Affichage des articles dont le libellé est entité sioniste. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est entité sioniste. Afficher tous les articles

vendredi 18 décembre 2015

Une candidate aux élections sénatoriales en Espagne bloquée pendant quatre mois dans la bande de Gaza

Izquierda Unida (IU, Gauche Unie) est à peu près l'équivalent espagnol du Front de Gauche français qui est cependant de constitution plus récente. Formation politique à géométrie variable, IU est structurée essentiellement autour du Parti Communiste Espagnol (PCE) qui y joue un rôle prédominant.
Aux dernières élections générales tenues en 211 , IU avait rassemblé 6,9 ¨des voix et 11 députés. Aux élections européennes de 2014 , IU a obtenu 9,9 % des voix. C'est donc une force politique non négligeable même si elle ne peut prétendre jouer les premiers rôles.
Il se trouve que Jaldia Abubakra, une membre d'IU, candidate qui plus est aux prochaines élections sénatoriales en Espagne, a été retenue contre son gré quatre mois dans la bande de Gaza, Cette militante d'origine palestinienne vient tout juste d'être autorisée par les terroristes sionistes à quitter ce territoire palestinien sous blocus et elle a pu regagner Madrid aujourd'hui.
1450375457_412414_1450375730_noticia_normal
Jaldia Abubakra

On notera que le gouvernement égyptien, pourtant sollicité par l'Espagne, n'a pas daigné ouvrir sa frontière pour laisser sortir la militante hispano-palestinienne.
On notera aussi le silence de la classe politique européenne sur cette situation qui aurait provoqué l'indignation générale si elle avait été le fait de n'importe quel autre pays.

La candidate de Izquierda Unida (IU, Gauche Unie) peut sortir de Gaza où elle était bloquée depuis août

Jaldia Abubakra, retenue à Gaza par les autorités israéliennes arrive vendredi en Espagne
Agences Madrid, El Pais (Espagne) 17 décembre 2015 traduit de l'espagnol par Djzaïri
La candidate de IU à l'élection sénatoriale Jaldia Abubakra, retenue à Gaza par les autorités israélienne, est en chemin pour Jérusalem, et elle prévoit d'arriver en Espagne vendredi, a annoncé l'agence Efe. Après quatre mois passés dans la bande de Gaza, Abubakra en est sortie jeudi accompagnée d'agents de la Guardia Civil. L'ambassade d'Espagne en Israël lui cherche un avion pour qu'elle puisse arriver vendredi à Madrid.
La candidate était entrée le 18 août dernier dans le territoire palestinien pour rendre visite à sa sœur qui venait de perdre son mari et, depuis lors, elle essayait de quitter la bande de Gaza. Abubakra est née à Gaza mais vit en Espagne depuis trente ans et travaille à la mairie de Madrid où ses collègues de travail lui ont obtenu une exemption d'obligation de présence en raison des circonstances particulières.
Le 11 décembre dernier, les eurodéputés de IU, Marina Albiol y Javier Couso, ont demandé à la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini ainsi qu'au Service Européen d'Action Extérieure (SEAE) de faire pression sur Israël pour qu'il laisse sortir de Gaza la candidate qui vient en seconde position sur la liste de IU – Unidad Popular por Madrid pour l'élection sénatoriale.
En troisième position sur la liste d'IU pour l'élection au Congrès, Enrique Santiago avait de son côté transmis au ministère des affaires étrangères à Madrid une autre lettre signée également par Albiol et Couso dans laquelle ils exigeaient du ministre José Manuel Garcia – Margallo qu'il intervienne auprès des autorités israéliennes et égyptiennes pour débloquer la situation.

mercredi 4 novembre 2015

Eprouver de l'empathie pour les bourreaux? Oui, s'ils sont sionistes!

