lundi 12 septembre 2011

Quand un ambassadeur des Etats Unis prône une éducation sioniste pour les enfants Juifs de son pays.


Normalement, quand un Etat nomme un ambassadeur dans une capital étrangère, ce représentant a en charge la défense des intérêts de son pays et le développement de la coopération avec le pays hôte, dans l’intérêt mutuel.
C’est la situation normale, sauf quand l’ambassadeur en question représente les Etats Unis et qu’il est nommé à Tel Aviv. Il se peut en effet alors que ce plénipotentiaire se soucie plus des intérêts du «peuple juif» que de la nation qu’il est supposé représenter.
Le pourcentage de nos amis qui ont, comme nous, choisi de mettre les questions qui préoccupent la communauté juive, y compris Israël, au cœur de leurs vies professionnelles ne cesse jamais de m’étonner. Mais il peut être trompeur. De nombreuses études ont montré que de plus en plus de jeunes Juifs Américains se sentent déconnectés, ou au mieux ambivalents, par rapport à Israël. Des programmes très utiles comme Birthright [droit naturel] ont permis à beaucoup d’être exposés à cette connexion, mais de nombreux autres n’ont pas été touchés.
Comme JPPI et d’autres l’ont observé, un plus fort engagement en faveur de l’éducation sioniste pour la jeunesse juive américaine pourrait faire beaucoup pour renforcer des liens que nous voulons encore plus étroits dans la prochaine génération, ce qui pourrait ne pas être le cas si rien n’est fait.
Ce que vous venez de lire  est un extrait d’un discours prononcé le 6 septembre 2011 par Dan Shapiro, le nouvel ambassadeur des Etats Unis à Tel Aviv, devant le Jewish People Policy Institute (JPPI), un think-tank sioniste basé en Palestine occupée.

Voilà un monsieur qui s’exprime en qualité d’ambassadeur des Etats Unis dans un pays étranger et qui explique la nécessité de mieux sensibiliser une partie de la population de son pays à une idéologie qui lui dit que sa véritable patrie est ailleurs.
Et si on comprend bien, ce ne sont pas les Etats Unis qui sont au cœur de la vie professionnelle de l’ambassadeur mais plutôt l’entité sioniste. Et ce monsieur, au lieu de prôner une éducation américaine pour certains citoyens des USA, prône une éducation sioniste.

Conclusion : les Etats Unis sont très bien représentés à Tel Aviv. Dommage que M.Obama et Mme Clinton se fatiguent à désigner un ambassadeur là-bas, ils devraient laisser ce travail à Avigdor Lieberman qui ne pourrait pas faire mieux.

Via le blog de Philip Weiss..

dimanche 11 septembre 2011

Libye: la ville de Tawergha enfin libérée de ses habitants par les "rebelles" de Sarkozy


Il y a un mot de la langue française qui est fichtrement mal employé depuis quelques temps, c’’est le mot « révolutionnaire » appliqué aux prétendus rebelles qui sont entrés dans la capitale libyenne sous les auspices de l’OTAN et qui assiègent en ce moment certaines villes irrédentistes comme Beni Walid ou Syrte. Villes que l’OTAN bombarde d’ailleurs copieusement car les fameux « rebelles » n’ont jamais emporté le moindre succès militaire sans que l’OTAN mette sérieusement la main à la pâte.
Et force est de dire que plus on en apprend sur ces révolutionnaires, plus on les trouve abjects. Ce qui n’a rien d’étonnant quand on voit qui les soutient : les militants tiers-mondistes «Fidel» Sarkozy et  «Che» Cameron, les princes « rouges » du Qatar et d’Arabie Saoudite, sans oublier  le grand émancipateur, « Nelson Botula » Henri-Lévy.

L’article que je vous propose s’inscrit dans le sillage d’autres  informations qui émergent sur la mentalité des cinglés que l’OTAN a chargé d’apporter la démocratie en Libye.
Vous me direz que c’est une preuve de la liberté d’informer. Certes, il est difficile dans un monde « globalisé » comme on dit de tout mettre sous le boisseau et les journalistes n’ont pas forcément tous perdu leur professionnalisme.
Mais pour que des informations comme celles-ci puissent paraître, il faut le plus souvent respecter certaines conditions : la première est qu’il faut donner la raison des agissements des criminels, en faisant éventuellement comprendre que ce n’est pas une bonne raison, mais  sans souligner ce fait que ce n’est pas une bonne raison. Un lecteur peu attentif retiendra qu’il y a une rationalité compréhensible dans la démarche des « rebelles ».
La deuxième condition est de charger l’autre camp de crimes encore plus abjects ; des crimes dont on attend bien entendu les preuves.
Et puis admirez le procédé : une ville qui était comme toute autre ville la ville de ses habitants est devenue par la magie d’un titre « la ville de Kadhafi. » Après tout, si c’était la ville de Kadhafi, tout est donc permis…

Personnellement, je ne peux que souhaiter la défaite de ces prétendus rebelles. De la même manière, je ne peux que souhaiter la comparution devant un tribunal des dirigeants politiques qui leur ont permis de commettre leurs exactions et dont les armes, avions, navires de guerre, ont semé mort et destruction en Libye.
Un de ces dirigeants vient de commémorer en son palais présidentiel les attentats du 11 septembre 2001 à New York. Il n’a vraiment honte de rien, lui dont les armes ont tué et continuent à tuer  bien plus de personnes en Libye.
D’ailleurs, vous ne trouverez rien dans la presse française sur ce crime de guerre commis à Tawergha.



