mardi 11 janvier 2011

Tuerie de Tucson, American Renaissance, antisémitisme et idéologues juifs de la race

On l'a vu, l'éventualité de motivations antisémites a été évoqué dans les conjectures sur les motivations de Jared Lee Loughner, le tueur de Tucson en Arizona. Outre le fait que Mein Kampf était présenté comme son livre favori par Loughner sur sa page personnelle sur inernet, on a évoqué son appartenance à une organisation d'antisémite d'extrême droite, American Renaissance.
Le problème, ainsi que l'indiquais dans mon post précédent, est que le tireur de Tucson est semble-t-il lui-même de mère juive et que Samuel Jared Taylor, le leader d'American Renaissance dément l'affiliation de Jared Lee Loughner à son organisation.
Vous noterez toutefois qu'ils partagent le même prénom!

Si on s'intéresse à American Renaissance, on doit remarquer que l'Anti Defamation League (équivalent de la LICRA aux Etats Unis) note bien l'idéologie raciste que reflète le magazine publié par 'American Renaissance qui évite cependant, toujours d'après l'Anti Defamation League, la bigoterie et les stéréotypes grossiers qui caractérisent d'autres publications racistes.  Et, conclut l'ADL, Samuel Jared Taylor "s'interdit d'être antisémité."
J'ai presque l'impression que l'ADL le trouve sympa ce Jared là. Bon, il n'est pas antisémite, maus peut-être qu'il est seul de son espèce dans cette organisation raciste, suprémaciste (pour la suprématie de la race blanche).
La réaction irrité d'un lecteur Texan du Daily Mail de Londres nous permet d'aller un peu plus loin. En effet, ce lecteur du nom de Karl Ketzer s'insurge contre la présentation par ce journal anglais d'American renaissance comme une organisation antisémite:
Ainsi, un service du gouvernement des Etats Unis diffuse un document affirmant que le tireur suspect a un "lien possible" avec American Renaissance, et le Daily Telegraph [Ketzner n'a pas fait attention au nom du journal auquel il adresse un commentaire] donne à ce mensonge un statut de fait? Est-ce cela qu'on fait passer pour du journalisme au Royaume Uni? Par rapport à votre affirmation selon laquelle Amercan Renaissance est a"ntisémite", avez-vous seulement essayé de vérifier sur son site internet avant de publier un tel non sens? Si vous aviez-vous fait l'effort de vérifier, vous auriez découvert que le rabbin Mayer Schiller a été un des orateurs lors de la toute première conférence d'American Renaissance en 1994, et qu'à cette conférence fondatrice, participaient des intellectuels Juifs comme Paul Gottfried, Michael Levin, Michael Hart, Lawrence Auster, Eugene Valberg, and Robert Weissberg. Vous auriez pu feuilleter d'anciens numéros du magazine mensuel American Renaissance et y trouver des articles d'auteurs Juifs tels que Nicholas Stix. Un vrai journaliste aurait pris son téléphone et appelé certains de ces auteurs et orateurs Juifs. Honte au Daily Telegraph d'avoir publié de telles sottises.
Ketzer nous suggère d'aller vérifier sur le site internet d'American Renaissance et ses dires s'avèrent tout à fait fondés: cette organisation extrémiste raciste s'abreuve intellectuellement auprès d'idéologues racistes... Juifs.
On comprend mieux la modération de l'Anti Defamation League!
 
Résultat d'une brève visite sur le site d'American Renaissance:

Introduction de l'article du rabbin Mayer Schiller La séparation: existe-t-il une alternative?  Ce qui doit être fait pour préserver la civilisation occidentale (American Renaissance, février 1995. 
Si la tendance actuelle se poursuit, quelque part vers le milieu du siècle prochain, la majorité des habitants de cette nation seront des non blancs. Comme on l'a montré de manière répétée dans les pages d'American renaissance, le présence d'un grand nombre de non blancs change irrévocablement la physionomie d'une école, d'un quartier ou d'un Etat. Les blancs trouvent en général ces changements si désagréables qu'ils s'en vont tout simplement. Cependant, ils ne peuvent le faire que parce qu'il y a encore beaucoup de secteurs dans le pays qui sont blancs en majorité écrasante. Qu'adviendra-t-il si les blancs deviennent une minorité? 
 En fait, ce rabbin réfléchit beaucoup pour en arriver à la proposition de la solution classique du ghetto et de la séparation., ce qu'il appelle le "désengagement à l'amiable" (amicable disengagement).

Robert Weissberg, un universitaire, a  de son côté donné en 2000  discouru sur le thème "Les relations entre Noirs et Juifs" lors d'une conférence où un certain Bruno Gollnisch a également pris la parole.
 
Michael Levin est sans doute le plus brillant cerveau d'American Renaissance et son livre Why Race Matters (pourquoi la race est importante) semble remporter tous les suffrages.

