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jeudi 25 février 2016

Au regard du droit, le régime sioniste est un régime d'apartheid et son boycott est légitime

J'ai eu vraiment plaisir à traduire cet article de Ben White, un militant pro-palestinien très connu en Grande Bretagne.
La traduction est perfectible, j'en suis bien conscient, mais je suis heureux de proposer ce texte à tous ceux qui s'intéressent à la cause palestinienne et à la question de la liberté des peuples en général.
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Ben White
Ben White a écrit ce texte dans un contexte marqué en Grande Bretagne comme en France mais aussi au Canada par une offensive de ceux qui sont opposés aux campagnes BDS, c'est-à-dire Boycott Désinvestissement et Sanctions à appliquer à l'entité sioniste.
Une offensive concertée et sans douté décidée à Tel Aviv avant d'être relayé jusque dans nos mairies.
Invitation à boycotter l'entreprise Total à l'époque du
 régime d'apartheid en Afrique du Sud

Qualifier d'apartheid l'occupation israélienne de la Palestine n'est ni de la simplification, ni de la provocation – c'est un constat de fait.

Non seulement ce constat a le soutien des Sud-Africains qui ont lutté contre l'apartheid mais la situation correspond à la définition [de l'apartheid] selon le droit international.
Par Ben White, The Independent (UK) 24 février 2016 traduit de l'anglais par Djazairi
Cette semaine, j'ai participé à des événements organisés dans le cadre de la Semaine de l'Apartheid Israélien qui chaque année "vise à éveiller les consciences sur le projet colonial israélien en cours et les politiques d'apartheid appliquées à la population palestinienne."
Aux yeux de certains, parler d'un "apartheid" israélien peut leur sembler être juste un autre effet de manche utilisé par des militants. D'autres considèrent cela comme inutile, simplificateur, provocateur ou même antisémite.
Mais que disons-nous vraiment quand nous parlons d'un apartheid israélien ?
Tout d'abord, et surtout, il ne s'agit pas d'une analogie trait pour trait avec ce qu'était le régime sud-africain. Même s'il est vrai que de fortes personnalités de l'époque de la lutte anti-apartheid ont invoqué la comparaison. En 2002, par exemple, Desmond Tutu avait dit qu'un séjour en Palestine lui avait rappelé "beaucoup de choses qui nous étaient arrivées, à nous population noire d'Afrique du Sud." Et en 2009, Tutu avait aussi approuvé un livre que j'avais écrit intitulé "Israeli Apartheid : A Beginner's Guide" (l'apartheid israélien, un guide pour les débutants).
Il y a énormément de choses à dire sur ce qui s'est passé en Afrique du Sud et ce qui se passe en Israël et en Palestine. Mais cette comparaison n'a pas de rapport avec la recherche de savoir si parler d'apartheid israélien est juste ou adapté.
La raison en est que l'apartheid est un crime en droit international, indépendamment de ce qu'a connu l'Afrique du Sud. Le protocole additionnel de 1977 aux Conventions de Genève de 1949, cite l'apartheid comme une "grave violation" qui n'a "aucune limitation géographique".
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Le boycott a été et reste un moyen de lutte légitime

L'apartheid est aussi qualifié de "crime contre l'humanité" dans le statut de Rome de la Cour Pénale Internationale adopté en 1998 – quatre ans après la fin officielle de l'apartheid en Afrique du Sud.
Le statut de Rome définit l'apartheid comme des actes inhumains "commis dans le cadre d'un régime institutionnalisé d'oppression systématique et de domination d'un groupe racial sur tout autre groupe racial ou tous autres groupes raciaux et dans l'intention de maintenir ce régime"
Les lois et les pratiques israéliennes répondent-elles à cette définition ? Selon les termes mêmes du Département d'Etat des Etats Unis, les Palestiniens font face à "une discrimination institutionnelle et sociétale." Elle touche des domaines comme l'immigration et la vie de famille, le logement et le foncier.
Il n'existe aucune garantie d'égalité, et les défenseurs des droits de l'homme ont identifié plus de cinquante lois discriminatoires.
En Cisjordanie, l'Etat juif a créé et établi un réseau de colonies illégales dont les habitants – des citoyens d'Israël – vivent parmi des Palestiniens qui sont soumis à la loi martiale. Pendant que les colonies s'étendent, les maisons palestiniennes sont démolies.
Récemment, selon les termes de l'ONG israélienne pour les droits de l'homme B'Tselem, les autorités israéliennes ont "accentué leurs efforts pour expulser des villages palestiniens de vastes zones de la Cisjordanie" – c'est du nettoyage ethnique.
Entre le 1er janvier et le 15 février de cette année, selon les chiffres des Nations Unies, les forces israéliennes ont détruit ou confisqué 283 maisons et autres structures palestiniennes, déplaçant 404 personnes.
Un haut fonctionnaire de l'ONU a expliqué que si la plupart de ces démolitions "ont été pratiquées sur la base de l'argument juridique spécieux que ces Palestiniens n'avaient pas de permis de construite," les chiffres israéliens eux-mêmes montrent que "seulement 1,5 % des demandes de permis déposées par des Palestiniens sont acceptées."
Amnesty International a décrit le "déni officiel de participation à la planification [d'occupation du sol] pour toute une population, couplé avec l'établissement d'un système parallèle de planification pour les colonies israéliennes qui est une discrimination explicite en faveur d'une autre population dont la fait même de vivre dans le territoire en question enfreint le droit international" comme " unique au monde".
Dans la bande de Gaza, les Palestiniens continuent à souffrir sous un blocus israélien qui constitue un châtiment collectif illégal. Quant d'Israël ne conduit pas ses horribles attaques à grande échelle sur ce territoire entièrement clôturé, il y a des attaques de routine contre des pêcheurs et des paysans palestiniens.
En fait, les Palestiniens de Gaza sont en majorité des réfugiés dont les terres se trouvent à seulement quelques kilomètres plus loin dans le territoire israélien d'avant 1967. Ce qui nous rappelle le fait que la "majorité juive" d'Israël a été obtenue au prix de l'expulsion des Palestiniens et n'est maintenue que la perpétuation de leur exclusion.
Ce n'est là qu'un échantillon – mais le point essentiel ici est que les crimes d'Israël ne sont pas des "aberrations". Ce ne sont pas les agissements de quelques généraux excités ou d'un gouvernement d'une droite particulièrement extrême. Nous parlons ici d'une législation qui fixe un cadre et de politiques poursuivies par l'Etat depuis des dizaines d'années.
Nous parlons donc, ainsi que le statut de Rome l'énonce, "d'actes inhumains…commis dans le cadre d'un régime institutionnalisé". C'est pourquoi le Comité des Nations Unies pour l'Elimination de la Discrimination Raciale a exhorté Israël à "éradiquer" toutes les pratiques qui enfreignent la prohibition de la "ségrégation raciale et de l'apartheid."
Rejeter tous ces éléments au motif qu'Israël "ce n'est pas la même chose que l'Afrique du Sud" revient à passer à côté du sujet, de la même manière que blanchir la discrimination systématique simplement parce qu'il y a un "Arabe" à la Cour Suprême israélienne (un seul sur 66 juges aujourd'hui comme hier) n'est que de la symbolique à bon marché.
Les faits sont clairs. C'est l'apartheid israélien qui devrait susciter l'indignation – pas les campagnes (ou les boycotts) en faveur des droits élémentaires des Palestiniens.

