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samedi 5 mars 2016

Après s'être aliéné le lobby sioniste, Donald Trump se met à dos les néoconservateurs

Donald Trump est décidément un personnage inclassable à bien des égards, et il suscite légitimement  la crainte notamment chez les communautés minoritaires.
Mais d’un autre côté, ces minorités ont-elles vraiment mieux à espérer de Mme Hillary Clinton qui est la favorite dans la course à l’investiture présidentielle chez les Démocrates ?
En effet, dans cette organisation démocratique en trompe l’œil que sont les primaires du Parti Démocrate, les dés sont pipés et le candidat Bernie Sanders, dont la sincérité progressiste semble assez évidente, n’a aucune chance.
Donc côté républicain c’est Donald Trump qui tient la corde. Et ce dernier, outre sa xénophobie, affichée à défaut peut-être d’être  réelle, a un certain nombre de graves défauts.
Le premier est qu’il est riche et n’est donc pas à vendre et il l’a dit clairement devant les membres du lobby sioniste qui ont acheté à peu près tous les candidats, dont Mme Clinton qui leur appartient depuis quelques années maintenant, à la notable exception de M. Sanders dont les fonds de campagne viennent  de centaines de milliers de petites gens qui comptent sur lui pour que le pays change en leur faveur.
Le deuxième , qui n’est pas sans rapport avec le premier, est que Donald Trump a déclaré publiquement qu’il serait neutre dans le conflit qui oppose Palestiniens et sionistes. Un propos qui a déclenché l’alarme dans le lobby sioniste pour lequel les Etats Unis sont nécessairement les alliés de l’entité sioniste qui est en retour leur alliée privilégiée dans un lien « unbreakable » (qu’on ne peut briser) selon le mot employé par Barack Obama.
Le troisième défaut de Donald Trump vient tout juste de se révéler : Donald Trump souhaite sortir des logiques de confrontation avec les pays étrangers, notamment la Russie, pour aller vers des relations de coopération !
Tout ça fait un peu beaucoup pour un seul homme se mettre à dos le lobby sioniste et les néoconservateurs (deux secteurs d’influence qui se recouvrent très largement) avec leur doctrine de « full spectrum dominance » [suprématie totale], une doctrine qui a la totale adhésion des industriels de l’armement puisqu’elle justifie le maintien d’un potentiel miliaire très important  qui est une source de revenus pour eux.

Le cauchemar des néoconservateurs: Trump  veut “une bonne entente avec les pays étrangers”

Par Stuart Hooper, 21st Century Wire (USA) 4 mars 2016 traduit de l’anglais par Djazaïri
Serait-ce la vraie raison pour laquelle Trump est si méprisé par l’establishment  républicain?

Dans ce qu’on ne peut présenter que comme un cauchemar pour les néoconservateurs, le candidat en tête pour l’investiture républicaine à la présidentielle, Donald Trump a déclaré hier soir pendant un  débat sur Fox News qu’il veut établir des relations de coopération, et pas de de confrontation, avec les pays étrangers.
Trump a dit ce qui suit:
“Ne serait-ce pas vraiment une bonne chose si nous pouvions nous entendre avec la Russie, si nous pouvions  avoir de bonnes relations avec les pays étrangers."
La faction politique néoconservatrice qui a dominé le Parti Républicain dans l’histoire récente considère qu’il n’y a pas grand-chose à gagner avec une politique de coopération et elle préfère au contraire la confrontation et la domination ; comme elle l’a amplement démontré avec la guerre en irak en 2003.
La déclaration de Donald Trump selon laquelle il veut explicitement  ‘une entente  avec la Russie’ est  sans précédent et Mitt Romney, le candidat républicain à la présidentielle de 2012 avait affirmé que la Russsie était «sans l’ombre d’un doute notre ennemi géopolitique numéro un. »
Un monde avec un président américain qui souhaite ‘l’entente’ pourrait être bien différent du monde d’aujourd’hui. Pourtant comme nous le constatons avec la myriade d’attaques contre Trump, certaines élites politiques et intérêts du complexe militaro-industriel ne sont pas emballés par ce concept.
Bien sûr, nous devons garder à l’esprit que ce n’est que ça: un concept. Et aussi bon que soit ce concept, il se pourrait bien que Trump ne tienne pas cette promesse.
N’empêche, c’est  quand même un changement de ton très différent, un peu plu doux, par rapport à la rhétorique politique que nous avons l’habitude d’entendre.
Pensez-vous que Trump a la bonne orientation en matière de politique étrangère, et la mettra-t-il  en œuvre?

