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mercredi 7 janvier 2015

Le massacre perpétré au siège de Charlie Hebdo a-t-il un rapport avec la liberté d'expression?

Ce post est une synthèse de plusieurs messages ou commentaires que j'ai commencé à poster sur Facebook à partir du début d'après-midi.
Je viens d'entendre le discours de François Hollande à la radio. On doit reconnaître qu'il a fait un très beau discours, très digne et à la hauteur de la situation même s'il n'a pu éviter un passage hypocrite sur la politique étrangère de la France et fait ainsi le lien dans un sens bien précis avec la tuerie perpétrée aujourd'hui à Paris. 
On verra ce qu'il subsistera de cette dignité dans les jours, semaines et mois à venir.

Comme beaucoup, j'ai appris avec stupéfaction puis effarement l'agression extrêmement meutrière perpétrée contre les locaux du magazine Charlie Hebdo.
Non pas que j'apprécie la ligne éditoriale de cet hebdomadaire (que je m'abstiens de lire depuis maintenant de longues années), mais parce que je réprouve ces méthodes sauvages et l'effusion de sang.

Sans être absolument non violent, je considère que l'exercice de la violence doit être réservé à l'auto-défense en cas d'agresion physique, proportionnelle à l'agression et laisser la place à la justice dès lors qu'elle est en mesure de se substituer à l'autodéfense qui n'a lieu d'être qu'en cas d'urgence et d'absence d'autre recours. La violence physique, qui plus est meurtrière, est à condamner dans tous les autres cas, et bien évidemment dans le cas présent.

J'entends bien, et je comprends, que de nombreuses voix vont se lever (et se lèvent déjà) pour déplorer la perte de toutes ces vies humaines, que ce soit la mort des membres de l'équipe de l'hebdomadaire ou celle des agents de police, et pour déplorer l'atteinte physique faite à la liberté d'expression et de la presse.

Pourtant, si on ne peut que déplorer les pertes humaines, je considère que ce crime n'a rien à voir avec la liberté d'expression, ni même avec le champ médiatique. Après tout en ce moment, ce sont Michel Houellebecq et Eric Zemmour qui font l'actualité islamophobe, pas Charlie Hebdo. C'est pourtant l'hebdomadaire qui a été visé.

Ce drame s'inscrit en réalité dans la campagne de peur qui s'est mise en place depuis l'affaire Merah. Les trois premières affaires ou pseudo affaires (NantesJoué les Tours et Dijon) ont été un avant goût, des étapes utiles qui ont été exploitées pour renforcer les dispositifs sécuritaires dans un cadre clairement posé comme antiterroriste par le gouvernement alors que nous étions devant des incidents certes traumatisants dans lesquels des personnes ont pu trouver la mort mais qui relèvent du malheureux fait divers.

Nous sommes maintenant entrés dans le vif du sujet car ce sont des membres de l'élite intellectuelle et médiatique qui ont été visés, ce qui justifiera une très forte réponse des pouvoirs publics qui représentent d'une certaine manière ces élites. Nous allons bien sûr voir se mettre en place un ensemble de dispositions ainsi qu'une répression qui va toucher des gens et des milieux qui n'ont rien à voir avec les auteurs de ce crime.

De fait, avec le massacre perpétré au siège de Charlie Hebdo, un palier et un point de non retour ont été franchis comme on va bientôt s'en apercevoir.

Il fallait en effet une telle abjection pour balayer les réticences à sombrer dans la haine anti musulmans dont a su faire preuve le peuple français. Ici, c'est la classe médiatique, avec des personnalités qui étaient à la jonction des milieux journalistiques et artistiques, qui a été touchée en plein coeur avec des figures emblématiques du paysage culturel français, ainsi de la disparition par exemple de ce véritable monstre sacré qu'est Georges Wolinski, des symboles de l'impertinence qui ont accompagné plusieurs générations d'intellectuels et de membres de la classe moyenne cultivée (qu'on les apprécie ou pas, c'est autre chose).

Ici, il faut attirer l'attention sur le fait que depuis quelques années, le climat islamophobe est exacerbé par des membres de cette élite, que ce soit Eric Zemmour, Michel Houellebecq ou certaines des victimes du carnage qui vient d'être perpétré. C'est un climat en quelque sorte inspiré par le haut et non quelque chose qui vient des tréfonds de la société. Et il ne faut pas trop personnaliser la question parce que les personnes citées ont en réalité derrière elles tout un appareil politique et économique qui les porte à bout de bras.

Il faut donc s'attendre à une très forte réaction de ces élites qui sont des élites dominantes dans tous les sens du terme. Le crime qui vient d'être commis risque d'attirer de nouvelles couches de ces catégories sociales dans la dérive islamophobe.

La réaction des élites aura lieu aussi bien sur le plan intellectuel que sur le plan politique et sécuritaire avec un renforcement des mesures répressives. D'autant que la mise à mort de sang froid d'un agent de police à terre et sans défense aura bouleversé et choqué non seulement la population en général mais ses confrères dont j'ose à peine imaginer l'état d'esprit en ce moment.

