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samedi 28 septembre 2013

Attaque terroriste de Nairobi: zéro assaillant tué?

Bon, j'ai pu réparer mon ordinateur, Je pensais que c'était un problème matériel, genre condensateurs, alors que c'était un gros défaut logiciel, J'ai donc formaté le disque dur et réinstallé le système d'exploitation, Il m'a fallu sauvegarder tout ce qui me paraissait important, ce qui a été assez long, et réinstaller les logiciels prioritaires (connexion internet, navigateurs, traitement de texte, antivirus,,,) et c'est pas fini.
A part ça, je suis vanné, entre le boulot, les «obligations» familiales, difficile de faire autre chose que quelques commentaires sur Facebook.
Mais j'ai quand même suivi l'actualité, notamment ce qui s'est passé à Nairobi, au Kenya avec cette attaque meurtrière perpétrée par les Shebab somaliens contre un centre commercial fréquenté surtout par des étrangers et des kenyans aisés.
Tout est terminé là bas, vient maintenant le temps des questions. Je n'ai pas grand chose à dire sur les tenants et aboutissants de cette action menée par « Des shebabs venus d'ailleurs utilisant des technologies occidentales». Alors qu'on s'interroge sur d'éventuelles négligences des services de sécurité kenyans qui auraient eu vent d'une menace terroriste par le régime sioniste, nous dit-on, j'ai déniché dans la presse kenyane un petit article qui donne à réfléchir.
Tout comme le fait qu'un membre de la famille du président Kenyan, Uhuru Kenyatta, pas exactement en odeur de sainteté à Londres et à Washington, a été tué dans cette attaque terroriste et que sa soeur aînée figurait parmi les captifs des assaillants (heureusement que je ne suis pas un adepte des théories du complot).
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Mbugua Mwangi, neveu du président Uhuru Kenyatta et sa fiancée Wahito ont péri au Westgate Mall

Choquant: les militants d'Al Shabab se sont peut-être enfuis par un passage souterrain; l'armée kenyane n'a pas tué un seul terroriste

The Kenyan Daily Post (Kenya) 27 septembre 2013 traduit de l'anglais par Djazaïri

Tandis que des policiers du Kenya et de l'étranger continuent à passer au peigne fin les décombres du centre commercial Westgate, à la recherche de corps de disparus et de réponses sur l'agression terroriste, des révélations choquantes pourraient causer le choc chez les Kenyans après les quatre jours d'horreur qu'ils ont vécus,
Les forces de police ont en effet découvert un long tunnel , qui sert aussi à évacuer les eaux usées, qui commence à quelques mètres du Westgate Mall jusqu'au centre commercial voisin, le Nakummat Ukay Mall,
Le Westgate Shopping Mall avant et après l'attaque terroriste
Le Westgate Shopping Mall de Nairobi avant et après l'attaque terroriste
Les policiers ont observé que les terroristes d'al-Shabab se sont probablement enfuis par ce tunnel et qu'ils avaient laissé derrière eux leurs explosifs dont on a continué à entendre les explosions même après que l'armée kenyane ais sécurisé les lieux,
Cette révélation intervient au moment le ministre de l'intérieur, Joseph Ole Lenku, affirme que l'armée kenyane a tué cinq terroristes, sans avoir pour l'instant été en mesure de le prouver,

