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vendredi 13 février 2015

Après le triple meurtre raciste de Chapel Hill, les islamophobes passent à l'action au Texas

On aurait du mal à le savoir par la presse française grand public, mais on l'apprend par exemple par le site musulman d'informations Katibîn :
Incendie au centre islamique de Houston
Auteur : Lyes Dans Actualités, International 13/02/2015 0 68 Vues
Ce vendredi 13/02/15 à 05h30 heure locale, un important incendie a eu lieu au niveau de l’institut islamique de Houston.
Une investigation en cours
Les pompiers de Houston sont intervenus ce matin au niveau du Quba Islamic Institute suite à une alarme incendie. Le feu avait déjà entamé la structure du bâtiment à l’arrivée des secours sur place, ils n’ont pu que constater une épaisse fumée et des flammes vives.
L’extinction complète de l’incendie a pris plus d’une heure. L’institut étant vide à cette heure-ci, aucune perte humaine n’est à déplorer. Néanmoins, l’immeuble n’est plus du tout viable. Il servait notamment de centre éducatif pour les jeunes musulmans de la zone sud de Houston, mais aussi de centre d’aide pour les familles de la communauté.
Les forces de police ont ouvert une enquête pour déterminer la cause exacte du déclenchement de l’incendie. Pour l’heure pas d’indication sur l’origine criminelle ou non de ce désastre.
L'incendie n'a touché qu'un seul des bâtiments du Quba Islamic Center de Hosuton
L'incendie n'a touché qu'un seul des bâtiments du Quba Islamic Center de Hosuton
A l'heure où j'écris, il existe une sérieuse suspicion quant à la nature criminelle de l'incendie puisque, selon Ahsan Zahif, fils de l'imam de la mosquée, un « accélérant a été utilisé pour le feu qui s'est déclenché vers 5h30 du matin. »

On n'a cependant pas de réelle certitude car si le fils de l'imam dit tenir cette information d'enquêteurs du service de lutte contre les incendies tandis que le porte parole de ce même service affirme qu'aucune information de cette nature n'a été donnée.

L'enquête devrait en dire plus assez prochainement. (mise à jour: le caractère criminel de l'incendie est maintenant certain)

Quoi qu'il en soit, cet incident survient peu de temps après le triple meurtre dont ont été victimes trois étudiants de confession musulmane sur le campus de Chapel Hill en Caroline du Nord.

La nature raciste de ce crime est contestée aux Etats Unis où d'aucuns le lient à une banale dispute pour une place de parking !
Une explication qui en dit long non seulement sur le racisme du meurtrier mais aussi sur celui de nombre de médias.

Outre ce tragique élément de contexte, il faut quand même savoir qu'une autre institution religieuse musulmane texane à Irving près de Dallas est en ce moment l'objet d'une campagne d'une certaine presse "chrétienne" (sioniste chrétienne pour être plus précis) qui l'accuse d'avoir inauguré un tribunal traitant des affaires conformément à la charia (droit musulman).
L'Islamic Center d'Irving (Texas)
L'Islamic Center d'Irving (Texas)
L'Islamic Center d'Irving a tenu à démentir fermement ces allégations, tout en précisant qu'un de ses membres participe comme médiateur dans un tribunal islamique qu'il existe ailleurs dans l'agglomération Dallas – Fort Worth, un tribunal qui traite d'arbitrages intra-communautaires, notamment d'affaires familiales, quand les parties concernées en sont d'accord.
L'Islamic Center d'Irving rappelant au passage que ce genre de tribunal religieux n'est nullement l'apanage de la religion musulmane et qu'il en existe depuis longtemps pour les communautés chrétiennes et juives.

Le problème étant justement que les militants anti-Islam veulent traiter cette religion comme une exception et lui contester les droits que la Constitution des Etats Unis accorde à toutes les autres.

Il faut d'ailleurs relever que cette campagne « anti-charia » fait suite à l'organisation d'une manifestation le 17 janvier 2015 à Garland, près de Dallas, pour protester contre la tenue d'une conférence visant à collecter des fonds pour la création d'un centre destiné à enseigner aux Musulmans comment combattre les stéréotypes.

