mercredi 27 janvier 2010

USA - Mémoire de l'holocauste: quand un professeur veut forcer une élève juive à porter l'étoile jaune

Nous avons connu en France une dérive liée à l'inculcation de la mémoire de l'holocauste avec la proposition de M. Nicolas Sarkozy de confier à chaque élève de CM2 la mémoire de l'un des 11 000 enfants juifs français morts en déportation. Cette idée avait provoqué une levée de boucliers et suscité de vives critiques de la part de Mme Simone Veil.
De manière toute aussi grotesque, mais à une échelle heureusement infiniment plus réduite, c'est un collège des environs de Houston aux Etats Unis qui, croyant faire acte de pédagogie, a tenu à imposer dans le cadre d'un "cours" sur la mémoire de l'holocauste le port de l'étoile jaune à un certain nombre d'élèves, dont une élève juive.
Résultat: une gamine traumatisée et une maman très en colère. Comme on dit, l'enfer est pavé de bonnes intentions. On ne sait plus quoi faire pour donner substance à cet "enseignement" de la mémoire, du coup on fait n'importe quoi quitte à aller dans une surenchère malsaine et trop souvent morbide.


par Mayra Moreno KIAH TV (USA) 26 janvier 2010 traduit de l'anglais par Djazaïri


Une leçon d'histoire en collège a mis une élève en larmes. La leçon porte sur l'holocauste et consiste entre autres à porter une étoile de David. Cependant, un parent affirme que cela a amené sa fille à le ressentir plus comme la lettre écarlate [marque d'infamie].
Myriam Youngblood est choquée par la méthode de la leçon d'histoire qu'elle considère inadmissible. Sa fille, élève à la Dekaney High School lui a dit avoir été forcée de faire quelque chose qui l'a mise mal à l'aise.

"(Elle) devait porter une étoile de David jaune portant la mention "Jude" comme celles que devaient porter nos ancêtres pendant l'holocauste," déclare Myriam Youngblood.
Fière de ses origines juives, sa fille était en larmes et sa famille a été bouleversée. Youngblood a passé la matinée de mardi à appeler l'administration scolaire. Nous avons appelé également et avons eu un contact avec le directeur de la communication. On nous a dit que la principale était trop occupée pour s'exprimer devant une caméra. Au lieu de quoi, on nous a donné une déclaration écrite:
"Le but du projet du souvenir de l'holocauste à la Dekaney High School est de commémorer et d'honorer les personnes qui ont été victimes de l'holocauste... Les élèves qui ne voulaient pas participer à l'activité devaient en parler à leur professeur pour se voir affecter une tâche de substitution."

Youngblood affirme que ce n'est pas vrai.

"Son professeur m'a dit qu'elle devait porter l'étoile exactement comme si c'était un devoir écrit. "(Si elle ne le faisait pas) elle aurait un zéro." [a failing grade]

Youngblood dit comprendre que le professseur souhaitait développer la sensibilisation concernant le génocide et le racisme mais son sentiment est que le projet pédagogique est allé trop loin.

"Faire porter à une élève juive une étoile de David qui servait de signe pour marquer l'infériorité de notre peuple n'est pas acceptable." déclare Youngblood.

Youngblood a finalement reçu un appel de la principale du collège. Elle lui a présenté ses excuse ainsi qu'à sa fille et lui a dit qu'elle n'aura pas zéro et n'a pas à porter l'étoile de David.

Abattre la statue d'Obama

Une illustration de plus de l'ampleur de la déception Obama. Comme quoi, il ne suffit pas d'être à la base un type bien mais qu'il faut aussi faire attention aux compromis qu'on passe quand on est dans la course au pouvoir dans un pays comme les Etats Unis.


par la rédaction, The Herald (UK) 27 janvier 2010 traduit de l'anglais par Djazaïri

Les Indonésiens qui avaient salué Barack Obama comme un des leurs voici deux ans, veulent désormais le retrait d'une statue commémorant ses années de scolarisation à Djakarta.

Cette démarche est un signe évident que la populatité du président US dans le monde est peut-être en train de s'estomper.

La statue qui représente Obama à l'âge de dix ans a été installée en décembre 2008 dans le parc Menteng au centre de Djakarta pour marquer ses quatrea nnées de fréquentation de l'école primaire locale à l'époque où il vivait à Fjakarta.