lundi 21 janvier 2013

Chose promise, chose due: les années de guerre à venir au Sahel


Pour ceux qui croient que l'armée française, dont sa fameuse Légion Etrangère qu'il serait malséant de qualifier de bande de mercenaires, va faire un petit tour au Mali, restaurer l'Etat malien, puis s'en aller en laissant le chantier bien en ordre, j'ai bien peur d'avoir une mauvaise nouvelle à leur annoncer.
Non pas que le corps expéditionnaire dépêché par François Hollande ne parviendra pas à repousser les groupes armés qui se sont emparés du nord du  territoire malien.
La chose devrait aller sans véritable difficulté.
Non, ce que je veux dire, c'est que l'affaire malienne n'est que la continuation d'un processus de déstabilisation de l'ensemble de l'espace saharo-sahélien qui a déjà fait la preuve de son efficacité au Soudan.
Un pays qu'on a contraint à la partition, chose que peu ont suffisamment médité. Certes le Soudan était en crise depuis son indépendance, mais les puissances n'ont voulu, soutenu et obtenu la sécession du sud du pays qu'une fois connu le potentiel pétrolier de cette région. Un pétrole dont le circuit d'évacuation est l'objet d'âpres disputes politiques ou d'affrontements armés.
Ce démantèlement des Etats de la région et peut-être au-delà, en est à ses débuts et rien ne pourra l'empêcher semble-t-il car la destruction du régime libyen a brisé tout le système d'interdépendances économiques qui permettait aux populations locales de survivre. L'instabilité qui s'est emparée du Sahel ainsi que de la région du nord du Nigeria ne sera d'ailleurs pas sans conséquence pour important projet de gazoduc qui devait relier les champs gaziers de ce pays au réseau algérien de gazoducs puis le marché européen et dont on a du mal à comprendre s'il est déjà abandonné ou pas. (une splendide occasion en tout cas de renforcer une interdépendance économique entre deux régions africaines).
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Projet de gazoduc transsaharien
A ceux qui pensent que je suis pessimiste, je demanderai de prêter attention aux propos tenus le 20 janvier 2013 par le N°1 Britannique David Cameron, des propos que je n'ai pas retrouvés dans la presse de langue française:
“L’occident est devant une bataille qui va durer des dizaines d’années pour vaincre al Qaïda en Afrique du Nord,’’ a averti David Cameron hier pour marquer une évolution radicale de la lutte du Royaume Uni contre le terrorisme.
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David Cameron: la Grande Bretagne tient ses promesses
Et déjà:
Les forces spéciales sont censées se préparer à pourchasser le chef djihadiste derrière le siège et l’assassinat d’otages en Algérie, Mokhtar Belmokhtar.

On voit là se mettre en place la même belle mécanique qui est à l’œuvre en Afghanistan, en Somalie et au Yémen.
Avec probablement les mêmes effets.
Et comme le dit le premier ministre lui-même, c'est une guerre de l'Occident.

mardi 15 janvier 2013

La DGSE et ses lettres d'amour en Somalie


Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a indiqué qu'il craignait une "mise en scène macabre" en Somalie avec les corps de l'otage Denis Allex et d'un soldat tué.

Ce ministre est bien entendu dans son rôle en manifestant une inquiétude vis-à-vis du respect et/ou de l'utilisation de l'image de la dépouille mortelle d'un soldat de son armée.
Ce qui est quand même gênant, c'est que tout le discours de ce monsieur tend à poser la France en victime avec un otage détenu, puis nous dit-on exécuté, par les Shebab Somaliens et deux soldats tués au cours d'une opération visant à libérer cet otage.
La presse française est d'ailleurs unanime pour qualifier d'otage le ressortissant Français Denis Allex.
Pourtant Denis Allex n'était pas allé écrire des lettres d'amour en Somalie puisque c'est (ou c'était) un agent de la DGSE.
Denis Allex est donc (ou était) une sorte de prisonnier de guerre.
Si ce sont deux militaires Français qui ont perdu la vie dans la tentative pour le libérer, M. Le Drian annonce que 17 "terroristes" ont également été tués au cours des affrontements.
Sur le plan arithmétique, on peut donc dire que les Shebab ont été frappés durement même si le raid français n'a pas atteint son objectif.
ImageNous ne tuons que des terroristes, en climat tropical de préférence
Il y a cependant des morts dont M Jean-Yves Le Drian ou M. François Hollande se sont bien gardés de nous parler, ces huit civils tués par l'armée française soit dans le cadre d'échanges de tirs avec les miliciens Somaliens, soit de façon tout à  fait gratuite, semble-t-il, au nom du principe de précaution en vigueur chez la soldatesque qui intervient en dehors des climats tempérés
Au moins huit civils somaliens ont été tués samedi au cours d'un raid français infructueux pour libérer un otage en Somalie, et qui a fait aussi plusieurs morts islamistes ou français, ont affirmé dimanche à l'AFP des habitants sur place.
Quatre de ces civils ont été tués lors de la progression au sol des commandos français vers la localité de Bulomarer, où l'otage était réputé être détenu.
Quatre autres civils sont morts dans les combats qui ont suivi entre ces commandos et les insurgés islamistes à Bulomarer, ont rapporté ces témoins, interrogés par téléphone depuis Mogadiscio.
"Quatre civils, dont trois d'une même famille, sont morts. Ils ont été tués hors de Bulomarer, là où les commandos français ont atterri avant d'entrer dans cette ville", a affirmé un de ces habitants, Adan Derow.
"Nous ne savons pas pourquoi ces civils ont été tués" hors de Bulomarer, a indiqué pour sa part Ali Moalim Hassan, un notable local, ajoutant que leurs corps ont été retrouvés près d'un lieu appelé Dhaydog. "Quatre autres civils ont également été pris dans les échanges de tirs et sont morts dans la localité de Bulomarer", a ajouté cet habitant.

