vous avez été notre foyer pendant des milliers d'années, et particulièrement pendant les 1000 ans passés.       
Nous avons connu de bons moments de relations amicales, ainsi que la prospérité économique, culturelle et spirituelle. Pourtant, nous avions également connu des jours difficiles de haine, les expulsions, l'humiliation et les diffamations de sang. Oh, nous n'avons jamais connu de tels jours.        
     
D'une façon ou d'une autre, nous avons survécu; tant vous que nous. À notre grand regret et honteusement pour vous, nous n'avons pas été ceux qui ont choisi de mettre fin  à notre relation avec vous, cher continent. Nous aurions pu maintenir des relations amicales et de coopération pendant de nombreuses années, mais pour des raisons que vous avez choisies, vous avez voulu mettre fin, littéralement, à ce partenariat. 

     
Le plan a été conçu sur votre sol, les camps y ont été construits ! Et les trains ont voyagé en direction de ces camps, sur votre sol! Les tombes ont été creusées sur votre sol et le sang a coulé dans vos cours d’eau. Dans un cours laps de temps, vous avez mis fin à 1000 ans, d’une présence juive significative! Vous avez assassiné et expulsé des millions de fidèles citoyens juifs. Non seulement, vous les avez éliminé, mais vous avez aussi éliminé l’ensemble de leurs contributions à la culture, à l’économie, l’art, les sciences humaines, aux universités, la littérature, la médecine, l’éducation, le commerce, la banque, et la vie en général.       
     
Pendant longtemps, j’ai eu l’intention de vous écrire, cependant ce n’était pas mis au point. Or, cette semaine, après avoir vu deux choses, j’ai décidé que je devais dire quelques mots.       
Tout d’abord, j’ai vu des rapports rédigés par toute sortes d’experts en démographie et sociologie, qui prétendent que d’ici quelques années, vous l’Europe, vous deviendrez musulmane. Dans quelques états européens, 50% de toutes les naissances sont musulmanes. Si on ajoute à cela, la faible natalité des non musulmans d’Europe – où vous le blanc, le Chrétien d’Europe, vous vous transformerez en continent musulman.       
     
Vous essayez en effet, de vous engager dans des batailles d’arrière-garde contre ce phénomène – contre des mosquées en Suisse, contre la burqa en France, contre l’immigration, et contre toutes sortes d’autres choses. Personne ne pourra interdire à une femme musulmane de mettre un voile. En effet, le libéral, les femmes européennes éclairées et insuffisamment vêtues se rendent compte qu’un jour pourrait venir où l’islam radical gagnera assez de force pour mettre fin à tout ceci.       

La deuxième chose que j’ai pu voir, était l’avis émis par les Etats pour mettre en garde leurs citoyens qui voyagent, aux vues de la position de l’Europe, par crainte du terrorisme. Quelqu’un a déjà noté (et ce n’était pas nécessairement un Juif) que, bien que les Musulmans ne soient pas tous des terroristes, pour quelque raison, la plupart des terroristes sont des Musulmans.       

Lentement, notre cher continent, vous commencez à comprendre ce que vous avez  à faire ici. Vous commencez à comprendre quel est le genre de religion et de culture que véhicule l’islam radical. Soudainement, vous découvrez la haine et la culture des martyrs, ainsi que l’intolérance et l’isolement, l’aliénation face à la véritable démocratie, et l’évitement des droits de l’homme et de la femme.      

