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mardi 3 novembre 2015

Quand Jeb Bush reprend le slogan d'un célèbre pédophile anglais

On le sait les Etats Unis vivent actuellement une intense campagne pour l'investiture pour la présidentielle, une campagne qui amène Démocrates et Républicains à se critiquer mutuellement dans une rivalité qui est cependant le plus souvent éclipsée par les rivalités internes aux deux camps.
Pour résumer ce qui se passe, on dira que le parti républicain semble avoir une pléthore de candidats tous aussi peu crédibles les uns que les autres, ce qui devrait normalement garantir l'élection du candidat, quel qu'il soit, qui sera présenté par les Démocrates.
Parmi les candidats du parti Républicain nous trouvons un certain Jeb Bush, qui n'est autre que le frère de George W. Bush qui était aux commandes des Etats Unis au moment des attentats du 11 septembre et qui entraîné les Etats Unis et d'autres pays dans une funeste guerre contre le terrorisme dont les pays du Moyen Orient ont été les principales victimes mais dont l'onde de choc atteint aujourd'hui le continent européen.
Jeb Bush n'est pas du tout le favori côté Républicain. Il n'a cependant pas renoncé à briguer l'investiture et il tente en ce moment de relancer sa campagne.
Et c'est dans ce but que son équipe a choisi un slogan supposé parler aux électeurs : « Jeb can Fix It » (Jeb peut arranger ça).
Le magazine francophone Slate nous explique que ce slogan suscite nombre de moqueries aux Etats Unis et qu'il a été largement détourné par les railleurs.
Pourtant Slate ce garde de dire en quoi ce slogan a une connotation extrêmement négative qui a pour origine le Royaume Uni.
Certes les Etats Unis ne sont pas le Royaume Uni mais on sait la porosité culturelle entre les deux pays et ce n'est pas pour rien que cette question est évoquée par le magazine américain Gawker.
En effet, le slogan de l'équipe Bush est très semblable à celui d'e Jimmy Savile,un célèbre animateur de télévision britannique qui, après sa mort, a été reconnu comme un redoutable prédateur sexuel qui visait tout particulièrement les enfants, notamment, comble de l'horreur, les enfants malades sur leur lit d'hôpital.
                                          Jimmy SAVILE
Savile jouissait d'une popularité inouïe en Grande Bretagne au point d'avoir été anobli par la Reine.
Sans être le moins du monde juif, il était pro-sioniste et très apprécié par la communauté juive de son pays et même dans l'entité sioniste. Ce qui lui a permis de sévir aux dépens d'enfants juifs malades accueillis dans des institutions dont certaines arboreront des plaques commémoratives en hommage à celui qu'on croyait être un honnête bienfaiteur.

Jeb Bush a emprunté son nouveau slogan au plus célèbre pédophile d'Angleterre

par Ashley Feinberg, Gawker (USA) 2 novembre 2015 traduit de l'anglais par Djazaïri
Pour la plupart des électeurs américains, (en particulier les plus jeunes), le nouveau slogan sonnera le plus souvent comme tout ce qu'il y a de banal , une vague référence à Bob le Bricoleur. Mais pour pas mal de gens même ayant une connaissance moyenne de la culture populaire britannique, les mots « Jeb peut arranger ça, » qui seront bientôt placardés sur tous les surfaces d'affichage que se campagne électorale moribonde pourra atteindre, leur rappelleront une seule chose : Jimmy Savile, un des pédophiles agresseurs d'enfants les plus prolifiques de l'histoire du divertissement.
Jeb Bush
                                                 Jeb BUSH
Pour les Yanks[ees] peu informés, Savile était un des animateurs les plus populaires et adulés de Grande Bretagne toute sa vie durant, présent dans toute une gamme d'activités, de la radio à la télévision aux activités de bienfaisance et tout ce qui va avec. Il fut même fait chevalier par la Reine en 1990. Mais après le décès de Savile en 2011, des allégations d'abus sexuels qui étaient restées longtemps sporadiques et étouffées ont commencé à éclater au grand jour, avec toujours plus de force.
En novembre 2012, on a appris que 450 victimes présumées s'étaient manifestées à peine dix semaines après le lancement des enquêtes de police sur la conduite de Savile. Selon un reportage de la BBC diffusé cette époque, 82 % des victimes étaient de sexe féminin et 80 % étaient « des enfants ou des personnes très jeunes ».
En 2014, un nouveau rapport du ministère de la santé révéla que Savile avait peut-être aussi agressé sexuellement des patients dans plus de 40 hôpitaux différents qu'il avait visités dans le cadre de son « action de bienfaisance. » Le Daily Mail écrivait qu'on « pensait que Savile avait abusé sexuellement de patients âgés d'à peine cinq ans à 75 ans. »
Et avant que tout cela soit mis en lumière, Savile animait une émission télévisée pour enfants très populaire appelée 'Jim va arranger ça.'
Le concept de l'émission était que des enfants écriraient à leur animateur adoré et secrètement prédateur sexuel Jimmy Savile et émettraient des vœux qu'il accomplirait. Les enfants reconnaissants recevraient alors des médailles frappées des mots « Jim a arrangé ça pour moi. »
Dans l'imaginaire populaire britannique, ce slogan est maintenant associé de manière indélébile à un infâme criminel pervers dont les actes scandaleux ont été couverts par des gens puissants pendant des dizaines d'années. Et il est maintenant aussi associé à Jeb Bush.
Pourquoi personne dans l'équipe de campagne encore bien étoffée de Jeb Bush n'a pensé que ce slogan était peut-être une mauvaise idée n'est pas clair. Nous nous sommes adressés à l'équipe de Jeb pour qu'elle s'exprime à ce sujet et nous compléterons nos informations quand ils nous auront répondu.
En attendant, nous avons demandé à quelques Britanniques ce qu'ils pensaient du nouveau slogan astucieux de Jeb.
Point de vue d'Ed Zitron, le grand spécialiste britannique des relations publiques :
En Angleterre [Jimmy Savile] a la même réputation qu'une effrayante tumeur cancéreuse qui a proliféré à partir d'une histoire de « prendre soin » et « d'aider les enfants » qui s'est ensuite transformée en révélations vraiment vraiment dégueulasses sur quelqu'un qui avait trouvé le moyen de se faufiler dans des hôpitaux. 
Ce n'est pas une bonne chose d'adopter ce slogan. C'est même une très mauvaise idée.
Point de vue de Margot Huysman de Metro.co.uk:
Oh... Oui, la phrase amènera immanquablement à faire le lien [avec Savile] dans ce pays. Je sais que l'Amérique ne regarde pas trop ce qui se passe assez loin de ses frontières mais... allez, Jeb§
Et point de vue l'écrivain britannique (et collaboratrice de Gawker) Libby Watson,
C'est vraiment du Jeb Bush parfait que de choisir quelque chose qui rappelle un horrible pédophile pour essayer de relancer sa campagne. Ce n'est pas franchement choquant, mais qu'on nous rappelle « Jim va arranger ça » en ce moment est tous ce qu'il y a de déplaisant.
Il est vraiment difficile de communiquer à quel point on peut être perturbé aujourd'hui par « Jim va arranger ça. » L'émission n'était pas de mon époque mais je la connaissais parce que c'était un important point de référence culturelle. Et elle a maintenant des connotations si horribles. Assez semblable à l'affaire Cosby [Bill Cosby du Cosby Show, NdT].
Si Jeb cherche des choses à arranger, il pourrait commencer par son slogan.