Dans la même ville de Garland, l'American Freedom Defense Initiative (AFDI) de la néoconservatrice et très sioniste Pamela Geller organisera le 3 mai prochain une exposition- concours de caricatures représentant le prophète de l'Islam.
Pamela Geller est "Charlie" à fond
Pamela Geller est "Charlie" à fond
On peut raisonnablement supposer que le triple meurtre de Chapel Hill, loin de dissuader les activistes de l'islamophobie, va au contraire les encourager d'autant que la mollesse des réactions de la classe politique ne leur aura pas échappée.

mercredi 11 février 2015

Il était une fois l'Islam en Amérique

La mort de trois étudiants musulmans assassinés à leur domicile sur le campus de Chapel Hill aux Etats Unis révèle l'impact dévastateur d'une campagne islamophobe qui a pris son essor après les attentats du 11 septembre.
Les victimes de Chapel Hill: Deah Shaddy Barakat 23 ans son épouse Yusor Abu-Salha 21 ans Razan Abu-Salha 19 ans
Les victimes de Chapel HillDeah Shaddy Barakat 23 ans son épouse Yusor Abu-Salha 21 ans Razan Abu-Salha 19 ans
On découvrira peut-être que leur meurtrier agissait de manière isolée, sans avoir reçu d'ordre de quiconque.

C'est fort possible. L'Amérique est un pays qui se vit comme un pays de l'initiative individuelle, même dans le crime. Il n'en reste pas moins que ces initiatives individuelles se déploient dans un cadre mental et idéologique patiemment construit par des gens très organisés, qui ont de l'argent et savent taper aux bonnes portes.

Cette affaire sera peut-être l'occasion d'un sursaut de conscience aux Etats Unis. Il est à craindre que ce ne soit pas suffisant parce que la campagne islamophobe aux USA répond avant tout à des questions de politique extérieure, le conflit du Proche Orient pour être précis. C'est la même chose qu'en France, sauf que c'est plus évident dans un pays où la (ou les) communauté(s) musulmanes sont ultra-minoritaires et représentent environ 1 % de la population du pays.

Les campagnes islamophobes articulées généralement autour de la menace terroriste et de la menace sur le droit local/les coutumes/traditions que représenteraient les exigences des populations musulmanes amènent le plus souvent à une surestimation par l'opinion globale de la part de ces dernières dans la population totale.
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Le tableau ci-dessus montre l'écart (dans les bandeaux bleus) dans certains pays entre la proportion réelle de Musulmans évaluée par la statistique et la proportion de Musulmans telle que les opinions se la représentent. l'importance des écarts est un témoin direct de l'importance de la campagne islamophobe

Si tout le monde s'accorde à dire que la présence musulmane n'est pas une nouveauté en Europe,on sait moins qu'elle n'est pas non plus une nouveauté aux Etats Unis.

En effet, l'histoire de la présence musulmane aux Etats Unis est assez méconnue alors même qu'elle est assez ancienne et qu'elle a longtemps été incarnée par les esclaves de confession musulmane parmi lesquels ne manquaient pas les gens instruits en langue arabe.

C'est ce que rappelle Peter Manseau dans l'article du New York Times que je vous propose où il évoque notamment la figure d'Omar Ibn Saïd.
Peter Manseau
Peter Manseau

Les Musulmans des débuts de l'Amérique

par Peter ManseauThe New York Times (USA) 9 février 2015 traduit de l'anglais par Djazaïri

Ce n'était pas la première fois que l'imam venait au rodéo

Alors que sa présence était programmée pour prononcer une invocation religieuse au Fort Worth Stock Show la semaine dernière, Moujahed Bakhach de l'Islamic Association of Tarrant County avait dû annuler sa présence en raison des réactions négatives à une prière qu'il avait faite quelques jours auparavant. On avait demandé à l'imam de bénir les chevaux, des cavaliers et les membres de l'armée. Son intervention avait été accueillie par des hoquets indignés du public et des protestations sur les médias sociaux : « Choqué par une prière musulmane à un événement américain ! » « Les cowboys n'en veulent pas ! »

