Affichage des articles dont le libellé est Hillary Rodham Clinton. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Hillary Rodham Clinton. Afficher tous les articles

mardi 14 octobre 2014

Bill Clinton en Roi David, Monica Lewinsky en sextoy Bethsabée, l'interprétation talmudique d'une célèbre affaire politico-sexuelle

Que vient faire la loi juive (halakha) dans l'affaire Lewinsky du nom de cette jeune stagiaire avec qui le président Bill Clinton avait pris l'habitude de faire frotti frotta dans le bureau ovale de la Maison Blanche ?

On peut effectivement se le demander parce que si Monica Lewinsky est juive, ce n'est pas le cas, jusqu'à plus ample informé, de Bill Clinton.

Et que de toute façon les Etats Unis sont un pays où la religion est séparée de l'Etat et où aucune religion officielle n'existe même si la vie publique est imbibée de religieux et de religiosité. Mais c'est une religiosité en quelque sorte générique.

L'article que je vous propose montre que la loi juive a été invoquée pour exonérer le président de l'époque de l'accusation d'adultère. En effet, d'après ce qui est expliqué, la loi juive ne considérerait comme adultérine et dont illicite que la relation entre un homme marié et une femme marie. Mlle Lewinsky étant célibataire, on ne pouvait reprocher au maximum à Bill Clinton que le péché bénin d'onanisme.

Au passage, on apprend que selon cette interprétation de la loi juive, une jeune femme non mariée avait en quelque sorte le statut d'objet, de sextoy.

Ce qui ne répond cependant pas à la question initiale de la référence à une loi religieuse qui n'a de valeur qu'aux yeux des juifs dûment répertoriés, c'est-à-dire d'une infime minorité aux Etats Unis.

La réponse tient sûrement au fait que si les Juifs sont une toute petite minorité aux Etats Unis, ils sont par contre très très bien représentés dans l'univers des médias et ils sont les principaux donateurs pour le financement des deux grands partis qui dominent la vie politique dans ce pays.qui apportent l'argent dont les politiciens ont besoin pendant leur carrière politique et pour s'assurer une retraite dorée, par exemple en donnant des conférences rémunérées en dizaines voire centaines de milliers de dollars.

Ce sont ces donateurs juifs qu'il importait de convaincre que Bill Clinton avait finalement bien peu de choses à se reprocher, du moins aux yeux de la seule loi qui compte vraiment pour eux.

par Geoff Earle, The New York Post (USA) 11 octobre 2014 traduit de l'anglais par Djazaïri

Washington -Au plus fort du scandale Lewisnky, un proche collaborateur d'Hillary Rodham Clinton avait fait suivre un mode de défense potentiel farfelu pour la Maison Blanche : une interprétation talmudique selon laquelle Bill Clinton n'était pas coupable d'adultère.
« Selon le droit juif classique [religieux, NdT], le Président Clinton n'a pas commis d'adultère ; l'adultère est défini par le fait qu'un homme marié a des relations sexuelles avec une femme mariée, et Monica Lewinsky est célibataire, » expliquait l'e-mail du 27 janvier 1999 qui avait fini sur le bureau du politique de la Maison Blanche, Sidney Blumenthal.
« Au pire, le Président Clinton est coupable du péché bénin d'onanisme [masturbation]n, un péché qui afflige probablement la conscience de la plupart des hommes juifs à un moment ou à un autre. »

Cet e-mail avait été envoyé à Ruby Shamir, conseiller en matière de politique intérieure d'Hillaty Clinton par Linda Commodore, une femme de Long Island qui faisait suivre un argumentaire détaillé de Susannah Heschel, une professeur d'études juives à Dartmouth et fille du rabbin Abraham Joshua Heschel, un théologien réputé.

Ce document se trouvait dans les quelque 10 000 documents rendus publics vendredi par la bibliothèque présidentielle de Clinton à Little Rock, Arkansas, le dernier lot d'archives de son administration qui étaient encore fermées au public.

