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mardi 3 novembre 2015

Quand Jeb Bush reprend le slogan d'un célèbre pédophile anglais

On le sait les Etats Unis vivent actuellement une intense campagne pour l'investiture pour la présidentielle, une campagne qui amène Démocrates et Républicains à se critiquer mutuellement dans une rivalité qui est cependant le plus souvent éclipsée par les rivalités internes aux deux camps.
Pour résumer ce qui se passe, on dira que le parti républicain semble avoir une pléthore de candidats tous aussi peu crédibles les uns que les autres, ce qui devrait normalement garantir l'élection du candidat, quel qu'il soit, qui sera présenté par les Démocrates.
Parmi les candidats du parti Républicain nous trouvons un certain Jeb Bush, qui n'est autre que le frère de George W. Bush qui était aux commandes des Etats Unis au moment des attentats du 11 septembre et qui entraîné les Etats Unis et d'autres pays dans une funeste guerre contre le terrorisme dont les pays du Moyen Orient ont été les principales victimes mais dont l'onde de choc atteint aujourd'hui le continent européen.
Jeb Bush n'est pas du tout le favori côté Républicain. Il n'a cependant pas renoncé à briguer l'investiture et il tente en ce moment de relancer sa campagne.
Et c'est dans ce but que son équipe a choisi un slogan supposé parler aux électeurs : « Jeb can Fix It » (Jeb peut arranger ça).
Le magazine francophone Slate nous explique que ce slogan suscite nombre de moqueries aux Etats Unis et qu'il a été largement détourné par les railleurs.
Pourtant Slate ce garde de dire en quoi ce slogan a une connotation extrêmement négative qui a pour origine le Royaume Uni.
Certes les Etats Unis ne sont pas le Royaume Uni mais on sait la porosité culturelle entre les deux pays et ce n'est pas pour rien que cette question est évoquée par le magazine américain Gawker.
En effet, le slogan de l'équipe Bush est très semblable à celui d'e Jimmy Savile,un célèbre animateur de télévision britannique qui, après sa mort, a été reconnu comme un redoutable prédateur sexuel qui visait tout particulièrement les enfants, notamment, comble de l'horreur, les enfants malades sur leur lit d'hôpital.
                                          Jimmy SAVILE
Savile jouissait d'une popularité inouïe en Grande Bretagne au point d'avoir été anobli par la Reine.
Sans être le moins du monde juif, il était pro-sioniste et très apprécié par la communauté juive de son pays et même dans l'entité sioniste. Ce qui lui a permis de sévir aux dépens d'enfants juifs malades accueillis dans des institutions dont certaines arboreront des plaques commémoratives en hommage à celui qu'on croyait être un honnête bienfaiteur.

Jeb Bush a emprunté son nouveau slogan au plus célèbre pédophile d'Angleterre

par Ashley Feinberg, Gawker (USA) 2 novembre 2015 traduit de l'anglais par Djazaïri
Pour la plupart des électeurs américains, (en particulier les plus jeunes), le nouveau slogan sonnera le plus souvent comme tout ce qu'il y a de banal , une vague référence à Bob le Bricoleur. Mais pour pas mal de gens même ayant une connaissance moyenne de la culture populaire britannique, les mots « Jeb peut arranger ça, » qui seront bientôt placardés sur tous les surfaces d'affichage que se campagne électorale moribonde pourra atteindre, leur rappelleront une seule chose : Jimmy Savile, un des pédophiles agresseurs d'enfants les plus prolifiques de l'histoire du divertissement.
Jeb Bush
                                                 Jeb BUSH
Pour les Yanks[ees] peu informés, Savile était un des animateurs les plus populaires et adulés de Grande Bretagne toute sa vie durant, présent dans toute une gamme d'activités, de la radio à la télévision aux activités de bienfaisance et tout ce qui va avec. Il fut même fait chevalier par la Reine en 1990. Mais après le décès de Savile en 2011, des allégations d'abus sexuels qui étaient restées longtemps sporadiques et étouffées ont commencé à éclater au grand jour, avec toujours plus de force.
En novembre 2012, on a appris que 450 victimes présumées s'étaient manifestées à peine dix semaines après le lancement des enquêtes de police sur la conduite de Savile. Selon un reportage de la BBC diffusé cette époque, 82 % des victimes étaient de sexe féminin et 80 % étaient « des enfants ou des personnes très jeunes ».
En 2014, un nouveau rapport du ministère de la santé révéla que Savile avait peut-être aussi agressé sexuellement des patients dans plus de 40 hôpitaux différents qu'il avait visités dans le cadre de son « action de bienfaisance. » Le Daily Mail écrivait qu'on « pensait que Savile avait abusé sexuellement de patients âgés d'à peine cinq ans à 75 ans. »
Et avant que tout cela soit mis en lumière, Savile animait une émission télévisée pour enfants très populaire appelée 'Jim va arranger ça.'
Le concept de l'émission était que des enfants écriraient à leur animateur adoré et secrètement prédateur sexuel Jimmy Savile et émettraient des vœux qu'il accomplirait. Les enfants reconnaissants recevraient alors des médailles frappées des mots « Jim a arrangé ça pour moi. »
Dans l'imaginaire populaire britannique, ce slogan est maintenant associé de manière indélébile à un infâme criminel pervers dont les actes scandaleux ont été couverts par des gens puissants pendant des dizaines d'années. Et il est maintenant aussi associé à Jeb Bush.
Pourquoi personne dans l'équipe de campagne encore bien étoffée de Jeb Bush n'a pensé que ce slogan était peut-être une mauvaise idée n'est pas clair. Nous nous sommes adressés à l'équipe de Jeb pour qu'elle s'exprime à ce sujet et nous compléterons nos informations quand ils nous auront répondu.
En attendant, nous avons demandé à quelques Britanniques ce qu'ils pensaient du nouveau slogan astucieux de Jeb.
Point de vue d'Ed Zitron, le grand spécialiste britannique des relations publiques :
En Angleterre [Jimmy Savile] a la même réputation qu'une effrayante tumeur cancéreuse qui a proliféré à partir d'une histoire de « prendre soin » et « d'aider les enfants » qui s'est ensuite transformée en révélations vraiment vraiment dégueulasses sur quelqu'un qui avait trouvé le moyen de se faufiler dans des hôpitaux. 
Ce n'est pas une bonne chose d'adopter ce slogan. C'est même une très mauvaise idée.
Point de vue de Margot Huysman de Metro.co.uk:
Oh... Oui, la phrase amènera immanquablement à faire le lien [avec Savile] dans ce pays. Je sais que l'Amérique ne regarde pas trop ce qui se passe assez loin de ses frontières mais... allez, Jeb§
Et point de vue l'écrivain britannique (et collaboratrice de Gawker) Libby Watson,
C'est vraiment du Jeb Bush parfait que de choisir quelque chose qui rappelle un horrible pédophile pour essayer de relancer sa campagne. Ce n'est pas franchement choquant, mais qu'on nous rappelle « Jim va arranger ça » en ce moment est tous ce qu'il y a de déplaisant.
Il est vraiment difficile de communiquer à quel point on peut être perturbé aujourd'hui par « Jim va arranger ça. » L'émission n'était pas de mon époque mais je la connaissais parce que c'était un important point de référence culturelle. Et elle a maintenant des connotations si horribles. Assez semblable à l'affaire Cosby [Bill Cosby du Cosby Show, NdT].
Si Jeb cherche des choses à arranger, il pourrait commencer par son slogan.

