mercredi 7 mars 2012

Comment un journal indien comprend le clip raciste de l'Union Européenne


Je vous avais parlé de ce clip raciste produit par la Commission Européenne. François Asselineau nous en livre une lecture politique qui se trouve être sensiblement la même que celle faite par la presse indienne.

Par Dipankar De Sarkar, The Hindustan Times (Inde) traduit de l’anglais par Djazaïri

C’est official: l’Europe en crise a peur de l’Inde , de la Chine et du Brésil (BRIC = Brésil, Russie, Inde , Chine). Sa commission à l’élargissement a été obligée de retirer une vidéo de propagande après des plaintes pour racisme au sujet de la manière dont elle présente les Indiens, les Chinois et les Brésiliens. La vidéo, conçue pour populariser l’UE à 27 nations auprès des jeunes Européens, montre une femme blanche européenne prenant le dessus sur trous guerriers mâles agressifs d’Inde, de Chine et du Brésil dans un hangar sombre et à l’abandon.
Vêtue d’un survêtement jaune à la manière du film Kill Bill de Tarantino, elel fait d’abord face à un combattant chamois qui pratique le kung-fu. Elle affronte ensuite un indien qui pratique le kalaripayattu.

Le dernier homme qu’elle voit est un brésilien noir, spécialiste de la capoeira, un art martial. Alors que les trois hommes sont autour d’elle, elle se multiplie et les encercle. Ils abandonnent leurs armes avant de disparaître.

Les femmes deviennent alors le cercle d’étoiles jaunesqui est le symbole de l’UE, et la vidéo annonce, “Plus nous sommes nombreux, plus nous sommes forts… ». Peter Stano, porte parole à Bruxelles de la commission de l’élargissement a déclaré à l’Hindustan Times que « la vidéo avait été retirée après qu’elle ait attiré des plaintes pour racisme. »


Pourquoi il n'y a pas eu de désastre humanitaire à Homs

Pour la simple raison que la plupart des civils avaient fort heureusement pu fuir le quartier de Baba Amr qui a été le principal théâtres des affrontements entre l'armée syrienne et l'opposition armée.
C'est ce qu'ont pu constater des membres du Croissant Rouge syrienne qui ont pu entrer dans ce quartier en compagnie de Mme Valerie Amos, envoyée humanitaire de l'Organisation des nations Unies.

20 minutes est pour le moment un des rares media français à nous donner ces informations qui proviennent d'une agence de presse. (Reuters)
Il n'y a par contre apparemment personne pour relever que Damas a accueilli favorablement la déclaration en six points de la Chine destinée à résoudre politiquement la crise syrienne.
Une démarche que les occidentaux rejetteront probablement, exactement comme ils avaient torpillé touts les tentatives de résolution politique de la crise en Libye.


SYRIE - Le quartier, visé pendant plus d'un mois par d'intenses bombardements, a été repris par les forces loyales à Bachar al-Assad.
20 minutes (France) 7 mars 2012
 
Des délégués du Croissant-Rouge arabe syrien (Cras) et l'envoyée humanitaire des Nations unies Valerie Amos sont entrés mercredi dans Baba Amro, quartier de Homs bombardé par les forces gouvernementales pendant près d'un mois et pratiquement vidé de ses habitants.
 
«Le Cras est resté dans Baba Amro pendant environ 45 minutes. Ils ont découvert que la plupart des habitants avaient quitté Baba Amro pour des secteurs déjà visités par le CICR et le Cras la semaine dernière», a déclaré à Genève le porte-parole du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Hicham Hassan.
 
Trois jours en Syrie
 
Arrivée mercredi à Damas, Valerie Amos, responsable des opérations humanitaires des Nations unies, s'était entretenue avec le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid al Moualem, avant de gagner la route de Homs. Celui-ci lui a assuré que les autorités tentaient de faire parvenir des vivres et des médicaments à la population civile malgré le poids des «injustes sanctions» internationales qui frappent la Syrie, rapporte l'agence de presse officielle syrienne Sana.
 
Valerie Amos, qui s'était vu refuser l'entrée en Syrie la semaine dernière, devrait rester trois jours dans le pays pour tenter de convaincre le régime de Bachar al-Assad de permettre aux travailleurs humanitaires d'avoir accès aux populations civiles.
 