Comme beaucoup d'autres personnes, je souhaite ardemment que les auteurs de la tuerie soient arrêtés par la police pour être traduits en justice et qu'on puisse savoir leurs mobiles exacts et qui les a inspirés/manipulés. Parce que nous sommes certainement ici devant une affaire du type Mohamed Merah ou Mehdi Nemmouche, avec des tueurs manipulés par un service. Si les auteurs sont eux-mêmes membres du service auquel je pense, ils ne seront certainement jamais pris, ni morts, ni vifs.

Personnellement, je ne veux pas manquer de respect aux victimes, que ce soit aux agents de police ou à Wolinski que j'ai toujours admiré, pas même à Charb qui a versé dans la provocation islamophobe.

Je me refuse par contre à associer ce crime à des Musulmans et encore moins à des Musulmans agissant en toute connaissance de cause.

Pour moi, ce n'est et ne peut être que le résultat d'agissements de personnes manipulées (du genre justement Mohamed Merah, Mehdi Nemmouche et d'autres) ou le résultat de l'intervention directe d'un service spécialisé.

Pour mieux me faire comprendre, je dirai que ces crétins/salopards peuvent être manipulés dans ce sens qui consiste à semer la mort et la désolation, ou dans un autre sens qui consiste à s'associer aux acteurs des campagnes islamophobes. Ce sont fondamentalement les mêmes personnes et la direction de leur dérive sera avant tout une question de goût (pour la bagarre par exemple), de rencontres, d'argent, de femmes,de shit, enfin tout ce qui peut motiver un homme.

A ceux qui demanderont pourquoi, je répondrai simplement qu'ils devraient s'intéresser à la politique de leur pays, sa politique économique, sociale et étrangère, Toutes les réponses sont là mais, comme disait Marx, la compréhension ne se dégage pas directement des faits bruts et concrets pris isolément mais au contraire de la mise en relation des faits, c'est-à-dire en allant de l'abstrait au concret et pas l'inverse.
Le député UDI Meyer Habib et Benjamin Netanyahou
Le député UDI Meyer Habib et Benjamin Netanyahou
Ce n'est pas pour rien si on nous a dit que la lutte contre l'antisémitisme était « une grande cause nationale », ce n'est pas pour rien que le député français Meyer Habib a dit qu'avec leur vote en faveur de la reconnaissance d'un Etat palestinien les députés importaient en France le conflit du Proche Orient (Meyer Habib vient d'enfoncer le clou dans la plaie pour ainsi dire), ce n'est pas pour rien que Benjamin Netanyahou a averti la France qu'elle est menacée par le terrorisme parce qu'elle est trop pro-arabe (ce qui n'empêche pas les médecins militaires de Netanyahou de soigner les blessés d'al Qaïda dans le Golan occupé),
Ce n'est pas pour rien mais parce que l'Agence Juive veut attirer en Palestine occupée quelque « 42 000 Juifs de France d'ici 2017 ». Comme les Juifs français se sentent plutôt bien dans leur pays, il est donc nécessaire de simuler la demande d'émigration fut-ce au prix d'une extrême tension et même de morts en France.

En effet, ces gens ne reculent devant rien et tout ce qui les intéresse, c'est le rapport coût-bénéfice.

Nous sommes aujourd'hui dans l'ultime étape de la création du climat propice à encourager le départ vers l'entité sioniste de citoyens qui appartiennent à la communauté juive la plus importante numérique d'Europe et dont les membres sont souvent détenteurs d'un niveau d'éducation et de qualification élevé. C'est donc une population très intéressante sous cet aspect et dont l'apport ne sera pas négligeable pour la grande bataille qui se joue en Palestine occupée : la bataille démographique, toujours décisive dans les situations coloniales.

lundi 21 juillet 2014

Gilad Atzmon et la fin de l'entité sioniste

Un très bon texte de Gilad Atzmon. Autant vous dire que je souscris complètement à son analyse.

