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vendredi 3 janvier 2014

La mort prochaine d'Ariel Sharon, un non événement

L'ancien premier ministre de l'entité sioniste Ariel Sharon se trouve actuellement dans un état critique
En soi, ce n'est pas une information importante: ce criminel non repenti était de toute façon hors d'état de nuire depuis le début de son état comateux il y a un peu plus de huit ans.
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Ariel Sharon mourra sans avoir été jugé ni s'être repenti
L'information vraiment intéressante au moment de l'annonce de son décès sera la liste des chefs d'Etat e de gouvernement qui se fendront d'un message de condoléances ou d'hommage à l'intention de la famille de cet assassin et des autorités sionistes.
Il faudra regarder aussi attentivement la teneur de ces messages, en particulier de celui qu'adressera éventuellement François Hollande ou un de ses ministres.
On n'oubliera pas en effet l'hommage rendu par M. Hollande à l'occasion du décès de cet autre criminel non repenti qu'était Yitzhak Shamir, un terroriste à l'idéologie très proche de celles incarnées par les régimes fascistes en Italie et en Allemagne jusqu'en 1945.
Le boulot de (re)dorage de blason a commencé et c'est un ancien du Betar qui s'y colle. 

jeudi 2 janvier 2014

La campagne contre Dieudonné vue par Diana Johnstone pour le magazine américain Counter Punch

Un bon article très remarqué de Diana Johnstone sur les développements autour du geste de la quenelle popularisé par l'humoriste Dieudonné.

Diana Johnstone
L'article est publié par Counter Punch, un magazine américain de gauche, c'est-à-dire extrémiste dans la terminologie politique en vigueur aux Etats Unis, pays où dominent traditionnellement un centre gauche et un centre droit.
Je en ferai pas de commentaires même si ce n'est pas l'envie de le faire qui manque.

