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dimanche 6 avril 2014

Les extrémistes (pléonasme) sionistes sélectionnent le successeur d'Obama

Lors de la dernière campagne électorale présidentielle des Etats Unis qui s'était soldée par la réélection de Barack Obama, ce dernier n'avait pas eu de rival vraiment dangereux à affronter . Et il sera de fait réélu avec plus de 4 points d'avance sur Mitt Romney, le candidat investi par le Parti Républicain.
En dépit de ses sympathies sionistes affichées, Romney n'était pas le candidat préféré de la frange ultra du lobby sioniste qui lui préférait Newt Gingrich.
Vous devez certainement vous demander : « la frange ultra du lobby, combien de divisions, c'est-à-dire combien de personnes ? »
Il faut en réalité formuler la question en : « combien de dollars ? »
Beaucoup, puisque cette frange ultra est représentée par un certain Sheldon Adelson, milliardaire, patron de casinos (et donc de bordels), qui avait porté à bout de bras la candidature de Newt Gingrich.
On dira que l'argent ne peut pas tout puisque Gingrich n'a même pas pu se qualifier pour la présidentielle.
C'est juste et Sheldon Adelson est arrivé à la même conclusion, raison pour laquelle il cherche aujourd'hui un candidat plus « mainstream », moins marginal et qui aurait donc une chance de se qualifier et, pourquoi pas, de remporter la prochaine présidentielle.
Il en est actuellement à la phase de sélection pendant laquelle les candidats potentiels sont auditionnés et soumis à l'applaudimètre comme dans n'importe quel radio-crochet.
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Sheldon Adelson donnera bientôt le résultat de son concours
Une pratique qui indigne même David Firestone, un des éditorialistes du New York Times, journal pourtant connu pour ses sympathies sionistes.

On fait la queue pour lécher les bottes de Sheldon Adelson

par David Firestone, The New York Times (USA) 31 mars 2014 traduit de l'anglais par Djazaïri
On peine à imaginer un spectacle politique plus répugnant que le défilé des aspirants candidats républicains à la présidentielle qui ont passé les derniers jours à faire force courbettes devant le puissant compte en banque du magnat des casinos Sheldon Adelson. L'un après l'autre, ils se se sont levés devant le microphone à l'hôtel Venetian de M. Adelson à Las Vegas et ont parlé à la Coalition Juive Républicaine (qui est également une filiale propriété exclusive de M. Adelson), dans l'espoir de paraître suffisamment pro-Israël, pro-intervention militaire et philosémite pour pouvoir s'adjuger une partie des milliards de M. Adelson pour leurs campagnes électorales.
John Kasich, gouverneur de l'Ohios'est aventuré d'une manière inhabituellement audacieuse dans le champ de la politique étrangère en appelant à des sanctions plus sévères contre l'Iran et la Russie, et en affirmant que les Etats Unis ne devraient pas faire pression sur Israël en vue de l'amener à un processus de paix (salve d'applaudissements). « Hé, écoutez, Sheldon, merci de m'avoir invité, » a-t-il dit. « Dieu vous bénisse pour ce que vous faites. »
Scott Walker, gouverneur du Wisconsin, a évoqué le voyage de son père en Israël avant d'explique qu'il plaçait un candélabre (menorah) à côté de son sapin de Noël. Le prénom de son fils, Matthieu, est d'origine hébraïque a-t-il observé.
Le gouverneur du New Jersey, Chris Christie, a aussi parlé de son voyage en Israël, aant de faire quelque chose d'impensable. Il a parlé de la Cisjordanie comme de « territoires occupés ». Un murmure d'indignation a alors parcouru la foule. Comment M. Christie ose-t-il implicitement reconnaître que la présence israélienne en Cisjordanie pourrait être rien moins que bienvenue aux yeux des Palestiniens ? Avant même que Christie quitte l'estrade, des responsables de l'organisation lui ont dit qu'il avait dérapé, et pas qu'un peu.
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Le fameux "cinq dans tes yeux" de Chris Christie est sans effet sur Sheldon Adelson
Et bien sûr, quelques heures plus tard, M. Christie a présenté ses excuses directement à M. Adelson pour sa petite crise d'honnêteté.
Ce serait déjà quelque chose si cette démarche proxénète relevait de la banale campagne ethnique de la part de candidats en quête de votes en Floride ou à New York, un rituel familier. Mais les gens rassemblés à Las Vegas n'étaient pas présents au titre d'électeurs – ils étaient là en qualité de donateurs, sous la direction du plus important d'entre eux, M. Sheldon Adelson qui a dépensé près de 100 millions de dollars pour son candidat préféré en 2012. Il avait permis à lui seul le maintien de la candidature de Newt Gingrich grâce à 20 millions de dollars de chèques, et cette année, il est à la recherche d'un candidat plus porteur qu'il pourrait envoyer à la Maison Blanche porté par un flot d'argent.
« Il ne veut pas d'un fou extrémiste comme candidat, » a déclaré au Washington Post Victor Chaltiel, un ami et collègue de M. Adelson. Nous voilà soulagés.
Mais pas tant que ça. La capacité d'un homme et de son argent à engendrer autant de léchage de bottes de la part de candidats sérieux est devenue chose routinière alors qu'elle devrait nous effrayer. Pourquoi parler directement aux électeurs quand vous pouvez obtenir qu'un milliardaire vous aide à les manipuler avec un tir de barrage de spots télévisés trompeurs, comme le font les frères Koch avec les candidats républicains au Sénat dans tout le pays.
C'est un calcul cynique qui détourne les gens de l'engagement politique. M. Adelson pense que ce n'est pas seulement incroyable, mais hilarant. Politico a rapporté que pendant une fête donnée samedi soir pour la Republican Jewish Coalition, M. Adelson a dit qu'il ne pouvait pas donner à l'organisation les 50 millions de dollars qu'elle demandait parce que son directeur n'avait pas la monnaie sur un milliard.
L'événement n'était pas ouvert à la presse, mais d'ici, on n'avait aucun mal à entendre les rires et les applaudissements serviles.