« Du point de vue de l'histoire juive, nous devons demander comment des Juifs peuvent condamner la conduite du président Clinton comme immorale quand nous exaltons celle du roi David ? » écrivait Susannah Heschel.

« Le roi David avait fait assassiner Urie, le mari de Bethsabée. Si David a été condamné et puni, il n'a jamais été renversé du trône d'Israël. Au contraire, il est exalté dans notre mémoire juive comme l'unificateur d'Israël. »
Gregory Peck et Susan Hayward dans le "David et Bethsabée" de Henry King
Gregory Peck et Susan Hayward dans le "David et Bethsabée" de Henry King
Dans d'autres documents qui viennent d'être rendus publics, on peut voir Blumenthal, qui a témoigné devant un grand jury fédéral pendant l'enquête Lewinsky, se comporter comme un commissaire politique au moment où le scandale a éclaté.

Dans un mémo de 1998, Blumenthal montre du doigt le commentateur politique conservateur Bill Kristol qui avait dit être au courant des frasques de Bill Clinton avec Lewinsky avant que l''histoire n'éclate. Blumenthal observe que Krisol avait des liens avec un chef enquêteur d'opposition qui avait fait partie de l'équipe de l'ancien vice président Dan Quayle et à des membres conservateurs de la Federalist Society (organisation de juristes républicains).

Dans ce qui ressemblait à une vengeance politique, Megan Maloney, une assistante à la Maison Blanche avait envoyé à quatre membres de l'équipe Clinton la transcription de plaisanteries salaces faites en 1999 par le présentateur radio Tom Joyner sur les « compétences » acquises par Lewisnky à la Maison Blanche.

« Tu dois le sucer ! Et t'agenouiller et prier ! » aurait dit Joyner.

Maloney avait écrit, « S'il vous plaît, gardez ça en mémoire ma prochaine fois qu'il demandera une interview. »

Bill (David) Clinton et sextoy (Bethsabée) Monica Lewinsky
Bill (David) Clinton et sextoy (Bethsabée) Monica Lewinsky
Un autre document consigne la perte d'une broche en or en forme de saxophone d'une valeur de 4 200 dollars qui avait été conçue pour être offerte en cadeau à Clinton en 1994.
Intitulé « cadeau égaré », le document, rédigé par la conseillère Cheryl Mills, précise que la broche offerte par le saxophoniste James Steele avait été enregistrée par « inadvertance » comme acceptée par le président alors qu'en fait, elle avait été égarée avant même que le président ait été informé de son existence. »

samedi 29 septembre 2012

Le temps long, l'histoire, le temps de la presse et celui des urgences "humanitaires"


Un article vraiment intéressant vers lequel j’ai été orienté par le blog de The Angry Arab et qui donne des éléments de contexte historique pour des phénomènes géopolitiques actuels.

Parce que l’histoire, le temps long, est la grande oubliée dans bien des commentaires sur les troubles que subit tel ou tel pays. Et quand Pankaj Mishra interroge l’histoire, il constate la continuité impérialiste occidentale qui était d’abord le fait de la France et de la Grande Bretagne avant de devenir celui des Etats Unis.

Cet impérialisme a toujours utilisé les mêmes méthodes pour parvenir à ses fins et elles se résument à la corruption,au recours à la force brutale, à l'ingérence. Pour ceux qui ne veulent pas comprendre, aucun pays n'est aujourd'hui à l'abri de l'ingérence des Etats Unis, pas même leur allié britannique qui a été obligé d'adopter une réglementation qui l'autorise à extrader ses propres ressortissants vers les Etats Unis, un manquement grave au devoir de protection dû à un citoyen (les USA n'extradent bien entendu jamais un de leurs ressortissants sauf après l'avoir déchu de la nationalité comme ce fut le cas d'Ivan Demjanjuk, un présumé criminel nazi).