Andrew Gilligan visite les lieux  qui semblent être ceux des premières grandes représailles contre les partisans du régime de Kadhafi
Par Andreew Gilligan à Tawergha, The Telegraph (UK) 11 septembre 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri
Jusqu’au  mois dernier, la ville de Tawergha abritait 10 000 civils.
Mais à l’heure du crépuscule la semaine dernière, les immeubles d’habitation s’étirent noirs et morts, au loin, et les seuls êtres à se mouvoir sont des moutons.

Ce secteur pro Kadhafi a été vide de sa population, vandalisé et partiellement incendié par les forces rebelles. Le Sunday Telegraph a été le premier à visiter les lieux de ce qui semble avoir été les premières représailles majeures contre des partisans de l’ancien régime.
“Nous leur avions donné trente jours pour partir,” explique Abdul el-Mutalib Fatateth, l’officier qui commande la garnison rebelle à Tawergha, tandis que ses soldats jouent au baby-foot devant un immeuble d’habitation vide. « Nous avions dit que s’ils ne partaient pas, ils seraient pris par la force et emprisonnés. Tous sans exception sont partis et nous ne leur permettrons jamais de revenir. »
Les habitants de Tawergha et leurs voisins de Misurata, à une trentaine de kilometers plus loin, étaient dans des camps opposes pendant la révolution libyenne. Tandis que les habitants de Misurata assiégée luttaient courageusement pour sauver leur ville des forces e Kadhafi qui l’encerclaient, certains des obus d’artillerie qui leur tombaient dessus venaient de Tawergha.

“Nous leur avions demandé de ne pas nous combattre, parce qu’ils sont nos frères mais ils avaient continué à le faire, » affirme M. Fatateth. Mais il semble reconnaître que les habitants de la ville avaient été pris entre deux feux puisqu’il explique que « Kadhafi prenait les gens de Tawergha et s’en servait comme boucliers humains quand ses troupes approchaient de Misurata. »
Les rebelles disent que des civils volontaires de Tawergha étaient avec les soldats de Kadhafi quand ils ont pillé des dizaines de maisons à Misurata en mars. Il y a aussi des allégations, impossibles à vérifier, de viols et d’autres exactions commis par des gens de Tawergha.
Quelle que soit la vérité, il n’y aura sans doute guère de place pour la réconciliation dans ce coin de la nouvelle Libye. Pour la première fois dans [la couverture médiatique de] la révolution libyenne, nous avons pu voir un grand nombre de maisons et pratiquement chaque boutique, systématiquement saccagés, pillés ou incendiés.
.
Même l’hôpital local a été saccagé. Les lits ont été tirés hors des chambres et lacérés. Les vitres des fenêtres et des portes ont été cassées. Les médicaments, les ordonnanciers et les feuilles d’imprimante ont été éparpillés dans les couloirs, et les médecins et les infirmières ont disparu avec tous les autres.
A l’extérieur, il faut faire attention à ne pas marcher sur une des mines anti-personnel qui jonchent le trottoir.
L’explication de tout ça se trouve dans les drapeaux verts de Kadhafi qui flottent encore devant de nombreux  appartements. Il est hors de doute que cette ville était un soutien du régime. Mais ce soutien semble s’être exprimé à différents niveaux.
Certaines des maisons ont apparemment servi à combattre, et ont des impacts de balles sur les murs. Par contre, la majorité des propriétés pillées ou vandalisées n’en avaient aucun.
M. Fatateth assure que certaines avaient été investies par des miliciens pro Kadhafi après la fuite des civils et que deux jours de bataille avaient suivi avec les forces rebelles les 10 et 11 août.

Et comme souvent en Libye, il y a aussi un soubassement raciste. Beaucoup d’habitants de Tawergha, quoique n’étant pas des immigrés ni de ces mercenaires Africains de Kadhafi dont on parle tant, sont des descendants d’esclaves, et ont la peau plus foncée que beaucoup de Libyens.
Au bord de la route qui mène à Tawergha, la brigade de Misurata a peint un slogan qui dit " la brigade de nettoyage des esclaves [et] des peaux noires".