La fin d'Israël

par Gilad Atzmon — 21 juillet 2014 traduit de l'anglais par Djazaïri
Dans son discours à la nation, le premier ministre Benjamin Netanyahou a admis aujourd'hui que la guerre à Gaza est une bataille pour l'existence de l’état juif. Netanyahou a raison. Et Israël ne peut pas gagner cette bataille ; il ne peut même pas définir en quoi consisterait une victoire. Ce qui est certain, c'est que la bataille ne porte pas sur les tunnels ou les activités souterraines des militants, les tunnels ne sont que des armes pour la résistance mais pas la résistance en elle-même. Les militants du Hamas et de Gaza ont attiré Israël dans un champ de bataille dans lequel il n'avait aucune chance de gagner et le Hamas a posé les conditions, choisi le terrain et a écrit les termes nécessaires pour la conclusion de ce cycle de violence.
Pendant dix jours, Netanyahou a fait tout ce qu'il pouvait pour éviter une opération terrestre de l'armée israélienne. Il se trouvait confronté à la réalité du fait qu'Israël n'a pas de réponse militaire à la résistance palestinienne. Netanyahou savait qu'une défaite sur le terrain anéantirait le peu qui subsiste de capacité de dissuasion de l'armée israélienne.
Il y a cinq jours, Israël, du moins aux yeux de ses partisans, avait le dessus. Il voyait ses citoyens soumis à des tirs incessants de roquettes, mais montrait quand même de la retenue, tuant les civils Palestiniens seulement de loin, ce qui contribuait à véhiculer une image imaginaire de puissance. Mais les choses ont vite changé depuis qu'Israël a lancé son opération terrestre.Israël est maintenant, une fois de plus, engagé dans des crimes de guerre colossaux contre une population civile et, pis encore, au moins sur le plan stratégique, ses commandos d'infanterie d'élite sont décimés dans la bataille de rue en face à face dans Gaza. Malgré l'évidente supériorité technologique et en puissance de feu d'Israël, les militants palestiniens sont en train de gagner la bataille sur le terrain et ils ont même réussi à porter le combat en territoire israélien. En outre, les tirs de roquettes sur Tel Aviv ne semblent pas s'arrêter.
La défaite de l'armée israélienne laisse l’état juif sans aucun espoir. La morale de l'histoire est simple. Si vous tenez absolument à vivre sur la terre de quelqu'un d'autre, la puissance militaire est l'ingrédient essentiel pour décourager le dépossédé d'agir pour réclamer ses droits. Le nombre de pertes dans l'armée israélienne et le nombre de corps de soldats d'élite israéliens qui retournent chez eux dans des cercueils envoie un message clair aux Israéliens comme aux Palestiniens. Il n'y a pas d'avenir pour un État réservé aux Juifs en Palestine ; ils devront peut-être essayer ailleurs.

vendredi 18 juillet 2014

Pourquoi le Hamas tire-t-il ces roquettes?

Par sadomasochisme doit-on comprendre à l'écoute de la majorité des commentateurs qu'on entend à la télévision ou à la radio. Sinon comment expliquer le fait de s'exposer ainsi au déchaînement de la violence sioniste ? Les Palestiniens sont méchants, peut-être même antisémites, mais aiment aussi souffrir et voir leurs enfants mourir sous leurs yeux.
A moins de l'expliquer par le contexte politique et économique dans lequel se trouve la Palestine en général et la bande de Gaza tout particulièrement.
The Economist expose ce qu'il considère, à juste raison me semble-t-il, être la logique qui sous-tend l'action du Hamas.
Et on comprend bien, à la lecture de cet article, que ce sont les Palestiniens qui se défendent contre les agressions sionistes, et certainement pas le contraire.
Et que la démarche du Hamas est purement politique, avec des objectifs conformes au droit et cherchant à impliquer les instances de l'ONU.
A comparer avec celle des terroristes sionistes.

NB : les articles de The Economist ne sont en général pas signés

Pourquoi le Hamas tire ces roquettes

Le Hamas veut deux consessions importantes qu'il risque ne pas obtenir
The Economist (UK) 19 juillet 2014 traduit de l'anglais par Djazaïri

Beaucoup d'habitants de Gaza, pas seulement leurs dirigeants du Hamas, pensent qu'ils n'ont pas grand chose à perdre à poursuivre le combat. Pour une bonne raison, l'attention s'est à nouveau portée sur eux depuis le début de la campagne militaire israélienne ce mois-ci. Aux yeux des gens de Gaza, le Hamas profite de la violence parce que le monde extérieur peut, conséquence le sinistre publicité qui résulte de l'effusion de sang, se sentir obligé de reprendre en considération ses revendications. Cette semaine, le Hamas a publié un plan en dix points. Un cessez-le-feu, suggérait ce plan, devrait être suivi d'une trêve de dix ans. Parmi ses exigences essentielles, figurent la levée du siège de Gaza et la libération des prisonniers. Le port maritime et l'aéroport seraient rouverts sous supervision de l'ONU.
Inauguré en 1998, l'aéroport de Gaza a été en grande partie rasé puis bombardé par les sionistes
Inauguré en 1998, l'aéroport de Gaza a été en grande partie rasé avant d'être bombardé par les sionistes en 2001
Après le derniers gros effort israélien pour arrêter les tirs de roquettes en novembre 2012, il y avait eu accord pour que, à côté du cessez-le-feu, le blocus de Gaza soit levé progressivement  et que les points de passage vers l'Egypte et Israël seraient rouverts. Le cessez-le-feu avait tenu dans l'ensemble mais le siège s'est poursuivi. De leur point de vue, les habitants de Gaza sont restés enfermés de manière cruelle dans une prison à ciel ouvert. Les tirs de roquettes, font valoir nombre d'entre eux, sont la seule manière à leur disposition pour protester alors même qu'ils savent que les Israéliens se feront un devoir de les punir de temps en temps.
Plus récemment, disent les Gazaouis, les Israéliens sous la direction de Benjamin Netanyahou ont montré leur détermination à détruire le gouvernement palestinien d'unité nationale formé dans un esprit de paix approuvé par le Hamas et le Fatah, le parti plus modéré dirigé par Mahmoud Abbas, après l'échec des discussions entre M. Abbas et M. Netanyahou sous l'égide des Etats Unis. Le gouvernement israélien avait fait clairement savoir qu'il ne discuterait jamais avec un gouvernement soutenu par le Hamas, même si l'Amérique l'avait prudemment salué. Il a alors tout fait, disent les Palestiniens, pour le faire capoter [le gouvernement d'union].
Entre autres choses, le gouvernement de M. Netanyahou a empêché M. Abbas de réaffirmer son autorité sur Gaza dans le cadre de l'accord d'union – et de payer les salaires des fonctionnaires du Hamas là-bas.
En fait, M. Abbas est apparu encore plus faible que d'habitude pendant l'opération Bordure de Protection : il ne pouvait pas, en tant que leader engagé en faveur de la paix, applaudir aux roquettes du Hamas. Pourtant, ses appels à la retenue des deux côtés n'ont eu pour l'instant que peu d'effet.
Les griefs du Hamas au sujet des prisonniers ont un impact émotionnel très fort chez les Palestiniens où qu'ils se trouvent. Après l'enlèvement le 12 juin en Cisjordanie de trois étudiants israéliens retrouvés ensuite assassinés, les forces de sécurité israéliennes ont raflé plus de 500 membres du Hamas, en dépit du fait que ce mouvement n'avait pas revendiqué le crime. L'augmentation du nombre de tirs de roquettes avait en partie pour but de protester contre la rafle de prisonniers. Tout cessez-le-feu, dit le Hamas, doit inclure la libération au moins de ceux qui ont été arrêtés le mois dernier.