Voilà résumée, sans caricature excessive, la façon de fonctionner de ceux qui croient incarner la civilisation et prétendent avoir la responsabilité ou le devoir de protéger les peuples qu’ils estiment martyrisés par leurs gouvernants.

Nous savons pourtant qu’ils n’ont jamais protégé que quand ils jugeaient que c’était intéressant pour eux et que sinon, ils n’ont pas hésité à massacrer, à affamer ou à laisser massacrer. Et ils jugent aussi qui bon leur semble, même ceux dont ils étaient les complices comme on l’a vu au Rwanda.

On ne les entend guère parler d’urgences non plus quant à la situation au Congo où les forces de l’ONU participent parfois elles-mêmes aux exactions. Un Congo où l’ONU stigmatise par ailleurs la constitution d’une administration parallèle par des rebelles, chose que le président d’un pays membre permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU appelle pourtant de ses vœux en Syrie.

Bon, mais tout va s’arranger au Congo parce que figurez-vous que c’est Mme Yamina Benguigui qui s’occupe de ce dossier au gouvernement français.

Raymond Tshibanda, chef de la diplomatie de la RDC  pense peut-être qu'on s'est moqué de lui

Par Pankaj Mishra, New York Times (USA) 23 septembre 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

Le meurtre de quatre Américains en Libye et les foules qui ont attaqué ce mois-ci des ambassades des Etats Unis dans le monde musulman ont rappelé à beaucoup de gens l’année 1979, quand des islamistes radicaux s’étaient emparés de la mission américaine à Téhéran. Là bas aussi, des extrémistes s’étaient donné libre cours après la chute d’un tyran pro-américain avaient trouvé un moyen commode de se donner de l’importance.

Mais l’obsession pour l’Islam radical passe à côté d’une analogie plus significative pour l’actuel état de siège au Moyen orient e t en Afghanistan : les hélicoptères en vol stationnaire au-desus du toit de l’ambassade américaine à Saïgon en 1975 au moment où les tanks nord vietnamiens entraient dans la ville.

Ce départ précipité avait mis fin à un long et coûteux engagement de l’Amérique en Indochine que les Etats Unis, comme pour leur engagement au Moyen Orient, avaient hérité des empires européens disparus. Bien sûr, l’Asue du Sud-Est n’avait pas de ressources naturelles qui intéressaient les Etats Unis et il ne s’y trouvait pas d’allié à défendre comme Israël. Mais elle se trouvait sur la ligne de front de la bataille mondiale contre le communisme, et les décideurs politiques Américains avaient essayé sans succès à la fois la manière forte et les despotes à sa solde pour que les autochtones participent à la défense de leurs intérêts stratégiques.
Les manifestations violentes provoquées par le film «L’innocence des Musulmans» vont rapidement s’apaiser, et les ambassades américaines retourneront à leurs activités habituelles. Mais la portée symbolique de la violence, avec aussi une attaque des Talibans contre une des bases américaines les mieux protégées d’Afghanistan, est indubitable.
Le drame du déclin de la puissance américaine est en phase de se répéter au Moyen Orient et en Asie du Sud après deux guerres futiles et l’affaiblissement ou l’effondrement de régimes pro-américains.

En Afghanistan, des soldats et des policiers autochtones ont tué leurs formateurs Occidentaux, et des manifestations ont éclaté là-bas et au Pakistan contre les frappes d’avions sans pilote américains et des informations sur des profanations du Coran. Fait étonnant, ce regain d’hostilité et de méfiance envers les puissants envahisseurs occidentaux ont une fois de plus provoqué un choc chez beaucoup de décideurs et de commentateurs politiques aux Etats Unis qui se sont promptement retranchés derrière un discours paresseux du genre «ils détestent nos libertés.»