mardi 3 novembre 2015

Quand Jeb Bush reprend le slogan d'un célèbre pédophile anglais

On le sait les Etats Unis vivent actuellement une intense campagne pour l'investiture pour la présidentielle, une campagne qui amène Démocrates et Républicains à se critiquer mutuellement dans une rivalité qui est cependant le plus souvent éclipsée par les rivalités internes aux deux camps.
Pour résumer ce qui se passe, on dira que le parti républicain semble avoir une pléthore de candidats tous aussi peu crédibles les uns que les autres, ce qui devrait normalement garantir l'élection du candidat, quel qu'il soit, qui sera présenté par les Démocrates.
Parmi les candidats du parti Républicain nous trouvons un certain Jeb Bush, qui n'est autre que le frère de George W. Bush qui était aux commandes des Etats Unis au moment des attentats du 11 septembre et qui entraîné les Etats Unis et d'autres pays dans une funeste guerre contre le terrorisme dont les pays du Moyen Orient ont été les principales victimes mais dont l'onde de choc atteint aujourd'hui le continent européen.
Jeb Bush n'est pas du tout le favori côté Républicain. Il n'a cependant pas renoncé à briguer l'investiture et il tente en ce moment de relancer sa campagne.
Et c'est dans ce but que son équipe a choisi un slogan supposé parler aux électeurs : « Jeb can Fix It » (Jeb peut arranger ça).
Le magazine francophone Slate nous explique que ce slogan suscite nombre de moqueries aux Etats Unis et qu'il a été largement détourné par les railleurs.
Pourtant Slate ce garde de dire en quoi ce slogan a une connotation extrêmement négative qui a pour origine le Royaume Uni.
Certes les Etats Unis ne sont pas le Royaume Uni mais on sait la porosité culturelle entre les deux pays et ce n'est pas pour rien que cette question est évoquée par le magazine américain Gawker.
En effet, le slogan de l'équipe Bush est très semblable à celui d'e Jimmy Savile,un célèbre animateur de télévision britannique qui, après sa mort, a été reconnu comme un redoutable prédateur sexuel qui visait tout particulièrement les enfants, notamment, comble de l'horreur, les enfants malades sur leur lit d'hôpital.
                                          Jimmy SAVILE
Savile jouissait d'une popularité inouïe en Grande Bretagne au point d'avoir été anobli par la Reine.
Sans être le moins du monde juif, il était pro-sioniste et très apprécié par la communauté juive de son pays et même dans l'entité sioniste. Ce qui lui a permis de sévir aux dépens d'enfants juifs malades accueillis dans des institutions dont certaines arboreront des plaques commémoratives en hommage à celui qu'on croyait être un honnête bienfaiteur.