La tentative de museler Dieudonné M’Bala M’Bala

la Bête Noire [en français dans le texte, NdT] de l'establishment français
par DIANA JOHNSTONE à Paris, Counter Punch (USA) 1er janvier 2014 traduit de l'anglais par Djazaïri
Les médias traditionnels et les politiques commencent la nouvelle année avec une résolution partagée pour 2014 : museler définitivement un comédien franco-africain qui devient trop populaire auprès des jeunes gens. 
Entre Noël et la Saint-Sylvestre, ce n'est personne d'autre que le Président de la République, François Hollande qui, lors d'une visite en Arabie Saoudite pour de (très grosses) affaires commerciales, a déclaré que son gouvernement devait trouver un moyen d'interdire des spectacles de l'humoriste Dieudonné M'Bala M ' Bala, ainsi qu'a appelé à le faire le ministre français de l'Intérieur, Manuel Valls. 
Le leader du parti conservateur d'opposition, l'UMP Jean-François Copé, a fait immédiatement chorus en apportant un «soutien total» à la réduction au silence de l'incontrôlable comédien. 
Au milieu de ce choeur médiatique unanime, l'hebdomadaire Le Nouvel Observateur a écrit en éditorial que Dieudonné est «déjà mort,» lessivé, fini. La rédaction débattait ouvertement de la meilleure tactique entre essayer de le faire emprisonner pour «incitation à la haine raciale», l'annulation de ses spectacles sur la base de potentielles «menaces de trouble à l'ordre public,» ou l'exercice de pressions en menaçant les communes de diminuer le montant des subventions pour la culture si elles l'autorisent à se produire.
 L'objectif de Manuel Valls, le patron de la police nationale, est clair, mais le pouvoir tâtonne quant à la méthode.
La quenelle a un effet dévastateur sur Manuel Valls
Le cliché méprisant qui est constamment répété est que «Dieudonné ne fait plus rire personne.»
En réalité, c'est le contraire qui est vrai. Et c'est là le problème. Dans sa récente tournée dans les villes françaises, des vidéos montrent de grandes salles archi combles pliées de rire devant leur humoriste préféré. Il a popularisé un geste simple qu'il appelle la «quenelle.» Ce geste est imité par des jeunes gens dans toute la France. Elle veut dire tout simplement et à l'évidence : on en a marre.
 Pour inventer un prétexte pour détruire Dieudonné, la principale organisation juive, le CRIF (Conseil Représentatif des Institutions Juives de France, équivalent français de l'AIPAC) et la LICRA (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme), qui jouit de privilèges particuliers dans le droit français (la journaliste parle du droit de se porter partie civile, NdT) ont sorti une histoire extravagante pour qualifier Dieudonné et ceux qui le suivent de «nazis.» La quenelle n'est selon toute évidence qu'un geste grossier signifiant à peu près «dans ton cul» avec une main placée en haut de l'autre bras pointé vers le bas pour préciser la longueur de la quenelle. 
Mais pour le CRIF et la LICRA, la quenelle est «un salut nazi à l'envers». (On n'est jamais assez «vigilant» quand on cherche un Hitler caché) 
Comme quelqu'un l'a remarqué, un «salut nazi à l'envers» peut tout aussi bien être considéré anti-nazi. Si encore le geste a quelque chose à voir avec Heil Hitler. Ce qui n'est manifestement pas le cas.
 Mais le monde des médias reprend cette affirmation, en signalant tout du moins que «certains considèrent la quenelle comme un salut nazi à l'envers. » Peu importe si ceux qui pratiquent ce geste n'ont aucun doute sur ce qu'il veut dire : N...e le système !
 Mais jusqu'à quel point le CRIF et la LICRA sont-ils «le système» ? 
La France a un grand besoin de rire 
L'industrie française est en train de disparaître, avec des usines qui ferment les une s après les autres. L'imposition des citoyens à faibles revenus est à la hausse, pour sauver les banques et l'euro. La désillusion vis-à-vis de l'Union européenne est de plus en plus forte. Les règles de l'UE empêchent toute action sérieuse pour améliorer l'état de l'économie française. Pendant ce temps, les politiciens de gauche et de droite continuent leurs discours creux, émaillés de clichés sur les «droits de l'homme» - en grande partie comme prétexte pour aller à la guerre au Moyen-Orient ou pour des diatribes contre la Chine et la Russie. Le pourcentage d'opinions positives sur le président Hollande a dégringolé à 15%. Pourtant les gens votent, avec pour résultat les mêmes politiques, décidées par l'UE.
Pourquoi alors la classe dirigeante concentre-t-elle sa vindicte sur «l'humoriste le plus talentueux de sa génération" (ainsi que le reconnaissent ses confrères, même quand ils le dénoncent)? 
La réponse en bref est probablement que la popularité montante de Dieudonné auprès de la jeunesse illustre un accroissement de l'écart entre générations. Dieudonné fait rire aux dépends de l'ensemble de l'establishment politique. Ce qui a eu pour conséquences un torrent d'injures et de démarches pour interdire ses spectacles, le ruiner financièrement et même le faire aller en prison. Les attaques verbales fournissent le contexte propice à des agressions physiques contre lui. Il y a quelques jours, son assistant Jacky Sigaux a été agressé physiquement en pleine journée par plusieurs hommes masqués devant la mairie du 19ème arrondissement – juste en face du parc des Buttes Chaumont. Il a déposé plainte. 
Mais quelle protection peut-on espérer de la part d'un gouvernement dont le ministre de l'intérieur, Manuel Valls – en charge de la police – a promis de trouver les moyens de faire taire Dieudonné ? 
Cette affaire est importante mais il est pratiquement certain qu'elle ne sera pas traitée correctement dans les médias hors de France – exactement comme elle n'est pas traitée correctement dans la presse française qui est la source de presque tout ce qui est rapporté à l'étranger. Les problèmes liés à la traduction, une part de malentendus et de contrevérités ajoutent à la confusion.
 Pourquoi le haïssent-ils ?
Dieudonné M’Bala M’Bala est né dans la banlieue parisienne il y a 48 ans Sa mère était une blanche originaire de Bretagne, son père était un Africain originaire du Cameroun. Ce qui devrait faire de lui l'enfant-modèle du «multiculturalisme» que l'idéologie dominante de la gauche affirme promouvoir. Et durant la première partie de sa carrière, en duo avec son ami juif Elie Semoun, il était exactement ça : il faisait campagne contre le racisme, concentrant ses attaques sur le Front National allant même jusqu'à se présenter aux élections municipales contre une candidate du Front National à Dreux, une cité dortoir à environ 90 kilomètres à l'ouest de Paris où il réside. Comme les meilleurs humoristes, Dieudonné a toujours ciblé les événements de l'actualité, avec un engagement et une dignité peu courants dans la profession. Sa carrière était florissante, il jouait dans des films, était invité à la télévision et travaillait désormais en solo. Très bon observateur, il excelle dans des imitations assez subtiles de divers types de personnalités et groupes ethniques, des Africains aux Chinois.
