samedi 29 octobre 2011

Procès d'une sorcière au tribunal rabbinique de Haïfa


L’Arabie Saoudite et l’entité sioniste ont un certain nombre de points communs, comme celui d’être des alliées des Etats Unis. La différence étant que si l’alliance entre la monarchie pétrolière et les USA fonctionne dans l’intérêt mutuel, l’alliance entre Washington et Tel Aviv ne profite qu’à cette dernière et est par contre une source d’ennuis pour les Etats Unis, comme par exemple leur engagement dans des guerres ruineuses. Et qui les ont effectivement ruinés, ce qui ne fait ni chaud ni froid aux sionistes qu’ils se trouvent à Jérusalem occupée, à Chicago ou à Miami.

Un autre des points communs entre la monarchie des Saoud et l’entité sioniste est qu’on y pratique des procès pour sorcellerie dans des tribunaux dont le statut peut être différent mais qui sont dans les deux cas financés par l’argent public.
Certes, en Arabie les personnes convaincues de sorcellerie sont condamnées à mort et exécutées, ce qui n’est pas le cas dans l’entité sioniste, non parce que la loi juive serait plus clémente que celle qu’appliquent les Wahabbites, mais simplement parce que la loi de l’entité sioniste n’autorise pas la condamnation à la peine capitale par jugement (cette peine est cependant appliquée très couramment par les autorités sionistes mais sans jugement).

Un tribunal rabbinique punit une femme pour sorcellerie. Et non, ce n’est pas Monty Python !
Par Yossi Gurvitz, +972 (Sionistan) 26 octobre 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri

Le tribunal rabbinique d’Haïfa a statue à l’encontre d’une femme dont le mari affirme qu’elle pratiquait la sorcellerie à leur domicile. Le tribunal a acquitté la femme pour son refus de faire la cuisine pour son mari dans la mesure où ce dernier pratiquait l’adultère, ce que le tribunal a considéré comme une circonstance atténuante pour l’abandon de son devoir de préparer les repas.

La femme a nié être une sorcière mais a échoué au test du polygraphe [connu sous l’appellation « détecteur de mensonge »] – qui n’est pas accepté comme preuve dans les juridictions ordinaires israéliennes. Le test du canard était probablement indisponible. Le tribunal, composé des rabbins Yitzhak Shmuel Gamzo, Michael Bleicher, et Meir Kahan, a reconnu n’avoir trouvé aucune jurisprudence permettant de réduire la ketuba de la femme – la somme d’argent que doit lui verser son mari en cas de divorce – probablement parce que la punition halachique [selon la loi religieuse] de la sorcellerie est la mort. 
Ils se sont néanmoins appuyés sur le livre douteux du rabbin Nachman de Wroclaw qui n’est généralement pas considéré comme un ouvrage juridique (il a beaucoup plus à voir avec des récits moralisateurs) pour la priver de 90 000 shekels.(un peu plus de 17 000€). Impressionnant.
Et non, ce n’est pas l’Angleterre médiévale [celle du Monty Python]. C’est Israël en 2011. Et ce tribunal est financé par l’Etat.

vendredi 28 octobre 2011

La nouvelle diplomatie turque, reflet des aspirations de la société


Les orientations de la diplomatie turque ne sont pas toujours faciles à saisir, ce pays étant au carrefour d’intérêts contradictoires. On a eu un exemple très récent avec la volte face qui a conduit Ankara à se rapprocher de Téhéran après une brouille qui succédait à un premier rapprochement. Une politique étrangère qui veut jouer la carte du pragmatisme au prix de certaines incohérences qui pourraient cependant s’avérer lourdes de conséquences.

On peut essayer de mieux cerner les évolutions de la diplomatie turque en s’intéressant par exemple au Journal of Turkish Weekly (JTW) qui est la vitrine grand public d’USAK, un centre d’expertise des relations internationales dont le siège se trouve à Ankara.

USAK serait un organisme proche du premier ministre Erdogan, c’est du moins ce qu’affirme Alon Ben-Meir, Ben-Meir est un expert originaire de l’entité sioniste qui collaborate à USAK et critique la position du premier ministre Turc sur les suites de l’affaire du Mavi Marmara. Ben-Meir part en effet du principe que l’entité sioniste est une démocratie et qu’elle a donc vocation à être proche de la Turquie (pour être juste, il critique aussi la posture des autorités deTel Aviv).
En fréquentant un peu le JTW, je n’ai pas eu spécialement l’impression d’être devant un lieu d’expression particulièrement proche du premier ministre. Mais plutôt d’un site soucieux des intérêts de la Turquie, ce qui est assez normal.

Le JTW nous propose avec Osman Bahadir Dincer une analyse de l’évolution de la diplomatie turque avec un texte qui complétera utilement celui de Tarık Oğuzlu que je vous avais présenté tantôt.

