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dimanche 1 avril 2012

Portrait de groupe des amis de la Syrie démocratique avec dame

Bien vu de la part de The Angry Arab qui publie cette photo:

Hillary Clinton et les amis de la Syrie démocratique
Il fait ce commentaire:
 cette image illustre bien le ferme soutien des États-Unis  pour la démocratie au Moyen-Orient.  
Je dirais qu'il manque quand même Alain Juppé et William Hague sur la photo

mercredi 28 mars 2012

Signes de détérioration mentale chez les dirigeants politiques Européens

Je crois que les politiciens Occidentaux sont dérangés mentalement et que c’est le gang de Tel Aviv qui  a perturbé leur psychisme.

On a eu par exemple M. Alain Juppé qui tout en arborant un signe religieux ostensible, a déclaré,.aux obsèques des victimes juives de Toulouse :
"Quand un Juif est visé en France, c'est toute la France qui est touchée. L'agression de Juifs en France est l'affaire des 65 millions de Français. Votre deuil, vos douleurs sont les nôtres"
Certes, cela semble évident, mais pourquoi cette nécessité de l’affirmer dans l’entité sioniste ? de poser en réalité l’extériorité fondamentale des Juifs par rapport à la nation français en disant "vos douleurs [celles des Juifs] sont les nôtres" [celles des Français] ?  Et l’assassinat de Musulmans ou de Catholiques, ce n’est donc pas un motif de préoccupation pour tous ?

Apparemment non.

Si ce ne sont pas là des signes de détérioration mentale…

Voyez aussi  le ministre Allemand de la défense, Thomas de Maizière qui affirme avoir mis en garde son homologue sioniste Ehud Barak contre une intervention militaire visant les installations nucléaires iraniennes :
“Certains dans le gouvernement israélien sous-estiment les conséquences négatives d’une telle attaque. En tant qu’amis d’Israël, nous leur avons vivement déconseillé de franchir le pas.”
Et pour montrer que le gouvernement allemand était opposé à une agression militaire sioniste contre l’Iran, le ministre Allemand n’a rien trouvé de plus dissuasif que d’annoncer la vente d’un sixième sous-marin :
"Un sous-marin supplémentaire va bien être livré à Israël", a déclaré M. de Maizière au cours d'une conférence de presse commune, précisant que l'Allemagne prendra à sa charge une partie du coût du submersible, sans préciser combien.
Fin novembre, une source gouvernementale avait indiqué que l'Allemagne s'était engagée à prendre à sa charge un tiers de ce coût, soit un montant maximal de 135 millions d'euros.
On sait que ces sous-marins sont très discrets et sont aptes à l’emport de missiles balistiques armés éventuellement de têtes nucléaires…
Et comme vous l’avez lu, l’Allemagne les vend à prix cadeau…

C’est sûr qu’Ehud Barak a dû bien rigoler après sa rencontre avec ce ministre atteint de confusion mentale.

dimanche 25 mars 2012

Henri Guaino: Gaza est une prison à ciel ouvert

Le fait que l’assassinat d’ écoliers Juifs à Toulouse ait été précédé de celui de soldats de l’armée française originaires des Antilles ou issus de l’immigration nord-africaine a sans doute échappé aux tenants du sionisme. Ces derniers ont déjà commencé à construire une mémoire qui efface le souvenir des victimes non juives, une démarche tout à fait patente pour ceux qui arpentent la toile et que n’a fait que renforcer le déplacement d’Alain Juppé pour les obsèques qui ont eu lieu dans l’entité sioniste, et non en France. Et les Français ont parfaitement pu voir M. Juppé coiffé d'une kippa alors même qu'il était sur place dans le cadre de sa mission au service de l'Etat français...


Exemple parmi d'autres de l'occultation des morts non juifsun article d'Elie Wiesel, qui est citoyen français dit-on, qui n'a pas un mot pour les soldats assassinés. 


L'assassinat des soldats n’a cependant pas échappé à la plupart des Français et Henri Guaino, ce conseiller de Nicolas Sarkozy qui passe son temps à tâter le pouls de l’opinion publique semble s’en être aperçu, lui qui vient de tenir des propos inouïs (au sens d’inédits) de la bouche d’un des participants au pouvoir en place. 

Et il les a tenus sur radio J ! (J comme juive j’imagine).

Je sens qu’il ne va pas tarder à devoir présenter des excuses…


Par Europe1.fr avec AFP, 25 mars 2012 à 19h59
   
Le conseiller spécial du président Nicolas Sarkozy, Henri Guaino, a estimé dimanche que Gaza était "bien d'une certaine manière une prison à ciel ouvert", tout en condamnant ceux qui établissent un lien entre le sort des Palestiniens et les tueries commises par Mohamed Merah.