Il y a dix ans, le 1er décembre 2003, en tant qu'invité dans une émission de télévision traitant d'actualité intitulée «On ne peut pas plaire à tout le monde,» un nom tout à fait approprié, Dieudonné était arrivé sur le plateau sommairement déguisé en «converti au sionisme extrémiste», suggérant aux autres de «rejoindre l'axe du bien israélo-américain. ». Cette mise en cause relativement modérée de « l'axe du mal » de George W. Bush semblait complètement dans l'air du temps. Ce sketch se terminait par un bref salut «Isra-heil». On était loin du Dieudonné des débuts mais l'humoriste populaire avait été néanmoins salué avec enthousiasme par les autres comédiens tandis que le public présent sur le plateau lui avait fait une standing ovation.
C'était dans la première année de l'attaque américaine contre l'Irak à laquelle la France avait refusé de s'associer, ce qui avait amené Washington à rebaptiser ce qu'on appelle là-bas « french fries » (belges en réalité) en «freedom fries» .
Puis les protestations ont commencé à arriver, concernant particulièrement le geste final vu comme posant une équivalence entre Israël et l'Allemagne nazie.
« Antisémitisme ! » criait-on même si la cible du sketch était Israël (et les Etats Unis et leurs alliés au Moyen Orient). Les appels se multipliaient pour interdire ses spectacles, le poursuivre en justice, détruire sa carrière. Dieudonné a essayé d'expliquer que son sketch ne visait pas les Juifs en tant que tels mais, à la différence d'autres avant lui, il n'a pas présenté d'excuses pour une offense qu'il considère ne pas avoir commise.Pourquoi n'y-a-t-il pas eu de protestations de la part des Africains dont il s'est moqué ? Ou des Musulmans, Ou des Chinois ? Pourquoi une seule communauté a-t-elle réagi avec autant de rage ?
A commencé alors une décennie d'escalade. La LICRA entama une longue série d'actions en justice contre lui (« incitation à la haine raciale »), les perdant au début mais ne relâchant pas la pression. Au lieu de céder, après chaque attaque Dieudonné a poussé plus avant sa critique du « sionisme », Dans le même temps, Dieudonné était graduellement exclu des studios de télévision et traité comme un paria par les médias grand public. C'est seulement la profusion récente sur internet d'images montrant de jeunes gens en train de faire le geste de la quenelle qui a poussé l'establishment à conclure qu'une attaque frontale serait plus efficace que d'essayer de l'ignorer.
L'arrière-plan idéologique
 Pour essayer de comprendre la signification de l'affaire Dieudonné, il est nécessaire d'appréhender le contexte idéologique. Pour des raisons trop complexes pour qu'on les présente ici, la gauche française – la gauche dont la préoccupation principale était autrefois le bien-être des travailleurs, l'égalité sociale, l'opposition aux guerres d'agression, la liberté d'expression – n'existe pratiquement plus. La droite a gagné la bataille décisive de l'économie avec le triomphe de politiques qui favorisent la stabilité monétaire et les intérêts du capital dfinancier international (le « néolibéralisme »). Comme prix de consolation, la gauche jouit d'une certaine prééminence idéologique basée sur l'anti-racisme, l'anti-nationalisme et l'engagement en faveur de l'Union Européenne – et même de l'hypothétique « Europe sociale » qui s'éloigne à grands pas pour rejoindre le cimetière des rêves disparus. En fait, cette idéologie coïncide parfaitement avec une mondialisation fondée sur les exigences du capitalisme financier international.
En l'absence de toute véritable gauche sociale et économique, la France a sombré dans une sorte de «politique de l'identité » qui fait à la fois l'éloge du multiculturalisme et réagit avec véhémence contre le «communautarisme », c'est-à-dire l'affirmation de n'importe quel particularisme jugé indésirable. Mais certains particularismes ethniques sont encore moins les bienvenus que d'autres. Le voile islamique a été d'abord interdit dans les écoles, et les demandes pour le faire interdire dans l'espace public se font de plus en plus pressantes. Le niqab et la burqa, quoique rares, ont été interdits par une loi. Des controverses éclatent sur la nourriture halal dans les cantines, les prières sur la voie publique, tandis que des caricatures raillent régulièrement l'Islam. Quoi qu'on puisse penser de tout ça, la lutte contre le communautarisme peut être vue par certains comme dirigée contre une communauté en particulier. Dans le même temps, les dirigeants politiques français ont pris la tête de ceux qui appellent à la guerre dans des pays musulmans comme la Libye et la Syrie tout en affichant leur dévotion pour Israël. 
En même temps, une autre communauté fait l'objet d'une sollicitude de tous les instants. Ces vingt dernières années, alors que la pratique religieuse et l'engagement politique ont considérablement décliné, l'holocauste, appelé Shoah en France, est devenu progressivement une sorte de religion d'Etat. Les écoles commémorent la Shoah chaque année, elle domine de plus en plus dans une conscience historique en recul sous les autres aspects tout comme nombre d'approches en sciences humaines. En particulier, de tous les événements de la longue histoire de France, le seul protégé par une loi est la Shoah.. La loi dite Gayssot prohibe tout questionnement sur l'histoire de la Shoah, une interférence absolument sans précédent avec la liberté d'expression. En outre, certaines associations comme la LICRA, se sont vues accorder le privilège de pouvoir poursuivre des individus en justice sur la base de « l'incitation à la haine raciale » (interprétée de manière très large et inégale) avec la possibilité d'encaisser des dommages et intérêts au nom de la « communauté insultée ». En pratique, ces lois servent surtout à poursuivre «l'antisémitisme» présumé et le «révisionnisme» par rapport à la Shoah. Même si elles sont souvent rejetées par les tribunaux, de telles actions en justice participent du harcèlement et de l'intimidation. La France est un des rares pays où le mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) contre la colonisation israélienne peut aussi être attaqué devant les tribunaux pour «incitation à la haine raciale.»
Organisation violente, la Ligue de Défense Juive (LDJ), illégale aux Etats Unis et même en Israël, est connue pour avoir saccagé des librairies ou frappé des individus isolés, parfois âgés. Quand les agresseurs sont identifiés, la fuite en Israël est une bonne porte de sortie. Les victimes de la LDJ n'inspirent jamais dans l'opinion publique quoi que ce soit de comparable à l'indignation publique massive quand un citoyen juif est victime d'une agression gratuite. Par ailleurs, les politiciens se rendent au dîner annuel du CRIF avec le même zèle que ceux des Etats Unis pour aller au dîner de l'AIPAC -pas pour financer leurs campagnes électorales mais pour prouver la bienveillance de leurs sentiments. 
La France possède la plus importante communauté juive d'Europe occidentale, une population qui a en grande majorité échappé à la déportation pendant l'occupation allemande au cours de laquelle les immigrés juifs avaient été expulsés vers les camps de concentration. En plus d'une communauté juive établie depuis très longtemps, il y a beaucoup de nouveaux venus originaires d'Afrique du Nord. Tout cela contribue à une population aux succès très dynamiques, très présente dans les professions les plus visibles et les plus populaires (le journalisme, le show business ainsi que la science et la médecine entre autres) 