On le sait, la presse occidentale, singulièrement française, tend à s'attarder beaucoup plus sur les victimes juives du conflit en Palestine occupée que sur les victimes palestiniennes. Peu importe si ces victimes sont en grande majorité des civils dont des femmes et des enfants.
S'il n'y avait que ça!
Il y a aussi le fait que souvent on nous invite à connaître les états d'âme des soldats du régime sioniste, manière comme une autre d'essayer d'amenée l'auditeur, le téléspectateur ou le lecteur à ressentir de l'empathie pour les assassins.

priez pour eux

vendredi 8 mai 2015

Un escroc sioniste met à genoux le système bancaire de Moldavie

Une somme d'un milliard de dollars a disparu de trois banques de Moldavie, le pays le plus pauvre d'Europe.
L'argent s'est évaporé sous le couvert de prêts bancaires réalisés en seulement quelques jours à la veille d'une échéance électorale de 2014.
Cette somme est considérable dans l'absolu mais surtout quand on la rapporte au Produit Intérieur Brut du pays :
7778213630_une-partie-de-l-argent-aurait-ete-transferee-dans-des-banques-russes
Pour mieux vous représenter la chose, sachez que c'est comme si on avait subtilisé en moins d'une semaine la somme de 200 milliards d'euros à des banques françaises.
LE CHIFFRE - 10.000 manifestants se sont réunis dimanche dans la capitale moldave, pour protester contre la disparition d'un milliard de dollars des coffres de trois banques.
Par Fanny Bonjean, RTL-France, le 07/05/2015 À 17:10
Un vol mystérieux fait scandale en Moldavie. En avril, la Banque centrale a découvert qu'un milliard de dollars manquait dans les coffres de trois banques, dont un établissement public. L'argent aurait été dépensé en novembre 2014 via des crédits obscurs dont les destinataires n'ont pas été identifiés.
Or, un milliard de dollars est une somme conséquente pour la Moldavie, pays le plus pauvre d'Europe. Elle représente près d'un huitième du PIB (12,55%). Aussi près de 10.000 citoyens sont descendus dans les rues de Chisinau, la capitale, dimanche 3 avril, pour protester contre cette disparition et plus globalement la corruption. Les manifestants ont appelé à la démission du procureur général mais aussi de juges de la Cour suprême et de plusieurs hommes politiques, qu'ils jugent impliqués dans le scandale.
Selon un rapport d'une commission parlementaire, qui a filtré dans la presse, une partie de l'argent de ce scandale financier aurait été transférée dans quatre banques russes. Jusqu'ici deux personnes, dont l'identité est gardée secrète, ont été placées en détention provisoire et les biens de plusieurs autres mis sous séquestre. Le gouvernement a également fait appel aux experts de la compagnie d'audit américaine Kroll pour démêler l'affaire.
La Moldavie est un pays européen, qui plus est au contact d'une zone d'extrême tension par sa frontière avec l'Ukraine. Comme l'Ukraine d'ailleurs, la Moldavie est en proie au séparatisme d'une région, la Transnistrie, qui a proclamé son indépendance.
MOLDAVIE-fcv_07-02-2011_copie
Moldavie; en rouge, la Transnistrie
Ce pays devrait donc susciter une attention toute particulière de la part de la presse française. Ce n'est manifestement pas le cas puisqu'on ne peut pas dire qu'elle montre un véritable intérêt à enquêter ou fournir des éléments sur une situation gravissime.
Parce que c'est bien joli de nous parler de banques russes impliquées, ce qui pourrait donner à penser que nous sommes là devant un coup des services spéciaux de Moscou.
Apparemment, à la même date, la presse américaine a plus d'informations et donne l'identité du cerveau de la gigantesque arnaque, un certain Ilan Shor qui fait partie des plus grosses fortunes du pays où son père avait établi les premiers magasins hors taxes. Ilan Shor est marié, nous dit-on, à une pop star russe.
Ilan Shor
                           Ilan Shor
Ilan Shor est quant à lui originaire de l'entité sioniste d'où il est venu en Moldavie avec son père Miron Shor :
Miron Shor fait une longue carrière d'homme d'affaires et de bienfaiteur juif [sic] à l'étranger. C'est Miron qui a amené la famille d'Israël en Moldavie quand Ilan avait l'âge de deux ans. » 

lundi 27 avril 2015

Le séisme au Népal révèle un immonde trafic de ventres maternels organisé depuis Tel Aviv

L'entité sioniste égale à elle-même en toute circonstance

Israël évacue en priorité 25 bébés de mères porteuses

Par: rédaction, 7/7 (Belgique) 26 avril 2015

Israël va évacuer en priorité 25 bébés nés de mères porteuses et leurs parents adoptifs depuis le Népal où un violent séisme a ravagé le pays, ont annoncé dimanche les autorités israéliennes.
Il y a actuellement à Katmandou 25 nourrissons nés de mères qui les ont portés pour le compte d'Israéliens venus les récupérer au Népal, a expliqué le ministère des Affaires étrangères. Quatre d'entre eux sont des prématurés nécessitant des services médicaux qu'ils risquent de ne pas trouver après le tremblement de terre, a dit le ministère. 