mardi 15 juillet 2014

Proposition de cessez-le-feu à Gaza: quand le loup se déguise en agneau ou la ruse inutile de Benjamin Netanyahou

Certains ont pu avoir quelque espoir à l'annonce d'une proposition de cessez-le-feu entre le régime sioniste et les Palestiniens de Gaza à l'initiative de l'Egypte.
Las, cette offre de cessez-le-feu n'était qu'un leurre destiné à berner l'opinion publique internationale pour deux raisons. Pour commencer, si l'entité sioniste a été associée à la définition du contenu de cette offre, cela n'a pas été le cas des autres belligérents que sont le Hamas et le Djihad Islamique pour s'en tenir aux principales forces en présence dans la bande de Gaza. Ensuite les termes de ce cessez-le-feu visent purement et simplement à obtenir par un morceau de papier l'objectif que poursuit le régime sioniste, à savoir démanteler la capacité de résistance militaire des Palestiniens et du même coup ouvrir la voie définitivement à une bantoustanisation de ce qui reste de Palestine qui n'est pas encore peuplé par les colons juifs ou ouvertement annexé.
Les dirigeants de la résistance palestinienne à Gaza ne s'y sont pas trompés et ont rejeté cette offre présentée sous les auspices du maréchal égyptien Abdel Fattah al-Sissi qui porte à peine plus le Hamas dans son cœur que Benjamin Netanyahou.
On verra si ce dernier n'aura pas à se mordre les doigts d'avoir voulu jouer avec des dés pipés. Certes, il va sans doute continuer à exercer sa cruauté sur le peuple palestinien, il causera encore mort et destruction mais pour un résultat politique nul aussi bien sur le plan intérieur qu'estérieur.
En agissant ainsi, il ne fait qu'engager plus encore son Etat voyou dans l'impasse où son destin sera scellé.
Il serait mieux avisé d'écouter Tony Blair qui lui adonné un conseil de véritable ami en lui expliquant qu'il était vain d'essayer de détruire le Hamas par la force parce que ce parti ne fait qu'incarner une volonté populaire liée à certaines conditions politiques et historiques, Des principes que Tony Blair avait négligés en d'autres lieux avec les résultats que nous connaissons.