Osman Bahadir Dincer 
L’intérêt de cette approche est de tendre à montrer que les évolutions diplomatiques de la Turquie qui se sont manifestées entre autres, par le coup de colère d’Erdogan à Davos en 2009, sont en fait l’aboutissement de changements qui ont commencé à la fin des années 1980 et se sont produits d’abord dans la société civile.
Le gouvernement Erdogan est donc moins la source de ces changements que leur traduction en termes politiques et diplomatiques. Le gouvernement turc a ainsi la charge de concrétiser en politique intérieure comme extérieure les aspirations d’une opinion qui est dominée, en termes de classes sociales, par des commerçants et des entrepreneurs dont la pensée économique est en rupture avec le relatif immobilisme kémaliste et qui culturellement renouent, via la religion notamment, avec la Turquie ottomane que le kémalisme abhorrait.

De ce fait, ces couches de la population ont donc beaucoup en commun au niveau culturel  avec d’autres strates de la société, paysannes notamment. Et toutes ces catégories sociales imprégnées plus ou moins fortement par la religion musulmane acceptent ou, mieux encore, cherchent à tourner leurs regards vers «l’Orient», en fait le Moyen Orient et l’Afrique du Nord.
Et comme par hasard, ces régions sont aussi le terrain du déploiement d’une bonne partie de l’activité économique et certainement le lieu d’une expansion durable de l’économie de la Turquie et donc de l’influence politique de ce pays.

Cet article ne cite cependant qu’une fois l’entité sioniste et ce n’est que pour renvoyer la relation avec cet Etat à une vision du passé dont on saura peut-être bientôt si elle est dépassée.

Par O. Bahadir Dincer Turkish Weekly, 27 Septembre 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri

Une transformation est en cours dans la politique étrangère turque qui est inextricablement lié à un changement dans l’identité du pays. Les dynamiques responsables de ce changement d’identité doivent être recherchées dans la transformation sociale, économique et culturelle que connaît actuellement la Turquie.

Pendant des années, la Turquie a accordé peu d’attention aux régions extérieures à l’Occident et particulièrement au monde arabe. C’était largement parce que ses regards étaient entièrement tournés vers l’Occident. La Turquie républicaine avait choisi de ne s’identifier qu’au monde occidental. Elle percevait la modernisation et l’occidentalisation comme des notions qui relation de complémentarité. En conséquence, les relations avec les régions musulmanes avaient toujours été tenues à distance et et de faible niveau. Dans l’agenda du nouvel Etat turc [kémaliste], les pays du Moyen Orient et d’Afrique du Nord étaient seulement des espaces sur la carte auxquels il était inutile de consacrer du temps.

Nous avons cependant désormais atteint une étape marqu&e par un élan de la politique étrangère qui s’est largement débarrassé de ces perceptions négatives. Une transformation est en cours dans la politique étrangère turque en lien inextricable avec le changement dans l’identité du pays. Les dynamiques responsables de ce changement d’identité doivent être recherchées dans la transformation sociale, économique et culturelle que connaît actuellement la Turquie

Un changement du sentiment d’identité

Les réformes entreprises au début dans la première période de la république turque visaient à atteindre une modernisation de style occidental par le développement d’une structure sociale et la création d’un ordre politique. Ce modèle était conçu pour écarter le dogmatisme et faire prédominer les idées positivistes dans la structure sociale.  Dans toute la mesure du possible, le passé islamique et l’héritage de la Turquie ottomane avaient été rejetés. Niyazi Berkes décrivait cette transformation modernisatrice de la Turquie comme « une orientation absolument inconditionnelle vers la civilisation occidentale et la répression de tout type de tendance dans un sens opposé qui aurait pu se manifester. » L’occidentalisation était perçue comme une clef qui permettrait d’ouvrir la porte de la prospérité économique et de l’ordre social dont rêvait l’Etat turc. Cette mentalité était fondée sur la dichotomie entre « l’ouest et le reste » et la porte donnant sur «le reste» était gardée hermétiquement close.

Avant toute autre chose, la perception des Arabes dans la société turque a un rôle important dans la transformation de la politique étrangère turque. La transformation vécue actuellement au niveau de la société a donné, de la même manière, une forme à la politique étrangère turque. Dit autrement, le vent du changement pousse tout le monde devant lui. Différents segments de la société et de l’Etat continuent à changer toujours plus avec l’ouverture des canaux de la démocratie.

Un des facteurs  qui a modelé la perception des Arabes dans la société turque est lé révolte arabe et le mouvement nationaliste qui avait émergé à la fin de l’Empire Ottoman. Après la révolte [des Arabes contre l’Empire], les Arabes avaient été considérés comme des traîtres pendant de nombreuses années dans la société turque. Le monde occidental avait délibérément exacerbé ce sentiment et des perceptions mutuelles biaisées s’ancrèrent.