dimanche 2 juin 2013

Peter Hitchens dit tout ce qu'il y a à dire sur la Syrie

Intéressante cette tribune de Peter Hitchens que nous avons déjà rencontré à propos de la Syrie sur ce blog.

En vieux routier du journalisme à qui on ne la fait pas, Peter Hitchens dit tout ce qu’il y a à dire sur la situation en Syrie.
Peter Hitchens
Peter Hitchens

On lui reprochera peut-être ce présupposé que la planète est divisée en monde civilisé et monde barbare alors que si la coupure entre ces deux mondes existe bel et bien, elle passe par chacun d’entre nous et pas entre nous.

Nous avons mis le feu à la Syrie… Nous jetons maintenant des bombes dans le brasier

Par Peter Hitchens, The Daily Mail (UK) 1er juin 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri

Imaginez que les journaux, les radios et les télévisions en Chine commencer soudainement à dénoncer le gouvernement britannique.
Ils le qualifient de ‘régime’. Ils disent que la façon dont il traite sa minorité musulmane est cruelle et injuste.
Bientôt, leur point de vue est repris en écho par le ministre Chinois des affaires étrangères qui, dans un discours aux Nations Unies, déclare que la façon dont la Grande Bretagne traite ses minorités est une honte avant d’appeler à des sanctions contre ce pays.

L’ambassadeur Chinois arrive à l’improviste en tant qu’’observateur’ dans une manifestation islamiste à Birmingham.

Quelques manifestants sont blessés. Les grandes chaînes de télévision mondiales diffusent des séquences filmées de l’événement habilement montées pour que la police apparaisse féroce tandis que les provocations contre elle ne sont pas montrées.

Les gens commencent à remarquer la présence dans les villes britanniques d’hommes ayant l’allure d’étrangers, parfois armés.

En l’espace de quelques mois, le pays est plongé dans une guerre civile. Un pays connu pour sa stabilité, son ordre et sa prospérité descend à une allure incroyable dans un chaos violent, jonché partout de ruines, avec quantité de réfugiés, la fumée grasse des incendies et les soupes populaires.

Les habitants désorientés haussent les épaules en signe de perplexité désespérée quand ils lisent la version des événements dans la presse étrangère qui encourage les rebelles, alors même que personne ne sait vraiment qui ils sont. Ils veulent avant toute chose que les combats s’arrêtent.
Les médias étrangers rapportent systématiquement les événements de manière complètement unilatérale, claironnant avec crédulité les atrocités du gouvernement britannique sans aucune vérification. Et puis toutes les principales puissances mondiales s’accordent à autoriser la livraison directe d’armes aux rebelles.

Absurde? Wait and see. Quelque chose un peu dans ce genre est en train de se passer  en ce moment sur une petite échelle en Irlande du Nord où des Américains ont, à titre individuel, aidé à l’achat de bombes et de fusils pour l’IRA, et le gouvernement des Etats Unis a exercé d’énormes pressions sur nous pour que nous cédions aux terroristes.

Et la Chine, qui est sur le point de devenir une puissance mondiale, observe soigneusement tous les précédents que nous avons créées en Yougoslavie, e, Irak et maintenant en Syrie [Hitchens cite la Libye un peu plus loin, NdT].