Israël en quête de légitimation pour continuer à agresser Gaza

par Sergio Yahni, Alternative Information Center (Palestine) 15 juillet 2014 traduit de l'anglais par Djazaïri
Le Hamas et le Djihad Islamique ont déclaré mardi ne jamais avoir été consultés sur les termes d'une proposition de trêve avec Israël dont le projet de texte a été rédigé par l'Egypte. Le chef du gouvernement israélien a affirmé que si le Hamas n'acceptait pas la proposition de cessez-le-feu, Israël pourrait légitimement élargir ses opérations militaires contre la bande de Gaza.
Le Hamas et le Djihad Islamique ont affirmé mardi ne jamais avoir été consultés surles termes d'une proposition de trêve avec Israël dont le projet de texte a été rédigé par l'Egypte.. Des sources égyptiennes soutiennent que cette initiative de cessez-le-feu repose sur des consultations avec Israël, l'Autorité Palestinienne et toutes les factions palestiniennes, quoique cette affirmation soit contestée par les organisations islamiques. Le premier ministre israélien a indiqué que si le Hamas n'accepte pas la proposition de cessez-le-feu, les Israéliens pourront légitimement élargir leurs opérationsmilitaires contre la bande de Gaza.
« Pour éviter la confusion et pour être clair avec notre peuple, les Brigades al-Qassam confirment que nous n'avons pas été contactés par aucune entité offiicielle ou officieuse sur les termes de cette prétendue initiative ; » expliquent les brigades Azzedine al Qassam dans une déclaration.
« Si l'information véhiculée est vraie, cette initiative signifie génuflexion et soumission, et donc nous la refusons complètement et à nos yeux, elle ne vaut même pas l'encre qui a servi à l'écrire, » a ajouté l'organisation militaire.
Khalid al-Batsh, un haut responsable du Jihad Islamique a salué le rôle de l'Egypte mais a précisé qu'il n'y avait eu de contacts qu'entre l'Egypte et Israël. Il a souligné que le Jihad Islamique n'a jamais été consulté.
Khaled al Batsh, dirigeant du Djihad Islamique
Khaled al Batsh, dirigeant du Djihad Islamique
« Des initiatives ne devraient pas être proposées par le truchement des médias, mais plutôt par les canaux évidents que sont les factions résistantes et leurs dirigeants, » a observé al-Batsh.
Le secrétaire général adjoint de l'organisation, Ziyad al-Nakhalah a déclaré lundi dernier qu'il ne pouvait pas y avoir d'accord de cessez-le-feu sans des garanties d'une cessation de l'agression israélienne contre Gaza et une levée du blocus de Gaza.
« Nous sommes ouverts à toute initiative, mais les tirs de roquettes ne cesseront pas sauf si un accord véritable et approprié est atteint, » a-t-il ajouté.
Ziyad al-Nakhalah figure sur la liste des terroristes du Département d'Etat US
Ziyad al-Nakhalah figure sur la liste des terroristes du Département d'Etat des Etats Unis
Le cabinet de sécurité israélien de mardi a accepté la proposition égyptienne de cessez-le-feu, a annoncé un porte parole du gouvernement après une semaine de bombardements meurtriers sur Gaza qui ont tué plus de 180 Palestiniens.
« Le cabinet a décidé d'accepter l'initiative égyptienne pour un cessez-le-feu à partir de 9h ce matin, » a déclaré sur Twitter Ofir Gendelman, porte parole du premier ministre Benjamin Netanyahou.
« Nous avons accepté la proposition égyptienne afin de donner une opportunité pour la démilitarisation de la bande de Gaza – de ses missiles, de ses roquettes et de ses tunnels – par la voie diplomatique, » a-t-il dit aux journalistes au cours d'une précédente conférence de presse avec Frank Walter Steimeier, le chef de la diplomatie allemande.
Le premier ministre a ajouté, « mais si le Hamas 'accepte pas la proposition de cessez-le-feu, comme il semble maintenant que ce sera le cas, Israël aura toute légitimité devant le monde pour élargir son opération militaire pour obtenir le calme indispensable. »

jeudi 10 juillet 2014

Gaza, la violence et le mensonge signent l'échec stratégique du régime sioniste

Les tueurs sionistes de déchaînent en ce moment contre la bande de Gaza assiégée. A côté des morts et des destructions causés par l'aviation et les soldats sionistes, l'opinion publique a droit aux mensonges habituels servis par une presse qui redouble d'ingéniosité pour garder un vernis de pseudo- neutralité, si ce n'est d'objectivité.
Les politiques se comportent d'une façon guère plus digne ainsi qu'on a pu le constater à la lecture du communiqué de l'Elysée qui donne la position officielle de François Hollande sur les événements en cours en Palestine occupée :
Le Président de la République a eu ce soir un entretien téléphonique avec le Premier ministre israélien, Benyamin NETANYAHOU. Il lui a exprimé la solidarité de la France face aux tirs de roquettes en provenance de Gaza. Il lui a rappelé que la France condamne fermement ces agressions. Il appartient au gouvernement israélien de prendre toutes les mesures pour protéger sa population face aux menaces.
Le Président de la République (anciennement française, note de Djazaïri) rappelle la nécessité de prévenir l’escalade des violences.
Après ses indécentes déclarations d'amour au régime sioniste et aux ordures qui la gouvernent, on ne saurait être surpris.
François Hollande chante son amour pour Sion
François Hollande chante son amour pour Sion
Pourtant, l'agression décidée par le régime sioniste contre Gaza repose sur un mensonge [comme l'Etat prétendu juif lui-même, soit dit en passant]. C'est ce qu'explique fort bien à mon sens Daoud Kuttab dans les colonnes du Jordan Times. Kuttab met en effet en relation l'accès de violence du régime sioniste avec des développements politiques significatifs dans la région : l'accord de réconciliation entre le Hamas et le Fatah d'une part, et la crise au niveau de la coalition qui gouverne à Tel Aviv avec la surenchère belliciste d'Avigdor Lieberman et ses menaces de rompre son alliance avec le Likoud, menace qu'il vient effectivement de mettre à exécution.
Daoud Kuttab
Daoud Kuttab
Un autre aspect plus lié à l'escalade militaire qu'au déclenchement des opérations elles-mêmes tient au fait que l'Egypte n'est plus disposée à assurer l'intermédiation entre le Hams et le gang sioniste du fait, selon Kuttab, que les autorités sionistes ont failli à leur engagement de ne pas recapturer des Palestiniens qui avaient été libérés dans le cadre de l'échange avec Gilad Shalit, une des ondiitions pour lesquelles l'Egypte avait apporté sa garantie.
Sans doute, mais il n'est pas sûr non plus que le régime militaire égyptien ait vraiment envie de venir en aide à un parti, le Hamas, qui fait partie de la mouvance des Frères Musulmans et qui était très proche de Mohamed Morsi, le président égyptien membre de la confrérie et qui a été renversé par le maréchal Abdel Fattah al-Sissi, l'actuel raïs égyptien.
In fine, Daoud Kuttab nous dit que le régime sioniste se retrouve dans une impasse stratégique que ses accès violents ne sauraient dissimuler aux observateurs avertis.  Sur ce sujet, on lira ou relira utilement cet article de 2012 signé John Mearsheimer sur l'échec stratégique des autorités sionistes.
En voyant ce genre de carte (parue dans un média de San Diego aux USA, on a l'impression que les Palestiniens ont une puissance de feu supérieure à celle des sionistes
Sur ce genre de carte,(parue dans un média de San Diego aux USA,  on a presque l'impression à première vue  que les Palestiniens ont une puissance de feu supérieure à celle des sionistes