“Nous avons rencontré des habitants de Tawergha en détention, emmenés de chez eux simplement pour être de Tawergha, » explique Diana Eltahawy, une enquêtrice d’Amnesty International qui se trouve actuellement en Libye. « Ils nous ont dit avoir été forcés de s’agenouiller et avoir été frappé avec des bâtons. »

Même la fuite n’est, semble-t-il, pas suffisante pour se sauver. Des gens de Tawergha ont été arrêtés à des barrages routiers, pris dans des hôpitaux ou arrêtés dans la rue. « Ils ont vraiment peur. Ils n’ont nulle part où aller, » déclare Mme Eltahawy.
Amnesty dit avoir vu le 29 août un patient originaire de Tawergha emmené de l’hôpital central de Tripoli par trois hommes, dont un armé, pour « interrogatoire à Misurata ». Amnnesty a aussi appris qu’au moins deux personnes originaires de Tawergha avaient disparu après avoir été emmenés d’hôpitaux de Tripoli pour interrogatoire. Un contrôleur aérien de 45 ans et son oncle ont été arrêtés par des rebelles armés alors qu’ils faisaient des courses dans le quartier Firnaj de Tripoli le 28 août.
Ils avaient été emmenés dans les quartiers du Conseil Militaire à l’aéroport de Mitiga, tout près de la capitale à l’est.. Ces hommes ont déclaré à Amnesty avoir été frappés à coups de crosse de fusil et reçu des menaces de mort. Tous deux ont été détenus plusieurs jours à Mitiga et sont toujours prisonniers à Tripoli.

Beaucoup d’habitants de Tawergha se terrent maintenant dans des campements de fortune près de Tripoli. Mais même là-bas, ils ne sont pas en sûreté. Dans un camp, un groupe d’hommes armés a fait irruption et a arrêté une dizaine d’habitants de Tawergha. Leur sort reste inconnu. Une autre femme du camp dit que son mari a quitté le camp pour aller faire une course au centre de la capitale il y a une semaine. Elle ne l’a pas revu depuis.
“Si nous retournons à Tawergha, nous serons à la merci de la brigade de Misurata,” explique un des réfugiés qui refuse qu’on donne son nom. « Quand ils sont entrés dans notre ville à mi-Ramadan [mi-août] et l’ont bombardée, nous nous sommes enfuis avec seulement nos vêtements sur le dos. Je ne sais pas ce qu’il est advenu de nos maisons et nos biens. Je suis maintenant ici dans ce camp, mon fils est malade et j’ai trop peur pour aller à l’hôpital en ville. Je ne sais pas ce qui va nous arriver maintenant. »

Les exactions des rebelles ne sont rien en comparaison de celles du régime. Les gens qui ont vu les squelettes calcinés de prisonniers, massacrés à la mitrailleuse pendant la retraite de la brigade Khamis de Kadhafi ou qui ont assisté aux bombardements indiscriminés sur Misurata n’oublieront pas ces scènes de si tôt.
Mais les vieilles habitudes répressives des Libyens pourraient bien se réveiller spontanément..

Et ce n’est pas la première fois que des civils pro Kadhafi ont souffert de représailles. En juillet, alors que les rebelles quadrillaient les montagnes du Nefousa, le village de Gawalish a subi un sort tout à fait similaire. Beaucoup de ses habitants, des retraités et de jeunes enfants ne pouvaient tout simplement pas avoir participé à une quelconque action militaire pour le régime.
Dans la ville fantôme de Tawergha, on éprouve peu de sympathie pour la situation critique des victimes.

Selon M. Fatateth, “Le conseil militaire va decider de ce qui se passera pour les habitations. Mais les habitants de Tawergha devront passer sur nos cadavres pour revenir."
Ibrahim al-Halbous,, un aute chef rebelle local, le dit encore plus simplement.
«Tawergha n’existe plus,» dit-il.

samedi 10 septembre 2011

Quand le lobby sioniste censure des dessins d'enfants


Les sionistes vivent dans la peur, nous le savons. Et c’est cette peur qui les rend dangereux car c’est la peur du voleur et de l’assassin, du criminel sans foi ni loi.
Plus ils ont peur et plus ils estiment nécessaire de montrer ce qu’ils appellent leur « force » qui n’est en réalité qu’une machinerie de destruction dont ils n’ont de cesse de vanter l’efficacité. C’est d’ailleurs un argument de vente pour les services qu’ils proposent aux Etats qui sont assez sots pour les impliquer dans leur politique de sécurité nationale.

De fait, les sionistes on peur de presque tout : des Arabes et des Palestiniens au premier chef, de l’antisémitisme et de l’absence d’antisémitisme, de la puissance montante de l’Iran, des Juifs qui ne sont pas sionistes ou, pire, qui sont antisionistes.
Ils ont même peur des enfants Palestiniens. Pas seulement pour la menace démographique qu’ils représentent mais aussi parce qu’ils sont et resteront les témoins du déracinement d’un peuple tant que ce dernier n'aura pas recouvré ses droits.

Ce n’est pas pour rien que les sionistes voudraient non seulement contrôler le contenu des manuels scolaires palestiniens, mais aussi contraindre par le biais des nations Unies, les enfants Palestiniens à recevoir une éducation à « l’holocauste » ou à la « shoah ».
Par contre, il n’est pas question du point de vue sioniste de laisser les enfants Palestiniens dire leur  vérité sur ce qu’ils subissent, eux et leurs familles du fait des agissements des terroristes sionistes.