dimanche 15 novembre 2015

Les attentats de Paris sont une juste rétribution pour l'holocauste selon ce rabbin

Dov Lior n'est certainement pas un rabbin marginal, au contraire.

Le rabbin d'extrême droite des colonies : les attentats de Paris sont une rétribution pour l'holocauste

The Jerusalem Post (Sionistan) 15 novembre 2015 traduit de l'anglais par Djazaïri
Le propos de Dov Lior, Grand Rabbin de la colonie israélienne de Kiryat Arba a été initialement rapportée par l'agence de presse Walla ! [agence sioniste, NdT]
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Le rabbin Dov Lior porté en triomphe par ses ouailles
Samedi, pendant les funérailles d'un père et de son fils abattus par des terroristes palestiniens, le dignitaire religieux sioniste d'une colonie juive en Cisjordanie a dit à l'assistance que les attentats de Paris étaient mérités en raison de ce que les Européens « ont fait à notre peuple il y a 70 ans. »
« Les méchants dans cette Europe gorgée de sang le méritent pour ce qu'ils ont fait à notre peuple il y a 80 ans, » a déclaré Lior.
Le rabbin controversé avait précédemment approuvé par écrit un livre intitulé «La Torah du Roi3 qui avait été co-écrit en 2009 par le Rabbin Yitzhak Shapira, une personnalité extrémiste des colonies, qui autorisait à tuer les civils non juifs en temps de guerre.
Il avait été convoqué par la police pour être interrogé au motif d'incitation à la violence mais il avait refusé de se présenter, affirmant que la Torah n'était pas ouverte aux enquêtes policières. Il avait donc subséquemment été arrêté pour être interrogé mais aucune charge n'avait été retenue contre lui.
L'an dernier, Lior a publié une lettre expliquant que la loi juive permet de détruite toute la Bande de Gaza pour apporter la paix au sud du pays.
Lior indiquait avoir reçu des questions pour savoir si la loi juive permet de porter atteinte à une population civile non directement impliquée avec les combattants.
Il avait d'abord cité l'opinion du Maharal de Prague, un rabbin renommé du 18ème siècle, qui avait écrit qu'une nation agressée peur mener une guerre sans merci à la nation qui l'attaque, et qu'elle n'est pas obligée de se préoccuper de la sécurité des gens qui sont personnellement impliqués dans les hostilités.
« En temps de guerre, une nation attaquée a le droit de punir la population ennemie avec les mesures qui lui semblent convenir, comme le blocus sur les fournitures en électricité, ainsi que le bombardement de l'ensemble de la zone selon ce qu'estime nécessaire le ministre de la défense, et d'éviter de mettre en danger inutilement les soldats mais au contraire de prendre les mesures dissuasives et d'exterminer l'ennemi, » écrivait Lior.
S'exprimant sur les hostilités avec le Hamas, le rabbin poursuivait en affirmant que « dans le cas de Gaza, il serait même permis au ministre de la défense d'ordonner la destruction de tout Gaza de sorte à ce que le sud [de l'entité sioniste] ne souffre plus et pour prévenir des atteintes contre notre peuple qui souffre depuis si longtemps à cause des ennemis qui nous entourent. »
« Le langage et les considérations humanitaires ne sont rien quand on les met en balance avec la préservation des vies de nos frères dans le sud et dans tout le pays ainsi que la restauration de la tranquillité sur notre territoire, » avait-il dit.