Un mois après, une campagne pour le retrait de cette statue s'était développée dans la nation musulmane la plus peuplée qui n'a pas considéré bien longtemps Obama comme presque un de ses enfants.

Un groupe sur Facebook baptisé "Abattons la statue de Barack Obama au parc Menteng" a attiré plus de 55 000 membres et on rapporte que ce groupe a déposé une requête en justice pour le retrait de la statue.

"Barack Obama n'a fait encore aucune contribution significative pour l'Indonésie et, si on peut dire, Obama n'a jamais fait que manger et déféquer à Menteng," lit-on sur la page du groupe sur Facebook.
Obama, qui doit prononcer son discours sur l'état de l'union, affronte de nombreux défis chez lui, depuis un déficit budgétaire colossal et une lente reprise économique jusqu'à la réforme du système de santé.

En difficulté dans les sondages d'opinion aux Etats Unis, Obama a encore quelques fans en Indonésie. Un porte parole des "Amis d'Obama," l'association qui a financé la statue, considère que les membres du groupe sur Facebook n'ont pas compris l'intention derrière la statue.

"Nous ne le créditons pas en tant que président, nous nous servons seulement de son personnage comme source d'inspiration pour les gosses Indonésiens," explique Rom Mullers, porte parole de l'association, avant d'ajouter que les autorités devraient aussi élever des statues de grandes figures indonésiennes.

"Le problème est que c'est la seule statue dans le parc, alors ils pensent 'Wow, il a le parc pour lui tout seul," dit-il.

Des jeunes Indonésiens ont fait la queue par dizaines cette semaine pour être pris en photo tenant la main en bronze d'Obama qui doit se rendre en Indonésie cette année.

"Si on enlève la statue, alors je veux avoir un souvenir de sa présence ici à Menteng," explique Puri Diah, une étudiante âgée de 19 ans.

Tzipi Livni et Ehud Barak wanted in Poland

Les assassins Tzipi Livn et Ehud Barak ne sont pas recherchés qu'en Grande Bretagne.Ils le sont également en Pologne. La différence est qu'en Pologne ils ne le sont pas encore à titre officiel mais par des Polonais solidaires avec le peuple palestinien. Ce qui est franchement de mauvais augure pour les dirigeants sionistes compte tenu du fait que la Pologne s'avère être un des plus sûrs alliés européens de l'entité sioniste, Auschwitz oblige.
Pas la peine de chercher cette information dans les journaux français.
Au fait, où en est l'enquête sur l'inscription volée à Auschwitz?


Livni, Barak 'recherchés pour crimes de guerre' en Pologne
Des membres de la Knesset en visite à Cracovie  surpris de voir des affiches contre la dirigeante de l'opposition et du ministre de la défense sur des panneaux d'affichage à travers la ville.
par Tzvika Brot, Yediot (Sionistan) 27 janvier 2010 traduit de l'anglais par Djazaïri

Les dirigeants israéliens sont toujours recherchés en Europe, mais pas de manière positive: des membres de la Knesset en visite en Pologne pour les cérémonies marquant la Journée internationale de l'Holocauste ont été surpris de voir des affiches contre le Ministre de la Défense Ehud Barak et la dirigeante de l'opposition, Tzipi Livni  dans la ville de Cracovie, mardi soir.

On pouvait lire en anglais sur ces affiches placardées ça et là, non loin de l'hôtel des députés israéliens :« Recherché pour crimes de guerre », avec proposition d'une récompense de 10.000 euros en échange d'informations sur Barak ou de l'arrivée prévue de Livni en Europe. Les annonces comportait une adresse de site Web pour les personnes intéressées à fournir des informations sur les responsables israéliens.

Plusieurs membres de la délégation israélienne - dont les députés Israel hasson, Yohanan Plesner et Rachel Adatto, du parti Kadima et Uri Orbach du parti Habayit Hayehudi - ont repéré les affiches sur un certain nombre de panneaux d'affichage de la cité polonaise. Tous quatre ont cherché à les arracher avant de décider de laisser les responsables de la sécurité s'occuper de cette affaire.

