lundi 7 février 2011

Ce ne sont pas les mariés de l'an II

Non, ce ne sont pas les mariés de l'an II qui posent sur la place de la Libération au Caire. Mais osons espérer que ce sont les mariés de l'an I de la révolution égyptienne! 



 Via Philip Weiss

dimanche 6 février 2011

Un rabbin dans la gueule du loup

C'est du moins ainsi que le Jerusalem Post caractérise le voyage du rabbin ultra orthodoxe israel Gabbai en... Iran, une terre "hostile" selon ce journal sioniste.

On imaginera volontiers un rabbin entrant clandestinement en république islamique d'Iran, dépouillé de tout signe extérieur de son appartenance au judaïsme et à la catégorie des rabbins.
Pourtant pas du tout. Ce rabbin est entré en Iran avec un visa obtenu grâce à l'intervention de la communauté juive locale et il a circulé en Iran vêtu de sa tenue de juif hassidique.

Chiourim.com donne un compte rendu magnifié du séjour iranien de ce rabbin qui apparemment vient juste après Jésus en matière de miracles.
Bien sûr, le rabbin Gabbai a constaté que «"La peur des iraniens dans la rue se voit sur leur visage. Elle me rappelle celle que j’ai connu sous le régime communisme."
Il ne s'est pas dit que peut-être les gens avaient peur de lui et de son accoutrement qui faisait peut-^tre penser à un sorcier en vadrouille?
Chiourim nous rapporte que le rabbon Gabbai d'était rendu en Iran afin d'avoir un aperçu de l'état des tombes juives, dont certaine sont présumées avoir un caractère historique comme celle du prophète Daniel.

Selon Chiorim.com,
Il est revenu très choqué de ce qu’il a vu. La plupart des cimetières ont disparus, remplacés par des terrains de jeux. Ceux qui restent, sont menacés du même sort.
Le site des juifs hassidiques est cependant beaucoup plus sobre puisqu'il n'évoque rien de particulièrement inquiétant au sujet de ce séjour dans un lieu qu'il qualifie lui aussi d'hostile. On comprendra en fait que tous les lieux où les juifs ne dominent pas sont en fait des lieux hostiles (par exemple hors du ghetto). Au sujet des tombes, il note:
S'il a été satisfait de constater que les tombes de Mordechai et d'Esther étaient bien entretenues, il a été perturbé, dit-il, de découvrir "que certaines tombes juives avaient disparu, et que dans d'autres endroits, des terrains de football avaient été construits sur les tombes des tzadikim."
Il y a bien un problème pour le maintien des cimetières juifs ordinaires, ce qui a beaucoup à voir avec l'émigration massive des Juifs iraniens, mais ces cimetières sont loin d'avoir tous disparu.

George W. Bush annule une visite en Suisse de crainte d'être arrêté!

La réactivité de la presse française m'étonnera toujours. L'ex président des Etats Unis George Bush annule une visite dans un pays étranger par crainte d'être placé en état d'arrestation et seul un organe de presse hexagonal, 20 minutes, en parle.
Vous me direz, Bush se rendait peut-être dans un pays éloigné qu'on aurait du mal à situer sur une carte?
Que nenni puisque c'est en Suisse qu'il avait prévu de se rendre. La Suisse qui est quand même un pays limitrophe de la France! Bush devait prendre la parole à l'occasion d'un gala de la "communauté juive", appellation contrôlée de ce qui est en réalité la clique sioniste en Suisse car on a peine à imaginer quelle contribution George Bush peut apporter au bien être de la communauté juive helvétique.
Sinon, les organes étrangers d'informations , notamment suisses en parlent. On en parle aussi par exemple en Grande Bretagne, en Allemagne, en Inde et bien sûr aux Etats Unis.

Bush annule une visite en Suisse face au tollé suscité par sa venue

20 minutes (France) 05 février 2011
L'ex-président américain George Bush a annulé un déplacement en Suisse, où il devait prendre la parole le 12 février à Genève lors d'un dîner de gala de la communauté juive, à la suite du branle-bas de combat provoqué par cette visite.

Des plaintes pour crimes de torture ont été déposées auprès de la justice genevoise contre l'ancien chef de la Maison blanche et plusieurs organisations de défense des droits de l'homme entendaient intenter d'autres poursuites visant à le faire arrêter.

Des mouvements de gauche avaient en outre l'intention de manifester contre sa participation au gala caritatif annuel du Keren Hayesod, dont les organisateurs ont maintenu le dîner mais annulé l'intervention de Bush "pour ne pas mettre en péril les personnes et les biens".

Le parquet de Genève a annoncé avoir enregistré "un certain nombre de plaintes" au pénal contre Bush pour tortures, un crime punissable aux yeux du droit international.