De tous les partis politiques français, le Parti Socialiste (en particulier via le Parti Travailliste de Shimon Peres qui est membre de l'Internationale Socialiste) est celui qui a les liens historiques les plus étroits avec Israël. Dans les années 1950, quand la France combattait le mouvement de libération nationale algérien, le gouvernement français (via Peres) avait contribué au projet israélien de production d'armes atomiques. Aujourd'hui, ce n'est pas le Parti Travailliste qui gouverne Israël mais l'extrême droite. La récente visite amicale faite par Hollande à Benjamin Netanyahou a montré que la dérive droitière de la vie politique en Israël n'a absolument pas tendu les relations – qui semblent plus étroites que jamais. 
Il n'empêche que la communauté juive est très petite en comparaison du grand nombre d'immigrés arabes venus d'Afrique du Nord ou des immigrés noirs originaires des anciennes colonies françaises en Afrique. Il y a quelques années, Pascal Boniface, un intellectuel de renom membre du PS, avait prudemment averti les dirigeants du parti que leur biais en faveur de la communauté juive pourrait finir par causer des problèmes électoraux. Cet avertissement qui figurait dans un document d'analyse politique avait provoqué un tollé qui lui avait presque coûté sa carrière. 
Mais le fait demeure : il n'est guère difficile pour les français d'origine arabe ou africaine d'avoir le sentiment que le «communautarisme » qui a vraiment de l'influence est le communautarisme juif. 
Les usages politiques de l'holocauste 
Norman Finkelstein a montré il y a quelques temps que l'holocauste peut être exploité à des fins pour le moins dénuées de noblesse : comme extorquer des fonds à des banques suisses. La situation en France est cependant très différente. Il ne fait guère de doute que les rappels constants de la Shoah fonctionnent comme une sorte de protection pour Israël contre l'hostilité que génère le traitement infligé aux palestiniens. Mais la religion de l'holocauste a un autre impact politique plus profond qui n'a pas de relation directe avec le destin des Juifs. 
Plus que toute autre chose, Auschwitz a été interprété en tant que symbole de ce à quoi mène le nationalisme. La référence à Auschwitz a servi à donner mauvaise conscience à l'Europe, et notamment aux Français si on tient compte du fait que leur rôle relativement marginal dans cette affaire [Auschwitz] avait été une conséquence de la défaite militaire et de l'occupation du pays par l'Allemagne nazie. Bernard-Henri Lévy, l'écrivain dont l'influence s'est accrue dans des proportions grotesques ces dernières années (il a poussé la président Sarkozy à la guerre contre la Libye), avait commencé sa carrière en soutenant que le «fascisme» est l'authentique «idéologie française». Culpabilité, culpabilité, culpabilité. En faisant d'Auschwitz l'événement le plus significatif de l'histoire contemporaine, un certain nombre d'écrivains et de personnages publics justifient par défaut le pouvoir croissant de l'Union Européenne en tant que remplacement indispensable des nations européennes intrinsèquement «mauvaises.» Plus jamais Auschwitz ! Dissoudre les Etats nations dans une bureaucratie technocratique libérée de l'influence émotionnelle de citoyens qui pourraient ne pas voter correctement. Vous vous sentez français ? Ou allemand ? Vous devirez en éprouver de la culpabilité – à cause d'Auschwitz.
Les Européens sont de moins en moins enthousiastes devant l'UE car elle ruine leurs économies et leur retire tout contrôle démocratique sur elles. Ils peuvent voter pour le mariage gay, mais pas pour la moindre mesure keynésienne et encore moins socialiste. La culpabilité pour le passé est néanmoins supposée maintenir leur fidélité à l'égard du rêve européen.
Les fans de Dieudonné, si on en juge par les photos, semblent être en majorité des hommes jeunes, âgés entre 20 et 30 ans. Ils sont nés deux bonnes générations après la seconde guerre mondiale. Ils ont passé leurs vies à entendre parler de la Shoah. Plus de 300 écoles parisiennes arborent une plaque commémorant le sort funeste d'enfants juifs déportés dans les camps de concentration nazis. Quel peut bien être l'effet de tout ça ? Pour beaucoup de ceux qui sont nés longtemps après ces terribles événements, il semble que tout le monde est supposé se sentir coupable – si ce n'est pas pour ce qu'ils n'ont pas fait, alors c'est pour ce qu'ils auraient été supposés avoir fait s'ils en avaient eu la possibilité [s'ils avaient vécu à l'époque, NdT]. 
Quand Dieudonné a transformé Chaud Cacao, une vielle chanson «tropicale» un peu raciste, en Shoah Ananas, le refrain a été repris en masse par les fans de Dieudonné. J'ose croire qu'ils ne se moquent pas de la véritable Shoah mais plutôt de ceux qui leur rappellent tout le temps des événements qui sont supposés les faire se sentir coupables, insignifiants et impuissants. Une bonne partie de cette génération en a assez d'entendre parler de la période 1939 – 1945 alors que son propre avenir est sombre.
 Personne ne sait quand s'arrêter 
Dimanche dernier, Nicolas Anelka, un footballeur très connu d'origine afro-belge [la famille d'Anelka est en fait originaire des Antilles, NdT] qui évolue en Angleterre a fait une quenelle après avoir marqué un but – en signe de solidarité avec son ami Dieudonné M’Bala M’Bala. Suite à ce geste simple et à la base insignifiant, le tumulte a atteint de nouveaux sommets. 
A l'Assemblée Nationale française, Meyer Habib représente les «Français de l'étranger» - dont 4 000 Israéliens d'origine française [plus de 78 000 inscrits sur les registres électoraux en réalité, NdT]. Lundi dernier, il a twitté «La quenelle d'Anelka est intolérable ! Je vais déposer une proposition de loi pour punir ce nouveau salut nazi pratiqué par les antisémites.»
Meyer Habib
Meyer Habib
La France a adopté des lois pour « punir l'antisémitisme » [aucune de ces lois ne concerne exclusivement l'antisémitisme, NdT]. Le résultat est à l'opposé. De telles dispositions tendent simplement à confirmer la vieille idée selon laquelle «les juifs dirigent le pays» et participent à la montée de l'antisémitisme. Quand de jeunes français voient un Franco-israélien essayer de transformer en délit un simple geste, quand la communauté juive se mobilise pour interdire leur humoriste préféré, cela ne peut que faire monter l'antisémitisme et même encore plus rapidement.
Il reste que dans cette escalade le rapport de forces est très inégal. Un humoriste n'a pour armes que des mots et des fans qui pourraient bien se disperser quand la situation va se corser. De l'autre côté se trouvent l'idéologie dominante et le pouvoir de l'Etat.
Dans ce genre de conflit, la paix civile dépend de la sagesse et de la capacité de ceux qui ont le plus de pouvoir à faire montre de retenue. S'ils n'agissent pas en ce sens, alors cela pourrait être un jeu sans vainqueurs.

