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vendredi 30 octobre 2015

Selon le député britannique Gerald Kaufman, au moins la moitié des attaques au couteau en Palestine sont des inventions de la propagande sioniste

Gerald Kaufman est un député travailliste qui siège à la Chambre des Communes à Londres. J'ignore si il est antisioniste, ce dont je doute quelque peu, mais c'est quelqu'un qui n'hésite pas à appeler un chat un chat et à désigner l'agresseur et la victime dans le conflit qui oppose sionistes et Palestiniens.
Et pour lui, les victimes sont clairement les Palestiniens. Non seulement il le pense, mais il le fait savoir publiquement en n'hésitant pas par exemple à s'exprimer sur le conflit en Palestine d'une manière qu'on aurait du mal à imaginer en France. Et imaginez-vous une photo comme celle présentée ci-dessous avec un député du Parti Socialiste?
Gerald Kaufman et Ismaïl Haniyeh leader du Hamas
Gerald Kaufman et Ismaïl Haniyeh leader du Hamas en 2012
Certes, M. Kaufman est de confession juive. Mais il y a déjà un moment que ce n'est plus une protection suffisante quand on parle de l'entité sioniste. Pour comprendre ce que je veux dire, il suffit de voir qu'en France les médias ont été capables de faire passer pour raciste patenté un... métis, je veux parler de l'humoriste Dieudonné vous l'aurez compris.
Des médias français qui auraient d'ailleurs des leçons à prendre auprès de M. Kaufman sur la manière de traiter des récentes attaques à l'arme blanche qui ont visé des colons sionistes en Palestine occupée.
Le député britannique n'hésite pas à qualifier au moins la moitié d'entre elles d'inventions de la propagande sioniste.
En France, la presse (libre) semble trouver tout à fait normal qu'on exécute un Palestinien de sang froid pour peu qu'un officiel sioniste affirme que ce dernier était bien armé d'un couteau (de cuisine le plus souvent).

Le député travailliste Gerald Kaufman accuse le gouvernement d'être influencés par «l'argent juif»

Il a également dit que « plus de la moitié » des récentes attaques à l'arme blanche contre des Juifs en Israël sont des inventions
par Doug Bolton, The Independent (UK) 30 octobre 2015 traduit de l'anglais par Djazaïri
Dans un discours prononcé au parlement à l'occasion d'une réunion de soutien à la Palestine,le député travailliste Sir Gerald Kaufman aurait accusé Israël d'avoir inventé un certain nombre d'informations sur des attaques à l'arme blanche contre des Juifs, et il a affirmé que le parti Conservateur est influencé par « l'argent juif ».
Selon la Jewish Telegraph Chronicle, Kaufman, député de Manchester Gorton et doyen de la Chambre basse, a déclaré à son auditoire pendant un événement organisé par le Palestinian Return Centre, que le gouvernement est devenu plus pro-israélien ces dernières années en raison des dons financiers provenant d'organisations juives.
« C'est l'argent juif, les dons juifs au parti Conservateur – comme pour les élections générales de mai – le soutien de The Jewish Chronicle, tout ce genre de choses, qui influencent les Conservateurs, » a-t-il dit.
« Il y a en ce moment un groupe important de parlementaires conservateurs qui sont pro-Israël en toutes circonstances et qui ne s'intéressent ni à ce que fait Israël, ni à ce que fait le gouvernement israélien. »
Il a ajouté : « Ils ne sont pas intéressés par le fait quel les Palestiniens vivent sous oppression, et peuvent être tués par balles à tout moment. Rien que ces derniers jours, les Israéliens ont assassiné 52 Palestiniens et personne n'y accorde d'attention et ce gouvernement [Cameron] s'en fiche. »
Kaufman en est ensuite venu à soutenir que « plus de la moitié » des attaques à l'arme blanche qui se sont récemment produites en Cisjordanie, à Jérusalem et dans le reste d'Israël étaient des inventions, dans des propos qui ont été enregistrés par le blogueur David Collier.
Faisant lecture d'un courriel envoyé par un ami qui réside à Jérusalem Est, Kaufman a dit : « Plus de la moitié des annonces d'attaques à l'arme blanche ont été complètement fabriquées. Pour l'autre moitié, certaines sont avérées, tandiq que pour d'autres, on ne peut rien en dire étant donné que les Palestiniens ont été exécutés et que personne n'a posé de questions. »
« Il y a autre chose, ils en sont venus au point de tuer des gens d'allure arabe et ces quelques derniers jours, ils ont tué deux Juifs israéliens et un Erythréen simplement parce qu'ils avaient l'air d'Arabes. »
« Ils ont inventé une histoire de coup de couteau pour justifier les assassinats avant de découvrir que ce n'étaient pas des Palestiniens. »
Kaufman faisait allusion à un incident qui a eu lieu plus tôt ce mois-ci quand un Erythréen a été tué par une foule en colère qui croyait à tort qu'il était le complice d'un assaillant arabe.
Le Palestine Return Centre qui a organisé la table ronde au cours de laquelle Kaufman s'est exprimé est un cabinet d'études qui s'intéresse aux questions relatives aux Palestiniens dispersés [en exil, NdT] et à leur retour en Israël [Palestine, NdT].
Kaufman est membre du parlement depuis juin 1970, ce qui fait de lui le député en activité qle plus ancien à la Chambre des Communes. Il es juif et est depuis longtemps un critique virulent d'Israël et du gouvernement israélien.

dimanche 13 juillet 2014

Le monument à la mémoire du jeune Palestinien brûlé vif vandalisé deux fois

Pendant que Benjamin Netanyahou livre sa guerre raciale contre Gaza avec l'assentiment de Flanby 1er à qui il a dicté la prise de position honteuse publiée sur le site de l'Elysée, la même guerre raciale est en cours à Jérusalem avec des bandes de Juifs qui quadrillent le centre ville à la recherche d'Arabes à agresser.
Et ils le font sans être inquiétés par la police qui veille au contraire sur leur sécurité .
Voilà qui rappelle bien des choses aux Algériens en particulier.
Mohammed Abu Khdeir est mort brûlé vif par des tueurs sionistes. Il n'avait que 16 ans, mais faisait moins que son âge
Mohammed Abu Khdeir est mort brûlé vif par des tueurs sionistes. Il n'avait que 16 ans, mais faisait moins que son âge

Le monument à la mémoire de l'adolescent palestinien vandalisé pour la deuxième fois

On rapporte à nouveau des agressions contre des Arabes à Jérusalem, avec des groupes dextrémistes qui arpentent la capitale en scandant « Mort aux Arabes »
par Nir Hasson, Haaretz (Sionistan) 12 juillet 2014 traduit de l'anglais par Djazaïri