C’est comme si les Etats Unis, bercés par les échecs idéologiques comme ceux du nazisme et du communisme dans une idée exaltée de leur force morale et de leur mission, avaient raté l’évènement central du 20ème siècle : l’éveil politique inexorable, et souvent violent, de peuples qui ont été soumis pendant des dizaines d’années à la brutalité des puissances occidentales. Cette étrange omission explique pourquoi les décideurs politiques Américains ratent les occasions qui se présentent à eux pour des règlements post-impériaux pacifiques en Asie.

Dès 1919, Ho Chi Minh tiré à quatre épingles et armé de citations de la Déclaration d’Indépendance, avait essayé d’intéresser le président Wilson à  la fin de la domination française en Indochine. Il n’arriva à aucun résultat avec Wilson. Les nationalistes d’Iran, d’Inde, d’Egypte et de Turquie qui espéraient de ce président libéral et internationaliste qu’il promulgue une nouvelle «moralité» dans les affaires du monde connurent la même déception. 
Aucun de ces anti-impérialistes ne se serait enquiquiné à  faire ces démarches s’ils avaient su que Wilson, un homme du sud des Etats Unis, aimait beaucoup les blagues sur les «nègres» et qu’il croyait dans me maintien d’une «civilisation blanche et de sa domination sur le monde.» Franklin D. Roosevelt était à peine plus conciliant quand, en 1940, il avait proposé d’amadouer les Arabes Palestiniens dépossédés de leur patrie avec un «petit bakchich.»

Roosevelt avait changé d’avis après avoir rencontre le dirigeant Saoudien Ibn Saoud et avoir compris l’importance du pétrole pour l’économie américaine de l’après guerre. Mais la guerre froide et l’obsession de l’Amérique avec la chimère d’un communisme monolithique avaient obscurci à nouveau la réalité de l’élan irrésistible de la décolonisation qui se nourrissait d’une aspiration intense des peuples humiliés à l’égalité et à la dignité dans un monde contrôlé par une petite minorité d’hommes blancs.

Les appels à l’aide lancés après la seconde guerre mondiale par Ho Chi Minh à un autre président Américain - Harry S. Truman -  étaient à nouveau restés sans réponse ; et Ho qui avait travaillé avec des agents secrets Américains pendant la guerre avait été ostracisé comme un dangereux communiste. Mais beaucoup de gens en Asie avaient compris que ce n’était qu’une question de temps pour que les Vietnamiens mettent un terme à la domination étrangère sur leur pays.

Parce que, ainsi que l’écrivait en 1954 l’essayiste Américain Irving Howe, le monde était entré dans une nouvelle ère révolutionnaire,»  dans laquelle la puissante aspiration au changement chez des millions d’individus politisés en Asie était la force dominante. « Quiconque s’en assure le contrôle [des masses politisées], » avait averti Howe, «que ce soit sous des formes légitimes ou déviées, triomphera.» cette masse humaine en attente d’une transformation politique avait été contenue du fait de la guerre froide et du despotisme dans le monde arabe; elle a aujourd’hui explosé, nuisant ainsi en profondeur à la capacité de l’Amérique à dicter les évènements là-bas.

Compte tenu d’une longue histoire de complicité avec les dictateurs de la région, du shah d'Iran à Saddam Hussein et Hosni Moubarak, les Etats-Unis font face à un énorme déficit de confiance. La conviction que cette méfiance profonde peut être surmontée par quelques discours présidentiels lénifiants ne fait que trahir une ignorance condescendante de la soi-disant mentalité arabe, qui jusqu'à récemment était censé n’être réceptive qu’à la force brutale.
Les extrémistes salafistes ne sont pas les seuls à penser que les Américains ont toujours des intentions malveillantes : les manifestants Egyptiens anti-islamistes qui avaient bombardé d’œufs pourris le convoi d’Hillary Rodham Clinton à Alexandrie en juillet étaient convaincus que les Etats Unis passaient des accords en douce avec les Frères Musulmans. Et peu de gens dans le monde musulman ont ignoré la manipulation flagrante de la politique américaine par le premier ministre Israélien dans le sens d’une attaque préventive contre l’Iran.

