samedi 11 avril 2009

Qu’on se le dise, il n’y a pas de lobby sioniste

L'article qui suit illustre bien la censure qu'exerce le lobby sioniste dans le milieu universitaire aux Etats-Unis. Si l'entité est, dit-on en Occident, l'unique démocratie du Proche Orient, il faut croire que son usage ne doit être réservé qu'au peuple élu, non seulement dans les frontières qu'il s'est arrogées par la force des armes mais aussi au delà dans la lointaine Amérique.

Le procédé est tout ce qu'il y a de bien rôdé : une ou plusieurs associations étudiantes invitent un orateur à animer une conférence débat ; une ou plusieurs associations d'étudiants sionistes protestent ; l'administration de l'université annule l'événement.

C'est que les associations d'étudiants sionistes ne sont pas de vulgaires petites associations locales. Dans l'exemple présenté, il s'agit d'Hillel, une puissante organisation présente sur la plupart des campus, et pas seulement aux Etats-Unis, et imbriquée dans l'immense réseau des associations et organisations sionistes.

Si on lit attentivement l'article, on comprend que les dirigeants de l'administration ont craint que l'exposé de Norman G. Finkelstein ne soit suivi d'un débat houleux, voire violent au sens physique du terme. C'est certainement que Hillel a laissé entendre à la direction qu'elle devait agir faute de quoi...

Faute de quoi, il y aurait du grabuge sur le campus. Et faute de quoi, l'université pourrait voir certains donateurs se détourner d'elle. En ces temps de crise financière, voilà un luxe que peu d'institutions d'enseignement peuvent se permettre.

Car des organisations sionistes financent cette université puisqu'elle héberge le Strassler Family Center for Holocaust and Genocide Studies dont on imagine la qualité de la contribution à la science historique. Et, nous dit le responsable de l'université, il fallait éviter que la conférence d'un autre spécialiste de l'holocauste ne télescope les conférences prévues à peu près à la même date par le centre Strassler.

Sauf que l'université n'a pas reporté mais annulé la conférence ; et que Finkelstein n'est pas tant un spécialiste de l'holocauste que celui qui dénonce méthodiquement l'exploitation des malheurs des Juifs par l'entité sioniste.

Ce genre de pratiques est difficilement concevable dans le milieu universitaire français quoique... Pour l'heure elles sont réservées à ceux qui d'une manière où d'une autre dépendent de mécaniques entrepreneuriales. N'est-ce-pas Dieudonné ? Mais oui, Siné !


La Clark University annule l'invitation du spécialiste de l'holocauste

Calendrier et controverse invoqués

par Matt Byrne, Boston Globe (USA) 10 avril 2009 traduit de l'anglais par Djazaïri

La Clark University a annulé une conférence-débat prévue à la fin de ce mois et animée par Norman Finkelstein, le spécialiste controversé de l'holocauste, expliquant que sa présence « favoriserait la controverse et non le dialogue ou la compréhension » et serait en conflit avec un autre événement similaire programmé à peu près à la même date.

La Clark University Students for Palestinian Rights, une association d'étudiants du campus de Worcester, avait organisé une prise de parole par Finkelstein le 21 avril, indique Tom Macmillan, président de l'association. Les dirigeants de l'université, cependant, ont soutenu que le thème et le calendrier de cette intervention entraient en conflit avec un événement de nature similaire sponsorisé par l'université.

Dans une lettre au journal du campus universitaire, John Bassett, le président de l'université écrit : « L'université reste déterminée à inviter un large spectre d'orateurs pour encourager la diversité des opinions sur des sujets controversés. Ma décision est motivée par sa programmation prématurée et malencontreuse. »

La prise de parole de Finkelstein entrerait en conflit avec une conférence du même type organisée par le Strassler Family Center for Holocaust and Genocide Studies, programmée du 23 au 26 avril 2009, deux jours après celle de Finkelstein, explique Bassett dans sa lettre. Cette conférence pourrait voir l'intervention de spécialistes de l'holocauste dont MacMillan indique qu'ils pourraient être en désaccord avec Finkelstein.

Même si Bassett écrit qu'il ne croit pas que les étudiants envisageaient Finkelstein comme un affront pour la conférence, il dit penser qu'il pouvait être perçu de la sorte.