Pour la deuxième fois en une semaine, un monument à la mémoire de Mohammed Abu Khdeir, l'adolescent assassiné à Jérusalem-Est a été vandalisée.
Le monument, sur le lieu où le corps du jeune de 16ans a été découvert dans la forêt de Jérusalem le 2 Juillet, a été construit mardi dernier par plusieurs dizaines d'habitants de Beit Zayit et de Jérusalem, qui ont spontanément organisé le mémorial. Ils se sont recueillis sur le site, ont construit le monument avec des roches environnantes et disposé des guirlandes de fleurs en mémoire du jeune habitant de Shoafat [quartier de Jérusalem] assassiné.
Le mémorial a été construit sur la portion de terrre carbonisée où Abu Khdeir a été brûlé vif par ses meurtiers. Trois personnes ont été arrêtées sur la présomption d'avoir tué le garçon pour des motifs nationalistes.
Le mémorial avait été vandalisé une première fois par des assaillants non identifiés le jour même de sa construction. « Quelqu'un a fait usage d'un peu de force pour le détruire, » explique Yoav Laff, un habitant de Beit Zayit et un des initiateurs du monument.
Deux jours après, jeudi, des membres de Hoar HaOved VeHalomed et de Dror Israel, deux mouvements de jeunesse, ont reconstruit le site et se sont brièvement recueillis en mémoire d'Abu Khdeir.
Après une visite sur place samedi, il semble bien que quelqu'un a àde nouveau vandalisé le monument, retiré certains blocs de pierre qui le constituent et éparpillé les guirlandes de fleurs.
Dans le même temps, on rapporte de nouvelles agressions contre des Arabes, et d'agresions contre des Arabes motivées politiquement à Jérusalem. Jeudi, un chauffeur de bus arabe a été agressé dans la ville, et samedi une bagarre motivée politiquement a éclaté entre Juifs – l'un d'eux ayant dit qu'il y a des Arabes innocents et a alors été attaqué à coup de bouteille et hospitalisé.
D'autres témoins rapportent que des militants et des adolescents d'extrême droite continuent à arpenter le centre ville en criant « Mort aux Arabes » à la recherche d'Arabes à agresser. Des organisations de gauche dans la capitale ont organisé plusieurs équipes dont le but est de protéger les passants palestiniens, soutenant que la police a été négligente dans la prise en charge de ce phénomène.
L'avocat Avner Pinchuk, de l'association pour les droits civiques en Israêl a écrit au procureur général Yehuda Weinstein pour exiger qu'il ordonne à la police de traiter ce problème avec fermeté. « Nous avons du mal à imaginer une situation dans laquelle un groupe de ruffians arabes quadrillerait une ville dans laquelle des Juifs vivent et travaillent en criant « Mort aux Juifs », avec une police qui les escorterait tant qu'ils n'agresseraient pas physiquement des Juifs. La différence de traitement quand il s'agit d'émeutiers arabes donne l'impression d'un parrainage par la police, et pour cette raison il faut l'empêcher, » a écrit Pinchuk.

jeudi 6 février 2014

Scarlett Johansson, le boycott des colonies sionistes et le Financial Times

 L'actrice américaine Scarlett Johansson a fait beaucoup pour mieux faire connaître les actions de boycott culturel, économique et commercial qui visent le régime sioniste.
Ce n'était pas volontaire de sa part, mais en préférant les dollars proposés par l'entreprise sioniste SodaStream à la mission d'ambassadrice de l'ONG britannique Oxfam, elle a en quelque sorte révélé au monde l'absence de principes moraux et l'éthique particulière qui caractérisent le projet sioniste.
par Stephanie Westbrook, via Mondoweiss
C'est cette réflexion que développe le Financial Times dans un éditorial. Le fait que ce journal qui est le porte voix des milieux financiers de Londres et d'autres métropoles du capitalisme évoque ainsi cette question dans des termes sans ambiguïté, donne une idée de l'exaspération qui commence à gagner ce que je désignerai par le raccourci simplificateur de « communauté des affaires ».
Un éditorial qui sonne aussi comme un avertissement de ce qui pourrait arriver tantôt : un boycott généralisé des échanges avec l'entité sioniste, comme celui qu'avaient connu en d'autre temps la Rhodésie (aujourd'hui Zimbabwe) et l'Afrique du Sud.
La défense de son sponsor par Scarlett Johansson est naïve
The Financial Times (UK) 31 janvier 2014 traduit de l'anglais par Djazaïri
La décision de l'actrice Scarlette Johansson de ne plus être une ambassadrice d'Oxfam, l'organisation caritative pour la justice sociale, et de continuer à être une ambassadrice de la marque SodaStream, une compagnie israélienne qui fabrique des machines pour produire des boissons gazeuses chez soi dans une usine située en Cisjordanie occupée, pourrait être tenue pour aussi négligeable qu'une tempête dans un verre de limonade. Il ne devrait pas en être ainsi.
La vedette du film "Lost in Translation" a braqué accidentellement le projecteur sur un problème important – celui de savoir s'il est juste ou légitime de faire du commerce avec des entreprises qui opèrent dans des colonies israéliennes illégales sur le sol palestinien – tout en donnant par inadvertance un éclairage positif sur al campagne pour boycotter Israël tant qu'il ne se retire pas de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est – une question distincte, du moins pour jusqu'à présent.
SodaStram fabrique certains gazéificateurs [de boissons] à Maale Adumim, la plus grande colonie israélienne en Cisjordanie, illégale au regard du droit international. L'usine fait travailler environ 500 Palestiniens et prétend promouvoir l'emploi et la coexistence pacifique entre Arabes et Juifs. Mlle Johansson affirme que la compagnie « construit un pont vers la paix entre Israël et la Palestine ». C'est de la naïveté, tout comme la confusion qu'elle fait entre ce point de controverse et le mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) qui prône l'isolement d'Israël.
Le statut des colonies est clair au regard du droit international même si Israël choisit de l'ignorer et d'accroître sa colonisation du territoire palestinien, tout en faisant mine de négocier sur la création d'un Etat palestinien. L'an dernier, l'Union Européenne (UE) a adopté des dispositions pour interdire les subventions destinées à des organismes opérant dans des colonies illégales. L'UE a cependant laissé Israël participer au programme Horizon 2020 – Israël est le seul Etat non membre à participer à ce programme de recherche-développement de 80 milliards d'euros – rendant ainsi la haute technologie israélienne éligible aux financements publics européens dès lors qu'ils ne sont pas utilisés dans les colonies.
Ce n'est pas un boycott. C'est l'application du droit. Il reste que si Israël poursuit son occupation et repousse les conditions pour la paix négociées par le Secrétaire d'Etat John Kerry, de telles distinctions deviendront obsolètes. Les fonds de pension européens ont déjà commencer à retirer leurs investissements dans les banques israéliennes qui ont des succursales dans les colonies.
Les dirigeants israéliens, depuis les anciens premiers ministres Ehud Barak et Ehud Olmert à Tzipi Livni et Yair Lapid, les ministres de la justice et des finances du gouvernement actuel de droite de Benjamin Netanyahou ont prévenu qu'Israël sera confronté à l'ostracisme sauf sen cas de conclusion d'un accord avec la Palestine. Aujourd'hui, ce sont les colonies qui sont visées. Mais les choses pourraient facilement évoluer vers un boycott généralisé.
Il est malhonnête de voir du romantisme dans les actions de colonisation. L'occupation jette en prison des milliers de jeunes hommes palestiniens, donne leurs terres et leur eau aux colons, démolit leurs maisons et fragmente le territoire restant avec de nombreux checkpoints et des routes ségrégées. Il n'existe pratiquement aucune base minimale pour une économie. Pour créer des emplois palestiniens, il faut mettre un terme à l'occupation et laisser les Palestiniens construire les fondations d'une économie – pas construire des « ponts vers la paix » sur la terre d'un autre peuple sans sa permission.

