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dimanche 15 novembre 2015

Les attentats de Paris sont une juste rétribution pour l'holocauste selon ce rabbin

Dov Lior n'est certainement pas un rabbin marginal, au contraire.

Le rabbin d'extrême droite des colonies : les attentats de Paris sont une rétribution pour l'holocauste

The Jerusalem Post (Sionistan) 15 novembre 2015 traduit de l'anglais par Djazaïri
Le propos de Dov Lior, Grand Rabbin de la colonie israélienne de Kiryat Arba a été initialement rapportée par l'agence de presse Walla ! [agence sioniste, NdT]
Rabbi_Dov_Lior
Le rabbin Dov Lior porté en triomphe par ses ouailles
Samedi, pendant les funérailles d'un père et de son fils abattus par des terroristes palestiniens, le dignitaire religieux sioniste d'une colonie juive en Cisjordanie a dit à l'assistance que les attentats de Paris étaient mérités en raison de ce que les Européens « ont fait à notre peuple il y a 70 ans. »
« Les méchants dans cette Europe gorgée de sang le méritent pour ce qu'ils ont fait à notre peuple il y a 80 ans, » a déclaré Lior.
Le rabbin controversé avait précédemment approuvé par écrit un livre intitulé «La Torah du Roi3 qui avait été co-écrit en 2009 par le Rabbin Yitzhak Shapira, une personnalité extrémiste des colonies, qui autorisait à tuer les civils non juifs en temps de guerre.
Il avait été convoqué par la police pour être interrogé au motif d'incitation à la violence mais il avait refusé de se présenter, affirmant que la Torah n'était pas ouverte aux enquêtes policières. Il avait donc subséquemment été arrêté pour être interrogé mais aucune charge n'avait été retenue contre lui.
L'an dernier, Lior a publié une lettre expliquant que la loi juive permet de détruite toute la Bande de Gaza pour apporter la paix au sud du pays.
Lior indiquait avoir reçu des questions pour savoir si la loi juive permet de porter atteinte à une population civile non directement impliquée avec les combattants.
Il avait d'abord cité l'opinion du Maharal de Prague, un rabbin renommé du 18ème siècle, qui avait écrit qu'une nation agressée peur mener une guerre sans merci à la nation qui l'attaque, et qu'elle n'est pas obligée de se préoccuper de la sécurité des gens qui sont personnellement impliqués dans les hostilités.
« En temps de guerre, une nation attaquée a le droit de punir la population ennemie avec les mesures qui lui semblent convenir, comme le blocus sur les fournitures en électricité, ainsi que le bombardement de l'ensemble de la zone selon ce qu'estime nécessaire le ministre de la défense, et d'éviter de mettre en danger inutilement les soldats mais au contraire de prendre les mesures dissuasives et d'exterminer l'ennemi, » écrivait Lior.
S'exprimant sur les hostilités avec le Hamas, le rabbin poursuivait en affirmant que « dans le cas de Gaza, il serait même permis au ministre de la défense d'ordonner la destruction de tout Gaza de sorte à ce que le sud [de l'entité sioniste] ne souffre plus et pour prévenir des atteintes contre notre peuple qui souffre depuis si longtemps à cause des ennemis qui nous entourent. »
« Le langage et les considérations humanitaires ne sont rien quand on les met en balance avec la préservation des vies de nos frères dans le sud et dans tout le pays ainsi que la restauration de la tranquillité sur notre territoire, » avait-il dit.

dimanche 9 septembre 2012

Du fanatisme en costume cravate, un texte de John Pilger


Dans mon précédent post, je parlais de ces dirigeants Occidentaux fanatiques. Ils ne correspondent certes pas à l’image qu’on a habituellement du fanatique, puisqu’ils s’habillent en costume cravate ou en tailleur sans dédaigner à l’occasion le polo et le blue jeans. Ils n’ont que les mots liberté, démocratie à la bouche.
Toujours est-il que nous leur devons la plupart des grands crimes perpétrés depuis la fi de la dernière guerre mondiale et qu’ils sont toujours là pour soutenir l’injustice. Ou pour crier à l’injustice et au manque de démocratie quand leurs intérêts sont mis en cause.
Ils n’hésitent pas à s’allier avec ceux qui correspondent à l’image habituelle du fanatique sans omettre de leur refaire un portrait de combattants de la liberté.