Les Affaires étrangères évaluent à 600 ou 700 le nombre d'Israéliens se trouvant au Népal, la grande majorité d'entre eux étant des randonneurs. Aucun d'entre eux n'aurait été tué. 

Les 25 bébés et les Israéliens qui s'occupent d'eux seront "les premiers à monter dans l'avion" pour être ramenés en Israël, a dit à l'AFP Sabine Hadad, une porte-parole du ministère de l'Intérieur. 

Les Affaires étrangères se sont montrés prudentes quant à l'imminence de ces départs, qui peuvent être retardés pour des raisons médicales ou des considérations légales népalaises, ont-elles dit. Mais les autorités israéliennes feront "tout pour amener ces bébés en Israël", a dit un porte-parole du ministère, Paul Hirschson. 

Trois de ces bébés devaient partir vers Israël dimanche soir avec huit accompagnateurs, a-t-il dit. 

Sur les 25 enfants concernés, 15 ont vu le jour par l'entremise de Tammuz, une société israélienne prodiguant les services de mères porteuses, a dit à l'AFP son responsable commercial Roy Youldous.

En vertu de la loi israélienne, seuls les couples hétérosexuels ont le droit d'avoir des enfants de mères porteuses. 

Les homosexuels ou les personnes seules se tournent parfois vers la gestation pour autrui dans des pays en voie de développement, une pratique très controversée dénoncée par ses détracteurs comme l'exploitation de la misère. D'autres Israéliens, autorisés à recourir à des mères porteuses, renoncent

jeudi 16 avril 2015

Qu'est-ce que la pédagogie de "l'holocauste"?

Ce 16 avril est la date retenue par le régime sioniste pour la commémoration de ce qu'il est convenu d'appeler « holocauste », c'est-à-dire la déportation et l'extermination des Juifs par le régime nazi.
Selon Wikipedia, cette date fixée dans le calendrier hébraïque correspondrait initialement à une volonté de rendre hommage aux insurgés du Ghetto de Varsovie et à d'autres partisans juifs.
C'est quand même curieux car seule une minorité des insurgés du Ghetto était sioniste, certains combattants étant même carrément antisionistes comme Marek Edelman resté fidèle jusqu'au bout à ses convictions.
Cette journée est donc l'occasion de rappeler au monde la dette qu'il est supposé avoir envers le « peuple juif » mais aussi à appeler la population de l'entité sioniste à la cohésion autour de la peur et de ses pendants naturels, la haine et la vengeance.
Ces sentiments doivent bien sûr être inculqués à la population dès son plus jeune âge. A l'école par exemple. Mais comment transmettre un sentiment ? Comment amener un enfant à éprouver un sentiment aussi proche que possible de ceux qu'ont pu éprouver ceux qui avaient leur âge à l'époque du nazisme ?
Une enseignante a appliqué une méthode qu'elle n'est certainement pas la première à employer.
Et qui n'est pas loin de la proposition faite par Nicolas Sarkozy en 2008 qui devait consister à "confier la mémoire d'un des 11.000 enfants français victimes de la Shoah" à "tous les enfants de CM2".
On peut qualifier ce genre de démarche de dérive. Mais ce genre de dérive est inévitable dès lors qu'on substitue l'enseignement de la mémoire à celui del 'histoire.

Une enseignante d'école maternelle laisse les enfants rentrer chez eux avec des étoiles jaunes de l'holocauste