Tout à coup, l'islam radical est coincé comme un os dans la gorge de l'Europe. Vous ne pouvez pas l'éjecter - parce que cela soulèverait immédiatement des cris de racisme, des droits de l'homme, et le brouhaha habituel - mais vous ne pouvez pas l'avaler non plus, parce que la culture blanche, démocratique, libérale et chrétienne de l'Europe ne peut pas contenir ces éléments radicaux culturels et religieux. Cela se terminera par une explosion majeure, à plus d'un titre. Chers continent, il n'y a pas de vide dans le monde. Vous avez expulsé et vous avez exterminé, et  vous avez obtenu le monde musulman à la place. Au début, c’était agréable, d'obtenir un peu d'atmosphère et de brise proche oriental, cependant le temps passant, la tempête islamiste radicale est arrivée et menace maintenant de vous emporter, notre cher voisin. Maintenant vous commencez à dormir dans le lit que vous avez fait. Tout à coup, vous découvrez les femmes voilées, les yeux zélés, et des mosquées à chaque coin. Tout à coup, vous avez besoin de composer avec des taux de natalité élevés, une culture avec des caractéristiques radicales que vous avez cultivées, et le terrorisme, et la violence que vous avez ignorée. Vous ne pouvez pas le nier plus longtemps. La confrontation est déjà là. Malheureusement, nous sommes déjà des experts sur la question, même si là aussi, il ne manque pas de naïfs, d’individus bien-pensants.  

La première fois que le Créateur a décidé de raser le monde comme résultat de notre conduite, il a accepté d'accorder une autre chance à l'humanité. Il a demandé à Noé d'entrer dans l'arche afin de créer une nouvelle base pour le monde et de produire une humanité plus digne. L'arche fut la chance pour le monde; un abri momentané.  


Donc, chère Europe, serez-vous assez sage pour vous préparer à l’avance une Arche de Noé physique et culturelle pour survivre et vous préserver ? Ou, est ce que votre agressivité, votre arrogance, votre hypocrisie, ne vous permettant pas de reconnaître le désastre que vous avez amené sur vous, vous transformeront en un continent vivant sur le temps emprunté ?      
Cordialement,


Votre voisin juif du Moyen-Orient   

mardi 10 novembre 2009

Permis de tuer les infidèles. Réaction fulgurante de la LICRA

Je reprends volontiers à mon compte ce texte introductif  et ironique de l’International Solidarity Movement:    
L’ensemble de nos médias et journaux télévisés ont rapporté ce lundi 9 novembre avec consternation cette nouvelle « fatwa » d’un responsable religieux qui n’est pas la première dans son genre mais qui franchit un nouveau seuil dans la barbarie.
Des organisations de défense des droits de l’Homme et de lutte contre le racisme et l’antisémitisme et autres pourfendeurs de la burqa, se sont insurgées en demandant à nos dirigeants politiques de faire une loi exigeant des coreligionnaires de ce chef religieux de condamner publiquement de tels avis au risque d’être déchus de leur nationalité française ou de leurs cartes de séjours.

Ironique car en réalité, vos journaux hexagonaux n’en parlent pas. Seuls des sites militants le font.
Ce n’est par contre pas le cas en Espagne où le journal ABC rend compte de la publication d’un ouvrage de théologie juive qui délivre des permis de tuer les non Juifs.
Haaretz remarque que cet ouvrage est recommandé à leurs étudiants et adeptes par des rabbins connus comme le rabbin Yithak Ginzburg et le rabbin Yaakov Yosef.


Un rabbin israélien publie un livre avec permis de tuer les « non Juifs »
Par Laura L. CARO, ABC (Esp) 10 novembre 2009 traduit de l’espagnol par Djazaïri
 
«Nous avons découvert que les ‘non Juifs’ sont fréquemment suspectés de répandre le sang juif. On doit prendre en compte l’éventualité de tuer même leurs bébés, compte tenu du risque qu’ils peuvent représenter si on leur permet de grandir pour devenir aussi méchants que leurs parents. »
Cette phrase est tirée de « la Torah du Roi , » un livre publié hier en Israël au milieu de polémiques de la part de ceux qui le considèrent comme un guide macabre des supposées autorisations qu’accordent la Bible et la loi religieuse pour tuer les goyim, » le terme qui désigne les « non Juifs » en hébreu.
Le journal Maariv de Tel Aviv, qui a publié lundi en exclusivité des extraits de cet ouvrage, le jugeait sévèrement : « C’est le matériau d’où sort le terrorisme juif, » notait le journal à peine quelques jours après qu’on ait appris l’arrestation à Jérusalem de Yaacov Teitel, un Juif d’origine nord-américaine accusé d’avoir assassiné et tenté d’assassiner des Palestiniens et des homosexuels depuis une douzaine d’années.

