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mercredi 17 février 2016

Syrie: Jeffrey Sachs balance tout (ou presque)

L'article que je vous propose est signé Jeffrey Sachs. Jeffrey Sachs n'est pas exactement n'importe qui: c'est un universitaire de renom qui dirige un institut à la Columbia University (New York) et est consultant auprès du Secrétaire Général des Nations Unies.

Eh bien dans cet article Jeffrey Sachs balance tout sur la Syrie. Dans le meilleur esprit complotiste, il pointe le rôle des services secrets américains dès le début de la crise en Syrie et il souligne l'obstination de la diplomatie américaine, de Hillary Clinton en particulier, à empêcher tout règlement politique qui ne passerait pas par le préalable d'une reddition du président Bachar al-Assad quitte à aggraver et à prolonger l'effusion de sang.

Jeffrey Sachs

Il est , je pense, une des premières signatures dans la presse grand public américaine à relever le rôle de l'entité sioniste dans la situation en Syrie et le partenariat entre cette même entité et deux puissances régionales qu'il qualifie de "sunnites", la Turquie et l'Arabie Saoudite.


par Jeffrey Sachs, The Huffington Post (USA) 14 février 2016 traduit de l'anglais par Djazaïri

Pendant le débat de Milwaukee [avec Bernie Sanders] , Hillary Clinton s'est flattée de son rôle dans une récente résolution du Conseil de Sécurité de l'ONU pour un cessez-le-feu en Syrie:
Mais je voudrais ajouter ceci. Vous le savez, le Conseil de Sécurité a finalement adopté une résolution. Au coeur de cette résolution se trouve un accord que j'avais négocié en juin 2012 à Genève qui prônait un cessez-le-feu et la marche vers une solution politique en essayant d'amener les parties prenantes en Syrie  à se parler.

C'est là le genre de déclarations compulsivement trompeuses qui rendent Clinton inapte à la fonction présidentielle. Le rôle de Mme Clinton en Syrie a été de contribuer à provoquer et à prolonger le bain de sang en Syrie, pas d'y mettre un terme.

En 2012, Mme Clinton était l'obstacle, pas la solution, à un cessez-e-feu qui était négocié par l'envoyé spécial de l'ONU Kofi Annan. C'est l'intransigeance des Etats Unis - l'intrnsigeance de Mme Clinton - qui avait abouti à l'échec des démarches pour la paix de M. Annan au printemps 2012, un fait bien connu des diplomates. En dépit de l'insinuation de Mme Clinton pendant le débat de Milwaukee, il n'y eut (évidemment) pas de cessez-le-feu en 2012, mais seulement une escalade dans le carnage. Mme Clinton porte une lourde responsabilité pour le carnage qui a causé la mort de 250 000 Syriens et en a déplacé plus de dix millions.

Comme tout observateur averti l'a bien compris, la guerre en Syrie n'avait pas tellement rapport avec Bachar al-Assad, ni même avec la Syrie. C'est surtout une guerre par procuration avec l'Iran.Et le bain de sang n'en est que plus tragique et malheureux pour cette raison.

L'Arabie Saoudite et la Turquie, les principales puissances sunnites au Moyen Orient perçoivent l'Iran, la grande puissance chiite, comme un concurrent en termes d'influence et de pouvoir dans la région. La droite israélienne voit l'Iran comme un ennemi implacable qui contrôle le Hezbollah, une organisation militante chiite qui opère au Liban, un Etat limitrophe d'Israël. C'est pourquoi la Turquie l' Arabie Saoudite et Israël ont tous  réclamé l'élimination de l'influende iranienne en Syrie.

Cette idée est d'une naïveté incroyable. L'Iran est présent en tant que puissance régionale depuis longtemps - en fait depuis près de 2700 ans. Et l'Islam chiite ne va pas disparaître comme par enchantement. Il n' y  a auun moyen, et aucune raison, de "vaincre" l'Iran. Lespuissances régionales doivent forger un équilibre géopolitique qui reconnaît les tôles mutuels et d'équiliration des pays arabes du Golfe d el'Iran et de la Turquie. Et la droite israélienne est naïve et profondment ignorante de l'histoire pour regarder l'Iran comme son ennemi implacable, particulièrement quand cette façon de voir erronée pousse Israël à se ranger du côté des djihadistes sunnites.