Alors que le tueur de Toulouse et de Montauban a notamment justifié ses assassinats par le sort réservé par Israël aux Palestiniens, Henri Guaino a déclaré sur Radio J qu'"on ne peut pas établir de lien entre cette situation d'injustice et cet acte monstrueux. Aucune cause politique, aucune cause religieuse ne peut justifier un tel acte".

"Certains ont parlé de Gaza comme une prison à ciel ouvert, est-ce que vous dites la même chose ?", l'interroge-t-on. "Il faut toujours se méfier des mots, mais c'est d'une certaine manière une prison à ciel ouvert, puisque ces gens ne peuvent pas rentrer, ne peuvent pas sortir, ne peuvent pas se baigner dans la mer...", a-t-il répondu.


dimanche 4 mars 2012

Les "révolutionnaires" Libyens remercient David Cameron en profanant le cimetière militaire britannique de Benghazi


Vous ne trouverez rien, du moins sur internet, dans la grande presse française à ce sujet. Le site come4news en parlait dès le 25 février pour contextualiser de manière ironique la récente visite en Libye de Gérard Longuet venu chercher le fameux « retour sur investissement » promis par Alain Juppé :
des tombes de militaires alliés de la Seconde Guerre ont été profanées et brisées à Benghazi.
 Parmi les tombes profanées au cimetière militaire de Benghazi, celles de fameux « Rats du désert » tant vantés par le maréchal Monty Montgomery lors de la campagne d'Afrique en 1942. Une vision édifiante pour le ministre français de la Défense, Gérard Longuet, qui se trouve en Libye pour tenter d'établir des protocoles de collaboration entre une armée et une police quasiment inexistantes et diverses sociétés françaises. Gérard Longuet doit en effet visiter Benghazi, Misrata et Tripoli au cours de cette fin de semaine.

Reuters ne rapporte pas si des tombes de soldats français de la division Leclerc ayant combattu à Tobrouk et ailleurs ont été la cible des vandales des milices islamistes. Il semble que ces actes fassent suite aux accusations visant les troupes américaines en Afghanistan qui auraient brulé des exemplaires du coran.
Le cimetière militaire de Benghazi regroupe 1 214 tombes et stèles, dont celles de soldats alliés (Canadiens, Britanniques, Français…).
En Angleterre, c’est par contre une autre paire de manches et, avec un peu de retard il est vrai, la presse s’est emparée de cette affaire qui provoque un choc émotionnel réel.
Ainsi le Daily Mirror (proche du parti travailliste) titre :
Insulte à nos soldats tués à la guerre: une vidéo choquante montre des rebelles Libyens en train de profaner un cimetière militaire britannique (du Commonwealth plus exactement, NdT)).
Le Daily Mail fait deux titres sur cette information (le 1er est celui de la rubrique commentaire de la rédaction, le deuxième celui de l’article proprement journalistique):


La presse britannique propose des photos des profanations comme celle-ci:

Peut-être la tombe d'au arrière grand oncle de David Cameron?

Ou celle là,


Pour remercier Bernard-Botul-Henri Lévy?
Ainsi qu’une séquence vidéo:


Il faut quand même savoir que ces tombes sont restées intactes depuis l’indépendance de la Libye et pendant toute la période pendant laquelle Mouammar Kadhafi, un ardent anticolonialiste pourtant, a été au pouvoir.

Ce sont donc ceux pour lesquels la France et le Royaume Uni ont déchaîné leurs bombardements destructeurs qui se livrent à ces déprédations.

Eh bien, voilà qui va peut-être contribuer à ouvrir les yeux de ceux qui ont cru benoîtement que David Cameron et Nicolas Sarkozy avaient pris le parti de la liberté, de la démocratie et donc des valeurs qui vont avec.

Il faut dire que ces profanations sont supposées être une réaction à celle du Coran par des militaires US à Kaboul.

Mais d’une part, comment peut-on prétendre demander l’aide de l’OTAN dans son propre pays et réagir de la sorte à ce que fait l’OTAN dans un autre pays ?
Et surtout, on ne profane pas les tombes de qui que ce soit, même de celui qui a été un ennemi de son vivant. C’est là un principe des plus élémentaires qui participent à nous situer en tant qu’humains.

Mus peut-être ces incidents déplorables donneront-ils lieu à une réflexion en Occident sur le sens de l’action de l’OTAN en Libye ?

Pas en France en tout cas, si on en croit l’absence de couverture médiatique de ces profanations.

 Quand on pense que ce sont à peu près les mêmes gens que Sarkozy veut porter au pouvoir en Syrie!



lundi 27 février 2012

Alain Juppé, salué à Tunis, hué à Bamako

Le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, souhaite une saisine de la Cour pénale Internationale concernant la Syrie.  Ce qui n'est pas gagné puisque comme il le signale lui-même, la Syrie «n'est pas un Etat partie» de la Convention de Rome qui établit la CPI. 