Je présente mes excuses au vrai ambassadeur de Chine pour avoir inventé cette histoire particulière. Mais les événements que j’imagine ici sont basés sur le comportement réel des puissances  occidentales en Syrie.

Et que ce que les nations font aux autres, on le leur fait subir habituellement en retour en fin de compte.
Je n’aime pas le régime syrien. Pourquoi le devrais-je ? Il n’est guère différent de celui de la plupart des pays du Moyen Orient en ce qu’il se maintient au pouvoir par la peur. La même chose est vraie de pays que nous soutenons, comme l’Arabie Saoudite qui a été gratifiée récemment d’une longue visite du Prince Charles.

En fait l’Arabie Saoudite est si répressive que la Syrie sous Assad fait penser à la Suisse à côté d’elle. Et n’oubliez pas les pays que nous avons libérés auparavant – Irak, Libye – qui sombrent maintenant dans la violence et le chaos.

Tant de nobles idéaux, tant de souffrances et de destructions. Mon vieil ennemi, Mehdi Hasan (qui comprend mieux le monde musulman que la plupart des journalistes britanniques) a relevé avec justesse sur Question Time [émission de la BBC] mardi que notre politique de soutien aux rebelles Syriens était folle au sens clinique du terme.

Ce sont exactement les mêmes islamistes contre lesquels – quand ils sont sur le sol britannique – les ministres du gouvernement se donnent des airs de fermeté et fulminent, exigeant qu’ils soient expulsés, réduits au silence, mis sous surveillance et tout le reste.
Mais quand nous nous trouvons devant les mêmes gens en Syrie, nous voulons leur donner des armes modernes. Un de ces ‘activistes’, un gentleman nommé Abou Sakkar a dernièrement publiquement mordu à pleines dents dans le cœur ensanglanté d’un soldat de l’armée gouvernementale tué récemment.
M. Abou Sakkar invoque son dieu cannibale
Abou Sakkar invoque sa divinité cannibale
 J’avoue avoir eu une haute opinion de William Hague. Je reconnais ouvertement maintenant que j’étais dans l’erreur complète.
Cet homme n’a aucun jugement, aucun bon sens et il est un des pires ministres des affaires étrangères de notre histoire, ce qui veut tout dire.
Sa politique insensée – honteusement encouragée par une BBC qui a perdu toute notion d’impartialité -  crée la guerre là où il y avait la paix.

Malgré tous ses défauts, la Syrie était le dernier endroit où les Arabes chrétiens étaient en sécurité. Ce ne sera plus jamais le cas. Qui profite de ça ? Pas la Grande Bretagne, c’est certain.

Maintenant, le zèle étrange de M. Hague pour une levée de l’embargo de l’UE sur les armes a amené Moscou à promettre la livraison de missiles antiaériens sophistiqués à la Syrie. Israël a menacé de les détruire s’ils étaient déployés. La Syrie a annoncé qu’elle réagirait avec force.

C’est exactement ainsi que commencent les conflits armés majeurs. M. Hague ne fait pas qu’arroser d’essence une maison pleine de gens qui hurlent de souffrance. Il jette aussi des bombes. Il se peut même que certaines personnes veulent vraiment une telle guerre qui aurait l’Iran pour véritable cible.

Elles savent que les ‘armes de destruction massive’ ne marcheront pas une nouvelle fois pour leur propagande. Alors ils prétendent qu’ils luttent pour la ‘démocratie’ en Syrie.

C’est un mensonge éhonté. Sauf s’il est mis un terme à cette aberration, le monde pourrait bien être sur le point de franchir un nouveau cap important dans la descente vers la barbarie.

Cette affaire est si urgent maintenant que je vous invite à demander à vos députés ce qu’ils proposent pour stopper cette glissade volontaire vers une guerre dont presque personne ne veut et qui pourrait facilement ruiner le monde civilisé.