De nouveaux bombardements ont eu lieu dans la nuit de mardi à mercredi à Homs, à 150 km au nord de la capitale syrienne. D'après des groupes d'opposants, les quartiers de Karm al Zeitoun, Djoub al Djandali et Deir Balba ont été la cible du pilonnage de l'armée régulière. Des attaques de militaires ont été signalées dans les villes de Kara et de Yabroud, au nord de Damas, et à Alep, deuxième ville du pays.

mardi 6 mars 2012

Un clip raciste édité par l'Union Européenne


A part Europe 1, aucun grand media français accessible sur le web ne parle de cette affaire d’un clip produit par l’Union Européenne et qui est évidemment raciste. Nous avons là l'image d'une femme, évidemment non agressive, menacée par de méchants étrangers plus ou moins basanés que la force tranquille va parvenir à pacifier. De bons souvenirs du temps des colonies quoi!
Simplement, les racistes ne sont pas toujours conscients de l’âtre. Ce qui surprend toutefois, c’est que ce racisme non conscient mais puissant est le fait de tout un ensemble de responsables des institutions européennes.
Alors l’UE gage de paix ?
Au vu de ce clip, et de certains éléments de l’actualité politique, il est permis d’en douter.

Par Europe1.fr  le 6 mars 2012
   
Le clip de l'Union européenne n’aura été visible sur Internet que quelques heures mardi matin.
Censé promouvoir l'élargissement, la vidéo met en scène une femme blanche face à des combattants étrangers.



La vidéo n'aura été publiée que quelques heures mardi matin. Un clip de la Commission européenne censé promouvoir l'élargissement auprès des jeunes a finalement été retiré. La vidéo a en effet été jugée trop raciste, rapporte La Tribune de Genève.

La vidéo n'aura été publiée que quelques heures mardi matin. Un clip de la Commission européenne censé promouvoir l'élargissement auprès des jeunes a finalement été retiré. La vidéo a en effet été jugée trop raciste, rapporte La Tribune de Genève.

Une symbolique maladroite ?

Inspiré de l'univers de Kill Bill, le clip validé par Bruxelles met en scène une jeune femme blanche dans une combinaison jaune et noire, rappelant étrangement celle portée par Uma Thurman dans le film culte de Quentin Tarantino. Dans ce clip, la protagoniste est en prise à trois adversaires masculins, visiblement originaires d’Asie, d’Inde et du Brésil. L'attitude agressive de ses opposants contraste avec le calme de l'Européenne, qui ferme les yeux et se dédouble plusieurs fois pour finalement former un cercle autour des combattants.

Visionnez le clip de la Commission européenne :


Le clip conclut alors sur ce slogan : "Plus nous serons nombreux, plus nous serons forts".

"De nombreuses réactions"

En ligne sur plusieurs sites d'information, la vidéo a été retirée mardi après-midi et la campagne annulée. Dans un communiqué, la direction générale de l’élargissement au sein de la Commission explique avoir "reçu de nombreuses réactions" à ce clip. Le communiqué souligne par ailleurs que l’histoire connait une fin heureuse, les personnages s’asseyant en rond pour exprimer leur respect mutuel.

Regrettant que le clip ait pu être interprété ainsi, Stefano Sannino, le directeur général de l’administration chargée de l’élargissement, a de son côté adressé des excuses à ceux qui ont été offensés par la vidéo. La campagne a aussitôt été interrompue.

lundi 5 mars 2012

Séjour difficile à Bodrum pour les marins de l'USS The Sullivan


Bodrum est une station balnéaire turque bien connue, mais cette ville n’attire pas que des touristes puisqu’un navire militaire américain vient d’y jeter l’ancre. Ce destroyer lance-missile s’intègre dans le dispositif de surveillance radar que l’OTAN vient d’implanter dans l’est de la Turquie pour renforcer le blocus militaire de l’Iran.