Les sionistes sont en effet très vigilants par rapport à toutes les manifestations publiques qui seraient susceptibles de toucher un public plus large que celui qui est déjà sensibilisé à la cause palestinienne.
On l’a vu en France avec par exemple les déboires de Stéphane Hessel où l'existence du lobby sioniste est apparue au plus grand nombre. On le voit encore plus aux Etats Unis où le lobby en question vient d’obtenir l’annulation d’une exposition d’œuvres picturales réalisées par des enfants de Gaza. Il est vrai que cette exposition devait se tenir dans un musée bien connu et qu’elle était susceptible justement de drainer un large public.


Un dessin d'enfant Palestinien censuré par le lobby sioniste

Communiqué de presse
Pour diffusion immédiate

Berkeley, Californie – le Museum of Children’s Art d’Oakland (MOCHA) a décidé d’annuler une exposition artistique d’enfants Palestiniens de la bande de Gaza. La Middle East Children Alliance (MECA) qui était partenaire du musée pour présenter l’exposition a été informée jeudi 8 septembre 2011 de la décision par le directeur du musée. MECA et le musée travaillaient ensemble sur cette exposition baptisée «Un regard d’enfant de Gaza».
MECA a appris que des organisations pro israéliennes de la région de San Francisco ont conjugué leurs efforts pour faire revenir le musée sur sa décision d’exposer des créations artistiques d’enfants de Gaza.Barbara Lubin, directrice exécutive de MECA, a exprimé sa consternation devant la décision du musée de censurer l’exposition en contradiction avec sa mission “de faire en sorte que les arts soient quelque chose d’essentiel dans la vie de tous les enfants. »“Nous ne comprenons que trop bien la pression énorme qui s’est exercée sur le musée. Mais qui sort gagnant ? Le musée n’est pas gagnant. MECA n’est pas gagnante. Les habitants de la région de San Francisco ne sont pas gagnants. C’est notre liberté d’expression fondamentale garantie par le Constitution qui est perdante. Les enfants de Gaza sont perdants, » a-t-elle déclaré. «Les seuls gagnants sont ceux qui dépensent des millions de dollars pour censurer toute critique d’Israël et faire taire les voix des enfants qui vivent au quotidien sous un siège militaire et l’occupation ».“Malheureusement, cet incident troublant n’est qu’un exemple parmi beaucoup d’autres dans tout le pays qui voit certaines organisations réussir à réduire au silence le point de vue palestiniens, qui comprend l’expression artistique. En fait, certaines organisations ont même provisionné des fonds spécialement à cet effet. L’an dernier, la Fédération Juive d’Amérique du Nord et le Jewish Council for Public Affairs ont malheureusement lance une initiative d’un montant de 6 millions de dollars pour réduire efficacement au silence les voix palestiniennes même dans les “institutions culturelles.”L’exposition gratuite, coparrainée par près d’une vingtaine d’organisations locales, devait ouvrir ses portes le 24 septembre, et prévoyait des activités spécifiques pour les enfants et les familles, dont un atelier de dessin et des lectures de poésie.
La bande de Gaza avec sa population de 1,6 million d’habitants est assiégée depuis qu’Israël lui a imposé un blocus en 2006. Les Nations Unies et de nombreuses organisations des droits de l’homme dans le monde ont condamné le blocus en tant que forme inhumaine et cruelle de châtiment collectif.



“Bien que les enfants de Gaza vivent en subissant des politiques israéliennes qui les privent de tout ce qui est basique, ils réussissent à travers l’art à exprimer leurs réalités et leurs espoirs. C’est vraiment très triste qu’il se trouve des gens aux Etats Unis pour les faire taire et démolir leurs rêves,” explique Ziad Abbas, directeur associé de MECA. MECA est déçue de la décision du musée de refuser aux habitants de la région de San Francisco la possibilité de voir des productions artistiques d’enfants Palestiniens, et elle s’engage à trouver un autre lieu d’exposition.“Nous avons fait la promesse aux enfants que leurs œuvres seraient montrées et nous allons tenir cette promesse,” a affirmé Lubin.

D’après ce qu’on peut trouver sur Google, cette info a été répercutée par les media suivants : Muzzle Watch (Jewish Voice for Peace), Al Ahram (Egypte), le  San Jose Mercury News  et la San Francisco Chronicle.

vendredi 9 septembre 2011

Saga Libya, attention les secousses!