samedi 1 juin 2013

Syrie, propagande et réalités

Comme dans l’affaire libyenne, la crise syrienne a montré que la presse occidentale était une machine de propagande redoutable derrière ses oripeaux de professionnalisme et d’objectivité. Angry Arab nous en livre un exemple que je vous propose traduit en français.
Depuis le début de la crise en Syrie, on nous vend le concept d’une population civile désarmée lâchement massacrée par une armée suréquipée épaulée par des espèces de miliciens cruels, les «shabiha.»
Le moteur de la bestialité du régime étant bien sûr le sectarisme d’une minorité alaouite arc-boutée sur ses privilèges face à une majorité sunnite opprimée et éprise de liberté et de démocratie. Incidemment, on apprend par l’Observatoire Syrien des Droits de l'Homme (OSDH) que près de la moitié des victimes de la guerre en Syrie sont alaouites…
Image
J'ignorais que j'étais alaouite.
Parce que le problème est que ce beau roman n’est en fait qu’un mauvais roman qui ne permet pas de comprendre par quel miracle le régime de Damas n’a été emporté ni par un putsch, ni par l’élan populaire.
De fait, le régime et son armée où, contrairement à ce que raconte le roman concocté à Londres, Paris et Ankara, toutes les composantes de la société sont partie prenante, ont montré une cohésion remarquable qui s’est traduite par un nombre limité de défections.
De la même manière, la population ne s’est pas soulevée, ni par la violence, ni par des manifestations de désobéissance civile.
La seule réalité pour une bonne partie des gens, c’est la peur pour la sécurité de sa famille et les difficultés à se nourrir et à se loger dans une guerre où les opposants Syriens et étrangers ont fait le choix de s’implanter dans des villes qui ne leur avaient généralement rien demandé.
Tel est le cas d’al Qusayr, cette ville moyenne qui est le théâtre de durs combats entre les «rebelles» et l’armée gouvernementale épaulée par le Hezbollah qui sont semble-t-il en passe d’en reprendre le contrôle.
Al Qussayr n’est pas et ne sera pas un nouveau Guernica. D’abord parce que Bachar al-Assad n’est pas un Adolf Hitler Arabe (comme l’étaient avant lui le colonel Nasser er Saddam Hussein sans parler du non arabe Mahmoud Ahmadinejad) et ensuite parce que ça fait longtemps que la majorité des habitants a fui la ville ou en a été chassée au moment où cette dernière est tombée entre les mains des prétendus rebelles.
Ces civils, comme la plupart des civils Syriens se sont soit réfugiés à l’étranger, au Liban tout proche, soit dans des secteurs de la Syrie restés sous contrôle gouvernemental.
Parce que la grande majorité des gens fuit d’abord la guerre, pas le gouvernement.
par As'ad AbuKhalil, Angry Arab 1er juin 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri
Le correspondant bien connu d’un journal occidental au Moyen Orient m’a envoyé ce qui suit:(il/elle ne veut pas être cité(e) : «Franchement, j’ai parlé hier avec des gens qui ont des informations sur Qusayr, ils disent que la plupart des civils sont partis, les quelques centaines qui sont restés sont surtout des proches des combattants, des femmes qui leur font la cuisine etc. c’est vrai qu’il y a eu entre 600 et 700 blessés mais ce sont presque tous des combattants. Les civils, y compris les femmes et les enfants de certains combattants ont évacué depuis longtemps, les rebelles savaient que l’offensive se préparait et ils ne les auraient pas laissés dans la ville. A chaque fois qu’ils [les soldats Syriens] ont progressé dans la ville, il n’y avait pas de civils, ni dans les maisons , ni dans les rues ou les quartiers qu’ils ont pris aux rebelles, ce qui amène l’armée à supposer et à conclure qu’il ne reste plus de civils. Notez qu’Abdallah, quelque soit son vrai nom, le journaliste citoyen/militant a annoncé sur al Jazeera que 40 000 civils sur place allaient être massacrés.  Sur la BBC, le général Idriss a déploré que 50 000 civils dans Qusayr allaient être passés au fil de l’épée par le Hezbollah, mais personne ne lui a objecté le fait que la population entière de Qusayr se situe entre 30 000 et 40 000 personnes au plus et que nous savons que la majorité d’entre eux sont partis avant l’offensive et l’année dernière quand les rebelles ont pris la ville et que plusieurs milliers, 5 000 au total environ, ont quitté la ville au début de l’offensive (ainsi que l’a signalé un organisme de l’ONU qui rendu visite à ces familles déplacées non loin de là), alors comment peut-il y avoir  de 40 à 50 000 personnes dans la ville comme le prétend l’opposition ?
Ce sont ces chiffres [ceux de l’opposition] que la BBC a choisi de citer dans son reportage en ligne !»   

mardi 20 novembre 2012

Du terrorisme juif des années 1940 au terrorisme d'Etat


Document est une émission d’investigation de BBC radio. Le 24 juillet 2006, l’émission était consacrée au terrorisme juif qui sévissait en Palestine avant, pendant et après la seconde guerre mondiale (et qui sévit aujourd'hui sous la forme d'un terrorisme d'Etat).
L’émission avait justement évoqué le complot dont je vous parlais dans mon post précédent, la BBC précisant que le projet de bombardement visait rien moins que le parlement britannique !

Une confirmation de plus, si besoin était, que les sionistes sont les inventeurs du terrorisme moderne à la fois sans foi, ni loi et impitoyable.

Pensez donc, ces terroristes juifs s’en prenaient à une des puissances qui avaient joué un rôle décisif dans la défaite d’un nazisme qui s’était fixé pour tâche, nous disent ces mêmes terroristes, l’extermination des Juifs.

Cherchez l’erreur.

On parle beaucoup aujourd’hui d’internationale terroriste djihadiste ou islamiste. Je me demande si, ce faisant, les commentateurs ne se contentent pas de plaquer simplement le schéma de l’internationale terroriste juive telle que conçue, par exemple, par le groupe Stern.

Il existe un musée du groupe Stern à Tel Aviv (on rappellera qu’il s’agissait d’une organisation fascisante qui a lutté militairement contre l’Angleterre pendant la seconde guerre mondiale).

Musée du groupe Stern à Tel Aviv (plus instructif que Yad Vashem)
Et, entre autres choses, on peut y trouver ce panneau qui recense les activités du groupe Stern à l’international.
Organisation internationale du terrorisme juif selon le Stern Museum
Dommage que l'image soit coupée. Mais vous voyez que l'organisation était active en Syrie et au Liban (renseignement), en Italie (achat d'armes, entrainement de groupes de combat clandestins), en Egypte (cellules clandestines, collecte de fonds, achat d'armes etc.) et en France qui était semble-t-il la principale base européenne du terrorisme juif. La France accueillait en effet l'infrastructure pour les actions en Europe, la confection des lettres piégées et leur expédition à des personnalités en Angleterre, la préparation des actions de sabotage contre des objectifs britanniques et la propagande.