Ce fanatisme n’est pas religieux  même si la religion peut lui donner une inflexion particulière. C’est un fanatisme idéologique et c’est le thème de cet article de John Pilger
John Pilger

par John Pilger, New Statesman (UK) 6 Septembre 2012, traduit de l’anglais par Djazaïri*

Quel est le plus puissant, le plus violent “isme” au monde ? La question va réveiller des démons habituels, comme l’islamisme, puisque le communisme a maintenant quitté la scène. La réponse, écrivait Harold Pinter, n’est que “superficiellement enregistrée, très peu documentée, pour ne pas dire très peu reconnue”, parce qu’une seule idéologie clame ne pas être idéologique, n’être ni de droite ni de gauche, la voie suprême. C’est le libéralisme.

Dans son essai “De la liberté” en 1859, auquel les libéraux modernes rendent hommage, John Stuart Mill décrivait le pouvoir de l’empire. “Le despotisme est le mode légitime de gouvernement en ce qui concerne la gestion des barbares”, écrivit-il, “tant que le but poursuivi est leur amélioration et que les moyens employés correspondent effectivement à cet objectif.” Les barbares” représentaient une grande partie de l’humanité dont “l’obéissance implicite” était exigée. Le libéral français Alexis de Tocqueville croyait également en la conquête sanglante des autres comme étant un “triomphe de la chrétienté et de la civilisation” auquel elles étaient “clairement prédestinées aux yeux de la Providence”.

“L’historien Hywel Williams écrivait en 2001 que “c’est un mythe utile que de dire que les libéraux sont les pacifistes et les conservateurs les va t’en guerre, mais l’impérialisme de la voie libérale est peut être plus dangereux à cause de sa nature ouverte [qui ne se donne pas de limites], de sa conviction qu’il représente un mode de vie supérieur de vie tout en niant son autosatisfaction fanatique et arrogante.” En écrivant cela, il avait à l’esprit un discours tenu par Tony Blair après le 11 Septembre 2001, dans lequel il promettait de “réorganiser ce monde autour de nous” conformément à ses “valeurs morales”. Au moins un million de morts plus tard, rien qu’en Irak, ce héraut du libéralisme se retrouve aujourd’hui employé par la tyrannie du Kazakhstan avec un salaire de 13 millions de dollars.

Les crimes de Blair ne sont pas une exception. Depuis 1945, plus d’un tiers des membres des Nations-Unies, 69 pays, ont souffert d‘une partie ou de tout ce qui suit. Ils ont été envahis, leurs gouvernements renversés, leurs mouvements populaires réprimés, leurs élections subverties et truquées et leurs populations bombardées. L’historien Mark Curtis évalue en millions le nombre de morts.

Le projet était principalement celui des Etats-Unis, ce porte-drapeau du libéralisme dont le vénéré président “progressiste” John F. Kennedy, d’après une recherche récente, avait autorisé le bombardement de Moscou au moment de la crise cubaine en 1962. “Si nous devons utiliser la force”, avait dit Madeleine Albright, ministre des affaires étrangères du gouvernement libéral [au sens aussi de gauche comme on l’entend aux Etats Unis]  de Bill Clinton, “c’est parce que nous sommes l’Amérique. Nous sommes la nation indispensable. Nous avons de la hauteur. Nous voyons plus loin dans l’avenir.” Une bonne définition de ce qu’est la violence du libéralisme moderne.

Ce qui se passe en Syrie s’inscrit dans un projet historique. Ce qui suit est un document commun aux services secrets britanniques et américains qui a fuité :

 “Afin de faciliter l’action des forces libératrices (sic), un effort spécial doit-être fait pour éliminer quelques individus clés et provoquer des troubles intérieurs en Syrie. La CIA est prête et le SIS (MI6) va essayer de lancer quelques petites actions de sabotages et des coups de main (NdT: en français dans le texte original) en Syrie, en travaillant avec ses contacts auprès de certains individus … un certain niveau de peur est nécessaire…des heurts frontaliers mis en scène donneront le prétexte pour une intervention… La CIA et le SIS devraient utiliser… leurs capacités à la fois dans le domaine psychologique et dans le domaine de l’action pour augmenter la tension.”