mercredi 4 février 2015

L'ancien ministre britannique pédophile Leon Brittan. un scandale qui n'intéresse pas la presse française. Et pourquoi donc?

L'homme politique britannique Leon Brittan est décédé tout récemment, le 21 janvier dernier, à l'âge de 75 ans Au cours de sa vie, Leon Brittan a occupé diverses fonctions: député (conservateur) au parlement, ministre des finances, ministre du commerce de Grande Bretagne, ministre de l'intérieur, trois fois Commissaire européen et vice-président de la Commission européenne.

Leon Brittan était donc une personnalité politique de premier plan non seulement dans son pays mais en Europe et dans le monde.
Leon Britttan
Leon Britttan
C'était aussi un pédophile qui recourait à la prostitution infantile comme le rapporte la presse britannique. Si le scandale couvait depuis un certain temps, il n'a explosé vraiment qu'après le décès de ce politicien.

Ce scandale ne concerne pas que Leon Brittan puisque d'autres personnalités politiques sont éclaboussées, certaines d'entres elles toujours en vie, d'autant qu'on sait maintenant que les pédophiles de l'establishment britannique ont bénéficié de protections au sommet du pouvoir, Brittan et un autre pédophile, Peter Hayman, sous-directeur du MI6 étaient particulièrement bien placés pour se protéger et bloquer les enquêtes menées par des policiers non corrompus.

Selon le KGB, qui était bien informé des travers de ces hauts responsables britanniques, Leon Brittan se servait de la Special Branch comme s'une milice privée au service de l'establishment.

Mais d'autres responsables politiques ont également veillé à étouffer un dossier qui à ce jour n'a pas encore entièrement été récupéré par la police.

En 2014 encore, le député travailliste Jim Hood était dénoncé pour avoir osé, au cours d'un débat à la Chambre sur les mineurs de charbon, soulever la question des agissements pédophiles de celui qui avait joué un grand rôle dans la répression du mouvement syndical pendant les années Thatcher.
La Dame de Fer et Jimmy Saville, un autre pédophile démasqué après sa mort notoire
La Dame de Fer et Jimmy Saville *, un autre pédophile démasqué après sa mort notoire
Aucun journal français ne parle de cette affaire d'une gravité exceptionnelle qui a impliqué un responsable politique de premier plan qui a eu à se prononcer sur des politiques françaises en qualité de vice-président de la Commission européenne.

Pourquoi ?

* sur Jimmy Saville, voir un post antérieur

Scandale des abus sexuels sur des enfants à Westminster : le KGB et la CIA conservaient des dossiers sur les personnalités pédophiles britanniques

par Don Hale, The Daily Mirror (UK) 31 janvier 2015 traduit de l'anglais par Djazaïri

Les services secrets russes et américains avaient connaissance de l'existence d'un groupe de pédophiles hauts placés qui sévissaient en Grande Bretagne et le KGB espérait les faire chanter en échange d'informations.

Les espions russes et américains ont compilé leurs propres dossiers secrets sur des députés et d'autres personnalités pédophiles, a-t-on soutenu.

La police enquête sur des dossiers manquants qui ont été mis bout à bout par des militants associatifs britanniques et donnent à présumer de l'existence d'un puissant réseau au cœur de Westminster dans les années 1970 et 1980.

Le Sunday People [ce journal] est en mesure de révéler que des agents du KGB russe et de la CIA américaine ont également compilé leurs propres renseignements dans leur recherche de « saletés » sur des personnalités importantes au plus fort de la guerre froide.

Une source proche du KGB affirme/ « C'était une époque de tension et mon travail était d'identifier des gens qui pourraient peut-être nous aider avec des informations.
« Nous connaissions quelques députés qui aimaient louer des garçons, et d'autres qui étaient des pédophiles actifs. »
« Nous étions aussi au courant de certaines activités inhabituelles à Westminster et du travail du Paedophile Information Exchange (Le PIE était une association visant à faire reconnaître les droits des pédophiles).
« Plusieurs noms revenaient régulièrement et nous voulions entrer en contact pour en tirer avantage pour nous.
« A l'époque, les députés étaient protégés par les policiers de la Special Branch et quiconque avait un passé trouble, ou un appétit malsain pour les jeunes enfants, était rapidement repéré par eux.
« Leur boulot était difficile mais ils étaient tout à fait conscients que nous savions ce qu'ils savaient, et ils faisaient de leur mieux pour empêcher des fuites éventuelles.»

Le nom de l'ancien ministre de l'intérieur Leon Brittan, décédé la semaine dernière, a été cité dans l'affaire historique de scandale sexuel suite à des accusations selon lesquelles on lui avait remis un dossier contenant le détail des allégations d'abus sexuels dans les années 1980.