 Une belle brochette d'idéologues racistes (mais pas antisémites) et qui illustre bien les nouvelles tendances des mouvements d'extrême droite.
La tuerie de Tucson est décidément on ne peut plus emblématique de l'évolution actuelle des Etats Unis.

lundi 10 janvier 2011

Le tueur de Tucson en Arizona avait-il des motifs antisémites?

Dans le post précédent, j'évoquais la tuerie perpétrée en Arizona qui a entre autres pris la vie de Christina-Taylor Green, une fillette de neuf ans née le 11 septembre 2001.
Cette agression visait cependant plus particulièrement, semble-t-il, une élue Démocrate, Mme Gabrielle Giffords qui a été grièvement blessée.

Une dimension de cette tuerie m'avait échappée, c'est l'éventualité de l'acte d'un extrémiste  motivé également par l'antisémitisme qu'attesterait notamment son affiliation à American Renaissance, une organisation d'extrême droite.. 
Cette idée n'est pas sortie de mon chapeau et elle est évoquée dans la presse:


 - Les membres [d'American Renaissance] adoptent typiquement des vues antisémites et antigouvernementales. Les messages publiés en ligne par M. Loughner comprennent du langage qui correspond à de tels points de vue. (Métro Montréal)




Oui, parce que c'est quand même une députée juive:



et:
- Quand des Juifs sont visés, c'est rarement "par hasard" (rabbin Michael Lerner)

Il y a quand même deux big problèmes.
Le premier est que le leader du groupement extrémiste American Renaissance dément formellement l'appartenance du tueur Jared Lee Loughner à son organisation et à fortiori tout lien avec lui.

Le deuxième, bien plus épineux, est que le tueur est lui-même de mère juive, du moins si on en croit son meilleur ami.


Merci à Xymphora de m'avoir mis sur la voie.

dimanche 9 janvier 2011

Christina-Taylor Green, la fillette symbole de l'Amérique: née le 11 septembre 2001, assassinée le 8 janvier 2011

La violence politique n'a pas toujours épargné les Etats Unis même si ce pays donne l'image d'une grande démocratie. Il y a bien sûr eu la guerre de sécession mais, plus près de nous, l'assassinat du président Kennedy ou la tentative d'assassinat contre le président Reagan.
Bien sûr, nous dira-t-on, ces actes étaient l'oeuvre de déséquilibrés. Comme peut-être la tuerie qui vient de se produire en Arizona, causant la mort de six personnes et  en blessant grièvement plusieurs autres dont la députée Démocrate Gabrielle Giffords qui était la principale personne ciblée.
"Ciblée" est bien le mot approprié puisque Gabrielle Giffords était désignée par Mme Sarah Palin, ex candidate aux primaires présidentielles républicaines, comme étant dans son viseur sur une carte des élus Démocrates à balayer. 
 Balayer politiquement, certes mais la rhétorique de Mme Palin et de ses amis du Tea party est un peu plus diversifiée puisque, comme nous l'apprend Obamazoom, selon le Tea Party "l'arbre de la liberté doit être régulièrement arrosé du sang des tyrans".
Ce qu'un sénateur appelle une rhétorique empoisonnée qui ne devrait pas être relayée, sinon^à être stigmatisée, par les media.
Mais souvenez-vous, nous saurons bientôt qu'il s'agit d'un individu "dérangé"
Et puis le tireur, Jared Lee Loughner "lisait Karl Marx et Hitler et a brûlé le drapeau américain, 'ce qui ne correspond pas au profil typique d'un membre du Tea Party'". Parce que les lecteurs de marx ont aussi l'habitude de lire Hitler! En fait on peut lire l'un et l'autre pour diverses raisons, par curioisté, pour connaître les thèses qu'ils soutiennent sans nécessairement y adhérer (pour mieux en combattre les adeptes par exemple) ni être forcément marteau. Par ailleurs, je ne vois nulle incompatibilité entre lire Hitler et sympathiser avec le Tea Party (oui, le Tea Party en a après les musulmans alors qu'Hitler en avait après les Juifs. C'est juste une question d'époque!).
Et puis tous les marteaux ne tentent pas d'assassiner des politiciens. Le plus souvent ils s'en prennent à des proches (parents ou voisins), ou à des malchanceux qui croisent leur chemin.
Donc pas d'acte terroriste pas plus que de violence politique, mais le simple acte d'un détraqué.