L'expression ouverte du sentiment anti-islamique est en plein renouveau. Quatre jours avant l'annulation de sa bénédiction par l'imam, des manifestants devant le State Capitol (siège du gouverneur et des chambres élues) à Austin ont empêché les orateurs musulmans de parler en affirmant que seul Jésus a droit de cité au Texas. En Caroline du Nord, deux semaines plus tôt, le projet de l'université Duke de diffuser un appel musulman à la prière avait été abandonné suite à des menaces de violence. Dans le même temps, le gouverneur républicain de Louisiane, Bobby Jindal, soutenait que si les Américains musulmans « veulent affirmer leur propre culture et leurs valeurs, ce n'est pas de l'immigration, c'est une véritable invasion. »

Quel que soit le niveau d'inquiétude des gens concernant l'Islam, l'idée d'une invasion musulmane dans ce pays majoritairement chrétien n'a aucune base factuelle. En outre, il y a cette affirmation au passage que l'Islam est anti-américain : les Musulmans sont arrivés ici avant la fondation des Etats Unis – et pas seulement quelques uns mais des milliers.

Ils ont été largement ignorés parce qu'ils n'étaient pas libres de pratiquer leur culte. Ils n'étaient eux-mêmes pas libres et pour cette raison ils n'étaient le plus souvent pas en mesure de laisser des traces de leurs convictions religieuses [écrits, monuments, NdT]. Ils en ont laissé cependant juste assez pour confirmer que l'Islam en Amérique n'est pas une religion d'immigrés récents qui se serait fait connaître tardivement, mais une tradition qui a des racines profondes ici, malgré le fait qu'elle a été parmi les plus réprimées de l'histoire nationale.

En 1528, un esclave marocain nommé Estevanico avait fait naufrage en compagnie d'un groupe d'explorateurs espagnols près de l'endroit où se trouve aujourd'hui la ville de Galveston. La ville d'Azemmour où il avait grandi avait été un bastion de la résistance musulmane à l'invasion européenne jusqu'à sa chute pendant sa jeunesse. Bien qu'ayant reçu un nom chrétien après son asservissement, il avait fini par échapper à ses ravisseurs chrétiens et fait sa propre route à travers une bonne partie du sud-ouest.

Deux cents après, les propriétaires de plantations en Louisiane se faisaient un devoir d'ajouter des Musulmans asservis à leur main d'oeuvre car ils comptaient sur leur expérience dans la culture du riz et de l'indigo. Les chercheurs universitaires ont constaté la présence de noms musulmans et de titres religieux musulmans dans les inventaires d'esclaves de la colonie et dans les registres de décès.

Le Musulman le plus connu à être passé par le port de la Nouvelle Orléans était Abdul-Rahman Ibrahim Ibn Sori, un prince dans son pays d'origine et dont le sort avait attiré une large attention. Comme l'observait un article de journal, il avait lu la Bible et en admirait les préceptes, mais,ajoutait l'article, « Sa principale objection était que les Chrétiens ne les suivaient pas. »

Parmi les esclaves musulmans en Caroline du Nord, se trouvait un dignitaire religieux nommé Omar Ibn Saïd. Capturé à nouveau en 1810 après avoir fui un maître cruel qu'il qualifiait de kafir (infidèle), il s'était fait connaître par les écrits en caractères arabes qu'il avait inscrits sur les murs de sa cellule. Il a écrit un récit de sa vie en 1831 dans lequel il explique comment, à l'époque où il était libre, il aimait lire le Coran, mais devenu esclave, ses propriétaires l'avaient converti au christianisme.

L'histoire de l'Islam des débuts de l'Amérique n'est pas simplement l'histoire de quelques individus isolés. On estime que 20 % des Africains asservis étaient musulmans, et beaucoup d'entre eux cherchèrent à reconstituer des communautés telles que celles qu'ils avaient connues. En Géorgie, qui a rejoint une dizaine d'autres Etats dans la comédie politicienne qui consiste à débattre de l'interdiction pour les juges de se référer à la charia, on sait que les Musulmans d'une plantation isolée avaient vécu sous la direction d'un chef religieux qui avait écrit un manuscrit de droit musulman pour transmettre ce savoir traditionnel.