M. Brittan – dont le nom a été également cité la semaine dernière parmi les auteurs d'abus sexuels à la tristement célèbre Elm Guest House – a été accusé de ne pas avoir agi sur la base de preuves que lui avait transmises le député conservateur Geoffrey Dickens en 1983.
S'il avait reconnu avoir rencontré M. Dickens et avoir reçu un dossier en mains propres, il avait déclaré l'avoir transmis à des officiels [de la police] et ne plus avoir été saisi de ce sujet.

L'ancienne ministre travailliste Barbara Castle (décédée en 2002) avait réuni ses propres dossiers accablants sur PIE – une association qui plaidait auprès du gouvernement pour la légalisation des relations sexuelles avec les enfants – et ces derniers avaient été saisis par des agents de la Special Branch en 1984.
Barbara Castle en1968. Elle reste sans doute à ce jour une des plus remarquables femmes politiques européennes
Barbara Castle en 1968. Elle reste sans doute à ce jour une des plus remarquables femmes politiques européennes
La police essaye maintenant de retrouver les dossiers dans le cadre d'une vaste enquête sur ces allégations historiques d'abus sexuels.

Une source affirme : « La CIA a tuyauté maintes fois les Britanniques sur leurs propres types, mais c'était comme jouer au chat et à la souris.
« Nous avons tous deux [CIA et KGB] gardé des dossiers, et certains noms surprenants étaient impliqués.
« je suis sûr qu'ils seront conservés. Tous les services de renseignements ont amassé d'importantes archives et je pense que les dossiers sur ces députés anglais vont rester disponibles. »

L'ancien député libéral de Rochdale, Cyril Smith [décédé en 2010], était un nom bien connu des Russes.
Il [l'ancien agent russe] déclare : « Nous savions que Smith avait été arrêté pour détention de matériel pédopornographique, et des activités sexuelles dans des foyers pour enfants. La Special Branch était intervenue à plusieurs reprises.
« Nous étions aussi au courant de l'ancien député Geoffrey Dickens et de son dossier sur les abus sexuels sur des enfants confié à votre ministre de l'intérieur Leon Brittan en 1983.
« Nous nous attendions à une enquête de grande ampleur avec l'arrestation de Smith et d'autres, mais rien ne se passa.
« Brittan dirigeait votre Special Branch. Il organisait aussi des campagnes de « coups bas » avec le premier ministre Thatcher contre les mineurs et les militants syndicaux. »

Tony Robinson, 81 ans, un ancien agent expérimenté de la Special Branch qui avait été en poste à Widnes, a confirmé une bonne partie des assertions du KGB, reconnaissant que sa tâche prioritaire consistait à surveiller les parlementaires du nord-ouest.

Il a aussi été celui qui a découvert que les dossiers d'accusation de Cyril Smith avaient été délibérément cachés au quartier général de la Special Branch à Blackburn, et il explique : « Mon rôle était de traiter avec des politiques plutôt qu'avec des éléments criminels. C'étaient des années excitantes avec des incidents liés aux conflits dans le monde du travail, aux syndicalistes et aux militants subversifs. »

Il dit que quoique il ne puisse pas révéler l'intégralité de ses activités en raison des lois qui protègent le secret, il reconnaît avoir contribué à protéger des députés, essayé de contrer 'toute tentative de chantage' et était conscient de l'intérêt des Soviétiques à l'égard de certains individus.

Le diplomate pédophile vulnérable au chantage, révèlent des dossiers secrets.

Un haut diplomate britannique engagé dans la « perversion sexuelle » dans les années 1960 était vulnérable au chantage, ont révélé des dossiers autrefois secrets.
Sir Peter Hayman du MI6 tenait des « dossiers explicites quant à ses propres activités et à ses fantasmes sexuels, » disait un rapport des années 1980.
Sir Peter Hayman, ex sous-directeur du MI6
Sir Peter Hayman, ex sous-directeur du MI6                  (renseignement extérieur)
Certains de ses fantasmes avaient trait à des enfants mais n'avaient pas donné lieu à un passage à l'acte, lisait-on sur un briefing ministériel pour le premier ministre de l'époque, Margaret Thatcher.

Le député Geoffrey Dickens avait recouru à un privilège parlementaire pour accuser Hayman d'être un pédophile.
En dépit des craintes de chantage, une n'enquête n'avait identifié « aucun risque pour la sécurité. »
Hayman, qui a été Haut Commissaire [représentant de la reine Elizabeth II qui est aussi reine du Canada NdT] est décédé en 1992.

dimanche 30 juin 2013

Les enfants non juifs sont obsédés et ont une activité sexuelle dès l'âge de cinq ans (selon le rabbin)