L’école talmudique

Rédigé par le rabbin Yitzhak Shapiro – chef de l’école talmudique Od Yosef Chai (« Joseph vit toujours »), établie dans une colonie près de Naplouse – le texte a commencé à être distribué via internet et est recommandé dans des centres d’études religieuses.
Les termes « arabe » ou « palestiniens » n’apparaissent jamais dans les pages du livre dont le début proclame solennellement l’interdiction de tuer des « non Juifs » de sorte à éviter des hostilités ou de profaner le nom de Dieu. Mais à partir de là, le livre devient un inventaire complet de dérogations selon lesquelles on peut ôter la vie à un Gentil pour le simple fait qu’il ne respecte pas les sept préceptes de la Noahide – qui condamne l’idolâtrie et les « relations sexuelles illicites » - que doit respecter tout être humain.
.
Shapiro soutient la mise à mort des « non Juifs qui réclament la terre pour eux, » de ceux qui « par leurs paroles affaiblissent notre souveraineté et ceux qu’il considère comme des persécuteurs, » tels les civils qui aident les combattants et les enfants.

dimanche 10 mai 2009

Actualité du judéo-christianisme

La visite du Pape Benoît XVI au Proche Orient est un des faits marquants de l’actualité. Après un passage en Jordanie, le Pape se rend en Palestine occupée où un accueil mitigé lui est réservé aussi bien par les juifs que par les musulmans.
Pas pour les mêmes raisons cependant. La réserve des musulmans tient pour partie aux propos qu’avait tenus le Pape, tendant à assimiler Islam et violence mais surtout à sa renonciation, sous les pressions du régime sioniste, à l’idée de prendre la parole publiquement près du mur de séparation qui marque la limite du ghetto sioniste.
Entre l’église catholique et les juifs, les sujets de contentieux surabondent ; ce sont surtout les juifs qui font des reproches à l’église catholique : ils rejettent par exemple le projet de béatification de Pie XII, rappellent l’appartenance de Benoît Ratzinger aux Jeunesses Hitlériennes et n’oublient pas la remise au goût du jour de la prière pour la conversion des juifs.
En dépit de ce tombereau de reproches, le Pape a tenu à affirmer «le lien inséparable qui unit l'Eglise et le peuple juif.»
On s’interrogera sur la nature de ce lien inséparable. Peut-être s’agit-il de celui constitué par la corde qui, selon le Talmud, a servi à pendre Jésus.
Oui, car selon le Talmud, Jésus n’a pas été crucifié mais lapidé puis pendu par les juifs eux-mêmes, et non exécuté par les romains.
On dira que j’ai pêché ça dans un site antisémite qui accomode le Talmud à sa sauce (au passage, rappelons que pour l'Islam, Jésus n'a été ni crucifié ni pendu).
Que nenni. J’ai trouvé ça dans un article publié par Forward, un magazine juif édité aux USA. Ce qui est d’ailleurs amusant dans cet article, c’est que l’auteur feint de découvrir le sort fait à Jésus dans le Talmud. On aurait pu le croire si l’auteur avait une culture juive minimale alimentée par une version expurgée du Talmud. Or ce n’est pas le cas puisqu’il nous indique avoir effectué un travail universitaire sur (Saint) Paul dans le Talmud.

