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lundi 17 janvier 2011

Condamnée à être lapidée puis pendue

"La peine de mort par pendaison infligée à l'Iranienne Sakineh Mohammadi Ashtiani aurait été suspendue." peut-on lire dans plusieurs organes d'information ou même dans la revue féminine ELLE.
En soi, c'est une nouvelle que j'accueille favorablement car l'application de la peine capitale est contraire à  mes convictions, que cette peine capitale soit infligée par pendaison, injection, mortelle, décapitation, chambre à gaz, électrocution ou lapidation.
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La condamnation de Mme Ashtiani aurait été commuée en dix années de prison.

Preuve que le sens du ridicule n'étouffe pas la presse, on peut lire dans Le Point:
"Bien qu'il n'y ait pas eu de décision définitive quant à la lapidation, la peine de mort par pendaison a été suspendue du fait de la grâce sollicitée par ses enfants", écrit Zohre Elahian, président de la commission parlementaire des droits de l'homme, dans une lettre adressée à la présidente brésilienne Dilma Rousseff. La peine de Sakineh, arrêtée en 2006, a été commuée en dix ans de réclusion, précise-t-il.
 Oui, vous avez bien lu, ces barbares de mollahs avaient condamné deux fois Mme Ashtiani à la peine capitale: une première fois par pendaison, une deuxième fois par lapidation. Ou l'inverse, quitte à faire en sorte qu'elle survive à la lapidation avant d'être achevée au bout d'une corde.
Les autorités iraniennes avaient depuis longtemps cependant démenti la condamnation à la lapidation.

mercredi 10 novembre 2010

Que la bête meure!

L'Etat d'Oklahoma fait parler de lui en ce moment. Ne vient-il pas en effet de se hisser à la tête du combat pour la civilisation occidentale en adoptant un amendement interdisant la charia.
Cette décision a été annulée par une cour fédérale car:
«La violation de la constitution est tellement grossière qu'il existe peu de précédent d'une telle magnitude», estime M. Awad dans sa plainte en rappelant le principe constitutionnel de la séparation de l'Eglise et de l'Etat.
Mais dans sa volonté d'être à la pointe de la lutte pour les valeurs occidentales, l'Etat d'Oklahoma a décidé de ne pas en rester puisqu'il vient de demander à pouvoir employer une drogue à usage vétérinaire pour exécuter les condamnés à mort.

L'Oklahoma veut exécuter des détenus avec des drogues réservées à l'euthanasie des animaux
The Daily Telegraph (UK) 10 novembre 2010 traduit de l'anglais par Djazaïri

L'Etat d'Oklahoma aux Etats Unis veut obtenir la permission d'utiliser une drogue normalement réservée à l'euthanasie des animaux pour exécuter les détenus condamnés à mort.

Cette démarche intervient dans le contexte d'une pénurie nationale de thiopental de sodium, le seul anesthésique qui peut être actuellement utilisé aux Etats Unis pour pratiquer les injections mortelles.
Des avocats qui représentent l'Etat d'Oklahoma plaideront au tribunal que le phénobarbital, qui sert aux vétérinaires à euthanasier les chats et les chiens, serait un anesthésique de substitution idéal pour les détenus en instance d'exécution, rapporte le Wall Steet Journal.
Cette drogue est "substantiellement" similaire au thiopental, expliquent des documents présentés au tribunal.

L'Oklahoma doit exécuter John David Duty le 16 décembre, mais ses avocats ont déclaré ne pas vouloir que leur client soit utilisé comme cobaye. Le débat portant sur cette drogue pourrait retarder l'exécution.
Les avocats affirment que la drogue n'avait pas été testée, était potentiellement dangereuse et pourrait faire de l'exécution une forme de "torture". Duty a été condamné pour le meurtre de son co-détenu en 2001.

Le seul fabricant de thiopental aux Etats Unis en a suspendu la production jusqu'en 2001 en raison de la pénurie d'un des ingrédients nécessaires à la fabrication de cette drogue.