lundi 9 décembre 2013

Le socialisme français sous la lumière crue de l'apartheid et du sionisme

Les évolutions politiques en cours depuis la chute du mur de Berlin devraient nous inciter à réfléchir sur ce que nous appelons gauche, droite, fascisme, antifascisme, laïcité etc.
Parce qu’on tend à employer ces mots comme des totems, sans jamais s’interroger sur ce qu’ils recouvrent vraiment.
Certains événements particuliers sont pourtant des occasions de réflexion en ce qu’ils projettent une lumière crue sur une réalité habituellement voilée.
C’est le cas par exemple avec l’annonce du décès et des obsèques de Nelson Mandela, le grand leader Sud-Africain.
Au milieu du concert quasi universel de louanges on a en effet pu observer deux faits significatifs.
Le premier est que François Hollande a décidé d’inviter Nicolas Sarkozy à le rejoindre dans la délégation française qui assistera aux funérailles de Nelson Mandela en Afrique du Sud. Quand on se souvient de la teneur du discours de Nicolas Sarkozy sur l’homme Africain insuffisamment entré dans l’histoire, on peut se demander si cette invitation ne signale pas une affinité supplémentaire entre François Hollande et un Sarkozy avec la politique économique et étrangère duquel le gouvernement socialiste n’a pas vraiment rompu.
L’autre fait significatif est l’annulation du déplacement pour les mêmes funérailles de Benjamin Netanyahou et de Shimon Peres au motif du coût élevé du transport et du séjour ! (Ce qui revient en fait à insulter ouvertement le défunt).
Vous me direz que quand on aime on ne compte pas. Justement la presse ne se gêne pas pour rappeler que les dirigeants sionistes n’aimaient pas Mandela et que celui-ci le leur rendait bien en affichant son soutien à la cause palestinienne.
Maintenant, il faut juste se souvenir des dernières rencontres entre François Hollande et Benjamin Netanyahou et des déclarations d’amitié (presque d’amour) du président Français à l’égard du premier ministre sioniste, où des bisous entre Laurent Fabius et Shimon Peres pour comprendre le caractère incongru de la présence même de François Hollande aux obsèques de Nelson Mandela. Parce que le soutien à l’apartheid par l’entité sioniste n’était pas l’affaire de la droite ou de la gauche sioniste mais de tout le mouvement sioniste.
Laurent Fabius et Shimon Peres, plus qu'une amitié
Laurent Fabius et Shimon Peres, plus qu'une amitié
Shimon Peres, que les socialistes Français ont régulièrement côtoyé dans les rangs de l’Internationale Socialiste était ministre de la défense en 1974 et il fut un des principaux artisans du resserrement des relations avec l’Afrique du Sud ségrégationniste sur la base, selon ses propres termes, «de notre haine commune de l’injustice et de notre refus  de se soumettre à elle» et d’une «identité d’aspirations et d’intérêts».
Angry Arab reproduit une lettre adressée par Shimon Peres en 1974 à Eschel Rhoodie, alors  ministre de l’information Sud-Africain.
Lettre de Shimon Peres à Eschel Rhoodie
Lettre de Shimon Peres à Eschel Rhoodie
Cette lettre est mentionnée par The Guardian, journal selon lequel Eschel Rhoodie avait même rapporté de Tel Aviv, en bagage à main, ce qu’il présentait comme un détonateur pour bombe atomique, c’est-à-dire probablement une substance radioactive de nature à provoquer la réaction en chaîne, l’explosion de la matière fissile.
Ci-dessous la traduction de la lettre de l’ami de Laurent Fabius qui a évidemment une longue histoire de soutien à Nelson Mandela.

Ministère de la défense
Tel Aviv, le 22 novembre 1974
Top secret
Cher Dr Rhoodie,
Permettez moi de vous remercier très sincèrement pour les gros efforts que vous avez déployés pour assurer le succès des réunions qui se sont tenues à Pretoria les 13 et 14 de ce mois.
C’est en très grande partie grâce à votre perspicacité, votre clairvoyance et à votre imagination politique qu’une coopération d’une importance vitale entre nos deux pays a été initiée. Cette coopération est basée non seulement  sur des intérêts communs et sur la détermination à résister également à nos ennemis, mais aussi sur les fondations inébranlables de notre haine commune de l’injustice et de notre refus  de se soumettre à elle.
Tout comme je suis conscient du rôle personnel significatif que vous avez joué dès les étapes préliminaires de nos discussions, je suis aussi convaincu  que les nouveaux liens que vous avez contribué à forger entre nos deux pays vont se développer dans une proche identité d’aspirations et d’intérêts qui s’avèreront durablement bénéfiques pour nos deux pays.
Je me réjouis de vous rencontrer à nouveau lors de votre prochaine visite en Israël.
Avec mes chaleureuses et sincères salutations,
Shimon Peres, ministre de la défense

lundi 25 novembre 2013

Un ministre sioniste menace d'attaquer de grandes villes occidentales

Benjamin Netanyahou, c'est cet ami de François Hollande qui est allé le rencontrer récemment en Palestine occupée .Quelles peuvent bien être les accointances idéologiques entre un politicien Français supposé être de gauche et un politicien sioniste de la droite dure?



Vous avez du mal à trouver? Moi aussi.

C'est peut-être simplement que leurs accointances ne sont pas tant d'ordre politique que liées à des considérations qui ne sont pas forcément d'ordre public.


Dans le gouvernement de Benjamin Netanyahou, on trouve un certain Naftali Bennett qui est un extrémiste sioniste (pléonasme) encore plus ultra si possible que son premier ministre. Naftali Bennett qui est l'homologue  de Pierre Moscovici occupe donc un poste important.

Naftali Bennett, comme les autres dirigeants de l'entité sioniste, a fait part de sa vive désapprobation du récent accord signé entre le groupe P5+1 et l'Iran. Il a assorti sa réprobation d'une menace claire contre deux grandes villes occidentales qui pourraient connaître d'ici cinq ans une attaque qui verrait exploser une "valise nucléaire" (bombe sale?).

Soyons cependant soulagés. En effet,  vu que François Hollande a proclamé son amitié personnelle et indéfectible pour l'Etat juif, Paris sera épargnée et les cibles désignées par ce ministre de l'Etat (prétendu) juif sont Madrid et New York.

Remercions le président Hollande qui devrait pourtant savoir que les sionistes ne connaissent que l'amour vache.


Nous nous sommes éveillés ce matin à une nouvelle réalité. Une réalité dans laquelle un mauvais accord a été signé avec l'Iran. Un très mauvais accord.

Ce mauvais accord donne à l'Iran exactement ce qu'il voulait: un allègement significatif des sanctions tout en maintenant les parties les plus importantes de son programme nucléaire.

Si une valise nucléaire explose d'ici cinq ans à New York ou à Madrid, ce sera à cause de l'accord qui a été signé ce matin.

Nous avons encore une campagne de longue haleine devant nous. Nous continuerons à agir de toutes les manières possibles.

Il importe que le monde le sache: Israël ne sera pas lié par un accord qui met en danger son existence même.


via Justin Raimondo

dimanche 10 novembre 2013

Echec des négociations avec l'Iran: le rôle de la diplomatie française dans la stratégie sioniste

La position intransigeante de la France dans les toutes récentes négociations avec l'Iran n'a échappé à personne. Elle en a désarçonné plus d'un et a eu pour résultat l'échec au moins momentané des discussions alors qu'un compromis semblait à portée de main.