Jeb Bush a emprunté son nouveau slogan au plus célèbre pédophile d'Angleterre

par Ashley Feinberg, Gawker (USA) 2 novembre 2015 traduit de l'anglais par Djazaïri
Pour la plupart des électeurs américains, (en particulier les plus jeunes), le nouveau slogan sonnera le plus souvent comme tout ce qu'il y a de banal , une vague référence à Bob le Bricoleur. Mais pour pas mal de gens même ayant une connaissance moyenne de la culture populaire britannique, les mots « Jeb peut arranger ça, » qui seront bientôt placardés sur tous les surfaces d'affichage que se campagne électorale moribonde pourra atteindre, leur rappelleront une seule chose : Jimmy Savile, un des pédophiles agresseurs d'enfants les plus prolifiques de l'histoire du divertissement.
Jeb Bush
                                                 Jeb BUSH
Pour les Yanks[ees] peu informés, Savile était un des animateurs les plus populaires et adulés de Grande Bretagne toute sa vie durant, présent dans toute une gamme d'activités, de la radio à la télévision aux activités de bienfaisance et tout ce qui va avec. Il fut même fait chevalier par la Reine en 1990. Mais après le décès de Savile en 2011, des allégations d'abus sexuels qui étaient restées longtemps sporadiques et étouffées ont commencé à éclater au grand jour, avec toujours plus de force.
En novembre 2012, on a appris que 450 victimes présumées s'étaient manifestées à peine dix semaines après le lancement des enquêtes de police sur la conduite de Savile. Selon un reportage de la BBC diffusé cette époque, 82 % des victimes étaient de sexe féminin et 80 % étaient « des enfants ou des personnes très jeunes ».
En 2014, un nouveau rapport du ministère de la santé révéla que Savile avait peut-être aussi agressé sexuellement des patients dans plus de 40 hôpitaux différents qu'il avait visités dans le cadre de son « action de bienfaisance. » Le Daily Mail écrivait qu'on « pensait que Savile avait abusé sexuellement de patients âgés d'à peine cinq ans à 75 ans. »
Et avant que tout cela soit mis en lumière, Savile animait une émission télévisée pour enfants très populaire appelée 'Jim va arranger ça.'
Le concept de l'émission était que des enfants écriraient à leur animateur adoré et secrètement prédateur sexuel Jimmy Savile et émettraient des vœux qu'il accomplirait. Les enfants reconnaissants recevraient alors des médailles frappées des mots « Jim a arrangé ça pour moi. »
Dans l'imaginaire populaire britannique, ce slogan est maintenant associé de manière indélébile à un infâme criminel pervers dont les actes scandaleux ont été couverts par des gens puissants pendant des dizaines d'années. Et il est maintenant aussi associé à Jeb Bush.
Pourquoi personne dans l'équipe de campagne encore bien étoffée de Jeb Bush n'a pensé que ce slogan était peut-être une mauvaise idée n'est pas clair. Nous nous sommes adressés à l'équipe de Jeb pour qu'elle s'exprime à ce sujet et nous compléterons nos informations quand ils nous auront répondu.
En attendant, nous avons demandé à quelques Britanniques ce qu'ils pensaient du nouveau slogan astucieux de Jeb.
Point de vue d'Ed Zitron, le grand spécialiste britannique des relations publiques :
En Angleterre [Jimmy Savile] a la même réputation qu'une effrayante tumeur cancéreuse qui a proliféré à partir d'une histoire de « prendre soin » et « d'aider les enfants » qui s'est ensuite transformée en révélations vraiment vraiment dégueulasses sur quelqu'un qui avait trouvé le moyen de se faufiler dans des hôpitaux. 
Ce n'est pas une bonne chose d'adopter ce slogan. C'est même une très mauvaise idée.
Point de vue de Margot Huysman de Metro.co.uk:
Oh... Oui, la phrase amènera immanquablement à faire le lien [avec Savile] dans ce pays. Je sais que l'Amérique ne regarde pas trop ce qui se passe assez loin de ses frontières mais... allez, Jeb§
Et point de vue l'écrivain britannique (et collaboratrice de Gawker) Libby Watson,
C'est vraiment du Jeb Bush parfait que de choisir quelque chose qui rappelle un horrible pédophile pour essayer de relancer sa campagne. Ce n'est pas franchement choquant, mais qu'on nous rappelle « Jim va arranger ça » en ce moment est tous ce qu'il y a de déplaisant.
Il est vraiment difficile de communiquer à quel point on peut être perturbé aujourd'hui par « Jim va arranger ça. » L'émission n'était pas de mon époque mais je la connaissais parce que c'était un important point de référence culturelle. Et elle a maintenant des connotations si horribles. Assez semblable à l'affaire Cosby [Bill Cosby du Cosby Show, NdT].
Si Jeb cherche des choses à arranger, il pourrait commencer par son slogan.