Pourtant Mme Clinton n'a pas suivi cette voie. Elle a au contraire rejoint l'Arabie Saoudite la Turquie et le droite israélienne pour essayer d'isoler et même de vaincre l'Iran. En 2010, elle avait encouragé des négociations secrètes entre Israël et la Syrie pour essayer de soustraire la Syrie à l'influence de l'Iran. Ces discussions avaient échoué. Alors la CIA et Mme Clinton avaient poussé avec succès en faveur d'un Plan B: renverser Assad. 

Quand les troubles du Printemps Arabe ont éclaté début 2011, la CIA et le font anti-iranien constitué par la Turquie, l'Arabie Saoudite et Israël y virent une opportunité pour renverser rapidement Assad et de s'assurer ainsi une victoire géopolitique. Mme Clinton se fit la principale promotrice de l'entreprise menée par la CIA pour un changemet de régime en Syrie.

Début 2011 la Turquie et l'Arabie Saoudite mirent à profit des protestations locales contre Assad pour essayer de fomenter les conditions de son éviction. Vers le printemps 2011, la CIA et les alliés des États Unis organisaient une insurrection armée contre le régime. Le 18 août 2011, le gouvernement des États Unis rendait publique sa position:"Assad doit partir."

Depuis, et jusqu'au récent et fragile accord de cessez-le-feu au Conseil de Sécurité de l'ONU, les États Unis ont refusé d'accepter tout cessez-le-feu tant qu'Assad n'était pas écarté du pouvoir. La politique américaine - sous Clinton et jusqu'à récemment - a été celle du changement de régime d'abord et du cessez-le-feu ensuite. Après tout, ce ne sont que des Syriens qui meurent. Les efforts de paix d'Annan avaient été sabotés par l'exigence inflexible des États Unis pour qu'un changement de régime contrôlé par les USA précède ou au moins accompagne un cessez-le-feu. Comme l'avait observé en août 202 la rédaction de The Nation [hebdomadaire progressiste américain]::

L'exigence par les États Unis d'un départ d'Assad et de l'imposition de sanctions avant même que débutent des négociations sérieuses, tout comme le refus d'inclure l'Iran dans le processus condamnaient la mission [d'Annan].

Clinton n'a pas été un acteur mineur dans la crise syrienne. Son représentant diplomatique à Benghazi, Chris Stevens, avait été assassiné alors qu'il s'occupait d'une opération de la CIA pour expédier des armes lourdes libyennes en Syrie. Clinton elle-même a été à la pointe de l'organisation des soi-disant "Amis de la Syrie" pour soutenir l'insurrection dirigée par la CIA.

La politique américaine a été un échec massif et terrible. Assad n'est pas parti, et il n'a pas été vaincu. la Russie est venue l'aider, l'Iran est venu l'aider. Les mercenaires envoyés pour le renverser étaient eux-mêmes des djihadistes extrémistes avec leurs propres agendas? Le chaos a ouvert la voie à l'Etat Islamique, bâti avec des officiers de l'armée irakienne mécontents (exclus de l'armée par les États Unis en 2003) des armes américaines et avec le soutien considérable de fonds saoudiens. Si la vérité devait être entièrement connue, les nombreux scandales associé rivaliseraient certainement avec le Watergate dans leurs ébranlement des fondations de la classe dirigeante des États Unis.

L'arrogance des États Unis dans cette approche semble ne connaître aucune limite. Le procédé du changement de régime fomenté par la CIA est si profondément inscrit comme un instrument "normal" de la politique étrangère américaine qu'elle est à peine remarquée par l'opinion publique ou les médias aux États Unis. Renverser le gouvernement d'un autre pays est contraire à la charte de l'ONU et au droit international. Mais a-t-on besoin de telles subtilités entre amis?