par Gali Markowitz-Slotzker, Jerusalem Post (Sionistan) 16 avril 2015 traduit de l'anglais par Djazaïri
Une mère fait part de son indignation devant ce qu'elle considère comme une méthode inappropriée d'enseignement de l'holocauste aux tout petits
ShowImage
La mère d'une fillette âgée de trois ans s'est plaint à la mairie de Rishon Lezion sur un message Facebook jeudi après qu'une enseignante de l'école maternelle a laissé ses élèves rentrer chez eux avec une étoile jaune sur leurs vêtements dans le cadre d'une leçon pour la Journée de Commémoration de l'Holocauste.
La mère en colère a écrit dans le message, « Les enfants ont-ils besoin d'apprendre sur ce sujet rn portant des étoiles jaunes comme les survivants de l'holocauste ? » Dans leur monde, quand les enfants reçoivent un autocollant ou un symbole qu'on leur appose, ils le voient comme un prix, une récompense pour leur bonne conduite, pas du tout comme ce symbole qui charrie une signification très lourde, trop lourde pour des tout petits, alors que le message peut être transmis d'une manière plus appropriée et plus délicate pour les enfants de cet âge. »
Elle a ajouté : « Les enseignants d'écoles maternelles peuvent-ils donc faire tout ce qui leur passe par la tête ?  N'ont-ils aucune supervision ou instruction sur les conséquences si on fait quelque chose de ce genre. Je suis une des 17 mères qui ont vu leurs enfants rentrer de l'école maternelle comme ça [avec l'étoile jaune]. Une de ces mères a encore bien du mal à retrouver son calme et pleure sans arrêt depuis deux heures... Qui assume la responsabilité ici ? Que se passe-t-il avec l'éducation de nos enfants qui sont sans aucun doute entre de mauvaises mains ! A l'aide ! »
La municipalité de Rishon Lezion a déclaré en guise de réponse que, « Tous les membres des équipes chargées de l'éducation pré-élémentaire reçoivent des instructions en amont de la Journée de Commémoration de l'Holocauste. Cet incident déborde complètement les limites et nous le considérons avec beaucoup de gravité. Le personnel concerné de l'école maternelle a été immédiatement suspendu et sera convoqué pour un entretien. »

mardi 7 avril 2015

Yasmina Haifi tient tête au lobby sioniste aux Pays Bas, et gagne.

Yasmina Haifi est une spécialiste de cybersécurité qui exerce aux Pays Bas pour le compte du ministère de la justice. Elle exerce toujours dans ce ministère même si elle a été relevée de ses fonctions dans la cellule antiterroriste qui en dépend.
Yasmina Haifi

Elle aurait pu être licenciée comme le souhaitait un certain nombre de politiques pour avoir écrit sur Twitter qu'elle considérait que l'Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL ou Daesh) faisait partie d'un plan sioniste pour nuire à l'Islam.
On dira que le raccourci est un peu rapide, mais dans le fond elle a raison notre informaticienne dont la mission antiterroriste lui a certainement permis de se faire son opinion.
Son employeur ministériel tout comme une commission des droits des fonctionnaires ont conclu qu'elle n'avait fait qu'exercer son droit à la liberté d'expression.
Elle a bien sûr été accusée d'antisémitisme et elle reconnaît elle-même ne pas avoir réalisé à quel pont la confusion était entretenue aux Pays Bas entre sionisme et judaïsme, elle qui précisément militait contre l'antisémitisme au sein du parti travailliste néerlandais dont elle était une adhérente.
Et dont elle a démissionné pour une raison non expliquée dans l'article.

Une spécialiste néerlandaise de cybersécurité qui avait déclaré que l'EIIL faisait partie d'un plan sioniste conserve son emploi

Jewish Telegraphic Agency 2 avril 2015 traduit de l'anglais par Djazaïri
(JTA) Un fonctionnaire néerlandaise qui affirmé que l'EIIL faisait "partie d'un plan [conçu] par les sionistes" peut garder son emploi, a décidé le ministre de la Justice du pays.
Le ministre Ard van der Steur a rendu sa décision publique mercredi dans une lettre adressée au Parlement à propos de la conduite de Yasmina Haifi, un ancien chef de projet au Centre national de cybersécurité du ministère.
Dans la lettre, van der Steur écrit que Haifi a reçu une notification "licenciement avec sursis" et sera transférée à un autre poste. Elle ne sera plus employée à l'unité néerlandaise de lutte contre le terrorisme auquel participe son ancien service fonctionne, mais elle travaillera ailleurs au sein du ministère.
Van der Steur a écrit la lettre pour répondre aux questions posées par des parlementaires de droite qui réclamaient des mesures contre Haifi.
En août, Haifi a été suspendue pour avoir écrit sur Twitter, "l'EIIL n'a rien à voir avec l'islam. Cela fait partie d'un plan par les sionistes qui cherchent délibérément à salir le nom de l'Islam." L'EIIL, ou Etat Islamique, est une organisation terroriste sunnite.
Haifi a nié être antisémite et a affirmé que son tweet visait Israël, pas les Juifs.
En Février, une commission présidée par Job Cohen, ancien maire d'Amsterdam et ancien leader du Parti travailliste néerlandais, conclu qu'il n'existait aucun motif valable pour licencier Haifi. Suite à la controverse, Haifi a quitté le Parti travailliste, où elle militait à titre bénévole.
La commission pour les droits des travailleurs de la fonction publique, présidée par Cohen, qui a des origines juives, avait recommandé une réprimande pour Haifi mais conclu qu'elle était protégée d'un licenciement par les lois relatives à la liberté d'expression.
Le vice-premier ministre Lodewijk Asscher a qualifié le tweet de Haifi "de forme classique d'antisémitisme."
Dans une lettre envoyée à des amis et à de la famille en Août, Haifi a nié être antisémite.
«J'ai toujours participé à des actions contre l'antisémitisme", écrit-elle. "Je ne m'étais pas rendue compte de la charge du mot sioniste / sionisme. Aux Pays-Bas (et dans le reste de l'Europe), il est équivalent de 'juif. " J'ai ciblé la politique d'expansion de l'État d'Israël et non le peuple juif ".