mardi 30 octobre 2012

Démocraties en déliquescence: l'exemple du Canada


La France a connu récemment ce qui aurait pu être un scandale de première ampleur avec l’affaire  Florence Lamblin, cette conseillère municipale parisienne du mouvement Europe Ecologie-Les Verts qui avait cru bon de rapatrier discrètement de l’argent qu’elle possédait en Suisse en utilisant les services d’intermédiaires qui se sont avérés être au coeur d’un réseau de trafiquants de drogue et de blanchiment d’argent.

D’une certaine manière, elle était la moins criminelle de toutes les personnes impliquées puisque son objectif était simplement de soustraire cet argent au fisc.

Ce n’est certes pas glorieux, surtout quand on a des responsabilités politiques, mais c’est quand même moins grave que de fourguer de la drogue et de blanchir de l’argent en quantité.
Vous remarquerez que cette affaire s’est dégonflée médiatiquement dès lors que sont apparues les identités de ceux qui tiraient les ficelles de l’organisation criminelle bien huilée avec laquelle la conseillère municipale avait traité: Nessim, Meyer et Mardoché El Maleh et le palais royal [démocratique] de Rabat.

Voyez-vous, dans cet article du Télégramme daté du 15 octobre, on parle de Suisse, de France, de Mme Lamblin, de la clique El Maleh mais on ne lit nulle part Maroc, Casablanca, Marrakech.

Il serait intéressant de savoir ce que faisait la clique El Maleh d’une partie de ses gains qu’elle ne se contentait pas de blanchir ici-bas mais qu’elle blanchissait probablement spirituellement en abondant ce qu’on appelle pudiquement des oeuvres philanthropiques. Et là, on risquerait de trouver beaucoup de gens mouillés mais je ne crois pas que la police, et encore moins la presse, iront beaucoup fouiller de ce côté.

On verra si cet argent sale souillera bientôt publiquement ceux qui en ont bénéficié. C’est en tout cas l’amère expérience que sont peut-être en train de vivre des politicards très en vue au Canada, surtout des gens liés au pouvoir conservateur actuel.

Parce que figurez-vous que ces gens frayaient avec un personnage qui fraudait le fisc américain en trichant sur ce que lui rapportait son commerce de pharmacie en ligne (un genre de commerce qui vend souvent comme on le sait des produits inefficaces ou frelatés et dangereux). Ce type possédait même une entreprise basée à Tel Aviv qui était spécialisée dans le traitement des payements en ligne, par carte bancaire, sur les sites de jeux d’argent ou pour adultes, euphémisme pour pornographiques.

