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samedi 31 janvier 2009

La collaboration du Fatah à l'agression sioniste

A Gaza, des ONG dénoncent la répression du Hamas, nous apprend le journal Le Monde daté du 30 janvier. Et il semble bien que le Hamas ait fait preuve d’une brutalité extrême à l’encontre de membres du Fatah, principale composante de l’Autorité Palestinienne dirigée (?) par Abou Mazen.
C’est de cela que rend compte l’article du Monde qui cite des témoignages et des déclarations d’organisations palestiniennes pour les droits de l’Homme.
Si ces condamnations sont nécessaires, il importe de situer l’action des militants du Hamas dans le contexte de l’agression sioniste avec ses bombardements quasi incessants d’artillerie, terrestre ou de marine, ses raids aériens et l’action de ses unités d’infanterie.
Ce sont ces éléments de contexte qui manquent dans l’article du Monde. Et justement, un article du journal espagnol El pais nous fournit ces éléments de contexte. S’il stigmatise en termes moraux le comportement des membres du Hamas à l’encontre des partisans du Fatah, il nous donne un singulier aperçu des agissements d’au moins une partie d’entre eux, agissements qu’on ne peut appeler autrement que collaboration active avec l’ennemi en temps de guerre.
D’où parfois une « justice » expéditive mais aussi des militants du Fatah tués après avoir ouvert le feu sur des membres du Hamas. De ce point de vue, la façon de faire des militants du Hamas n’est en rien une
nouveauté parmi les mouvements de résistance confrontés à un ennemi impitoyable.
C’est tout ceci qu’évoque d’une manière assez détaillée l’article ci-dessous qui montre à quel point le Fatah est désormais discrédité et fait plus partie du problème que de la solution pour la Palestine, même si des militants du Fatah ont effectivement pris les armes pour lutter contre l'agression sioniste.

L’autre sale guerre de Gaza
Le Hamas a tué une centaine de présumés collaborateurs du Fatah
Par Juan Miguel MUÑOZ - Gaza – El Pais (Espagne) le 23/01/2009 traduit de l’espagnol par Djazaïri

C’est un mélange de revanche, de division politique abyssale entre Palestiniens, de haines, d’intérêts personnels et d’instincts les plus primaires. Pendant les 23 jours qu’a duré le déchaînement incessant d’Israël contre Gaza, le Hamas et le Fatah ont réglé leurs comptes au milieu du chaos.
Une guerre extrêmement sale. Tandis que les combattants tiraient des roquettes, des dizaines de collaborateurs d’Israël informaient l’armée de ce pays sur des objectifs à atteindre. Il est certain que de nombreuses personnes sont mortes à cause de cette aide à l’ennemi. Mais la réaction de la milice islamiste a été dure et brutale. Plus d’une centaine de membres de cette cinquième colonne ont été exécutés.

Le 1er janvier, date anniversaire de la création du Fatah, plusieurs centaines de ses membres sont sortis dans les rues. Certains distribuaient des caramels – manière traditionnelle de fêter une bonne nouvelle – pour signifier la bienvenue des bombardements de l’aviation israélienne. Masleh Reqab, professeur d’économie à Khan Younès, assure que « des membres du Fatah exilés en Egypte téléphonaient à leurs familles pour leur annoncer qu’ils rentreraient à Gaza d’ici trois ou quatre jours. » On en était seulement au cinquième jour des affrontements et beaucoup parmi eux pensaient que le Hamas ne résisterait pas à des bombardements aussi violents. Mais le Hamas a tenu bon.
Dans quelques quartiers de Gaza, les partisans de Fatah ont tenté de contrôler les rues par la force des armes. Les policiers du gouvernement Hamas] n’ont jamais cessé de patrouiller, mais sans les uniformes blancs qui en faisaient des cibles faciles pour les hélicoptères et les avions israéliens. Leur objectif était d’empêcher le renforcement des membres armés du parti du président Palestinien Mahmoud Abbas. Et aussi les pillages parce que les portes de centaines de magasins avaient été soufflées par les bombes et qu’ainsi les marchandises étaient à la portée de n’importe quel voleur. Cependant, la tenue civile des policiers a accru le désordre.