mercredi 7 janvier 2015

Le massacre perpétré au siège de Charlie Hebdo a-t-il un rapport avec la liberté d'expression?

Ce post est une synthèse de plusieurs messages ou commentaires que j'ai commencé à poster sur Facebook à partir du début d'après-midi.
Je viens d'entendre le discours de François Hollande à la radio. On doit reconnaître qu'il a fait un très beau discours, très digne et à la hauteur de la situation même s'il n'a pu éviter un passage hypocrite sur la politique étrangère de la France et fait ainsi le lien dans un sens bien précis avec la tuerie perpétrée aujourd'hui à Paris. 
On verra ce qu'il subsistera de cette dignité dans les jours, semaines et mois à venir.

Comme beaucoup, j'ai appris avec stupéfaction puis effarement l'agression extrêmement meutrière perpétrée contre les locaux du magazine Charlie Hebdo.
Non pas que j'apprécie la ligne éditoriale de cet hebdomadaire (que je m'abstiens de lire depuis maintenant de longues années), mais parce que je réprouve ces méthodes sauvages et l'effusion de sang.

Sans être absolument non violent, je considère que l'exercice de la violence doit être réservé à l'auto-défense en cas d'agresion physique, proportionnelle à l'agression et laisser la place à la justice dès lors qu'elle est en mesure de se substituer à l'autodéfense qui n'a lieu d'être qu'en cas d'urgence et d'absence d'autre recours. La violence physique, qui plus est meurtrière, est à condamner dans tous les autres cas, et bien évidemment dans le cas présent.

J'entends bien, et je comprends, que de nombreuses voix vont se lever (et se lèvent déjà) pour déplorer la perte de toutes ces vies humaines, que ce soit la mort des membres de l'équipe de l'hebdomadaire ou celle des agents de police, et pour déplorer l'atteinte physique faite à la liberté d'expression et de la presse.

Pourtant, si on ne peut que déplorer les pertes humaines, je considère que ce crime n'a rien à voir avec la liberté d'expression, ni même avec le champ médiatique. Après tout en ce moment, ce sont Michel Houellebecq et Eric Zemmour qui font l'actualité islamophobe, pas Charlie Hebdo. C'est pourtant l'hebdomadaire qui a été visé.

Ce drame s'inscrit en réalité dans la campagne de peur qui s'est mise en place depuis l'affaire Merah. Les trois premières affaires ou pseudo affaires (Nantes, Joué les Tours et Dijon) ont été un avant goût, des étapes utiles qui ont été exploitées pour renforcer les dispositifs sécuritaires dans un cadre clairement posé comme antiterroriste par le gouvernement alors que nous étions devant des incidents certes traumatisants dans lesquels des personnes ont pu trouver la mort mais qui relèvent du malheureux fait divers.

Nous sommes maintenant entrés dans le vif du sujet car ce sont des membres de l'élite intellectuelle et médiatique qui ont été visés, ce qui justifiera une très forte réponse des pouvoirs publics qui représentent d'une certaine manière ces élites. Nous allons bien sûr voir se mettre en place un ensemble de dispositions ainsi qu'une répression qui va toucher des gens et des milieux qui n'ont rien à voir avec les auteurs de ce crime.