par Daoud Kuttab, Jordan Times (Jordanie) 09 juillet 2014 traduit de l'anglais par Djazaïri
Lorsque trois Israéliens ont disparu il y a trois semaines, et avant l'ombre d'une preuve, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a décidé de son propre chef d'en imputer la responsabilité au mouvement islamiste Hamas. Lui et ses acolytes politiques et militaires ont persévéré dans cette fabrication en arrêtant des centaines de militants du Hamas et des parlementaires élus pro-Hamas et en bombardant les bureaux du Hamas à Gaza. Des Palestiniens libérés dans l'échange de prisonniers avec Gilad Shalit, qui était garanti par les Egyptiens, ont également été raflés dans le but de faire pression sur le Hamas.
Priés de présenter des preuves, les Israéliens ont donné les noms de deux militants du Hamas pour le simple fait qu'ils n'étaient pas chez eux quand des soldats israéliens sont venus pour les arrêter. La théorie voulait alors que la disparition de Marwan Qawasmeh et Amer Abu Aisha n'était rien d'autre qu'une preuve flagrante que ces militants du Hamas étaient certainement les auteurs de l'enlèvement des Israéliens. Sans s'embarrasser d'autres pruves, Israël a démoli les maisons des deux Palestiniens disparus. En outre, les services d'action psychologique israéliens ont lancé une campagne médiatique (en se servant de journalistes amis) pour diffamer le clan Qawamesh fort de 10 000 membres, fabriquant toute une histoire sur une « famille hors-la-loi. »
L'accusation contre le Hamas avait à l'évidence de'autres motifs qu'Israël n'a pas tardé à faire connaître. Le but de l'accusation et de l'arrestation des deux membres du Hamas était rien moins que de faire pression sur le président palestinien Mahmoud Abbas pour qu'il abroge l'accord de réconciliation avec la direction du Hamas basée à Gaza.
Le problème avec les mensonges et les fabrications est que la vérité vient parfois interférer. Israël lui-même a depuis annoncé l'arrestation de Palestiniens de Hébron qu'il accuse d'être derrière l'enlèvement des trois Israéliens et ce ne sont pas les deux noms du Hamas exhibés aux médias comme étant derrière cet acte pour lequel leurs maisons ont été détruites. Par ailleurs, Israël a concédé que si certains éléments locaux du Hamas à Hébron pourraient se révéler être derrière les enlèvements, il n'y a aucune preuve de l'implication de la direction du Hamas à Gaza ou hors de Gazza. Le refus de Khaled Mishaal, le chef du Hamas, de condamner le triple enlèvement était une raison suffisante, du point de vue israélien, pour maintenir la pression sur le mouvement islamiste.
La guerre est souvent créée à la fois dans l'espace public et à huis clos. Ayant créé une énorme campagne d'opinion contre le Hamas, quoique sur la base de fausses accusations, le débat sur la guerre a ensuite été transféré au conseil de guerre. La discussion dans le cabinet israélien restreint qui décide sur les grandes questions de sécurité est vite devenue politicienne. La guerre des mots entre Netanyahou et son ministre des affaires étrangères Avigdor Lieberman se révèle être un cas typique de surenchère. Lieberman, dont la parti Yisrael Beiteinu forme une coalition avec le Likoud cherchait apparemment une bonne raison d'abandonner ce partenariat. Accusant le premier ministre israélien d'être trop mou avec le Hamas à Gaza, Lieberman a mis fin à la coalition Likoud – Beiteinu tout en continuant à critiquer publiquement Netanyahou pour son refus de prendre une position forte sur le Hamas et pour ne pas avoir stoppé les tirs de projectiles depuis Gaza sur le sud d'Israël.
Le problème avec la guerre en cours contre Gaza, c'est que les Israéliens ont perdu leurs canaux de communication avec les dirigeants du Hamas. Récemment encore, Israël n'avait as été mécontent de voir les Egyptiens intercéder et si nécessaire garantir tout accord de cessez-le-feu. C'était pendant la présidence de Mohamed Morsi et ce cessez-le-feu avait dans l'ensemble tenu jusque récemment. Mais les Egyptiens ne sont plus en mesure d'apporter une aide parce que les Israéliens ont trahi leur engagement de pas ré-arrêter des Palestiniens qui avaient été libérés dans l'échange contre Shalit. Les Israéliens ne peuvent pas non plus recourir aux bons offices d'Abbas, étant deonné qu'ils ne veulent pas qu'il renforce son accord le Hamas mais qu'il l'abroge. Toute intercession réusssie par Ramallah pour stopper la guerre contre Gaza viendra rétablir le capital politique d'Abbas et cimenter la'accord de réconciliation [entre le Hamas et le Fatah, NdT]. Il est évident que le gouvernement israélien ne veut ni de l'un, ni de l'autre. Il veut un Abbas faible et la dissolution de l'accord entre le Fatah et le Hamas.
Cette guerre est basée sur un mensonge et l'opinion publique le saura certainement tôt ou tard. De la même manière qu'Israël a été confondu pour son mensonge du fait qu'il savait dès le premier jour que les autostoppeurs israéliens avaient été tués. Le mensonge au sujet du Hamas sera révélé tôt ou tard. La seule question est combien de Palestiniens et d'Israéliens devront souffrir pendant tous le temps où ce mensonge sera considéré comme une vérité.