On peut se demander ce qui a motivé cette position dure de la France.
On peut d'emblée écarter un motif lié à l'orgueil national blessé par la reculade de Barack Obama sur le dossier syrien alors que François Hollande était fin prêt à envoyer l'aviation française bombarder la Syrie.

Il n'est effectivement nullement question d'orgueil national et cocardier dans la démarche française mais plutôt d'un alignement et d'une obéissance complète à l'Etat (prétendu) juif dont les intérêts se confondent plus que jamais avec ceux de la France.

Du moins dans la tête de Laurent Fabius et de tous ceux qui à Paris ont soit des affinités tribales avec l'Etat prétendu juif, soit ont une dette envers les représentants du lobby sioniste dans l'hexagone ou aux Etats Unis.

Que je sache, l'Iran n'a jamais menacé la France et a toujours, au contraire, fait savoir son souhait d'entretenir des relations normales avec ce pays.

Le blogueur américain Moon of Alabama nous livre son analyse de l'échec des négociations de Genève en situant le positionnement de la France dans son contexte politique et dans la duré historique.

Il nous explique que si, à son avis, la France ne peut pas empêcher durablement les Etats Unis de conclure un accord avec l'Iran parce qu'un tel accord est d'une nécessité vitale pour Washington, l'objectif de la diplomatie française est, en accord avec Tel Aviv et les néoconservateurs Américains, d'obtenir le délai qui permettra au Congrès des Etats Unis d'adopter une nouvelle vague de sanctions contre l'Iran.

Voilà comment Laurent Fabius et François Hollande agissent au nom de la France mais en réalité comme de simples exécutants de la volonté des sionistes et de leurs amis néocons.
Cette attitude française, notamment de la gauche non communiste, n'est en rien une nouveauté ou un secret, On peut ainsi lire sur Juif.org :
- C’est Shimon Pérès [membre de l'Internationale Socialiste] qui est le grand architecte de ce programme et sans sa volonté déterminée et son grand talent diplomatique, Israël n’aurait jamais eu la Bombe atomique !
Dès 53, ce jeune DG de 30 ans (!) du Ministère de la Défense, aidé par Joseph Nahmias, délégué de la défense israélienne, pilote la coopération franco-israélienne.
Son contact est le 'Dir Cab' de Bourgès-Maunoury, Ministre de l'Intérieur, Abel Thomas, sioniste militant (frère mort à Buchenwald). La séduction passe, la coopération est totale : Thomas fournit les contacts nécessaires et un bureau au Ministère de la Défense !!
En 56, coup de chance avec Bourgès-Maunoury, nommé Ministre de la Défense de Guy Mollet.
Une étroite coopération s'amorce.
Eh oui, vous avez bien lu : l'Etat sioniste disposait d'un bureau dans les locaux du ministère français de la défense !
Vive la France crie-t-on à Tel Aviv.

La France bloque la bascule des USA vers la Perse

Moon of Alabama (USA) 10 novembre 2013 traduit de l'anglais par Djazaïri

La France a été un important agent de la prolifération nucléaire au Moyen Orient. Alors qu'elle a travaillé et continue à le faire pour permettre à certains pays de produire des armes atomiques, elle prétend s'opposer à toute capacité nucléaire civile dans d'autres. Les raisons premières de cette attitudes sont la rapacité et une certaine nostalgie de sa grandeur passée qui ne peut plus s'appuyer aujourd'hui sur les indispensables moyens économiques et militaires.

Le 3 octobre 1957, la France et Israël ont signé un accord révisé appelant la France à construire un réacteur de 24 MW (quoique les dispositifs de refroidissement et de traitement des déchets aient été conçus pour trois fois cette puissance) et, dans des protocoles non rendus publics, une installation de retraitement chimique. Ce complexe a été construit en secret, hors du régime d'inspection de l'AIEA, par des techniciens Français et Israéliens à Dimona dans le désert du Negev, sous la supervision du colonel Manes Pratt de l'armement israélien.
Saudi Gazette, Oct 3, 2013 La France prête à être le partenaire stratégique du royaume d'Arabie Saoudite dans les domaines du nucléaire et des énergies renouvelables
S'exprimant devant la Saoudi Gazette, l'ambassadeur de France auprès du royaume a déclaré «l'objectif de cette rencontre est très clair. La France a été le premier pays a signer un accord d'Etat à Etat sur le nucléaire et l'énergie parce que nous pensons qu'il faut prendre en compte le vaste programme que le gouvernement saoudien veut lancer dans le domaine nucléaire et que la France a beaucoup à apporter en terme d'excellence dans la technologie nucléaire au niveau mondial. 
Un jour après que Benjamin Netanyahou a exhorté la France a adopter une position de fermeté sur l'Iran, la président Français François Hollande a parlé au téléphone avec le premier ministre Israélien et a promis le soutien de la France.
The Guardian : Les discussions de Genève se terminent sans accord sur le programme nucléaire iranien
Trois jours éprouvants de diplomatie au plus haut niveau à Genève se sont achevés sans accord sur le programme nucléaire iranien, après le blocage par la France d'un accord intérimaire visant à réduire les tensions et à donner plus de temps aux négociations.
...
Les diplomates participant aux discussions étaient furieux du rôle joué par le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius qu'ils ont accusé de briser l'unité des rangs en révélant des détails sur les négociations dès son arrivée à Genève samedi matin, puis d'avoir enfreint le protocole en présentant les résultats à la presse avant l'arrivée d'Ashton et de Zarif à la conférence de presse de clôture.
Un accord provisoire à Genève aurait été la première étape pour un accord plus global sur le nucléaire qui aurait ramené l'Iran dans le concert des nations. Cet accord aurait été le point de départ de la «bascule vers la Perse» par laquelle les Etats Unis auraient compensé leurs relations difficiles avec Israël et l'Arabie saoudite grâce à des relations amicales avec l'Iran. Sans un tel rééquilibrage au Moyen Orient, les Etats Unis seront financièrement et militairement incapables d'exécuter leur plan de recentrage vers l'Asie.