C’est ce genre de personnes qui était supposé présider à la cérémonie de remise d’un diplôme honorifique que devait remettre l’université de Haïfa à Jason Kenney, ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration.
Je vous ai déjà parlé de ce Jason Kenney, un de ces individus mis en esclavage par les sionistes, ce qui ne les empêche pas d’être pleins de morgue, de suffisance ou d’agressivité  à l’égard de ceux que leurs maîtres pointent du doigt. Exactement comme les chiens, oui.

Des gens qui prétendent agir au nom de valeurs conservatrices ( travail, famille, patrie en quelque sorte) mais sont redevables à des individus qui activent dans le milieu des jeux d’argent et de la pornographie.
Vous avez là exactement le profil d’un Mitt Romney, héraut du puritanisme et du conservatisme mais qui accepte sans broncher l’argent d’un Sheldon Adelson, un magnat des casinos, soupçonné de fraude fiscale et d’être impliqué dans une affaire de prostitution.

Si la démocratie, c’est ça, on peut alors dire qu’elle est très très malade. Dans les dictatures, la pourriture du politiques se passe au moins du consentement de ses administrés.

La police de Toronto interpelle un homme d’affaires lié à Jason Kenney et à John Baird

par Stephen Maher, Canadian Press 26 octobre 2012 traduit de l'anglais par Djazaïri
Nathan Jacobson a été arrêté jeudi à Toronto
Nathan Jacobson a été interpellé jeudi au centre de Toronto  en relation avec une inculpation pour blanchiment d’argent aux Etats Unis.

L’homme d’affaires Nathan Jacobson est passé de la fréquentation des plus puissants politiciens du Canada à une cellule de prison.

Le fugitif, qui risque une peine de prison aux Etats Unis pour blanchiment d’argent se trouve dans  dans le Metro West Detention Centre de Toronto, a déclaré vendredi un responsable du centre de détention.
Il a été cueilli par des membres de la brigade de recherche des fugitifs de la police de Toronto au centre ville de Toronto ce jeudi et a été présenté au tribunal de la ville, sur University Avenue ce vendredi.

Jacobson avait plaidé coupable dans une affaire de blanchiment d’argent en lien avec une pharmacie en ligne à San Diego en 2008. Mais le plaidoyer avait été accepté en raison de sa collaboration à l’enquête et il avait pu voyager de par le monde, passant du temps avec des ministres influents du gouvernement canadien.

Peu de gens étaient au courant de ses démêlés avec la justice américaine avant sa non comparution à une audience de verdict en juillet à San Diego, ce qui amena la juge Irma Gonzalez de l’US District Court pour le sud de la Californie à émettre un mandat d’arrêt à son encontre.
Selon Howard J. Wolch, l’avocat canadien de Jacobson, son client se trouvait à l’époque en Asie pour affaires, et il n’était pas au courant d’une quelconque procédure judiciaire le concernant.

Jacobson est rentré à Toronto où il a été placé en détention vendredi.
Jason Kenney au parlement d'Ottawa
Jacobson, qui a grandi à Winnipeg, a la double citoyenneté canadienne et israélienne, et il possédait jusque à l’an dernier une société de règlement par cartes de crédit à Tel Aviv, la société Paygea qui assurait le traitement de paiements pour des sites de jeux en ligne et des sites pour adultes. Des articles de la presse israélienne affirment que quand la compagnie a cessé ses activités, elle a a laissé des créanciers dans le pétrin.

Jacobson est un membre influent de la communauté juive canadienne et il a soutenu avec ardeur le gouvernement conservateur. Il a siégé auparavant dans le conseil d’administration de la chambre de commerce israélo-canadienne et au Canada-Israel Committee.
En mai 2009, il avait été le maître de cérémonies d’une fête pour célébrer le 61ème anniversaire d’Israël dans l’Édifice administratif de l'ouest sur la colline du Parlement [à Ottawa], introduisant la conférence de l’invité d’honneur, Jason Kenney, ministre de la Citoyenneté et de l’Immigration.

Il s’est rendu en Israël avec le ministre des affaires étrangères John Baird et on dit qu’il a des relations amicales avec les deux ministres.
Ces derniers ont tous deux affirmé ne pas être au courant de ses ennuis judiciaires avant qu’ils soient rapportés par Postmedia News cet été.