De fait, avec le massacre perpétré au siège de Charlie Hebdo, un palier et un point de non retour ont été franchis comme on va bientôt s'en apercevoir.

Il fallait en effet une telle abjection pour balayer les réticences à sombrer dans la haine anti musulmans dont a su faire preuve le peuple français. Ici, c'est la classe médiatique, avec des personnalités qui étaient à la jonction des milieux journalistiques et artistiques, qui a été touchée en plein coeur avec des figures emblématiques du paysage culturel français, ainsi de la disparition par exemple de ce véritable monstre sacré qu'est Georges Wolinski, des symboles de l'impertinence qui ont accompagné plusieurs générations d'intellectuels et de membres de la classe moyenne cultivée (qu'on les apprécie ou pas, c'est autre chose).

Ici, il faut attirer l'attention sur le fait que depuis quelques années, le climat islamophobe est exacerbé par des membres de cette élite, que ce soit Eric Zemmour, Michel Houellebecq ou certaines des victimes du carnage qui vient d'être perpétré. C'est un climat en quelque sorte inspiré par le haut et non quelque chose qui vient des tréfonds de la société. Et il ne faut pas trop personnaliser la question parce que les personnes citées ont en réalité derrière elles tout un appareil politique et économique qui les porte à bout de bras.

Il faut donc s'attendre à une très forte réaction de ces élites qui sont des élites dominantes dans tous les sens du terme. Le crime qui vient d'être commis risque d'attirer de nouvelles couches de ces catégories sociales dans la dérive islamophobe.

La réaction des élites aura lieu aussi bien sur le plan intellectuel que sur le plan politique et sécuritaire avec un renforcement des mesures répressives. D'autant que la mise à mort de sang froid d'un agent de police à terre et sans défense aura bouleversé et choqué non seulement la population en général mais ses confrères dont j'ose à peine imaginer l'état d'esprit en ce moment.

Comme beaucoup d'autres personnes, je souhaite ardemment que les auteurs de la tuerie soient arrêtés par la police pour être traduits en justice et qu'on puisse savoir leurs mobiles exacts et qui les a inspirés/manipulés. Parce que nous sommes certainement ici devant une affaire du type Mohamed Merah ou Mehdi Nemmouche, avec des tueurs manipulés par un service. Si les auteurs sont eux-mêmes membres du service auquel je pense, ils ne seront certainement jamais pris, ni morts, ni vifs.

Personnellement, je ne veux pas manquer de respect aux victimes, que ce soit aux agents de police ou à Wolinski que j'ai toujours admiré, pas même à Charb qui a versé dans la provocation islamophobe.

Je me refuse par contre à associer ce crime à des Musulmans et encore moins à des Musulmans agissant en toute connaissance de cause.

Pour moi, ce n'est et ne peut être que le résultat d'agissements de personnes manipulées (du genre justement Mohamed Merah, Mehdi Nemmouche et d'autres) ou le résultat de l'intervention directe d'un service spécialisé.

Pour mieux me faire comprendre, je dirai que ces crétins/salopards peuvent être manipulés dans ce sens qui consiste à semer la mort et la désolation, ou dans un autre sens qui consiste à s'associer aux acteurs des campagnes islamophobes. Ce sont fondamentalement les mêmes personnes et la direction de leur dérive sera avant tout une question de goût (pour la bagarre par exemple), de rencontres, d'argent, de femmes,de shit, enfin tout ce qui peut motiver un homme.

A ceux qui demanderont pourquoi, je répondrai simplement qu'ils devraient s'intéresser à la politique de leur pays, sa politique économique, sociale et étrangère, Toutes les réponses sont là mais, comme disait Marx, la compréhension ne se dégage pas directement des faits bruts et concrets pris isolément mais au contraire de la mise en relation des faits, c'est-à-dire en allant de l'abstrait au concret et pas l'inverse.
Le député UDI Meyer Habib et Benjamin Netanyahou
Le député UDI Meyer Habib et Benjamin Netanyahou
Ce n'est pas pour rien si on nous a dit que la lutte contre l'antisémitisme était « une grande cause nationale », ce n'est pas pour rien que le député français Meyer Habib a dit qu'avec leur vote en faveur de la reconnaissance d'un Etat palestinien les députés importaient en France le conflit du Proche Orient (Meyer Habib vient d'enfoncer le clou dans la plaie pour ainsi dire), ce n'est pas pour rien que Benjamin Netanyahou a averti la France qu'elle est menacée par le terrorisme parce qu'elle est trop pro-arabe (ce qui n'empêche pas les médecins militaires de Netanyahou de soigner les blessés d'al Qaïda dans le Golan occupé),
Ce n'est pas pour rien mais parce que l'Agence Juive veut attirer en Palestine occupée quelque « 42 000 Juifs de France d'ici 2017 ». Comme les Juifs français se sentent plutôt bien dans leur pays, il est donc nécessaire de simuler la demande d'émigration fut-ce au prix d'une extrême tension et même de morts en France.