L'évolution en cours aux Etats Unis a été amorcée immédiatement après le 11 septembre, avec la désignation d'ennemis extérieurs (les Talibans, puis l'Irak, puis le terrorisme islamique global, sans parler du retour de l'Iran dans les priorités du discours paranoïaque aux Etats Unis) puis intérieurs. Faute de rouges à proprement parler ce sont les verts, pas les écolos mais les islamistes déguisés en simples citoyens des Etats Unis, qui sont maintenant pointés du doigt. Mais ces islamofascistes n'ont de fait aucun pouvoir aux Etats Unis et ce ne sont pas eux les concurrents des républicains et du Tea party. Restent alors les Démocrates qui eux sont au pouvoir, localement et nationalement, et qui incarnent eux aussi le mal: l'immigration débridée, les impôts élevés, la loi sur la protection sociale...
Le symbole de cette dérive du discours et de la pratique politiques aux Etats Unis, c'est sur les lieux mêmes du drame que nous le trouvons avec la mort dans la tuerie de Christina-Taylor Green, une fillette de 9 ans née le 11 septembre 2001. 
Christina-Taylor Green
Comme si cette tragédie voulait multiplier les symboles, il s'avère que Christina -Taylor Green était la petite fille de Dallas Green, une célébrité du baseball aux Etats Unis.
La boucle st bouclée, si j'ose dire.
Dans le même temps, on apprend que Janet napolitano, secrétaire d'Etat à la sécurité intérieure était destinataire d'un colis piégé et que jeudi dernier deux autres paquets avaient explosé dans des bâtiments officiels dans le Maryland. Ces affaires, lit-on dans L'Express, ne seraient pas liées au "terrorisme  islamiste."
Mais L'Express se trompe car, peut-on lire dans le Christian Science Monitor:
Même si des enquêteurs du FBI sont à l'oeuvre, l'affaire n'a pas été classée entant qu'acte de terrorisme, déclare Lindsay Godwin, porte parole pour le bureau des opérations du FBI.
Ben oui, ce ne sera une affaire terroriste que si des Musulmans sont impliqués de près ou de loin.

Emeutes et agitation politique et sociale en Afrique du Nord

L'Algérie connaît ces derniers jours une importante agitation sociale qui a pris la forme d'émeutes et parfois de pillages. Le détonateur de cette agitation et de ces émeutes a été une brutale hausse des prix de produits alimentaires de première nécessité tels que l'huile ou le sucre sur un fond d'inégalités sociales croissantes.
Sommes-nous cependant à la veille d'une révolution ou encore d'un bouleversement politique, une inqilab comme dirait un baathiste ou sommes nous devant une intifada, un soulèvement?
En eux mêmes, il est vrai que ces événements sont d'une grande signification politique et rappellent à ceux qui gouvernent le pays qu'ils sont assis sur un volcan nommé inégalités, exclusion sociale, exclusion du politique. Et es dirigeants qui ont l'habitude de gérer le pays par l'émeute seraient bien avisés de comprendre que ce mode de gestion ne saurait se substituer à une véritable gouvernance, ni à la démocratisation que ce soit à l'échelon local ou national.
Car des émeutes, l'Algérie en connaît sans cesse, pour les motifs les plus divers et généralement relatifs à des problèmes ou des drames locaux: bavure policière, tracé d'une route qui mécontente les riverains, ou au contraire absence de route pour desservir une commune, problèmes de logement, de corruption au niveau local. Même l'agitation qui s'était emparée de la Kabylie avait été motivée au début par une bavure dans un poste de gendarmerie qui s'était soldée par la mort d'un adolescent.
Dans ce dernier cas, une dimension politique avait tenté de se formuler mais selon des modalités qui les condamnaient à rester ancrées dans le local et qui étaient combattues non seulement par les autorités gouvernementales mais aussi par les principales forces politiques présentes en Kabylie, c'est-à-dire le Front des Forces Socialistes (FFS) et le Rassemblement Culture et Démocratie (RCD).
De fait, l'agitation n'avait que sporadiquement débordé la Kabylie et les autorités se sont montrées capables de reprendre en main la situation à la fois en jouant le pourrissement et les contradictions entre les différents acteurs de la contestation. Le maintien de l'état d'urgence que connaît le pays depuis l'annulation du scrutin qui avait entraîné le pays dans la guerre civile a d'ailleurs été fort utile à ce moment là aux autorités d'Alger.