Vous avez leur sang sur les mains MM. Le Drian et Hollande.

vendredi 23 mars 2012

Deux terroristes Italiens jugés en Inde

Jelestine and Ajesh Binki, 25 et 45 ans, étaient deux pêcheurs qui pratiquaient leur métier au large du Kerala, l’Etat de la république indienne dont ils étaient originaires.

Je parle au passé parce que ces deux pêcheurs ont été tués par balles par militaires qui se trouvaient à bord d’un navire marchand italien.

C’était le 15 février dernier.

Comme vous le savez, la région nord de l’océan indien connaît depuis quelques années une recrudescence de la piraterie qu’il faut mettre directement en lien avec la destruction des structures étatiques somaliennes par l’Occident ainsi qu’avec l’exploitation illégale des ressources maritimes de la Somalie que ce soit par la pêche ou le déversement de déchets.

Ces activités illégales sont bien entendu le fait d’entreprises appartenant à ces pays qui font respecter le droit partout dans le monde.

Et qui se chargent aussi de régler le problème de la piraterie et envisagent maintenant de mener des opérations militaires terrestres en Somalie.

Des pompiers pyromanes quoi…

Mais l’Inde n’est pas exactement la Somalie et les autorités indiennes n’ont pas laissé couler et ont arraisonné le bateau italien et interpellé les soldats  italiens.

L’Italie a fait pression pour que ses deux ressortissants soient extradés pour être jugés dans leur pays, arguant en outre d’une immunité juridictionnelle liée à leur mission de protection officielle (un argument qui ne marche que pour les Occidentaux). Une démarche que n’acceptent que les pays soumis.

Pas l’Inde.

Et la haute cour du Kerala n’a pas hésité à qualifier ces deux meurtres d’acte terroriste puisque les agents italiens avaient tiré sans sommation sur des hommes désarmés qui ne les menaçaient aucunement. Leurs peaux basanées avaient cependant suffi à les confondre avec des pirates.

vendredi 11 mars 2011

La monstruosité humanitaire de l'Occident peut-être bientôt à l'oeuvre en Libye

Le colonel Kadhafi a été accusé de crimes commis contre son propre peuple. Il est en effet fort possible qu'il en ait commis même si certains n'ont peut-être pas hésité à charger la barque un peu trop lourdement.
Son premier délit est assurément d'avoir gouverné la Libye d'une manière autocratique et de ne pas avoir compris que ça ne pouvait plus durer ainsi.
Aujourd'hui, David Cameron et Nicolas Sarkozy ont cherché à entraîner l'Union Européenne dans une guerre contre le régime libyen. Apparemment sans succès, mais il y a fort à parier que la France et la Grande Bretagne ne vont pas tarder à passer à l'action d'une manière ou d'une autre. Elles ont pour cela surtout besoin du feu vert implicite ou explicite de la Ligue Arabe, où de ce qu'elles comprendront comme tel…
Mais qui sont ces gens qui plaident pour une intervention militaire à caractère humanitaire (évidemment) en Libye ?
Les mêmes qui tuent en au Pakistan, Irak, en Afghanistan, en Somalie. Les mêmes qui approuvent quand le plomb durcit après avoir coulé sur la tête des habitants de Gaza.
Bref des criminels de guerre et des complices de crimes de guerre.
Qu'est-ce que je veux dire par là ?
Qu'une bonne partie de ces hauts responsables Occidentaux devraient être déférés devant des juridictions internationales pour répondre des centaines de milliers, voire millions de morts, des tortures et des destructions dont leurs régimes sont responsables
J'ai trouvé cette photo par hasard aujourd'hui sur le net.