"Il n'est pas douteux que ceci ait été fait en réaction à notre visite," a déclaré un des députés qui participent, en compagnie de 150 parlementaires de l'ensemble du continent, à un événement organisé par European Friends of Israel (EFI),.

"65 ans après, nous constatons encore qu'avoir raison ne suffit pas," a déclaré le député Hasson. "Nous devons nous en souvenir devant les nouveaux défis, comme les négateurs de l'holocauste, ceux qui insultent l'holocauste et toutes sortes d'antisémites."

Les députés ont informé les membres de la sécurité à propos de ces affiches. Le député Plesner a indiqué qu'il tiendrait au courant le responsable de la sécurité à la Knesset, mais les responsables de la sécurité ont estimé que les affiches étaient une provocation locale comme celles qui ont eu lieu dans d'autres pays à travers le monde. Les élus de la Knesset ont signalé qu'une plainte serait déposée auprès des autorités polonaises.

 Incidemment, les députés n'ont pas pu s'empêcher d'observer que les affiches contre Livni étaient plus grandes que celles contre Barak.

Un survivant (Juif) d'Auschwitz antisémite!

Certains survivants de l'holocauste, quelle que soit la définition qu'on en donne, sont comme une épine dans le pied du sionisme.Après Hedy Epstein, voici qu'un autre de ces survivants fait parler de lui en affichant activement son hostilité au sionisme. Et, à la différence de Mme Epstein, cette qualité de survivant, les sionistes ont du mal à la refuser à Hajo Meyer qui a séjourné une dizaine de mois au fameux camp d'Auschwitz en Pologne.

Hajo Meyer sera  présent à Paris pour co-animer un débat intitulé:



Un survivant d’Auschwitz: ‘Israël agit comme les Nazis’
Exclusif: Graeme Murray and Chris Watt
Sunday Herald (UK)  24 Jan 2010 traduit de l’anglais par Djazaïri
Un des derniers survivants d’Auschwitz s’est lancé dans une attaque cinglante contre l’occupation de la Palestine par Israël au premier jour de sa tournée de conférences en Ecosse.
Le Dr Hajo Meyer, qui a survécu dix mois dans le camp de la mort nazi, s’est exprimé avec force dès le début de sa tournée de conférences d’une dizaine de jours au Royaume Uni et en Irlande – dont trois en Ecosse. Ses propos ont provoqué la fureur des groupes de pression extrémistes juifs qui ont qualifié M. Meyer « d’antisémite » et l’ont accusé d’abuser de son statut de survivant de l’holocauste.
Le Dr Meyer a assisté à des audiences au tribunal d’Edimbourgh ce mardi, où cinq militants pro palestiniens sont accusés de comportement raciste aggravé pour avoir perturbé un concert donné par le Jérusalem Quartet au Queen’s Hall de la ville.
S’exprimant au démarrage de sa tournée, le Dr Meyer a affirmé qu’il existait des similitudes entre le traitement des Juifs par les Allemands pendant la seconde guerre mondiale et le traitement actuel des Palestiniens par les Israéliens.
Il a declaré: “Les Israéliens essayent de déshumaniser les Palestiniens, exactement comme les Nazis ont tenté de me déshumaniser. Personne ne devrait déshumaniser l’autre et ceux qui essayent de déshumaniser l’autre ne sont pas humains.
“Israël n’est peut-être pas le pays le plus cruel du monde… mais la chose que je sais avec certitude est qu’Israël est championne du monde de la prétention à être un Etat cultivé et civilisé. »
Le Dr Meyer est né en 1924 à Bielefeld en Allemagne. Il ne fut pas autorisé à fréquenter l’école là-bas après novembre 1938. Il s’enfuit alors, seul, aux Pays Bas. En 1944, après un an de clandestinité, il fut arrêté par la gestapo et survécut dix mois dans le camp de concentration d’Auschwitz en Pologne.
Il vit actuellement aux Pays Bas et a écrit trois livres sur le judaïsme, l’holocauste et le sionisme.
Le Dr Meyer insiste aussi sur le fait que désormais, la définition de  «l’antisémite» a changé, et il affirme : « Auparavant, un antisémite était quelqu’un qui haïssait les Juifs parce qu’ils étaient Juifs et avaient une âme juive. Mais de nos jours, un antisémite est quelqu’un que les Juifs n’aiment pas.»
Un porte parole de l’ International Jewish Anti-Zionist Network, dont le Dr Meyer est membre, affirme que critiquer Israël « n’est pas la même chose » que critiquer les Juifs.
Mick Napier, président de la , Scottish Palestine ­Solidarity Campaign, et qui est un des cinq manifestants à comparaître devant le tribunal dont les audiences reprendront en mars, déclare : « Les Palestiniens sont heureux de l’avoir comme allié de leur cause.
“Hajo sait qu’Israël a une longue histoire d’exploitation de l’histoire de l’holocauste afin de faire taire les critiques légitimes contre ses propres crimes.
“Tout particulièrement depuis Gaza, les gens ne sont plus bernés par leur affirmation selon laquelle quiconque critique Israël est antisémite. »
Les affirmations du Dr Meyer ont rencontré une réaction de colère de la part d’organisations pro Israël, qui les ont qualifiées de «honteuses.»
Jonathan Hoffman; co-vise président de la Fédération Sioniste; déclare: “Je lui dirai qu’il abuse de son statut de survivant, et je lui dirai que si Israël avait été créée dix ans plus tôt, des millions de vies auraient pu être sauvées. »
“Survivant ou pas, utiliser des analogies avec le nazisme au sujet des politiques d’Israël est antisémite, sans aucun doute.»
M. Hoffman ajoute que la date de la tournée a été choisie avec cynisme pour coïncider avec l’ Holocaust Memorial Day du 27 janvier.
Le Dr Ezra Golombok, porte parole pour l’Ecosse de l’ Israel Information Office, accuse le lobby antisioniste « d’exploiter » le Dr Meyer qu’il présente comme quelqu’un « qui est embarqué dans une situation qu’il ne comprend pas. »
 «C’est un exercice de propagande de Mick Napier et ses amis, rien de plus. Il est absurde de comparer Israël et les tactiques nazies. »
La série de conférences, intitulée  Never Again – For Anyone, se poursuit jusqu’au 30 janvier.