Bodrum
Ce que les autorités d’Ankara nient, comme si elles avaient un quelconque pouvoir de décision sur ce que font les techniciens de l’armée des Etats Unis qui sont la puissance réellement propriétaire de l’OTAN.
Bon, mais quand les marins Américains se piquent de faire du tourisme en faisant une promenade à Bodrum, les choses ne se passent pas bien puisqu’une protestation spontanée de la population prend forme et que les choses se soldent par l’interpellation de onze citoyens Turcs et le retour sous haute surveillance d’une centaine de marins US dans leur bateau.
J’ai eu beau chercher, je n’ai trouvé aucun article précisant le nombre de manifestants qui a dû cependant être assez conséquent, puisqu‘il a fallu fortement escorter les soldats de l’Oncle Sam.

Manifestant interpellé par la police à Bodrum
Difficile de tirer des conclusions, mais on peut supposer que les choix d’alignement de la Turquie sur l’OTAN sont loin de faire l’unanimité dans la population.

RTT News (USA) 5 mars 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

Dimanche soir, la police turque a arrêté 11 personnes dans la ville balnéaire de Bodrum au sud-ouest de la Turquie pour avoir protesté contre la présence dans la ville de marins Américains permissionnaires du destroyer USS The Sullivan.

L'USS The Sullivan à Haïfa en Palestine occupée

Citant la police, l’agence de presse Anatolia rapporte que les marins avaient débarqué après que le navire de guerre ait accosté à Bodrum dans la soirée de dimanche. Alors qu’ils faisaient des emplettes et se promenaient dans les rues de Bodrum, un groupe a protesté contre leur présence. La police est intervenue et a interpellé 11 personnes pour avoir tenu une manifestation interdite.

Quelque 100 marines US sont alors retournés dans le bateau  accompagnés d’un important dispositive de sécurité. Le bateau doit quitter Bodrum mardi.

Le Sullivan, qui opère en Méditerranée et dans l’océan Indien, a jeté l’ancre à Bodrum dans le cadre d’une mission liée aux systèmes radar. Le navire de guerre de 198 mètres de long avec 296 hommes embarqués est un destroyer lance missiles de la classe Aegis. Le système de défense antimissile balistique Aegis est un programme conçu pour assurer une protection contre les missiles balistiques, indiquent les informations.

Le bateau s’est présenté au port quelques jours après l’envoi de 50 soldats US dans une base radar dans la province turque orientale de Malatya, qui tient une place essentielle dans le dispositif de défense antimissile de l’OTAN, ajoute l’agence.

dimanche 4 mars 2012

Les "révolutionnaires" Libyens remercient David Cameron en profanant le cimetière militaire britannique de Benghazi


Vous ne trouverez rien, du moins sur internet, dans la grande presse française à ce sujet. Le site come4news en parlait dès le 25 février pour contextualiser de manière ironique la récente visite en Libye de Gérard Longuet venu chercher le fameux « retour sur investissement » promis par Alain Juppé :
des tombes de militaires alliés de la Seconde Guerre ont été profanées et brisées à Benghazi.
 Parmi les tombes profanées au cimetière militaire de Benghazi, celles de fameux « Rats du désert » tant vantés par le maréchal Monty Montgomery lors de la campagne d'Afrique en 1942. Une vision édifiante pour le ministre français de la Défense, Gérard Longuet, qui se trouve en Libye pour tenter d'établir des protocoles de collaboration entre une armée et une police quasiment inexistantes et diverses sociétés françaises. Gérard Longuet doit en effet visiter Benghazi, Misrata et Tripoli au cours de cette fin de semaine.

Reuters ne rapporte pas si des tombes de soldats français de la division Leclerc ayant combattu à Tobrouk et ailleurs ont été la cible des vandales des milices islamistes. Il semble que ces actes fassent suite aux accusations visant les troupes américaines en Afghanistan qui auraient brulé des exemplaires du coran.
Le cimetière militaire de Benghazi regroupe 1 214 tombes et stèles, dont celles de soldats alliés (Canadiens, Britanniques, Français…).
En Angleterre, c’est par contre une autre paire de manches et, avec un peu de retard il est vrai, la presse s’est emparée de cette affaire qui provoque un choc émotionnel réel.
Ainsi le Daily Mirror (proche du parti travailliste) titre :
Insulte à nos soldats tués à la guerre: une vidéo choquante montre des rebelles Libyens en train de profaner un cimetière militaire britannique (du Commonwealth plus exactement, NdT)).
Le Daily Mail fait deux titres sur cette information (le 1er est celui de la rubrique commentaire de la rédaction, le deuxième celui de l’article proprement journalistique):


La presse britannique propose des photos des profanations comme celle-ci:

Peut-être la tombe d'au arrière grand oncle de David Cameron?