Soldats Belges en pleine action humanitaire en Somalie

Oui, ce sont des militaires Belges qui font littéralement rôtir un jeune Somalien.
Personnellement, je n'en avais jamais entendu parler. J'ai pu trouver un article qui parle de cette affaire en détail et nous apporte une information rassurante : les auteurs ont été châtiés (voyez donc comment).

 
Ces atrocités commises par les forces de maintien de la paix de l'ONU
par Joseph Farah, WorlNetDaily (USA) 25 juin 1997
traduit de l'anglais par Djazaïri


Personne n'en parle aux Etats Unis. Pas Même Rush Limbaugh [un commentateur d'extrême droite bien connu]. Dans la presse américaine, ça a été le black out presque total. En fait, dans la presse mondiale, seuls l'Agence France Presse, le Daily Telegraph de Londres et le South China Morning Post ont prêté un tant soit peu sérieusement attention à cette affaire incroyable des atrocités commises par les forces de maintien de la paix en Somalie.
Vous devriez vous demander, pourquoi? Qu'est-ce qu'il y a de sensationnel dans ce non événement ? Hier, le Daily Telegraph, dans une dépêchée rédigée à partir de l'AFP, rapportait que des soldats de l'armée belge avaient fait rôtir un garçon Somalien. Ils l'ont rôti ! Et quelle a été la sentence pour ce crime en temps de paix commis au cours d'une opération baptisée ironiquement « Restaurer l'Espoir » ? Un tribunal militaire a condamné deux parachutistes à un mois de prison et une amende de 200 livres (environ 232 €).
Et ce n'est apparemment pas un incident isolé. Un autre soldat belge reste sous le coup de l'accusation d'avoir obligé un jeune Somalien à manger du porc, à boire de l'eau salée puis à manger son propre vomi. Un autre sergent est soupçonné d'avoir assassiné un Somalien et d'avoir posé pour une photo où il urine sur sa victime. Un autre enfant, accusé d'avoir volé de la nourriture dans la base des parachutistes est mort après avoir été enfermé dans un conteneur de stockage pendant 48 heures. Quinze autres membres du même régiment avaient fait l'objet d'une enquête en 1995 pour des « actes de torture et de sadisme » sur des civils Somaliens.
Mais ne vous en faites pas, déclaré le ministre Belge de la défense Jean-Pol poncelet. Tout soldat convaincu d'actes criminels en Somalie sera – tenez-vous bien – rayé des cadres pour manquement à l'honneur.
Les abus de ce genre ne sont pas l'apanage des troupes belges. La Belgique est en réalité le troisième pays ayant des forces de maintiens de la paix à poursuivre des soldats pour des crimes commis sur des citoyens Somaliens – dont le viol, la torture et l'assassinat. En 1995, un groupe de parachutistes canadiens avait fait l'objet d'une investigation pour avoir torturé à mort un Somalien et en avoir assassiné trois autres.
Au début de ce mois, des photos horribles ont été publiées par un magazine de Milan où l'on voit des militaires Italiens torturer un jeune Somalien et maltraiter et violer une fille Somalienne. Les parachutistes affirment avoir reçu une formation spécifique aux méthodes de torture et d'interrogatoire. Selon un témoin, des soldats Italiens avaient ligoté une jeune Somalienne à l'avant d'un véhicule de  transport de troupes pour la violer sous les yeux de leurs officiers.