On le sait, un certain nombre d’affaires de pédophilie ont éclaboussé l’église catholique ces dernières années. Ces affaires ont été révélées dans des pays occidentaux et c’est pourquoi elles ont fait grand bruit dans la presse. Ce qui ne signifie bien entendu pas que l’Occident ou le catholicisme aient le monopole de ce genre de comportements.
Partout, en effet, les moments d’intimité entre un adulte (un homme dans l’écrasante majorité des cas) et un enfant (garçon ou fille) peuvent  donner l’occasion à des pulsions inavouées de s’exprimer.
Il peut arriver qu’un secteur d’activité professionnelle comme la santé, l’animation, l’enseignement (religieux ou pas) soit choisi par une personne précisément parce qu’il va lui permettre d’être quotidiennement au contact d’enfants et donc de multiplier les occasions de passer à l’acte.
Il peut arriver aussi qu’une personne qui a choisi ce genre d’activité professionnelle découvre fortuitement ses penchants sexuels pédophiles.
Le résultat est sensiblement le même.
La ségrégation des sexes n’élimine pas vraiment le risque puisque dans la plupart des cas qui ont défrayé la chronique , en tout cas dans les institutions religieuses, les victimes sont de jeunes garçons, généralement pré-pubères.
Tel est le cas par exemple dans une yeshiva [école religieuse juive] de Sydney en Australie, où plusieurs garçonnets ont été agressés par un employé dont on ignore la fonction exacte.
Cette affaire de » pédophilie en milieu juif présente quelques particularités sur lesquelles il faut s’attarder.
La première est que l’affaire ne fait pas trop de bruit alors qu’elle s’est déroulée dans un grand pays occidental, donc au cœur des préoccupations médiatiques, et que l’auteur présumé des actes pédophiles s’est réfugié aux Etats Unis, en Californie plus précisément, un pays encore plus central pour les médias que l’Australie.
Il n’y a guère que le groupe de presse australien Fairfax [et la presse juive] pour s'intéresser à cette affaire. Si Fairfax est un important groupe de presse australien, ses enquêtes sur la pédophilie en milieu juif rencontrent dans l'ensemble peu d'écho dans les autres pays occidentaux.
La deuxième est que les autorités rabbiniques ont non seulement gardé le silence sur les agressions sexuelles mais ont protégé l’agresseur en l’accueillant et en le cachant dans une institution sociale juive aux Etats Unis. Ces autorités ont semble-t-il bien compris qu’il y avait quelque chose de problématique dans le comportement du pédophile mais se sont gardées de le dénoncer à la police en vertu de la «mesira,» une loi talmudique qui interdit de dénoncer aux Goyim [non juifs] les délits et crimes perpétrés par un membre de la communauté.
La troisième particularité est la tentative du rabbin Boruch Dov Lesches, ex grand rabbin de Sydney, donc  pas n’importe quel obscur rabbin, de minimiser le crime en émettant l’hypothèse que les gamins, qui avaient environ onze ans étaient peut-être consentants.
Et ce n’est pas à Sigmund Freud et à sa théorie sur la sexualité infantile que fait appel le rabbin pour étayer son hypothèse mais à ce qu’il croit savoir des Goyim [non juifs] dont les enfants sont obsédés par le sexe très tôt et commencent à avoir une activité sexuelle dès l’âge de cinq ans.
Toujours selon le rabbin Lesches,  les adolescents [non juifs]  des milieux défavorisés «n’avaient rien d’autre à faire dans la vie que de penser tout le temps au sexe» entre eux, avec des membres de leurs propres familles et même avec des «chiens.»
Le rabbin Boruch Dov Lesches est né à Tel Aviv où il a reçu sont éducation religieuse. D’obédience hassidique, il s’est installé en Australie après son mariage, pays dans lequel il a présidé le tribunal rabbinique de Sydney et organisé le système d’abattage rituel et de certification de la casherout.
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       Le rabbin Boruch Dov Lesches
De sa création en 1986 à 2006, il a dirigé l’école religieuse juive de Sydney et a été rabbin de  cette ville pendant 25 ans.
En 2006, le rabbin Boruch Dov Lesches s’est établi à Monsey, quartier juif de la ville de Ramapo (New York) pour occuper la fonction de rabbin de K'hal Tzemach Tzedek Lubavitch (apparemment l’école religieuse de Chabad Loubavitch).  