mercredi 31 juillet 2013

Les crayons de couleur de la charia qui sèment la peur chez les islamophobes

Dans les milieux conservateurs aux Etats Unis, certains craignent l’imposition de la charia, du droit musulman dans leur pays. A tel point que certains Etats ont adopté des lois pour interdire l’application du droit musulman sur leur territoire.
Cette crainte qu’on peut assimiler à un délire ne vient pas de nulle part puisqu’elle est instillée par des campagnes ciblées menées par des personnes ou des institutions relevant de la frange la plus extrême du sionisme aux Etats Unis ou ailleurs  ainsi qu’on l’a documenté sur ce blog. Et dans le cas du sionisme, extrême ne veut pas dire marginale.
Aujourd’hui, c’est l’entreprise Crayola qui est l’objet du délire islamophobe du parti Républicain dans un comté de Géorgie dans les sud des Etats Unis. 

Les militants anti-Islam sont maintenant affolés par des crayons

Quand ils sont venus pour ma boîte de 24 Crayolas, je n’ai rien dit parce que je ne suis pas un cinglé intolérant
par Tim Murphy, Mother Jones (USA)  29 juillet 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri
Les militants anti-charia ont un nouvel objectif dans leur ligne de mire: Crayola. En fin de semaine dernière, le parti républicain du Comté de Pickens (Géorgie), a lancé sur son site internet un appel à l'action [1] contre une nouvelle promotion du premier fabricant mondial de crayons, qui a commencé à offrir des feuilles de coloriage gratuites avec une thématique islamique [2] en l'honneur du Ramadan. Zut alors! [en français dans le texte]
Les images sont bien inoffensives - l’une d’entre elles comporte un tapis de prière,

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une autre montre un jeune garçon agenouillé pour lire le Coran.

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Mais le Parti Républicain de Pickens y voit au contraire quelque chose d’abominable: 
Rappelons que les Musulmans considèrent le Ramadan comme le”mois du djihad” et le « mois de la victoire » sur les infidèles. Crayola devrait rappeler aux enfants de ne pas essayer de dessiner Mohamed [le prophète de l’Islam] de peur que leurs parents se retrouvent dans l’obligation de se défendre contre les Musulmans et d’accéder à un programme d’éloignement de témoins – comme ce fut le cas pour le créateur du Jour où Tout le Monde Dessine Mohamed [Everyone Draw Muhammad Day] – étant donné que ni le FBI, ni personne d’autre n’a la volonté de les protéger. 
Les arbres de Noël et les lapins ne manquent pas, mais une recherche de la Bible n’a donné aucun résultat.
contact Crayola:@CrayolaListening to Consumers and CustomersConsumer AffairsCrayola LLC1100 Church LaneEaston, PA 18044-0431-or-Click here to contact us electronically.About Our Products – in the U.S. or Canada:For Crayola®, Silly Putty®, Portfolio Series and Pop Art Pixies products, call 1-800-272-9652 1-800-CRAYOLA.

Mais le parti Républicain du Comté de de Pickens et un autre site anti-charia, le bien nommé «la charia rampante» publient tous les deux exactement le même texte le même jour, alors on ne sait pas trop qui a plagié qui. Crayola est une belle entreprise. Parmi les institutions ou personnes tombées sous la coupe de la charia (selon les militants anti-charia) on trouve David Petraeus (4), les magasins d’alimentation Wegman et l’hôtel Hutton à Nashville (5).

Source URL: http://www.motherjones.com/mojo/2013/07/anti-islam-activists-are-freaking-out-about-crayons-now
Links:
[1] http://pickensgop.org/category/sharia-law/
[2] http://www.crayola.com/free-coloring-pages/holidays/ramadan-at-sundown-coloring-pages/
[3] http://creepingsharia.wordpress.com/2013/07/25/crayola-com-celebrates-month-of-jihad/
[4] http://www.motherjones.com/mojo/2011/04/petraeus-is-slave-sharia-islam-afghanistan
[5] http://www.motherjones.com/mojo/2011/10/tennessee-hotel-now-under-shariah-law-anti-shariah-activist-says

Info repérée via Angry Arab

vendredi 14 septembre 2012

Thin Lizzy contre Mitt Romney


Le groupe de pop/rock Thin Lizzy a eu son heure de gloire dans les années 1970-1980 avec une musique qui puisait à différentes sources comme la musique celtique, le hard rock, le blues et la soul. Si ce groupe a compté dans son personnel cette légende de la guitare qu’est Gary Moore, il devait avant tout son identité à son leader et auteur compositeur principal, le bassiste et chanteur Irlando-Guyanais Phil Lynott.