Par contre, M. Juppé pourrait aller se présenter volontairement devant la CPI pour répondre du sort que son pays a fait subir à la Libye: de nombreuses pertes humaines que les humanitaires  dans son genre ne se casseront pas la tête à décompter. Contrairement aux dégâts matériels qui eux sont potentiellement sources de juteux contrats avec un marché évalué à 200 milliards de dollars.

C'est ce même Juppé qui vient d'aller faire le beau au mali où il a été accueilli comme il se doit par une population qui accuse le gouvernement français d'agir en sous-main pour nuire au Mali, notamment en attisant la sédition au nord du pays.

Le Mali qui était d'ailleurs opposé à l'intervention militaire étrangère en Libye et qui paye aujourd'hui, comme s'autres pays de la région, le prix de la guerre livrée par l'OTAN.

Je vous reproduis ci-dessous intégralement le papier que consacre le Journal du Mali à la visite de M. Juppé.


Mali : « Alain Juppé n’est pas le bienvenu ! »

Par Issa Fakaba SISSOKO - 27/02/2012

C’est une manifestation de colère de certains activistes qui a accueilli dimanche l’arrivée à Bamako du ministre français des Affaires étrangères.

Après le Bénin et le Burkina Faso, le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, a bouclé ce dimanche 26 février une visite sommaire de quelques heures dans notre capitale. Reçu par le chef de l’Etat Amadou Toumani Touré, M. Juppé était, dit-il, venu « rassurer les autorités maliennes face la crise du Nord et assurer de la disponibilité de la France à l’Etat malien dans la résolution de la rébellion ». C’est du moins ce qu’il a révélé aux journalistes à sa sortie d’audience à Koulouba.

Mais le discours est loin de convaincre certains militants des organisations politiques et de la société civile, qui l’ont accueilli par des slogans hostiles. C’était à la faveur d’une manifestation organisée par le Collectif « Touche pas à ma Constitution » et la jeunesse SADI, principal parti d’opposition. La marche, qui a quitté l’Ambassade de France pour le Musée national de Bamako, a enregistré la participation de nombreux leaders de la société civile, dont le président de la Coalition des Alternatives, Dette et développement (CAD-Mali), un mouvement altermondialiste réputé proche de la gauche.

Les manifestants, qui scannaient des slogans hostiles à la France, ont dénoncé ce qu’ils appellent « l’ingérence » de l’ex colonie dans les affaires intérieures du Mali. « La question de la rébellion est un problème maliano-malien, et nous ne comprenons pas l’intérêt accordé par la France à cette crise. Pire, l’insistance de celle-ci à imposer au Mali à déposer les armes après avoir été attaqué par des groupes d’assaillants, donne matière à réfléchir », a déclaré le président de la CAD-Mali, Sékou Diarra. Qui s’interroger sur « l’attitude ambigüe de la France ».

Dans un contexte de fortes suspicions

La visite du ministre français des Affaires étrangères au Mali intervient dans un contexte très difficile dans les relations entre les deux pays à propos de la question du Nord. A Bamako, comme dans les grandes villes du pays, les commentaires vont bon train quant au rôle présumé de l’ancienne colonie en faveur des rebelles du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA). Aujourd’hui, nombreux sont les observateurs à s’accorder que la France a de bonne raisons d’attiser le feu sur le sol malien. Si M. Juppé s’en est défendu ce dimanche face aux journalistes, certains analystes sont formels : « Contrairement aux déclarations officielles, les autorités françaises n’apportent rien au Mali pour la résolution de la crise au nord. Bien au contraire, elles veulent tirer profit de la résurrection de la rébellion dont les leaders politiques bénéficient de tout le confort nécessaire à Paris, et des manifestations de colère des populations pour régler leurs comptes avec le président Amadou Toumani Touré « coupable » d’ avoir refusé d’accéder à des sollicitations de Nicolas Sarkozy comme l’installation d’une base militaire française à Sévaré ».

En clair, arguent de nombreux spécialistes de la question, ces refus, passés pour une défiance de la très grande France, viennent s’ajouter à un autre contentieux entre le président malien et son homologue français : celui de la non signature par le Mali de l’ « Accord de réadmission des expulsés ». En dépit des pressions, notre pays est resté sur cette position depuis 2006 alors que la France a déjà fait signer le fameux « Accord » par 8 pays d’Afrique dont le Burkina Faso et le Sénégal ainsi que l’Ile Maurice. Dans ce bras de fer, ATT est adossé à un soutien total de tout le pays dont la population expatriée est à 4 millions de ressortissants, 3 millions d’entre eux étant installés en Afrique et 200 000 en Europe, dont 100 000 en France, selon les estimations.