« Il est possible que notre compréhension des conflits du Moyen Orient sorte enrichie de discussions avec le professeur Finkelstein, » écrit Bassett dans sa lettre. « Mon jugement est, toutefois, qu'une prise de parole du professeur Finkelstein le même soir que celui de notre conférence prévue de longue date ne pourra que susciter la controverse et non le dialogue et la compréhension. »

John Foley, secrétaire général adjoint de l'université, n'a pas souhaité s'exprimer lorsque nous l'avons contacté hier soir. Jane Salerno, une porte parole de l'université s'exprimera ultérieurement.

Finkelstein avait accepté l'invitation en février, et l'association étudiante avait obtenu des fonds de la part de plusieurs autres associations de l'université pour aider à payer les frais afférents à la conférence.

La polémique a été portée à l'attention de l'administration de l'université après que Hillel, une association juive de l'université, a formulé une objection à la venue programmée de Finkelstein.

Selon MacMillan, Bassett a réuni lundi MacMillan, deux autres membres de l'association et quelques autres cadres de l'université, dont des membres de la sécurité pour discuter de la conférence de Finkelstein.

Lors de la conférence, l'administration a suggéré qu'au moins six agents de sécurité en tenue ou en civil soient présents au cas où le débat deviendrait violent, explique MacMillan.

Finkelstein a été au centre d'une controverse par le passé. En juin 2007, l'université DePaul à Chicago avait refusé la candidature de Finkelstein à un poste de titulaire après qu'une querelle avec le professeur de droit d'Harvard Alan Dershowitz ait connu une escalade quand Dershowitz s'est publiquement opposé à la titularisation de Finkelstein.

Finkelstein affirme dans son livre « Beyond Chutzpah : sur le mésusage de l'antisémitisme et le mauvais traitement fait à l'histoire » qu'Israël se sert des accusations d'antisémitisme pour écarter les critiques, une réponse au livre de Dershowitz « The Case for Israel (en défense d'Israël). »

La décision de Clark de refuser la conférence de Finkelstein intervient moins d'un mois après la démarche similaire d'une faculté de Boston, interdisant à William Ayers, professeur à l'université de Chicago et ancien membre de Weather Underground, de s'exprimer sur le campus à la demande d'une association étudiante.


vendredi 10 avril 2009

La lucidité visionnaire de Léonard Cohen

On ne prétendra pas ici que Léonard Cohen est hostile au sionisme. Je n'en suis pas certain du tout et les informations à ce sujet, même si elles sont rares, laissent à penser qu'il est favorable au sionisme.

Mais Léonard Cohen est avant tout un poète dont la sensibilité absorbe et renvoie ce qu'il y a de beau et de laid dans notre existence, et sa sensibilité poétique a évidemment capté ce que le sionisme avait de laid, même aux yeux du Juif qu'il dit être.

Ce qui donne ce poème daté des années 1970 et qui dénote une lucidité dont peu de politiciens sont capables de faire preuve. Ainsi, Léonard Cohen parle du peuple juif embarqué dans la construction d'un nouveau Dachau, à l'image du camp de concentration du même nom.

Cohen faisait donc déjà à l'époque un rapprochement entre le sort fait aux Palestiniens et les camps nazis, une image pourtant réfutée avec horreur et indignation par la majorité des politiciens Occidentaux, sans parler des sionistes bien entendu.

On ne pourra donc que souscrire aux paroles de cet autre grand artiste qu'est Jean Ferrat :



QUESTIONS AU SHOMRIM:

par Leonard Cohen (tentative de traduction par Djazaïri)

Et mon peuple bâtira-t-il un nouveau Dachau
Pour l'appeler amour,

Sécurité
Culture juive
Pour les enfants aux yeux sombres
Brûlant dans les étoiles

Tous nos chants hurleront-ils
Comme les aigles enragés de la nuit

Dès lors que Yiddish, Arabe, Hébreu et Vietnamien
Sont un mince filet de sang qui marque le côté

De chambres métalliques innommables
Je te connais Chaverim
La jeunesse perdue des nuits d'été de notre enfance
Que nous passions aux coins des rues à découvrir la vie

Dans nos maigres connaissances de Marx et Borochov
Tu m'avais appris la symphonie italienne
Et le Nouveau Monde.

