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mardi 6 janvier 2015

Une clique sioniste au coeur du scandale sexuel qui ébranle la famille royale d'Angleterre

Je vous avais parlé en 2011 d'une affaire de scandale sexuel impliquant des mineures et dont les deux principaux protagonistes étaient le Prince Andrew, Duc d'York, et un millionnaire américain, Jeffrey Epstein.

Eh bien, cette affaire fait aujourd'hui la une des journaux parce que une procédure au civil engagée par une de ses victimes mineures est en passe de déboucher sur des poursuites en justice contre Jeffrey Epstein, ce dernier ayant déjà été condamné en 2008 suite à une première démarche en justice d'une autre victime.

La plaignante qui vient d'initier des poursuites d'abord connue sous le pseudonyme de Jane Doe #3,se nommerait en réalité Virginia Roberts et affirme avoir été asservie sexuellement par M . Epstein qui l'aurait livrée à certaines personnalités amies.

Deux de ces personnalités sont citées : le Prince Andrew et le juriste Alan Dershowitz. Ni l'un ni l'autre ne font l'objet de poursuites mais sont bien sûr éclaboussés par le scandale.
Une troisième personnalité citée, Ghislaine Maxwell, est accusée d'être la pourvoyeuse d'adolescentes à l'usage du millionnaire américain.

Le Prince Andrew (à gauche) et Jeffrey Epstein

Le public français connaît, ou croit connaître, le Prince Andrew, célèbre surtout par son mariage puis son divorce avec Sarah Ferguson et sa liaison avec l'actrice américaine Koo Stark. Au delà de cette image de légèreté, il faut relever que le Prince a joué un rôle non négligeable dans le développement du négoce d'armes britanniques dans le monde et que de la sorte, il s'est trouvé au coeur du business, de la diplomatie et de la politique.

Quant à Jeffrey Epstein, la presse nous livre un certain nombre d'éléments à son sujet :
Milliardaire ayant fait fortune à Wall Street, Jeff Epstein est connu pour des affaires d'abus sexuels sur mineures. Ce dernier avait été condamné à 18 mois de prison en 2008 : il avait été reconnu coupable d'avoir eu recours à des prostituées mineures. En 2011, alors qu'il est sorti de prison depuis plusieurs mois, Epstein est photographié aux côtés du prince Andrew, lors d'une balade à Manhattan. Un homme généreux en amitié puisque la presse britannique croit savoir qu'Epstein a même épongé les dettes de Sarah Ferguson, ex-femme du prince Andrew.
Cette photo si décriée a forcé le fils cadet de la reine Elizabeth II à quitter ses fonctions de représentant spécial du gouvernement britannique pour le commerce international. Depuis, le prince avait fait profil bas au sujet de son amitié avec Jeff Epstein. Mais le prince Andrew a des fréquentations bien décriées qui pourraient jouer en sa défaveur.
On apprend donc que le Prince Andrew est le débiteur de Jeffrey Epstein. L'article omet cependant de signaler que M.Epstein est un chaud partisan de l'entité sioniste à laquelle il apporte un soutien financier (philanthropique dans le vocabulaire sioniste).
Ce dernier aspect est soigneusement gommé dans tous les articles qui nous disent quelque chose au sujet de Jeffrey Epstein !
Et cette omission ne doit rien au hasard puisqu'elle concerne aussi deux des autres personnes qui seraient impliquées dans cette affaire : l'avocat et professeur de droit Alan Dershowitz et Ghislaine Maxwell.

Ghislaine Maxwell est la fille de Robert Maxwell, un ancien magnat de la presse britannique.

Robert Maxwell, naquit en Tchécoslovaquie dans une famille juive (pauvre nous dit Wikipédia), Ján Ludvik Hoch quitta son pays natal lorsqu'il se retrouva sous occupation allemande. Comme il se doit, sa famille a par contre été exterminée dans la « shoah ». Il s'engagea alors dans l'armée britannique où son plurilinguisme facilitera sa montée en grade. Devenu Robert Maxwell, sujet de Sa Gracieuse Majesté, il mit à profit sa présence parmi les troupes britanniques d'occupation en Allemagne pour faire des affaires, ce qui signifie sans doute que la « shoah » ne l'avait pas beaucoup traumatisé.