Un indice de ce qui est arrivé à ces Américains musulmans oubliés peut être trouvé dans les mots d'un missionnaire qui sillonnait le Sud pour prêcher l'évangile aux esclaves des plantations. Beaucoup d' «Aafricains mohammédiens » observait-il ont trouvé des façons d' « accommoder » l'Islam aux nouvelles croyances qui leur étaient imposées. « Dieu, disent-ils, est Allah et Jésus Christ est Mohammed. La religion est la même, mais différents pays donnent des noms différents. »

Le missionnaire y voyait la preuve lamentable de l'inaptitude des Musulmans à reconnaître l'importance des vérités religieuses. Mais en fait, c'est juste la preuve du contraire. Ils comprenaient que leur foi était si importante qu'ils devaient être prêts à l'écouter partout, même dans un pays si éloigné de ceux où ils entendaient autrefois l'appel à la prière.

L'Islam fait partie de notre histoire commune – une foi résiliente qui n'est pas que celle des asservis mais aussi d'immigrants arabes à la fin du 19ème siècle, et au 20ème siècle de nombreux Afro-Américains l'ont revendiquée et en ont refait leur religion. Pendant des générations, ses adeptes ont connu les secousses d'une nation qui bascule des promesses de liberté religieuse vers des événements qui démentent ces promesses.

Dans un sens, l'Islam est aussi américain que le rodéo. Le rodéo a aussi été importé mais est maintenant indéniablement une partie de la culture. Que les manifestants du Texas y soient prêts ou non, il est inévitable que certains Musulmans laisseront leurs gosses devenir des cowboys. Quelques cowboys pourraient aussi devenir Musulmans en grandissant.

Le dernier livre de Peter Manseau s'intitule "One Nation Under Gods: A New American History." [Une nation et des Dieux : une nouvelle histoire américaine]

samedi 1 octobre 2011

Le candidat à l'investiture républicaine Rick Perry danse la ronde avec des rabbins

Rick Perry, gouverneur du Texas, est candidat à l'investiture républicaine pour la prochaine élection présidentielle aux Etats Unis.

Rick Perry cultive une image de "dur" dans la tradition de l'image des cowboys. Non seulement le Texas détient le record national pour l'application de la peine capitale, 230 exécutions depuis l'an 2 000 mais le gouverneur Perry s'est montré à chaque fois inflexible devant les demandes de grâce ou de simple sursis à exécution. C'est aussi, dit-on, un obsédé de la gâchette qui pratique le footing armé d'un revolver.
Un rude gars que ce Chrétien évangélique aux yeux de qui Barack Obama incarne une sorte de gauchisme extrémiste. Et qui ne s'en laissera pas conter par les ennemis des Etats Unis qu'il accuse l'actuel président de vouloir 'apaiser' (en référence à la politique d'apaisement d'Hitler menée par la France et la Grande bretagne dans les années 1930).

En l'espèce, l'ennemi qu'Obama veut apaiser n'est pourtant pas  un ennemi des USA , ce sont les Palestiniens, du Hamas ou de l'OLP, peu importe c'est du pareil au même parce que la préoccupation de Rick Perry, c'est le sort de l'entité sioniste.
En effet, en tant que Chrétien évangéliste, il milite ardemment pour le retour de tous les Juifs à Sion afin qu'advienne le jour du jugement dernier qui verra les élus, c'est-à-dire les Chrétiens évangélistes, figurer parmi les bienheureux tandis que les autres, Juifs en tête, seront damnés pour l'éternité.
Un curieux mélange d'antisémitisme fondamental et de philosémitisme dans la pratique. Un exclusivisme oecuménique qui trouve parfois ses limites comme quand en 2011, le gouverneur du Texas avait invité ses administrés à une journée de jeune et de prière... chrétienne contre la sécheresse et les incendies qui ravageaient l'Etat, une méga cérémonie religieuse ayant été prévue à cet effet dans un stade de Houston, la principale ville du Texas. Une démarche qui avait irrité les tenants de la séparation du religieux et du politique ainsi que  ceux qui auraient voulu que toutes les confessions aient été appelées à prier. Les Juifs n'avaient bien sûr pas été les derniers à protester.

Et pourtant...

Pourtant Rick Perry reste, comme on l'a vu, un fervent partisan de l'entité sioniste où il s'est rendu à deux reprise au moins, des voyages dont il tire argument dans sa course à l'investiture républicaine. Et là où on voit que Perry a vraiment l'étoffe d'un président des Etats Unis, c'est que ses périgrinations au Moyen Orient n'ont rien coûté au budget de l'Etat. Et ne lui ont rien coûté non plus!