Leadership est une lettre d’information sud africaine destinée à ce qu’on appelle communément des « leaders », c’est-à-dire des gens qui comptent et exercent une influence plus ou moins grande sur l’opinion et les décideurs. Quand ils ne font pas partie eux-mêmes des décideurs.
Dans un article d’opinion traitant de l’intervention de l’OTAN en Libye, le journaliste Stef Terblanche ne fait guère preuve d’originalité, il fait bien mieux que ça puisqu’il nous donne un aperçu de l’état d’esprit de nombreuses élites africaines sur l’opération coloniale conduite par les puissances coalisées dans l’OTAN, principalement les deux ex grandes puissances coloniales, le Royaume Uni et la France.
Deux pays qui ont en effet dupé des Etats qui, comme l’Afrique du Sud, entendaient utiliser le levier onusien pour éviter un bain de sang en Libye et favoriser une issue négociée à la crise politique traversée par ce pays.
Non seulement la France et la Grande Bretagne ont outrepassé allègrement les objectifs assignés par la résolution 1973 de l’ONU mais ces deux pays se sont ingéniés à faire capoter toutes les initiatives de paix de l’Union Africaine.
La France et la Grande Bretagne sont peut-ête fières de leurs agissements qui ont débouché sur l’éviction du colonel Kadhafi mais peut-être devront-elles un jour rendre des comptes pour les immenses destructions qu’elles ont causé mais surtout pour le bain de sang qu’elles ont provoqué.
Alors que la résolution 1973 visait précisément à l’éviter. Mais rassurez-vous, vos journaux vous apprendront sans doute que la très grande majorité des dizaines de milliers de personnes tuées l'ont été du fait des forces du colonel Kadhafi. La presse est effectivement chargée de passer le shampoing moquette sur le tapis de bombes rouge de sang déversé par la France, la Grande Bretagne et les Etats Unis.
Disons cependant à MM. Sarkozy, Cameron et Obama que certaines victoires sont lourdes de désillusions à venir car il est clair que l’Afrique du Sud n’est pas prête de digérer le camouflet qu’elle a subi et une entreprise coloniale qui est antithétique avec toute l’histoire de cette nation.
Or, l’Afrique du Sud est déjà un pays qui compte et comptera encore plus demain, c’est un pôle de puissance qui émerge en Afrique et entraînera bientôt dans son sillage toute l’Afrique australe. D’autre pôles de puissance émergeront sans doute, je pense ici au Nigeria dont le gouvernement a reconnu l’autorité du CNT mais où de nombreuses voix s’élèvent pour demander au chef de l’Etat de rapporter cette décision.
Comment elle disait déjà la chanson de Yannick Noah ?
Ah oui : « Saga Africa, attention les secousses ! »

Par Stef Terblanche, Leadership (Afrique du Sud) 5 septembre 2011traduit de l’anglais par Djazaïri
La semaine dernière, le monde a été gratifié du spectacle de la conférence de Paris où des dirigeants occidentaux, l’un après l’autre – en compagnie de quelques dictateurs arabes de service – se sont tapés sur l’épaule pour se féliciter d’avoir «libéré» la Libye du pouvoir de Mouammar Kadhafi. Ce qui rappelait irrésistiblement l’infâme conférence de Berlin en1884 où l’Afrique avait été découpée entre colonisateurs européens.
A juste titre, le président Sudafricain Jacob Zuma a fait savoir – comme tout Africain qui se respecte aurait dû le faire – qu’il n’aurait rien à voir avec le cynisme de ce cirque organisé ostensiblement  par le président Français Nicolas Sarkozy et le premier ministre Britannique David Cameron, pour décider de l’avenir de la Libye… comme si ce n’était pas aux Libyens et aux Africains eux-mêmes.de le faire.
En fin de compte, il y avait une absence flagrante de dirigeants Africains influents, un certain nombre de pays africains et l’Union Africaine (UA) ayant refusé de reconnaître le Conseil National de Transition (CNT) installé par l’OTAN en tant que nouveau gouvernement de la Libye. L’Algérie, voisine de la Libye, était présente mais seulement comme observateur et peut-être seulement parce que sa frontière commune avec la Libye lui a donné des motifs impérieux..
La Russie et la Chine – qui se sont toutes deux opposées à la campagne militaire conduite par l’OTAN pour chasser Kadhafi – étaient aussi présentes comme pays observateurs, la Russie ayant reconnu le CNT à peine quelques jours auparavant. Cependant, ces deux pays ont d’importants intérêts présents en Libye tandis que la Chine a aussi d’énormes intérêts ailleurs en Afrique, par exemple en Angola qui est maintenant son plus gros fournisseur de pétrole.
Pour beaucoup de gens, la conférence de Sarkozy et  Cameron, version 2011 de la “ruée vers l’Afrique”, ramène aussi à l’esprit le discours d’acceptation du leader de l’ANC Albert Luthuli quand il reçut le prix Nobel de l paix et dit : « Notre continent a été découpé par les grandes puissances. Des gouvernements étrangers ont été imposés au peuple africain par la conquête militaire et la domination économique. »
Comme Vusi Gumede de l’université de Johannesburg nous l’a rappelé si éloquemment dans un article d’opinion du Sunday Independent ce weekend : « Un cas d’espèce 50 ans plus tard est la douloureuse question de la Jamahiriya Arabe Libyenne. Il y a d’autres cas comme la Côte d’ivoire qui est une bombe à retardement. »