L'instrument [la déposition d'Assad] de la politique étrangère des États Unis n'a pas été seulement en violation flagrante du droit international mais a aussi été un échec massif et répété. Au lieu d'un coup d'état rapide et décisif pour résoudre un problème de politique étrangère, chaque changement de régime ourdi par la CIA a été, presque inévitablement, le prélude à un bain de sang. Comment pouvait-il en être autrement? Les autres sociétés n'aiment pas que leur pays soit manipulé par des opérations secrètes des États Unis.

Écarter un dirigeant, même quand l'opération est un "succès" ne résout aucun des problèmes géopolitiques sous-jacents, et encore moins les problèmes de nature écologique, sociale ou économique. Un coup d'état invite à la guerre civile, du genre de celles qui secouent aujourd'hui l'Afghanistan, l'Irak, la Libye et la Syrie. Il invite une réaction internationale hostile, comme celle de la Russie en appui à son allié syrien pour faire face aux opérations dirigées par la CIA. Nous en sommes au point où la somme des malheurs causés par es opérations secrètes de la CIA peut littéralement remplir des volumes. Sera-t-on dès lors surpris de voir Mme Clinton reconnaître en Henry Kissinger un mentor et un guide?

Et où en sont les médias de l'establishment  dans cette débâcle? Le New York Times a fini par parler d'une partie de cette histoire le mois dernier en présentant la connexion entre la CIA et l'Arabie Saoudite, dans laquelle l'argent saoudien sert à payer les opérations de la CIA afin de contourner le Congrès et le peuple américain. Après cette première publication, il n'y a pas eu de suite. Pourtant le financement saoudien d'opérations de la CIA est fondamentalement le même procédé que celui utilisé par Ronald Reagan et Peter North dans le scandale Iran-Contra des années 1980 (avec des ventes d'armes à l'Iran utilisées pour financer des opérations secrètes de la CIA en Amérique Centrale sans le consentement ou la supervision du peuple américain).

Mme Clinton elle-même n'a jamais montré la moindre réserve ou le moindre scrupule à mettre en oeuvre cet instrument de la politique étrangère américaine. A son actif en matière de soutien enthousiaste à des changements de régime sous l'impulsion des Etats Unis, on inclura (liste non exhaustive) le bombardement de Belgrade en 1999 l'invasion de l'Afghanistan en 2001 la guerre contre l'Irak en 2003, le coup de force au Honduras en 2009, l'assassinat du Libyen Mouammar Kadhafi en 2011 et l'insurrection contre Assad coordonnée par la CIA de 2011 à ce jour.

Libye octobre 2011 -Pour  une Hillary Clinton  radieuse, c'est comme si Mouammar Kadhafi était déjà mort

Il faut un grand leadership présidentiel pour résister aux malheureuses aventures de la CIA. Les présidents finissent par s'entendre avec les entreprises du secteur de la défense, les généraux et les cadres de la CIA. Ils se protègent ainsi des attaques venues de la droite extrémiste dure. Ils réussissent en exaltant la puissance militaire des États Unis, pas en la contenant. Beaucoup d'historiens pensent que JFK [John Fitzgerald Kennedy] a été assassiné suite à ses ouvertures de paix en direction de l'Union Soviétique des ouvertures qu'il avait faites contre les objections d'une opposition de droite tenante d'une ligne dure au sein de la CIA et d'autres secteurs de l'appareil d'état américain.

Hillary Clinton n'a jamais fait montre d'un iota de courage, ou même de compréhension , dans la confrontation avec la CIA. Elle a été un inlassable partisan de la CIA et  jubilait à montrer sa fermeté en soutenant chacune de ses opérations malavisées. Les échecs sont bien sûr constamment dissimulés à notre vue. Clinton est un danger pour la paix mondiale. Elle doit répondre de beaucoup de choses en ce qui concerne le désastre en Syrie.