lundi 24 juin 2013

Pas de marionnettes pour les enfants de Jérusalem occupée

Jérusalem-Est est un territoire occupé aux termes du droit international, ce qui n’empêche par les autorités sionistes d’affirmer qu’elle fait partie de leur territoire et que ce sont donc ses «lois» qui s’y appliquent.

Ce qui signifie que l’Autorité Palestinienne, supposée être une esquisse du futur Etat palestinien n’a en aucune manière à se mêler de près ou même de très loin de ce qui se passe à Jérusalem-Est.

Par exemple, l’Autorité Palestinienne ne saurait contribuer au financement d’un festival de marionnettes pour enfants, parce qu’une telle contribution signifie la mort de ce festival.

C’est en tout cas le prétexte utilisé par les services de sécurité sionistes pour ordonner la fermeture provisoire du théâtre qui devait accueillir ce festival, malgré les dénégations du directeur de la salle de spectacles.

Outre des troupes palestiniennes, le festival devait voit la participation de compagnies venues  de Norvège, de France et de Turquie.

Notez bien que le festival n’a pas été officiellement interdit mais qu’on a simplement rendu son déroulement matériellement impossible. 

 AFP, The Jordan Times (Jordanie) 24juin 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri

Jérusalem - Les autorités israéliennes ont ordonné la fermeture temporaire d'un théâtre à l'est de Jérusalem, l'empêchant d'accueillir le festival de marionnettes pour enfants, ont déclaré la police et le directeur du théâtre.

Le  théâtre Hakawati a placé des affiches sur ses fenêtres pour annoncer qu’il était fermé du 22 au 30 juin, suite à la réception d’un ordre du ministre de la Sécurité intérieure, Yitzhak Aharonovitch, au motif que son parrainage alléguée par l'Autorité palestinienne (AP) était illégal. 
Theâtre El Hakawati à Jérusalem-Est
Theâtre El Hakawati à Jérusalem-Est
"Aharonovitch a décidé vendredi de fermer le théâtre Hakawati pendant une semaine parce que ses activités étaient organisées sous les auspices de l'Autorité palestinienne," a déclaré à l’AFP le porte parole de la police Luba Samri. 

Le metteur en scène Mohammed Halayiqa a condamné la décision qu’il a qualifiée de  «honteuse», affirmant que l’AP n'a pas participé au Festival international de marionnettes qui a été financé par des dons provenant de l'étranger et est destiné aux enfants.

 «Les services de sécurité israéliens m'ont convoqué jeudi et vendredi pour me poser des questions sur la source du financement", a-t-il déclaré à l'AFP. 

 «Leurs sources, disaient-ils, leur avaient indiqué qu'il était financé par l'Autorité Palestinienne, et on m'a remis une ordonnance de fermeture du théâtre pour cette semaine, ce qui empêche le déroulement du festival." 

Halayiqa a expliqué que le personnel avait fait de gros efforts pour décorer le théâtre en particulier pour les enfants, et il a insisté auprès des services de sécurité israéliens sur le fait que le festival n'avait absolument aucun liens politiques.

C'était la première fois que le théâtre Hakawati est fermé pour une telle durée depuis son ouverture il y a près de 20 ans, a déclaré Halayiqa, ajoutant qu'il ferait appel de la décision.

Une porte-parole du ministère de la sécurité intérieure d'Israël à déclaré à l'AFP: "Le théâtre a été fermé car il fonctionne sous les auspices de l'Autorité palestinienne, sans l’autorisation requise par la loi. Une notification à cet effet a été transmise au directeur du théâtre. 

"Le ministère de la sécurité intérieure ne s'oppose pas à des activités artistiques et culturelles pour les enfants de Jérusalem-Est, dès lors qu’elles sont menées conformément à la loi», a-t-elle dit.

dimanche 28 avril 2013

Palestine: la vérité continue à sortir de sa boîte


Les terroristes sionistes, qu’ils soient armés d’un fusil, d’un stylo ou même simplement de leurs langues de vipères, ont un discours bien huilé sur les étapes de leur projet colonial ainsi que sur la phase décisive qui a amené à la proclamation d’un Etat juif sur le sol palestinien.

Le problème est que ce discours est un tissu de mensonges et que la vérité comme mue par une volonté autonome n’a de cesse de se manifester pour de faire connaître.
On sait le travail accompli en ce sens par les historiens Palestiniens ou autres ainsi que par les militants de la cause de la Palestine.

Beaucoup reste à faire cependant, notamment pour propulser les résultats de ce travail dans le discours ordinaire des médias et pour en faire l’arrière-fond obligé de toute réflexion publique sur la question palestinienne.

L’ouverture de certaines archives et l’information sur leur contenu par la presse y contribue utilement, comme cet article du Guardian sur les rapports des services de renseignements britanniques concernant la situation en Palestine et, par voie de conséquence dans le reste de cette région arabe, à la veille de la première guerre arabo-sioniste.

Ces archives confirment ce qu’on savait déjà, c’est-à-dire la confiance peut-être naïve des Arabes dans un règlement pacifique de la question de l’indépendance palestinienne, l’activisme terroriste des sionistes aussi bien contre les forces britanniques que contre les Palestiniens, et la préparation des mêmes terroristes sionistes à l’accaparement par la force du maximum de territoire possible. 