A ces deux cas, Gumede aurait pu ajouter la “domination économique”  par la Chine qui s’accentue dans de nombreux pays africains, ou le désordre anarchique que les Etats Unis ont laissé derrière leur tentative de « conquête militaire » en Somalie.
Ce dernier pays avait d’abord été un pion géopolitique pendant la guerre froide entre les USA et l’Union Soviétique dans leur volonté de contrôler la Corne de l’Afrique. Les USA avaient maintenu de bonnes relations avec le régime meurtrier de Siad Barre jusqu’à son éviction. Le pays se désintègrera dans une anarchie complète et les Etats Unis prendront la fuite la queue entre les jambes après la tragédie de l’hélicoptère tombé entre les mains des seigneurs de la guerre.
Aujourd’hui, les Etats Unis sont revenus indirectement en Somalie et soutiennent une des parties au conflit là-bas contre le mouvement islamiste al-Shabab à qui on reproche l’aggravation de la situation. Mais cette fois, l’armée des Etats Unis n’est pas directement impliquée. Washington a envoyé à Mogadiscio Richard Rouget, un mercenaire Français à la tête d’une équipe de 40 hommes, des « mentors » qui forment une «force de maintien de la paix»en Somalie.. Rouget travaille pour une compagnie de sécurité privée établie à Washington qui est connue pour ses activités criminelles et ses liens présumés avec plusieurs coups de force en Afrique et un assassinat. Il avait aussi été le bras droit d’un autre fameux ancien mercenaire, Bob Denard.
D’anciens soldats Français, Britanniques et, malheureusement oui, Sudafricains sont au nombre de ceux qui travaillent avec lui. Le Département d’Etat US finance la compagnie de Rouget, pourtant tout le monde sait le niveau de destruction qui résulte de ce genre d’opérations clandestines US.
Les pays africains ont refusé de permettre aux Etats Unis d'installer leur commandement  militaire pour l’Afrique (AFRICOM) – un des dix commandements régionaux des forces armées US dans le monde - sur le sol africain. Les Etats Unis ont donc dû baser leur commandement en Allemagne « jusqu’en 2012 », année de réévaluation de la situation.

Le général William E. Ward, commandant de l’AFRICOM a récemment effectué plusieurs visites au Botswana dans le cadre d’un net accroissement de la coopération militaire entre les deux pays. C’est ce fait et la rumeur selon laquelle les USA allaient installer une base au Botswana qui avaient amené le leader du mouvement de jeunesse de l’ANC, Julius Malema, à faire une déclaration retentissante concernant le soutien de son organisation à un changement de régime au Botswana, une déclaration qui lui a valu des problèmes avec le parti au pouvoir en Afrique du Sud.
Africains Concernés [ou Inquiets], dont Vusi Gumede est membre, a écrit une lettre ouverte à tous les peuples d’Afrique et du monde, faisant le constat de l’échec des nations Unies dans le monde, et particulièrement en Afrique par son adoption de décisions inappropriées.
“En tant qu’Africains inquiets, nous n’avons pas d’aute choix que de nous mobiliser et de réaffirmer notre droit et notre devoir de décider de notre destin en Libye et partout ailleurs sur notre continent,” écrit Gumede. Il souligne la manière candide avec laquelle l’OTAN a interprété et appliqué la résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU pour imposer une « zone d’exclusion aérienne » en Libye, l’Afrique du Sud ayant été bernée pour qu’elle lui apporte son soutien (voir Out of Africa de la semaine dernière).
Comme l’Afrique du Sud, de nombreux pays africains et d’autres pays du BRICS [Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud] ont condamné le comportement arrogant du Royaume Uni et de la France qui ont recouru à la seule force militaire au lieu du recours proclamé à « tous les moyens » pour protéger les civils Libyens.,puis ont  fait évoluer l’objet de l’action de la protection des civils à l’obtention d’un changement de régime à tout prix en Libye. En fin de compte, beaucoup, beaucoup de civils ont été tués – pas protégés – par la campagne incessante de bombardements de l’OTAN, les immenses ressources pétrolières de la Libye étant la récompense ultime.
Ironiquement, tout a commencé aux Nations Unies en lesquelles le grand dirigeant encore vivant de l’Afrique du Sud, Nelson Mandela, avait tellement foi quant des délibérations étaient en cours pour savoir si les Etats Unis et la Grande Bretagne devaient attaquer l’Irak pour éliminer son arsenal présumé d’armes de destruction massive… des armes qu’il n’avait jamais eues.
A l’époque, Mandela avait dit: “Il n’y a qu’une solution et une seule et elle passe par les nations Unies. Si la Grande Bretagne et les Etats Unis vont aux Nations Unies et que les Nations Unies disent avoir des preuves concrètes de l’existence de ces armes de destruction massive en Irak et que nous sentions que nous devons faire quelque chose à ce sujet, nous y serions tous favorables. »
La Grande Bretagne et les Etats Unis firent ce qu'ils voulurent de toute façon – ils envahirent l’Irak sur la base de leurs mensonges et sous le prétexte qu’ils sauveraient des millions de vies en agissant ainsi.
Avec le prétexte humanitaire semblable de sauver des vies, la Grande Bretagne et la France ont outrepassé la résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU pour attaquer la Libye et obtenir un changement de régime.  Plusieurs initiatives louables de l’Union Africaine dans lesquelles l’Afrique du Sud a joué un rôle moteur et qui cherchaient à aboutir à un règlement négocié en Libye pour éviter un bain de sang ont tout simplement été ignorées par la Grande Bretagne, la France et leurs alliés de l’OTAN. L’Afrique n’a pas été autorisée à avoir une marge de manoauvre pour apporter une solution africaine à un problème africain.