Il est à peu près certain que des années de turbulences s’annoncent au Moyen Orient avec diverses factions cherchant à contrôler le pouvoir. L’assassinat de l’ambassadeur J. Christopher Stevens en Libye, la grande success story américaine du printemps arabe, est un premier signe du chaos à venir ; il renvoie aussi aux conséquences imprévisibles qui suivront probablement toute intervention occidentale en Syrie – ou en Iran.

Comme en Asie du Sud-Est en 1975, les limites à la fois de la puissance de feu et de la diplomatie ont été mises en évidence. Le levier de l’appât du gain, le bakchich, ne peut marcher que jusqu'à un certain point avec des gouvernants qui s'efforcent de contrôler les énergies étonnamment diverses et féroces déchaînées par le printemps arabe.

Bien qu’elle soit politiquement impossible à évoquer pendant une campagne électorale, la perspective d’un retrait stratégique de l’Amérique du Moyen Orient et d’Afghanistan a rarement été aussi impérieuse. Elle est d’autant plus forte qu’une indépendance énergétique de plus en plus grande allège le fardeau qu’est le rôle de gendarme qu’assume l’Amérique dans la région et que son supposé allié, Israël, donne des signes alarmants de transformation en danger public.

Tout ne sera pas perdu si l’Amérique réduit sa présence dans un monde musulman volatile. Elle pourrait y retourner un jour, comme elle l’a fait avec son ancien ennemi vietnamien dans le cadre de relations sur la base du respect mutuel (quoique le récent renforcement militaire dans le Pacifique – un élément de la politique de l’administration Obama du «pivot vers l’Asie» - donne à penser à une nouvelle surestimation de la puissance des Etats Unis dans cette région).

Les républicains qui appellent Obama à «brandir» un « gros bâton »  semblent croire qu’ils vivent dans le monde de Teddy Roosevelt. Les internationalistes libéraux qui plaident pour un engagement encore plus grand des Etats Unis au Moyen Orient sont aussi dans l’anachronisme ; et tous ont une idée irréaliste de la puissance financière de l’Amérique après la plus grave crise économique depuis les années 1930.

C’est le monde des nations nouvellement en ascension et les peuples réveillés modèleront de plus en plus les évènements dans l’ère post-occidentale. Le repli de l’Amérique est inévitable. La seule question est de savoir s’il sera aussi long et violent que le retrait d’Asie et d’Afrique par les Européens au milieu du 20ème siècle.

Pankaj Mishra est l'auteur de “From the Ruins of Empire: The Intellectuals Who Remade Asia.”

mardi 8 novembre 2011

Que veut dire Obama par "je dois traiter avec lui tous les jours"?


Alors comme ça, Nicolas Sarkozy ne peut plus supporter Benjamin Netanyahou parce que c’est «un menteur». Et c’est un  Barack Obama somme toute envieux qui lui rétorque :
"tu en as marre de lui mais moi, je dois traiter avec lui encore plus souvent que toi, tous les jours".
Peut-être sommes-nous devant deux antisémites?

Et puis que veut dire exactement Obama par « je dois traiter avec lui tous les jours» ?

La réponse dans le journal sioniste Haaretz du 7 novembre 2011 :: 
Dans des lettres séparées au Département d’Etat et à l’USAID, Ros-Letinen (*) a cité l’assurance donnée par le président Barack Obama que les fonds étaient dans l’intérêt de la sécurité nationale des Etats Unis ainsi que l’indication selon laquelle le gouvernement israélien ne s’opposait pas à l’assistance. Les lettres ont été envoyées en septembre et octobre.

Dans un entretien accordé à l’Associated Press le mois dernier, la Secrétaire d’Etat Hillary Rodham Clinton a déclaré que l’administration en avait appelé à Israël qui a intérêt au maintien de l’assistance aux palestiniens dans le domaine sécuritaire, pour l’aider à pousser le Congrès à poursuivre l’assistance. « Nous demandons aux Israéliens sur la base du cas par cas, » a-t-elle déclaré.
Voilà donc ce qu’entend le président Obama quand il dit qu’il se coltine Benjamin Netanyahou tous les jours.