Dans ses mémoires, Bush défend ardemment la pratique du "waterboarding", une simulation de noyade, pratiquée sous son mandat, entre 2001 et 2009, à l'encontre de détenus soupçonnés d'être des "terroristes". Il la justifie par la nécessité d'éviter un nouveau 11-Septembre.
La Suisse obligée de l'arrêter?
La plupart des juristes spécialistes des droits de l'homme considèrent cette pratique à l'encontre de prisonniers capturés en Afghanistan ou en Irak comme une forme de torture, or celle-ci est bannie par une convention internationale de 1987 que la Suisse comme les Etats-Unis ont ratifiée.

Dominique Baettig, député de l'Union démocratique du centre (extrême droite), a écrit la semaine dernière au gouvernement confédéral pour réclamer l'arrestation de Bush pour crime de guerre s'il venait en Suisse.

L'Organisation mondiale contre la torture, basée à Genève, a affirmé que la Suisse serait légalement contrainte aux termes du droit international et de la législation confédérale d'arrêter Bush s'il mettait les pieds sur le territoire national.

Alors que les autorités assurent que Bush jouirait d'une certaine immunité pénale en tant qu'ex-président, l'OMT souligne qu'"il n'existe aucune loi octroyant un statut particulier" aux anciens chefs d'Etat.

L'OMT a écrit à la présidente de la Confédération, Micheline Calmy-Rey, pour lui faire valoir qu'il existait "un faisceau convaincant de preuves de la politique américaine de torture et de mauvais traitements" durant la présidence de Bush.

vendredi 4 février 2011

Nurserie saoudienne pour autocrates du monde arabe

Une image amusante qui m'est parvenue de Tunisie via Rachid d'Alger et Djamel de Vénissieux. Manque peut être le souverain Chérifien...


mercredi 2 février 2011

Les sionistes ne veulent pas de cacahouètes...

 ... mais du pognon comme d'habitude. parce que les cacahouètes, c'est peanuts comme on dit en français.

C'est en effet plus de cinq millions de dollars de dommages et intérêts qu'une bande de délinquants sionistes vient de réclamer par une "class-action" en justice contre l'ancien président US Jimmy Carter sur le modèle de ces malades qui ont attaqué l'industrie du tabac.
Ces sionistes, spécialistes du mensonge à tous les niveaux et de l'extorsion de fonds, reprochent à Jimmy Carter d'avoir travesti la réalité de la situation en Palestine occupée et d'avoir mis en vente un ouvrage de fiction présenté comme un document.
Jimmy Carter n'a pas daigné répondre à ces misérables sionistes qui ne représentent rien d'autre qu'une officine qui prend ses ordres à Tel Aviv. Sa maison d'adition, Simon & Schuster a par contre réagi vivement et à mon avis ces sionistes en seront pour leurs frais au sens propre comme figuré du terme.

New York - 5 millions de dollars de dommages et intérêts demandés à Jimmy Carter pour son livre 'Palestine'
par Bruce Golding, New York Post (USA) 1er février 2011 traduit de l'anglais par Djazaïri

New York - Ils veulent plus que seulement des cacahouètes..

Jimmy Carter dans l'exploitation familiale d'arachides
Un groupe de lecteurs mécontents réclame aujourd'hui plus de 5 millions de dollars par voie de justice au président Jimmy Carter pour son livre "Palestine - la paix, pas l'apartheid."

La requête déposée à la cour fédérale de Manhattan affirme que ce best-seller paru en 2006 "est truffé d'erreurs démontrables, d'omissions et de déformations intentionnelles de la réalité dans le but de promouvoir la propagande de carter contre Israël."
Cette action en justice collective accuse le lauréat du prix Nobel ainsi que son éditeur Simon & Schuster de rupture de contrat, d'enrichissement injuste et de tromperie pour avoir fait la promotion de ce livre à 27 dollars en tant qu'oeuvre non fictionnelle.

"La requête en justice met en cause les actions des accusés visant à capitaliser sur le statut de Carter en tant qu'ancien président des Etats Unis pour induire en erreur des lecteurs naïfs qui ont pensé pouvoir faire confiance à leur ancien président pour dire la vérité," lit-on sur les documents remis au tribunal.

L'attaché de presse de Carter n'a pas répondu à notre demande de commentaires, mais Simon & Schuster a qualifié les poursuites de "frivoles" et "sans fondement."
"C'est une attaque ignoble contre la liberté d'expression et nous avons l'intention de nous défendre avec vigueur," a déclaré son porte parole Adam Rothberg.

mardi 1 février 2011

40 professeurs marocains tentent de s'immoler par le feu à Rabat (tout va bien au maroc)

La surprise est venue de Tunisie (où tout allait bien aussi) avec une agitation sociale et politique qui a commencé en décembre et a abouti au départ précipité du président ben Ali après plus de 20 années de pouvoir. 
D'autres pays arabes ont connu ou connaissent des troubles sociaux et politiques: en Algérie au début de cette année, puis au Yémen, en Jordanie et surtout en Egypte.
Il n'aura échappé à personne en France qu'on ne pariait guère à Paris sur un succès de la contestation en Tunisie. Au point que la presse, qui avait tenté au maximum de taire les manifestations tunisiennes, s'était empressée de braquer les projecteurs sur les troubles survenus en Algérie.en ce début d'année Il est vrai que ces troubles avaient diffusé rapidement avant de cesser presque aussi rapidement moyennant de fortes actions de répression et des promesses relatives à la hausse des prix.