Pendant la guerre froide, la Turquie a glissé vers le bloc occidental et est devenue membre de l’OTAN, ce qui éloigna encore plus la Turquie du Moyen Orient. La Turquie fut le premier pays musulman à reconnaître Israël, ce qui détériora encore plus ses relations avec le monde arabe. Il y eu de petits signes périodiques d’évolution jusque dans les années 1980, mais c’est seulement avec Turgut Özal que la perception négative des Arabes se brisa.

Une période de changement s’ouvre avec Turgut Özal

C’est la politique menée pendant la période Özal… qui a ébranlé pour la première fois la structure séculière, nationaliste  et étatique qui avait prévalu dans la politique étrangère jusque dans les années 1980. La fin de la guerre froide, l’accroissement de l’importance stratégique de la Turquie dans la région et une nouvelle structure où s’intriquent  la montée de menaces et d’opportunités dans les pays voisins sont autant de facteurs qui ont affecté le cours de la politique étrangère turque. Les nouvelles approches de politique étrangère ont suscité le développement d’une identité distincte de la Turquie dans ses relations avec l’Afrique du Nord et le Moyen Orient.

Mais l’inflexion des relations de la Turquie avec le Moyen Orient et l’Afrique du Nord qui a débuté dans les années 1980 n’avait pas pu progresser suffisamment, en partie à cause de l’atmosphère internationale de l’époque et en partie à cause de problèmes que la Turquie rencontrait dans sa vie politique intérieure. Les critiques du Moyen Orient par les media turcs de l’époque jouèrent un rôle central dans le développement d’idées négatives sur les peuples arabes.
  
Après les années 1980, le modèle étatique existant a été de plus en plus critiqué, ce qui ouvrit la voie à des idées alternatives sur la modernité dans notre démarche pour comprendre l’aventure de la modernisation en Turquie. Les politiques économiques libérales appliquées après les années 1980 renforcèrent le capitalisme local et ouvrirent la voie à de nouveaux acteurs de la vie économique et à la nouvelle donne économique qui leur était associé. L’influence croissante du capital anatolien aboutit au renforcement d’un groupe capitaliste surnommé les « tigres anatoliens ». L’investissement qui était méprisé dans le modèle étatique traditionnel était maintenant l’objet de l’adhésion. Le développement du commerce de la Turquie avec les pays du Moyen Orient, d’Afrique et d’Asie en est un indicateur. Dit autrement, les hommes d’affaires Turcs ont maintenant abandonné leur approche idéologique et inhibitrice et adopté des méthodes pragmatiques et cohérentes. Ce fut une transformation économique et sociale mais aussi politique. Cette transformation des dynamiques internes a abouti à une structure dans laquelle l’organisation politique est venue soutenir cette évolution économique. L’idée du professeur Nilüfer Gôle de ‘modernités alternatives’ relie la différenciation qu’a connue la Turquie dans les sphères économique, sociale et politique à la structure intégratrice du système politique turc. De la même manière, la Turquie que nous connaissons aujourd’hui peut être considérée comme celle où une élite laïcisée ; celle qui identifiait la modernité à la laïcité, a transmis le témoin à une élite conservatrice et pragmatique qui représentent une conception alternative de la modernité. Cette transformation qui  s’est produite dans la vie politique intérieure et l’économie a eu le soutien des aspirations populaires et il est certain qu’elle a influé sur la politique étrangère turque.

Le professeur Ersel Aydinli a défini le rapport entre la transformation du modèle politique et de l’économie avec la politique étrangère comme étant une ‘dé-élitisation. »  Le professeur Aydinli réfère ici à une structure dans laquelle la place du point de vue de l’élite dans les relations internationales a été remplacée par une structure basée sur des relations entre des peuples, les similitudes, une culture et un patrimoine communs.  La transformation actuellement en cours dans la politique étrangère turque est quelque chose qu’on peut décrire, quand on l’étudie avec les changements que vit la Turquie, comme un processus de ‘ré-élitisation’ consécutif à la ‘dé-élitisation.’ De notre point de vue, cette approche offre un cadre plus large pour comprendre l’effet produit par une nouvelle politique étrangère sur les transformations en cours au centre, en Turquie. Ces changements dans la structure sociale, politique et économique incitent la Turquie à agir de manière pragmatique dans sa politique étrangère d’aujourd’hui plutôt que de suivre une ligne figée et pour le statu quo. Le pragmatisme de la politique étrangère turque et le changement de la structure interne annoncent un modèle plus intégrateur  et axé sur la construction.

Vers une société plus dynamique et une politique étrangère plus active.