Phil Lynott et sa fille Sarah
Thin Lizzy n’existe plus depuis longtemps et Phil Lynott  est mort en 1986 à seulement 36 ans, la loi du genre voulant peut-être que beaucoup de grands rockers soient voués à mourir jeunes.

Lynott et Thin Lizzy sont morts mais pas leur musique !

C’est ce qu’a bien compris l’équipe de campagne électorale de Mitt Romney, le candidat que le parti Républicain a choisi pour battre Barack Obama.

Le problème est que la veuve de Phil Lynott qui participe à la gestion de l'oeuvre laissée par son défunt mari ne l’entend pas de cette oreille. Elle a en effet déclaré que :
 le chanteur n’aurait en aucun cas pu soutenir le candidat Républicain
Mme Caroline Lynott-Taraskevics a donc fait des démarches auprès de la maison de disques pour qu’elle demande au parti Républicain de cesser d’utiliser la musique de Thin Lizzy pour la campagne électorale de son candidat. 
L’épouse de Lynott et sa mère Philomena sont mécontentes de l’utilisation par M. Romney de l’hymne The Boys Are Back In Town lors de la convention républicaine en Floride.

La mère du rocker a déclaré que son fils aurait rejeté toute association avec les Républicains, en particulier avec l’aile d'extrême droite chrétienne du parti et ce qu'elle appelle des politiques anti-gay et pro-riches.


La mère et la veuve ont en effet la certitude que Phil Lynott aurait soutenu Barack Obama et n’aurait pas apprécié ce qui s’est passé à la Convention républicaine où sa musique a accompagné l’entrée de Paul Ryan, l’autre membre du ticket républicain.
Mme Lynott-Taraskevics, qui est la mère des deux filles de Lynott, Sarah et Cathleen, a expliqué qu'elle veut s'assurer que l’utilisation de son œuvre reste fidèle ce qu’il était en tant qu'individu.

 «Je suis impuissante face à une grande partie des choses qui se passent, mais là, j'ai mon mot à dire, je fais ce que je crois que Philip aurait fait", a-t-elle ajouté.
 Comme on dit, Long live rock and roll!

samedi 1 octobre 2011

Le candidat à l'investiture républicaine Rick Perry danse la ronde avec des rabbins

Rick Perry, gouverneur du Texas, est candidat à l'investiture républicaine pour la prochaine élection présidentielle aux Etats Unis.

Rick Perry cultive une image de "dur" dans la tradition de l'image des cowboys. Non seulement le Texas détient le record national pour l'application de la peine capitale, 230 exécutions depuis l'an 2 000 mais le gouverneur Perry s'est montré à chaque fois inflexible devant les demandes de grâce ou de simple sursis à exécution. C'est aussi, dit-on, un obsédé de la gâchette qui pratique le footing armé d'un revolver.
Un rude gars que ce Chrétien évangélique aux yeux de qui Barack Obama incarne une sorte de gauchisme extrémiste. Et qui ne s'en laissera pas conter par les ennemis des Etats Unis qu'il accuse l'actuel président de vouloir 'apaiser' (en référence à la politique d'apaisement d'Hitler menée par la France et la Grande bretagne dans les années 1930).