Les autorités britanniques avaient prévu la guerre – et la défaite arabe – en Palestine en 1948

Des rapports britanniques déclassifiés documentent l’intensification du conflit, l’approbation par l’opinion publique juive de la position pro-terroriste de ses dirigeants et observent que les armées des pays arabes étaient le «seul espoir» des Palestiniens.
Par Richard Norton-Taylor, The Guardian (UK) 26 avril 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri 

Le gouvernement britannique savait dès le moment où il avait envisagé le retrait de ses forces de Palestine il y a plus de 60 ans que la partition du territoire et le fondation de l’Etat d’Israël aboutiraient à la guerre et à la défaite des Arabes, ainsi que le montrent clairement des documents secrets rendus publics. 
Image
Mai 1948: barbelés séparant secteurs juif et arabe de Jérusalem
Ces documents, qui ont une remarquable résonance contemporaine, révèlent comment les autorités britanniques se contentaient de regarder les colons juifs prendre le contrôle de toujours plus de terres arabes. 

Pendant les semaines qui ont précédé la partition de la Palestine en 1948, quand la Grande Bretagne avait renoncé à son mandat onusien, les organisations terroristes juives avaient accru le nombre de leurs attaques contre les forces britanniques et les combattants arabes, montrent les documents du Colonial Office.

Et ils révèlent comment les hauts fonctionnaires britanniques étaient occupés à décider la meilleure manière de se répartir entre eux deux Rolls-Royces et une Daimler.

Les documents, disponibles aux national Archives, montrent comment, dans des remontées routinières d’informations à Londres, les fonctionnaires britanniques à Jérusalem décrivaient une montée régulière de la tension au moment où la Grande Bretagne, les Etats Unis, l’ONU et les sionistes s’orientaient vers la partition de la Palestine.

Dès octobre 1946, deux ans avant la partition, les officiels britanniques avaient averti Londres que l’opinion publique juive s’opposerait à la partition «sauf si la part [de territoire] juive était agrandie au point de rendre  la proposition complètement inacceptable pour les Arabes.»

Les fonctionnaires britanniques avaient prévenu le Secrétaire aux colonies George Hall: «L’opinion publique juive… a approuvé l’attitude de ses dirigeants pour lesquels le terrorisme est la conséquence naturelle de la politique générale du gouvernement de Sa Majesté,» comme le déroutement des bateaux qui transportent des immigrants Juifs «illégaux »

Les dirigeants Juifs [sionistes] modérés qui avaient peur d’être qualifiés de quislings, avaient signalé à Londres ces fonctionnaires Britanniques, en référence à ceux qui avaient collaboré avec l’Allemagne nazie dans les pays occupés [l’officier Norvégien Vidkun Quisling était en effet un genre de Philippe Pétain nordique, NdT]. Le rapport suivant des services de renseignements parlait des «pressions efficaces que les sionistes en Amérique sont en position d’exercer sur le gouvernement des Etats Unis.»

Après la multiplication des attaques violentes perpétrées par les militants sionistes du groupe Stern et de l’Irgoun, les officiels britanniques rapportaient en 1946 : «Les dirigeants Arabes semblent encore disposés à différer une opposition active [armée, NdT] tant qu’existe une chance de décision politique acceptable pour les intérêts arabes.» Mais ils prévenaient : «Il existe un vrai danger et une vraie crainte qu’une quelconque nouvelle provocation juive puisse entraîner des actes de rétorsion isolés qui déboucheront inévitablement sur une extension des affrontements entre Juifs et Arabes.»

Un rapport daté d’octobre 1947 parle de Menahem Begin, le chef de l’Irgoun, affirmant dans un entretien avec la presse que «la lutte contre l’envahisseur britannique se poursuivra jusqu’à ce que le dernier [britannique] quitte la Palestine.»

Begin sera plus tard élu premier ministre d’Israël et signera un traité de paix avec le président Egyptien Anouar Sadate en 1979, ce qui vaudra aux deux dirigeants d’être récompensés par le prix Nobel de la paix.

Début 1948, les officiels Britanniques signalaient que “les Arabes ont subi une série de défaites écrasantes.” Ils ajoutaient : «Les victoires juives… ont réduit le moral des Arabes à zéro et, à l’exemple de leurs ineptes et couards dirigeants, ils fuient par milliers les zones de peuplement mixte. Il est maintenant évident que leur seul espoir de récupérer leur position repose sur les armées régulières des Etats arabes.» 

Londres était avertie: “La violence arabo-juive a maintenant diffusé dans pratiquement toute la Palestine.” Quelques jours plus tard, les officiels Britanniques parlaient de «conflits mutuellement destructeurs» et d’un «afflux régulier de volontaires Arabes» venant des pays voisins. 

Les documents montrent que deux ans auparavant, les agents de renseignements britanniques avaient signalé «des indices inquiétants de renouveau de l’intérêt et de l’activité politiques chez les  Palestiniens Arabes ordinaires… La décision d’accepter l’entrée des expulsés de Chypre [des Juifs expulsés dans des camps sur cette île] malgré les quotas d’immigration,  l’impression que le gouvernement de Sa majesté avait fait des concessions en cédant devant les pressions et le terrorisme juifs… ont  contribué à éveiller les sentiments de l’opinion publique arabe.»

Comme maintenant, mais pour des raisons très différentes, la Syrie était au centre des préoccupations des puissances occidentales. «Le nationalisme arabe va vers une nouvelle crise. C’est particulièrement notable en Syrie,» observait un rapport rédigé pendant la seconde guerre mondiale pour les officiers du renseignement britannique et les responsables de la propagande. 

L’opinion répandue alors était que le Liban et la Syrie pourraient être rendus à la France une fois la guerre terminée. «Le Syrie pourrait être le théâtre du prochain acte de la Révolution Arabe,» ajoutait le rapport en référence à l’humiliation ressentie dans le monde arabe.

Ce rapport de temps de guerre établi pour les chefs du renseignement britannique affirmait que le nationalisme arabe avait une «nature double… un mouvement rationnel et constructif ouvert à l’influence et à l’aide occidentales [et] un mouvement émotionnel de révolte contre l’Occident.»

Il concluait: «Le conflit entre ces deux tendances sera tranché pendant la génération actuelle. Le premier objectif de la politique des puissances occidentales doit être d’empêcher le triomphe de la deuxième tendance. 

Parmi les documents classifiés rendus publics aujourd’hui, on trouve un rapport sur la manière de répartir des voitures entre les diplomates et les agents du renseignement britanniques qui devront rester à Jérusalem après la partition. Une Rolls-Royce  sept places était décrite comme une «grosse voiture rapide.» Le problème, notait le rapport, était que le Haut Commissaire britannique en Palestine, le général Sir Alan Gordon «a l’intention de la ramener au pays pour s’en servir dans le protem [sic] au Royaume Uni » [son poste provisoire ?].