En cas d'approbation, le phénobarbital pourrait être utilisé par d'autes Etats des USA pour administrer les injections mortelles

jeudi 14 octobre 2010

Condamnée à la lapidation? Retour sur la condamnation de Mme Ashtiani

Les sionistes me demandent mon point de vue sur l'affaire Sakineh Ashtiani, condamnée en Iran pour le meurtre de son époux. Il st vrai qu'ils tentent de remettre ce dossier au premier plan de l'actualité maintenant que le souvenir de la femme déficiente intellectuelle exécutée aux USA commence à s'estomper.  Qu'on m'excuse si ce post fait un peu réchauffé. Je l'avais effectivement préparé il y a quelques temps, mais je l'avais oublié dans mes archives.

L'affaire Sakineh Mohammadi Ashtiani est des plus compliquées semble-t-il.
Coupable ou innocente de complicité du meurtre de son époux? Difficile à dire compte tenu du brouillard savamment entretenu sur ce dossier.

Punie de coups de fouets ou non? Les versions s'affrontent et se contredisent nettement.

Condamnée à la peine de mort, c'est certain. 

Par lapidation? Ceci a été démenti par les autorités iraniennes.Les autorités iraniennes n'ont en effet jamais parlé de suspension de la peine de lapidation mais de suspension de l'exécution de la peine capitale.
Le démenti par l'Iran de  l'information selon laquelle Mme Mohammedi Ashtiani devait subir la peine de lapidation remonte à début juillet!
L'Iran dément les affirmations de lapidation
Press TV (Iran) 9 juillet 2010 traduit de l'anglais par Djazaïri

L'ambassade d'Iran à Londres a démenti les affirmations de la presse et des organisations des droits de l'homme selon lesquelles le système judiciaire iranien avait condamné une femme à la mort par lapidation.
L'ambassade a affirmé dans une déclaration que les responsables du système judiciaire iranien ont rejeté les informations selon lesquelles Sakineh Mohammadi Ashtiani serait exécutée par lapidation.

"Selon des informations fournies par les autorités judiciaires compétentes en Iran, elle ne sera pas exécutée par lapidation," a annoncé l'ambassade dans une déclaration publiée par The Guardian.

La déclaration indique aussi que ce genre de punition n'a pas été incluse  dans le projet de code pénal islamique en cours de discussion au parlement iranien.

"Il faut signaler que ce genre de sanction a été rarement mis en oeuvre en Iran et divers moyens et solutions doivent être étudiés et épuisés [par le judiciaire] avant d'en arriver à une telle sanction," explique la déclaration.

Cette réaction est venue en réponse à des officiels Britanniques qui ont exprimé leur préoccupation suite à des informations selon lesquelles la condamnée Ashtiani encourait la lapidation pour adultère.

"Si cette peine est exécutée, elle dégoûtera et épouvantera le monde qui va l'observer," a affirmé ce mardi William Hague, ministre Britannique des affaires étrangères, dans une déclaration rapportée par l'Associated Press.

Le moins qu'on puisse dire est que nous sommes dans une espèce de clair obscur savamment entretenu. Une seule certitude, Mme Mohammadi Ashtiani a bien été condamnée à mort et non à la mort par lapidation.

Cette affaire aurait pu être une occasion de lancer un débat dans le monde (et dans le monde musulman en particulier) sur un certain nombre de châtiments: peine capitale, lapidation.
Nous pouvons dores et déjà affirmer qu'il n'en sera rien compte tenu des termes dans lesquels cette affaire a été avancée. Elle n'est, et ne sera, qu'un moyen de plus pour certains gouvernements occidentaux afin de ternir un peu plus l'image du régime iranien dans le cadre de la préparation des esprits à une éventuelle guerre. Les mêmes qui vont pratiquement jusqu'à adopter celle qu'ils appellent maintenant par son prénom, n'ont pas un mot quand il s'agit des peines infligées par le régime qui gouverne l'Arabie Séoudite. ou même encore celui qui est en vigueur en Afghanistan.  La diplomatie française, notamment, n'a jamais bougé le petit doigt pour les victimes d'exécution (y compris par lapidation) en Arabie.
Ces mêmes qui s'émeuvent du sort de Mme Ashtiani sont souvent d'ailleurs ceux qui souhaitent bombarder   l'Iran. Mais nous savons qu'il s'agira de bombardements propres, chirurgicaux et qui ne tueront que des méchants.

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