Le Hamas n’a pas pour habitude d’être clément quand il est question de soutien à l’ennemi sioniste. Les tirs dans les jambes des collaborateurs, considérés comme des traîtres absolus par les fondamentalistes ont été fréquents pendant ces jours d’anarchie. «Il y avait des hommes qui apparaissaient soudain avec une charrette pour vendre des fruits secs et espionner la maison d’un dirigeant du Hamas. D’autres s’en retournaient sans dommages aucuns dans des secteurs où les militaires Israéliens étaient déjà déployés. « Il est pratiquement impossible qu’ils n’aient pas apporté une aide à l’ennemi, » affirme une source proche du mouvement islamiste. Une bonne partie d’entre eux s’est retrouvée derrière les barreaux, mais à beaucoup d’autres, plus téméraires, il est arrivé bien pire.
« Des collaborateurs ont été pris en flagrant délit en train de tirer sur des combattants du Hamas pendant la guerre. Ceux là ont été tués immédiatement. Les miliciens en ont exécuté plus d’une centaine. Certains, déjà bien connus, ont été assignés à résidence chez eux avec l’avertissement qu’on leur tirerait dessus s’ils quittaient leurs domiciles, » ajoute la même source.

Ehab el Ghosein, porte parole du ministère de l’intérieur, ne confirme ni ne dément. « Nous avons arrêté, » a-t-il affirmé hier, « de nombreuses personnes pour collaboration avec Israël. Ces dizaines de personnes sont en cours d’interrogatoire. Les tuer est illégal, même s’il s’agit de collaborateurs. Mais des événements se sont produits à la faveur de ces jours de confusion. » El Ghosein indique que le ministre de l’intérieur et Saïd Siam, un des chefs de la direction du Hamas, ont pu être victimes de certains de ces collaborateurs. « Une enquête est en cours, » précise-t-il.

Pendant ces journées de guerre, les dirigeants du Hamas n’ont pas disparu dans une clandestinité absolue. On pouvait en voir beaucoup à la télévision, assistant à des funérailles. Ce qui a pu faciliter le travail de ceux qui ont désigné l’emplacement de la maison ou Siam, tenant de la ligne dure du Hamas, se réunissait avec d’autres chefs de son parti. Dans certains cas, les collaborateurs ont disposé d’appareils dotés d’un signal laser pour désigner le bâtiment que détruisaient ensuite les avions israéliens.

C’est une vieille histoire qui remonte aux années 1990. Et dans la lutte sanglante pour le pouvoir que se livrèrent le Fatah et le Hamas pendant un an, jusqu’en juin 2007, lorsque les islamistes prirent le pouvoir à Gaza, il y eut également de nombreuses tentatives d’assassinat de militants du Hamas, dont le premier ministre Ismaïl Haniyeh, qui fut l’objet d’au moins deux tentatives de meurtre. Les affrontements avaient atteint une violence inouïe en ces jours de juin. Et avec des vengeances des uns contre les autres au cours desquelles le sang coula abondamment.

samedi 29 mars 2008

Ce profiteur de la guerre en Afghanistan est-il un génie? Et saurez-vous le reconnaître sur un quizz photo?

