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samedi 5 mars 2016

Après s'être aliéné le lobby sioniste, Donald Trump se met à dos les néoconservateurs

Donald Trump est décidément un personnage inclassable à bien des égards, et il suscite légitimement  la crainte notamment chez les communautés minoritaires.
Mais d’un autre côté, ces minorités ont-elles vraiment mieux à espérer de Mme Hillary Clinton qui est la favorite dans la course à l’investiture présidentielle chez les Démocrates ?
En effet, dans cette organisation démocratique en trompe l’œil que sont les primaires du Parti Démocrate, les dés sont pipés et le candidat Bernie Sanders, dont la sincérité progressiste semble assez évidente, n’a aucune chance.
Donc côté républicain c’est Donald Trump qui tient la corde. Et ce dernier, outre sa xénophobie, affichée à défaut peut-être d’être  réelle, a un certain nombre de graves défauts.
Le premier est qu’il est riche et n’est donc pas à vendre et il l’a dit clairement devant les membres du lobby sioniste qui ont acheté à peu près tous les candidats, dont Mme Clinton qui leur appartient depuis quelques années maintenant, à la notable exception de M. Sanders dont les fonds de campagne viennent  de centaines de milliers de petites gens qui comptent sur lui pour que le pays change en leur faveur.
Le deuxième , qui n’est pas sans rapport avec le premier, est que Donald Trump a déclaré publiquement qu’il serait neutre dans le conflit qui oppose Palestiniens et sionistes. Un propos qui a déclenché l’alarme dans le lobby sioniste pour lequel les Etats Unis sont nécessairement les alliés de l’entité sioniste qui est en retour leur alliée privilégiée dans un lien « unbreakable » (qu’on ne peut briser) selon le mot employé par Barack Obama.
Le troisième défaut de Donald Trump vient tout juste de se révéler : Donald Trump souhaite sortir des logiques de confrontation avec les pays étrangers, notamment la Russie, pour aller vers des relations de coopération !
Tout ça fait un peu beaucoup pour un seul homme se mettre à dos le lobby sioniste et les néoconservateurs (deux secteurs d’influence qui se recouvrent très largement) avec leur doctrine de « full spectrum dominance » [suprématie totale], une doctrine qui a la totale adhésion des industriels de l’armement puisqu’elle justifie le maintien d’un potentiel miliaire très important  qui est une source de revenus pour eux.

Le cauchemar des néoconservateurs: Trump  veut “une bonne entente avec les pays étrangers”

Par Stuart Hooper, 21st Century Wire (USA) 4 mars 2016 traduit de l’anglais par Djazaïri
Serait-ce la vraie raison pour laquelle Trump est si méprisé par l’establishment  républicain?

Dans ce qu’on ne peut présenter que comme un cauchemar pour les néoconservateurs, le candidat en tête pour l’investiture républicaine à la présidentielle, Donald Trump a déclaré hier soir pendant un  débat sur Fox News qu’il veut établir des relations de coopération, et pas de de confrontation, avec les pays étrangers.
Trump a dit ce qui suit:
“Ne serait-ce pas vraiment une bonne chose si nous pouvions nous entendre avec la Russie, si nous pouvions  avoir de bonnes relations avec les pays étrangers."
La faction politique néoconservatrice qui a dominé le Parti Républicain dans l’histoire récente considère qu’il n’y a pas grand-chose à gagner avec une politique de coopération et elle préfère au contraire la confrontation et la domination ; comme elle l’a amplement démontré avec la guerre en irak en 2003.
La déclaration de Donald Trump selon laquelle il veut explicitement  ‘une entente  avec la Russie’ est  sans précédent et Mitt Romney, le candidat républicain à la présidentielle de 2012 avait affirmé que la Russsie était «sans l’ombre d’un doute notre ennemi géopolitique numéro un. »
Un monde avec un président américain qui souhaite ‘l’entente’ pourrait être bien différent du monde d’aujourd’hui. Pourtant comme nous le constatons avec la myriade d’attaques contre Trump, certaines élites politiques et intérêts du complexe militaro-industriel ne sont pas emballés par ce concept.
Bien sûr, nous devons garder à l’esprit que ce n’est que ça: un concept. Et aussi bon que soit ce concept, il se pourrait bien que Trump ne tienne pas cette promesse.
N’empêche, c’est  quand même un changement de ton très différent, un peu plu doux, par rapport à la rhétorique politique que nous avons l’habitude d’entendre.
Pensez-vous que Trump a la bonne orientation en matière de politique étrangère, et la mettra-t-il  en œuvre?