Winston
Daimler de Churchill. Daimler est une marque anglaise. Comme Jaguar qui l'a absorbée, elle est aujourd'hui la propriété de l'industriel  Tata (Inde)
Une autre Rolls-Royce était présentée comme “une excellente voiture sauf pour les longs déplacements dans le pays parce qu’elle n’a pas assez de puissance dans les collines.» Une automobile Daimler blindée était décrite comme «la voiture anti-raid aérien du Roi » quand elle était en Grande Bretagne était signalée comme «lente à cause de son poids.»

L’Etat d’Israël a été proclamé le 14 mai 1948. Le lendemain, les derniers soldats Britanniques se retiraient et la première guerre israélo-arabe commençait.

dimanche 30 décembre 2012

Le dessinateur Carlos Latuff médaille de bronze de l'antisémitisme!


La Centre Simon Wiesenthal est une ONG basée à Los Angeles et qui intervient dans le domaine des droits de l’homme, de la tolérance et plus spécialement de la tolérance à l’égard des droits de l’homme juif, c’est-à-dire de l’antisémitisme.
De fait, la tolérance du Centre Simon Wiesenthal ne s’étend pas à la préservation d’un cimetière musulman de Jérusalem Ouest où le centre est en train de bâtir un musée de la  tolérance» au sens où il l’entend.
Le Centre Simon Wiesenthal n’a qu’un rapport indirect avec le fameux chasseur de nazis du même nom.
Comme l’explique Wikipedia, le centre a repris le nom de Simon Wiesenthal
bien qu'il ne soit pas lié avec Wiesenthal lui-même, qui déclarait cependant : « J'ai reçu beaucoup d'honneurs au cours de ma vie. Quand je mourrai, ces honneurs disparaîtront avec moi. Mais le Centre Simon Wiesenthal me survivra comme mon héritage ».
Ces propos lénifiants de Simon Wiesenthal ne sauraient cependant occulter le fait que ce dernier a cédé son nom contre des espèces sonnantes et trébuchantes comme une vulgaire marque.

La grosse affaire du centre Simon Wiesenthal, c’est donc la lutte contre l’antisémitisme dans une acception très large puisqu’elle inclut tout discours hostile ou seulement critique à l’égard de l’entité sioniste (ou Etat Juif). Ne parlons bien entendu pas des palestiniens qui ont le tort d’agir pour recouvrer leurs droits…

L’article de Wikipedia reprend justement un certain nombre des hauts faits du Centre Simon Wiesenthal comme ses accusations d’antisémitisme envers le président vénézuelien Hugo Chavez ou sa pseudo-information sur un projet de réglementation en Iran pour contraindre les juifs de ce pays à porter des signes distinctifs.

Ces gens là on, comme on le voit, un culot inouï, ce qui ne les empêche pas le Centre Simon Wisenthal de conserver un statut consultatif auprès d’une instance comme l’UNESCO ou le Conseil de l’Europe.

Où de proposer un classement des personnalités ou organisations les plus antisémites. Le classement 2012 vient justement de sortir and the winner is

Le mouvement des Frères Musulmans actuellement au pouvoir en Egypte.

Le centre Simon Wisenthal reproche notamment la déclaration suivante à Mohammed Badie, le guide moral de la confrérie :
 «Les juifs ont dominé la terre, répandu la corruption dans le monde, versé le sang des croyants et profané par leurs actions des lieux saints. Les sioniste n’entendent que le langage de la force et ils ne céderont que par la contrainte, ce qui ne pourra se faire que par la guerre sainte. »
Je n’ai pas vérifié si le centre a rapporté fidèlement les propos de Mohammed Badie. J’en serais cependant étonné.

La médaille d’argent échoit au régime iranien qu’on aurait pourtant pu considérer comme le favori de la compétition.

A l’appui de cette distinction, nous avons droit à une citation (même remarque que pour la précédente citation) de l’affreux Mahmoud Ahmadinejad :
“Il y a maintenant 400 ans qu’un affreux clan sioniste dirige les grandes affaires de ce monde et, dans la coulisse des cercles dirigeants des grandes puissances mondiales, dans les structures politiques,  médiatiques, monétaires et bancaires du monde, ce sont eux qui prennent les décisions , à tel point que dans une grande puissance avec une très importante économie et une population de plus de 300 millions d’habitants, les candidats à la présidentielle doivent baiser les pieds des sionistes pour s’assurer la victoire électorale.»
La médaille de bronze revient à un artiste, en l’occurrence un caricaturiste brésilien d’origine palestinienne, Carlos Latuff.

Il est notamment reproché à Carlos Latuff d’avoir calomnié le premier ministre Benjamin Netanyahou dans des dessins comme celui ci-dessous :
netanyahu-gaza-massacre

Ce dessin a été fait par Latuff pendant la dernière opération sioniste contre la bande de Gaza, un «conflit déclenché par le Hamas contre l’Etat juif » selon le Centre Simon Wiesenthal
Comme l’observe le site Jews sans Frontières, Latuff semble avoir été extrêmement vexé de recevoir cette médaille de bronze. Il se montre ici lui-même recevant la médaille des mains du rabbin Marvin Hier, le patron du Centre Simon Wiesenthal.
Latuff upset
Carlos Latuff reçoit sa médaille de bronze des mains du rabbin Marvin Hier

Charlie hebdo devrait proposer une collaboration à Carlos Latuff (fermeture définitive du magazine garantie !)



lundi 3 décembre 2012

Saint-Etienne: soutien aux prisonniers politiques palestiniens

A l’initiative de l’Association France-Palestine Solidarité

Campagne de soutien aux prisonniers politiques palestiniens

 « Rendons-leur leur dignité et leur liberté ! »

le Vendredi 7 décembre 2012

à partir de 19h,

à la faculté de Lettres rue Tréfilerie,  Saint-Etienne (42)
amphi J01

Rencontre-débat avec Jean-Claude Lefort

Ex- coordonnateur du comité national de soutien à Salah Hamouri

Ils sont aujourd’hui 4581 à croupir dans les geôles israéliennes. 4581 hommes, femmes, enfants, détenus en toute illégalité au regard  du droit international, dans l’un des 28 centres de détention, centres d’interrogatoire et autres prisons administrées par l’Etat d’Israël. Certains sont des personnes malades, mais on leur refuse des soins. Certains, plus de 200, sont des mineurs, mais on empêche leurs parents de leur rendre visite. Plusieurs d’entre eux ont moins de 12 ans.

Certains sont des militantes et des militants, ayant eu une activité de résistance contre les forces armées qui occupent leur pays, en Cisjordanie, à Gaza ou à Jérusalem ; d’autres sont des membres du Conseil Législatif Palestinien, des responsables politiques, des élus, dont l’attitude n’a pas plu à  l’occupant ; d’autres sont simplement des parents des premiers, arrêtés pour faire pression sur eux et faire régner la peur dans la population. En vertu de la  procédure dite  de « détention administrative », Israël peut les garder sous les verrous pendant trois mois sans leur signifier de chef d’inculpation ni les faire passer en jugement, et la procédure est indéfiniment renouvelable.