Le mois prochain, Kenney avait prévu d’être en compagnie de Jacobson au Royal York Hotel de Toronto où le ministre doit recevoir un doctorat honoris causa de l’université de Haïfa. Jacobson, qui devait présider la cérémonie s’en est retiré après que ses ennuis judiciaires ont été rendus publics.

Jacobson poursuit en justice Mark Adler, le député conservateur de la circonscription de York Centre.

Dans sa déclaration en justice, déposée en octobre 2011, Jacobson soutient qu’en 2009 et 2010, il avait prêté $265 000 à Adler et à son Economic Club of America, une émanation de l’Economic Club of Canada, une société qu’Adler avait créée pour servir de forum à des conférenciers influents à Toronto.

La déclaration en défense d’Adler, déposée en janvier, affirme que Jacobson lui avait apporté $114 962 en 2009 et 2010 dans un “geste amical,” et qu’il n’en attendait pas le remboursement.  En mars, jacobson a été photographié avec le premier ministre [du Canada] Stephen Harper et me premier ministre Israélien Benjamin Netanyahou. La photo avait été prise lors d’une réception à la Railway Room [une salle du parlement canadien] dans la soirée du 2 mars 2012 qui avait vu 150 à 200 personnes se rassembler pour saluer les deux premiers ministres.

Entre 2004 et 2011, Jacobson a donné environ $10 000 au parti Conservateur, y compris des dons au siège du parti et aux organisations de circonscriptions de l’ancien député Wajid Khan, du ministre de l’environnement Peter Kent et de la ministre du travail Lisa Raitt.
He also donated $1,100 to to the federal NDP on election day in 2011.
Il avait aussi donné $1 100 au New Democratic Party fédéral pendant la journée de électorale de 2011

Jacobson doit être entendu par le tribunal cette semaine

lundi 6 août 2012

Sheldon Adelson et la prostitution de la classe politique américaine


On le sait, aux Etats Unis l’argent est aussi vital pour gagner des élections que les bulletins de vote eux-mêmes.

En fait, l’argent contribue fortement à obtenir ces fameux bulletins. Pas en les achetant, le procédé est rarement aussi grossier mais tout simplement en permettant à un candidat d’être plus visible qu’un autre, ce qui est décisif dans une ère de communication de masse.

C’est ce même procédé qui sert à nous faire acheter des savonnettes. Après, il faut que la savonnette lave vraiment et ne provoque pas de réaction allergique, mais ça, vous le savez en général seulement après l’avoir achetée.
Il est cependant vrai que si votre produit est à l’évidence de mauvaise qualité ou même nocif, la réclame ne saura convaincre que quelques nigauds.

Newt Gingrich, candidat Républicain à l’investiture présidentielle était en quelque sorte un mauvais produit et tout l’argent qu’a versé Sheldon Adelson pour sa campagne n’a pas suffi à lui assurer la victoire sur Mitt Romney.

Non pas que Romney lui-même soit un bon produit capable de réellement concurrencer Barack Obama, mais il a un aspect terroir américain traditionnel plus affirmé que Gingrich et, surtout, il est beaucoup plus en phase avec l’électorat de type «évangéliste», sioniste chrétien bien souvent, qui est la masse de manœuvre des néoconservateurs.

C’est important parce que Sheldon Adelson est un Juif orthodoxe qui finance colonies et institutions religieuses dans les territoires occupés.

Sheldon Adelson et la prostitution de la classe politique américaine

Et c’est pourquoi, bon gré mal gré, Sheldon Adelson a décidé de reporter son appui financier sur Mitt Romney. Et il l’a fait avant tout par détestation de Barack Obama.
Car, du point de vue de Sheldon Adelson, Barack Obama est une espèce de gauchiste et surtout un ennemi de l’Etat juif, alias l’entité sioniste usurpatrice.

On a compris que les hautes exigences éthiques et spirituelles de Sheldon Adelson étaient mieux satisfaites par ceux qui incarnent les valeurs conservatrices, le goût d’entreprendre pour le bien commun,  la rectitude morale et le patrimoinepatriotisme.

Pour ce qui est d’entreprendre pour le bien commun, il faut juste savoir que Sheldon Adelson tire ses énormes revenus de la chaîne d'hôtels-casinos Sands dont le siège se trouve à Las Vegas. Il gère donc des endroits où on peut dormir, jouer de l’argent et sans doute faire d’autres trucs encore.