Ou celle là,


Pour remercier Bernard-Botul-Henri Lévy?
Ainsi qu’une séquence vidéo:


Il faut quand même savoir que ces tombes sont restées intactes depuis l’indépendance de la Libye et pendant toute la période pendant laquelle Mouammar Kadhafi, un ardent anticolonialiste pourtant, a été au pouvoir.

Ce sont donc ceux pour lesquels la France et le Royaume Uni ont déchaîné leurs bombardements destructeurs qui se livrent à ces déprédations.

Eh bien, voilà qui va peut-être contribuer à ouvrir les yeux de ceux qui ont cru benoîtement que David Cameron et Nicolas Sarkozy avaient pris le parti de la liberté, de la démocratie et donc des valeurs qui vont avec.

Il faut dire que ces profanations sont supposées être une réaction à celle du Coran par des militaires US à Kaboul.

Mais d’une part, comment peut-on prétendre demander l’aide de l’OTAN dans son propre pays et réagir de la sorte à ce que fait l’OTAN dans un autre pays ?
Et surtout, on ne profane pas les tombes de qui que ce soit, même de celui qui a été un ennemi de son vivant. C’est là un principe des plus élémentaires qui participent à nous situer en tant qu’humains.

Mus peut-être ces incidents déplorables donneront-ils lieu à une réflexion en Occident sur le sens de l’action de l’OTAN en Libye ?

Pas en France en tout cas, si on en croit l’absence de couverture médiatique de ces profanations.

 Quand on pense que ce sont à peu près les mêmes gens que Sarkozy veut porter au pouvoir en Syrie!



vendredi 2 mars 2012

Après Paris 8, c'est Sciences Po Lyon qui cède au lobby sioniste

Je me suis présenté au portail de l’IEP de Lyon 14 avenue Berthelot avec une demi-heure de retard parce que j’avais été retenu sur mon lieu de travail. Mais en fait, je n’avais pas raté le début de la conférence intitulée "Israël, un Etat d’apartheid ?"  prévue pour 18h puisque la direction de l’IEP a finalement décidé de fermer les locaux de l’Institut  dès 17h30.
Cette décision est motivée officiellment par les risques de troubles à l’ordre public, une motivation qui mérite qu’on s’y arrête. En effet, si menace de trouble à l’ordre public il y eu, elle est forcément venue d’organisations sionistes qui apparemment obtiennent par la menace ce qu’elles veulent sans être aucunement inquiétées. C’est à croire que la France est devenue une république bananière quand on voit qu’une institution prestigieuse comme l’Université Lyon 2 se couche devant les bandes sionistes.
Le conférence s’est néanmoins tenue en plein air, dans la cour de l’université Lyon 2, côté rue de l’Université, rue Cavenne, le public et les deux orateurs, Mbuyiseni Quentin Ndlozi , universitaire d’Afrique du Sud, et Wasseem Ghantous, Palestinien  de Haïfa, ainsi que la traductrice étant debout, les quelques places assises (des bancs) étant occupées par des personnes d’un certain âge. C’est dans une obscurité presque totale que le débat a commencé vers 20 heures.
Le public, environ 150 personnes,  était diversifié avec une majorité de jeunes et également une majorité de Français de  souche» (j’inclus les quelques militants de l’Union Juive Française pour la Pais dans ces derniers).
Des gens tout ce qu’il y a de pacifique et un discours dépourvu de tout propos haineux mais avec un ferme rappel de trois valeurs importantes : liberté, justice, égalité.

Vous pouvez lire ici le communiqué d’Info-Palestine.