La France a fait capoter un accord historique et, malgré les signaux précédemment envoyés par la France, les autres pays «occidentaux» engagés dans les négociations n'étaient pas préparés et leurs ministres des affaires étrangères ont été incapables de gérer l'intransigeance française. Cette désunion à l'intérieur du groupe des P5+1 qui négocie avec l'Iran va entraver toute négociation ultérieure. Avec qui l'Iran peut-il négocier s'il n'y a pas d'opposition unie ?

A gauche: Laurent Fabius est le seul à sourire. A droite: ambiance détendue avec Catherine Ashton, John Kerry et Mohammad Javad Zarif,

L'impasse actuelle donne au Congrès des Etats Unis et aux laquais de Netanyahou en son sein une occasion d'infliger de nouvelles sanctions à l'Iran en les adjoignant au National Defense Authorization Act qui doit être voté d'ici quelques semaines. Mais la désunion des P5+1 est, au moins à court terme, positive pour l'Iran. Personne ne peut l'accuser de ne pas vouloir négocier et de ne pas chercher activement un compromis. Les sanctions que le Congrès va adopter seront des sanctions sur les parties tierces qui «puniront» les pays pour leur commerce avec l'Iran. Comme il est évident que ce n'est pas l'Iran qui fait obstacle à un accord, ces pays tiers seront peu disposés à se conformer à un tel diktat du Congrès US. Le régime des sanctions va donc se déliter. Lentement d'abord, puis de plus en plus vite.

Il est douteux que la France, l'Arabie Saoudite et Israël seront capables de bloquer un accord avec l'Iran pendant plus d'un an Il y a une logique historique dans un basculement des Etats Unis et de «l'Occident» en général vers la Perse car un tel repositionnement leur permettrait de se détacher des «alliés» capricieux qui sont actuellement les leurs au Moyen Orient. La réaction hostile de l'opinion américaine à la tentative de lancer une guerre ouverte contre la Syrie a été un signe que des changements historiques dans les alliances actuelles sont inévitables.

samedi 7 septembre 2013

La Syrie et la sanctification du mal

Dans l’affaire syrienne, le moins qu’on puisse dire est que les sionistes ont longtemps fait profil bas, parvenant à berner leur monde (dont votre serviteur pendant un temps, je dois l’admettre).
Mais depuis qu’ils ont clairement fait le choix de liquider le régime syrien en place, ils font feu de tout bois et on a par exemple pu voir Bernard-Botul-Henri Lévy monter au créneau aussi bien en France qu’aux Etats Unis.
C’est la France qu’ont choisi les sionistes comme instrument pour parvenir à leurs fins. D’abord avec le redoutable Alain Juppé, droit dans ses bottes sauf devant les groupes de pression sionistes devant lesquels il se met au garde à vous.
Puis avec l’inconséquent François Hollande qui ânonne une politique syrienne dont il n’est manifestement pas l’auteur, pas même le co-auteur.Un président de la république prêt à s’humilier et à humilier son pays et ce qu’il compte encore de gaullistes pour satisfaire aux désirs guerriers des sionistes qui sont ses amis et qu’il fréquente depuis de longues années durant au sein de l’Internationale Socialiste et du parti Socialiste français lui-même.
Comme je l’ai dit, le loup est sorti du bois pour la simple raison que ni les apprentis criminels [de guerre] Jean-Marc Ayrault ou François Hollande, pas plus que David Cameron en Grande Bretagne ou Barack Obama n’ont réussi à persuader leurs «alliés» et encore moins leurs opinions publiques de la nécessité et de la pertinence d’une intervention militaire en Syrie.
Les déconvenues et les horreurs de l’Irak, de l’Afghanistan et de la Libye sont encore bien sûr dans toutes les mémoires, tout comme les actions de propagande qui les ont précédées.
Justement, une des méthodes de la propagande sioniste ou inspirée par les sionistes, consiste à assimiler l’ennemi du moment à Hitler et la situation historique à la période qui a précédé. C’est ainsi qu’on a pu entendre récemment Harlem Désir, ex président de SOS Racisme et actuel premier secrétaire du Parti Socialiste dénoncer l’esprit munichois de l’UMP le fait qu’il a tenu ce propos sur Radio J, J comme juive, n’est bien sûr pas indifférent).
Nous ne devons pas céder devant l'esprit munichois
Ces références à la période nazie, qu’on a l’habitude d’entendre dans la bouche de Bernard-Botul-Henri Lévy et de Benjamin Netanyahou sont reprises désormais en écho par certains Arabes qui appellent de leurs vœux des bombardements de la Syrie par les armées occidentales !
On voit dans quel état de confusion mentale sont ces gens.
Par contre, ces rabbins qui appellent le Congrès des Etats Unis à voter en faveur d’une action militaire contre la Syrie sont parfaitement dans leur rôle d’hommes d’une religion de paix comme chacun sait. Et ils utilisent le vocabulaire dont ils sont coutumiers de sorte à attiser la pleurniche avant de déclencher la boucherie. Ils ont même pris soin de faire en sorte que leur courrier aux élus arrive entre deux fêtes juives, celle du nouvel an et celle de Yom Kippour. Si c'est pas du vice, qu'est-ce que c'est?
Avec eux, on est vraiment dans la sanctification du mal.