En effet, ces gens ne reculent devant rien et tout ce qui les intéresse, c'est le rapport coût-bénéfice.

Nous sommes aujourd'hui dans l'ultime étape de la création du climat propice à encourager le départ vers l'entité sioniste de citoyens qui appartiennent à la communauté juive la plus importante numérique d'Europe et dont les membres sont souvent détenteurs d'un niveau d'éducation et de qualification élevé. C'est donc une population très intéressante sous cet aspect et dont l'apport ne sera pas négligeable pour la grande bataille qui se joue en Palestine occupée : la bataille démographique, toujours décisive dans les situations coloniales.

jeudi 4 décembre 2014

Etats Unis: racisme, sionisme et militarisation de la police

Les violences policières qui ont coûté la vie récemment à deux jeunes membre de la communauté noire des Etats Unis (dont un enfant de douze ans) ont été à l'origine de nombreuses manifestations de protestation aux Etats Unis, et même ailleurs, ainsi que de nombreux commentaires dans la presse.
L'affaire la plus significative reste pourtant celle de Ferguson, une petite ville du Missouri qui s'est retrouvée en état de siège avec l'intervention de la Garde Nationale, c'est-à-dire de l'armée.
Ces événements sont les plus médiatisés de toute une série de violences policières qui correspondent à de nouvelles formes d'action policière apparues depuis le 11 septembre 2001 et la militarisation croissante des forces police.
Les forces de police américaines tendent à acquérir de plus en plus d'équipements militaires comme ce véhicule blindé
Les forces de police américaines tendent à acquérir de plus en plus d'équipements militaires comme ce véhicule blindé
C'est que la lutte contre le terrorisme se fait aussi sur le front intérieur et entre naturellement en résonance avec les lignes de fracture propres aux Etats Unis, c'est-à-dire les questions de classe et celles de race, les deux étant évidemment liées.
Tous ces aspects du problème de l'action policière sont généralement bien notés par les observateurs, même s'ils manquent le plus souvent d'insister sur cette particularité de la guerre globale contre le terrorisme qu'est l'implication de l'existence d'un ennemi intérieur. Cet ennemi intérieur qui n'est pas clairement désigné est logiquement le Musulman, le problème étant cependant que le Musulman est bien souvent une abstraction aux Etats Unis. Ce qui n'est pas le cas des Afro-Américains autour desquels persistent les tensions que l'on sait.
L'Afro-Américain est donc un des visages de l'ennemi intérieur contre lequel les forces de police se sont préparées avec l'aide de spécialistes en la matière.
Des spécialistes qui ne sont autres que les services de sécurité, police et armée, de l'entité sioniste pour qui le Palestinien est l'ennemi sans droits et par définition hors-la-loi. Les pauvres et les Afro-Américains ont en quelque sorte vocation à être traités comme des Palestiniens, sinon on ne voit pas bien en quoi l'expérience de la police et de l'armée de l'entité sioniste pourrait être d'une quelconque utilité à un pays qui traite tous ses citoyens sur un pied d'égalité.
Il est somme toute logique que cette coopération policière à tonalité coloniale se fasse avec le parrainage actif de l'Anti-Defamation League, une importante association sioniste qui, comme son équivalent français (la LICRA) est supposée lutter contre l'intolérance et la xénophobie.
Il est par contre étonnant que des initiatives privées puissent être amenées à définit des contenus de formation des forces de l'ordre et, par contre coup, des aspects de la politique sécuritaire d'une nation.