Jeffrey Sachs est le Directeur de l'Earth Institute (Institut de la Terre) à la Columbia University

mercredi 13 avril 2011

L'homme de l'Amérique à Benghazi


Le titre de l’article du Washington Post que je vous propose est on ne peut plus clair. Il l’aurait été cependant encore davantage s’il avait été plus affirmatif : car ce chef militaire, Khalifa Hifter dont je vous ai déjà parlé, est depuis un bon moment un homme des Etats Unis. Et on a comme l’impression qu’il est un de ces multiples greffons qui sont venus s’agréger à ce qui était au départ un mouvement populaire de mécontentement pour le transformer en mélange de scission à l’intérieur du pouvoir libyen et d’ingérence étrangère. Des acteurs différents qui cohabitent et semblent unis contre le régime de Tripoli mais qui poursuivent des objectifs distincts.

Un peu comme cette coalition qui agit sous la bannière de l’OTAN…

Le but de l’article est cependant clairement de nettoyer l’image d’Hifter et d’en faire un authentique opposant patriote qui a passé 20 ans aux Etats Unis sans que les services secrets de ce pays n’exigent et n’obtiennent jamais rien de lui. L’Oncle Sam est décidément trop sympa et je vais commencer à croire au Père Noël.

Pas tant que ça au fond, puisque Khalifa Hifter dit lui avoir adressé la liste des armes dont il a besoin mais que tonton Sam a fait la sourde oreille.

Encore des faux-semblants car bien sûr que les Etats Unis ont livré des armes aux rebelles, mais certainement pas à n’importe lesquels, ceux en qui ils ont parfaitement confiance. Si Kadhafi tombe, il y aura une lutte pour le pouvoir chez les rebelles et le mieux équipé et  le plus soutenu par l’étranger aura les meilleures chances de l’emporter.

Hifter est sans doute de ceux là. Ce qui n’est apparemment pas le cas d’Abdul Fattah Younes qui est aussi à la tête des forces rebelles mais qui n’aurait aucune influence sur les combattants !

A part ça, j’ai bien aimé sa phrase : « J’attendais plus de la part du pays [les USA] où j’ai vécu et qui m’a aidé personnellement »

Une phrase typique de quelqu’un de complètement soumis car si on comprend bien, c’est lui qui a une dette envers les Etats Unis, et non l’inverse.

Le chef militaire rebelle veut être l’homme de l’Amérique sur le terrain en Libye

par Leila Fadel,  The Washington Post (USA) 12 avril 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri


Benghazi, Libye - Khalifa Hifter a passé ces 24 dernières années aux Etats-Unis mais est rentré soudainement en Libye le mois dernier pour rejoindre les rebelles qui combattent pour renverser Mouammar Kadhafi. Maintenant, en qualité de nouveau commandant sur le terrain de la force militaire naissante, cet homme de 67 ans essaye de vite améliorer la situation pour les combattants qui ont besoin de plus d’entraînement, de plus d’armes et, dit-il, de plus de soutien de la part des Etats-Unis.
 « Beaucoup de choses vont changer, » affirme Hifter, assis derrière un grand bureau en bois au centre de commandement militaire de ce bastion rebelle, à environ cent kilomètres de la ligne de front fluctuante où les forces loyales à Kadhafi et les rebelles avancent puis reculent. « Je vais les former pour qu’ils suivent les ordres et restent sous contrôle. La vraie bataille commencera quand nos forces seront regroupées. »