C’est tout simplement parce que Netanyahou et lui ont le même boss, des milliardaires sionistes fanatiques adeptes de la doctrine de la supériorité raciale.
Et qu’il a besoin de Netanyahou pour intercéder auprès de ses maîtres parce que même une Hillary Clinton, toutes griffes dehors contre Mouammar Kadhafi, se fait chatte devant ses patrons. 


(*) Ileana Ros-Lehtinen est présidente (et accessoirement républicaine) de la commission des affaires étrangères du Congrès des Etats Unis. C'est une obligée du milliardaire Irwin Moskowitz.

dimanche 20 mars 2011

La Libye sous les bombes françaises, la France sous commandement américain

Djeha dont je me flatte d'être un des correspondants, attire notre attention sur un important article de Bruno-Roger Petit dans le Post.. Avant de lui laisser introduire l'article, il convient de signaler que la direction officielle des opérations devrait échoir d'ici peu à l'OTAN, c'est-à-dire aux Etats Unis, en dépit de l'opposition d'Ankara. On apprend en même temps que l'OTAN se prépare depuis des semaines à agir contre le gouvernement libyen!.

Un de nos quotidiens nationaux [algérien] titre en première page : « La France attaque la Libye ».
 
On comprend que l’Expression s’attache à refléter l’état déplorable des relations de notre pays avec celui de la Sarkozie. Toutefois, si l’on veut être plus proche de la réalité, il conviendrait de relativiser notablement ce qui n’est au fond qu’une simple impression dont nous sommes victimes et dont sont semblablement victimes nos amis Français pour lesquels je vous invite à avoir quelque compassion.
 
Je suis convaincu que vous serez, comme moi, particulièrement charitable. Et si cela vous est difficile parce que fourvoyés par les délires du clown qui gouverne à Tripoli, vous ne suivez pas attentivement l’actualité, vous le serez sans doute à la lecture du papier ci-dessous.
 
Djeha
D. 20 mars 2011.
 
Libye : pourquoi la télévision française cache-t-elle que Sarkozy est sous commandement américain ?
 
Bruno Roger-Petit, LePost.fr, D. 20/03/2011 à 10h19 - mis à jour le 20/03/2011 à 12h16
 
Depuis hier, les télévisions françaises, reprenant sans vérifier les informations "storytellées" de l'Elysée (faut quand même admettre que la machine est bien rodée) nous bassinent avec le leadership français que la France se serait attribuée dans la décision d'intervenir dans l'affaire libyenne et dans l'action militaire qui s'est engagée par la suite. "La France en première ligne", "Sarkozy, commander in chief", "La France frappe la première", "Les avions français ont été engagés les premiers", "Le leadership français contre Kadhafi"...
 
Toute la journée de samedi a été consacrée à la récitation de cette belle histoire. Sans notre glorieux président, héritier de César, Talleyrand, Charles XII de Suède, Bismarck, Clausewitz, Sun Tzu, Ike et Churchill, rien n'aurait été possible.
 
Soumis à ce déluge uniforme autant qu'univoque, il est alors bon de se pencher sur la couverture des mêmes événements par la presse américaine, entre New York Times et Washington Post, organes de presse qui ont fait leur preuve en matière d'indépendance et de sérieux. Cette lecture permet (hélas, je dis bien hélas..) de mesurer l'écart entre la "vérité sarkozyste" telle que les télévisions françaises la serinent depuis hier et la dure, froide et objective réalité. De cette lecture, on peut tirer deux leçons :
 
1/ Ce sont les Etats-Unis, seuls, qui ont décidé qu'il était enfin possible de se lancer dans l'opération diplomatique ouvrant la voie à l'emploi de la force contre la Libye.
 