En l'espèce, l'ennemi qu'Obama veut apaiser n'est pourtant pas  un ennemi des USA , ce sont les Palestiniens, du Hamas ou de l'OLP, peu importe c'est du pareil au même parce que la préoccupation de Rick Perry, c'est le sort de l'entité sioniste.
En effet, en tant que Chrétien évangéliste, il milite ardemment pour le retour de tous les Juifs à Sion afin qu'advienne le jour du jugement dernier qui verra les élus, c'est-à-dire les Chrétiens évangélistes, figurer parmi les bienheureux tandis que les autres, Juifs en tête, seront damnés pour l'éternité.
Un curieux mélange d'antisémitisme fondamental et de philosémitisme dans la pratique. Un exclusivisme oecuménique qui trouve parfois ses limites comme quand en 2011, le gouverneur du Texas avait invité ses administrés à une journée de jeune et de prière... chrétienne contre la sécheresse et les incendies qui ravageaient l'Etat, une méga cérémonie religieuse ayant été prévue à cet effet dans un stade de Houston, la principale ville du Texas. Une démarche qui avait irrité les tenants de la séparation du religieux et du politique ainsi que  ceux qui auraient voulu que toutes les confessions aient été appelées à prier. Les Juifs n'avaient bien sûr pas été les derniers à protester.

Et pourtant...

Pourtant Rick Perry reste, comme on l'a vu, un fervent partisan de l'entité sioniste où il s'est rendu à deux reprise au moins, des voyages dont il tire argument dans sa course à l'investiture républicaine. Et là où on voit que Perry a vraiment l'étoffe d'un président des Etats Unis, c'est que ses périgrinations au Moyen Orient n'ont rien coûté au budget de l'Etat. Et ne lui ont rien coûté non plus!

Quel talent, n'est-ce-pas?

Mais alors qui paye? Eh bien, c'est le rabbin Irwin Katsof qui règle les ardoises
Cela fait des années que le rabbin Irwin Katsof démarche des officiels Américains pour qu'ils participent à des voyages somptueux dont le but est de renforcer les relations politiques et économiques entre israël et les Etats Unis. Le voyage de Perry a été financé par la société d'investissement de Katsof, appelée d'abord Global Capital Associates puis Doheny Global Group.
Il est quand même assez étrange de voir un prétendu Chrétien évangélique qui occupe déjà de hautes fonctions politiques et brigue la magistrature suprême accepter de se faire servir ainsi la soupe. par un dignitaire d'une confession autre que la sienne en plus.

Mais justement, il y a plus.

Dans la vidéo ci-dessous, on voit Rick Perry dans son bureau à Austin en compagnie de rabbins à l'occasion de Hannoucah. M. Perry allume un cierge, apprend à bredouiller quelques mots d'hébreu et danse la ronde avec des rabbins qui ont l'air passablement blasés.

Il s'agit là d'actes de nature religieuse et on peine à comprendre comment un Chrétien fervent peut s'adonner à un rituel autre que celui de sa religion, ce qui est quand même autre chose que de simplement respecter la religion de l'autre. Personnellement, je ne peux l'interpréter que comme un vulgaire acte de soumission, une soumission qui se vérifie dans tous les discours de M. Perry lorsqu'il est question de l'entité sioniste et des droits du peuple palestinien.


mardi 26 octobre 2010

La métropole doit se sacrifier pour sa colonie sioniste

Quand on parle de colonialisme au sujet de l'entité sioniste, ses partisans n'omettent pas de demander comment parler de colonialisme alors que l'entité sioniste n'a pas de métropole.
En soi, cet argument ne saurait abuser personne puisque nous avons connu des régimes coloniaux sans métropole: la Rhodésie du Sud (auj. Zimbabwe) et l'Afrique du Sud. Mais le cas de l'entité sioniste est en réalité beaucoup plus proche des situations coloniales classiques. Comme beaucoup d'anciennes colonies européennes, la colonisation de la Palestine par les sionistes a été menée sous la direction d'intérêts privés incarnés dans des organisations comme l'Agence Juive et le Congrès Sioniste Mondial.Les organismes privés sionistes ont d'abord vendu leur projet à la Grande Bretagne puis aux Etats Unis.
Aujourd'hui, nous sommes cependant devant une entité sioniste qui a toutes les apparences d'un Etat indépendant: un drapeau, un hymne national, une monnaie, une police,un gouvernement etc. (pas de frontières définies cependant, ni nationalité correspondant au nom de l'Etat). 
Sauf qu'il ne s'agit que d'une apparence d'Etat qui s'effondrerait hors l'appui diplomatique et financier de sa métropole, c'est-à-dire les Etats Unis. Les Etats Unis sont la métropole de l'Etat sioniste parce que les organismes privés qui l'ont créée en ont décidé ainsi, compte tenu du fait que c'est aux Etats Unis que se trouve la plus importante, la plus riche et, peut-être, la plus influente communauté juive au monde. Et cerise sur le gâteau, les Etats Unis sont la première puissance indiscutable depuis la seconde guerre mondiale.