Ce lundi, le South China Morning Post a publié un reportage de l'AFP sur un chef de bataillon Italien qui avait abuse sexuellement d'un garçon Somalien de 13 ans puis l'avait étranglé. Il existe aussi des allégations selon lesquelles, en 1993n des soldats Italiens avaient passé à tabac sept Somaliens soupçonnés de vol, tuant l'un d'entre eux, qu'ils avaient battu à mort un garçon de 14 ans qui leur avait vendu une fausse médaille et frappé un couple dans une voiture.
La semaine dernière, un parachutiste Italien aurait affirmé: " « Qu'est-ce que ça peut bien faire? Ce ne sont que des nègres de toute façon ? »
Bienvenue dans le Nouvel Ordre Mondial, braves gens, où nous ne serons de toute façon plus rien d'autre que des nègres. Voilà ce qui se passe quand vous envoyez des soldats étrangers pour maintenir la paix dans des situations dont ils ne comprennent pas le début du commencement. Est-ce que vous vous figurez que les Somaliens oublieront jamais les leçons apprises auprès de leurs « sauveurs » ?
N'est-ce pas une histoire incroyable? N'êtes vous pas étonnés de ne l'avoir lue nulle part ailleurs ? Ce que je veux dire, c'est comment une telle chose est-elle possible en cette époque éclairée de multiculturalisme et de communication globale ? Pourquoi n'y a-t-il pas eu de grands procès publics pour les auteurs de ces actes sauvages de brutalité ? Pourquoi personne ne s'interroge-t-il sur le rôle croissant de ce genre d'opérations de maintien de la paix compte tenu de la barbarie de l'expérience en Somalie ?
Je vais vous dire pourquoi. Parce qu'il y a un consensus au sein des élites politiques et journalistiques pour dire que ce genre d'opération est une bonne chose – que des opérations de ce genre conduiront inévitablement à une meilleure gouvernance globale et à moins de nationalisme. Donc, si quelques Somaliens, Bosniaques ou Haïtiens viennent à être brutalisés au passage, c'est simplement le prix à payer pour plus de paix et de prospérité.
Je me demande vers qui les survivants de ce genre d'atrocités sont supposes se tourner pour demander justice? Pensez-vous que le Tribunal pénal International étudierait leurs dossiers ? J'en doute. C'est le problème avec le pouvoir centralisé, il ne rend jamais de comptes. Mais, encore une fois, cela gêne-t-il vraiment qui que ce soit ? Après tout, ce ne sont que des nègres de toutes façons, n'est-ce pas ?
Joseph Farah est le fondateur, rédacteur en chef et PDG deWND et un journaliste dont les textes sont diffusés nationalementpar Creators Syndicate. Il est auteur ou co-aiteur de 13 livresdont le derniert, "The Tea Party Manifesto: A Vision for an American Rebirth," et le classique, "Taking America Back: A Radical Plan to Revive Freedom, Morality and Justice," qui en est à sa troisième edition et à sa 14ème réimpression. Farah est l'ancien rédacteur en chef du légendaire Sacramento Union et d'autres importants quotidiens.