Ces lignes datent de1957, mais elles auraient aussi bien pu être tirées d’un rapport récent du Royal United Services Institute: “Une trajectoire de collision pour une intervention”, dont l’auteur dit avec de manière pseudo-euphémique: “Il est très probable que des forces spéciales et des sources pour les services de renseignement occidentaux sont déjà en Syrie depuis pas mal de temps.”

Ainsi une guerre mondiale pointe à l’horizon en Syrie et en Iran. Israël, la création violente de l’occident, occupe déjà une partie de la Syrie. Ceci n’est pas nouveau. Les Israéliens pique-niquent sur les plateaux du Golan pour regarder une guerre civile qui est dirigée par les services de renseignement occidentaux depuis la Turquie, financée et armée par la monarchie moyenâgeuse d’Arabie Saoudite.

Après avoir volé la majeure partie de la Palestine, attaqué vicieusement le Liban, affamé la population de Gaza et construit un arsenal nucléaire illégal, Israël n’est pas ciblée par la campagne actuelle de désinformation visant à installer des  régimes clients à Damas et à Téhéran.

Le 21 Juillet, l’éditorialiste du Guardian de Londres Jonathan Freedland avertissait que “l’occident ne n’allait pas rester à l’écart bien longtemps… Les Etats-Unis et Israël sont inquiets de voir le stock d’armes chimiques et nucléaires de la Syrie, qui est maintenant sorti des entrepôts pour être transféré; ils ont peur qu’Assad puisse choisir de partir dans un nuage létal de gloire.” Qui dit cela ? Les “experts” habituels et les barbouzes.

Comme eux, Freedland désire “une révolution sans une intervention massive comme ce fut le cas en Libye”. D’après ses propres archives, l’OTAN avait lancé 9700 sorties aériennes contre la Libye, dont plus d’un tiers contre des cibles civiles avec aussi des missiles dotés de têtes à uranium appauvri. Regardez les photos des ruines de Misrata et de Syrte et les fosses communes localisées par la Croix Rouge. Lisez le rapport de l’UNICEF sur les enfants tués, la plupart n’avaient pas 10 ans.” Exactement comme pour la destruction de la ville irakienne de Falloujah, ces crimes ne sont pas les titres de la presse, parce que l’information comme la désinformation est une arme offensive complètement intégrée dans le champ de bataille.

Le 14 Juillet, L’Observatoire Libyen des Droits de l’Homme, qui s’était opposé à Kadahafi et à son régime rapportait: “La situation des droits de l’Homme en Libye est maintenant bien pire que sous Kadhafi.” Le nettoyage ethnique y est rampant. D’après Amnesty, l’entière population de la ville de Tawergha “est toujours empêchée de retourner chez elle tandis que ses maisons ont été pillées et brûlées.”

Dans le milieu des universitaires anglo-américains, des théoriciens influents connus sous le vocable de “réalistes libéraux” enseignent depuis longtemps que les impérialistes libéraux - un terme qu’ils n’utilisent jamais - sont des pacifistes et des faiseurs de paix pour le monde, des gestionnaires des situations de crise, plutôt que des fauteurs de troubles. Ils ont enlevé le facteur humain de leur étude des nations et l’ont congelé avec un jargon au service d’un pouvoir belliqueux. Ils ont autopsié des nations entières, ils ont identifié “les Etats faillis” (les nations difficiles à exploiter) et les “Etats voyous” (nations qui résistent à la domination occidentale).