samedi 7 juin 2014

De quoi la "mère de toutes les batailles" va-t-elle accoucher?

Israël pivote vers la Chine et l'Inde en réaction à l'affaiblissement de l'influence américaine

par Shinya Oshino, Nikkei Asian Review (Japon) 10 mai 2014 traduit de l'anglais par Djazaïri
Le Caire – Israël s'efforce de tisser des liens économiques et sécuritaires plus étroits avec l'Inde et la Chine, dans le but d'élargir sa marge de manœuvre comme les Etats Unis, son allié le plus proche, commencent à jouer un rôle plus réduit sur la scène mondiale.
Israël attend beaucoup de la Chine pour traiter la question du programme iranien de développement d'armes nucléaires. « La Chine a un rôle central dans les efforts pour empêcher l'Iran d'acquérir une bombe nucléaire, » a dit le président israélien Shimon Peres à son homologie chinois Xi Jinping au cours d'un voyage en Chine au début du mois dernier.
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou s'est rendu en Chine en mai dernier, et de hauts responsables militaires des deux pays ont approfondi leurs relations. Ces visites de haut niveau traduisent la volonté d'Israël d'améliorer sa position diplomatique à l'ONU en se rapprochant toujours plus de la Chine, un membre permanent du Conseil de Sécurité de l'ONU.
L'Inde a accepté en février de travailler avec Israël à l'élaboration de mesures antiterroristes et au développement de systèmes de missiles de défense. Ils envisagent aussi la mise en place d'un fonds pour soutenir les partenariats entre les entreprises technologiques des deux pays.
Dans le même temps, un paysage politique mondial de plus en plus complexe a créé diverses sources de friction entre Washington et son allié au Moyen Orient.
Le 27 mars, l'Assemblée Générale de l'ONU a adopté une résolution rejetant l'annexion de la Crimée par la Russie. Mais Israël s'est abstenu, choisissant de maintenir ses relations avec Moscou qui a une influence significative sur le cours de la guerre en Syrie et sur la situation iranienne, les deux affectant directement la sécurité nationale d'Israël.
L'attitude israélienne [par rapport à la Russie] a provoqué la colère des Etats Unis. Mais « nos intérêts en matière de sécurité ne devraient pas être définis comme identiques à ceux de n'importe qui d'autre, pas même les Etats Unis » a déclaré un haut responsable militaire israélien à un média local.

Le commerce d'Israël avec Pékin est aussi devenu une pomme de discorde. Les exportations israéliennes de produits de haute technologie vers la Chine ont bondi de 170 % en cinq ans pour atteindre 1,58 milliard de dollars en 2013. On a rapporté à la fin de l'année dernière que de la technologie avancée dans le domaine des missiles est parvenue en Chine via des entreprises israéliennes.
Dans les années 1990, un projet israélien de vente à la Chine d'un avion de surveillance avait été mis en échec par des pressions américaines. Si Israël continue de se rapprocher de pays comme la Chine et la Russie, il pourrait s'attirer à nouveau une ingérence de Washington.

Commentaire:

Saddam Hussein, le défunt président irakien, avait parlé de « mère de toutes les batailles » pour désigner la confrontation de son pays avec la coalition réunie par Washington en 1991.
Saddam Hussein ne croyait pas si bien dire puisque la guerre contre l'Irak marquait la prise en main pour longtemps de la politique étrangère des Etats Unis par une clique néoconservatrice imprégnéee d'un sionisme radical et qui avait commencé à s'épanouir pendant les années Reagan,

On connaît la suite avec l'invasion de l'Afghanistan, la deuxième guerre du Golfe et le démantèlement du régime baathiste conclu par l'exécution de Saddam Hussein, et plus récemment la destruction du régime libyen et l'assassinat de Mouammar Kadhafi.