Intéressante l'histoire de ce jeune marchand d'armes de Miami, devenu millionnaire à l'âge de 22 ans grâce aux guerres entreprises par son pays contre l'Irak et l'Afghanistan.
Son métier? Fournir au gouvernement américain, et à bon pris, des munitions destinées à la police et à l'armée afghanes.
Son problème? C'est que pour être concurrentiel, il n'a pas hésité non seulement à fournir des munitions dont la fabrication remonte à plus de 20 ans, mais aussi à faire emplette auprès de la Chine qui est encore, au moins aux yeux des Etats-Unis, communiste.
On remarquera quand même que l'article du journal ne peut s'empêcher de faire référence à l'origine judéo-italienne de ce jeune "maverick" de la ferraille. Et je ne peux m'empêcher de me poser la question : pourquoi?
Notre "maverick" se trouvait à l'étranger au moment de la publication de l'article. Pour honorer les commandes de l'armée américaine nous dit le grand père du jeune marchand d'armes. A moins qu'il ne se soit déja réfugié dans l'entité sioniste, pays où il aurait "étudié" toujours selon grand papa. Probablement à l'école des terroristes qu'on affuble du doux nom de "Tsahal," si ce n'est à celle du Mossad ou encore des deux.

Grand père nous précise que toute cette affaire est de la faute de personnes qui jalousent la ré&ussite de son petit fils qu'il n'hésite pas à qualifier de "génie." (à mon avis plus proche de Rambo que de Rimbaud).

En bas de page, je vous propose un petit jeu qui consiste à identifier notre génie d'après photo. Cliquez sur les photos pour savoir si vous avez gagné.


Les Fédéraux s’intéressent à un jeune marchand d’armes de Miami Beach
par JAY WEAVER et LUISA YANEZ, The Miami-Herald (USA) 28 mars 2008
Traduit de l'anglais par Djazaïri

Au début de ce mois, le problème judiciaire le plus immédiat pour ce très jeune marchand d’armes de Miami Beach était une arrestation pour conduite sous l’emprise de drogues après une nuit à faire la fête à South Beach.