Cette nouvelle conception de la diplomatie dépasse largement la simple appréhension de menaces : elle représente une vision qui est le parallèle des politiques plus constructives et inclusives qui sont appliquées maintenant en Turquie, et elle est à la base de son rôle croissant dans la région et dans le monde entier. Cette perception plus inclusive de l’identité participe au renforcement de la confiance en soi du citoyen. Il est impossible de ne pas voir le fait que la Turquie commence désormais à jouer un rôle de plus en plus important à l’international  dans ce contexte. Une Turquie capable de parler aussi bien à l’Orient qu’à l’Occident grâce à sa politique étrangère inclusive peut aborder les problèmes de manière multidimensionnelle. Un changement de ce genre est un acquis qui n’est pas obtenu par un simple changement de gouvernement. Les gouvernements sont au contraire le produit de ce changement. La Turquie est devenue un élément de stabilisation dans la région, pas seulement à cause des succès des initiatives du gouvernement mais aussi parce que le peuple est la force motrice derrière ce changement.

La visite du premier ministre Recep Tayyip Erdögan en Irak en mars dernier et ses récentes visites au Moyen Orient en sont d’excellents exemples. Des visites de ce genre auraient été très difficiles à accepter par une société sauf si elle est en paix avec elle-même ou si elle n’avait pas la volonté d’aller vers l’autre et restait basée sur las codes culturels mettant l’accent sur le rejet des autres. Mais la Turquie a réussi, elle est maintenant à l’évidence un pays qui œuvre à réduire les différences et qui cherche à réconcilier diverses parties.

En reconnaissant une fois de plus ses liens historiques et culturels avec ses voisins, la Turquie a modifié la perception globale de ses voisins en créant une nouvelle perception géographique. Le rôle de la perception dans la détermination de la politique étrangère est connu pour son importance. Certains spécialistes iraient même jusqu’à dire que les perceptions sont la réalité de la politique étrangère. Personne ne devrait ignorer le fait que le changement dans la perception du Moyen Orient par la politique étrangère turque a été la cause d’un changement de paradigme. Le moule identitaire étroit et unidimensionnel à la création duquel de longues années ont été consacrées avec le soutien de l’Occident n’es plus adapté à une Turquie qui évolue et se développe. Parler de la rupture de ce moule comme d’un ‘changement d’axe’ signifie rien moins que le costume dessiné pour la Turquie est maintenant trop petit. Qui plus est, des approches de ce genre omettent de constater que l’Occident n’est plus une entité homogène. Nous passons par une période  où il faut poser souvent la question «Quel occident ?».
Les nuages noirs se dissipent.

Le renforcement des liens d’influence qui résultent de la croissance des relations économiques ont permis aux différentes partenaires de beaucoup mieux  se connaître. Ce qui nous permis, en Turquie, de réaliser que les gens qui vivaient dans des pays avec lesquels nous partageons une frontière commune ne sont pas différents de nous. Cette prise de conscience dans la pratique a conduit à une cristallisation de la perception de l’identité qui subissait un changement de philosophie. La suppression des visas, l’accroissement des échanges et des voyages de plus en plus fréquents d’un pays à l’autre qui en ont résulté ont entraîné un reflux de perceptions négatives pleines d’idées reçues. On peut ainsi dure que les nuages noirs qui planaient au-dessus des relations arabo-turques ont commencé à se disperser.

La politique étrangère d’aujourd’hui n’est plus cette chose qui n’intéressait que l’élite et elle a un rôle dans la formation des nouveaux mécanismes sociopolitiques et économiques qui peuvent produire une nouvelle sorte d’élite qui était en maturation depuis longtemps. Il était inévitable que les changements dans les dynamiques sociales affectent en définitive la politique étrangère turque et c’est ce qui s’est passé en fin de compte. La société turque est maintenant beaucoup plus active. Mais dans le même temps, cette transformation oblige la Turquie à agir plus prudemment. Une explosion des attentes vis-àvis de cette politique pourrait creuser le fossé entre les aspirations et les possibilités de la Turquie et mener au désenchantement. 
Parce que nous ne parlons pas seulement d’un pays qui modifie ses perceptions mais d’un pays qui, dans le même temps, est en position d’orienter ses perceptions correctement.

Co-rédigé avec Dilek Karal.

O. Bahadir Dincer
est chercheur à l’USAK Center for Middle Eastern and African Studies (Ankara)

mercredi 26 octobre 2011

Le rôle des troupes du Qatar dans la "révolution" libyenne

Si des personnes ont pu être dupes de la pseudo-révolution libyenne soutenue par les « révolutionnaires » bien connus que sont Nicolas Sarkozy, Bernard-Botul-Henri Lévy ou David Cameron, voilà qui pourrait leur ouvrir les yeux…  
Sinon c'est que leur cas est désespéré.