lundi 26 juillet 2010

Mais qui veut vendre des armes en Somalie?

Encore une histoire que peu de journaux se sont empressés de rapporter. Elle n'a a peu près intéressé que la presse locale du coin d'où est originaire Joseph O'Toole, le comparse Américain et, bien entendu, la presse sioniste qui semble tout près de s'offusquer de ce qui ressemble à un kidnapping, même s'il s'agit plus en réalité d'une souricière.
Le "héros" juif de cette affaire est un certain Chanoch Miller, un ancien ingénieur et officier de l'armée de l'air sioniste. Comme beaucoup d'ex militaires sionistes, il s'est recyclé dans le négoce. Non, pas le négoce de betteraves ou de tissu car ce serait gâcher du talent et des années d'études, mais le négoce d'armes.
Chanoch Miller vient en effet de se faire coincer par les autorités des Etats Unis alors qu'il était sur le point de livrer 700 fusils d'assaut Kalashnikov en Somalie. Des fusils achetés en Bosnie.


Et si Miller et O'Toole n'avaient pas été arrêtés?
Eh bien, comme l'écrit le blogueur Canadien Xymphora:
"si les Américains devaient intervenir en Somalie, ils découvriraient ces fusils dont on ferait certainement remonter l'origine vers une organisation terroriste islamique de Bosnie (qui pourrait alors être attaquée pour hébergement d'une organisation terroriste islamique), justifiant ainsi l'invasion américaine dans le cadre de la 'guerre contre le terrorisme.'

Inside Intel/ Un homme, un plan, un quasi kidnapping, Panama
Comment le marchand d'armes israélien Chanoch Miller esr-il tombé dans le piège tendu par des agents Américains en Amérique Centrale pour finir dans une prison de Floride?
par Yossi Melman, Haaretz (Sionistan) 15 juillet 2010 traduit de l'anglais par Djazaïri

Les preuves pour le procès du marchand d'armes Chanoch Miller, qui se trouve dans une prison de Floride du Sud, indiquent des des agents de la police des frontières des Etats Unis l'ont forcé à se rendre aux USA contre son gré. En d'autres termes, il a été pratiquement kidnappé.

Miller est en attente de son jugement et est inculpé d'avoir conspiré pour exporter des armes des USA vers la Somalie, de blanchiment d'argent et d'avoir enfreint l'embargo du Conseil de Sécurité de l'ONU qui prohibe la vente d'armes à cet Etat africain déliquescent.

Des informations sur son arrestation et les charges retenues contre lui ont déjà été publiées dans la presse israélienne, mais de nouveaux détails sur l'incident ont été connus récemment.

Le partenaire de Miller dans cette vente d'armes, Joseph O'Toole, un colonel en retraite de l'US Air Force qui réside à San Diego, a été arrêté presque en même temps.

Miller a témoigné avoir fait des affaires avec O'Toole  pendant plus de quinze ans. O'Toole a tout un passé d'implication dans de sombres affaires de ventes d'armes. A la fin des années 1980, il avait été jugé (l'affaire sera classée en 1991) pour son rôle dans la vente d'armes aux Contras (rebelles anti sandinistes) au Nicaragua, dans ce qui sera connu comme l'affaire Iran-Contra.

En échange d'une commission de 4 000 dollars, O'Toole a introduit Miller auprès d'une troisième personne qui était supposée arranger la location d'avions afin de transporter, pour commencer, environ 2 000 fusils d'assaut Kalashnikov de Bosnie vers la Somalie du nord.
Les trois comparses prévoyaient d'organiser une centaine de vols vers la Somalie.

Malheureusement pour Miller, le "troisième homme" était un informateur de la police de l'air et des frontières des Etats Unis et il suivait des instructions des agents pour tendre un piège aux deux hommes.

Blake Schnitker, l'agent du département des enquêtes criminelles du Pentagone, qui a supervisé l'enquête, a été entedu le 2 juillet lors d'une audience du tribunal.

Schnitker a reconnu que Miller a voyagé du Panama vers les USA contre son gré, et sans savoir qu'un piège lui avait été tendu.

Sa déposition et l'acte d'inculpation montrent qu'à travers O'Toole, et ensuite directement, Miller a échangé des courriels avec l'informateur dont les autorités n'ont pas révélé l'identité. L'informateur avait dit à Miller qu'il disposait de 200 fusils Kalashnikov dans son entrepôt en Floride et de 500 autres dans un entrepôt au Panama.

Miller lui avait demandé d'expédier 200 fusils au panama et, de là bas, expédier par avion la totalité des 700 fusils en Somalie. En échange, Miller avait viré 116 000 dollars de son compte ches Israel Discount Bank vers le compte de l'informateur, qui était sous supervision et contrôle des autorités judiciaires américaines.

Sur demande de l'informateur, tous deux avaient arrangé une rencontre au panama. Miller était parti d'Israël pour le Canada puis pour le Brésil et enfin le Panama. Mais à son arrivé le 18 juin à l'aéroport de Panama, les douaniers sur place l'ont informé qu'il n'était pas autorisé à entrer sur le territoire. Dans sa déposition, Schnitker indiquait que tout avait été fait en coordination entre les autorités US et panaméennes.