mardi 26 janvier 2010

"La catastrophe en Haïti est la meilleure chose qui pouvait nous arriver"

Benjamin Netanyahou, alors leader du Likoud, avait déclaré au sujet des attentats du 11 septembre 2001 :

 Comme on est spécialiste de la récidive dans l'entité sioniste, il n'est pas surprenant de voir un certain Tamir Hass, consultant media et publiciste [comprenez spécialiste de la propagande] dire à peu près la même chose à propos du malheur qui vient d'affliger Haïti.
L'article original est paru en hébreu dans Maariv, un des quotidiens les plus lus dans l'entité sioniste et mis à disposition en anglais par Philip Weiss.


la catastrophe en Haïti est la meilleure chose qui pouvait nous arriver à nous. Alors pourquoi les sang, la destruction, la pauvreté, la faim et les orphelins sont-ils bons pour l'État juif? Tout d'abord parce que l'attention mondiale a été attirée ailleurs et que les médias internationaux ont une histoire plus intéressante à couvrir. Deuxièmement, parce que toutes les zones de catastrophe ont besoin d'un héros, et en ce moment, c'est nous. Je dois avouer que je ne serais pas surpris si les images de la création d'un hôpital en Haïti, ainsi que les actions de secours de Tsahal, se voyaient accorder plus de poids que les considérations humanitaires. Si j'ai raison, alors un membre de la Knesset a fait une bonne chose, en décidant de profiter de l'occasion de prouver au monde combien à quel point nous sommes généreux et capables. Et si le ministère des Affaires étrangères parvient à profiter des réussites israéliennes en Haïti et à les vendre [to market] dans le monde, tant mieux. Nous pouvons seulement espérer qu'aucun de nos politiciens de talent ne se mette devant une caméra pour dire «Le monde entier a été témoin. Nous avons été vraiment formidables en Haïti », ou quelque chose comme ça - une possibilité non négligeable compte tenu de la récente bourde avec les Turcs. Mieux vaut être modeste.
 Faut vraiment être culotté pour écrire des trucs pareils. Et puis être doué d'un égoïsme ) toute épreuve.

lundi 25 janvier 2010

"Toussaint," le prochain film de Danny Glover sur le héros de l'indépendance haïtienne

J'ai d'abord trouvé cette information en anglais via The Angry Arab avant de constater qu'elle était disponible en français uniquement, sauf erreur de ma part, sur le site  come4news.
Elle est d'autant plus intéressante que, par exemple, un commentateur a eu le culot de présenter les USA et le France comme des amis d'Haïti.
Or, nous apprend l'article, le comédien Danny Glover, qui n'est pas exactement un inconnu dans le monde du 7ème art, a eu toutes les peines du monde à réunir des financements pour son deuxième film en tant que réalisateur qui évoquera la vie de Toussaint-Louverture, le héros de l'indépendance haïtienne.