Libye. Des centaines de soldats du Qatar combattaient aux côtés des rebelles
26 octobre 2011 à 12h40Pour la première fois, le Qatar admet avoir participé aux opérations sur le terrain aux côtés des rebelles libyens. Un CNT qui, trois jours après avoir proclamé la libération  totale du pays, demande à l'Otan de prolonger sa mission jusqu'à la fin de l'année. Trois jours après la proclamation par le CNT de la "libération" totale de la Libye, les chefs d'état-major des pays engagés militairement en Libye se retrouvent pour une réunion à Doha, au Qatar. A cette occasion, le chef d'état-major qatari, le général Hamad ben Ali al-Attiya, a révélé que des centaines de soldats du Qatar ont participé aux opérations militaires aux côtés des rebelles en Libye. Jusqu'à présent, officiellement, le pays avait seulement participé aux opérations aériennes sous le commandement de l'Otan.Lors de cette même réunion, le président du Conseil national de transition a demandé le maintien des forces de l'Otan dans son pays au moins "jusqu'à la fin de l'année". Pour Moustapha Abdeljalil, cette demande vise en particulier à "assurer la protection des frontières, pour empêcher l'afflux d'armes des pays voisins".L'Otan devrait faire connaître sa réponse vendredi, après de nouvelles consultations. Jusqu'à présent, le Conseil des ambassadeurs avait fixé, à titre provisoire, au 31 octobre la fin de l'opération "Protecteur unifié", lancée en mars dernier.
Source : Le Télégramme de Brest, 26 octobre 2011
On apprend même que le président Omar el-Béchir du Soudan a fourni quantité d’armes aux prétendus «rebelles ». Un point commun entre el-Béchir et feu Mouammar Kadhafi est l’émission d’un mandat d’arrêt international contre eux par la Cour Pénale Internationale de La Haye. Ces armes n’ont bien sûr pu être acheminées qu’avec l’accord au moins tacite de l’OTAN.

Revenons au Qatar. Comme vous le savez, le Qatar qui n’est pas une démocratie est partie prenante d’une alliance politico-militaire rétrograde dont sont membres des Etats comme l’Arabie Saoudite ou Bahreïn, deux régimes épris de liberté.. Par ailleurs, quand on parle du Qatar, l'Angleterre n'est jamais bien loin..

Il y a certes beaucoup de choses à dire sur les révolutions arabes, la première de ces choses étant qu’il n’y en a eu aucune. L’Egypte et la Tunisie étaient en effet à la veille d’un processus révolutionnaire, mais ce dernier a été interrompu par les militaires qui ont pris le pouvoir.
L’Egypte va renouer avec un régime autoritaire sous l’égide de l’armée parce qu’aucune transition vers un système plus libéral mais garantissant à la fois les intérêts des Etats Unis et de l’entité sioniste ne sera possible.

La Tunisie connaîtra par contre probablement une transition vers un régime plus ouvert car les enjeux dans ce pays ne sont pas les mêmes et que le parti Nahda est fort bien connu des Anglais et des Anglo-Saxons en général qui ont toute confiance en lui, tout comme la Qatar (encore !) qui a parrainé son retour sur la scène politique. A la différence peut-être de ceux qui voulaient transformer des troubles au caractère spontané assez évident en révolution (ce qui était en train de se produire quand le président Ben Ali a été évincé), M. Rached Ghannouchi sait que c’est l’armée qui a le jeu en mains. C’est un des enseignements de ses années d’exil  à Alger puis à Londres du fait de ces mêmes militaires dont le chef précédent était justement l’ex président de la république tunisienne.

Dans tous les cas, les intérêts des oligarchies nationales seront préservés au prix cependant d’une redistribution des cartes dans ces couches de la population et, bien sûr, l’entrée en scène de nouveaux larrons.

Ici aussi, différence entre l’Egypte et la Tunisie : alors que l’oligarchie égyptienne est avant tout rentière, la rente étant surtout l’assistance militaire des USA, l’oligarchie tunisienne est constituée principalement de bourgeois, d’entrepreneurs du commerce, de l’industrie et du tourisme. Autant d’éléments favorables à une évolution vers une forme de pluralisme politique dont on ne tardera pas à connaître la géométrie.

lundi 24 octobre 2011

Des manifestations au Maroc? Circulez, y'a rien à voir.


Je n’avais pas vraiment l’intention de parler de la situation politique au Maroc car l’actualité de ce pays, appartenant comme l’Algérie à l’ancienne sphère coloniale française, est habituellement largement couverte par la presse française et francophone.


Mais pas toujours, puisque nos media semblent tarder ) parler des manifestations qui viennent de se dérouler dans plusieurs grandes villes du royaume.

Ces manifestations ont eu lieu à l’appel du mouvement d’opposition du 20 février et dénoncent les prochaines élections parlementaires qui doivent se tenir dans ce pays. La police est intervenue et des coups de matraque ont été distribués.


Nous n’en sommes pas à la répression qu’ont connu ou connaissent encore d’autres pays arabes, mais il semble que les choses ne soient pas si consensuelles qu’on veut bien le dire dans cet Etat du Maghreb.

L’absence ou la rareté de la couverture médiatique de ce qui se passe à Casablanca ou à Safi nous montre d’abord que les opposants Marocains ne disposent pas du soutien dont bénéficient d’autres opposants dans d’autres pays arabes. 