Si les événements en cours ont une grande signification politique, cela ne signifie cependant pas qu'ils sont le prélude à une remise en cause radicale du pouvoir. Car pour cela il faudrait que la colère de la jeunesse soit relayée par le politique, ce qui n'est absolument pas le cas.
Un blogueur Algérien anglophone le souligne dans son site, The Moor Next Door:
 Alors que le discours des personnalités publiques diffère par des nuances, la majorité d'entre elles ont explicitement appelé au dialogue et au calme; pratiquement personne n'a cherché à encourager les jeunes émeutiers ou à revendiquer un leadership sur eux. S'ils sont nombreux à reconnaître les dimensions ouvertement politiques des émeutes, la plupart de ceux qui ont des élus au parlement ou participent aux fonctions gouvernementales ont cherché à reformuler le discours public vers des questions économiques et sociales qui peuvent être traitées par des changements ou des ajustements de la politique dans le cadre du régime actuel. Même ceux qui font porter les responsabilités à des facteurs systémiques évitent de s'en pendre au président ou à des individus en particulier.
La position du Parti des Travailleurs (trotskyste) exprimée par Louisa Hanoune est de fait particulièrement modérée et tournée surtout contre les grossistes et les patrons de l'agroalimentaire.  On peut considérer que de ce point de vue, la position du FFS se démarque même s'il renonce clairement (ce qu'on peut comprendre) à prendre des initiatives en vue d'encadrer politiquement les manifestations de la colère populaire et se borne à réclamer "davantage d'ouverture politique".
Car pour le FFS le changement n'est pas pour maintenant et sera le fruit d'un "long et patient travail de ré-encadrement de la société". Le FFS réfère explicitement à la Tunisie où ces efforts ont été entrepris pas de véritables élites "qui n'ont pas perdu leur âme, qui ont choisi leur camp".
Je rejoins volontiers le FFS pour dire que ce qui se passe en Tunisie a un caractère politique nettement plus important qu'en Algérie et que le pays voisin est peut-être à la veille d'un changement de régime et, qui sait, d'une évolution franche vers la démocratie. Et ce travail de ré-encadrement de la société,le FFS n'a pas su le faire ou en a été incapable dans un pays où la censure est très présente certes, mais à un degré incommensurablement plus faible qu'en Tunisie.  Il suffit de dire qu'il n'existe en Algérie aucune censure sur le net. Essayez par contre de vous connecter sur bakchich info en Tunisie (tenez moi au courant si vous y parvenez).
Notons par ailleurs que si en Tunisie l'opposition a été victime d'une répression sans faille, avec incarcérations, torture etc. la société dans son ensemble n'a jamais été prise dans une spirale de violence telle que celle qu'a connue l'Algérie et  qui en a vacciné plus d'un contre la politique. Par ailleurs, le régime algérien, tout en restant autoritaire, a su élargir sa base politique et sociale, ce dont témoigne la coalition de partis au gouvernement, coalition qui comprenait même à un moment donné le RCD. Et que reconnaît implicitement la déclaration du FFS.
Aucune force politique algérienne d'opposition n'est en fait capable d'encadrer la colère de la population et d'emmener le pays vers une alternative. La base (composite) de l'ancien Front Islamique du Salut a soit été éliminée physiquement, soit dissuadée par la violence d'Etat,  tandis qu'une partie d'entre elle a vu ses aspirations satisfaites dans l'explosion de l'activité commerciale et est donc une des bases sociales du pouvoir..

Pour l'heure, la répression a fait quatre morts en Algérie, vingt en Tunisie. Si l'agitation semble tendre à se calmer en Algérie, elle semble partie pour durer en Tunisie. The Moor Next Door observe très justement qu'en Algérie, le président de la république comme le premier ministre se sont gardés de s'adresser publiquement aux jeunes et à la nation afin de ne pas donner de signal de faiblesse au niveau de la direction politique. Ben Ali a fait le contraire en Tunisie. Il est vrai qu'après 22 années d'exercice, son pouvoir est usé jusqu'à la corde.

Je conclurai en disant que les événements en cours au Maghreb ont encore permis de constater l'incurie de la presse française 'libre" qui a mis un certain temps à couvrir largement les troubles en Tunisie alors qu'elle a relayé sans tarder l'agitation en Algérie. L'édition de ce dimanche du journal Le Progrès de Lyon est à cet égard tout à fait exemplaire: en page 4, rubrique France-Monde, nous trouvons un article illustré d'une photo et intitulé "Algérie: au moins trois morts dans les émeutes contre l'inflation. Rien par contre sur les troubles en Tunisie (compte tenu du nombre de victimes, l'édition internet de ce journal n'a cependant pas pu ignorer cette actualité).

Luis Posada Carriles n'a tué que 73 personnes. On peut bien le juger pour parjure!

Contrairement à ce que peuvent laisser entendre certains bruits, le terrorisme dit islamique n'est pas forcément celui à qui on peut imputer la majorité des actes terroristes perpétrés dans le monde. Surtout qu'à mon avis, il n'y a guère de chances de voir la tentative d'assassinat politique d'une élue aux Etats Unis classée dans la rubrique actes de terrorisme.
Il a par contre droit à un traitement de faveur, au point même qu'on lui attribue des faits qui ont un probablement un rapport fort éloigné avec lui. Je pense par exemple à un certain nombre d'événements qui se produisent en Afrique sahélienne
Et ce genre d'actions qui visent particulièrement des Français, comme les deux récentes malheureuses victimes d'un enlèvement puis d'un assassinat au Niger, ne sont pas forcément pour déplaire à ceux qui ont intérêt à mettre des bâtons dans les roues à la France dans une région qui a été longtemps son pré carré. Et qui regorge de ressources naturelles en exploitation ou encore à valoriser : uranium, or, pétrole… Il y a sûrement quelque chose à creuser pour nos experts en géostratégie et en relations internationales !
Le terrorisme dit islamique a droit aussi à un traitement politico-médiatique privilégié : une cartouche d'encre de photocopieuse supposée piégée déclenche une alerte universelle alors qu'ici ou là, des bombes et des colis piégés explosent suscitant tantôt l'indifférence, tantôt une alarme circonstanciée et, pour tout dire, temporaire.
L'affaire Luis Posada Carriles est assez symptomatique de ces approches différenciées. Ce qui n'a échappé ni à Mother Jones, ni à The Nation aux Etats Unis