Plus important sans doute est ce qui est passé sous silence par la page Wikipédia francophone mais pas dans la version anglophone : l'engagement sioniste précoce de Robert Maxwell et le fait que sa dépouille repose en Palestine occupée. Pour situer la nature de l'engagement sioniste de Robert Maxwell, on peut se contenter d'un exemple:grâce à ses relations avec les dirigeants communistes de Tchécoslovaquie il aurait convaincu ces derniers de livrer des armes aux forces sionistes pendant la guerre de 1948, des armes qui jouèrent un rôle crucial dans la défaite militaire des forces arabes.

Ses escroqueries, d'une ampleur inouïe, sont bien sûr apparues au grand jour après sa mort en 1991.

Son épouse, française et non juive, était une spécialiste de la « shoah » quoique ses études universitaires eurent porté sur des thèmes bien différents. Elle a notamment créé en 1987 la revue « Holocaust and Genocide Studies ».

Ghislaine Maxwell a donc de qui tenir et son parcours s'inscrit dans la stricte continuité de celui de son père : entregent, magouilles, corruption et bien sûr philanthropie.

ElitesEpstein
Quelques relations de Jeffrey Epstein
- Sarah Ferguson affirme avoir commis une erreur de jugement en étant en relation avec Jeffrey Epstein et qu'elle lui remboursera l'argent qu'elle lui doit afin de ne plus avoir de contact avec lui. Incidemment on comprend pourquoi le Prince n'avait pas coupé les ponts avec le riche Américain en dépit d'une première condamnation.
- Bill Clinton qui fréquentait les parties fines organisées par Epstein et pour qui « Jeffrey est à la fois un financier talentueux et un grand philanthrope qui a un sens aigu des marchés mondiaux et une connaissance approfondie de la science du 21ème siècle » Epstein disposait d'une vingtaine de numéros de téléphone de Bill Clinton!
- Alan Dershowitz : « J'en suis à mon 20ème livre... La seule personne extérieure à ma famille à laquelle j'en envoie des brouillons est Jeffrey »
Alan Deshowitz, quant à lui, est un éminent juriste, enseignant à la faculté de droit de Harvard et, accessoirement, l'avocat et l'ami de Jeffrey Epstein. Dershowitz est une des principales figures publiques du lobby sioniste aux Etats Unis. Il soutient ne pas être concerné par cette affaire, C'est peut-être vrai, peut-être faux. Ce qui est certain c'est qu'il dispose de moyens non négligeables pour réduire au silence les importuns.
On verra s'il y parviendra dans ce cas précis.

Dershowitz est un représentant d'une tendance sioniste dure même s'il affirme souscrire à l'idée de deux Etats pour régler le conflit palestino-sioniste. C'est avant tout un tenant d'une suprématie juive que la nation américaine a pour charge de favoriser même à ses dépens et c'est aussi par militantisme qu'il a défendu Jonathan Pollard, un employé civil de l'armée américaine qui espionnait pour le compte de l'Etat juif et, par ce biais, pour l'Union Soviétique.

Accessoirement, Alan Dershowitz justifie la pratique de la torture en s'appuyant sur son efficacité quand les forces d'occupation nazies l'infligeaient aux résistants français.
On apprend que Dershowitz envisage d'attaquer la plaignante en justice, son calcul étant que s'il gagne une procédure pour mensonge ou parjure, l'ensemble du dossier s'effondrera.