On voit mal par exemple MM. Sarkozy et Bernard-Botul-Henri Lévy convoquer une réunion à Paris pour tenter d'unifier l’opposition marocaine. M. Lévy n’a semble-t-il même pas envisagé d’inviter certains responsables de l’opposition à boire le thé avec lui dans le riad qu’il possède au pays de l'arganier.


Pourtant la manifestation de Rabat avait de quoi piquer l’intérêt d’une presse occidentale qui s’est étendue sur le message que les images de la mort de Mouammar Kadhafi constituait pour un autre dirigeant Arabe, le président Syrien Bachar al-Assad pour être précis.

Et justement les manifestants de Rabat arboraient des photos du corps du dirigeant Libyen tout en scandant «C’est ce qui arrive aux despotes.»

Sauf erreur de ma part, ces manifestants ne parlaient pas du président al-Assad.

 

Les Marocains contestent les élections, violence dans la capitale

Par Souhail Karam, Reuters, 23 octobre 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri

Rabat – Des milliers de Marocains ont manifesté dans les villes du pays ce dimanche, appelant à un boycott des élections législatives anticipées du mois prochain dont le résultat sera décisif pour l’avenir des réformes élaborées par le palais royal.
Ces manifestations sont les dernières en date d’une série de manifestations du mouvement d’opposition du 20 février dominé par la jeunesse, inspiré par les soulèvements qui ont renversé les dirigeants en Tunisie et en Egypte, pour exiger une monarchie parlementaire et la punition des officiels accusés de corruption.
Dans la capitale Rabat, un journaliste de Reuters a vu des dizaines de policiers anti-émeute frappant à coup de matraque et à coups de pieds des manifestants qui s’étaient rassemblés devant le siège du parlement, au terme d’une marche qui avait rassemblé environ 3 000 personnes.
Un élu local de la mairie de Casablanca, la plus grande ville du pays, a déclaré qu’environ 8 000 personnes ont pris part à une manifestation semblable dans cette ville. Plusieurs milliers de personnes ont manifesté dans d’autres villes comme à Fez et à Tanger.
“Ces manifestations nationales avait pour mot d’ordre commun un appel au boycott des élections législatives du 25 novembre,” explique Omar Radi, un militant du comité local du mouvement du 20 février à Rabat.
“Il est évident que ces élections remettront au pouvoir les mêmes personnages qui pillent les richesses du pays depuis des années et ont pris en otage l’avenir de la population marocaine, » ajoute-t-il.
Dans des discours récents, le roi Mohamed a promis que les élections seraient honnêtes et transparentes. La principale force d’opposition le Parti de la Justice et du Développement (PJD) a critiqué la législation électorale récemment adoptée parce qu’elle ne fait pas assez pour prévenir l’achat de votes.
En vertu des réformes approuvées par referendum en juillet, le roi Mohamed cèdera certains de ses pouvoirs à des responsables élus mais aura toujours le dernier mot pour les décisions stratégiques. Le nouveau gouvernement élaborera des lois consacrant une nouvelle constitution.
En mars, le monarque âgé de 48 ans avait réagi promptement aux manifestations inspirées par la contestation en Tunisie et en Egypte, et avait promis une limitation de ses pouvoirs via des changements constitutionnels. Le scrutin parlementaire prévu en septembre 2012 avait été convoqué de manière anticipée.
Mais les manifestants de Rabat, rejoints pour la première fois cette semaine par des centaines de diplômés au chômage, scandaient « Les élections sont une mascarade, on ne se fera pas avoir cette fois. »
“L’argent et le pouvoir doivent être séparés,” lisait-on sur une pancarte portée par les manifestants, tandis que de nombreux autres brandissaient des photos du corps de Mouammar Kadhafi, le dirigeant déposé et tué en Libye, avec cette légende : «C’est ce qui arrive aux despotes.»
La charte propose par le roi avait reçu un soutien presque unanime lors d’un referendum tenu en juillet dont ses détracteurs avaient dit qu’il avait été trop précipité pour permettre un véritable débat.
Des élections parlementaires ont lieu au Maroc depuis près de cinquante ans et sont souvent considérées comme une mise en scène de façade destine aux allies occidentaux de la monarchie. Le roi et une élite secrète proche de la cour nommaient le gouvernement et  prenaient les décisions politiques importantes.
Leur mainmise sur le pouvoir a été facilitée par un fort taux d’analphabétisme et la déférence bien ancrée à l’égard d’une dynastie qui dit descendre du prophète Mohamed et contrôle les media.
Le ministère de l’intérieur a recouru à une tactique où se mêlent la répression et le diviser pour régner afin de mater la dissidence politique. Ce qui a conduit de nombreux Marocains à se désintéresser de la politique : le taux de participation au dernier scrutin législatif avait été officiellement de 37 %.