Le Manuel Valls de l'époque avait de quoi faire même si ces gens bénéficiaient de complicités d'un autre calibre que les terroristes qu'on nous désigne aujourd'hui comme des menances pour la "république"  (je ne veux pas dire par là que le risque est nul et que la police ne doit pas agir).

Compte tenu de ce que nous savons, il est assez piquant de voir aujourd'hui William Hague, le chef de la diplomatie britannique, apporter son soutien aux tueurs sionistes à l'oeuvre à Gaza. Des tueurs pourtant dans la même lignée idéologique et d'action que l'organisation terroriste juive qui projetait d'assassiner un de ses prédécesseurs au Foreign Office, Earnest Bevin.
T'es sympa toi William! Docile juste ce qu'il faut.. Je te ferai pas buter par le Mossad.
Une indication supplémentaire de l'état d'abaissement de la classe politique européenne.

Document
Un rendez-vous avec Bevin
BBC, 24 juillet 2006 traduit de l’anglais par Djazaïri

Mike Thomson enquête sur l’insurrection juive en Palestine après la deuxième guerre mondiale et sur un complot en vue d’assassiner le ministre britannique des affaires étrangères, Earnest Bevin. Suivez ce lien pour une série d’images prises par Document pendant la réalisation de ce programme.

En 1946, peu de temps après sa victoire dans la seconde guerre mondiale, la Grande-Bretagne était à nouveau sous la menace. Les insurgés juifs, qui menaient depuis longtemps une guerre insurrectionnelle sanglante contre les troupes britanniques en Palestine, étaient sur ​​le point de porter leur guerre à Londres.

Des documents auparavant top secrets révèlent que équipes de tueurs avaient été envoyés dans la capitale avec liste de cibles à abattre. Il y avait dessus les noms de plusieurs hauts responsables du gouvernement, dont notamment celui du ministre britannique des affaires étrangères, Earnest Bevin.

Des organisations extrémistes comme le groupe Stern (ou Lehi) et l’Irgoun étaient déterminés à mettre un terme au mandat britannique sur la Palestine pour lui substituer un foyer national juif. Des centaines de leurs combattants, ainsi que de nombreux soldats britanniques, furent tués ou blessés dans un affrontement qui connut une escalade après la fin de la guerre [mondiale].

Prêts à tout pour réaliser une percée après l’arrestation ou la mort de beaucoup de leurs membres, les deux organisations avaient créé des cellules clandestines en Grande Bretagne. Il ne fallut pas longtemps aux services de sécurité britanniques pour avoir vent de ce qui se tramait et début 1946, ils lançaient une alerte interne top secrète :
«Des membres du groupe Stern sont en cours d’organisation et sont à l’entraînement. On s’attend à ce qu’ils soient envoyés au Royaume Uni pour assassiner des membres importants du gouvernement de sa majesté, M. Bevin en particulier.»
Dans les mois qui suivirent, un certain nombre de bombes explosèrent à Londres et il y eut une tentative pour larguer une bombe depuis un avion de location sur la Chambre des Communes. Ce dernier projet fut stoppé seulement quand la police française découvrit que des membres du groupe Stern s’apprêtaient à traverser la Manche dans un avion transportant une bombe de forte puissance.

Mike Thomson et l’équipe de Document sont allés à la recherché de l’assassin envoyé pour tuer Earnest Bevin et de l’homme qui lui avait fourni les explosifs dans ce but.

dimanche 14 octobre 2012

Star de la BBC, Jimmy Savile était un vrai philosémite, un sioniste extrémiste et un authentique pédophile


Jimmy Savile n’était sans doute pas bien connu en France. Il était par contre une immense vedette de la télévision en Angleterre, au faîte de sa carrière dans les années 1960 et 1970, époque où il animait des émissions très populaires sur la BBC, notamment ‘Top of the Pops (hit-parade) et “Jim’ll Fix It” (Jimmy va arranger ça), «où il permettait à des enfants de réaliser leurs rêves ».
Jimmy Savile est décédé depuis un an et s’il fait reparler de lui aujourd’hui, c’est moins pour se souvenir de ses talents d’animateur qu’en raison d’un énorme scandale mis au jour par un documentaire produit par la chaîne privée ITV.
Cinq femmes y racontaient avoir été abusées par le DJ et animateur phare de la BBC alors qu’elles n’avaient pas 16 ans. Depuis, d’autres victimes racontent leur calvaire, libérées par la parole des cinq témoins. Le Premier ministre David Cameron a évoqué l’affaire, demandant une enquête policière concernant ces révélations «choquantes» faites à l’encontre de Sir Jimmy Savile.
Comme le dit la presse, les langues de délient et on s’attend à découvrir au moins entre 20 et 25 victimes de l’animateur pédophile.

Un homme qui a bénéficié de protections au sein de la BBC, ce qu’atteste le fait qu’une émission documentaire programmée sur cette chaîne de télévision avait été déprogrammée en raison des allégations qu’il comportait sur les abus sexuels perpétrés par la vedette de la radio-télévision britannique. Il bénéficiait bien sûr d’autres protections, sans doute au niveau politique.
Ce pédophile bien à l’abri était, comme il se doit, très engagé dans des actions caritatives, sans cependant perdre de vue la satisfaction de ses penchants habituels :
Les derniers témoignages recueillis par la presse indiquent que Jimmy Savile aurait aussi agressé sexuellement de jeunes patientes dans des hôpitaux pour lesquels il collectait des fonds.
Une carrière et une action caritative qui avaient convaincu la reine d’Angleterre d’anoblir le pédophile
On a de la peine ici à s’imaginer l’écho qu’a eu la révélation de ce «secret de Polichinelle» en Grande Bretagne où cet individu avait une notoriété dont n’a probablement jamais joui aucun animateur de télévision en France, pas même Jacques Martin ou Léon Zitrone.