Et fait un sketch sur les enfants Arabes qu'on explose
Tu m'avais appris beaucoup de chansons
Mais aucune aussi triste
Que le napalm tombant lentement dans l'obscurité
Vous étiez nos héros chantants en 48
Oserez-vous vous demander qui vous êtes maintenant

Nous, toi et moi, étions amants autrefois

Car seules les nuits sauvages de lutte dans la neige d'or
Peuvent faire un amour
Nous marchions au clair de lune
Et tu me demandais de mener l'Internationale

Et maintenant mon fils doit mourir
Parce qu'il est Arabe
Et ma mère aussi, parce qu'elle est Juive
Et toi et moi
Pouvons seulement pleurer
Le peuple Juif doit-il
Construire aussi nos Dachaus ?



Leonard Cohen, poème des années1970's

Lien vers le texte original


jeudi 9 avril 2009

Les manuscrits volés de la Mer Morte

La résistance palestinienne est multiforme. Il y a la résistance armée, celle qui apparait avec le plus d'évidence. Mais d'autres formes de résistance toutes aussi importantes existent notamment la résistance culturelle.

Il importe en effet de faire vivre la culture palestinienne car cette dernière a également été pillée par les délinquants sionistes qui ne se sont pas contentés de s'approprier le sol.

L'article que je vous propose illustre un aspect nettement visible de ce pillage pour l'observateur étranger. Il s'agit du pillage par les sionistes des vestiges archéologiques issus des territoires palestiniens occupés après 1967.

Ici, il s'agit tout simplement des fameux manuscrits de la Mer Morte découverts par hasard en 1947. Entreposés et accessibles aux chercheurs initialement à Jérusalem Est, ces manuscrits ont été volés par les pillards sionistes qui se les sont appropriés et se permettent même de les prêter à des musées étrangers. Prêter ce qui ne leur appartient pas est certainement une caractéristique sioniste.

Pour la première fois, mieux vaut tard que jamais, des responsables palestiniens adressent une protestation officielle auprès d'un Etat et d'un musée qui accueillent une partie de ces manuscrits.

Cette démarche est intéressante car, outre qu'elle rappelle la spoliation des Palestiniens, elle participe d'un harcèlement de l'entité sur des principes de droit.

On verra maintenant si le public cultivé des Etats dits démocratiques sera sensible au fait que les objets de sa curiosité sont en réalité des biens volés.


Tempête autour des Manuscrits de la Mer Morte au Royal Ontario Museum

Par Oakland Ross, Toronto Star (Canada) 9 avril 2009 traduit de l'anglais par Djazaïri


Jérusalem – L'exposition programmée d'anciens manuscrits moyen orientaux à Toronto risque de plonger le Canada, et le Royal Ontario Museum (ROM), au milieu de l'interminable conflit entre Israéliens et Palestiniens.

À partir de Juin, le ROM accueillera pour six mois les fameux manuscrits de la Mer Morte dans une exposition organisée en coopération avec le Service des Antiquités Israéliennes.

Mais de hauts responsables Palestiniens ont affirmé que l'exposition enfreignait le droit international et ont appelé le Canada à l'annuler.

Dans des courriers adressés au premier ministre Stephen Harper et à la direction du ROM, les hauts responsables Palestiniens affirment que les rouleaux – généralement considérés comme une des plus grandes découvertes archéologiques du 20ème siècle – ont été acquis illégalement par Israël quand l'Etat juif a annexé Jérusalem Est en 1967.

«L'exposition amènerait à montrer des pièces retirées des territoires palestiniens, » explique Hamdan Taha, directeur général du département archéologique au ministère palestinien du tourisme et des antiquités.

«Je pense qu'il importe que les institutions canadiennes se comportent de façon responsable et en accord avec les obligations du Canada.»

Selon les Palestiniens, l'exposition prévue au ROM viole au moins quatre conventions ou protocoles sur le traitement des biens culturels qui ont été acquis illégalement.

Le Canada comme Israël sont signataires de tous ces accords, disent les Palestiniens.

La lettre de protestation envoyée cette semaine à Harper était signée par Salam Fayyad, premier ministre de l'Autorité Palestinienne, le deuxième personnage de l'Autorité. La lettre au ROM portait la signature de Khouloud Daibes, ministre du tourisme et des antiquités.

« C'est la première fois que j'entends parler de ce problème, » a déclaré hier William Thorsell, directeur du ROM. « Je comprends que les Palestiniens mettent sur le tapis la propriété [des manuscrits]. Mais je suis tout à fait certain que les rouleaux répondent aux critères de la loi. »

Hier, des fonctionnaires du ministère canadien des affaires étrangères n'avaient pas de réactions sur ce dossier au moment où le Star les a contactés.