dimanche 23 octobre 2011

Un rabbin qui a bien mérité sa légion d'honneur

Le Mémorial de Yad Vashem est le lieu obligé de passage des personnalités politiques étrangères qui se rendent en visite officielle dans l’entité sioniste. Ils y adoptent une mine contrite, se repentent pour le crimes que leurs parents ont commis ou auraient pu commettre même en imagination et s’engagent à tout faire pour que plus jamais le monde ne revive «ça».
Le «ça » ne comprend ni le bombardement de Syrte en Libye, ni celui de Falloujah en Irak, pas plus que les drones généreusement tirés en Afghanistan, au Pakistan, en Somalie et au Yémen. 
Le "ça" ne comprend pas non plus la guerre de Corée, celle du Vietnam, l'apartheid en Afrique du Sud etc.
Une visite à Yad Vashem a donc des vertus hautement pédagogiques et nous renforce dans nos convictions de l’égalité foncière des hommes.

Et ce message profondément humaniste, le rabbin Yisrael Meir Lau qui est justement président du mémorial de Yad Vashem n’hésite pas à la porter dans les établissements scolaires de l’entité sioniste.
Parce que savoir les maths et la grammaire, c’est bien, mais rien ne remplace une solide éducation humaniste.

Ce solide humanisme (universel par définition) du rabbin lui a valu d’être fait chevalier de la Légion d’honneur en 2010 par le président Nicolas Sarkozy.

Nicolas Sarkozy décore le rabbin Meir Lau
Une légion qui devrait s’appeler plutôt celle du déshonneur !




Plusieurs lycéens ont quitté une réunion avec le rabbin Yisrael Meir Lau pour protester contre un propos sujet à controverse. L’ancien grand rabbin explique que ‘l’assimilation fait le jeu des ennemis d’Israël.

par Udi Avni, Yediot Aharonot (Sionistan) 23 octobre 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri

“Epouser des Gentils revient à faire le jeu des Nazis,” aurait déclaré le président du Conseil d’Administration de Yad Vashem et ancien grand rabbin Yisrael Lau à des élèves du lycée Ohel Shem de Ramat Gan.

Vous voyez, votre fille Chelsea est une nazie et vous êtes complice.

Selon les élèves, le rabbin a fait cette Remarque pendant une conference sur l’holocauste et sur ses souvenirs personnels de rescapé du camp de concentration de Buchenwald à l’intention d’adolescents qui venaient de rentrer d’un séjour en Pologne.

Les propos de Lau et le contenu de sa conférence ont incite plusieurs élèves de 12ème année [probablement l’équivalent de la terminale] à quitter l’auditorium pendant la conférence, déclarent les élèves.

Un des adolescents qui a quitté la salle explique, «A ce que j’ai compris, la thèse de la conférence était qu’épouser des non Juifs est interdit et que, selon le rabbin Lau, épouser des gentils revient à ‘faire le jeu des Nazis.’


 «Ces propos ont été tenus vers la fin de la conférence et m’ont mis très en colère. Dès qu’il les a tenus, je me suis levé pour sortir. J’étais venu à la conférence sans à priori et plein de tolérance pour ses opinions, sinon je serais sorti plus tôt.»

Le lycéen a évoqué d’autres propos du rabbin qui l’ont mis en colère. « Il nous a parlé de la fille d’un rabbin respecté qui s’était détachée de la religion pendant l’holocauste, avait épousé un Goy, avait eu un enfant qu’elle avait envoyé au couvent, »

 «La conférence incluait aussi des versets bibliques, et d’un dont je me souviens plus particulièrement qui était extrait du Livre des psaumes et, selon le rabbin, il décrivait l’holocauste avant qu’il survienne. Il avait dit cela après qu’il eut affirmé que les nazis avaient essayé de détruire le judaïsme et pas seulement les Juifs, donc pour l’essentiel, les Juifs qui s’écartent de la religion détruisent le judaïsme. »

Un autre élève de terminale partage ce sentiment désagréable causé par les paroles du rabbin. « Il a parlé de sa vie en Pologne et de l’holocauste et puis il a commencé à prêcher sur l’assimilation, » dit-il.

“Il a dit que le peuple juif ne doit pas s’assimiler et que nous devons préserver notre identité juive. En plus, il a présenté des statistiques délirantes, prétendant que s’il n’y avait pas eu d’assimilation, les Etats Unis auraient aujourd’hui 30 millions de Juifs, et il s’est montré méprisant pour ceux qui se sont assimilés – comme s’ils étaient inférieurs aux autres.»

Certains élèves ont été perturbés par la ‘protestation’ de leurs camarades de classe. « j’ai vu des élèves sortir au milieu de la conférence, certains qui n’écoutaient pas et d’autres qui ont préféré ne pas entrer du tout dans l’auditorium. Ca m’a mis très en colère et ce n’était pas loin d’un manque de respect pour une personne sage et respectable, » explique un élève de terminale.