Pour l'heure, la plaignante, qui bénéficie de l'assistance d'un ténor du barreau, affirme qu'elle ne se laissera pas intimider et ne renoncera pas à ses accusations :
«Ce type d'attaques agressives à mon encontre est exactement la raison pour laquelle les victimes d'abus sexuels gardent généralement le silence et cela a aussi été mon cas. Mais ça va changer. Je ne vais pas me laisser intimider et réduire au silence», a aussitôt réagi samedi la plaignante dans un communiqué transmis au Guardian.
Ce qui pourrait changer la donne, c'est que selon la plaignante, le coucheries auxquelles le Duc d'York aurait participé auraient été filmées par Jeffrey Epstein au moyen de caméras dissimulées dans les murs. Des caméras et des séquences vidéo ont déjà été saisies par la police, la plaignante avance que les films dans lesquels figure le Prince pourraient avoir été cachés dans une des propriétés de M. Epstein.

mardi 14 octobre 2014

Bill Clinton en Roi David, Monica Lewinsky en sextoy Bethsabée, l'interprétation talmudique d'une célèbre affaire politico-sexuelle

Que vient faire la loi juive (halakha) dans l'affaire Lewinsky du nom de cette jeune stagiaire avec qui le président Bill Clinton avait pris l'habitude de faire frotti frotta dans le bureau ovale de la Maison Blanche ?

On peut effectivement se le demander parce que si Monica Lewinsky est juive, ce n'est pas le cas, jusqu'à plus ample informé, de Bill Clinton.

Et que de toute façon les Etats Unis sont un pays où la religion est séparée de l'Etat et où aucune religion officielle n'existe même si la vie publique est imbibée de religieux et de religiosité. Mais c'est une religiosité en quelque sorte générique.

L'article que je vous propose montre que la loi juive a été invoquée pour exonérer le président de l'époque de l'accusation d'adultère. En effet, d'après ce qui est expliqué, la loi juive ne considérerait comme adultérine et dont illicite que la relation entre un homme marié et une femme marie. Mlle Lewinsky étant célibataire, on ne pouvait reprocher au maximum à Bill Clinton que le péché bénin d'onanisme.

Au passage, on apprend que selon cette interprétation de la loi juive, une jeune femme non mariée avait en quelque sorte le statut d'objet, de sextoy.

Ce qui ne répond cependant pas à la question initiale de la référence à une loi religieuse qui n'a de valeur qu'aux yeux des juifs dûment répertoriés, c'est-à-dire d'une infime minorité aux Etats Unis.

La réponse tient sûrement au fait que si les Juifs sont une toute petite minorité aux Etats Unis, ils sont par contre très très bien représentés dans l'univers des médias et ils sont les principaux donateurs pour le financement des deux grands partis qui dominent la vie politique dans ce pays.qui apportent l'argent dont les politiciens ont besoin pendant leur carrière politique et pour s'assurer une retraite dorée, par exemple en donnant des conférences rémunérées en dizaines voire centaines de milliers de dollars.

Ce sont ces donateurs juifs qu'il importait de convaincre que Bill Clinton avait finalement bien peu de choses à se reprocher, du moins aux yeux de la seule loi qui compte vraiment pour eux.

par Geoff Earle, The New York Post (USA) 11 octobre 2014 traduit de l'anglais par Djazaïri

Washington -Au plus fort du scandale Lewisnky, un proche collaborateur d'Hillary Rodham Clinton avait fait suivre un mode de défense potentiel farfelu pour la Maison Blanche : une interprétation talmudique selon laquelle Bill Clinton n'était pas coupable d'adultère.
« Selon le droit juif classique [religieux, NdT], le Président Clinton n'a pas commis d'adultère ; l'adultère est défini par le fait qu'un homme marié a des relations sexuelles avec une femme mariée, et Monica Lewinsky est célibataire, » expliquait l'e-mail du 27 janvier 1999 qui avait fini sur le bureau du politique de la Maison Blanche, Sidney Blumenthal.
« Au pire, le Président Clinton est coupable du péché bénin d'onanisme [masturbation]n, un péché qui afflige probablement la conscience de la plupart des hommes juifs à un moment ou à un autre. »

Cet e-mail avait été envoyé à Ruby Shamir, conseiller en matière de politique intérieure d'Hillaty Clinton par Linda Commodore, une femme de Long Island qui faisait suivre un argumentaire détaillé de Susannah Heschel, une professeur d'études juives à Dartmouth et fille du rabbin Abraham Joshua Heschel, un théologien réputé.