Un terroriste des plus notoires va être jugé la semaine prochaine au Texas. Savez-vous pourquoi ?
Par David Corn, Mother Jones (USA) 7 janvier 2010 traduit de l'anglais par Djazaïri

Ce lundi, un terroriste présumé des plus notoires va être jugé au Texas. Pas pour un quelconque lien avec le 11 septembre ou al Qaïda. Mais cet homme est accusé d'avoir ourdi des actions terroristes qui ont tué de nombreux civils innocents. Pourtant cet événement a du mal à créer un blitz médiatique. Peter Kornbluh de The Nation présente le cadre de ce procès. Voici ses paragraphes d'ouverture :

Le 10 janvier, un des plus dangereux terroristes de l'histoire récente sera jugé dans une petite sale d'audience à El Paso au Texas. Ce n'est pas l'endroit que l'administration Obama a fini par choisir pour juger les auteurs du 11 septembre ; c'est l'endroit où le fameux parrain de la violence cubaine en exil, Luis Posada Carriles, pourrait finalement assumer un minimum de responsabilité pour ses nombreux crimes.
Dans les annales de la justice moderne, le procès Posada se distingue comme une des procédures les plus bizarres et les moins respectueuses de la règle. Cet homme identifié dans les rapports des services de renseignements US comme un organisateur de la destruction en plein vol d'un avion de ligne cubain – les 73 personnes à son bord avaient toutes été tuées quand l'avion s'était abimé en mer au large des Barbades le 6 octobre 1976 – et qui se flattait publiquement d'être derrière toute une série d'attentats à la bombe contre des hôtels à la Havane qui avaient tué un homme d'affaires Italien, Fabio Di Celmo, est poursuivi pour parjure et fraude, pas pour attentat et destruction. La gestion de ce dossier pendant les années Bush en avait fait une source d'embarras à l'international et avait donné une piètre image de la volonté et de la capacité du Département de la Justice à poursuivre des crimes terroristes quand le terroriste en question a té un agent et un allié des Etats Unis. Pour l'administration Obama, le verdict aura des implications significatives quant à la crédibilité de l'administration des Etats Unis dans la lutte contre le terrorisme ainsi que pour l'avenir des relations entre les USA et Cuba.

Avec tous les discours de fermeté de ces dernières années (et décennies) sur la sévérité des Etats Unis avec le terrorisme – avant et après le 11 septembre – la gestion laxiste du dossier Posada par diverses administrations offre un modèle d'hypocrisie. 

 Posada n'est effectivement pas jugé pour des actes terroristes mais pour parjure comme on l'a vu. The Nation récapitule précisément l'histoire de Posada. 

Le procès Posada va intervenir près de six ans après qu'il ait annoncé effrontément à Miami qu'il allait demander l'asile politique aux Etats Unis. Nous avions là quelqu'un qui avait fui la justice du Venezuela – Posada s'était évadé de prison là bas en 1985 alors qu'il était jugé pour l'attentat contre l'avion – qui avait été incarcéré à Panama de novembre 2000 à août 2004 pour tentative d'assassinat sur Fidel Castro avec plus de 100 kilos de dynamite et d'explosif C-4. En dépit d'une demande d'arrestation par Interpol, l'administration Bush lui avait permis pendant deux mois de se montrer en public à Miami où il reste considéré comme quelqu'un d'héroïque par les ultras anti castristes de la communauté en exil. Sûr d'être bien accueilli, Posada avait même déposé une demande pour être naturalisé citoyen des Etats Unis. C'est seulement après que la presse s'est intéressée à l'hypocrisie de la Maison Blanche qui affirmait être à la tête d'une guerre internationale contre le terrorisme tout en permettant à un terroriste recherché de circuler librement en Floride que des agents du Department of Homeland Security avaient finalement interpellé Posada le 17 mai 2005.

Posada a été initialement incarcéré à El Paso pour entrée illégal aux Etats Unis. Les services de police de l'air et des frontières. [Immigration and Customs Enforcement (ICE)] ont fait des démarches pour essayer de l'expulser, mais aucun pays n'en voulait. Dans le même temps, les Etats Unis avaient refusé de l'extrader vers un pays qui pouvait le réclamer à bon droit – le Venezuela. C'est seulement après que le tribunal de l'immigration a décidé de le libérer sous caution que la police de l'air et des frontières l'a officiellement identifié comme étant un terroriste. « Le longue histoire [de Posada] d'activité criminelle et de violence par lesquelles des civils innocents ont été tués, » écrivait l'ICE, signifiait que « sa sortie de détention représentait un danger pour la société et la sécurité nationale des Etats Unis ».

L'article de The Nation note que des démarches ont bien été faites pour réunir un grand jury et inculper Posada pour crimes terroristes. Des démarches qui  ont capoté rapidement pour des raisons qui « restent sous scellés. »
Et c'est libre que Posada comparaîtra devant le tribunal !

vendredi 7 janvier 2011

La guerre des civilisations a commencé

Le récent attentat d'Alexandrie contre une église fréquentée par des Coptes Egyptiens [pardonnez le pléonasme puisque que Copte signifie précisément Egyptien] a ému beaucoup de monde, et pas seulement M. Sarkozy.