Les juifs ont-ils un problème avec Jésus?
Le Polymath
Par Jay Michaelson Jewish Forward (USA), le 29 avril 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

La blague, si c’en est une, dit ceci : «Vous devez nous pardonner, nous les Juifs, d'être un peu nerveux. Deux mille ans d'amour chrétien ont usé nos nerfs.»
C’est tout dire, n’est-ce pas ? Les cicatrices de l’antisémitisme et de l’action missionnaire, le sens de l’humour rempli de pathos, le mépris de la chrétienté – c’est certainement ainsi que je voyais majoritairement notre religion dans ma jeunesse. Quand j’étais enfant, le christianisme était comme un grand tyran stupide : à la fois idiot et extrêmement puissant. Etaient-ils incapables de voir à quel point leur religion était ridicule ? Une naissance virginale ? Le Père Noël ? Un lapin de Pâques? Un messie qui a été tué, mais est mort en réalité pour nos péchés? Et pourtant, telles étaient les personne qui dirigeaient notre pays, nous disant les jours avec école et les jours sans, et nous jouant leur musique insidieuse chaque hiver.
Si les livres soumis à la lecture du journal Forward indiquent une quelconque tendance, alors je ne suis pas le seul dans ma névrose par rapport à Yeshu ben Yoseph. Même si rien, semble-t-il, ne rivalisera avec le flot interminable de livres sur l’holocauste, ces dernières années ont vu une petite montagne de livres sur Jésus arriver sur mon bureau, la plupart d’entre eux ne méritant pas d’être signalés. Des balivernes sur comment Jésus s’est trompé sur le judaïsme ou comment le christianisme s’est trompé sur Jésus, ou à quel point nous sommes mieux qu’eux [les chrétiens] – des livres du genre que j’aurais pu écrire dans ma jeunesse.