Ce document se trouvait dans les quelque 10 000 documents rendus publics vendredi par la bibliothèque présidentielle de Clinton à Little Rock, Arkansas, le dernier lot d'archives de son administration qui étaient encore fermées au public.

« Du point de vue de l'histoire juive, nous devons demander comment des Juifs peuvent condamner la conduite du président Clinton comme immorale quand nous exaltons celle du roi David ? » écrivait Susannah Heschel.

« Le roi David avait fait assassiner Urie, le mari de Bethsabée. Si David a été condamné et puni, il n'a jamais été renversé du trône d'Israël. Au contraire, il est exalté dans notre mémoire juive comme l'unificateur d'Israël. »
Gregory Peck et Susan Hayward dans le "David et Bethsabée" de Henry King
Gregory Peck et Susan Hayward dans le "David et Bethsabée" de Henry King
Dans d'autres documents qui viennent d'être rendus publics, on peut voir Blumenthal, qui a témoigné devant un grand jury fédéral pendant l'enquête Lewinsky, se comporter comme un commissaire politique au moment où le scandale a éclaté.

Dans un mémo de 1998, Blumenthal montre du doigt le commentateur politique conservateur Bill Kristol qui avait dit être au courant des frasques de Bill Clinton avec Lewinsky avant que l''histoire n'éclate. Blumenthal observe que Krisol avait des liens avec un chef enquêteur d'opposition qui avait fait partie de l'équipe de l'ancien vice président Dan Quayle et à des membres conservateurs de la Federalist Society (organisation de juristes républicains).

Dans ce qui ressemblait à une vengeance politique, Megan Maloney, une assistante à la Maison Blanche avait envoyé à quatre membres de l'équipe Clinton la transcription de plaisanteries salaces faites en 1999 par le présentateur radio Tom Joyner sur les « compétences » acquises par Lewisnky à la Maison Blanche.

« Tu dois le sucer ! Et t'agenouiller et prier ! » aurait dit Joyner.

Maloney avait écrit, « S'il vous plaît, gardez ça en mémoire ma prochaine fois qu'il demandera une interview. »

Bill (David) Clinton et sextoy (Bethsabée) Monica Lewinsky
Bill (David) Clinton et sextoy (Bethsabée) Monica Lewinsky
Un autre document consigne la perte d'une broche en or en forme de saxophone d'une valeur de 4 200 dollars qui avait été conçue pour être offerte en cadeau à Clinton en 1994.
Intitulé « cadeau égaré », le document, rédigé par la conseillère Cheryl Mills, précise que la broche offerte par le saxophoniste James Steele avait été enregistrée par « inadvertance » comme acceptée par le président alors qu'en fait, elle avait été égarée avant même que le président ait été informé de son existence. »

lundi 26 juillet 2010

Le rabbin pas casher, la magnanimité de Bill Clinton , l'élection d'Hillary et, et....