On dit qu'en réalité ce sont les sionistes qui contrôlent les Eats Unis. C'est vrai en ce qui concerne la politique des Etats Unis au Proche Orient, même si ce contrôle n'a pas toujours l'efficacité absolue que souhaiteraient les sionistes.
Mais en soi, cette situation ne contredit pas le statut de métropole des Etats Unis. Car, à la vérité, ce genre de situation a déjà été connue par le passé par une métropole. C'est celle qu'a vécue la France de la IVème République impuissante devant les exigences des représentants de ses colons établis en Algérie. Pour sortir de cette situation intolérable, de Gaulle avait dû se résoudre à changer la Constitution et à négocier avec le FLN algérien.

Les Etats Unis ne sont pas devant des choix aussi vitaux que la France coloniale mais ce moment pourrait survenir plus tôt qu'on ne le pense. En attendant, comme nous l'indique l'article que je vous propose, il est question aux Etats Unis d'officialiser le statut de métropole vis-à-vis de l'entié sioniste en incluant l'argent versé généreusement par les contribuables US dans le chapître des dépenses pour la défense nationale, au lieu de celui des opérations à l'étranger.
Oui, car dans un contexte où les Républicains [qui ont ruiné de nombreux Américains] prétendent prôner une grande rigueur budgétaire en coupant dans les dépenses d'aide aux pays étrangers [et les dépenses sociales], il faut bien trouver une astuce pour maintenir  intacts les flux financiers vers l'entité sioniste.


 
Taillons dans le budget... Mais pas touche à Israël
par Alex Kane, Aletho News (USA) 26 octobre 2010 traduit de l'anglais par Djazaïri

Si la victoire électorale des républicains la semaine prochaine leur suffit pour prendre le contrôle du Congrès, une chose qu'ils se sont engagés à faire est de "stopper les dépenses qui échappent à tout contrôle" ainsi que le stipule leur plan "Engagement envers l'Amérique." Mais ne pensez même pas qu'on touchera aux plus de 3 milliards de dollars d'aide annuelle que les Etats Unis donnent à Israël.
Laura Rozen de Politico rapporte, via la Jewish Telegraphic Agency, qu'Eric Cantor, le chef du groupe républicain à la Chambre des Représentants, "proposera de séparer k'aide des Etats Unis à Israël du budget des opérations à l'étranger, dont le parti Républicain envisage de voter la réduction."
Cantor, élu en Virginie, dit vouloir protéger les financements pour Israël si cette situation devait se produire.
"Une partie du dilemme est qu'Israël a été inscrite dans l'ensemble du volume d'aide à l'étranger," a-t-il dit pour répondre à la question sur la tendance de plus en plus forte des Républicains ces dernières années à voter contre les crédits pour les pays étrangers. "J'espère que nous pourrons voir une forme de séparation en termes de dollars du contribuable allant à Israël."
La déclaration de cantor était un signe que le leadership républicain était prêt à s'en remettre à l'aile droite du parti sur cette question. Certains, à l'aile droite du parti Républicain ont suggéré l'inclusion de l'aide à israël dans le budget de la défense des Etats Unis, et un certain nombre des candidats soutenus par le Tea-party ont affirmé qu'ils voteraient contre ce qu'on appelle au Condrès les "opérations à l'étranger."
Le Parti Republicain (ainsi que certains Démocrates) veut réduire les prestations de la sécurité sociale, entre autres mesures d'austérité, dans le cadre d'efforts pour diminuer les dépenses du gouvernement. Mais le financement par le gouvernement d'une occupation illégale et raciste? Que l'argent continue à couler à flot.