On a donc là le parfait exemple d’une réussite économique profitable à la société dans son ensemble et conforme à une éthique religieuse des plus rigoureuses.

Bon, jeux de hasard et morale sont peut-être deux choses qui ne vont pas bien ensemble ?

Il se trouve aussi que M. Adelson est visé par une plainte déposée contre lui par un de ses anciens employés, un certain Steven Jacobs qui dirigeait la filiale chinoise des hôtels-casinos  Sands.
d'avoir  favorisé la prostitution dans ses établissements chinois
et de
 collusion engagée avec un intermédiaire local, Leonel Alves, qui présentait l'insigne avantage d'être à la fois membre du conseil restreint de dix personnes qui entoure le chef de l'exécutif de Macao, membre d'un important conseil consultatif du gouvernement chinois à Pékin et propriétaire d'un cabinet indépendant de conseil aux investisseurs.
Bref de corruption

A côté de cette plainte, on apprend que
Le gouvernement américain enquête pour savoir si le casino Las Vegas Sands a enfreint la loi sur le blanchiment d'argent, affirme le Wall Street Journal.
 Même si une seule de ces accusations était vraie, ça ferait quand même beaucoup. Et l’argent d’Adelson commence à peser comme un boulet au pied d’un Mitt Romney qui n’a eu pourtant de cesse de verser dans la  surenchère prosioniste !

Romney, qui n’est quand même pas tout à fait tombé de la dernière pluie, a quand même rejeté, pour l’instant, la demande formulée par Adelson d’une libération de l’espion sioniste Jonathan Pollard en cas de victoire électorale.

Parce que Romney se veut patriote américain et qu’il n’aimerait pas s’engager trop à la légère à libérer quelqu’un qui a nui aux intérêts vitaux de son pays.

Alors justement, qu’en est-il du patriotisme de Sheldon Adelson ?

Steve Sebelius du Las Vegas Review-Journal nous éclaire quelque peu à ce sujet : 
Les républicains adorent stigmatiser le président Barack Obama pour n’être pas suffisamment pro-Amérique.
Mais où sont leurs cris d’indignation devant la vidéo en ligne où on voit Adelson dire que malencontreusement, c’est l’uniforme américain qu’il avait porté et non l’israélien pendant son service militaire ? 
«Je ne suis pas israélien,» déclare Adelson. «L’uniforme que j’ai porté à l’armée, malheureusement, n’était pas un uniforme israélien, quoique ma femme était dans l’armée israélienne et qu’une de mes filles était dans l’armée israélienne.»
 
Et quelle ironie d’entendre Adelson dénoncer les politiques de «type socialiste» du président Obama alors que, selon Forbes magazine, il a vu sa propre fortune faire un bond à nul autre pareil aux Etats Unis pendant le mandat d’Obama ?

Un sacré patriote américain que ce Sheldon Adelson qui regrette d'avoir fait son service militaire dans l'armée de son pays et non sans celle de l'Etat prétendu juif!




vendredi 30 décembre 2011

Newt Gingrich ou la voix de son maître sioniste


Dans l’imaginaire de beaucoup de gens, les politiciens de la droite dite dure incarnent une certaine forme d’intransigeance nationaliste qui s’accompagne d’un discours musclé et parfois ouvertement xénophobe.

Dans la réalité, les choses sont souvent différentes et les «hommes forts» savent se montrer dociles devant la main qui les nourrit.
Prenez par exemple Newt Gingrich, ce candidat à l’investiture républicaine pour la prochaine présidentielle aux Etats Unis. Cet homme a fait beaucoup de bruit récemment en qualifiant les Palestiniens de « terroristes » et de peuple « inventé. »
Ce qui par contre n’est pas inventé, c’est la voix de son maître qui a dicté les propos de ce pseudo fort en gueule qui, en qualité de porte parole de la Maison Blanche ne dédaignait pas de serrer la main du terroriste Yasser Arafat devant les photographes.
Et la voix de son maître n’est autre qu’un certain Sheldon Adelson, milliardaire et patron de casinos de son état, accessoirement ami de Benjamin Netanyahou et sioniste fanatique.