Il y a un peu de tout dans cet article: du politique avec le couple Bill et Hillary Clinton, du religieux avec un rabbin hassidique, du sionisme avec l'entité sioniste, de l'holocauste avec un survivant de l'holocauste et des actes délictueux qui réunissent le tout dans une escroquerie qui avait permis de soutirer des dizaines de millions de dollars à l'Etat fédéral.
Le rabin Avrum Friesel aura finalement rendu des comptes à la justice de son pays après des années de cavale qui avaient commencé dans l'entité sioniste. Le problème, c'est que quand c'est l'Etat fédéral qui est victime, même l'entité sioniste n'est plus un refuge aussi sûr qu'autrefois. Friesel a donc dû se replier à Londres d'où il a été finalement extradé vers les Etats Unis.
Ce que Friesel aurait dû savoir, c'est qu'en réalité il aurait mieux fait de ne pas quitter les Etats Unis, ce qui lui aurait permis de bénéficier, comme ses complices, d'une aimable dispense de peine accordée par M. Bill Clinton au dernier jour de son mandat pour remercier la communauté d'appartenance des condamnés d'avoir voté comme un seul homme pour ... Mme Clinton aux sénatoriales. Qui a sollicité qui, l'article ne le dit pas.
En fuite, Friesel a donc été jugé postérieurement à cette largesse de M. Clinton tout comme le cerveau de l'escroquerie, un certain Chaim Berger, survivant de l'holocauste de son état, qui avait lui aussi eu la malencontreuse idée de fuir vers l'entité sioniste où il sera arrêté en 1998 avant d'en être extradé trois ans après, trop tard pour bénéficier du geste magnanime de Bill Clinton.

L'avis de recherche du FBI recommandait de ne pas tenter d'appréhender soi-même le rabbin Friesel qui doit être considéré comme "armé et dangereux"

Avrum Friesel

Le rabbin pas casher prend 27 mois pour avoir escroqué le gouvernement
par Bruce GOLDING, New York Post, 26 juillet 2010 traduit de l'anglais par Dkazaïri

Un rabbin qu'il faut bien qualifier de pas casher a été condamné ce matin à 27 moisde taule pour une fraude diabolique pour laquelle quatre de ses escrocs de complices ont pu retrouver la liberté après avoir vu leurs peines de prison commuées par Clinton qui était président à l'époque.

Le rabbin Avrum Friesel - qui a passé plus de onze années en cavale en Israël et en Grande Bretagne - a déclaré être "profondément honteux" d'avoir enfreint la loi civile américaine, ce qui signifie qu'il a aussi enfreint la loi religieuse juive.

"Je suis vraiment désolé pour les choses que j'ai faites qui n'étaient pas casher," a déclaré Friesel, 57 ans, devant la tribunal fédéral de Manhattan.

Le professeur de religion à la barbe grisonnante s'est ensuite tourné pour sourire à la vingtaine de personnes venues le soutenir, vêtues de kippas en velours noir et du costume noir traditionnel hassidique.

Après son extradition de Londres l'an dernier, Friesel a plaidé coupable de participation à une combine pour escroquer plusieurs programmes gouvernementaux de dizaines de millions de dollars dans les années 1980.

L'escroquerie - montée par des dirigeants du village hassidique de New Square dans le comté de Rockland - avait permis d'obtenir frauduleusement plus de 10 millions de dollars de bourses Pell pour des étudiants non éligibles d'un séminaire de Brooklyn, et aussi d'escroquer l'administration d'aide aux petites entreprises (Small Business Administration) et le programme fédéral Section 8 d'aide au logement.

La juge Barbara Jones s'est écartée des normes du code pénal qui prévoient jusqu'à 41 mois de prison eu égard au rôle relativement mineur de Friesel dans l'escroquerie et à ses antécédents de travail auprès d'enfants handicapés.

Elle lui a aussi ordonné de payer plus de 11 millions de dollars au titre de la restitution [de l'argent escroqué].

Seulement 26 000 dollars sur le total de l'argent volé ont été remboursés, a déclaré le procureur Daniel Levy.

Quatre co inculpés avaient été condamnés en 1999 mais avaient vu leurs condamnations commuées par le président Clinton au dernier jour de son mandat en 2001, peu de temps après que son épouse Hillary Rodham Clinton ait raflé presque toutes les voix à New Square lors de son élection au Sénat des Etats Unis.

Une enquête subséquente du bureau du procureur de Manahattan n'avait décelé aucune malversation.

Le cerveau derrière cette escroquerie - Chaim Berger, un survivant de l'holocauste et fondateur de New Square - est mort en 2004 alors qu'il purgeait une peine de six ans de détention.