Que le régime soit une démocratie ou une dictature n’a pas d’importance. La même chose est vraie de ceux qu’on emploie pour faire le sale boulot. Au Moyen-Orient, du temps de Nasser à la Syrie d’aujourd’hui, les collaborateurs du libéralisme occidental ont été les islamistes, plus tard Al Qaïda, tandis que les notions discréditées depuis longtemps de démocratie et de droits de l’Homme ne servent plus que de couverture rhétorique à la conquête, “comme requis”… Plus çà change (NdT: en français dans le texte)…

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John Pilger, célèbre journaliste d’enquête et documentariste, est un des deux seuls journalistes à avoir  obtenu deux fois la récompense suprême du journalisme britannique; ses documentaires ont été primés au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. Dans un sondage du journal New Stateman sur les 50 héros de notre temps, Pilger arrivait 4ème derrière Aung San Suu Kyi et Nelson Mandela. “John Pilger”, écrivait Harold Pinter, “met au jour avec une attention particulière aux faits, la sale vérité. Je le salue bien bas.” www.johnpilger.com

* sur la base d’une traduction de Résistance 71 révisée par mes soins

mardi 27 janvier 2009

«Mort aux Arabes.»

La volonté d’expulser les Palestiniens de leur propre patrie n’a jamais fait défaut aux sionistes. Et contrairement aux croyances de ceux qui misent sur la « démocratie » sioniste pour imaginer des lendemains différents, l’évolution en cours dans l’entité sioniste ne fait qu’aiguiser cette volonté de déporter l’intégralité des Palestiniens.

Des observateurs attentifs ont déjà noté ce fait et constatent la montée en puissance irrépressible d’une espèce de nationalisme religieux jusque là encore contenu dans les marges d’un système politique qui s’est donné les apparences d’une démocratie à l’occidentale (en réalité un gang qui désigne ses caïds par le suffrage universel).
Cette montée en puissance est dans la logique même du sionisme et s’affirmera d’autant plus que la plupart des colons qui acceptent maintenant d’immigrer en Palestine occupée le font pour des motifs où le fanatisme se mêle à un racisme exacerbé. Et la majorité des politiciens sionistes suivra cette tendance lourde ne serait-ce que pour garder des chances d’accéder aux responsabilités et parce que pratiquement tous doivent justifier d’états de services dans l’armée où les services secrets ; états qui se mesurent au nombre de civils tués et de maisons ou autres biens détruits.
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Cette évolution nous est généralement cachée par les grands médiats qui les occultent complètement ou les cantonnent à la marge. Comme si, par exemple, Mme Tzipi Livni n’était pas une des figures de cette évolution.

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Simplement, comme je me plais à le répéter, les temps changent pour l’entité sioniste et l’article que je vous propose en est une indication supplémentaire même s’il tente, de manière illogique, d’avoir une approche « équilibrée » comme on se plait à le dire en Occident.

Montée du sentiment anti-arabe dans la jeunesse après la guerre contre Gaza

Par Patrick MARTIN, Globe & Mail (Canada) 26 janvier 2009 traduit de l'anglais par Djazaïri

Jérusalem - Quand le dirigeant du parti religieux israélien Zionist Meimad a pris récemment la parole devant un rassemblement de 800 lycéens d'une banlieue de Tel Aviv, ses propos sur la vertu de la démocratie israélienne pour l'ensemble de ses citoyens ont été couverts par le bruit des étudiants qui chantaient « Mort aux Arabes. »

Le rabbin Melchior n'avait plus entendu l'expression de tells sentiments anti arabes depuis le désormais illégal parti Kach et le massacre de 29 Musulmans en prière à Hébron par Baruch Goldstein en 1994.

Mais ce sentiment progresse, et l'ex ministre Avigdor Lieberman et son parti Yisrael Beitenu surfent sur cette vague. Ils apparaissent comme les principaux vainqueurs politiques de la récente guerre à Gaza. Leurs positions anti arabes sans équivoque n'ont jamais été aussi populaires.

C'est M. Lieberman qui a mené la récente campagne pour interdire la participation des deux parties arabes d'Israël aux élections parlementaires du mois prochain. Il soutenait que leurs critiques publiques de l'attaque israélienne contre le Hamas à Gaza représentait un acte de déloyauté envers le pays en tant qu'Etat juif et sioniste.