Mais cette semaine, la vie d’Efraim Diveroli est devenue bien plus compliquée.
Ce jeune homme de 22 ans a été informé officiellement que le contrat d’une valeur de 300 millions de dollars entre sa compagnie et l’US Army était suspendu car il est soupçonné d’avoir enfreint la loi américaine en vendant des munitions chinoises vieilles de plusieurs dizaines d’années et destinées aux soldats Afghans, ont déclaré les autorités fédérales.
Selon des sources judiciaires proches du dossier, Diveroli fait aussi l’objet d’enquêtes criminelles par des services fédéraux à Miami et à Washington. Et une commission parlementaire de contrôle effectuera une audition publique le mois prochain au sujet des contrats gouvernementaux octroyés à sa compagnie, AEY Inc.
Nous n’avons pas pu joindre Diveroli. Son grand père, Angelo Diveroli, 72 ans, qui réside à North Miami-Dade County, a pris sa défense ce jeudi en affirmant qu’il était accusé de vendre des armes trop vieilles par des «concurrents jaloux.»
« C’est une honte parce que mon petit fils est un génie, » explique le grand père. « C’est un génie pour tout ce qui a trait aux armes. Quand il était petit, je l’emmenais aux expositions d’armes et il était capable de reconnaître chaque modèle de fusil. Les gens demandaient : « Comment peut-il faire ça si jeune ? Je leur disais qu’il avait un don. »
Hy Shapiro, son avocat à Miami, a indiqué jeudi que la société de son client avait reçu la notification de suspension mercredi mais attendait d’autres éléments d’information de la part de l’armée.
« Je ne suis disposé à faire aucune déclaration pour l’instant.»
L’histoire improbable d’un homme aussi jeune remportant un aussi lucratif contrat militaire avait été rapportée initialement par le New York Times qui avait détaillé l’histoire de Diveroli comme celle d’un indépendant de l’armement qui aurait trompé l’armée en déclarant que la plupart de ses cartouches pour mitrailleuses venaient de Hongrie.
D’après le Times, beaucoup de ces munitions provenaient de stocks vieillissants de l’ex bloc communiste – mais également de Chine.
L’Inspection Générale du Département de la Défense aussi bien que les services des douanes enquêtent sur le présumé réseau de trafic d’armes de Diveroli, rapporte le Times.
La suspension du contrat de Diveroli, remporté par sa compagnie suite à un appel d’offres concurrentiel l’an dernier dépend provisoirement du résultat des investigations.
Dans une copie de la notification de suspension obtenue auprès de l’armée, on lit que le 25 novembre 2007, Diveroli avait donné aux responsables militaires des informations «fausses ou trompeuses.» Selon la notification, Diveroli avait indiqué que les lots de cartouches pour AK 47 et autres fusils d’assaut avaient été fabriqués en Hongrie entre 1965 et 1975 mais que l’armée a découvert qu’en fait, la plupart de ces munitions avaient été fabriquées en Chine entre 1962 et 1974.
Dans la notification de suspension datée du 25 mars, les responsables de l’armée évoquent une « prohibition » des ventes au gouvernement US de munitions de type militaire provenant de Chine communiste.
Dans un document lié à cette affaire, l’armée résume l’histoire de la compagnie de Diveroli, AEY, fondée en 1999 par son père à Miami Beach, notant qu’elle avait démarré avec la revente de surplus, la vente en gros de ferraille et de matériels réformés.
La fortune de Diveroli est arrivée avec les interventions militaires américaines en Irak et en Afghanistan.
La compagnie signa son premier contrat avec l’armée en 2004, ce qui lui rapporta plus de 1 million de dollars. Mais le commerce de Diveroli avec le Département le la Défense s’accrut de manière si importante qu’il s’adjugea des contrats pour une valeur de 200 millions de dollars l’an dernier. Le plus important tenait à la fourniture de munitions pour la police et l’armée afghanes qui combattaient al Qaïda et les rebelles Talibans.
Tous ces contrats avec le gouvernement transformèrent le style de vie de Diveroli.
« En ce moment même, il se trouve à l’étranger pour satisfaire aux commandes en armement du gouvernement, » explique son grand père. « Il fait ce travail pour aider le gouvernement américain. Ils s’en prennent à lui parce qu’il est jeune, mais c’est quelqu’un qui travaille dur. Il trime comme un chien.»
Angelo Diveroli, qui est d’origine juive italienne et avait quitté Rome pour s’installer aux USA, dit que son petit fils est né à Miami Beach et a fréquenté des écoles en Europe, en Israël et au Nord-est des Etats-Unis.
Le grand père dit savoir peu de choses sur la vie privée de son petit fils. Il habite dans immeuble en copropriété sur la 38ème rue et a un bureau sur Arthur Godfrey Road.
« C’est un homme jeune. Il a des petites amies et il sort, » déclare Angelo Diveroli.
Les archives judiciaires du tribunal de Miami-Dade montrent que depuis qu’il réside à Miami Beach, le très jeune président d’AEY a eu plusieurs démêlés judiciaires mais pas de condamnations criminelles,
Depuis 2005, Diveroli a été accusé d’avoir agressé physiquement et harcelé une ex petite amie. Il a aussi été arrêté sur l’accusation d’avoir frappé l’employé du parking de sa copropriété. Selon la police, il était porteur d’un faux permis de conduire de Floride sur lequel il apparaissait âgé de quatre ans de plus qu’en réalité.
Sa dernière affaire avec la loi est encore en cours. Ce mois-ci, le 5 mars Diveroli a encore été arrêté par la police de Miami Beach – cette fois pour conduite en état d’ivresse.
Il avait été libéré sous caution de 1000 dollars le jour même, déclare Janelle hall, porte parole du tribunal correctionnel de Miami-Dade. Il doit être jugé le 11 avril.
Diveroli est peut-être le seul fournisseur agréé par le gouvernement US disposant d’un compte MySpace. Il l’a maintenu actif jusqu’en 2005. Dans sa biographie, il se décrit lui-même comme «un type super bien.»
Et il confesse : «J’ai eu des problèmes au lycée alors j’ai été obligé de travailler pendant l’essentiel de mon adolescence et j’ai probablement grandi trop vite. J’ai finalement pu avoir un appartement convenable et je suis satisfait pour le moment, cependant j’ai surtout envie de réussir vraiment avec mon affaire et ça prend beaucoup de mon temps.»