Un septième inculpé, Nathan Adler, reste en fuite.

vendredi 1 janvier 2010

L'holocauste par le mariage

Un texte d'Aliza Lavi, paru dans l'édition de ce jour d'un grand journal de l'entité sioniste nous donne l'occasion de revenir sur le caractère étrange de la conception du judaïsme par le sionisme. Cette personne, fort mignonne au demeurant, saisit l'occasion des fiançailles de Chelsea, la fille de Bill et Hillary Clinton avec le fils d'une riche famille juive américaine pour souligner le danger des mariages entre juifs et non juifs.




D'aucuns apprécieront sa comparaison de ce genre de mariages avec ce qu'on appelle l'holocauste, soit la tentative d'extermination des Juifs européens par le nazisme. L'auteur nous apprend qu'il y a eu en réalité plusieurs holocauste antérieurs en raison de ces fameux mariages mixtes.




Bon, elle ne pousse pas le bouchon jusqu'à taxer Mlle Clinton d'antisémite, mais on n'en passe pas loin.




La conception du judaïsme manifestée par ce texte n'est en rien spirituelle mais à mi-chemin entre une conception raciale et nationale tout simplement parce que l'auteure tente de résoudre à sa manière des contradictions qui restent cependant insolubles.




En effet, Aliza Lavi met en garde contre le danger à relativement court terme que posent les mariages mixtes à la communauté juive américaine, elle reconnait implicitement que ce danger est d'autant plus grand que les portes de la conversion au judaïsme restent le plus souvent à peine entrouvertes pour ceux qui souhaiteraient adhérer à la religion juive. Elle plaide donc pour un rabbinat plus ouvert à l'accueil des convertis car cet accueil doit se faire selon la loi juive. Mais comme ce sont les rabbins qui décident de ce qu'est l'application de la loi juive, il faut que retirer cette affaire aux religieux en désignant... des rabbins plus flexibles. Les positions de Mme Lavi ont moins à voir avec un motif spirituel qu'avec un motif national. Et c'est donc la nation, c'est-à-dire l'entité sioniste qui doit prendre cette affaire en charge sous peine de perdre ses "enfants au profit d'autres religions, d'autres peuples et d'autres nations". En une seule phrase, nous retrouvons l'intrication de ces trois termes; religion, peuple et nation.




On pointera certaines erreurs, par volonté ou ignorance, de Mme Lavi. Elle signale par exemple que, contrairement au christianisme et à l'Islam, le judaïsme n'est pas prosélyte. Ce n'est certes plus le cas, mais il n'en a pas toujours été ainsi et l'action prosélyte du judaïsme dans le Maghreb antique est bien connue. La fin du prosélytisme date de la prise en main de ce qu'on appelle judaïsme aujourd'hui par le rabbinat et la mise au pas d'une forme de judaïsme universaliste et non sectaire (le karaïsme).




Elle note concomitamment que le judaïsme, n'a été prosélyte ni par la persuasion et encore moins par la force. Cette affirmation n'a de valeur que lorsque le judaïsme est dépourvu d'Etat, ce qui a généralement été le cas avant l'instauration de l'Etat sioniste. Mais si nous prenons le cas du Yémen ancien, avec présence d'un Etat juif, nous observons un comportement tout à fait différent avec un roi Juif qui donne aux Chrétiens le choix entre la conversion au judaïsme ou la mort.



Le problème des mariages mixtes n'est pas une question religieuse, mais une affaire nationale
par Aliza Lavi, Yedioth Aharonoth (Sionistan) le 1er janvier 2010 traduit de l'anglais par Djazaïri

Chelsea Clinton, la fille d'une des familles les plus en vue de la classe politique américaine, a choisi un Juif pour mari. Le futur époux, Marc Mezvinsky, appartient à une famille du monde des affaires et de la politique. Preuve supplémentaire qu'on peut trouver des juifs au cœur même de l'establishment américain. L'ancien président et l'actuelle secrétaire d'Etat seront les beaux parents d'un Juif.