2/ Une fois ces opérations entamées, la France sarkozyste a été placée sous commandement américain et obéit depuis au doigt et à l'œil à ce que disent et décident Hillary Clinton et le président Obama.
 
On reprend.
 
1/ Un article visiblement très bien informé du New-York Times (http://www.nytimes.com) décrit le processus qui a mené Obama à se décider à intervenir en Libye. Ce sont trois femmes, Hillary Clinton, Susan Rice (ambassadeur américain à l'ONU) et Samantha Powers (conseiller au National Security Council) qui ont convaincu Obama jeudi dernier (soit AVANT le show Juppé de vendredi devant le Conseil de sécurité) qu'il était possible d'intervenir sans risquer de se lancer dans une opération débouchant sur un nouvel Irak. Le président américain a pris sa décision parce qu'il a été alors convaincu par ces trois femmes que les pays arabes et africains l'approuveraient et ne verraient pas en lui un néo-Bush.
 
Par la suite, les Américains ont laissé les Français être les petits télégraphistes de leur décision, décision sans laquelle rien n'était possible. En clair, si les trois femmes en question n'avaient pas convaincu Obama, Juppé, Sarkozy et leur résolution se seraient fait retoqués à l'ONU. Du reste, il suffit pour s'en convaincre de lire attentivement le papier du NYT consacré aux coulisses du VRAI pouvoir où s'est joué la prise de décision contre Kadhafi : le nom de Sarkozy n'y apparaît pas une fois...
 
2/ Quant au leadership français dans la direction des affaires militaires depuis hier, un autre article du Washington Post (http://www.washingtonpost.com) vient réduire la communication sarkozyste sur le sujet à l'état de fable pour les enfants. En effet, dans cet article faisant le point sur le début des opérations militaires contre les troupes de Kadhafi, le Washington Post précise que l'ensemble de ces opérations est placée sous le commandement des forces américaines en Afrique. "The French sorties were followed quickly by the wave of missile strikes against Libyan air defenses. More than two dozen warships and a large number of warplanes made up the initial strike force, which was led by the U.S. military’s Africa command, a senior U.S. military official said." Encore une fois, la réalité est cruelle : si leadership français il y a, il s'agit d'une politesse faite par les Américains à la France de Sarkozy, "Messieurs les Français, tirez les premiers... Parce que ça nous arrange..." Rien de plus.
 
Tout bien considéré, c'est assez accablant. Le président français, en campagne permanente, est en train d'instrumentaliser une juste opération militaire internationale en opération de communication personnelle dans le but de grappiller quelques points dans les sondages, le tout en racontant, pour faire les gros titres de l'actualité, une fable que la lecture des meilleurs journaux américains vient balayer en deux temps trois mouvements. Il est bien triste de constater que le président français ne peut donc rien faire, même pour livrer un juste combat, sans que cela soit nécessairement destiné à satisfaire son narcissisme exacerbé et sa campagne électorale permanente.
 
Sources : New York Times

lundi 26 juillet 2010

Le rabbin pas casher, la magnanimité de Bill Clinton , l'élection d'Hillary et, et....