A l'aéroport, se trouvaient deux agents de la police de l'air et des frontières US déjà en position, nommés Skidmore et Al Dangelis, qui suivaient Miller. Les documents du tribunal ne donnent pas le prénom de Skidmore.

Miller avait demandé à être renvoyé par avion en Israël, mais les autorités panaméennes l'ont informé qu'il pouvait seulement prendre un vol vers le pays dont il venait, le Brésil. Son passeport israélien fut confisqué et il a été retardé plusieurs heures à l'aéroport.

Ensuite, on lui a donné une carte d'embarquement délivrée par American Airlines, qui déssert le Brésil via Miami. Miller a signalé ne pas avoir de visa pour les Etats Unis mais les fonctionnaires panaméens l'ont rassuré en lui disant que tout irait bien.

Faute d'autre possibilité, Miller a accepté, ne se doutant toujours pas qu'il était suivi.

Skidmore et D'Angelis embarquèrent dans l'avion avc Miller. A leur atterrissage à l'aéroport international de Miami, ils arrêtèrent Miller et le transférèrent pour interrogatoire par des agents du Pentagone.

Dans son ordinateur portable, les agents Américains ont trouvé de nombreux documents, dont des documents vierges à en-tête du ministère de la défense du Tchad - des faux visant à berner les autorités et les amener à croire que les armes étaient destinées au Tchad et non à la Somalie.

Des éléments découverts dans l'ordinateur portable indiquaient que Miller préparait aussi l'envoi d'armes en Guinée. San avocat, Daniel Friedman, a demandé la libération sous caution de Miller, mais le procureur a objecté et l'a présenté comme  dangereux pour la sécurité publique. Le juge a décidé le maintien en détention.

Miller, 54 ans, a étudié l'ingénierie aéronautique à l'université technologique d'Haïfa dans le cadre du programme de formation supérieure des officiers, et a servi dans l'unité de conception aéronautique au siège de l'armée de l'air, dans ses locaux de Kirya à Tel Aviv. Il a été libéré de l'armée avec le grade de capitaine et, avec deux associés, il a créé Radom, une entreprise qui travaillait avec le ministère de la défense et l'armée de l'air, ainsi qu'à l'étranger pour notamment la modernisation des forces aériennes du Tchad.

Il y a trois ans, Miller a vendu sa participation dans Radom pour devenir un marchand d'armes indépendant. Il est marié et père de trois filles et un garçon. Une de ses filles s'est rendue en Floride pour être près  de lui et lui rendre visite en prison deux fois par semaine. Le consul Israélien à Miami, Mazal Saidiyan; l'a aussi rencontré à la prison mais, à part ça, il ne semble pas qu'Israël ait l'intention d'intervenir en sa faveur.

Miller risque jusqu'à 75 ans de prison et une amende de deux millions de dollars. Son avocat et sa famille ont refusé de s'exprimer sur le contenu de cet article.

samedi 11 avril 2009

Les pirates Somaliens, al Qaïda, Bush et Obama

Je vous avais déjà parlé des actes de piraterie pratiqués au large des côtes somaliennes. L'actualité me donne l'occasion d'y revenir puisque cette piraterie fait encore la une des organes de presse en France comme ailleurs.

Un certain nombre de puissances, dont la France, se sont coalisées pour lutter contre le phénomène qui a touché 130 navires marchands en 2008.

Aux Etats-Unis, les récents événements ont cependant provoqué un débat sur la politique à suivre en la matière. Ce débat se focalise sur une organisation «extrémiste» nommée Shabab (jeunesse):

Des responsables Etatsuniens affirment que l'organisation, qui contrôle une partie de la Somalie, pose un dilemme. Ils soulignent son expansion rapide, les liens entre ses dirigeants el le réseau terroriste al Qaïda, et la présence d'Etatsuniens et d'Européens dans ses rangs. Mais ils déclarent qu'il n'y a aucune preuve que l'organisation prépare des attentats hors de Somalie.

Les mêmes responsables critiquent de manière à peine voilée l'administration Obama qui a adopté une approche plus prudente et moins agressive [que l'administration Bush] de ces questions de sécurité.