Le rabbin: les victimes étaient peut-être consentantes

Par Richard Baker et Nick McKenzie, Sydney Morning Herald (Australie) 23 juin 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri
Un éminent rabbin australien qui s’était abstenu d’empêcher un présumé pédophile de se livrer à des abus sexuels sur de jeunes garçons dans une école religieuse juive de Sydney a déclaré que certaines des victimes avaient peut-être consenti aux relations sexuelles et il a averti que impliquer la police maintenant serait «ouvrir une boîte de Pandore.» 
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                   Yeshiva de Sydney (Australie)
L’ancien grand rabbin de Sydney, Boruch Dov Lesches a tenu ces propos incroyables lors d’une récente conversation avec une personne bien au courant d’une série de viols et d’agressions sexuelles résumés sur des enfants par un homme qui exerçait à la yeshiva [école religieuse juive] de Sydney dans les années 1980. 
Les propos du rabbin Lesches vont probablement renforcer l’attention des pouvoirs publics sur la gestion des affaires d’abus sexuels par les hautes autorités rabbiniques australiennes, compte tenu notamment des allégations de dissimulation, d’intimidation des victimes et de mise à l’abri des auteurs à l’étranger. 
Dans une conversation téléphonique enregistrée légalement et entendue par Fairfax media et fournie par les policiers des Nouvelles Galles du Sud qui enquêtent sur les affaires de la yeshiva, le rabbin Lesches admet avoir donné conseil au présumé violeur après avoir appris qu’il avait abusé sexuellement un garçon dix ans plus jeune que lui.
Le rabbin Lesche est aujourd’hui une personnalité de premier plan de la communauté ultra-orthodoxe de New York. 
Le rabbin Lesches avait dit à l’homme que lui, aussi bien que le garçon, seraient forcés de quitter la yeshiva s’il ne pouvait pas contrôler ses pulsions. 
“Dans le cas contraire, tous deux devront s’en aller.” 
Le rabbin Lesches, qui n’a jamais signalé cette agression sexuelle à la police, a déclaré qu’il ignorait que l’homme n’avait pas tenu compte de son avertissement et avait par la suite agressé sexuellement au moins trois autres garçons à la fin des années 1980. 
Il a déclaré que d’autres dirigeants de la yeshiva étaient responsables de la supervision de cet homme. 
Dans la conversation, le rabbin Lesches a laissé entendre que les victimes de l’homme, qui étaient âgées de onze ans à l’époque des faits, étaient peut-être des partenaires consentants. «Tout le monde racontait une histoire différente et essayait de faire porter les torts sur quelqu’un d’autre,» disait-il. 
“Nous parlons de très jeunes garçons… tout le monde dit, en parlant d’un autre que «il était d’accord pour faire ça.» 
Interpellé sur son point de vue selon lequel de jeunes garçons pouvaient avoir été consentants, le rabbin Lesches avait répondu, “vous pourriez être surpris » et il avait ajouté que certains garçons non juifs, qu’il désigne comme des «goyim,» commençaient à penser au sexe et à avoir une activité sexuelle «dès l’âge de cinq ans.» 
Il disait que les adolescents des milieux défavorisés «n’avaient rien d’autre à faire dans la vie que de penser tout le temps au sexe» entre eux, avec des membres de leurs propres familles et même avec des «chiens.» 
Le rabbin Lesches disait aussi que signaler les agresseurs sexuels présumés à la police tant d’années après  pouvait être «destructeur pour eux et leurs enfants» et être une cause de souffrance pour les victimes. 
“Ne parlez pas ainsi… après un temps aussi long, tout le monde souffre,” disait-il. «Si vous commencez à faire quelque chose à ce sujet, ce ne sera pas productif et ce ne sera bon pour personne.» 
Une loi traditionnelle, la mesira, interdit à un juif de signaler un délit commis par un autre juif à des autorités non juives; son influence reste très forte dans certaines communautés ultra-orthodoxes. 
Le rabbin Lesches, qui n’a pas répondu aux questions de Fairfax Media, est le troisième haut responsable rabbinique à avoir été identifié comme ayant su quelque chose au sujet des agressions sexuelles contre les garçons de la yeshiva de Sydney dans les années 1980.
En février, Fairfax media avait rapport comment l’auteur présumé, qui avait été envoyé à l’étranger, a récemment reconnu sa culpabilité devant certaines de ses victimes. Il avait parlé de la manière dont le chef spirituel du centre, le rabbin Pinchus Feldman, l’avait une fois averti de cesser ses agissements. 
En réponse à ce reportage, le rabbin Feldman avait publie une déclaration selon laquelle il n’avait pas de souvenir d’une quelconque personne lui ayant avoué avoir commis des abus sexuels sur des enfants il y a 25 ans plus tôt. 
Début mars, une autre importante figure rabbinique, le rabbin Moshe Gutnick a admis ne pas avoir appelé la police quand un juene garçon l’avait contacté il y a 20 ans pour lui parler d’une agression sexuelle à la yeshiva de Bondi. 
Le rabbin Gutnick, qui est à la tête de l’Organisation des Rabbins d’Australasie, a déclaré avoir reçu un appel téléphonique anonyme et alerté la direction de la yeshiva au sujet des accusations du garçon. Il a dit que, avec le recul, il aurait « probablement appelé la police.»
Il semble que le rabbin Gutnick a dit à la police de Bondi tout ce dont il pouvait se souvenir de l’appel téléphonique. Dans une déclaration publiée dans l’Australian Jewish News cette année, il a affirmé «se sentir très triste de ne pas avoir reconnu ce que j’ai su seulement maintenant être un légitime appel à l’aide.» 
“Je lance un appel à toute la communauté – aux victimes et à leurs parents, aux membres de la communauté et à ses leaders. Si vous avez des informations, rapprochez vous de la police SVP. N’ayez pas peur,» a exhorté le rabbin Gutnick. 
Le Sydney Yeshiva Centre a indiqué qu’il a mis en place une politique globale de protection de l’enfance et que le centre s’est mis en relation avec la police concernant les allégations. Dans une déclaration, le centre a affirmé «condamner sans équivoque toute forme de violence» et qu’il assume ses responsabilités en matière de sécurité des enfants avec la plus grande vigilance. 
“La Yeshiva… s’est toujours efforcée de se conformer pleinement à ses obligations légales et morales en matière de sécurité des enfants.»
Fairfax media peut aussi révéler que les membres de la famille de l’homme vise par l’enquête de la police pour les incidents à la yeshiva de Bondi sont de gros soutiens financiers de la communauté ultra-orthodoxe de Monsey à New York dont le chef spirituel est le rabbin Lesches. 
L’agresseur présumé avait aussi été nommé au conseil d’administration d’une entreprise australienne qui fournit du matériel éducatif pour les élèves juifs plusieurs années après qu’il ait agressé des garçons.
L’agresseur présumé a été hébergé ces dernières années par une importante organisation juive d’action sociale de los Angeles, des emails de 2011 entre cet homme et un des cadres supérieurs de l’organisation montrant qu’il risquait de voir révélé son passé à Sydney.
«Je n’ai aucune  idée de comment quelqu’un vous a retrouvé – mais des appels arrivent quotidiennement de nombreux endroits. Pour l’instant nous vous avons protégé» avait écrit un dirigeant de l’organisation de Los Angeles dans un email destiné à l’homme [l’agresseur présumé].

dimanche 14 octobre 2012

Star de la BBC, Jimmy Savile était un vrai philosémite, un sioniste extrémiste et un authentique pédophile


Jimmy Savile n’était sans doute pas bien connu en France. Il était par contre une immense vedette de la télévision en Angleterre, au faîte de sa carrière dans les années 1960 et 1970, époque où il animait des émissions très populaires sur la BBC, notamment ‘Top of the Pops (hit-parade) et “Jim’ll Fix It” (Jimmy va arranger ça), «où il permettait à des enfants de réaliser leurs rêves ».
Jimmy Savile est décédé depuis un an et s’il fait reparler de lui aujourd’hui, c’est moins pour se souvenir de ses talents d’animateur qu’en raison d’un énorme scandale mis au jour par un documentaire produit par la chaîne privée ITV.
Cinq femmes y racontaient avoir été abusées par le DJ et animateur phare de la BBC alors qu’elles n’avaient pas 16 ans. Depuis, d’autres victimes racontent leur calvaire, libérées par la parole des cinq témoins. Le Premier ministre David Cameron a évoqué l’affaire, demandant une enquête policière concernant ces révélations «choquantes» faites à l’encontre de Sir Jimmy Savile.
Comme le dit la presse, les langues de délient et on s’attend à découvrir au moins entre 20 et 25 victimes de l’animateur pédophile.

Un homme qui a bénéficié de protections au sein de la BBC, ce qu’atteste le fait qu’une émission documentaire programmée sur cette chaîne de télévision avait été déprogrammée en raison des allégations qu’il comportait sur les abus sexuels perpétrés par la vedette de la radio-télévision britannique. Il bénéficiait bien sûr d’autres protections, sans doute au niveau politique.
Ce pédophile bien à l’abri était, comme il se doit, très engagé dans des actions caritatives, sans cependant perdre de vue la satisfaction de ses penchants habituels :
Les derniers témoignages recueillis par la presse indiquent que Jimmy Savile aurait aussi agressé sexuellement de jeunes patientes dans des hôpitaux pour lesquels il collectait des fonds.
Une carrière et une action caritative qui avaient convaincu la reine d’Angleterre d’anoblir le pédophile
On a de la peine ici à s’imaginer l’écho qu’a eu la révélation de ce «secret de Polichinelle» en Grande Bretagne où cet individu avait une notoriété dont n’a probablement jamais joui aucun animateur de télévision en France, pas même Jacques Martin ou Léon Zitrone.