Des rabbins américains exhortent le Congrès à soutenir Obama sur la Syrie

Une lettre envoyée aux parlementaires à la veille de Rosh Hashanah appelle à une action militaire pour aider à sauver des milliers de vies.
Par JTA, Times of Israel, 5 septembre 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri
D’éminents rabbins couvrant l’ensemble du spectre religieux et politique ont exhorté les élus au Congrès à soutenir le plan du président Obama de bombarder la Syrie pour l’empêcher d’utiliser des armes chimiques.
«Nous vous écrivons en tant que descendants de survivants et de réfugiés de l’holocauste , dont les ancêtres sont morts asphyxiés par les gaz dans les camps de concentration,» explique la lettre envoyée mercredi, veille de Rosh Hashanah. «Nous vous écrivons en tant que peuple qui a subi la persécution pendant de nombreux siècles et qui est heureux d’avoir trouvé un refuge sûr aux Etats Unis où nous pouvons prospérer.»
Les 17 signataires comprennent le rabbin Eric Yoffie, ancien président de l’Union for Reform Judaism, le rabbin Yosef Blau, président de la Yeshiva University ; des dirigeants du mouvement [religieux] Conservateur et des essayistes comme Leon Wieseltier et le rabbin Joseph Telushkin.
Ils appellent le Congrès “à autoriser de toute urgence le président à user de la force en Syrie, en relation avec l’utilisation d’armes chimiques ou d’autres armes de destruction massive’ ainsi que l’a souligné le projet de loi du 31 août.
“Par cet acte, le Congrès a la capacité de sauver des milliers de vies,” affirme la lettre.
Les auteurs notent que le moment d’arrivée de la lettre [aux destinataires] se situe avant les Jours Redoutables et entre Rosh Hashanah et Yom Kippour.
«Puisse l’année à venir être une année de vie et de création pour le monde et dans laquelle nous cesserons d’assister à la mort de tant d’êtres humains innocents,» peut-on lire.

jeudi 5 septembre 2013

Recherché par la justice allemande: gardien de camp de concentration à Auschwitz qui vit aujourd'hui à Tel Aviv

Les autorités allemandes, nous informe le journal Libération, vient de transmettre à la justice le dossier de 40 anciens gardes d'Auschwitz.
J'ignore d'où le quotidien parisien a tiré ce chiffre de quarante, parce que le journal Le Monde parle lui de trente gardiens du camp d'Auschwitz qui font l'objet d'une enquête.
L'erreur de Libération est sans doute due à l'AFP parce que la source originale de cette information, le magazine allemand Der Spiegel parle bien de trente personnes. On arrive à quarante en incluant des personnes qui résident à l'étranger et pour lesquelles la décision de transmettre le dossier à la justice n'a pas [encore?] été prise.
Un bon point pour Le Monde qui attire aussi l'attention sur le caractère particulier pris par cette annonce à la veille de la visite historique de Joachim Gauck, le président de la république allemande, à Oradour sur Glane, ce village français qui a été le théâtre du massacre de plus de 600 personnes, essentiellement des femmes et des enfants, perpétré par des SS de la division Das Reich.
Comme souvent dans les articles sur ce genre de cérémonie franco-allemande autour du souvenir des crimes nazis, on a droit à la séquence à donner la nausée des deux chefs d'Etat qui
se rapprochent l'un de l'autre ; leurs mains se frôlent pudiquement, leurs doigts se croisent...
En ces temps de mariage gai pour tous, ça peut passer après tout.
Et après tout pourquoi pas?
Le problème est plutôt dans cette allusion à peine voilée de François Hollande à la Syrie:
"C'est pourquoi votre présence, monsieur le président, est bien plus qu'un symbole, c'est une promesse de défendre les droits de l'homme chaque fois qu'ils sont violés près de chez nous ou loin d'ici."
Vouloir vendre une guerre en ces instants de commémoration d'un moment aussi douloureux, c'est ce qu'on peut appeler une faute de goût.
Mais qu'attendre d'autre de la part de quelqu'un qui, non content d'armer et d'encourager une rébellion contre un gouvernement qui n'a pas agressé ou menacé la France, veut entraîner son pays dans une aventure criminelle au sens juridique du terme?
Et qu'attendre de la part de quelqu'un qui a rendu un hommage appuyé au fasciste Yitzhak Shamir ou qui donne l'accolade au criminel Benjamin Netanyahou?
Justement, si on revient à nos fameux gardiens à Auschwitz, ceux qui auront la curiosité de lire complètement l'article du journal Le Monde pourront lire ce qui suit:
L'office central d'enquête sur les crimes du national-socialisme, dont le siège est à Ludwigsburg (Bade-Wurtemberg), n'a en effet pas le pouvoir d'engager lui-même les poursuites. Au départ, il avait identifié 49 gardiens présumés. Mais neuf sont morts durant l'enquête préliminaire et plusieurs vivent à l'étranger (dont sept en Russie et même un en Israël). Trente, dont quelques femmes, vivent aujourd'hui un peu partout en Allemagne.

Oui, vous avez bien lu: un de ces gardiens de camp de concentration qui intéresse la justice allemande réside plus près de Tel Aviv que de Rostock.
Comme si le fait qu'un présumé criminel nazi réside dans l'Etat prétendu juif n'était pas plus surprenant que s'il avait résidé en Russie par exemple.
Le Monde n'interroge même pas ce fait à priori étrange. Ce n'est pourtant pas pour rien si le journal Libération l'occulte de son côté complètement.
Je me souviens de tout et même plus, mais pas d'un gardien juif à Auschwitz

La presse sioniste en rend cependant compte, tel le Yediot Aharonot qui évoque un ancien gardien d'Auschwitz qui réside dans l'Etat prétendu juif. En se gardant bien de nous dire si cet ancien garde a ou pas la citoyenneté de cet Etat qui fait silence une fois par en en mémoire des victimes juives de la 2nde guerre mondiale.
Or, cette histoire d'un homme pourrait être, pour celui qui s'en donne la peine, le fil qui permettrait de dérouler la pelote des mensonges ou des déformations qui pèsent sur l'historiographie de la seconde guerre mondiale qui est, dans sa représentation commune (je ne parle pas de celle des historiens universitaires), le fruit d'un agrégat de légendes nationales, de biographies romancées, de fictions à caractère historique et surtout de fils et de séries télévisées. Et bien sûr des mensonges sur la relation entre le nazisme et le sionisme.
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De tout cela, on ne peut bien entendu retirer aucune leçon, pas même celle qu'il faut éviter d'ajouter la guerre à la guerre et de reproduire le temps de la diplomatie de la canonnière dans sa version moderne du missile de croisière.