jeudi 10 juillet 2014

Gaza, la violence et le mensonge signent l'échec stratégique du régime sioniste

Les tueurs sionistes de déchaînent en ce moment contre la bande de Gaza assiégée. A côté des morts et des destructions causés par l'aviation et les soldats sionistes, l'opinion publique a droit aux mensonges habituels servis par une presse qui redouble d'ingéniosité pour garder un vernis de pseudo- neutralité, si ce n'est d'objectivité.
Les politiques se comportent d'une façon guère plus digne ainsi qu'on a pu le constater à la lecture du communiqué de l'Elysée qui donne la position officielle de François Hollande sur les événements en cours en Palestine occupée :
Le Président de la République a eu ce soir un entretien téléphonique avec le Premier ministre israélien, Benyamin NETANYAHOU. Il lui a exprimé la solidarité de la France face aux tirs de roquettes en provenance de Gaza. Il lui a rappelé que la France condamne fermement ces agressions. Il appartient au gouvernement israélien de prendre toutes les mesures pour protéger sa population face aux menaces.
Le Président de la République (anciennement française, note de Djazaïri) rappelle la nécessité de prévenir l’escalade des violences.
Après ses indécentes déclarations d'amour au régime sioniste et aux ordures qui la gouvernent, on ne saurait être surpris.
François Hollande chante son amour pour Sion
François Hollande chante son amour pour Sion
Pourtant, l'agression décidée par le régime sioniste contre Gaza repose sur un mensonge [comme l'Etat prétendu juif lui-même, soit dit en passant]. C'est ce qu'explique fort bien à mon sens Daoud Kuttab dans les colonnes du Jordan Times. Kuttab met en effet en relation l'accès de violence du régime sioniste avec des développements politiques significatifs dans la région : l'accord de réconciliation entre le Hamas et le Fatah d'une part, et la crise au niveau de la coalition qui gouverne à Tel Aviv avec la surenchère belliciste d'Avigdor Lieberman et ses menaces de rompre son alliance avec le Likoud, menace qu'il vient effectivement de mettre à exécution.
Daoud Kuttab
Daoud Kuttab
Un autre aspect plus lié à l'escalade militaire qu'au déclenchement des opérations elles-mêmes tient au fait que l'Egypte n'est plus disposée à assurer l'intermédiation entre le Hams et le gang sioniste du fait, selon Kuttab, que les autorités sionistes ont failli à leur engagement de ne pas recapturer des Palestiniens qui avaient été libérés dans le cadre de l'échange avec Gilad Shalit, une des ondiitions pour lesquelles l'Egypte avait apporté sa garantie.
Sans doute, mais il n'est pas sûr non plus que le régime militaire égyptien ait vraiment envie de venir en aide à un parti, le Hamas, qui fait partie de la mouvance des Frères Musulmans et qui était très proche de Mohamed Morsi, le président égyptien membre de la confrérie et qui a été renversé par le maréchal Abdel Fattah al-Sissi, l'actuel raïs égyptien.
In fine, Daoud Kuttab nous dit que le régime sioniste se retrouve dans une impasse stratégique que ses accès violents ne sauraient dissimuler aux observateurs avertis.  Sur ce sujet, on lira ou relira utilement cet article de 2012 signé John Mearsheimer sur l'échec stratégique des autorités sionistes.
En voyant ce genre de carte (parue dans un média de San Diego aux USA, on a l'impression que les Palestiniens ont une puissance de feu supérieure à celle des sionistes
Sur ce genre de carte,(parue dans un média de San Diego aux USA,  on a presque l'impression à première vue  que les Palestiniens ont une puissance de feu supérieure à celle des sionistes