La consternation a gagné tout le pays, premier ministre compris et
plusieurs villes ont fait dévisser des plaques érigées à son nom. Son imposante pierre tombale avec l'épitaphe jugée désormais provocante - "C'était bien le temps que ça a duré" - a été démontée à la demande de sa famille et réduite en morceaux.
On a donc là une immense vedette de la télévision et un bienfaiteur de l’humanité doublé malheureusement d’un pédophile invétéré.
Et pour l’instant, c’est probablement seulement le sommet de l’iceberg qui est effleuré et on verra bien si le scandale pourra être contenu dans des limites «tolérables.»

Mais il manque cependant quelque chose dans ce que relate la presse française ou britannique au sujet de Jimmy Savile.

Et c'est toujours intéressant de se demander ce qui manque.
Eh bien voilà ce qui manque :
par Jessica Elgot, The Jewish Chronicle (UK) 11 mars 2011 traduit de l'anglais par Djazaïri
Il affirmait avoir "inventé le disco", mais Sir Jimmy Savile, le DJ et présentateur décédé la semaine dernière,  affirmait avoir fait sa petite part vers la paix au Moyen-Orient.
Sir Jimmy disait qu'il avait tancé le gouvernement israélien en 1975 pour avoir été trop mou après la guerre des Six Jours
 Natif de Leeds, l’animateur amateur de bling-bling qui présentait Jim'll Fix It et Top of the Pops, qui s’était décrit une fois comme «le Catholique le plus Juif que vous connaîtrez jamais», était un chaud partisan d’Israël et, grâce à des courses et des marathons de bienfaisance et à sa participation personnelle, il avait recueilli des fonds pour de nombreuses organisations caritatives dont WIZO (organisation sioniste féminine), Ravenswood et les Amis Britanniques de l’Hôpital Laniado à Netanya.
Sa visite de 10 jours en 1975 en Israël, au cours de laquelle il avait rencontre lé président Ephraim Katzir, avait été organisée par John Levy du Friends of Israel Educational Trust.
Le séjour avait été filmé pour l’émission de la BBC Jim'll Fix It après que Gary Merrie, un enfant de 9 ans de Liverpool, ait demandé «à «voir la terre où Jésus est né.»
Sir Jimmy avait rappelé son conseil aux israéliens : «J’étais arrivé à cette réception. Le président était venu vers moi et m’avait demandé comment j’appréciais mon séjour. J’avais répondu que j’étais très déçu : les Israéliens avaient gagné la guerre des six jours mais ils avaient rendu tout le territoire [le Sinaï, NdT], y compris le seul puits de pétrole de la région, et ils payaient plus aux Egyptiens pour le pétrole que s’ils l’importaient d’Arabie saoudite.
«Je lui ai dit : ‘Vous avez oublié d’être Juif.’ Il m’avait dit : «Voudriez-vous dire ça à mon gouvernement ?’ Le lendemain matin, j’étais à la Knesset ; ils avaient interrompu une réunion du cabinet et je leur ai  dit la même chose qu’au président.»
Jimmy Savile à Tel Aviv en 1975: "Voilà mon cadeau à la jeunesse"
M. Levy se souvient : «C’était un personnage créatif et magnifique d’espièglerie. Bien sûr, c’était un égocentrique, mais il était incroyablement généreux. Il voulait qu’on nous filme marchant de Jérusalem à Bethléem, alors il y a ces passages où on était à la peine dans les monts de Judée. Il avait beaucoup d’amis proches Juifs, c’était un vrai philosémite.  A son retour, je lui avais demandé d’être membre du Friends of Israel Educational Trust et il avait insisté pour que je l’inscrive comme «Ami Spécial.»
Pendant son séjour, Sir Jimmy avait campé près du lac de Tibériade et au kibboutz Lavi où il avait enregistré une séquence de discussion pour «Speakeasy,»son émission à la radio.
Très connu pour sa campagne de sécurité routière «clunk-click» pour inciter au port de la ceinture de sécurité en voiture, Sir Jimmy aimait presque tout en Israël, à une exception majeure près – la conduite. De retour à Londres, après son séjour et une rencontre avec le Moshe Dayan, le ministre des transports de l’époque, il avait présenté à l’ambassadeur d’Israël Gideon Rafael deux films sur la sécurité routière qu’il espérait voir présentés à la télévision israélienne.
Les Mancuniens Pearl Gruber et feu son mari Harold étaient des amis proches de Sir Jimmy et ils l’avaient invité à la batmitzvah de leur fille Sharon en 1968. Mme Gruber avait dit : «Il était si merveilleux ; il avait retransmis son émission radio 'Savile's Travels' depuis la fête de batmitzvah à la Yeshurun Hebrew Congregation de Cheadle. Un des garçons de la fête voulait vraiment devenir disc jockey et il l’avait rendu presque fou.»
Sharon Gruber, qui réside maintenant  à Mill Hill se souvient : «Il était venu à ma batmitzvah dans un costume argent, et les gens chuchotaient ‘Pour qui se prend cet homme, pour Jimmy Savile ?’ Ils ne se rendaient pas compte que c’était vraiment lui !»
Un de ses huit domiciles était un petit appartement au cœur de la communauté juive de Leeds, à Roundhay. Il consacrait beaucoup de son temps au relationnel au restaurant Flying Pizza sur Street Lane, un lieu populaire et très fréquenté dans le coin.
Il était un habitué des dîners pour les œuvres de charité dans les synagogues de Leeds et de Manchester, particulièrement pour les British Friends of Laniado, organisation à laquelle il donnait beaucoup d’argent.
Il avait dit à l’organisation BBYO (B’nai Brith jeunesse) à Leeds : «Je ne sais rien de l’évolution de la communauté juive,» mais visiter Israël lui avait permis de réaliser que «le monde a une grande dette envers la communauté juive.»
Le président des amis de Laniado à Manchester, Dov Hamburger, se souvient de la participation de Sir Jimmy au dîner charitable annuel, pour laquelle il n’avait rien demandé. M. Hamburger déclare : «Je n’ai pas souvenir d’un conférencier qui se soit comporté aussi généreusement avant.»
L’ancienne directrice de Norwood (œuvre destinée surtout aus enfants handicapés avec une structure d’hébergement à Ravenswood. Cette structure est ouverte à tous mais a été impulsée surtout au sein de la communauté juive), Norma Brier, se souvient de la visite de Jimmy Savile au Ravenswood Village en 1989. «Il était venu inaugurer l’exposition de Ravenswood et avait eu un grand succès en circulant dans sa Rolls Royce dorée. Il se promenait et discutait avec les habitants et avait passé beaucoup de temps ici. Nous lui étions vraiment reconnaissants pour son soutien.»
Les mêmes qui lui étaient reconnaissants doivent se demander si leur bienfaiteur ne s’est pas livré à des attouchements sur leurs enfants, leurs petits frères ou petites sœurs ou les pensionnaires de leurs établissements de soins et d’accueil.
L’intérêt qu’exprimait Jimmy Savile pour tout ce qui était juif témoignait peut-être aussi du fait que ses actes de prédation sexuelle s’exerçaient beaucoup sur des enfants appartenant à cette communauté.
En tout cas, le bureau juif d’aide sociale de Leeds a entrepris lui aussi de déboulonner une plaque qui avait été placée en hommage au célèbre animateur.
Pédophile et sioniste, deux mots qui vont très bien ensemble.