Les condamnations de cet acte se sont multipliées à juste titre de par le monde, ce qui ne dispense bien entendu pas d'analyser les faits.

C'est précisément ce que tente de faire Hani Shukrallah dans un article qui fait explicitement référence, jusque dans son titre, au fameux plaidoyer dreyfusard d'Emile Zola.

Ce texte mérite d'être lu avec attention car son auteur pointe du doigt l'arrière-fond politique dans lequel s'insère la tuerie commise à Alexandrie. Car Hani Shukrallah accuse en premier lieu, non les assassins membres présumés d'al Qaïda, mais le gouvernement égyptien lui-même, un régime autoritaire ami de l'Europe et des Etats Unis et qui n'a rien trouvé de mieux à faire pour neutraliser ses opposants que de pratiquer une surenchère sectaire. Shukrallah nous renvoie donc incidemment aux dernières élections massivement truquées au pays de Pharaon, sans que cela n'émeuve beaucoup en Occident.

C'est effectivement une lecture politique à laquelle doit inciter ce tragique événement.. Shukrallah nous y invite même si son approche est loin d'aller au fond des choses car l'Egypte est un pays avec ses contradictions internes mais aussi un pays complètement dépendant de puissances étrangères. Ce n'est sans doute pas l'objet de son texte, ce qu'on peut volontiers admettre 
On ne saurait néanmoins comprendre la surenchère anti-copte uniquement par la volonté de concurrencer les « islamistes » sur le terrain de l'attachement à la religion musulmane. Il faudrait aussi interroger les dynamiques au niveau des élites et s'intéresser à la concurrence comme aux alliances entre les élites coptes et non coptes sur le terrain économique. Il n'est pas nécessaire de séjourner longuement en Egypte pour constater la pauvreté dans laquelle vit une grande majorité de ses habitants. Comme on peut constater également l'importance des Coptes notamment dans le commerce lié à la fréquentation touristique de ce pays. Mais les Coptes sont présents aussi dans le grand business ainsi qu'on peut le voir avec l'entreprise Orascom.

Tout ceci aurait pu évoluer différemment dans une société plus démocratique, capable de fixer un horizon de progrès pour la grande majorité de ses citoyens. Ce n'est pas le cas en Egypte et le populisme malsain d'un pouvoir entretient une fibre ultra-chauvine qu'on a vue à l'œuvre lors des matchs de qualification pour la dernière coupe du Monde de football mais qui s'exprime aussi à l'intérieur du pays. Un pouvoir tenu à bout de bras par les Etats Unis…

Certes, le pouvoir égyptien et ses affidés ne sont pas derrière les attentats anti-coptes mais ces agressions sont comme des coins qui viennent se ficher dans des fêlures de la société déjà présentes et contribuer à leur élargissement.

Ce récent attentat est par ailleurs à situer dans le contexte de l'évolution de la situation en Irak avec les graves agressions qui ont touché des Chrétiens de ce pays. Déjà, la pseudo revendication islamiste avait évoqué les Coptes. Comme quoi, il y a bien un dessein pour les sociétés de la région et les Chrétiens qui en font partie. Et ce dessein n'a certainement pas été formé par des Musulmans et certes pas comme certains tenteront peut-être de le faire croire, par les Frères Musulman dont la vision politique est sans doute plus démocratique et plus moderne que celle de ceux qui sont actuellement aux manettes au Caire. Hors ce dessein, fomenté à l'étranger, il est impossible de comprendre comment des gens qui ont vécu plutôt sereinement dans la région depuis l'avènement du christianisme (car nous avons là les premiers Chrétiens de l'histoire) en viendraient tout à coup à être considérés comme des éléments à extirper.

Ce qu'on peut noter par contre, c'est qu'aujourd'hui un chef d'Etat comme le président Français Nicolas Sarkozy retrouve des accents qu'on croyait perdus et qui nous ramènent en plein 18ème et 19ème siècle quand les puissances occidentales dont la France (laïque ou pas) au premier chef se présentaient comme les protectrices des minorités chrétiennes de la région (sauf la minorité chrétienne palestinienne comme on le sait). Ce sont précisément ces interventions européennes qui ont ouvert les premières fêlures de ces sociétés. Fêlures que les mouvements de gauche de type séculier (nassérisme, baathisme notamment) ont paru colmater un temps dans une nouvelle dynamique. Ce fut une chance historique pour les pays arabes mais comme on le sait, l'échec  de ces partis a été scellé en 1967. Grâce à l'Occident et à un de ses rejetons.

Nous sommes donc probablement à la veille de grandes manœuvres interventionnistes au Moyen Orient. Quoique ces manœuvres ont lieu depuis longtemps, avec la colonisation sioniste, les agressions sionistes contre le Liban, la Syrie, l'occupation de l'Irak et de l'Afghanistan par les Etats Unis ; les sanctions onusiennes et/ou unilatérales contre l'Iran, les bombardements pratiqués quotidiennement par les Etats Unis au Pakistan !