par Daoud Kuttab, Jordan Times (Jordanie) 09 juillet 2014 traduit de l'anglais par Djazaïri
Lorsque trois Israéliens ont disparu il y a trois semaines, et avant l'ombre d'une preuve, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a décidé de son propre chef d'en imputer la responsabilité au mouvement islamiste Hamas. Lui et ses acolytes politiques et militaires ont persévéré dans cette fabrication en arrêtant des centaines de militants du Hamas et des parlementaires élus pro-Hamas et en bombardant les bureaux du Hamas à Gaza. Des Palestiniens libérés dans l'échange de prisonniers avec Gilad Shalit, qui était garanti par les Egyptiens, ont également été raflés dans le but de faire pression sur le Hamas.
Priés de présenter des preuves, les Israéliens ont donné les noms de deux militants du Hamas pour le simple fait qu'ils n'étaient pas chez eux quand des soldats israéliens sont venus pour les arrêter. La théorie voulait alors que la disparition de Marwan Qawasmeh et Amer Abu Aisha n'était rien d'autre qu'une preuve flagrante que ces militants du Hamas étaient certainement les auteurs de l'enlèvement des Israéliens. Sans s'embarrasser d'autres pruves, Israël a démoli les maisons des deux Palestiniens disparus. En outre, les services d'action psychologique israéliens ont lancé une campagne médiatique (en se servant de journalistes amis) pour diffamer le clan Qawamesh fort de 10 000 membres, fabriquant toute une histoire sur une « famille hors-la-loi. »
L'accusation contre le Hamas avait à l'évidence de'autres motifs qu'Israël n'a pas tardé à faire connaître. Le but de l'accusation et de l'arrestation des deux membres du Hamas était rien moins que de faire pression sur le président palestinien Mahmoud Abbas pour qu'il abroge l'accord de réconciliation avec la direction du Hamas basée à Gaza.
Le problème avec les mensonges et les fabrications est que la vérité vient parfois interférer. Israël lui-même a depuis annoncé l'arrestation de Palestiniens de Hébron qu'il accuse d'être derrière l'enlèvement des trois Israéliens et ce ne sont pas les deux noms du Hamas exhibés aux médias comme étant derrière cet acte pour lequel leurs maisons ont été détruites. Par ailleurs, Israël a concédé que si certains éléments locaux du Hamas à Hébron pourraient se révéler être derrière les enlèvements, il n'y a aucune preuve de l'implication de la direction du Hamas à Gaza ou hors de Gazza. Le refus de Khaled Mishaal, le chef du Hamas, de condamner le triple enlèvement était une raison suffisante, du point de vue israélien, pour maintenir la pression sur le mouvement islamiste.
La guerre est souvent créée à la fois dans l'espace public et à huis clos. Ayant créé une énorme campagne d'opinion contre le Hamas, quoique sur la base de fausses accusations, le débat sur la guerre a ensuite été transféré au conseil de guerre. La discussion dans le cabinet israélien restreint qui décide sur les grandes questions de sécurité est vite devenue politicienne. La guerre des mots entre Netanyahou et son ministre des affaires étrangères Avigdor Lieberman se révèle être un cas typique de surenchère. Lieberman, dont la parti Yisrael Beiteinu forme une coalition avec le Likoud cherchait apparemment une bonne raison d'abandonner ce partenariat. Accusant le premier ministre israélien d'être trop mou avec le Hamas à Gaza, Lieberman a mis fin à la coalition Likoud – Beiteinu tout en continuant à critiquer publiquement Netanyahou pour son refus de prendre une position forte sur le Hamas et pour ne pas avoir stoppé les tirs de projectiles depuis Gaza sur le sud d'Israël.
Le problème avec la guerre en cours contre Gaza, c'est que les Israéliens ont perdu leurs canaux de communication avec les dirigeants du Hamas. Récemment encore, Israël n'avait as été mécontent de voir les Egyptiens intercéder et si nécessaire garantir tout accord de cessez-le-feu. C'était pendant la présidence de Mohamed Morsi et ce cessez-le-feu avait dans l'ensemble tenu jusque récemment. Mais les Egyptiens ne sont plus en mesure d'apporter une aide parce que les Israéliens ont trahi leur engagement de pas ré-arrêter des Palestiniens qui avaient été libérés dans l'échange contre Shalit. Les Israéliens ne peuvent pas non plus recourir aux bons offices d'Abbas, étant deonné qu'ils ne veulent pas qu'il renforce son accord le Hamas mais qu'il l'abroge. Toute intercession réusssie par Ramallah pour stopper la guerre contre Gaza viendra rétablir le capital politique d'Abbas et cimenter la'accord de réconciliation [entre le Hamas et le Fatah, NdT]. Il est évident que le gouvernement israélien ne veut ni de l'un, ni de l'autre. Il veut un Abbas faible et la dissolution de l'accord entre le Fatah et le Hamas.
Cette guerre est basée sur un mensonge et l'opinion publique le saura certainement tôt ou tard. De la même manière qu'Israël a été confondu pour son mensonge du fait qu'il savait dès le premier jour que les autostoppeurs israéliens avaient été tués. Le mensonge au sujet du Hamas sera révélé tôt ou tard. La seule question est combien de Palestiniens et d'Israéliens devront souffrir pendant tous le temps où ce mensonge sera considéré comme une vérité.

dimanche 6 juillet 2014

La preuve par 300 prépuces: le sionisme est extrémiste par essence

Certains imaginent qu'il existe un sionisme modéré (j'ai moi-même dû employer cet oxymore) mais c'est en réalité une illusion qui est en train de se dissiper sous nos yeux.
On constate par exemple que ceux que d'aucuns considéraient comme des sionistes modérés, les travaillistes, sont aujourd'hui à la marge de l'échiquier politique sioniste.

De toute façon, si les travaillistes ont certainement longtemps été modérés avec les travailleurs juifs ashkénazes, ils ne se sont guère distingués de leurs concurrents de droite en matière de bellicisme et de colonisation. Shimon Peres, le résidu travailliste qui préside l'entité sioniste pour quelques jours encore, incarne parfaitement ce propos.
Le sionisme, c'est comme le nazisme, il n'en existe pas de version modérée sauf dans la tête de quelques esprits qui ont des problèmes avec la logique. Et la logique du sionisme est implacable qui affleure avant de submerger les naïfs de tous bords par son déchaînement de violence verbale et meurtrière.

L'affaire des trois jeunes auto-stoppeurs sionistes assassinés en Cisjordanie donne l'opportunité au sionisme de se monter sous son jour le plus cru, le même que celui qui l'a amené à expulser des centaines de milliers de Palestiniens de leur patrie, à se doter de l'arme atomique, à agresser à plusieurs reprises des nations arabes, à assassiner des Palestiniens, leaders politiques, militants armés et surtout simples civils, à se murer lui-même dans un ghetto etc.

Pourtant on ne sait pas qui a tué les trois auto-stoppeurs juifs. Ils ont en effet été pris en stop dans un secteur de Cisjordanie contrôlé par l'armée sioniste ; les autorités sionistes ont ensuite tour à tour accusé de ce kidnapping l'Etat Islamique en Irak et au Levant (EIIL), le Hamas et l'Autorité Palestinienne .

Le Hamas a démenti avoir enlevé les jeunes auto-stoppeurs, un démenti d'autant plus crédible que 1) le Hamas n'a aucune marge de manœuvre en Cisjordanie où il est traqué aussi bien par l'armée sioniste que par la police de Mahmoud Abbas et 2) que si le Hamas avait capturé ces jeunes gens, il l'aurait fait savoir pour obtenir un échange de prisonniers.
Par ailleurs, on peut se demander s'il est judicieux de faire de l'auto-stop dans une zone où on est établi en qualité de colon, c'est-à-dire en tant que participant à un crime de guerre.
Je disais donc qu'il n'y a pas de sionisme modéré et c'est ce que viennent de découvrir avec stupeur d'anciens membres d'un mouvement de jeunesse sioniste religieux réputé modéré.