«L’Afrique et le monde en développement sont donc en droit d’être atterrés, car les Libyens sont des Africains et font partie du monde en développement qui a beaucoup souffert de l’impérialisme et du colonialisme. Les Libyens ont payé et continuent à payer, de leurs vies, pour l’objectif occidental de changement de régime,» écrit Gumede. En effet..

mercredi 7 septembre 2011

Le marché de la reconstruction en Libye nous donne une idée de l'ampleur des destructions infligées par l'armée française et d'autres associations humanistes du même genre

400 chefs d'entreprise français viennent de se réunir à Paris, au siège du MEDEF (le patronat français) en présence de Pierre Lellouche, le secrétaire d'Etat au commerce extérieur.
Cette réunion qui rassemblait la fine fleur de l'industrie française, dont Total, Alcatel et Bouygues avait pour thème le marché de la reconstruction en Libye.

Oui, parce que ceux qui viennent de détruire la Libye lui tendent désormais une main secourable et désintéressée et se proposent de la reconstruire. Et, à cet égard, la France jouit d'un "climat de sympathie" en Libye selon Thierry Courtaigne, directeur général de Medef International.

Le magazine L'Expansion écrit:
La France espère profiter de son rôle moteur dans la coalition internationale contre les troupes fidèles à Mouammar Kadhafi pour bien se placer sur un marché riche en opportunités, comme l'ont promis les nouvelles autorités libyennes.
La France espère donc décrocher des contrats au pro rata des destructions causées par sa marine, son aviation ainsi que par les armes qu'elle a livrées aux "rebelles".

Pour avoir une idée de l'ampleur des destructions infligées à la Libye par les forces de l'OTAN et les monarchies démocratiques du Moyen Orient, il suffit de savoir à combien est estimé le marché de la reconstruction de la Libye: 200 milliards de dollars selon l'organisation patronale française.

Ce qu'on appelle une opération humanitaire réussie puisqu'elle pourrait augmenter le revenu des actionnaires et préserver des emplois chez  les marchands de bien de l'humanitaire.





200 Nigérians détenus au secret par les "rebelles" en Libye


Le Nigeria a reconnu le nouveau pouvoir libyen, incarné par le CNT, c’est-à-dire les « rebelles » pour lesquels la France, le Royaume Uni, les Etats Unis et quelques autres puissances de l’axe du bien ont déroulé un tapis rouge. Rouge de sang libyen, mais pas seulement puisque les pseudo-rebelles ont comme une tendance à s’acharner sur les personnes à la peau très foncée qui sont tantôt des ressortissants libyens, tantôt des travailleurs migrants.

Pour l’instant, le Nigeria n’est cependant guère payé de retour, car si de nombreux immigrés Nigérians avaient senti le vent tourner et quitté précipitamment le pays, d’autres sont restés piégés et tombent un à un dans les filets des prétendus rebelles.
200 d’entre eux sont actuellement retenus dans les geôles du CNT  [ils font donc partie de ceux qui n’ont pas été tués] et 25 d’entre eux viennent tout juste d’être faits prisonniers en dépit des assurances données aux autorités d’Abuja par les dirigeants rebelles, que ces « rebelles » s’appellent Mustapha Abdeljalil, David Cameron ou encore Nicolas Sarkozy.

Ces personnes d'origines diverses sont réputées, d’après le CNT et sur la seule base de leur teint de peau, être des mercenaires à la solde de M. Kadhafi. Ce que les membres du CNT devraient pourtant savoir, c’est qu’en cas de défaire imminente, les mercenaires sont presque toujours les premiers à s’enfuir puisqu’ils ne combattent que pour l’argent.

Les mercenaires occidentaux ne se sont pour leur part rangés aux côtés du CNT que parce que le risque que leur aviation ou leur marine subissent des pertes était absolument infime, compte tenu de la disproportion des forces en présence.

La chasse aux immigrés d’origine subsaharienne se poursuit donc en Libye. Et si le gouvernement nigérian a reconnu le pouvoir du CNT, ce ne sont pas les voix qui manquent dans ce pays pour s’élever contre cette reconnaissance.

Et ce n’est qu’un indice de plus de la prise de conscience dont l’Afrique est le lieu je vais essayer de vous proposer un autre article pour illustrer ce point] et qui laisse supposer que la victoire militaire de l’OTAN aura des conséquences très importantes en Afrique mais pas forcément celles que les maléfiques forces du bien imaginent(lisez donc les commentaires des lecteurs sur la page originale de l’article de The Nation pour vous faire une idée.