On admettra ici que la situation économique et politique (un taux de chômage élevé, les difficultés de logement, la corruption etc.) en Algérie est tout à fait de nature à entraîner une agitation de type révolutionnaire comme dans le pays voisin même si le paysage politique et l'histoire récente rendent les choses beaucoup plus incertaines. Et l'Algérie a déjà connu ce genre de situation avec une ouverture démocratique sans précédent en Afrique du Nord qui s'est cependant soldée par une épouvantable guerre civile.
Tout ça pour dire surtout qu'en Occident on est très gêné d'assister à la déconfiiture de régimes politiques "amis" et qui entretiennent des relations officielles (Jordanie, Egypte) ou officieuses (Tunisie) avec l'entité sioniste.
Le régime algérien a bien des défauts mais il a pour l'heure toujours résisté, malgré les velléités de certains, à la tentation de pactiser avec le régime sioniste. Et il n'aura échappé à personne qu'en Egypte, comme en Jordanie et en Tunisie, au milieu des slogans dénonçant le chômage, le coût de la vie ou le manque de libertés publiques, nous avons eu des slogans dénonçant l'Etat sioniste. Aucun antisémitisme là dedans, puisqu'aucun slogan ni pancarte n'a accusé les "juifs" des maux affligeant les pays en proie à l'agitation révolutionnaire. Cet aspect est particulièrment évident en Jordanie et en Egypte pour les raisons que chacun connaît.
Mais tiens, il y a un pays dont on n'aime pas beaucoup parler en France, c'est le Maroc. Comme vous le savez, tout va bien au Maroc, mieux que dans les pays voisins comme la Tunisie (pour France Soir, le Maroc est voisin de la Tunisie!?).
Deux preuves seulement: un éminent intellectuel Français y possède une résidence princière secondaire; de nombreux retraités Français affluent dans ce pays de Cocagne pour y goûter un repos bien mérité!

Bon, pourtant tout ne va pas bien au Maroc ainsi que le laisse entendre cette dépêche de l'AFP. J'en parle simplement parce que pour l'instant aucun site français d'information n'a repris cette dépêche (au contraire de la presse espagnole). Notez bien que le titre de la dépêche AFP omet le fait précisé par la dépêche espagnole que ce sont 40 enseignants qui prévoyaient de s'immoler par le feu devant le ministère.
Le journal espagnol Publico titre en effet:
40 professeurs Marocains tentent de s'immoler par le feu

RABAT — Un jeune homme a été blessé après avoir tenté de s'immoler par le feu au cours d'un sit in de protestation mardi devant le ministère de l'Education à Rabat, ont annoncé l'agence officielle MAP et le quotidien Akhbar Al Youm.

Le jeune homme, qui participait à une manifestation de protestation d'enseignants contractuels réclamant leur titularisation, s'est aspergé d'essence et a menacé de s'immoler, a précisé le journal arabophone dans un article à paraître mercredi et transmis à l'AFP. Selon l'agence MAP les jours du jeune homme ne sont pas en danger.

Le quotidien cite deux versions sur la suite : l'une selon laquelle le jeune homme a alors allumé un briquet, l'autre selon laquelle c'est une autre personne qui a mis le feu. Une source policière a confirmé à l'AFP la seconde version, précisant que la personne ayant mis le feu était recherchée.

La police et des pompiers sont rapidement intervenus pour éteindre les flammes. Le groupe de protestataires avait publié la veille un communiqué dans lequel il menaçait de procéder à une immolation par le feu.
Selon Akhbar Al Youm, la victime a subi des brûlures graves et une autre personne a été légèrement brûlée au cours de cet incident.
Quatre tentatives d'immolation par le feu ont eu lieu au Maroc en une dizaine de jours. Selon les autorités, deux d'entre elles étaient dues à des problèmes psychiatriques ou d'héritage. Aucun décès n'a été signalé.
L'immolation par le feu d'un jeune homme, le 17 décembre à Sidi Bouzid, dans le centre de la Tunisie, est à l'origine de la révolte populaire qui a fait chuter un mois plus tard le régime du président Zine El Abidine Ben Ali.
Depuis, plusieurs tentatives de suicide par le feu, parfois mortelles, ont été recensées dans les pays de la région.