Le chef de World Bnei Akiva appelle à faire payer le prix du 'sang pour [le meurtre] des adolescents israéliens'

Le rabbin Noam Perel, secrétaire général du mouvement mondial de jeunesse depuis 2012 exhorte le gouvernement à faire de l'armée isrélienne une armée de vengeurs 'qui ne s'arrêteront pas à 300 prépuces de Philistins
par Or Kashti, Haaretz (Sionistan)l. 2 juillet 2014 traduit de l'anglais par Djazaïri

Le secrétaire général de World Bnei Akiva, le rabbin Noam Perel, a appelé à venger 'enlèvement et l'assassinat de trois adolescents israéliens dont les cadavres ont été retrouvés lundi.

« Toute une nation et des siècles d'histoire exigent la vengeance, » a écrit Perel sur sa page Facebook après la découverte des corps.

« Le gouvernement israélien se rassemble pour une réunion de vengeance qui n'est pas une réunion de deuil. Le maître est devenu fou en voyant les corps de ses fils. Un gouvernement qui transforme une armée de chercheurs en armée de vengeurs, une armée qui ne s'arrêtera pas à 300 prépuces de Philistins, » a écrit Perel dans une allusion au récit biblique de David qui tua 200 Philistins et donna leurs prépuces au roi Saül pour prix des épousailles avec sa fille.
«Le prix de la honte sera payé avec le sang de l'ennemi, pas avec nos larmes, » conclut Perel.
Perel a posté le même message sur la page du groupe Facebook des émissaires de World Bnei Akiva.
A force de sucer des kikis, Noam Perel est devenu un spécialiste du prépuce
A force de sucer des kikis, Noam Perel est devenu un spécialiste du prépuce
Les réactions au post de Perel sur son profil Facebook ont été généralement négatives, beaucoup d'intervenants faisaint part de leur déception de voir le leader d'un mouvement de jeunesse auquel ils avaient appartenu adopter de telles opinions.

« J'ai honte du mouvement au sein duquel j'ai grandi. Je souffre que vous m'ayez fait avoir honte du judaïsme, parce que vous parlez en son nom, » lit-on dans un commentaire.

D'autres qualifient Perel de « fou » et de « judéo-nazi », un commentateur comparant le rabbin à Adolf Eichmann. Certains commentaires ridiculisent l'appel implicite de Perel à circoncire en masse les Palestiniens, l'un d'entre eux alertant le rabbin sur le fait que la plupart des Palestiniens sont musulmans et sont déjà circoncis.
Philistin offrant son prépuce à l'envahisseur
Philistin offrant son prépuce à l'envahisseur
Perel a depuis retiré le post et a expliqué dans un nouveau post qu'il avait été mal compris.
Perel, 44 ans, est secrétaire général de World Bnei Akiva depuis 2012. Mouvement de jeunes sioniste-religieux, World Bnei Akiva a plus de 150 représentations dans des dizaines de pays du monde entier. Selon le site web du mouvement, Bnei Akiva se consacre à la lutte contre « le mariage mixte et l'assimilation sociale » en encourageant l'immigration en Israël, en «approfondissant l'identité juive » et en « renforçant et en connectant la nation juive à l'étranger aux valeurs du sionisme religieux et à l'Etat d'Israël. »

Le rabbin Perel est aussi le fondateur de la yeshiva [école religieuse] de la colonie de Susiya près d'Hébron dont il a assuré la direction pendant de nombreuses années.

Mardi soir, après les funérailles des trois adolescents, Perel a écrit : « Nous sommes rentrés des funérailles des nôtres qui ont été assassinés avec des idées nouvelles et claires. Nous ne nous contenterons plus de montagnes de discours... »

Le leader de l'opposition et président du parti travailliste Isaac Herzog a appelé le ministre Bennett à condamner les propos de Perel. « C'est une grave incitation [au meurtre] qu'un membre important de Habayit Hayehudi [le Foyer Juif, parti ultra-nationaliste présidé par Naftali Bennett qui est aussi ministre dans le gouvernement Netanyahou] ne doit absolument pas faire dans l'Etat d'Israël, » a déclaré Herzog qui a ajouté que si Bennett ne dénonçait pas officiellement [les propos de Perel], il exhortera le premier ministre à le limoger.

Des diaines de groupes sur les médias sociaux ont été lncés ces deux derniers jours pour appler à venger les assassinats des adolescents après la découverte des corps. L'un d'entre eux, un groupe Facebook nommé « Le peuple d'Israël exige la vengeance » a déjà obtenu 35 000 « j'aime ».