La campagne que nous menons a pour but  de demander la libération immédiate et sans condition de tous les prisonniers politiques palestiniens ; de mobiliser et de sensibiliser l’opinion publique sur ces violations des lois internationales, et d’apporter un soutien concret aux prisonniers.

Député du Val de marne, Jean-Claude Lefort  a été vice-président de ce qui fut finalement la Mission d'information parlementaire sur le Rwanda ; il se trouva en désaccord avec les conclusions finales du rapport de la Mission et refusa d'en être co-auteur. I[]l a déclaré en août 2006 que les « crimes de guerre commis au Liban par l'armée israélienne devraient être jugés par la Cour pénale internationale. [] Aujourd’hui président de l’AFPS, il a été  coordonnateur    du Comité national de soutien à Salah Hamouri jusqu’à la libération de celui-ci et anime la campagne de parrainage des prisonniers palestiniens.


mercredi 17 octobre 2012

Jérusalem est arabe, la preuve par Grenade


Une fondation culturelle espagnole vient faire la nique aux autorités sionistes à Jérusalem même en venant rappeler que cette ville est arabe : musulmane, chrétienne et juive, mais arabe.
Et la démonstration en est faite in situ avec une exposition sur le royaume de Grenade sous le règne des dynasties ziride et nasride. 

Pour ceux que ça intéresse, les Zirides étaient une famille originaire d’Achir dans l’Algérie actuelle et ils tiraient leur nom du fondateur de la dynastie, Ziri Ibn Menad. L’émir Bologhin, le fils de Ziri est le (re)fondateur de la ville qui porte toujours le nom qu’il lui a donné : al Djazaïr (les îles dans une forme de pluriel archaïque).

Ce sont les vicissitudes de l’histoire et des luttes intestines qui ont amené une branche de la famille ziride à établir son pouvoir à Grenade tandis que deux autres rameaux demeuraient au Maghreb, l’un d’entre eux gouvernant sur ce qui correspond à peu près à la Tunisie actuelle, l’autre sur une partie du Maghreb central, établissant sa capitale dans une ville nouvelle, la Qalaa (Qalaa beni Hammad). 

Les Zirides étaient des Berbères, appartenant à la branche chiite (fatimide) de l’Islam au départ.
La dynastie nasride était par contre d’origine arabe semble-t-il et n’a de toute façon gouverné qu’en Espagne, jusqu’à la disparition de l’Etat musulman de Grenade. 

Une exposition présente à la vieille ville la vie sous les dynasties ziride et nasride
Par Ana Carbajosa, El Pais (Espagne) le 17 oct 2012 traduit de l’espagnol par Djazaïri 

C’est dans un magnifique bain arabe de l’époque mamelouk, en plein cœur de la vieille ville de Jérusalem qu’a atterri le royaume de Grenade. Une exposition espagnole, dédiée à recréée la vie des dynasties ziride et nasride, a été inaugurée la semaine dernière à Jérusalem Est, la partie palestinienne de la ville, asphyxiée par le conflit avec les Israéliens et où la vie culturelle est presque anecdotique.
Juan Carlos González-Santiago et José Manuel Vera Borja signent les photos de l’exposition
Sur les 30 photographies accrochées aux murs blanchis à la chaux du hammam, on peut voir des édifices représentatifs de ce que fut le royaume de Grenade entre le 9ème et le 15ème siècle. Devant eux, défilent quelques uns des 350 figurants volontaires de villes et villages andalous qui, vêtus de costumes d’époque, ont participé au consortium du millénaire du royaume de Grenade qui travaille depuis deux ans à la commémoration de la fondation en 1013 de cet Etat islamique dans la péninsule ibérique.

Les scènes que peut découvrir celui qui visite Jérusalem, de l’entrée de la vieille ville à la porte de Damas et celles qu’il peut voir ensuite dans l’exposition ne sont pas si différentes. La casbah de Malaga, la madrasa de Grenade, le palais de Mondragon à Ronda… les tours, les décorations, les arches et jusque aux personnages qui apparaissent dans les photographies de l’exposition sur le royaume de Grenade, détonnent à peine avec les abords immédiats du quartier musulman de la ville fortifiée de Jérusalem, annexée par Israël en 1967.  
Ronda: fontaine du palais Mondragon

C’est la première fois que le royaume de Grenade débarque dans le monde arabe. Un Palestinien entre deux âges, chargé d’accrocher les photos avant l’inauguration officielle, s’étonne devant la calligraphie arabe et les extraits du Coran qu’on peut voir dans une des salles de l’Alhambra.

«Ce qui nous intéresse, c’est de voir les choses que nous avons en commun, les parallélismes,» explique Carmen Pozuelo de la Fondation Legado Andalusi (héritage andalou) et commissaire de l’évènement tout en travaillant au montage d’une exposition qui se confond avec l’environnement. 

Les rais de lumière qui filtrent par les ouvertures des voûtes du hammam Al Ayn sont très semblables à ceux des bains de Fiñana. La fontaine qui trône dans la salle principale de l’édifice qui accueille l’exposition, rappelle beaucoup celle du palais de Mondragon. Ce sont des parallélismes qui tiennent à leur fonction mais surtout à un héritage commun que l’exposition "Alma Desgranada: viaje a la memoria del reino de Granada" (égrenage de l'âme: voyage dans la mémoire du royaume de Grenade) essaye de mettre en évidence.

Juan Carlos González-Santiago et José Manuel Vera Borja signent les photos de l’exposition qui se posera bientôt au Caire et ensuite au Qatar.

mardi 24 avril 2012

Discutons confortablement assis en attendant le deuxième "holocauste"


Les députés  Michael Ben-Ari  et Aryeh Eldad semblent apprécier ce canapé

Ils ont l'air bien sympathiques ces deux messieurs d'un certain âge qui se détendent confortablement assis sur un canapé.
Le caractère incongru de cette scène, de deux personnes qui conversent gentiment sur un canapé, vient du fait qu'elle se passe dans la rue, ce qui renforce en un sens le caractère chaleureux de cette image et nous rend les personnages sympathiques.

Sauf que cette image est en fait un condensé de ce qu'est la colonisation sioniste puisque nous sommes en réalité devant deux parlementaires de l'entité sioniste (Michael Ben-Ari, à gauche, et Aryeh Eldad) qui fêtent l'expulsion d'une famille palestinienne à Beit Hanina, un quartier de Jérusalem occupée en prenant la pose et en conversant agréablement sur la canapé de la famille en question.