C’est le genre de pari difficile. C’est également le cas pour la place de Hifter parmi les rebelles. Certains disent qu’il tente de jouer le premier rôle alors qu’il est entré tardivement dans la partie, après avoir passé des années loin du pays. Il est aussi en compétition avec Abdul Fattah Younes ; commandant des forces armées ici, pour la direction de l’armée rebelle. Younes était ministre de l’intérieur de Kadhafi et commandant des forces spéciales libyennes, mais il a fait défection en février pour rejoindre les rebelles.
Hifter avait aussi été du côté de Kadhafi. Il avait pris part en 1969 au coup d’Etat qui avait amené le dirigeant Libyen au pouvoir et, dans les années 1980, il était devenu un héros de la guerre de la Libye avec le Tchad voisin. Mais, entré en désaccord avec Kadhafi en 1987, Hifter s’était installé dans une banlieue de Virginie où, dit-il, il a fait ce qu’il pouvait pour aider l’opposition libyenne.
 « Je conduisais la plus importante force en Libye orientale ; les gens me connaissent et les Etats-Unis me connaissent, » déclare Hifter dans sa première interview depuis sa nomination comme responsable du commandement opérationnel vendredi. « J’ai attendu pendant toutes ces années de pouvoir saisir une telle occasion. »

Avant de quitter son domicile de Falls Church à la mi-mars, Hifter dit avoir été contacté par la CIA et l’ambassadeur US en Libye parce que des officiels à Washington, désireux d’en savoir le plus possible sur l’opposition, avaient appris ses projets de rentrer en Libye. La CIA a refusé de s’exprimer à ce sujet.

Hifter explique avoir demandé aux Américains la livraison de missiles, de roquettes, de transports de troupes blindé et de véhicules de reconnaissance. Il a été accueilli en héros à son arrivée en Libye orientale, mais il regrette de ne pas avoir reçu de réponse des Etats Unis au sujet de sa demande et est déçu par ce silence.
“J’attendais plus de la part du pays où j’ai vécu et qui m’a aidé personnellement,” dit-il dans cette interview faite lundi. « J’ai un rôle décisif dans la révolution. »
Chris Stevens, un émissaire US qui est arrivé à Benghazi la semaine dernière pour faire le point sur le Conseil National de Transition » des rebelles et le soutien dont il dispose, n’a pas encore rencontré Hifter. Hifter n’a pas eu de contacts directs avec l’OTAN mais a indiqué que son fils faisait partie de ceux qui discutaient avec des officiels de l’OTAN.

Hifter avait fréquenté l’école militaire avec Kadhafi, mais il affirme qu’après avoir pris le pouvoir, Kadhafi  avait rapidement « dévié » vers un pouvoir narcissique.
Hifter dit que Kadhafi l’avait abandonné après lé guerre désastreuse au Tchad. Il avait trouvé refuge aux Etats Unis, dit-il, travaillant avec d’autres transfuges de l’armée pour fonder une organisation d’opposition.
A son retour en Libye, Hifter a trouvé une armée rebelle formée de volontaires non entraînés et de soldats déserteurs qui s’est avérée désorganisée, mal équipée et incapable de garder ses positions.

Hifter s’est plaint qu’une diminution des frappes aériennes de l’OTAN a permis aux forces de Kadhafi de se regrouper. Et il dit que ces frappes devraient à nouveau être contrôlées par les Etats Unis, ajoutant qu’elles étaient plus efficaces sous le commandement américain. En dépit de l’insistance de Washington pour affirmer qu’elle n’armerait pas les rebelles, il a aussi appelé les Etats Unis à fournir des armes « de pointe » à ses troupes.
Malgré les difficultés, Hifter semble être confiant pour sa nouvelle mission et il se promet de transformer l’armée rebelle d’un assemblage hétéroclite de combattants indisciplinés en force capable de battre les forces loyales à Kadhafi. 

Hifter n’a guère cherché à minimiser sa rivalité avec Younes. Il souligne qu’ils ont été aussi tous deux dans la même école militaire mais que leurs chemins ont divergé. « Il est resté avec Kadhafi pendant 42 ans et j’ai fait défection il y a 24 ans, » explique Hifter qui ajoute que Younes n’a aucune « prise » sur ses décisions ou sur ses troupes.
“Il n’y avait aucun contrôle quand nos nouvelles opérations ont commencé,” déclare Hifter. «On va avoir maintenant un commandant pour contrôler les choses. »