On voit bien que la piraterie est un des dossiers peau de banane dont a hérité Obama. On se souviendra, c'est quand même assez récent, que le gouvernement Bush avait encouragé l'armée éthiopienne à renverser par la force l'Union des Tribunaux Islamiques qui gouvernait une partie du territoire somalien et en contrôlait la capitale. Il était reproché justement à cette Union des Tribunaux d'avoir partie liée à al Qaïda.

Si on suit bien la logique étatsunienne, les pirates se rattachent à une organisation liée à al Qaïda ; l'Union des Tribunaux Islamiques était aussi liée à al Qaïda.

Déduction logique : les actes de piraterie auraient du culminer lorsque les Tribunaux Islamiques étaient au pouvoir.

Le problème est que c'est exactement le contraire qui s'était passé ainsi que nous le rappelle cet article tiré des archives du Sydney Morning Herald.

Au passage, rappelons que le mot « sharia » ne signifie pas loi en arabe. La sharia n'est donc d'aucune façon la «loi» islamique pas plus qu'il n'existe qu'une loi dite islamique, la pluralité étant de règle dans ce domaine.

La crainte de la loi islamique effraye les pirates

Par Colin Freeman à Mogadiscio et Justin Stares à Bruxelles
Sydney Morning Herald (Australie) 17 octobre 2006
traduit de l'anglais par Djazaïri

Le nouveau pouvoir islamique en Somalie a débarrassé le pays des pirates qui terrorisaient les navires de plaisance et les cargos au large de ses côtes.

Depuis que ce pays d'Afrique orientale a sombré dans l'anarchie il y a 15 ans, ses 4 000 kilomètres de côtes offraient un refuge pour des pirates armés qui utilisent des embarcations à grande vitesse pour s'emparer des bateaux de passage.

Mais depuis que la nouvelle Union des Tribunaux Islamiques a pris le contrôle de Mogadiscio et d'une grande partie du sud du pays, la piraterie a été pratiquement éliminée sous la menace de sévères punitions aux termes de la sharia.

Cette répression a été soulignée dans un rapport récent du Merchant International Group, spécialisé dans le conseil aux entreprises sur le commerce dans les points chauds autour du globe.

« L'emprise du pouvoir islamiste à travers les tribunaux islamiques mérite une attention particulière, » déclare l'organisation. « Plus de 40 attaques contre des bateaux avaient été signalées dans et autour des eaux somaliennes entre mars 2005 et juillet 2003, mais pas un seul acte de piraterie n'a été rapporté dans ce secteur dans les mois qui ont suivi [la prise de pouvoir des tribunaux).

La piraterie somalienne a fait la une en novembre dernier quand, à 70 miles nautiques de la côte, des embarcations chargées de bandits armés de mitrailleuses et de lance grenades avaient attaqué le Seabourn Spirit, un navire de croisière de luxe battant pavillon américain.

Les touristes à bord ont relaté comment ils avaient craint pour leurs vies jusqu'à ce que l'équipage parvienne à faire fuir les pirates en utilisant un sonic gun spécial qui émet un bruit à fort volume à en crever les tympans.

En guise de précaution, le Bureau Maritime International a conseillé aux navires de ne pas s'approcher à moins de 160 kilomètres de la côte somalienne.

La chute du nombre d'incidents de piraterie reflète le succès de l'Union des Tribunaux Islamiques à rester l'ordre et la loi sur la terre ferme. Jusqu'en été, la Somalie était largement sous le contrôle de seigneurs de la guerre rivaux. On pense que la plupart des organisations de pirates dépendaient des milices des seigneurs de la guerre.

Alors que leurs détracteurs disent que l'Union des Tribunaux Islamiques est un mouvement lié à al Qaïda qui prévoit d'introduire de strictes restrictions de la vie sociale dans le style des Talibans, dont l'interdiction des films et de la musique, de nombreux Somaliens ordinaires considèrent que c'est la seule alternative à l'anarchie.

La chute des actes de piraterie est attribuée à la menace de punir quiconque est impliqué par l'exécution ou l'amputation.