dimanche 6 avril 2014

Les extrémistes (pléonasme) sionistes sélectionnent le successeur d'Obama

Lors de la dernière campagne électorale présidentielle des Etats Unis qui s'était soldée par la réélection de Barack Obama, ce dernier n'avait pas eu de rival vraiment dangereux à affronter . Et il sera de fait réélu avec plus de 4 points d'avance sur Mitt Romney, le candidat investi par le Parti Républicain.
En dépit de ses sympathies sionistes affichées, Romney n'était pas le candidat préféré de la frange ultra du lobby sioniste qui lui préférait Newt Gingrich.
Vous devez certainement vous demander : « la frange ultra du lobby, combien de divisions, c'est-à-dire combien de personnes ? »
Il faut en réalité formuler la question en : « combien de dollars ? »
Beaucoup, puisque cette frange ultra est représentée par un certain Sheldon Adelson, milliardaire, patron de casinos (et donc de bordels), qui avait porté à bout de bras la candidature de Newt Gingrich.
On dira que l'argent ne peut pas tout puisque Gingrich n'a même pas pu se qualifier pour la présidentielle.
C'est juste et Sheldon Adelson est arrivé à la même conclusion, raison pour laquelle il cherche aujourd'hui un candidat plus « mainstream », moins marginal et qui aurait donc une chance de se qualifier et, pourquoi pas, de remporter la prochaine présidentielle.
Il en est actuellement à la phase de sélection pendant laquelle les candidats potentiels sont auditionnés et soumis à l'applaudimètre comme dans n'importe quel radio-crochet.
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Sheldon Adelson donnera bientôt le résultat de son concours
Une pratique qui indigne même David Firestone, un des éditorialistes du New York Times, journal pourtant connu pour ses sympathies sionistes.

On fait la queue pour lécher les bottes de Sheldon Adelson

par David Firestone, The New York Times (USA) 31 mars 2014 traduit de l'anglais par Djazaïri
On peine à imaginer un spectacle politique plus répugnant que le défilé des aspirants candidats républicains à la présidentielle qui ont passé les derniers jours à faire force courbettes devant le puissant compte en banque du magnat des casinos Sheldon Adelson. L'un après l'autre, ils se se sont levés devant le microphone à l'hôtel Venetian de M. Adelson à Las Vegas et ont parlé à la Coalition Juive Républicaine (qui est également une filiale propriété exclusive de M. Adelson), dans l'espoir de paraître suffisamment pro-Israël, pro-intervention militaire et philosémite pour pouvoir s'adjuger une partie des milliards de M. Adelson pour leurs campagnes électorales.
John Kasich, gouverneur de l'Ohios'est aventuré d'une manière inhabituellement audacieuse dans le champ de la politique étrangère en appelant à des sanctions plus sévères contre l'Iran et la Russie, et en affirmant que les Etats Unis ne devraient pas faire pression sur Israël en vue de l'amener à un processus de paix (salve d'applaudissements). « Hé, écoutez, Sheldon, merci de m'avoir invité, » a-t-il dit. « Dieu vous bénisse pour ce que vous faites. »
Scott Walker, gouverneur du Wisconsin, a évoqué le voyage de son père en Israël avant d'explique qu'il plaçait un candélabre (menorah) à côté de son sapin de Noël. Le prénom de son fils, Matthieu, est d'origine hébraïque a-t-il observé.
Le gouverneur du New Jersey, Chris Christie, a aussi parlé de son voyage en Israël, aant de faire quelque chose d'impensable. Il a parlé de la Cisjordanie comme de « territoires occupés ». Un murmure d'indignation a alors parcouru la foule. Comment M. Christie ose-t-il implicitement reconnaître que la présence israélienne en Cisjordanie pourrait être rien moins que bienvenue aux yeux des Palestiniens ? Avant même que Christie quitte l'estrade, des responsables de l'organisation lui ont dit qu'il avait dérapé, et pas qu'un peu.
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Le fameux "cinq dans tes yeux" de Chris Christie est sans effet sur Sheldon Adelson
Et bien sûr, quelques heures plus tard, M. Christie a présenté ses excuses directement à M. Adelson pour sa petite crise d'honnêteté.
Ce serait déjà quelque chose si cette démarche proxénète relevait de la banale campagne ethnique de la part de candidats en quête de votes en Floride ou à New York, un rituel familier. Mais les gens rassemblés à Las Vegas n'étaient pas présents au titre d'électeurs – ils étaient là en qualité de donateurs, sous la direction du plus important d'entre eux, M. Sheldon Adelson qui a dépensé près de 100 millions de dollars pour son candidat préféré en 2012. Il avait permis à lui seul le maintien de la candidature de Newt Gingrich grâce à 20 millions de dollars de chèques, et cette année, il est à la recherche d'un candidat plus porteur qu'il pourrait envoyer à la Maison Blanche porté par un flot d'argent.
« Il ne veut pas d'un fou extrémiste comme candidat, » a déclaré au Washington Post Victor Chaltiel, un ami et collègue de M. Adelson. Nous voilà soulagés.
Mais pas tant que ça. La capacité d'un homme et de son argent à engendrer autant de léchage de bottes de la part de candidats sérieux est devenue chose routinière alors qu'elle devrait nous effrayer. Pourquoi parler directement aux électeurs quand vous pouvez obtenir qu'un milliardaire vous aide à les manipuler avec un tir de barrage de spots télévisés trompeurs, comme le font les frères Koch avec les candidats républicains au Sénat dans tout le pays.
C'est un calcul cynique qui détourne les gens de l'engagement politique. M. Adelson pense que ce n'est pas seulement incroyable, mais hilarant. Politico a rapporté que pendant une fête donnée samedi soir pour la Republican Jewish Coalition, M. Adelson a dit qu'il ne pouvait pas donner à l'organisation les 50 millions de dollars qu'elle demandait parce que son directeur n'avait pas la monnaie sur un milliard.
L'événement n'était pas ouvert à la presse, mais d'ici, on n'avait aucun mal à entendre les rires et les applaudissements serviles.

mardi 4 mars 2014

Le presbytère n'a rien perdu de son charme ni le boycott du sionisme de son éclat