Quel talent, n'est-ce-pas?

Mais alors qui paye? Eh bien, c'est le rabbin Irwin Katsof qui règle les ardoises
Cela fait des années que le rabbin Irwin Katsof démarche des officiels Américains pour qu'ils participent à des voyages somptueux dont le but est de renforcer les relations politiques et économiques entre israël et les Etats Unis. Le voyage de Perry a été financé par la société d'investissement de Katsof, appelée d'abord Global Capital Associates puis Doheny Global Group.
Il est quand même assez étrange de voir un prétendu Chrétien évangélique qui occupe déjà de hautes fonctions politiques et brigue la magistrature suprême accepter de se faire servir ainsi la soupe. par un dignitaire d'une confession autre que la sienne en plus.

Mais justement, il y a plus.

Dans la vidéo ci-dessous, on voit Rick Perry dans son bureau à Austin en compagnie de rabbins à l'occasion de Hannoucah. M. Perry allume un cierge, apprend à bredouiller quelques mots d'hébreu et danse la ronde avec des rabbins qui ont l'air passablement blasés.

Il s'agit là d'actes de nature religieuse et on peine à comprendre comment un Chrétien fervent peut s'adonner à un rituel autre que celui de sa religion, ce qui est quand même autre chose que de simplement respecter la religion de l'autre. Personnellement, je ne peux l'interpréter que comme un vulgaire acte de soumission, une soumission qui se vérifie dans tous les discours de M. Perry lorsqu'il est question de l'entité sioniste et des droits du peuple palestinien.


samedi 9 juillet 2011

L'exécution d'Humberto Leal et l'hypocrisie d'Hillary Clinton

Humberto Leal est un citoyen mexicain qui a violé et tué une adolescente en 1994. Il a commis ce crime ignoble au Texas et il a donc été jugé dans cet Etat des Etats Unis où un tribunal l'a condamné à la peine capitale. 
Le Texas pratique l'exécution par injection de substances qui provoquent la mort. D'autres Etats fédérés pratiquent les exécutions par pendaison, par électrocution (chaise électrique) ou par gazage (oui, la chambre à gaz dont nous avons ainsi une preuve de l'utilisation contrairement à ce qu'affirment les révisionnistes).
Après avoir patienté quelques années dans le couloir de la mort et épuisé tous ses recours, Humberto leal vient d'être exécuté à la prison d'Huntsville.
Pour ceux qui veulent avoir une idée du système judiciaire aux Etats Unis, de l'application de la peine capitale au Texas et à la prison d'Huntsville en particulier, vous pouvez lire un livre récent de John Grisham, "La Confession.".
Il va sans dire que cette exécution a attristé ceux qui plaident contre la peine capitale quel que soit le crime reproché au condamné. Et figurez-vous qu'elle a aussi contrarié Mme Hillary Clinton.

En fait, Mme Clinton, nous informe RFI, est déçue!

C'est sûr, que l'exécution de M. Leal était sans doute moins spectaculaire que celle d'Oussama ben Laden avec sa mise en scène à grand spectacle.
Mme Clinton aime le cinéma à  grand spectacle et on comprend donc sa déception.

En fait, non, RFI nous explique qu'elle est déçue, pas parce qu'elle serait opposée par principe à l'application de la peine capitale, mais plutôt par le fait que bafouer les droits des étrangers aux Etats Unis (puisque M. Leal n'a pas été autorisé à avoir une assistance consulaire mexicaine) augmente le risque pour les ressortissants US qui séjournent ou vivent à l'étranger de subir les mêmes désagréments.

L'administration Obama avait pourtant demandé un sursis de quelques mois à exécution, demande rejetée par la Cour Suprême des Etats Unis.
Il n'a semble-t-il pourtant jamais été question pour Barack Obama, ni de gracier ni d'ordonner un sursis à l'application de la sentence. Alors qu'il en avait parfaitement la possibilité en vertu des pouvoirs qui lui sont conférés!

Alors quel peut bien être le sens de cette prétendue déception de Mme Hillary Clinton, décidément une hypocrite indécrottable?