Les rouleaux ont été découverts dans onze grottes de la côte nord-ouest de la Mer Morte, essentiellement en 1947 et 1956, et leur propriété a longtemps été un sujet de dispute acharnée entre les autorités israéliennes et palestiniennes.

«Nous sommes les gardiens des manuscrits de la Mer Morte, » déclare Phina Shor, chef du département de traitement et de conservation des collections du service des antiquités israéliennes. « En tant que tels, nous avons le droit de les exposer et de les conserver. »

Ecrits essentiellement sur du parchemin et en partie sur du papyrus, les rouleaux renferment environ 900 manuscrits en tout et se sont décomposés tranquillement pendant une vingtaine de siècles jusqu'à leur découverte accidentelle en 1947 par un jeune bédouin Arabe.

Le moment de la découverte coïncidait avec la créaton d'Israël comme Etat indépendant et rencontra un profond écho chez les Juifs, pour les rouleaux en eux-mêmes et aussi pour leur contenu et leurs origines qui semblaient confirmer un lien ancien avec la Terre Sainte qui remonte à la destrucion du second temple juif en 70 après JC – et au delà.

«La découverte des manuscrits de la Mer Morte est un tournant dans l'étude de l'histoire du peuple juif dans les époques reculées, » explique un texte du site web de l'Israeli Museum qui désormais est le lieu de dépôt permanent des rouleaux, « car jamais auparavant un trésor littéraire d'une importance aussi considérable n'avait été mis en lumière. »

Les grottes contenant les rouleaux se trouvaient vers Qumran, dans ce qui est maintenant la Cisjordanie palestinienne.

A partir de 1947 et pendant près d'une décennie, des experts du Rockfeller Museum dans Jérusalem Est, le service des antiquités jordaniennes et l'Ecole biblique et archéologique française ont fouillé les grottes et sauvé les manuscrits dont seulement quelques uns ont été trouvés entiers. Le reste était dispersé en milliers de fragments.

Ecrits principalement en hébreu, et en partie en araméen et en grec, les rouleaux comprenaient environ 200 copies de parties de la Bible juive.

Au départ, les manuscrits furent accueillis au Rockfeller Museum à Jérusalem Est qui était sous contrôle jordanien à l'époque.

Cependant, après la guerre des six jours de 1967, Israël annexa unilatéralement les parties orientales de la ville, un acte que la plupart des pays occidentaux – dont le Canada – considèrent comme illégal devant le droit international. Les Israéliens ont retiré les manuscrits de Jérusalem Est pour les emporter dans la ville occidentale, où ils sont toujours.

Selon Shor, du service des antiquités israéliennes, des parties des manuscrits ont souvent été exposés dans d'autres pays – dont les Etats Unis, la Grande Bretagne, la Suisse, l'Allemagne et l'Australie – au cours des dix dernières années.


La protestation auprès du Canda est peut-être un dossier test pour les Palestiniens.

«Pour ce que j'en sais, le problème n'a jamais été soulevé dans le passé, » explique Thorsell.

Les Palestiniens affirment que les manuscrits figurent parmi les « millions » d'objets qu'Israël a retirés illégalement du territoire palestinien depuis 1967.


L'exposition prévue au ROM est intitulée Les manuscrits de la Mer Morte : des mots qui ont changé le monde. Elle doit se tenir du 27 juin au 3 juillet.


lundi 6 avril 2009

Comment dit-on racisme d'Etat en canadien?

Le Canada, c'est ce grand pays démocratique (aux mains actuellement d'une équipe néo conservatrice) qui vient d'interdire l'entrée sur son territoire du député britannique George Galloway au motif qu'il représenterait un risque pour la sécurité nationale.
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Bon, Galloway, s'il est comme les Canadiens un sujet de sa majesté n'est cependant pas citoyen du Canada, pas plus qu'il ne représente un risque sécuritaire d'ailleurs.


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Le Canada se signale encore par une singulière innovation. On apprend en effet que le gouvernement canadien vient de refuser d'octroyer un passeport à un de ses ressortissants coincé au Soudan, pays où il a été retenu six ans.