La publication d'un long article sur ce qui touche à la Palestine et au conflit arabo-sioniste n'est pas chose fréquente dans la presse américaine, en dehors des journaux des grandes métropoles que sont Washington, New York et Los Angeles. Du moins quand cet article ne figure pas dans la rubrique opinion ou courrier des lecteurs.
C'est pourtant le cas cette fois ci avec ce papier paru dans un journal de Pittsburgh, une ville de Pennsylvanie peuplée d'un peu plus de 300 000 habitants et qui fut longtemps la capitale de l'industrie de l'acier aux Etats Unis.
L'article ne traite cependant pas directement du conflit du Moyen Orient mais des prises de position de l'église presbytérienne sur ce conflit, notamment sur les questions du boycott et du désinvestissement.
En effet, après avoir hésité à prôner le boycott et à retirer ses investissements , l'église presbytérienne semble décidée à aller de l'avant sur ce dossier ainsi que le signalent deux événements récents. Nous avons d'abord une déclaration d'une haute instance de cette église qui recommande de retirer les fonds qu'elle a investis dans trois entreprises qui participent à l'oppression du peuple palestinien (Motorola, Caterpillar et Hewlet Packard). Et surtout, l'église vient de rendre public un guide d'étude de la question du Moyen Orient destiné à servir de base à la réflexion des fidèles et des pasteurs.
Ce guide ne constitue donc pas une position officielle de cette église qui se caractérise par un fonctionnement dans lequel les orientations sont prises collectivement dans le cadre de synodes ou assemblées générales.
Les représentants du sionisme aux Etats Unis se sont vivement émus du contenu de ce guide, ce qu'on peut parfaitement comprendre dans la mesure où il n'éhésite pas à remettre en cause la validité des fondements mêmes du sionisme sur le plan religieux tout comme il le disqualifie politiquement .
Une évolution qui n'est pas sans rappeler celle qu'a connue récemment l'église mère en Ecosse qui a réfuté théologiquement les prétentions sionistes dans un rapport publié au premier semestre 2013. L'église d'Ecosse est en quelque sorte la maison mère du presbytérianisme qui ne représente que 4  des 100 millions de Protestants que comptent les Etats Unis.
Eglises presbytériennes à Pittsburgh
Eglises presbytériennes à Pittsburgh
4 millions, c'est à la fois peu et beaucoup si on considère que les fidèles de cette église appartiennent généralement à des couches sociales aisées et instruites qui s'engagent donc volontiers et savent se faire entendre.
Et c'est aussi beaucoup si on tient compte du poids historique de l'église presbytérienne qui a servi de modèle aux autres églises protestantes et de la relative porosité qui existe entre les divers cultes protestants aux Etats Unis.