Il y a un peu de tout dans cet article: du politique avec le couple Bill et Hillary Clinton, du religieux avec un rabbin hassidique, du sionisme avec l'entité sioniste, de l'holocauste avec un survivant de l'holocauste et des actes délictueux qui réunissent le tout dans une escroquerie qui avait permis de soutirer des dizaines de millions de dollars à l'Etat fédéral.
Le rabin Avrum Friesel aura finalement rendu des comptes à la justice de son pays après des années de cavale qui avaient commencé dans l'entité sioniste. Le problème, c'est que quand c'est l'Etat fédéral qui est victime, même l'entité sioniste n'est plus un refuge aussi sûr qu'autrefois. Friesel a donc dû se replier à Londres d'où il a été finalement extradé vers les Etats Unis.
Ce que Friesel aurait dû savoir, c'est qu'en réalité il aurait mieux fait de ne pas quitter les Etats Unis, ce qui lui aurait permis de bénéficier, comme ses complices, d'une aimable dispense de peine accordée par M. Bill Clinton au dernier jour de son mandat pour remercier la communauté d'appartenance des condamnés d'avoir voté comme un seul homme pour ... Mme Clinton aux sénatoriales. Qui a sollicité qui, l'article ne le dit pas.
En fuite, Friesel a donc été jugé postérieurement à cette largesse de M. Clinton tout comme le cerveau de l'escroquerie, un certain Chaim Berger, survivant de l'holocauste de son état, qui avait lui aussi eu la malencontreuse idée de fuir vers l'entité sioniste où il sera arrêté en 1998 avant d'en être extradé trois ans après, trop tard pour bénéficier du geste magnanime de Bill Clinton.

L'avis de recherche du FBI recommandait de ne pas tenter d'appréhender soi-même le rabbin Friesel qui doit être considéré comme "armé et dangereux"

Avrum Friesel

Le rabbin pas casher prend 27 mois pour avoir escroqué le gouvernement
par Bruce GOLDING, New York Post, 26 juillet 2010 traduit de l'anglais par Dkazaïri

Un rabbin qu'il faut bien qualifier de pas casher a été condamné ce matin à 27 moisde taule pour une fraude diabolique pour laquelle quatre de ses escrocs de complices ont pu retrouver la liberté après avoir vu leurs peines de prison commuées par Clinton qui était président à l'époque.

Le rabbin Avrum Friesel - qui a passé plus de onze années en cavale en Israël et en Grande Bretagne - a déclaré être "profondément honteux" d'avoir enfreint la loi civile américaine, ce qui signifie qu'il a aussi enfreint la loi religieuse juive.

"Je suis vraiment désolé pour les choses que j'ai faites qui n'étaient pas casher," a déclaré Friesel, 57 ans, devant la tribunal fédéral de Manhattan.

Le professeur de religion à la barbe grisonnante s'est ensuite tourné pour sourire à la vingtaine de personnes venues le soutenir, vêtues de kippas en velours noir et du costume noir traditionnel hassidique.

Après son extradition de Londres l'an dernier, Friesel a plaidé coupable de participation à une combine pour escroquer plusieurs programmes gouvernementaux de dizaines de millions de dollars dans les années 1980.

L'escroquerie - montée par des dirigeants du village hassidique de New Square dans le comté de Rockland - avait permis d'obtenir frauduleusement plus de 10 millions de dollars de bourses Pell pour des étudiants non éligibles d'un séminaire de Brooklyn, et aussi d'escroquer l'administration d'aide aux petites entreprises (Small Business Administration) et le programme fédéral Section 8 d'aide au logement.

La juge Barbara Jones s'est écartée des normes du code pénal qui prévoient jusqu'à 41 mois de prison eu égard au rôle relativement mineur de Friesel dans l'escroquerie et à ses antécédents de travail auprès d'enfants handicapés.

Elle lui a aussi ordonné de payer plus de 11 millions de dollars au titre de la restitution [de l'argent escroqué].

Seulement 26 000 dollars sur le total de l'argent volé ont été remboursés, a déclaré le procureur Daniel Levy.

Quatre co inculpés avaient été condamnés en 1999 mais avaient vu leurs condamnations commuées par le président Clinton au dernier jour de son mandat en 2001, peu de temps après que son épouse Hillary Rodham Clinton ait raflé presque toutes les voix à New Square lors de son élection au Sénat des Etats Unis.

Une enquête subséquente du bureau du procureur de Manahattan n'avait décelé aucune malversation.

Le cerveau derrière cette escroquerie - Chaim Berger, un survivant de l'holocauste et fondateur de New Square - est mort en 2004 alors qu'il purgeait une peine de six ans de détention.

Un septième inculpé, Nathan Adler, reste en fuite.