mardi 8 mars 2011

Un cocktail détonant: argent, monarchie britannique, pédophilie et sionisme

Le prince Andrew, alias le duc d'York se trouve dans une situation difficile dans son pays. En effet, on reproche au prince, accessoirement «ambassadeur spécial de l'UKTI (commerce et investissement extérieurs britanniques)» d'entretenir des amitiés gênantes.

Par exemple, avec Saif el Islam Kadhafi, le fils du dirigeant Libyen du même nom ou encore le trafiquant d'armes Libyen Tarak Kaituni. Si Saif el Islam Kadhafi était un personnage fréquentable en Occident il y a quelques semaines encore, Kaituni a lui une réputation qui aurait dû inciter le prince à plus de prudence.
Un député Britannique du nom de Chris Bryant vient d'ailleurs d'exiger pour cette raison que le prince démissionne de son poste d'ambassadeur commercial
Pourtant, ce qui fait peut-être encore plus tâche dans les fréquentations du prince Andrew, c'est son amitié pour Jeffrey Epstein, un milliardaire Américain qui est poursuivi pour détournement de mineures, pédophilie si vous voulez.

Jeffrey Epstein


Le prince pourrait même cité à la barre comme témoin par l'accusation, une perspective qui inquiète à Londres où on se demande s'il ne pourrait pas faire valoir son immunité diplomatique.
C'est que s'il n'est pas pour l'instant personnellement mis en cause, le prince Andrew le doit soit à son innocence réelle, soit au fait que les victimes se sont refusées à l'incriminer en invoquant leur droit constitutionnel (cinquième amendement) à ne pas répondre à certaines questions, notamment sur leurs rapports avec le prince.
Car si on en croit la Cyberpresse, une des deux victimes, Virginia Roberts, recrutée par Epstein à l'âge de 15 ans a mis en cause la famille royale anglaise.
Sa déposition judiciaire contre son ancien agresseur mentionne toutefois qu'elle a été «sexuellement exploitée par des amis d'Epstein, dont certains issus de la royauté».

Le Prince Andrew et Virginia Roberts


Le prince Andrew était en effet si proche de Jeffrey Epstein qu'il était allé en effet jusqu'à lui demander de renflouer son ex femme, Sarah, Duchesse d'York qui croulait sous les dettes. Comme l'écrit le First Post, « une requête difficile à adresser à un étranger. »
Car Jeffrey Epstein est non seulement riche, mais c'est aussi un généreux philanthrope qui se consacre, à part les prostituées mineures, à deux grandes causes : la science et l'entité sioniste.

Bah, il ne faut pas s'étonner. Après tout nous avons bien une vedette du porno homosexuel, Michael Lucas, qui vient de réussir à faire annuler une manifestation antisioniste dans un centre associatif LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels, transsexuels) de New York.
 
C'est en vérité une affaire très révélatrice que celle de Jeffrey Epstein qui mêle pédophilie, argent, business, politique, sionisme ainsi qu'une galerie de personnalités qui semble s'étendre de jour en jour. On a même Alan Dershowitz, l'avocat de l'entité sioniste et de la torture, qui se porte au secours de son pote Epstein. L'article que je vous propose est d'ailleurs riche d'enseignements (et n'est qu'une partie d'une longue enquête du New York magazine).


Le fantaisiste

Par Philip Weiss, New York Magazine (USA) 8 décembre 2007 traduit de l'anglais par Djazaïri


L'adolescente de 14 ans avait dit à Epstein qu'elle en avait 18 et qu'elle était en classe de terminale. En Floride, cet argument ne peut pas servir de défense. La loi protège les jeunes en plaçant la charge de la responsabilité de connaître la vérité sur l'adulte. Et si les filles d'Epstein ont pu tromper beaucoup de gens – elles étaient grandes et formées – il est difficile de croire qu'Epstein ne pouvait pas avoir soupçonné que certaines étaient mineures. (quoique Epstein a subi ensuite un test au détecteur de mensonge indiquant qu'il croyait qu'elles avaient 18 ans). Les filles devaient être reconduites chez elles ou prêter des voitures de location. Le chef cuisinier d'Epstein leur offrait tout ce qu'elles voulaient, elles mangeaient souvent des céréales et du lait. Une fille âgée de 16 ans a déclaré à la police qu'Epstein lui avait dit à plusieurs reprises de ne parler à personne de leur rencontre sinon de mauvaises choses pouvaient arriver. Alfredo Rodriguez, un employé de maison, a déclaré à la police que sur instruction de son patron, il avait amené un vase plein de roses à une fille pour la féliciter de sa prestation dans une pièce de théâtre lycéenne.