M. Lieberman affirme depuis longtemps que tous les Arabes Israéliens devraient faire serment de loyauté au pays ou, s'ils ne le font pas, perdre leur citoyenneté.

La cour suprême du pays a statue en faveur des parties arabes, mais après que la commission électorale du parlement se soit prononcée en faveur de l'interdiction. Des représentants des grands partis que sont le Likoud, Kadima et le parti travailliste ont même voté en faveur de l'interdiction.

"La cour a effectivement donné aux parties arabes un permis de tuer l'Etat d'Israël en tant qu'Etat juif et démocratique, » affirme M. Lieberman qui ajoute que son parti n'abandonnera pas le combat.

Outre les serments d'allégeance, son parti veut échanger les populations arabes d'Israël contre les colonies israéliennes de Cisjordanie ; il considère que renoncer à n'importe quelle parcelle de terre en échange de la paix avec les voisins arabes est un principe « fondamentalement inopérant » qui devrait être abandonné, et il soutient que c'est en Jordanie que les Palestiniens devraient chercher à créer un Etat.

Les enquêtes d'opinion indiquent que de plus en plus d'Israéliens soutiennent cette approche ; Yisrael Beitenu devrait gagner 16 sièges aux élections du 10 février (il en a actuellement 11), autant que ce que devrait obtenir le parti travailliste.

Plus important, le parti pourrait être partenaire d'une coalition dans le gouvernement Likoud qui devrait se former – ce qui mettrait M. Lieberman en bonne position pour promouvoir son agenda.

"La montée de Yisrael Beitenu, avec son agenda raciste, est une évolution très dangereuse de la société israélienne, » explique Mohammad Darawshe, un Arabe de la ville israélienne de Nazareth et qui codirige l'Abraham Fund, une organisation qui encourage la coopération entre Arabes Israéliens et Juifs.

La tendance anti arabe est particulièrement forte dans la jeunesse, poursuit M. Darawshe. « D'après un sondage réalisé en mai, plus de 60 % des lycéens Juifs disent vouloir contrôler la participation politique des Arabes en Israël ; ils ne sont pas prêts à habiter dans le même immeuble que des citoyens Arabes ; ils n'aiment pas entendre parler arabe etc., dit-il. Ce racisme « doit être pris au sérieux et traité sérieusement, » affirme M. Darawshe, « comme doit l'être le séparatisme dans la communauté arabe. » «De plus en plus d'Arabes Israéliens veulent s'écarter de la société israélienne, y compris par le boycott des élections. »

"Malheureusement, [les deux tendances ont des agendas semblables; elles s'alimentent l'une l'autre."

Même la ministre des affaires étrangères Tzipi Livni, chef du parti Kadima, en a choqué beaucoup en disant que si des gens n'aiment pas ce que fait le gouvernement "ils peuvent partir."

Dans l'ensemble, la population arabe, tout en compatissant avec les souffrances des habitants de Gaza, n'est pas particulièrement radicalisée, certainement pas autant qu'elle l'était dans les premiers jours en 2003-2004 du soulèvement palestinien.

Pourtant, comme le dit M. Darawshe, le sentiment anti arabe du pays n'a jamais été aussi fort. Le parti de Lieberman "cherche, en définitive, un affrontement direct avec les citoyens arabes d'Israël" affirme-t-il. Et il s'inquiète de "l'absences d'efforts sérieux pour l'arrêter."

Les 100 personnes présentes au rassemblement de Yisrael Beitenu pour les électeurs anglophones mardi soir à Jérusalem ne veulent certainement pas l'arrêter. "C'est la clarté [de ce discours] qui est si attrayante" explique Yona Triestman, une trentenaire qui aide les nouveaux immigrants à s'installer en Israël. Et le message est certes très direct. A la fin de la soirée, Uzi Landau, un ancien ministre Likoud qui roule maintenant pour Yisrael Beitenu, se penche en avant et pointe son index vers l'assistance. "Vous devez vous souvenir d'une seule chose au sujet de notre plateforme," dit-il, "une seule chose à dire à vos amis: "Pas de loyauté, pas de citoyenneté."