La consternation a gagné tout le pays, premier ministre compris et
plusieurs villes ont fait dévisser des plaques érigées à son nom. Son imposante pierre tombale avec l'épitaphe jugée désormais provocante - "C'était bien le temps que ça a duré" - a été démontée à la demande de sa famille et réduite en morceaux.
On a donc là une immense vedette de la télévision et un bienfaiteur de l’humanité doublé malheureusement d’un pédophile invétéré.
Et pour l’instant, c’est probablement seulement le sommet de l’iceberg qui est effleuré et on verra bien si le scandale pourra être contenu dans des limites «tolérables.»

Mais il manque cependant quelque chose dans ce que relate la presse française ou britannique au sujet de Jimmy Savile.

Et c'est toujours intéressant de se demander ce qui manque.
Eh bien voilà ce qui manque :
par Jessica Elgot, The Jewish Chronicle (UK) 11 mars 2011 traduit de l'anglais par Djazaïri
Il affirmait avoir "inventé le disco", mais Sir Jimmy Savile, le DJ et présentateur décédé la semaine dernière,  affirmait avoir fait sa petite part vers la paix au Moyen-Orient.
Sir Jimmy disait qu'il avait tancé le gouvernement israélien en 1975 pour avoir été trop mou après la guerre des Six Jours
 Natif de Leeds, l’animateur amateur de bling-bling qui présentait Jim'll Fix It et Top of the Pops, qui s’était décrit une fois comme «le Catholique le plus Juif que vous connaîtrez jamais», était un chaud partisan d’Israël et, grâce à des courses et des marathons de bienfaisance et à sa participation personnelle, il avait recueilli des fonds pour de nombreuses organisations caritatives dont WIZO (organisation sioniste féminine), Ravenswood et les Amis Britanniques de l’Hôpital Laniado à Netanya.
Sa visite de 10 jours en 1975 en Israël, au cours de laquelle il avait rencontre lé président Ephraim Katzir, avait été organisée par John Levy du Friends of Israel Educational Trust.
Le séjour avait été filmé pour l’émission de la BBC Jim'll Fix It après que Gary Merrie, un enfant de 9 ans de Liverpool, ait demandé «à «voir la terre où Jésus est né.»
Sir Jimmy avait rappelé son conseil aux israéliens : «J’étais arrivé à cette réception. Le président était venu vers moi et m’avait demandé comment j’appréciais mon séjour. J’avais répondu que j’étais très déçu : les Israéliens avaient gagné la guerre des six jours mais ils avaient rendu tout le territoire [le Sinaï, NdT], y compris le seul puits de pétrole de la région, et ils payaient plus aux Egyptiens pour le pétrole que s’ils l’importaient d’Arabie saoudite.
«Je lui ai dit : ‘Vous avez oublié d’être Juif.’ Il m’avait dit : «Voudriez-vous dire ça à mon gouvernement ?’ Le lendemain matin, j’étais à la Knesset ; ils avaient interrompu une réunion du cabinet et je leur ai  dit la même chose qu’au président.»
Jimmy Savile à Tel Aviv en 1975: "Voilà mon cadeau à la jeunesse"
M. Levy se souvient : «C’était un personnage créatif et magnifique d’espièglerie. Bien sûr, c’était un égocentrique, mais il était incroyablement généreux. Il voulait qu’on nous filme marchant de Jérusalem à Bethléem, alors il y a ces passages où on était à la peine dans les monts de Judée. Il avait beaucoup d’amis proches Juifs, c’était un vrai philosémite.  A son retour, je lui avais demandé d’être membre du Friends of Israel Educational Trust et il avait insisté pour que je l’inscrive comme «Ami Spécial.»
Pendant son séjour, Sir Jimmy avait campé près du lac de Tibériade et au kibboutz Lavi où il avait enregistré une séquence de discussion pour «Speakeasy,»son émission à la radio.
Très connu pour sa campagne de sécurité routière «clunk-click» pour inciter au port de la ceinture de sécurité en voiture, Sir Jimmy aimait presque tout en Israël, à une exception majeure près – la conduite. De retour à Londres, après son séjour et une rencontre avec le Moshe Dayan, le ministre des transports de l’époque, il avait présenté à l’ambassadeur d’Israël Gideon Rafael deux films sur la sécurité routière qu’il espérait voir présentés à la télévision israélienne.
Les Mancuniens Pearl Gruber et feu son mari Harold étaient des amis proches de Sir Jimmy et ils l’avaient invité à la batmitzvah de leur fille Sharon en 1968. Mme Gruber avait dit : «Il était si merveilleux ; il avait retransmis son émission radio 'Savile's Travels' depuis la fête de batmitzvah à la Yeshurun Hebrew Congregation de Cheadle. Un des garçons de la fête voulait vraiment devenir disc jockey et il l’avait rendu presque fou.»
Sharon Gruber, qui réside maintenant  à Mill Hill se souvient : «Il était venu à ma batmitzvah dans un costume argent, et les gens chuchotaient ‘Pour qui se prend cet homme, pour Jimmy Savile ?’ Ils ne se rendaient pas compte que c’était vraiment lui !»
Un de ses huit domiciles était un petit appartement au cœur de la communauté juive de Leeds, à Roundhay. Il consacrait beaucoup de son temps au relationnel au restaurant Flying Pizza sur Street Lane, un lieu populaire et très fréquenté dans le coin.
Il était un habitué des dîners pour les œuvres de charité dans les synagogues de Leeds et de Manchester, particulièrement pour les British Friends of Laniado, organisation à laquelle il donnait beaucoup d’argent.
Il avait dit à l’organisation BBYO (B’nai Brith jeunesse) à Leeds : «Je ne sais rien de l’évolution de la communauté juive,» mais visiter Israël lui avait permis de réaliser que «le monde a une grande dette envers la communauté juive.»
Le président des amis de Laniado à Manchester, Dov Hamburger, se souvient de la participation de Sir Jimmy au dîner charitable annuel, pour laquelle il n’avait rien demandé. M. Hamburger déclare : «Je n’ai pas souvenir d’un conférencier qui se soit comporté aussi généreusement avant.»
L’ancienne directrice de Norwood (œuvre destinée surtout aus enfants handicapés avec une structure d’hébergement à Ravenswood. Cette structure est ouverte à tous mais a été impulsée surtout au sein de la communauté juive), Norma Brier, se souvient de la visite de Jimmy Savile au Ravenswood Village en 1989. «Il était venu inaugurer l’exposition de Ravenswood et avait eu un grand succès en circulant dans sa Rolls Royce dorée. Il se promenait et discutait avec les habitants et avait passé beaucoup de temps ici. Nous lui étions vraiment reconnaissants pour son soutien.»
Les mêmes qui lui étaient reconnaissants doivent se demander si leur bienfaiteur ne s’est pas livré à des attouchements sur leurs enfants, leurs petits frères ou petites sœurs ou les pensionnaires de leurs établissements de soins et d’accueil.
L’intérêt qu’exprimait Jimmy Savile pour tout ce qui était juif témoignait peut-être aussi du fait que ses actes de prédation sexuelle s’exerçaient beaucoup sur des enfants appartenant à cette communauté.
En tout cas, le bureau juif d’aide sociale de Leeds a entrepris lui aussi de déboulonner une plaque qui avait été placée en hommage au célèbre animateur.
Pédophile et sioniste, deux mots qui vont très bien ensemble.