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La raison invoquée est la même que celle qui a servi à éloigner George Galloway:
Abousfian Abdelrazik représenterait un risque de nature sécuritaire.
Peu importe que ce risque sécuritaire semble ressortir de l'imaginaire des autorités d'Ottawa. Toujours est-il qu'on n'a jamais vu un gouvernement d'un pays dit démocratique s'ingénier à empêcher le retour d'un de ses nationaux, quitte au besoin à le traduire en justice à son retour au bercail.
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Et comme certains le disent, si l'individu concerné par cette affaire avait eu la peau blanche et s'était appelé Martin, nul doute que les autorités canadiennes auraient fait tout le nécessaire pour le rapatrier, coupable ou innocent.


Quand un scientifique se penche sur le peuple élu, il y a problème.


Indéniablement, les journaux qui laissent leurs archives sur internet apportent un plus. C'est le cas de l'Observer/Guardian britannique qui a publié l'article que je vous propose en 2001.
Il s'agit d'une affaire de censure touchant un travail de recherche scientifique qui a eu le tort, outre d'appeler un chat un chat (un colon un colon fût-il juif) et de montrer que les Juifs indigènes du Moyen-Orient ne différaient en rien génétiquement des Palestiniens.
Ce qui revient à dire, Ô sacrilège, que le peuple élu ressemble comme une goutte d'eau au peuple non élu.
Mais attention, cette similarité génétique ne concerne que les Palestiniens et les Juifs indigènes de la région et pas ceux qui sont venus d'Europe. Ces derniers sont de complets allochtones dans la région proche orientale puisque ce sont tout simplement en majorité des Européens voire des Eurasiens.
Leurs ancêtres, en dépit de leur prétendue loi du retour, n'ont jamais foulé le sol palestinien. Pas plus que les Arabes venus du Hedjaz et du Nedjd ne se sont substitués aux indigènes de Palestine. Ces derniers, au fil du temps, sont soit restés Juifs, soit sont devenus Chrétiens ou Musulmans
Une preuve de plus que l'entreprise sioniste est absolument dépourvue d'une quelconque «légitimité » historique.

Par Robin McKie, rédaction scientifique, The Observer (UK) 25 novembre 2001, traduit de l'anglais par Djazaïri