J'ai personnellement l'impression que ce sont tous les habitants de la région, Musulmans en majorité, qui sont victimes d'agressions !

Pour conclure, je renvoie volontiers vers les intéressantes analyses de Yahia Gouasmi ou des Indigènes de la République.

La guerre des "civilisations" a commencé, et ce ne sont pas les Arabes ou les Musulmans qui l'ont déclenchée. Elle a commencé en réalité formellement avec la déclaration Balfour.


J'accuse

par Hani Shukrallah, Al-Ahram (Egypte) 1er Janvier 2011 traduit de l'anglais par Djazaïri

L'hypocrisie et les bonnes intentions n'empêcheront pas le prochain massacre. Seules une introspection sans complaisance et une ferme résolution à affronter l'ignominie qui nous ronge le permettront.

Nous allons nous rejoindre dans un chœur de condamnations. Ensemble, Musulmans et Chrétiens, gouvernement et opposition, Eglise et Mosquée, clercs et laïcs - nous allons tous nous lever et proclamer d'une seule voix une dénonciation sans équivoque d'al Qaïda, des militants islamistes, et des fanatiques musulmans de toutes tendances, variantes et couleurs, certains d'entre nous feront peut-être même l'effort supplémentaire de dénoncer l'Islam salafiste, le fondamentalisme islamique dans son ensemble, et l'Islam wahhabite qui est certainement une importation saoudienne entièrement étrangère à notre culture nationale égyptienne.

Et une fois encore, nous allons affirmer l'unité éternelle des "deux composantes de notre nation," et retrouver les accents de la révolution de 1919, avec sa bannière hissée montrant le croissant englobant la croix, offrant une expression symbolique de ce lien inaltérable.

Une bonne partie de tout cela ne sera que pure hypocrisie; une grande partie en sera nuancée de diverses manières de sorte à garder, juste sous la surface, une somme de préjugés étroits, un flagrant deux poids deux mesures et, en fait, une intolérance qui caractérise tant de ceux qui participent à la condamnation [de l'agression contre l'église].

Tout ceci sera vain. Nous sommes déjà passés par là, nous avons fait exactement la même chose, pourtant les massacres continuent, chacun plus horrible que le précédent, et le sectarisme et l'intolérance vont diffuser de plus en plus largement dans tous les secteurs et compartiments de notre société. Ce n'est pas si facile de vider l'Egypte de ses Chrétiens; leur présence ici est aussi vieille que le christianisme. Près d'un millénaire et demi de domination musulmane n'a pas éliminé la communauté nationale chrétienne, elle l'a plutôt maintenue suffisamment forte et suffisamment vigoureuse pour qu'elle joue un rôle essentiel dans le modelage de l'identité nationale, politique et culturelle de l'Egypte moderne.

Aujourd'hui cependant, deux cents ans après la naissance de l'Etat nation égyptien moderne, et au moment où nous entrons dans la deuxième décennie du 21ème siècle, ce qui semblait auparavant inimaginable semble ne plus être de l'ordre de l'inconcevable: une Egypte sans Chrétiens, où la croix aurait glissé hors de l'étreinte du croissant, et hors du drapeau qui symbolise notre identité nationale moderne. J'espère être mort depuis longtemps si ce jour doit arriver, mais mort ou vivant, ce sera une Egypte que je ne pourrais pas reconnaître et à laquelle je n'aurais aucun désir d'appartenir.

Je ne suis pas Zola, mais je peux aussi accuser. Et ce ne son pas les criminels sanguinaires d'al Qaïda où de n'importe quelle autre bande de truands impliqués dans l'horreur commise à Alexandrie qui me préoccupent.

J'accuse un gouvernement qui semble considérer qu'en faisant de la surenchère sur les islamistes il finira par les déborder.

J'accuse l'ensemble des députés et des officiels du gouvernement qui ne peuvent pas s'empêcher d'importer leurs propres mentalités sectaires au parlement, ou dans la multitude d'administrations publiques locales et nationales, à partir desquelles ils exercent sans contrôle une autorité à la fois brutale et désespérément inepte.

J'accuse ces personnages de l'Etat qui croient qu'en renforçant la tendance salafiste ils affaiblissent les Frères Musulmans, et qui aiment à l'occasion jouer sur les sentiments sectaires anti-coptes, un excellent moyen sans doute de détourner l'attention de problèmes politiques autrement plus importants.

Mais par dessus tout, j'accuse les millions de Musulmans supposés modérés parmi nous; ceux qui année après année sont de plus en plus marqués par les préjugés, le repli sur soi et l'étroitesse d'esprit.
J'accuse ceux d'entre nous qui accueilleraient avec colère une décision de stopper la construction d'un centre musulman près de Ground Zero à New York, mais applaudissent la police égyptienne quand elle interrompt la construction d'une cage d'escalier dans une église du district d'Omranya dans l'agglomération cairote.