Avec toute notre reconnaissance et notre vieille amitié pour Bill et Hillary Clinton, et en dépit du fait que l'image de cette dernière joue le rôle d'exemple pour de nombreuses femmes dans le monde - on pourrait envisager cette même histoire sous un angle opposé et la considérer comme un motif de préoccupation.

Un type, membre d'une famille juive, fait un mariage mixte. On n'a aucune indication selon laquelle Chelsea Clinton envisage de se convertir au judaïsme. Et peut-être Marc, comme beaucoup de Juifs de sa génération; va-t-il épouser la femme qu'il aime sans se poser des questions en apparence obsolètes.

Bill et Hillary Clinton sont des amis sincères d'Israël et du peuple juif. Quand Hillary s'est exprimée, en qualité de première dame, le jour en mémoire de Yitzhak Rabin, elle avait commencé son discours par des citations de section hebdomadaire de la Torah. Peu de politiciens Israéliens le font. Ce faisant, Hillary montrait sa proximité intime avec le peuple juif et son patrimoine. Pendant la bataille pour la restitution des avoirs des victimes de l'holocauste conservés dans les banques suisses, c'est Hillary qui avait engagé Bill à agir pour le bien de la justice historique. Mais néanmoins, nos enfants ne peuvent pas se marier dans la famille Clinton.

Le nombre de mariages mixtes dans la diaspora a augmenté de 200 % ces 50 dernières années. Environ 55 % des mariages conclus par des Juifs sont mixtes. Dans un quart des familles, les enfants de la prochaine génération ne seront plus Juifs et auront, au mieux, une vague lien avec leurs racines juives. Une projection dans l'avenir montre qu'en l'espace de quelques générations, la communauté juive américaine aura pratiquement disparu, en dehors de sa composante religieuse et ultra orthodoxe.

Il y a des limites
Certains diront que je suis vieux jeu et raciste. Certains diront, "Pensez-vous vraiment que nous avons le droit de faire obstacle?" Et il y a ceux qui, comme certains de mes amis, qui disent qu(il y a si peu de différences entre les jeunes gens d'aujourd'hui qu'elle-même ne s'était pas rendue compte que sa fille s'était fiancée avec un Gentil avant que d'assister au mariage à l'église du frère de son futur gendre.
Ma réponse à ces arguments est la suivante: Oui, il y a des limites. La faculté du peuple juif à continuer à exister et à survivre à travers les générations repose, entre autres, sur le maintien du mariage à l'intérieur, et seulement à l'intérieur, de la communauté. L'assimilation et les mariages mixtes ont détruit des communautés complètes avant même l'holocauste.
La judaïsme, contrairement au christianisme et à l'Islam, n'est pas une religion missionnaire. Elle ne cherche pas à augmenter le nombre de ses croyants, ni par la persuasion et surtout pas en recourant à la force. Mais ce n'est pas non plus une religion fermée dans laquelle les gens ne peuvent pas entrer. Ceux qui souhaitent la rejoindre peuvent le faire, aux conditions de la loi juive. Ceux qui veulent épouser un homme ou une femme de confession juive peuvent se convertir. Les gens font des choses bien plus difficiles par amour.

Malheureusement, cette bataille semble presque perdue dans la communauté juive des Etats Unis. Mais du moins devrions nous, en Israël, parler en conséquence de ces mariages mixtes. avec plus de retenue et de façon moins colorée. En même temps, nous devons œuvrer à la nomination de juges rabbiniques qui soient sensibles et comprennent les nécessités de l'heure, qui permettront à ceux qui le veulent de se convertir. Les mariages mixtes ne sont pas un problème religieux mais un problème national. Ce n'est pas l'affaire des religieux. C'est l'affaire des juifs Israéliens qui risquent de perdre leurs enfants au profit d'autres religions, d'autres peuples et d'autres nations.