Une note de recherche montrant que les Juifs du Moyen Orient et les Palestiniens sont génétiquement pratiquement identiques a été retirée d'une importante revue scientifique.
Les universitaires qui ont déjà reçu des exemplaires de Human Immunology ont été invités à arracher les pages fautives et à les jeter.
Un autocensure aussi radicale est sans précédent dans l'édition scientifique et a provoqué une inquiétude générale, entrainant la crainte qu'elle puisse impliquer l'élimination des travaix de recherche qui mettent en cause le dogme biblique.
'J'ai rédigé plusieurs centaines d'articles scientifiques, certains pour les revues Nature et Science, et ça na m'était jamais arrivé avant», a déclaré le rédacteur principal de l'article, professeur espagnol de génétique Antonio Arnaiz-Villena, de l'Université Complutense de Madrid. Je suis stupéfait'.
Le généticien britannique Sir Walter Bodmer ajoute : 'Si le journal n'aimait pas ce papier, il n'aurait tout d'abord pas du le publier. Pourquoi attendre sa parution avant d'agir ainsi?'
La rédactrice en chef du journal, Nicole Sucio-Foca, de l'Université de Columbia, New York, affirme que l'article a provoqué une telle multitude de plaintes par rapport à son contenu politique extrémiste qu'elle a été forcée de le répudier. L'article a été retiré du site Web de Human Immunology, tandis que des lettres ont été écrites aux bibliothèques et aux universités du monde entier, leur demandant d'ignorer ou de préférence de supprimer physiquement ces pages ». Arnaiz-Villena a été renvoyé du comité éditorial du journal.
Dolly Tyan, présidente de l'American Society of Histocompatibility and Immunogenetics, qui gère le journal, a déclaré à ses abonnés que la société est «choquée et embarrassée».
L'article, «L'Origine des Palestiniens et de leur parenté génétique avec les populations d'autres pays méditerranéens», étudie les variations génétiques impliquées dans les gènes du système immunitaire chez les populations du Moyen-Orient.
Comme d'autres recherches antérieures, l'équipe n'ont pas trouvé de données en faveur de l'idée que la population juive différait génétiquement d'autres populations de la région. Ce faisant, l'étude menée par l'équipe remet en cause les affirmations selon lesquelles les Juifs seraient un peuple particulier, un peuple élu et que le judaïsme est seulement héréditaire.
Au Moyen-orient, les Juifs et les Palestiniens ont en commun un patrimoine génétique très similaire et doivent être considérés comme très proches et non génétiquement séparés, établissent les auteurs. La rivalité entre les deux races est donc basée sur la 'culture et la religion, et pas sur des différences génétiques,' concluent-ils.
Mais le journal, ayant accepté le papier plus tôt dans l'année, affirme maintenant que l'article était biaisé politiquement et rédigé en recourant à des remarques 'inappropriées' sur le conflit palestino-israélien. Sa rédactrice en chef a expliqué la semaine dernière au journal Nature qu'elle avait été menacée de démissions en masse de ses membres si elle ne retirait pas l'article.
Arnaiz-Villena déclare n'avoir vu aucune des accusations formulées contre lui, malgré qu'on lui a promis la possibilité de voir les lettres envoyées au journal.
Il admet avoir utilisé dans l'article des termes qui prêtaient le flanc à la critique. Il y a une référence aux 'colons' juifs qui vivent dans la bande de gaza, et une autre parle des Palestiniens qui vivent dans des camps de 'concentration.'
'J'aurais peut-être du utiliser le mot 'settlers' au lieu de colons, mais quelle différence en réalité ? dit-il. (aucune, NdT).
'Et certes, j'aurais du écrire camps de réfugiés, pas camps de concentration, mais compte tenu du fait que j'évoquais des camps qui se trouvent hors d'Israël – en Syrie et au Liban – ça fait difficilement de moi un anti juif. Les références à l'histoire de la région, celles qui sont supposées être politiquement offensantes, ont été extraites de l'Encyclopaedia Britannica et d'autres ouvrages de base.'
Après les démarches faites par le journal, et l'annonce de protestations massives contre l'article, plusieurs scientifiques viennent d'écrire à la Society of Histocompatibility and Immunogenetics pour soutenir Arnaiz-Villena et pour protester contre cette mainmise despotique.
L'un d'entre eux déclare : 'Si Arnaiz-Villena avait trouvé des preuves que le peuple juif était très particulier, et non pas ordinaire, vous pouvez être certain que personne n'aurait objecté aux phrases contenues dans l'article. C'est une affaire très triste.'

dimanche 5 avril 2009

Les langues continuent à se délier sur l’influence du lobby sioniste aux Etats-Unis.

Les effets de l'ouvrage de John Mearsheimer et Stephen Walt ne cessent de se manifester aux Etats-Unis où les langues de hauts responsables se délient au sujet de l'influence du lobby sioniste sur la politique de leur pays.

Ces hauts responsables ne sont ni antisémites, ni même particulièrement hostiles à l'entité sioniste. Simplement, ils aimeraient que la politique étrangère de leur pays soit conçue d'abord en fonction des intérêts de ce dernier. Ce qui, selon eux, n'est apparemment pas le cas.

Après Chas Freeman, c'est au tour de John Gunther Dean, un ancien ambassadeur des Etats-Unis, de se livrer à des accusations contre l'entité sioniste, dont celle d'avoir attenté à sa propre vie et à celle de sa famille à Beyrouth en 1980. Son tort ? Avoir noué des contacts avec l'Organisation de Libération de la Palestine.

Dans cette époque nouvelle (et ultime avant sa disparition) qui s'annonce pour le sionisme, il ne restera aux partisans de Sion, outre la force brutale, que le black-out sur les informations qui pourraient choquer les opinions occidentales et la propagande (en général sous couvert «d'experts» agréés par les ambassades sionistes).


Un diplomate Etatsunien écrit à propos des menaces israéliennes

Par Barbara Crossette, The Nation (USA) 31 mars 2009, traduit de l'anglais par Djazaïri

Après l'accusation portée par Chas Freeman sur le blocage de sa nomination comme chef du National Intelligence Council par un « lobby israélien, » les mémoires en instance de publication d'un autre éminent ambassadeur ajoutent de nouvelles accusations fracassantes au débat. L'ambassadeur John Gunther Dean écrit que, au cours des années, il n'a pas seulement fait l'objet de pressions de la part d'organisations pro israéliennes et d'officiels à Washington mais qu'il a été aussi visé par une tentative d'assassinat inspirée par Israël en 1980 au Liban où il avait inauguré des liens avec l'Organisation de Libération de la Palestine.