Par  Yusuf Alli, Abuja, The Nation (Nigeria) 7 septembre 2011traduit de l’anglais par Djazaïri

La chasse aux Nigérians en Libye s’est poursuivie hier, avec l’arrestation de 25 personnes par le Conseil National de Transition  (CNT) des rebelles qui ont mis fin au pourvoir du colonel Kadhafi qui l’exerçait depuis 42 ans.

Le nombre de Nigérians détenus s’élève donc maintenant à plus de 200, a appris The Nation. On craint que les Nigérians détenus soient tués par les rebelles si le gouvernement fédéral [du Nigeria] n’agit pas à temps.

Un porte parole des Nigérians pris au piège à Tripoli, M. Daramola Sili qui a parlé au téléphone avec notre correspondant, a déclaré : « Environ 25 Nigérians ont été arrêtés aujourd’hui à Tripoli et ils sont détenus dans le quartier Salahdin de la capitale. Nous n’avons accès à aucun d’entre eux.
“Pour l’instant, nous avons plus de 200 Nigérians détenus dans diverses regions de la Libye. Nous ignorons leur sort. Nous prions pour qu’ils ne soient pas tués comme d’autres travailleurs émigrés noirs.
 «Le modus operandi habituel est que les rebelles mettent en place des barrages routiers et chaque fois que des noirs sont aperçus dans un autobus, ils les arrêtent immédiatement et ils les jettent dans des cellules dans différents quartiers de la ville.»
Interrogé sur la façon dont les Nigérians sont tombés entre les mains des rebelles, Siji explique: “S’étant retrouvé à court de nourriture, ils ont décidé de se risqué hors de leurs domiciles pour chercher quelque chose à acheter, et c’est ainsi que la plupart d’entre eux ont été arrêtés.

«Je voudrais lancer un appel au gouvernement fédéral pour qu’il agisse. Nous n’avons pas pu joindre le ministère des affaires étrangères. L’ambassadeur Olugbenga Ashiru a été sensible à notre situation et a ouvert des pourparlers avec les chefs du Conseil national de Transition.
“Bien que le ministère ait désigné notre ambassadeur en Ethiopie pour prendre en charge la situation en Libye, ce dernier est resté injoignable. »

Répondant à une question, Siji explique: «Les rebelles ont pensé que les migrants noirs étaient des mercenaires utilisés par Mouammar Kadhafi pour les combattre, et c'est pourquoi commettent des assassinats en représailles..
“Mais nous avons fait comprendre au CNT que les mercenaires de kadhafi étaient surtout des Tchadiens et des Nigériens. Aucun Nigérian n’a combattu dans le camp de Kadhafi.

Une source de haut niveau du ministère des affaires étrangères qui s’est exprimée en toute confiance, a déclaré : « Le ministre est à l’étranger, en Suède pour une réunion avec les ministres scandinaves. Mais il suit de très près la situation, même depuis l’étranger. »

“Nous avons reçu des assurances du CNT, de la Grande Bretagne et de la France que les migrants noirs ne seraient plus agresés.
.


mardi 6 septembre 2011

La Ligue de Défense Musulmane appelle au combat en Palestine occupée

Imaginons qu’un site internet hébergé en France ou destiné à un public français et francophone, ce blog par exemple, publie un message de ce genre :

VOYAGE DE SOLIDARITE MILITANTE EN PALESTINE OCCUPEE
La LDM (Ligue de Défense Musulmane)  organise du 19 au 25 septembre , un voyage de solidarité avec nos frères Palestiniens  vivant sur la terre musulmane de Palestine.
Ce voyage est réservé aux militants ayant une expérience militaire : le but de cette expédition   est de prêter main forte  à nos frères face aux agressions des occupants sionistes et donc de renforcer les dispositifs de sécurité des villes palestiniennes de Cisjordanie .
Oui, vous voyez le topo : islamistes, cellules dormantes (pas d’al Qaida puisque al Qaïda est désormais l’alliée des démocraties avancées comme la France ou l’Arabie Saoudite). Attention, danger ! Risque majeur ! terrorisme international ! Fermeture du site internet et arrestations en cascade...


Le une des journaux garantie.

Pourtant c’est le genre de message que peut publier impunément la Ligue de Défense Juive. Je ne parle même pas de réponse judiciaire, mais simplement de réactions de la presse et des responsables politiques. Parce que mon message est factice et ne fait que reprendre le message publié par la branche française de la Ligue de Défense Juive:

VOYAGE DE SOLIDARITE MILITANTE EN JUDEE SAMARIE
La LDJ  organise du 19 au 25 septembre , un voyage de solidarité avec nos frères israéliens vivant sur la terre de nos ancêtres de Judée et Samarie.
Ce voyage est réservé aux militants ayant une expérience militaire : le but de cette expédition   est de prêter main forte  à nos frères face aux agressions des occupants palestiniens et donc de renforcer les dispositifs de sécurité des villes juives de Judée et Samarie .
Signalé par Europalestine