jeudi 23 août 2012

L'Armée Syrienne "Libre" utilise un prisonnier pour commettre un attentat "suicide"


Je reprends un post d’Angry Arab à propos d’une vidéo diffusée par la BBC, qui l’a reprise du new York Times, dans laquelle on voit des membres de l’Armée Syrienne Libre essayer de se servir de quelqu’un qu’ils accusent d’être un milicien progouvernemental en le transformant en kamikaze pour commettre un attentat suicide.

 
La camarade Asa, une courageuse journaliste britannique m’a envoyé ceci :
La BBC a fait un reportage sur un article du New York Times avec une vidéo qui montrait un prisonnier censé être un «shabiha» (milicien pro-gouvernemental) utilisé pour perpétrer un attentat suicide »
 
 
Je sais avec certitude qu’elle a été diffusée dans le principal bulletin d’informations de la BBC TV à 22h hier – un responsable respecté d’Amnesty International a condamné cet acte en direct pendant le bulletin.
 
Le clip s’est ensuite retrouvé normalement sur le site de la BBC, mais il a été discrètement retirée aujourd’hui sans aucune explication : "404 - Page Not Found"
Attached is screenshot evidence the page existed on the BBC site
Ci-joint une capture écran qui prouve que cette page existait sur le site de la BBC :
 
Quelqu’un d’autre a chargé cette vidé sur YouTube :
 
 mais cette copie a déjà été retirée aussi «en raison d’un rappel du copyright par la BBC.»
Si c’était vraiment une infraction au copyright, ne pensez-vous pas que c’est le copyright du new York Times qui a été violé ? » Au moment où j’écris, le reportage filmé est visible ici :


Les commentaires en anglais disent en substance qu’on a affaire à une brigade ASL près d’Alep qui s’est installée dans la luxueuse maison avec piscine d’un officier supérieur de la police. Ils traitent bien Abou Hilal leur prisonnier qui porte quand même des traces de coups et à qui ils font miroiter un échange de prisonniers. Ils lui demandent donc de conduire une camionnette jusqu’à un barrage de l’armée gouvernementale où doit avoir lieu l’échange.
Ce que le prisonnier ne sait pas est que la camionnette est chargée de 300 kilos d’explosifs reliés à un détonateur télécommandé.

On peut lire dans le New York Times :
Ils étaient arrivés près d’un barrage de l’armée, dit-il [le responsable ASL]. Tout semblait parfait pour l’attaque. La plupart des soldats étaient endormis. Quelques uns étaient assis à une table à jouer aux cartes. Ses combattants ont pris alors position et l’acte final était en cours.
«Nous [les rebelles] avons dit à Abou Hilal, Vas-y, roule dans cette direction, ton père t’attend là bas, ne fais plus de mauvaises choses à l’avenir, » raconte Hakim. «Et il était si heureux, et il a roulé.»
 
Abou Hilal a arrêté le véhicule au checkpoint. Abdul Hakim Yasin a appuyé sur le bouton du détonateur télécommandé, prêt au flash de la déflagration de plus de 300 kilos d’explosifs. Ce serait alors le signal pour les combattants de passer à l’attaque et de balayer le checkpoint.
 