Les soupçons de Dean selon qui des agents Israéliens auraient aussi pu être impliqués dans le mystérieux accident d'avion qui avait tué en 1988 le général Zia ul Haq, président du Pakistan, avait finalement abouti à la décision par Washington de le déclarer inapte psychologiquement, ce qui l'avait contraint à se retirer des affaires étrangères après trente ans de carrière. Après son retrait du service public, il a été réhabilité par le Département d'Etat, décoré pour ses états de services et finalement encouragé à écrire ses mémoires. Agé maintenant de 82 ans, Dean considère les attentions positives dont il a fait l'objet comme prouvant que les accusations d'aliénation mentale (qu'il qualifie de staliniennes) étaient fausses, supposition qui sera confirmée ultérieurement par un ancien directeur du service médical du Département d'Etat.

Dean, dont les mémoires sont intitulées « Zones de Danger: le combat d'un diplomate pour les intérêts de l'Amérique,» était ambassadeur des Etats-Unis au Liban en août 1980 quand un convoi de trois voitures qui le transportait avec sa famille avait été attaqué près de Beyrouth.

«J'avais été la cible d'une tentative d'assassinat par des terroristes qui utilisaient des fusils automatiques et des armes anti tank fabriqués aux USA et livrés à Israël, » écrit-il. « Des armes payées par les Etats-Unis et fournies à Israël étaient utilisée dans la tentative d'assassiner un diplomate Américain ! » Après cet événement, les théories conspirationnistes avaient fleuri au Moyen orient sur l'identité des organisateurs possibles de l'attentat et de ses motifs. Le Liban était dangereusement divisé en factions.

Le Département d'Etat avait enquêté, explique Dean qui n'a jamais été informé des résultats obtenus. Il écrit « avoir été au téléphone pendant trois semaines » pour ne rencontrer qu'un mutisme officiel à Washington. Depuis, Dean a appris d'experts en armement aux Etats-Unis et au Liban que les armes et les munitions utilisées pour l'attentat avaient été données par les Israéliens à une milice chrétienne alliée avec eux.

«Je sais avec une certitude absolue que le Mossad, le service de renseignements israélien, était impliqué à un niveau ou à un autre dans l'attentat, » écrit Dean qui rappelle les sévères critiques qu'il a subies de la part des politiciens et des médiats israéliens pour ses contacts avec les Palestiniens. «Sans aucun doute, notre allié israélien a essayé de me tuer en se servant d'un intermédiaire. »

Les mémoires de Dean, qui doivent être publiées en mai pour le compte de l'Association for Diplomatic Studies et des Training Memoir Series par New Academia Publishing, ont été lus et approuvés pour publication par le Département d'Etat avec seulement quelques changements mineurs, ne touchant pas aux points les plus importants soulevés par Dean. Le fil conducteur de son livre est que la diplomatie américaine devrait servir les intérêts américains, non ceux d'un autre pays même ami. Juif dont la famille avait fui l'holocauste, Dean avait mal vécu ce qu'il percevait comme le présupposé, même chez certains élus du Congrès, qu'il promouvrait les intérêts d'Israël dans sa mission d'ambassadeur.

Dean, qui parle français couramment, a commencé sa carrière diplomatique en ouvrant des missions américaines dans les nations nouvellement indépendantes d'Afrique occidentale au début des années 1960 avant de servir au Vietnam (ou il se considérait lui-même comme un « dissident loyal ») et fut ambassadeur au Cambodge (d'où il emporta le drapeau américain devant l'avanc ée Khmer Rouge), au Danemark, au Liban, en Thaïlande (où Chas Freeman fut son adjoint) et en Inde. On lui doit d'avoir évité un bain de sang au Laos dans les années 1970 en négociant un gouvernement de coalition incluant les communistes et les partis non communistes.

A l'occasion, c'était un diplomate qui provoquait le débat, n'hésitant pas à contredire ses supérieurs, et il prit souvent – et prend encore – des positions à contre courant. Il a toujours pensé, par exemple, que les Etats-Unis auraient dû essayer de négocier avec les Khmers Rouges au lieu de laisser le Cambodge dominé par leur horrible brutalité.