Par Marc Bettinelli, Soyoutv, 2 mars 2012

Après l'université Paris 8, c'est au tour de l'Institut d'Études Politiques de Lyon (Sciences Po) de fermer ses portes afin d'éviter une conférence sur Israël.
SoYouTV vous parlait ce 27 février du cas de l'université Paris 8, où un colloque présentant Israël comme un État d'apartheid avait été annulé par le directeur, dans un curieux revirement de celui-ci. Nous mettions également en avant des cas similaires d'interdictions, notamment à l'École Normale Supérieure (ENS).

À la surprise générale, c'est au tour de l'Institut d'Études Politiques de Lyon de faire les frais d'une telle politique, alors qu'une conférence intitulée "Israël : un État d'apartheid" devait s'y tenir ce vendredi 2 mars. Dans un courriel envoyé aux étudiants et au personnel de l'IEP quelques heures avant ladite conférence, dont SoYouTV a obtenu une copie, le directeur de Sciences Po Lyon, Gilles Pollet invoque des "risques avérés d'atteinte à l'ordre public". Voici l'intégralité de son message. 
Mesdames, Messieurs, cher(e)s collègues,

Devant les risques avérés d'atteinte à l'ordre public en lien avec l'organisation, au sein de l'IEP, et par un collectif comprenant des étudiants de l'Institut, d'une "conférence" intitulée "Israël : un Etat d'apartheid ?", il a été décidé d'annuler cette conférence et de fermer les locaux ce jour à 17h30.
En vous priant de bien vouloir nous excuser pour les désagréments causés par cette fermeture contrainte et en urgence, veuillez croire, Mesdames, Messieurs, cher(e)s collègues en mes sentiments dévoués et cordiaux.
Gilles Pollet
Directeur de Sciences Po Lyon.

jeudi 1 mars 2012

Réfugiés Syriens en Jordanie: 80 000 ou 5 000?


Les Syriens en fuite continuent d'affluer dans le nord de la Jordanie 
titre le journal «20 minutes» dont les envoyés spéciaux affirment que ce sont 80 000 Syriens qui ont trouvé refuge au royaume hachémite.

Le Nouvell Observateur se base lui sur une dépêche de l’AFP qu’il intitule 
Plus de 80.000 Syriens sont réfugiés en Jordanie.
Ces 80 000 se répartissent comme suit selon le Nouvel Observateur et l’Associated Press :
Le ministre jordanien de l'Information, Rakan al-Majali, a déclaré que 73.000 réfugiés syriens étaient entrés légalement en Jordanie par la frontière nord, tandis que, de son côté, le ministère de l'Intérieur faisait état il y a quelques jours d'au moins 10.000 Syriens, dont des officiers des forces de sécurité, passés clandestinement en Jordanie depuis le début de la contestation à la mi-mars 2011. 
Des chiffres qui attestent selon le Nouvel Observateur,  
"de la montée de violence en Syrie, où le régime tente de mettre fin au soulèvement qui se radicalise".
Nous avons donc 73 000 réfugiés Syriens entrés légalement en Jordanie et au moins 10 000 autres qui seraient des membres des forces de sécurité entrés clandestinement depuis mars 2011. Il ne s’agit donc pas là de réfugiés mais de militants/combattants qui ont établis leur base arrière en Jordanie.

Restent quand même 73 000 véritables réfugiés, et c’est beaucoup même si ce sont des chiffres infiniment plus faible que le nombre de réfugiés causés par la crise libyenne par exemple. Sans parler de l’exode des Palestiniens…

Ceci dit, dans une  dépêche de l’Associated Press sur le même sujet mais publiée par USA Today, nous lisons ce qui suit :

Plus de 80 000 réfugiés ont traverse la frontière syro-jordanienne, ont déclaré des officiels Jordaniens à l’Associated Press, quoique le parlementaire Mamdouh Al- Abbadi affirme que certains chiffres ont été gonflés pour faire apparaître la situation comme plus grave qu’elle ne l’est afin d’augmenter les financements extérieurs [à la Jordanie].
Il n’y a «peut-être pas plus de 5 000 j’en suis sûr.» affirme Al-Abbadi.

Alors 80 000 ou 5 000 ?

Comme je vous l’avais déjà dit, le problème avec les réfugiés Syriens est qu’ils ne sont pas assez nombreux.