Danny Glover s'exprimant à Paris devant des journalistes déclare:
«Vous ne pouvez vous imaginer la quantité de producteurs que j'ai vu, aux États-Unis et en Europe. Ils me disaient tous « C'est un projet magnifique! » et juste après, « C'est un film de noirs?».

Eh oui, que des noirs [en fait du côté des bons], même le cinéaste.
Que diable Glover n'a-t-il pas confié son projet à Spielberg qui après tout l'avait fait jouer dans un film avec uniquement des noirs? 
D'ailleurs, contrairement à ce que certains croient, Spielberg n'a pas été le premier réalisateur blanc à tourner un film exclusivement avec des comédiens noirs. King Vidor l'avait précédé en 1929 avec Hallelujah. Un authentique chef d'oeuvre du cinéma que j'ai eu la chance de voir il y a quelques années.

dimanche 24 janvier 2010

L'écho du drame haïtien au Proche Orient

Il paraît que les pays arabes ne donnent rien à Haïti parce que les Haïtiens sont des mécréants. Cette chanson, vous pouvez l'entendre en français, en anglais mais aussi probablement dans d'autres langues.
C'est cette thématique qu'a choisi d'exploiter la hasbara par le biais d'articles de presse ou de commentaires d'internautes dûment équipés de l'argumentaire idoine. Certains Arabes commencent à se rendre compte de l'ampleur de cette déferlante médiatique qui n'a d'égale que l'émerveillement pour les prouesses du staff médical déployé en Haïti par l'entité sioniste.
S'il est vrai que la bienfaisance doit s'exercer dans la discrétion, il semble que la hasbara ait bousculé cette règle du jeu et que les Etats et les ONG arabes auraient intérêt à s'assurer de la médiatisation de leurs actions solidaires. 
Ces efforts, qui je l'espère vont s'amplifier, sont d'autant plus méritoires que plusieurs de ces pays sont en proie à la guerre: l'Irak occupé par les troupes US, le Yémen avec un début de guerre civile attisé par les mêmes USA, le Soudan où les mêmes USA jouent à fond la carte d'une sécession qui leur permettrait de faire main basse sur les richesses de ce pays, le Liban qui vient à peine de se relever des destructions  causées par les sionistes en 2006 et enfin la Palestine avec l'occupation de la Cisjordanie et le blocus de Gaza. Gaza dont aucun secouriste de l'entité sioniste ne semble savoir où elle se trouve.
Ces efforts sont aussi méritoires car il faut savoir que, depuis le 11 septembre, nombre d'ONG arabes ont vu leurs avoirs gelés par les Etats Unis et ne sont donc plus en mesure d'apporter une aide conséquente et rapide.
Maintenant, j'apprends que Magen David Adom (équivalent de la Croix Rouge dans l'entité sioniste) entreprend de collecter de l'argent pour Haïti auprès de la population de l'entité sioniste. Louable initiative car le gouvernement de Tel Aviv n'a lui pas déboursé un kopeck. Certes, il a dépêché une forte équipe médicale. Mais là non plus ça ne lui coûte pas un liard car ce sont les USA qui règlent l'addition de toutes façons. Et c'est un bon entraînement pour les médecins de l'armée...
Ma conclusion sera un appel à la prudence en direction des sionistes généreux qui auraient l'intention de donner à Magen David Adom: méfiez-vous et vérifiez qu'Eli Bin, le directeur général de cet organisme ne va pas piocher dans vos dons pour s'offrir un nouveau véhicule 4x4 modèle luxe.