Rien ne s’est passé.
 
Il a appuyé encore sur le bouton.
 
La camionnette n’a pas explosé.
 
M. Yasin soupçonne que le checkpoint était équipé d’un brouilleur qui a bloqué le signal e la télécommande.
 
Il est maintenant assis dans son bureau, déçu par cet échec, étonné que sa propre famille soit restée intacte [son père un temps prisonnier a été libéré par les forces gouvernementales]. Tous ceux qu’il s’attendait à voir mourir – son père, son prisonnier, les soldats du checkpoint – sont vivants.
 Tout est bien qui finit bien, en quelque sorte.

Ps: ce post est illustratif je pense de ma démarche qui consiste à utiliser pour l'essentiel la presse grand public, mainstream, pour faire ressortir ce qu'elle montre tout en cherchant à l'enfouir, ce qui est un des ressorts des techniques de désinformation et de propagande dans un monde où la liberté de la presse est, dit-on, garantie.

dimanche 10 juin 2012

La vérité sur la Syrie commence à transpirer


Peter Hitchens est un des principaux commentateurs du Daily mail, un journal anglais de tendance conservatrice. Hitchens est lui-même une sorte de « born-again » après avoir été un athée militant. Politiquement conservateur, il a été dans sa jeunesse militant trotskyste, comme quoi … Il est le frère de feu Christopher Hitchens, un intellectuel de gauche bien connu.

Il a décidé de s’intéresser à la Syrie, ce qui donne ce texte qui met en doute la propagande que nous sert habituellement la presse occidentale.
Et il annonce son intention d’apporter d’autres éléments dans les semaines à venir.

Pour tempérer l'optimisme du titre, je rappelle quand même que:
ce n'est pas la vérité qui guidera l'action des Etats Unis et de leurs amis de l'OTAN.

Par Peter Hitchens, The Daily Mail (UK) 9 juin 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

J'ai été contacté par un groupe de femmes occidentales qui vivent en Syrie et qui croient que la plus grande partie de ce qu’on raconte au monde sur ce pays  est faux.

Pour ce que j’ai pu en savoir, ce ne sont pas des affidés du pouvoir et elles sont d’accord pour dire que le gouvernement de Damas est mauvais, mais ce qu’elles sont exactement, elles le disent : des êtres humains ordinaires pris dans une tourmente politique. Pour des raisons évidentes, j’ai promis de protéger leurs identités.

Je vous exhorte à lire ce qui suit, parce que c’est important, parce que nos interventions sous le coup de l’émotion dans d’autres pays ne font aucun bien et parce qu’il est vital que les gens résistent aux tentatives pour nous entraîner en Syrie en nous abreuvant d’une propagande unilatérale.

Cette sorte de propagande a un prix. J’espère que vous cous êtes aperçu de la liste qui continue de s’allonger de ces soldats britanniques altruistes  tués  en Afghanistan pour une cause depuis longtemps abandonnée.
Et j’espère que cous vous êtes aperçu que  la Libye, que nous avons « secourue » il y a quelques mois, est maintenant un Etat en faillite dont le principal aéroport international est récemment passé sous le contrôle de gangsters et où des prisonniers arrêtés injustement  sont affamés et torturés dans des geôles secrètes.

Une de mes sources en Syrie écrit sur les ‘militants’ sont on nous parle tant : « Ces contestataires ne sont pas des gens pacifiques munis de fleurs qui veulent la liberté. Non, ce sont des tueurs armés jusqu’aux dents, qui pratiquent le tir embusqué, qui tirent sur l’armée dans le seul but d’inciter au chaos et à l’émeute.’
Elle accuse les salafistes, les Musulmans ultra-puritains influencés par les enseignements saoudiens, qui haïssent et menacent les minorités syriennes alaouite et chrétienne. Elle dit que beaucoup de ‘militants’ sont  des étrangers, un point de vue partagé par toutes mes informatrices. Beaucoup de ces ‘militants’ sont armés.

Les opérations armée sont un fait bien établi, non condamné par l’ONU qui attaque volontiers le gouvernement syrien parce qu’il se défend. Une autre écrit : ‘J’ai vu des reportages sur des manifestations de l’opposition faits avec des images de manifestations pro gouvernementales, et des images  supposées être prises dans la campagne du nord du pays, qui a connu une année incroyablement humide, et qui semblent avoir été faires dans quelque désert. Les informations acceptées comme vraies par la BBC World News sont tellement biaisées e, ce moment que je ne crois plus rien de ce qu’elle raconte, après lui avoir fait crédit de dire la vérité pendant plus de 60 ans.’
Elle dit avoir discuté avec un homme qui a participé à une marrche à Hama l’été dernier. Il ‘craignait pour sa sécurité, mais on lui avait demandé de porter une rose rouge et in l’avait assuré que tout se passerait dans le calme et l’ordre et, voyant que de nombreux hommes sortis de la mosquée se joignaient à la manifestation avec leurs jeunes fils, il avait accepté. Ils marchaient seulement depuis quelques minutes, sous le regard de policiers non armés sur le côté de la rue, puis un homme à côté de lui a sorti une arme et a tiré, tuant le policier le plus proche.»
Une émeute a suivi, rapportée par les télévisions étrangères comme l’attaque de manifestants pacifiques par la police.

J’espère pouvoir en dire plus dans les semaines à venir.