J'étais dans les parages, et je vous ai entendu parler dans vos bureaux, dans vos clubs et dans vos soirées: "Les Coptes doivent recevoir une leçon," "Les Coptes sont de plus en plus arrogants," "les Coptes convertissent en secret des Musulmans," et dans un même souffle, « les Coptes empêchent des Chrétiennes de se convertir à l'Islam, ils les kidnappent et les enferment dans des monastères. »

Je vous accuse tous parce que dans votre sectarisme aveugle, vous êtes même incapables lde voir a violence que vous faites subir à la logique et au simple bon sens, d'oser accuser le monde entier de double standard à notre encontre et, en même temps, d'être complètement incapable de montrer un minimum de prise de conscience de votre flagrant double standard .

Et enfin, j'accuse les intellectuels de gauche, Musulmans comme Chrétiens, qui, par complicité, peur ou manqué de volonté de faire ou de dire ce qui pourrait déplaire aux "masses", sont restés de côté, trouvant suffisant de s'associer à un futile chorus de dénonciation après l'autre, alors même que les massacres s'étendent et deviennent de plus en plus horribles.


Il y a quelques années, j'avais écrit un commentaire dans le quotidien arabe Al-Hayat sur un éditorialiste de journal égyptien. Cet éditorialiste, dont j'ai depuis oublié le nom, écrivait pour vanter le patriotisme d'un Copte Egyptien qui avait lui-même écrit pour dire qu'il préférait être tué de la main de ses compatriotes Musulmans plutôt que de chercher une intervention américaine pour le sauver.

M'adressant à ce Copte patriote, je lui posais simplement la question: où s'arrête cette volonté de sacrifice de soi pour le salut de la nation. Donner sa propre vie est peut-être une démarche assez noble et même louable, mais veut-il aussi donner la vie de ses enfants, de sa femme, de sa mère ? Combien d'Egyptiens Chrétiens, lui demandais-je, voulez-vous sacrifier avant de faire appel à une intervention étrangère, un million, deux millions, trois ou la totalité d'entre eux ?

Nos options, disais-je alors comme je continue à le dire aujourd'hui ne sont pas si réduites, si dépourvues d'imagination et de résolution que nous nous trouvions dans l'obligation de choisir entre voir tous les Coptes Egyptiens tués, un par un ou en masse, ou de nous précipiter vers l'Oncle Sam. Est-il vraiment si difficile de nous concevoir nous-mêmes en tant qu'êtres humains rationnels pourvus d'un minimum de cran afin d'agir pour déterminer notre destin, le destin de notre nation ?

C'est en fait la seule option qui se trouve devant nous, et nous ferions bien de nous en saisir avant qu'il soit trop tard.

lundi 3 janvier 2011

L'arrestation d'un néonazi

Ce site de désinformation sioniste nous parle de l'arrestation d'un néonazi à l'aéroport de Tel Aviv. Ce fasciste venait du Kirghizistan, pays dont il a été extradé en vertu d'une démarche auprès d'Interpol formulée par les autorités sionistes..  

Arrestation d'un néonazi à l'aéroport Ben Gourion
[Lundi 03/01/2011 19:56]


Les autorités israéliennes ont interpellé ce lundi, à son arrivée à l'aéroport Ben Gourion, un activiste néonazi d'origine russe qui menait des actions criminelles dans la ville de Petah Tikva. Dmitri Bogotich, 24 ans, a été arrêté par Interpol dans le Kirghizstan et extradé vers Israël.

Son gang, intitulé la « patrouille 36 », attaquait notamment des Juifs religieux, des sans-abris et des travailleurs étrangers. Il s'est enfui en Russie après la première enquête diligentée contre lui en 2007 mais à l'époque, on ignorait encore la gravité de ses actes.


Bogotich a effectué le voyage sous escorte policière et dès l'atterrissage, il a été mis en état d'arrestation.
Rappelons qu'en 2007, huit membres de son gang ont été appréhendés suite aux agressions dont ils s'étaient rendus coupables à l'encontre de personnes isolées, s'attaquant tout particulièrement à des drogués et à des homosexuels. Bogotich est le seul à avoir pu échapper à l'époque à la justice.

Nazisionistes prenant la pose
 Joli pedigree, c'est le moins qu'on puisse dire. Ce qu'omet cependant de préciser l'article publié dans ce site, c'est que si Dimitri Bogotich est bien d'origine russe, il n'en est pas moins un ressortissant de l'entité sioniste comme. Il est en fait originaire de Russie comme de nombreux délinquants sionistes, tandis que d'autres de ces délinquants sont originaires de Moldavie, de Pologne, de France, des Etats Unis etc. Il s'en prenait également aux lieux de culte juifs!

On peut lire dans Haaretz que:
 Le jour il servait comme garde dans l'armée israélienne et, la nuit selon l'acte d'inculpation, il agressait des gens sur la base de leur appartenance ethnique 
Délinquant 24h sur 24 pour tout dire.