"Une discussion spontanée sur le sujet s’es poursuivie en classe,” ajoute-t-elle. «Beaucoup étaient contrariés par le fait d’avoir été obligés d’assister à des conférences. Nous avons entendu beaucoup de conférences pendant nos trois années à Ohel Shem, et je pense que la seule raison à leur mécontentement était que cette personne est un rabbin avant d’être un laïc ."

«Mais le rabbin Lau est quelqu’un qui contribue à la communauté. C’est un homme exceptionnel et il devrait être respecté ne serait-ce que pour sa position et son honorabilité indépendamment de ses convictions. »

Et n’avez-vous pas été gêné par ses propos sur le mariage avec les gentils ?

« Chacun peut entendre cette phrase différemment. Les Nazis ont essayé de nuire au judaïsme, et  il y a une part de vérité dans ce que dit le rabbin sur l’assimilation comme victoire symbolique des Nazis  

 «Mon opinion est que ce n’était pas une conférence religieuse et je n’ai vu aucune incitation au racisme. Le mot ‘assimilation’ n’a été mentionné que dans une phrase et le rabbin n’a pas essayé de nous influencer. Si un laïc avit dit exactement la même chose, elle aurait été reçue très différemment.»
.
Le bureau de l’ancien grand rabbin a répondu par la déclaration suivante: « Le rabbin Lau donne des conférences au lycée Ohel Shem de Ramat Gan depuis de nombreuses années maintenant, et cette fois-ci aussi, il a pris la parole devant près de 400 élèves de terminale »

“Le rabbin n’a vu aucun élève sortir pendant la conférence. Au contraire, il a eu le sentiment que les élèves étaient attentifs et fascinés par ce qu’il avait à dire. »

Quant aux propos du rabbin, son bureau a déclaré: “Il n’est un secret pour personne que ne nombre de Juifs sans la plupart des pays du monde décline régulièrement – pas à cause de l’immigration en Israël mais à cause des mariages mixtes et de l’assimilation. Il y a donc un besoin d’introspection pendant les grandes fêtes religieuses.

 «Ce phénomène problématique sert des générations d’ennemis d’Israël qui jalousent la survie du peuple d’Israël. Le rabbin regrette les réactions extrêmes de ceux qui n’ont certainement pas écouté ce qu’il disait et n’ont pas absorbé le message découlant de la conférence.»

 La municipalité a répondu ainsi: «Le lycée Ohel Shem encourage un dialogue ouvert dans un cadre pluraliste et a accueilli le rabbin Lau. Plusieurs élèves qui n’étaient pas satisfaits de certaines opinions ont agi de manière irrespectueuse et sont sortis, ce que nous regrettons.»
 «Le lycée n’est pas au courant des discussions qui ont atteint les salles de classe,  quoique nous encouragions un dialogue ouvert qui s’insère dans le cadre de nos valeurs éducatives.»

La mort d'un démocrate, ami sincère de la France


La mort de Mouammar Kadhafi a été saluée par les potentats de l’Occident. On ainsi pu voir Hillary Clinton s’esclaffer en direct  [peut-être sous l'emprise de cachetons] à la télévision en apprenant l’heureuse nouvelle.
La réaction est bien différente devant la nouvelle du décès du ministre de la défense et prince héritier d’Arabie Saoudite, Sultan ben Abdelaziz..

Ici, c’est la tristesse qui prévaut car cet homme était sans doute un grand démocrate. Voyez donc les réactions des assassins de Mouammar Kadhafi telle qu’elles sont relayées par le journal Le Monde

En Grande Bretagne,
La chef de la diplomatie de l'UE, Catherine Ashton, a exprimé sa "grande tristesse", estimant qu'il s'agissait d'une "grande perte" pour le royaume saoudien. Le premier ministre britannique David Cameron s'est lui aussi dit "attristé", en présentant ses condoléances au roi Abdallah et au peuple saoudien. M. Cameron a rendu hommage à la "sagesse" et à "l'expertise" du prince héritier dans les affaires internationales, assurant que les liens entre les deux pays resteraient forts. Le prince Sultan, à la tête du ministère saoudien de la défense et de l'aviation depuis 1963, avait modernisé les forces saoudiennes et conclu d'importants contrats d'armement notamment avec la Grande-Bretagne et les Etats-Unis.
De son côté,
 le président français [Nicolas Sarkozy] a ajouté que la France perdait "un ami fidèle et sincère".
Sans oublier bien sûr Batack Obama et Hillary Clinton :
Pour le président américain Barack Obama, les Etats-Unis ont perdu un "ami précieux". Le prince héritier avait "fermement soutenu le partenariat profond et durable" entre l'Arabie saoudite et les Etats-Unis, a souligné Barack Obama. La secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, a affirmé que le prince héritier serait"regretté". "Notre relation avec l'Arabie saoudite est forte et durable, et nous comptons continuer à travailler avec la direction (saoudienne) pour de nombreuses années à venir", a-t-elle souligné.