L'Anti Defamation League crée une liste noire des organisations qui lient Ferguson à la Palestine

par Cecilie Surasky, MuzzleWatch (USA) 1er décembre 2014 traduit de l'anglais par Djazaïri
Wow. L'ADL considère la photo ci-dessous comme étant un message de haine
anti-israel-campus-gaza-ferguson-460
Abe Foxman, dont le salaire annuel de 688 000 dollars fait de lui le plus surpayé des lobbyistes pro-israéliens du pays, s'est récemment couvert de honte (une fois encore) en publiant un communiqué de presse pour faire la leçon à la vedette de la NFL (ligue de football américain) Reggie Bush sur son compte tweeter – Bush avait osé comparer Ferguson et Gaza.
Mais il y a pire.
L'Anti-Defamation League qui se sert de sa réputation dans la lutte contre l'intolérance pour faire taire ceux qui critiquent le gouvernement israélien en matière de droits de l'homme (perpétuant de la sorte l'intolérance et même pire), a publié une liste noire de facto des organisations qui ont osé lier Ferguson à la Palestine.
Je veux dire, qu'est-ce que la militarisation des forces de police américaines et les meurtres impunis de personnes de couleur non armées peuvent bien avoir à faire avec la Palestine ? Selon l'ADL, oser établir une relation est au mieux purement cynique, au pire une forme de haine [religieuse, raciale, NdT).
Mais voilà où l'ADL obtient la médaille de la chutzpah (culot en yiddish) : distingués pour être désignés particulièrement à l'opprobre sont ceux qui lient ce qui se passe à Ferguson avec l'entraînement de la police en Israël. L'ADLrappelle à l'ordre l'inimitable Trita Parsi, président du National Iranian American Council (NIAC), pour ce tweet :
« Vous demandez pourquoi la violence policière excessive ? Voilà une hypothèse : #le chef de la police de Ferguson a reçu un entraînement en Israël...#Gaza »
Capture d 'écran du 1er décembre 2014 à 19h30 Ils rappellent aussi quelqu'un à l'ordre pour avoir brandi dans une manifestation une pancarte qui dit « Google it!!! Israël entraîne la police de la ville de New York. »
NYPD
Alors qui selon vous est responsable pour tous ces entraînements gratuits de policiers en Israël ? L'ADL, ça va de soi. Ce qui explique selon moi pourquoi elle condamne pour opportunisme et bigoterie [étroitesse d'esprit, intolérance] ceux qui disent, eh bien, une évidence.
police ferguso
Policiers déployés à Ferguson
Comme l'écrivait Kristian Davis Bailey dans Ebony Magazine en août:
Le service de police du Comté de St Louis qui a tué Michael Brown et placé initialement Feguson en état de siège a été entraîné par l'armée israélienne. L'ancien chef de la police du Comté, Timothy Fitch, a été un des quinze officiers [de police] américains à participer à une semaine d'entraînement en Israël il y a trois ans.Le séminaire national sur le contre-terrorisme d'avril 2011 (National Counter-Terrorism Seminar NCTS) était sponsorisé par l'Anti-Defamation League (ADL). Il avait réuni les chefs des plus grands services de police américains, le FBI, la police de l'air et des frontières (Immigration and Customs Enforcement ICE) et des membres la police nationale et de l'armée israéliennes ainsi que d'autres services de renseignements.
Curieusement, l'ADL habituellement si prompte à produire des déclarations était trop occupée pour répondre aux demandes de commentaires de Bailey. Bailey poursuivait :
Plus de 9 000 agents américains se sont entraînés avec des unité de la police et de l'armée israéliennes à répondre au terrorisme et aux manifestations de civils. Ces sessions d'entraînement reflètent l'incapacité à distinguer entre le devoir apparent de la police qui consiste à protéger les civils et les réactions de l'armée en situation de guerre. Cette confusion a eu des conséquences en termes de vies humaines pour les Américains, tout particulièrement les Noirs, les Musulmans et les Arabes.
Sniper de la police fusil pointé vers des manifestants à Ferguson
Sniper de la police fusil pointé vers des manifestants à Ferguson
En temps normal, l'ADL se vante de cet entraînement de nombreux agents de police, qui comprend des voyages en Israël pour des agents de la police américaine qui vont s'entraîner aux techniques du contre-terrorisme (qui sont alors mises en œuvre contre des citoyens américains).
J'ai l'impression que sur ce point, ils ont conclu que la meilleure défense était une bonne attaque. Reggie Bush, qui tient le poste de running back, en sait probablement quelque chose.