Ambassadeur en Inde dans les années 1980, il avait soutenu la politique de Rajiv Gandhi, le premier ministre de l'époque, consistant à aboutir à une sorte de coalition neutre en Afghanistan qui aurait pu empêcher l'instauration d'un Etat fondamentaliste islamique par les Moudjahidin armés par les USA et le Pakistan. Plusieurs années après le retrait soviétique d'Afghanistan, l'Inde continua à appuyer Najibullah, un brutal chef de la sécurité communiste que les troupes soviétiques en retraite avaient laissé derrière elles. Après l'avancée des Moudjahidin sur Kaboul, Najibullah avait refusé une proposition onusienne de sauf conduit pour l'Inde. Il fut abattu et son corps pendu à un lampadaire.

C'est au milieu de la phase finale du rôle des Soviétiques en Afghanistan que Dean s'est heurté au Département d'Etat pour la dernière fois. Après la mort du général Zia en août 1988, dans un accident d'avion qui avait également causé la mort d'Arnold Raphael, l'ambassadeur US au Pakistan, Dean a appris par de hauts responsables à New Delhi que le Mossad pouvait être à l'origine de l'accident au cours duquel le pilote et le copilote avaient été apparemment été neutralisés ou ont perdu le contrôle de l'appareil. Des soupçons existaient également sur un rôle éventuel de membres du Research and Analysis Wing, l'équivalent indien de la CIA. Israël et l'Inde s'inquiétaient des travaux du Pakistan sur l'arme atomique – la « bombe islamique. »

Dean était si préoccupé par ces informations, et la tentative du Département d'Etat de bloquer une enquête exhaustive du FBI sur le crash au Pakistan qu'il décida de rentrer à Washington pour des consultations directes. Au lieu des réunions qu'on lui avait promises, il fut informé que sa mission en Inde était terminée. Il fut envoyé en virtuelle assignation à domicile en Suisse dans une maison appartenant à la famille de son épouse Française, Martine Duphenieux. Six semaines plus tard, il était autorisé à rentrer à New Delhi pour récupérer ses biens et rentrer à Washington où il donna sa démission.

Soudainement, son dossier médical fut nettoyé et ses autorisations de sécurité rétablies. Il fut désigné pour la Distinguished Service Award et reçut une lettre de félicitations du Secrétaire d'Etat George Shultz. « Des années plus tard, » écrit-il dans ses mémoires, « j'ai appris qui avait ordonné le diagnostic d'inaptitude mentale à mon encontre. C'était le même homme que celui qui m'avait congratulé avec tant d'effusions après mon départ – George Shultz. »

Interrogé par téléphone la semaine dernière à son domicile parisien sur les motifs de George Shultz, Dean a seulement répondu, « Il a été forcé de le faire. »

Comme d’habitude motus et bouche presque cousue...

Oui, motus et bouche presque cousue car seulement trois médiats francophones en parlent sur la toile : le magazine Elle, le quotidien La voix du Nord et la Presse Canadienne.

On sait que le gang sioniste vient de renouveler son gouvernement. Un gouvernement d'extrême droite selon les critères en vigueur en Europe avec, en son sein, un certain Avigdor Lieberman à côté de qui Jean Marie Le Pen ou Jorg Haider font figure de gauchistes impénitents.

Certes la hasbara, la propagande sioniste, a entrepris de vendre ces personnages aux opinions occidentales en les présentant comme tout à fait fréquentables. Cette offensive propagandiste a été particulièrement nette sur France Inter ces derniers jours.

Mais bon, ce n'est pas le sujet de ce post puisque, ainsi que vous pouvez le constater en cliquant sur les liens proposés, l'objet du silence presque total de la presse francophone est la manipulation par des journaux ultra orthodoxes de la photo de présentation du nouveau gouvernement en charge de l'organisation délinquante sioniste.

En effet, les journaux en question ont manipulé cette photo, l'un pour effacer les deux membres femmes de ce gouvernement, l'autre pour carrément les remplacer par des hommes.

Voilà un sujet qui aurait sûrement eu plus d'écho s'il s'était agi d'un journal d'un pays musulman qui se serait livré à ce genre de manipulation de l'image.

Vous pouvez voir ci-dessous, grâce au Washington Post, la photo originale et la photo retouchée par un des journaux : les ministres Yated Neeman et Sofa Landver ont été remplacées par Ariel Atias et Moshe Kachlon.