A coup sur, la jésumanie est en partie due au succès du livre de David Klinghoffer paru en 2005, «Pourquoi les juifs ont rejeté Jésus.» (Réponse : Nous sommes le peuple élu – une nation, pas des universalistes.) Mais je pense qu’elle est en bonne partie liée au renforcement de notre confiance en tant que minorité assimilée aux Etats-Unis. Si à une époque nous aurions pu être torturés ou placés sur le bûcher pour le fait de ne pas accepter Jésus, nous pouvons maintenant publier des livres qui le critiquent.
Il n’en a pas toujours été ainsi. En effet, les textes discutés dans le meilleur livre de la dernière moisson de publications, « Jésus dans le Talmud » par Peter Schafer ont été autrefois considérés si scandaleux qu’ils firent l’objet d’une autocensure dans les éditions européennes du Talmud. Non pas que cette démarche ait réussi : les autorités chrétiennes brûlèrent tout de même le Talmud et l’antisémitisme continua sans relâche. Mais la censure a quelque peu réussi ; ces textes sont pratiquement inconnus, même à ce jour.
Et ils restent assez scandaleux. Ce que Schafer montre, c’est que les rabbins du Talmud connaissaient suffisamment le Nouveau testament pour le parodier et s’inquiétaient suffisamment de la croissance de la nouvelle secte judéo-chrétienne pour condamner le Nouveau Testament. Et ils le firent dans des termes impitoyables.
L’image de Jésus qu’on retire du Talmud est celle d’un hors la loi, un maniaque sexuel adepte de la magie noire qui recourait à la tromperie pour égarer Israël. Dans BT [Talmud de Babylone] Sanhédrin 103a, Jésus est représenté comme un mauvais disciple qui a « gâché sa nourriture, » ce qui, spécule Schafer, pourrait être un euphémisme pour l’inconduite sexuelle : « manger le mets » étant un euphémisme talmudique connu pour désigner l’acte sexuel lui-même. Une correction ultérieure ajoute qu’il « pratiquait la magie et a égaré Israël. » Et la naissance virginale est ridiculisée comme un camouflage de la véritable filiation de Jésus : sa mère était une « femme illicite » (autre locution talmudique), peut-être même une prostituée.
C’est du lourd – pas étonnant qu’on ne l’enseigne pas dans les cours du dimanche. Mais fascinant aussi, à condition bien entendu, de ne pas le prendre trop au sérieux (ce que certains juifs font, à n’en pas douter). Les textes étudiés par Schafer – tous relativement tardifs, remontant au 3ème ou 4ème siècle après JC, suggérant un effort conscient pour combattre la montée de la secte – montrent que les rabbins talmudistes n’ont pas rejeté Jésus pour les nobles raisons suggérées par Klinghoffer et ses émules. Selon ces textes tout au moins, ils l’ont rejeté parce qu’ils pensaient qu’il incarnait le mal ou le percevaient comme une menace.
De manière choquante, cependant, le Talmud ne fuit pas la responsabilité de la mort de Jésus. Au contraire, il dit qu’il l’avait méritée et qu’elle est l’œuvre des juifs eux-mêmes. Jésus était, indiquent les textes, un sorcier, un idolâtre et un hérétique qui guidait Israël dans l’idolâtrie. Sa condamnation était absolument justifiée et son exécution – lapidation puis pendaison – a été effectuée en stricte conformité avec le droit rabbinique.
Pourquoi le Talmud fait-il cette revendication ? Schafer suppose que c’est pour saper le récit des Evangiles et affirmer le pouvoir des rabbins. Dans le récit des Evangiles, les rabbins sont pratiquement des instruments de Rome. Dans la version du Talmud, ils sont tout puissants – si puissants qu’ils condamnèrent le héros de la secte chrétienne à une mort brutale (croyez-le ou pas, il y a en fait des textes encore plus crus et que Schafer a inclus dans son livre. Il suffit de dire que l’enfer de Dante n’est rien à côté de leur horrible récit. Mais je n’en parlerai pas dans ce journal familial.)
Ce qui est fascinant dans la lecture de ces textes ainsi que des commentaires soigneux et méthodiques de Schafer, est que l’ambivalence envers jésus que j’ai ressenti dans ma jeunesse, semblait déjà présente dès le 4ème siècle. D’un côté Jésus est objet de mépris, de l’autre son pouvoir est dangereux. Ces textes ont été écrits avant que l’église devienne la plus grande force en ce monde, mais ils ne dépareilleraient pas dans la liste des livres que j’ai choisi de ne pas présenter ici.
En fait, je suis certain que certains lecteurs auraient préféré que ces commentaires ne soient pas publiés du tout. Les textes présentés dans l’ouvrage de Schafer restent dangereux. Ils pourraient encore inciter à la violence contre les juifs. Et ils menacent des décennies de progrès des relations judéo-chrétiennes.
On se demande quand, si jamais, les juifs pourront se remettre du traumatisme de l’oppression chrétienne et apprendre réellement, tout en nous en différenciant, de la tradition et de l’enseignement chrétiens. Au cours de mon propre cheminement spirituel, j’ai été étonné d’avoir appris autant des enseignements d’autres traditions – bouddhisme, hindouisme, paganisme, soufisme – et de mon degré de nervosité quand il s’agit du christianisme. Certes, comme beaucoup de juifs, j’accorde de la valeur aux enseignements de Jésus et j’ai même fait mon mémoire de master sur Paul et le Talmud. Mais ce n’est pas assez. Je veux comprendre le Christ à la manière des chrétiens – pas pour devenir l’un d’entre eux, mais pour enrichir ma propre vie religieuse. Je veux apprendre d’eux comment avoir une relation personnelle avec un Dieu personnel, humanisé, incarné qui veille et qui sauve. Je veux ressentir Jésus comme un être humain assez éclairé pour voir chacun comme sacré, même l’impur, le lépreux et le marginal. Et je veux suivre son exemple, voir tous mes frères en humanité et moi-même comme les fils et les filles de Dieu.
Il y a quatre ans, j’avais développé certaines de ces réflexions dans un essai publié par Zeek magazine. J’avais avec humour intitulé l’article « Comment j’en suis finalement venu à accepter le Christ dans mon cœur, » expliquant cette ironie dans le premier paragraphe. Lors d’une conférence où ce magazine était en vente, quelqu’un a vu ce titre, a pris le lot entier de magazines et l’a jeté à terre, avant d’accuser le libraire de vendre des détritus de missionnaires.
Eh bien, je pense que vous devrez nous pardonner, à nous les juifs, d’être encore un peu nerveux...