"Il n'a jamais fait de mystère au sujet des filles," explique Michel Wolff de Vanity Fair. A un moment donné, quand ses ennuis ont commencé, il me parlait et me disait, 'Qu'est-ce que je peux dire, j'aime les jeunes filles.' Je lui avais dit, 'Peut-être que vous devriez dire, 'J'aime les jeunes femmes.' »

Epstein a monté une contre enquête agressive. Un ami d'Epstein, Alan Dershowitz, le professeur de droit à Harvard, a fourni à la police et au procureur de l'Etat un dossier sur deux des victimes constitué à partir de leurs sites sur MySpace – montrant l'usage de l'alcool et de drogue ainsi que des commentaires salaces. La police s'est plainte que du harcèlement par des détectives privés de la famille de la fille de 14 ans avant sa comparution devant le grand jury au printemps 2006. La police indique qu'une fille en a appelé une autre pour dire, « Celles qui aident [Epstein] seront récompensées et celles qui lui font du tort, on leur fera leur affaire. »

A ce moment, le dossier s'est politisé. La police de Palm Beach a apporté des tas de preuves découvertes dans la région au bureau du procureur de l'Etat du comté de Palm Beach, mais le procureur avait apparemment considéré les principaux témoignages comme fragiles. L'une des témoins avait fugué de chez elle et s'était vantée de son derrière sur MySpace. Une autre avait été arrêtée pour une affaire de drogue et avait volé à l'étalage chez Victoria's Secret. La police demandait de nombreuses inculpations criminelles contre Epstein ainsi que des inculpations contre Haley Robson et Sarah Kellen. Puis les policiers ont appris que le procureur de l'Etat préparait un accord avec Epstein pour le condamner à cinq ans de mise à l'épreuve et à une évaluation psychiatrique. Le chef de la police, Michael Reiter, a lors accusé le procureur de l'Etat de reculer devant un homme riche et a alors présenté le dossier au FBI.

Finalement, en juillet 2006, le bureau du procureur de l'Etat pour le comté de Palm Beach a insulpé Epstein pour le crime d'avoir sollicité la prostitution. L'acte d'inculpation ne fait pas référence à des mineures. Reiter était fou de rage. Il rendit publique une lettre qu'il avait envoyée à cinq des filles mineures et dans laquelle il disait « je ne pense pas que la justice ait été bien servie. »

L'avocat d'Epstein déclara que Reiter était en roué libre, mais le chef de la police obtint un résultat. Le bureau du procureur des Etats Unis commença une enquête, et la « dream team » [les personnalités impliquées dans l'affaire] fut rejointe par un autre membre, Kenneth Starr, l'ancien procureur de l'affaire Clinton-Lewinsky.


Un des amis d'Epstein m'a dit, "Il pense qu'il y a une conspiration antisémite contre lui à Palm Beach. Il en est persuadé. C'est peut-être un mécanisme de défense.» Palm beach a été historiquement un bastion du privilège des Gentils. Les noms de Vanderbilt, Glendinning, Dillman et Warbruron sont encore gravés sur les fontaines publiques et le Everglades Club, avec ses arbres en espaliers et ses plaques argentées portant la mention « privé » semblent bloqués sur l'époque du Gentleman's Agreement. L'accusation d'antisémitisme a cependant gêné les Juifs à qui j'en ai parlé à Palm Beach. Michael Resnick, rabbin de la plus ancienne synagogue de l'île, Temple Emanu-El (qui remonte aux années 1960), dit douter fortement qu'Epstein soit un Dreyfus moderne. « On ne peut dire en aucune manière que Palm Beach est un bastion eu égard à la religion. Pour des individus, oui. Et il y a certains endroits ou être Juif n'est pas un avantage. » A une époque, palm Beach a essayé d'empêcher la création de synagogues. Il y en a actuellement quatre sur cette petite île, dont une école religieuse orthodoxe ouverte par Danny Abraham, le fondateur de Slim-Fast. Josè Lambiet, chargé des potins pour le Palm Beach Post déclare que « La moitié de mes sources sur l'île sont des Juifs du milieu mondain.»


Lambiet affirme que l'affaire a alimenté la colère de la population au sujet des règles à palm beach: les riches ne vont jamais en prison. William Kennedy Smith en 1991, Rush Limbaugh, plus tard Ann Coulter pour une infraction électorale.


L'irruption de la religion dans cette affaire était peut-être inévitable. Peggy Siegal indique que les deux principales causes charitables d'Epstein sont la science et Israël. Ses copains e Brooklyn, Dershowitz et Rubinstein sont aussi d'importants soutiens d'Israël. Dershoswitz a écrit un livre sur la persistance de l'antisémitisme parmi les élites. Ajoutez maintenant le fait que la police de Palm Beach a demandé à au moins trois des filles si elles avaient constaté qu'Epstein était circoncis. « J'ai demandé… si elle savait ce qu'être circoncis signifiait, » a déclaré l'agent de police au sujet de la fille âgée de 14 ans.

Certes, ce pourrait être une preuve [d'antisémitisme]. Mais d'autres détails des rapports de police semblent plus dériver des tragédies psychologiques d'Edgar Allan Poe que des comédies sociales de Philip Roth. Epstein a un permis en Floride pour avoir une arme qui doit rester dissimulée – il a un Glock – et c'est sur un présentoir au premier étage que cette arme était supposée être en sécurité. Une fille a déclaré que sa poitrine était si gonflée qu'elle avait l'air d'être due aux stéroïdes. Il avait une harley à côté de nombreuses Mercedes noires, mais son permis moto pour la Floride était périmé. Il avait par contre un permis des Iles Vierges et donnait comme «lieu permanent de résidence » la même adresse, Island Yachts. 


Nonobstant la chambre au premier étage tapissée de livres du sol au plafond, l'allure générale est froide, sans joie et solitaire, celle d'un homme à la cinquantaine qui nie la mort en s'adonnant presque complètement à la sensualité, avec l'aide de Brit, Alexis, Rhiannon, Sherry, Nicole, Haley, et Joanna.