Ces salopards, qui devraient savoir que bien mal acquis ne profite jamais très longtemps, posent leurs derches sur le mobilier d'autrui tandis que huit terrosites sionistes (des colons) se sont installés dans la maison de la famille Natcheh
 "Nous sommes au début de la constitution d'un nouveau quartier juif dans le secteur, ce qui créera une séquence continue de quartiers juifs au nord de Jérusalem," a déclaré Eldad à l'organe en ligne des colons Israel national News. Seule la ténacité des propriétaires fonciers Juifs et d'Aryeh King du National Land Redemption Fund ont finalement permis la réussite de ce jour et nous sommes certains que les instances judiciaires seront requises dès à présent pour expulser les squatters Arabes de toutes les propriétés juives du secteur." Ben-Ari et Eldad ont "fixé des mézouzas" à l'intérieur de la maison, marquant ainsi rituellement sa prise sous contrôle.
Ce qui est décrit ici fait effectivement penser à la progression d'une tumeur maligne dont le but est de parachever la destruction de la société palestinienne

Et quand on voit ces deux délinquants sur la photo, on a vraiment la conviction qu'ils sont terrifiés par la perspective du deuxième "holocauste" dont l'Iran, dit-on, les menace!

via le site de Philip Weiss

lundi 3 janvier 2011

Rouleaux de la Torah à prix cassés!

Je ne vais pas faire trop de commentaires ici, les faits sont assez parlants, une véritable métaphore de l'organisation de la criminalité. J'ai traduit par 'rénover' ce qui veut sans doute dire 'maquiller' comme dans le vol de voitures 
Notez bien que vous avez le rabbin et les membres d'une bande arabe. A aucun moment on ne nous dit que le rabbin fait partie de la bande. Pardi, c'est lui le chef de la bande!

Le rabbin dirige un réseau de trafic de rouleaux de la Torah
Trois membres arabes d'une bande, un rabbin d'Elad arrêtés après que des policiers infiltrés révèlent qu'ils travaillaient ensemble pour voler, restaurer et revendre des rouleaux de la Torah à des prix cassés.
par Eli Senyor, Yediot Aharonot (Sionistan) 2 janvier 2011 traduit de l'anglais par Djazaïri

Coopération interreligieuse et nationalités dans le monde du crime. Au terme d'une longue enquête par infiltration, un rabbin et trois Arabes ont été arrêtés ce weekend sur présomption de vol d'une dizaine de rouleaux de la Torah.

On soupçonne le rabbin et un certain nombre d'autres personnalités religieuses d'avoir commandé auprès des membres arabes de la bande des dizaines de livres volés, certains d'une valeur s'élevant à 28 190 dollars pièce. Les quatre hommes ont été arrêtés et la police doit procéder à l'arrestation d'autres suspects impliqués dans cette affaire.

L'enquête a été conduite ces dernières semaines par des agents de police infiltrés en attendant que la bande commette une erreur de nature à la démasquer. Toute l'affaire a commencé après l'accumulation d'informations selon lesquelles des rouleaux de la Torah étaient disponibles à prix réduits sur le marché ultra-orthodoxe.

Après le lancement de l'enquête, les pistes ont amené les enquêteurs à s'intéresser à un rabbin de la ville d'Elad qu'on soupçonne d'avoir dirigé le réseau de trafic de livres sacrés. Aves les progrès de l'enquête, il est apparu clairement que le rabbin avait l'habitude de "commander" des livres à une bande de cambrioleurs Arabes qui lui donnaient les rouleaux dérobés dans les synagogues.

Le rabbin payait seulement quelques dizaines de shekels [1 shekel = 0,21 €] pour chaque rouleau et après les voir 'rénovés', il les vendait dans divers cercles religieux qui ne savaient qu'ils achetaient en réalité le produit de vols.

Des communications téléphoniques enregistrées par la police ont montré clairement que le rabbin savait que la bande avec laquelle il était en relation volait les rouleaux dans des synagogues mais ne semblait apparemment pas gêné par ce fait.

 Alors qu'elle surveillait les membres de la bande, la police les a vus effectuer le travail préparatoire à une effraction dans une synagogue du centre de Jérusalem. Après avoir réuni suffisamment de preuves, le rabbin a été arrêté avec les trois membres de la bande. 70 rouleaux de la Torah, peut-être volés, ont aussi été saisis.

D'autre suspects, qui ont aidé à la rénovation et la vente des livres après les vols, ont été également arrêtés. Le tribunal a décidé de prolonger le maintien en détention du rabbin et des trois membres de la bande.

jeudi 27 mai 2010

Emanuel Rahm, mon compagnon d'infortune

Emanuel Rahm, le chef de cabinet de l'administration Obama se trouve actuellement à Jérusalem.
Pas en mission officielle, non, mais pour célébrer la Bar-Mitzva de son fils.
Oui, car Emanuel Rahm est un sioniste tout ce qu'il y a de convaincu puisqu'il a même servi dans l'armée de l'Etat voyou, prétendu juif.
N'empêche qu'il a été bien accueilli par des sionistes plus ultra que lui qui l'ont traité d'antisémite au cours d'une manifestation. Ce que Rahm appelle un accueil chaleureux.

Antisémite, tiens tiens...

lundi 8 mars 2010

Henning Mankell et la Palestine: une analyse lucide et sans compromis

Vous connaissez sans doute Henning Mankell ou Kurt Wallander, le policier qui est le personnage principal de la plupart de ses romans et qui a inspiré un feuilleton télévisé. Je n'ai malheureusement vu aucun épisode du feuilleton, mais j'ai énormément apprécié les livres de Mankell qui brossent un tableau saisissant de la Suède actuelle.
Je savais Mankell épris de justice, hostile notamment au racisme, lui qui vit désormais au Mozambique par choix personnel et non attiré par exemple par une quelconque activité lucrative. J'ignorais par contre sa sympathie pour la cause de la Palestine, sympathie qu'il a exprimé, au retour d'un séjour en Palestine occupée, dans les colonnes du journal suédois Aftonbladet. Oui, ce même journal qui avait sorti l'affaire du trafic d'organes prélevés sur les victimes des tueurs sionistes.
Le texte de Mankell est limpide et se passe donc de commentaires. Et seuls les moins lucides ne partageront pas son analyse.
Merci à Philip Weiss de m'avoir aiguillé sur ce texte traduit du suédois vers l'anglais (je pense que le texte n'est pas disponible en français)


Bloqué par l'apartheid
par Henning Mankell, Palestine Festival of Literature 2 juin 2009 traduit de l'anglais par Djazaïri

Il y a environ une semaine, j'ai visité Israël et la Palestine. Je faisais partie d'une délagation d'écrivains avec des représentants de diverses parties du monde. Nous venions participer au Festival Littéraire Palestinien. La cérémonie d'ouverture devait se tenir au Théâtre National Palestiniens à Jérusalem. Nous venions juste de nous rassembler quand des soldats et des policiers Israéliens lourdement armés sont arrivés et ont annoncé qu'ils allaient interrompre la cérémonie. Quand nous avons demandé pourquoi, ils ont répondu: vous êtes un rique pour la sécurité.