par Peter Smith / Pittsburgh Post-Gazette (USA) 22 février 2014 traduit de l'anglais par Djazaïri
 Un groupe chargé par l'Eglise presbytérienne des Etats Unis de promouvoir « une paix juste en Israël/Palestine » publie un guide d'étude qui contient des descriptions du sionisme comme une hérésie à la racine de la crise du Moyen Orient.
Dans le même temps, une haute instance dirigeante recommande le retrait par l'église de ses investissements dans trois sociétés liées à l'occupation par Israël de territoires palestiniennes.
Ces deux démarches, quoique menées séparément dans les dernières semaines ont été saluées par les partisans de la cause palestinienne mais ont combiné leurs effets pour déstabiliser les relations entre les Presbytériens et les Juifs, aussi bien au niveau local que national.
 Des représentants de l'Eglise Presbytérienne de Pittsburgh – une des plus importantes organisations de cette église au niveau national – ont rencontré des responsables juifs locaux la semaine dernière pour discuter des controverses.
« Nous avons redécouvert ce que nous savions déjà, à savoir notre accord fondamental [avec les organisations juives, NdT] sur à une solution du problème avec deux Etats, et notre accord fondamental sur la caractère intolérable de la situation des Palestiniens telle qu'elle est et la nécessité de la corriger » déclare le Révérend Sheldon Sorge, ministre général du culte pour l'Eglise Presbytérienne.
 Sans être une déclaration officielle de l'église, le guide d'étude, « Zionism Unsettled » [en suspens ou déréglé?] représente le travail d'un groupe créé il y a dix ans par l'Eglise Presbytérienne de Pittsburgh. Les 72 pages illustrées du guide, produit par l'Israel/Palestine Mission Network of the Presbyterian Church (U.S.A.) dénonce ce qu'il qualifie de'années de discussions stérieles pour une solution à deux Etats, expliquant qu'Israël a de facto cré un seul Etat qui opprime les Palestiniens dans le style de l'apartheid. Il dénonce le « nettoyage ethnique «  des Palestiniens chassés par Israël de centaines de villes et villages en 1948 et affirme que cet Etat est lee résultta d'une « relation toxique entre théologie et politique ».
Gregg Roman, directeur du Conseil des Relations Communautaires de la Fédération Juive du Grand Pittsburgh, déclare avoir compris que le guide d'étude "n'est pas quelque chose qui émane de la base [des prêtres et des fidèles, NdT]." Mais il l'a appelé "un cours accéléré pour plaider la disparition de l'Etat juif."
Il explique que quand on le lit, c'est « comme si aucune guerre n'était menée contre Israël, comme s'il n'y avait pas des campagnes teroristes par des organisations comme le Hezbollah et le Hamas... et il ignore le fait que les Israéliens... et la communauté juive américaine soutiennent une solution à deux Etats. »
 Parmi les organisations juives d'envergure nationale, l'Anti-Defamation League déclare que le guide d'étude est peut-être « le document le plus antisémite produit par une grande église américaine de mémoire récente », tandis que Steve Gutow, président du Jewish Council for Public Affairs l'a qualifié de « digne d'une organisation raciste [hate group], pas d'une importante église américaine. »
La direction de l'Eglise Presbytérienne au niveau national a également pris ses distances avec la publication, insistant sur le caractère décentralisé de presbytérianisme. Quoique produite par une émanation officielle de l'église et vendue via le réseau de distribution à domicile de l'Eglise Presbytérienne, le rapport est publié à l'intention de l'église plutôt qu'en son nom, déclare Linda Valentine, directrice exécutive de la Presbyterian Mission Agency,qui supervise la plupart des buraux de l'église au niveau national depuis son siège à Louisville dans le Kentucky.
La politique de notre église consiste en « appels à un règlement négocié entre Israël et la Palestine et le droit pour chaque Etat d'exister dans des frontières sûres et reconnues, » écrit Mme Valentine. « L'église a condamné les actes violences des deux parties au conflit, ainsi que l'occupation illégale de territoires palestiniens par des colonies israéliennes. Notre église a fermement condamné l'antisémitisme sous toutes ses formes, dont le refus de reconnaître l'existence légale d'Israël. Dans le même temps, nous pensons que la condamnation des injustices perpétrées au nom de l'Etat d'Israël,... ne constituent pas de l'antisémitisme. »
 'Un déséquilibre chronique'
Martha Reese de l'Illinois, qui fait partie de l'équipe rédactionnelle de « Zionism Unsettled », déclare dans un entretien que le guide essaye de « corriger un déséquilibre chronique dans la manière dont le conflit est compris. »
Elle explique que beaucoup d'Américains n'ont pas compris l'impact que le sionisme a eu sur les Palestiniens et qu'elle espère que les congrégations chrétiennes, juives et musulmanes se serviront du guide d'étude  « comme un outil pour engager de difficiles conversations. »
Mme Reese déclare que le réseau n'a pas de position officielle quant à savoir si la solution ultime est un ou deux Etats mais indique qu'il est en faveur de « l'autodétermination et de l'égalité. »
 Elle dit que la prise de position officielle des Presbytériens pour une solution à deux Etats doit être vue à la lumière de la prolifération de colonies juives en Cisjordanie. « Nous devons avoir la certitude que notre position offcielle est vraiment réaliste compte tenu de réalités changeantes. »
 Alors que certaines organisations protestantes conservatrices sont connues pour leur soutien farouche à Israël, les obédiences protestantes plus libérales critiquent depuis longtemps son occupation de territoires palestiniens en Cisjordanie. Pour les Presbytériens, le débat s'est accéléré en 2004 quand leur assemblée générale approuva des démarches en vue de retirer des investissements en Israël liés à son occupation [des territoires palestiniens].
Ce qui avait provoqué une vive réaction de la part de dirigeants juifs et de nombreux Presbytériens qui considéraient que c'était apporter une caution morale au mouvement plus large dans les campus universitaires et ailleurs pour appliquer des pressions économiques sur Israël. Des assemblées réunies par la suite avaient fait machine arrière tout en appelant à des investissements promouvant la paix dans la région, et d'autres obédiences protestantes ont aussi envisagé avant de reculer sur cette question du désinvestissement.
 En 2012, une assemblée presbytérienne avait rejeté à une majorité de deux voix seulement une proposition de retrait des fonds de l'église investis dans Motorola Solutions, Caterpillar et Hewlet Packard parce que ces entreprises sont des fournisseurs des forces israéliennes et des colons juifs en Cisjordanie occupée. Elle avait cependant recommandé un boycott des produits fabiqués en Cisjordanie occupée par Israël.
 Début février, la Presbyterians' Mission Agency a recommandé à nouveau que la prochaine assemblée générale prévue pour juin 2014 retire ses investissements de ces trois entreprises après qu'un rapport de l'église a conclu qu'elles « s'enferraient dans leur participation à des activités non pacifiques. »
Le Révérend Randy Bush, pasteur de l'East Liberty Presbyterian Church dit ne pas avoir encore lu le guide d'étude et donc ne pas pouvoir en parler. Mais il affirme que le désinvestissement pourrait aider à freiner l'expansion des colonies israéliennes et du mur de séparation sur les terres palestiniennes. « Nous avons observé un e consolidation de politiques qui rendent la paix plus difficile, » dit-il.
 Si les organisations pro-israéliennes ont critiqué la proposition de désinvestissement, elles prêtent plus d'attention ces jours-ci à « Zionism Unsetteld » qui, selon elles, va plus loin qu'appeler Israël à se retirer sur les frontières d'avant son occupation de la Cisjordanie en 1967.
En fait, le guide d'étude remet en cause la légitimité même du projet sioniste, en observant qu'il est enraciné dans la croyance en un « exceptionnalisme » - selon lequel son groupe d'appartenance religieuse est plus important que n'importe quel autre.
 « L'exceptionnalisme théologique et éthique du sionisme juif et chrétien... ont été soustraits au débat public malgré les inadmissibles violations des droits humains qui trouvent racine dans leurs croyances fondamentales, » lit-on dans le guide.
« Le défi posé aux relations inter-religieuses est de trouver un moyen de respecter les différences théologiques et les expériences historiques qui leur ont donné naissance tout en les empêchant de devenir des excuses pour l'injustice. »
Une section du guide rédigée par le Révérend Naim Ateek – pasteur anglican et directeur du Sabeel Ecumenical Liberation Center, une organisation chrétienne palestinienne influente à Jérusalem-Est – ajoute que « le sionisme est le problème. » Il le qualifie d'hérésie qui « commet une injustice théologique par son appel à Dieu, à l'histoire et à la race. »