Haïti: un point de vue du Proche Orient
par Jamal Dajani, The Huffington Post (USA) 24 janvier 2010 traduit de l'anglais par Djazaïri

Il est rare de voir des informations en prime time sur les chaînes satellitaires du Moyen Orient qui ne proposent pas des images en boucle de mort, de destruction et de dévastation dans des endroits comme Gaza, Falloujah ou Kaboul. Ces tout derniers jours, cependant, même si les images étaient familières, elles venaient d'Haïti, et la destruction n'était pas le fait de l'homme.

De grands réseaux comme al Jazeera se sont précipités pour envoyer des équipes à Port-au-Prince et le grande majorité des réseaux satellitaires qui opèrent dans la région ont rivalisé pour tenir informés les téléspectateurs de la dévastation et de la souffrance humaine dans ce petit pays de la Caraïbe, mais à la moyen-orientale... il fallait parler d'un peu plus que de Haïti.

Dans les heures qui ont suivi le tremblement de terre, les chaînes de télévision du Moyen Orient, à l'instar de leurs confrères des USA, se sont concentrés sur les actions de secours et la recherche de survivants. Les journalistes sur le terrain s'efforçaient de rendre compte des destructions et de l'ampleur de la catastrophe qui a affligé la nation la plus pauvre de l'Hémisphère occidental. Mais il n'a fallu que deux jours pour que les images d'Haïti dévastée soient juxtaposées à celles des destructions à Gaza et en Irak.

"Ces images de Port-au-Prince me rappellent Gaza," disait un présentateur sur la chaïne iranienne al Alam TV. Le reportage montrait une rue de Port-au-Prince avec des maisons en blocs de béton effondrées, puis faisait un flash back sur une construction en béton de Rafah qui avait été complètement détruite en janvier par des missiles tirés depuis des avions israéliens.

Dans le même temps, les chaînes israéliennes de télévision diffusaient quotidiennement des informations sur l'action humanitaire israélienne en Haïti. Des images d'un enfant Haïtien âgé de cinq mois, soigné dans un hôpital de campagne israélien à Port-au-Prince tournaient sans fin. La télévision IBA diffusait des parties d'un reportage préparé par Elizabeth Cohen de CNN, s'émerveillant de la célérité d'Israël pour la mise en place de l'hôpital de campagne.

"Tout ça, c'est de la propagande," explique un analyste de Nile TV au Caire. "Ils veulent bien faire 10 000 kilomètres pour faire naître un bébé en haïti, mais n'autoriseront pas de la nourriture et de médicaments faire 100 mètres à gaza où meurent des enfants... c'est de la propagande."

Al Aqsa TV, la chaîne du hamas n' a pas perdu de temps pour manifester sa solidarité avec les "frères haïtiens," dont témoignait le présentateur avec un document vidéo montrant des Palestiniens de Gaza en train de collecter de l'aide pour Haïti.

"Les habitants de Gaza, qui dépendent eux-mêmes de l'aide en raison du blocus israélien qui les prive de nourriture, de médicaments et d'autres biens de première nécessité, veulent donner des produits tels que du lait et des draps à Haiti," poursuivait l'émission.

Entre remps, Dubai, qui a fait récemment l'objet de critiques pour son extravagance et sa dette colossale, s'st engagée à apporter une assistance immédiate à 200 000 enfants Haïtiens par le truchement de partenaires internationaux. Dubai TV a diffusé un reportage montrant un avion en cours de chargement avec une centaine de tonnes de nourriture et de founitures à destination de Port-au-Prince, un don de l'émirat. Le reportage promettait des envois supplémentaires à venir.

Les pays arabes, notamment les riches Etats pétroliers, ont été critiqués dans la presse occidentale pour leurs efforts insuffisants dans l'aide aux victimes du séisme en Haïti. En réalité, beaucoup de ces pays ont déjà soit annoncé, soit envoyé leur aide à la nation dévastée. La télévision jordanienne a montré un reportage sur des médecins Jordaniens en partance pour Haïti... mais CNN n'en a pas parlé.

Sur la chaîne télévisée libanaise New TV, un commentateur a critiqué les USA qui se précipitent pour sauver des vies en Haïti tout en menant deux guerres, en Afghanistan et en Irak,  causant ainsi la mort de plus d'un million de civils selon lui.

"Quelle hypocrisie," s'est-il lamenté.