Prétendre que nous posions à ce moment une menace terroriste réelle pour Israël est absolument dépourvu de sens. Mais en même temps, ils avaient raison: nous représentons une menace quand nous venons en Israël et exprimons ouvertement nos points de vue sur l'oppression de la population palestinienne par Israël.  Elle peut se comparer à la menace que moi-même ainsi que des milliers d'autres avaient autrefois représenté pour le système d'apartheid en Afrique du Sud. Les mots sont dangereux.

C'est ce que j'ai dit aussi quand les organisateurs de la conférence se sont débrouillés pour transférer toute la cérémonie d'ouverture au Centre Culturel Français: - Ce que nous vivons en ce moment est une répétition du système honteux d'apartheid qui traitait à une époque les Africains et les gens de couleur comme des citoyens de deuxième classe dans leur propre pays. mais n'oublions pas que ce même système d'apartheid n'existe plus. Ce système a été aboli par l'action des hommes au début des années 1990. Il y a une relation directe entre Soweto, Sharpeville et ce qui s'est passé récemment à Gaza.

Pendant les jours qui ont suivi, nous avons visité Hébron, Bethléem, Jenine et Ramallah. Un jour, nous marchions dans les collines en compagnie de l'écrivain Palestinien Raja Shehadeh qui nous a montré comment les colonies israéliennes s'étendaient, confisquant des terres palestiniennes, détruisant des routes pour en aménager de nouvelles réservées aux colons. Aux différents checkpoints, le harcèlement était monnaie courante. Pour mon épouse Eva et moi, c'était bien sûr plus simple de passer. Les membres de la délégation munis de passeports syriens ou d'origine palestiniennes étaient tous bien plus exposés. Sortez votre sac du bus, videz-le, rangez-le, ressortez-le une fois de plus.

En Cisjordanie, l'aggravation est une affaire de degré. Le pire de tout, c'était à Hébron. Au milieu d'une ville peuplée de 40 000 Palestiniens, 400 colons Juifs ont confiqué une partie du centre de la ville. Les colons sont brutaux et n'hésitent pas à attaquer leurs voisins Palestiniens. Pouquoi ne pas uriner sur eux depuis les fenêtres des étages supérieurs? Nous avons vu des documents où des femmes colons et leurs enfants donnent des coups de pied et frappent une femme Palestinienne. Les soldats Israéliens qui voyaient ce qui se passait ne faisaient rien pour les en empêcher. C'est la raison pour laquelle il y a des gens à Hébron qui, au nom de la solidarité, se portent volontaires pour suivre des enfants Palestiniens sur le chemin de l'école et du retour à la maison. 1500 soldats Israéliens protègent ces 400 colons, nuit et jour! Chaque colon est protégé en permanence par 4 ou 5 gardes du corps.

De plus, les colons ont le droit de porter des armes. Quand nous nous trouvions à un des checkpoints les plus exécrables à l'intérieur d'Hébron, un colon extrêmement agressif nous a filmés. A la vue de quoi que ce soit de palestinien, ce pouvait être chose la plus insignifiante, un bracelet, une broche, il se précipitait directement vers les soldats pour faire un rapport.

Naturellement, rien de ce que nous avons subi ne peut être comparé avec la situation des palestiniens. Nous les avons rencontrés dans des taxis et dans la rue, à des conférences, dans des universités et des théâtres. Nous avons discuté avec eux et écouté leurs récits.

Est-il étrange que certains d'entre eux, par pur désespoir, quand ils ne voient pas d'autre issue, décident de commettre des attentats suicide? Pas vraiment? Il est peut-être étrange qu'ils n'y en aient pas plus. Le mur qui divise actuellement le pays préviendra de nouveaux attentats, dans le court terme. Mais le mur est une manifestation évidente du désarroi du pouvoir militaire israélien. A la fin, il connaîtra le même sort que celui qui a divisé Berlin à une époque.

 Ce que j'ai vu pendant mon voyage était évident: l'Etat d'Israël dans sa forme actuelle n'a pas d'avenir. Qui plus eux, ceux qui plaident pour une solution à deux Etats sont dans l'erreur.

En 1948, l'année de ma naissance, l'Etat d'Israël proclamait son indépendance sur un territoire occupé. Il n'existe aucune raison d'aucune sorte de la qualifier de légitime selon le droit international. Ce qui s'est passé, c'est qu'Israël a tout simplement occupé un territoire palestinien. Et la dimension de ce territoire s'accroît constamment, avec la guerre de 1967 et avec les colonies de plus en plus nombreuses aujourd'hui. Parfois une colonie est démantelée. Mais c'est seulement pour le spectacle. Très vite, il ressurgit quelque part ailleurs. Une solution à deux Etats ne marquera pas la fin de l'occupation historique.

Il arrivera à Israël la même chose que ce qui s'est produit en Afrique du Sud pendant le régime d'apartheid. La question est de savoir s'il est possible de parler le langage de la raison avec les Israéliens afin qu'ils acceptent volontairement la fin de leur propre Etat d'apartheid. Où si cela doit se produire contre leur propre volonté. Personne ne peut nous dire quand cela se produira. L'insurrection finale démarrera bien entendu à l'intérieur [de la Palestine occupée]. Mais des changements politiques se déroulant en Syrie et en Egypte y contribueront. Aussi important est que, probablement plus tôt qu'on ne le pense, les Etats Unis ne se trouveront plus en mesure de financer cette horrible force militaire qui empêche les jeunes lanceurs de pierres de vivre normalement dans la liberté.
Quand ce changement arrivera, chaque Israélien devra décider pour lui (ou elle)-même s'il ou elle est disposé(e) à abandonner ses privilèges et à vivre dans un Etat palestinien. Pendant mon voyage, je n'ai rencontré nul antisémitisme. Ce que j'ai vu était de la haine contre les occupants, ce qui est tout à fait normal et compréhensible. Distinguer entre ces deux choses est crucial.

La dernière nuit de notre séjour était supposée se terminer de la même manière que nous avions essayé de commencer notre voyage à jérusalem. Mais l'armée et la police ont une fois encore bouclé le théâtre. Il nous a fallu nous réunir ailleurs.

L'Etat d'Israël ne peut s'attendre qu'à être vaincu, comme toutes les puissances occupantes. Les Israéliens détruisent les vies. Mais ils ne détruisent pas les rêves. La chute de de ce scandaleux système d'apartheid est le seule chose concevable, car elle est impérative.

La question n'est donc pas si mais quand elle se produira. Et comment.