mardi 26 octobre 2010

La métropole doit se sacrifier pour sa colonie sioniste

Quand on parle de colonialisme au sujet de l'entité sioniste, ses partisans n'omettent pas de demander comment parler de colonialisme alors que l'entité sioniste n'a pas de métropole.
En soi, cet argument ne saurait abuser personne puisque nous avons connu des régimes coloniaux sans métropole: la Rhodésie du Sud (auj. Zimbabwe) et l'Afrique du Sud. Mais le cas de l'entité sioniste est en réalité beaucoup plus proche des situations coloniales classiques. Comme beaucoup d'anciennes colonies européennes, la colonisation de la Palestine par les sionistes a été menée sous la direction d'intérêts privés incarnés dans des organisations comme l'Agence Juive et le Congrès Sioniste Mondial.Les organismes privés sionistes ont d'abord vendu leur projet à la Grande Bretagne puis aux Etats Unis.
Aujourd'hui, nous sommes cependant devant une entité sioniste qui a toutes les apparences d'un Etat indépendant: un drapeau, un hymne national, une monnaie, une police,un gouvernement etc. (pas de frontières définies cependant, ni nationalité correspondant au nom de l'Etat). 
Sauf qu'il ne s'agit que d'une apparence d'Etat qui s'effondrerait hors l'appui diplomatique et financier de sa métropole, c'est-à-dire les Etats Unis. Les Etats Unis sont la métropole de l'Etat sioniste parce que les organismes privés qui l'ont créée en ont décidé ainsi, compte tenu du fait que c'est aux Etats Unis que se trouve la plus importante, la plus riche et, peut-être, la plus influente communauté juive au monde. Et cerise sur le gâteau, les Etats Unis sont la première puissance indiscutable depuis la seconde guerre mondiale.

On dit qu'en réalité ce sont les sionistes qui contrôlent les Eats Unis. C'est vrai en ce qui concerne la politique des Etats Unis au Proche Orient, même si ce contrôle n'a pas toujours l'efficacité absolue que souhaiteraient les sionistes.
Mais en soi, cette situation ne contredit pas le statut de métropole des Etats Unis. Car, à la vérité, ce genre de situation a déjà été connue par le passé par une métropole. C'est celle qu'a vécue la France de la IVème République impuissante devant les exigences des représentants de ses colons établis en Algérie. Pour sortir de cette situation intolérable, de Gaulle avait dû se résoudre à changer la Constitution et à négocier avec le FLN algérien.

Les Etats Unis ne sont pas devant des choix aussi vitaux que la France coloniale mais ce moment pourrait survenir plus tôt qu'on ne le pense. En attendant, comme nous l'indique l'article que je vous propose, il est question aux Etats Unis d'officialiser le statut de métropole vis-à-vis de l'entié sioniste en incluant l'argent versé généreusement par les contribuables US dans le chapître des dépenses pour la défense nationale, au lieu de celui des opérations à l'étranger.
Oui, car dans un contexte où les Républicains [qui ont ruiné de nombreux Américains] prétendent prôner une grande rigueur budgétaire en coupant dans les dépenses d'aide aux pays étrangers [et les dépenses sociales], il faut bien trouver une astuce pour maintenir  intacts les flux financiers vers l'entité sioniste.


 
Taillons dans le budget... Mais pas touche à Israël
par Alex Kane, Aletho News (USA) 26 octobre 2010 traduit de l'anglais par Djazaïri

Si la victoire électorale des républicains la semaine prochaine leur suffit pour prendre le contrôle du Congrès, une chose qu'ils se sont engagés à faire est de "stopper les dépenses qui échappent à tout contrôle" ainsi que le stipule leur plan "Engagement envers l'Amérique." Mais ne pensez même pas qu'on touchera aux plus de 3 milliards de dollars d'aide annuelle que les Etats Unis donnent à Israël.
Laura Rozen de Politico rapporte, via la Jewish Telegraphic Agency, qu'Eric Cantor, le chef du groupe républicain à la Chambre des Représentants, "proposera de séparer k'aide des Etats Unis à Israël du budget des opérations à l'étranger, dont le parti Républicain envisage de voter la réduction."
Cantor, élu en Virginie, dit vouloir protéger les financements pour Israël si cette situation devait se produire.
"Une partie du dilemme est qu'Israël a été inscrite dans l'ensemble du volume d'aide à l'étranger," a-t-il dit pour répondre à la question sur la tendance de plus en plus forte des Républicains ces dernières années à voter contre les crédits pour les pays étrangers. "J'espère que nous pourrons voir une forme de séparation en termes de dollars du contribuable allant à Israël."
La déclaration de cantor était un signe que le leadership républicain était prêt à s'en remettre à l'aile droite du parti sur cette question. Certains, à l'aile droite du parti Républicain ont suggéré l'inclusion de l'aide à israël dans le budget de la défense des Etats Unis, et un certain nombre des candidats soutenus par le Tea-party ont affirmé qu'ils voteraient contre ce qu'on appelle au Condrès les "opérations à l'étranger."
Le Parti Republicain (ainsi que certains Démocrates) veut réduire les prestations de la sécurité sociale, entre autres mesures d'austérité, dans le cadre d'efforts pour diminuer les dépenses du gouvernement. Mais le financement par le gouvernement d'une occupation illégale et raciste? Que l'argent continue à couler à flot.