A ces aventures militaires d'importance, il faut ajouter des interventions plus mineures, comme les bombardements réguliers ou intermittents au Yémen et en Somalie, la déstabilisation du Soudan qui a abouti à la partition de ce pays, le soutien politique et militaire à l'opposition armée au gouvernement syrien.

Il est frappant de constater qu'aucune de ces interventions n'a résulté en un gain net pour les Etats Unis, ni au plan politique, ni au plan économique.

Au contraire, les Etats Unis sortent de toutes ces batailles épuisés financièrement et moralement au moment où d'autres puissances émergent (ou réémergent), notamment la Russie et surtout la Chine, ce qui motive la stratégie de rééquilibrage vers l'Asie du déploiement politique et militaire des Etats Unis.

C'est cet accès de faiblesse des Etats Unis qui explique leur gestion en retrait [stay behind] de la crise libyenne, leur incapacité à passer par dessus l'obstacle russo-chinois pour obtenir l'éviction du Syrien Bachar al-Assad.

Ce qui ne les empêche pas d'essayer de poursuivre l'encerclement de la Russie en organisant un coup de force en Ukraine. L'effet immédiat de l'ingérence américaine aux frontières de la Russie aura cependant été de précipiter la signature d'importants accords économiques entre Moscou et Pékin qui scellent ainsi une alliance eurasiatique qui ne fait finalement qu'aggraver le problème stratégique à résoudre par les Etats Unis.
Ces évolutions des rapports de force à l'échelle mondiale n'ont pas échappé non plus à l'entité sioniste dont la survie dépend du soutien d'un parrain étranger qui fut tour à tour [voire simultanément] la Grande Bretagne, l'URSS, la France puis les Etats Unis d'Amérique.

1955: réception symbolique d'un avion de combat Ouragan par Moshe Dayan et Shimon Peres en présence de Pierre Gilbert, ambassadeur de France à Tel Aviv
1955: réception symbolique d'un avion de combat Ouragan par Moshe Dayan et Shimon Peres  (lunettes noires)en présence de Pierre Gilbert, ambassadeur de France à Tel Aviv
L'analyse politique qui prévaut aujourd'hui est que Washington va tendre à se désintéresser de la situation au Moyen Orient où un règlement définitif est vivement souhaité, Il ne s'agit pour l'instant que de vélléités de la part de Washington où les néoconservateurs ultrasionistes représentés par Hillary Clinton et John McCain restent influents ; mais la tendance est là et elle veut, entre autres, que pour contrer la Chine, les Etats Unis ont besoin de se rapprocher de l'Iran.

Les sionistes de leur côté ne restent pas les bras croisés et ils agissent fidèlement à une version de l'histoire juive qui consiste à se mettre dans l'ombre du puissant du moment. C'est par exemple ce qui s'était passé au moment de la conquête de l'Espagne par les Arabes et que bien des portes de cités avaient été ouvertes par les Juifs présents sur place. Et comme on l'a vu et comme on le sait, c'est une caractéristique de l'histoire du mouvement puis de l'Etat sioniste.

Les priorités actuelles de l'entité sioniste sont la Chine et l'Inde. Ces deux pays n'ont pas grand chose à voir avec l'histoire de la persécution des Juifs par le nazisme. Les autorités sionistes essayent bien de les sensibiliser à la souffrance juive, mais c'est tout sauf évident d'autant qu'en dépit d'une présence juive anecdotique en Inde comme en Chine, ce dernier pays connaît des bouffées d'antisémitisme.

Non, les leviers principaux du régime sioniste résident dans les technologies militaires qu'il peut fournir à l'Inde et à la Chine, des technologies bien souvent américaines. Ce genre de commerce est déjà florissant avec les deux pays non sans provoquer le mécontentement de Washington en ce qui concerne les ventes à la Chine. On notera quand même l'atout que représente pour Tel Aviv la toute récente arrivée au pouvoir à New Delhi de Narendra Modi, chef des nationalistes hindous qui se sentent depuis longtemps des afffinités avec le sionisme.
Février 2013: encore premier ministre du Gujerat, Narendra Modi recevait Alon Ushpitz, ambassadeur sioniste et Orana Sagiv, consul de l'entité sioniste à Mumbai
Février 2013: encore premier ministre du Gujerat, Narendra Modi recevait Alon Ushpitz, ambassadeur sioniste et Orana Sagiv, consul de l'entité sioniste à Mumbai
Mais l'exécutif américain est dans une telle position de faiblesse face au lobby sioniste qu'il a bien du mal à se faire respecter sur la question des transferts de technologie militaire. On a vu un processus voisin, sur la plan politique cette fois, quand le régime sioniste a refusé d'aligner son vote à l'ONU sur celui des Etats Unis sur la question de Crimée.


Pensez bien que les Etats Unis n'ont pas hésité à s'humilier à plusieurs reprises pour faire barrage à des résolutions onusiennes favorables à la cause palestinienne ! Ils commencent à savoir ce qu'est l'amour vache des sionistes pour leurs alliés une fois le citron pressé.