De la démocratie en Amérique…


par Eli Clifton, Think Progress (USA) le 21 décembre 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri

Le financement qui est derrière  Newt Gingrich etAmerican Solutions for Winning the Future, son comité politique indépendant, est l’occasion d’une plongée fascinante dans les profondeurs des poches qui soutiennent la candidature de Gingrich. Cette semaine, McClatchy a révélé qu’American Solutions avait réglé la note de 8 millions de dollars de location de jets privés à l’époque où Gingrich réfléchissait à son entrée dans les compétitions présidentielles de 2008 et 2012.

Le milliardaire des jeux de casino Sheldon Adelson était le plus important financier d’American Solutions avec une contribution de 7,65 millions de dollars, la rumeur étant qu’il avait engagé 20 millions de dollars en faveur d’un super PAC (comité d’action politique) pro-Gingrich, rumeur démentie par un porte parole d’Adelson. Quoi qu’il en soit, les faits montrent de manière de plus en plus nette que le patron de casion milliardaire est une pièce centrale de la carrière politique de Newt Gingrich.

L’entreprise Sands Corporation dirigée par Sheldon Adelson est basée à Las Vegas mais a des intérêts politiques et commerciaux à Macao, en Chine et en Israël. En Israël, l’importance d’Adelson tient à sa relation d’amitié proche avec le premier ministre Israélien Benjamin Netanyahou et au journal gratuit Israel Hayom dont il est le propriétaire et qui soutient le parti du Likoud. Pour en revenir aux Etats Unis, Adelson siège au conseil d’administration de la Republican Jewish Coalition et ne cache pas ses vues sur le conflit israélo-palestinien. Pendant la présidence de George W. Bush, Adelson s’était opposé aux efforts de relance des discussions de paix entre Israéliens et Palestiniens et était même allé à l’encontre de l’influent American Israel Public Affairs Committee (AIPAC) quand cette organisation avait soutenu les discussions de paix. « Je ne continue pas à soutenir des organisations qui aident des amis à se suicider simplement parce qu’ils disent qu’ils veulent faire le grand saut, » avait déclaré Adelson à la Jewish Telegraph Agency.

Gingrich, qui a qualifié le 10 décembre les Palestiniens de “terroristes” pendant un débat du parti Républicain et a déclaré à Jewish Channel que les palestiniens sont un peuple « inventé », semble faire écho à la ligne dure adoptée avant lui par son bienfaiteur plein aux as.

“Sheldon a toujours aimé Newt. Il est resté avec lui tout le temps, » a déclaré Fred Zeidman, un ami d’Adelson et un membre important de la communauté juive américaine qui soutient Mitt Romney, à Aram Roston du Daily Beast. « Il est resté avec lui quand il était dans l’ornière. Newt, je pense, reflète bien l’état d’esprit de Sheldon. Particulièrement au sujet d’Israël.”

Si Adelson et Gingrich semblent partager le même agenda de droite pour le Moyen Orient, les affaires du magnat des casinos en Chine se sont avérées politiquement gênantes au pays. Adelson aurait aidé à faire échouer au Congrès une mesure d’opposition à la candidature de Pékin aux jeux olympiques proposée par des Républicains de la chambre des Représentants. «La proposition d eloi ne verra jamais le jour, M. le maire. Ne vous inquiétez pas pour ça, » aurait-il dit au maire de Pékin et 2001 après avoir téléphoné à Tom Delay, le chef de la majorité à la Chambre des Représentants. Par la suite, Sands Corporation obtint une lucrative licence de casino par le gouvernement chinois, ce qui lui permit de commencer un développement massif dans la Macau Special Administrative Region (SAR).

Réagissant à l’étroitesse des relations d’affaires d’Adelson avec le gouvernement chinois, le président de la Christian Coalition of Alabama, le Dr Randy Brinson, avait dénoncé Adelson qui « ne partage pas nos valeurs. » « Les endroits où Sheldon Adelson a placé son argent dit clairement où son cœur balance : vers le jeu d’argent et le soutien au régime chinois qui persécute les Chrétiens, » avait-il dit.

Gingrich va se retrouver devant ses propres difficultés à persuader les Chrétiens évangéliques troublés par ses multiples mariages et liaisons extraconjugales, de soutenir sa candidature. Mais la présence affichée de Sheldon Adelson dans le camp de Gingrich pourrait s’avérer être un obstacle de plus dans la conquête de le très importante droite chrétienne.