« Il allait donc de soi que le président Sarkozy prenait très mal que le chef de l’Etat malien affichait ses soutiens à Kadhafi quand la France planifiait la mise à mort du dirigeant libyen » expliquent d’autres commentaires. Pour qui, « les manifestations de très grande envergure menées à Bamako ont sonné à Paris comme la dernière provocation du président ATT à qui il faudra rendre la vie impossible durant les derniers mois de son dernier mandat ». Bref, pensent certains, « il allait finalement de soi que Sarkozy et son pays soient aujourd’hui derrière tous les projets de déstabilisation du pouvoir au Mali ».

En attendant que toute la lumière soit faite sur l’éclatement de la rébellion au Nord, les commentaires vont bon train, et chacun y va de son argumentaire. Mais Alain Juppé, lui, est retourné en France avec l’image qu’une importante partie de la population malienne désapprouve sa présence sur le sol malien en cette période. 




samedi 25 février 2012

Pourquoi la journaliste Edith Bouvier n'a-t-elle pas été évacuée de Homs?


La journaliste Française Edith Bouvier se trouve en ce moment dans le quartier de Baba Amr à  Homs en Syrie. Sérieusement blessée à la jambe, elle attend d’être évacuée pour pouvoir être soignée.
Une mission du Comité International de la Croix Rouge (CICR) a pu pénétrer hier dans ce quartier d’Homs et procéder à l’évacuation d’un petit nombre de personnes, 27 en tout, des femmes et des enfants.

«malgré l'arrivée de nos ambulances et de nos efforts (...) auprès des groupes armés à Baba Amr, ceux-ci ont refusé de livrer la blessée [Edith Bouvier] et les deux corps [des journalistes], mettant en danger la vie de la Française et entravant le rapatriement des corps»,
Cette déclaration est répercutée par l’agence de presse officielle SANA. Il convient cependant de noter qu’elle n’a ni été démentie, ni rectifiée par le CICR.

En réalité, si la journaliste Française n’a pu être évacuée, c’est à la fois du fait des forces d’opposition et de la diplomatie française. Cet extrait d’une dépêche Associated Press reproduite par le journal américain Saint-Louis Today nous apporte tous les éléments pour comprendre ce qui s’est réellement passé et la mauvaise foi des opposants au régime syrien et d’Alain Juppé, le ministre Français des affaires étrangères : 
Un militant local, Abou Mohammed Ibrahim, joint par Skype, a affirmé que les journalistes avaient refusé de partir parce que le CICR n’est pas entré [dans Baba Amr], mais seulement le Croissant Rouge Syrien qui, selon lui, est plein de « collaborateurs du régime.»
« Les journalistes ont aussi refusé de livrer les corps [de Marie Colvin et Rémi Ochlik], » a-t-il dit. « Ils ne savent pas ce que le gouvernement va faire d’eux [des corps]. »
Il a déclaré que les quatre journalistes se trouvaient en ville, chacun se trouvant dans un appartement différent et que les deux cadavres étaient conservés dans un aure appartement où ils ont commencé à se décomposer.
Hassa, le porte parole du CICR basé à Genève, a déclaré que « en ce qui concerne la réputation du Croissant Rouge, c’est un organisme indépendant dont les bénévoles risquent leurs vies au quotidien. » Il a expliqué que le CICR avait souvent accompagné les volontaires du Croissant Rouge sur le terrain.
S’exprimant à la conférence de Tunis, le ministre Français des Affaires étrangères Alain Juppé a déclaré que les autorités syriennes avaient rejeté une requête pour permettre à l’ambassadeur de France en Syrie d’aller à Homs pour arranger l’évacuation.
« J’en appelle personnellement aus aux autorités syriennes pour que Mme Bouvier et les autres reçoivent les soins médicaux dont ils ont urgemment besoin, » a-t-il dit.

Voilà qui est assez clair : non seulement Mme Bouvier et les autres journalistes refusent d’être évacués par le Croissant Rouge, mais ils refusent également que les corps de leurs collègues Marie Colvin et Rémi Ochlik sortent de la ville. Ils préfèrent que leurs cadavres se décomposent tranquillement à l’abri des manipulations du gouvernement syrien.

Et puis de toute façon, la condition première à une évacuation d’Edith Bouvier soit la présence de l’ambassadeur de France, la France pourrait ainsi signer son premier coup politique à l’intérieur même du territoire syrien.


lundi 6 février 2012

La communauté internationale selon Alain Juppé

On pouvait lire avant-hier dans le Figaro:
Le double veto russe et chinois à une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU sur la Syrie "paralyse la communauté internationale", a déploré ce soir le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé.
Une manière peu subtile de dire qui est la "communauté internationale" et qui n'en fait pas partie. La Chine avec son 1,3 milliard d'habitants n'en fait par exemple pas partie. Pas plus que la Russie avec ses seulement 140 millions d'habitants.

Et n'en font pas partie non plus ces pays regroupés dans l'ALBA (alliance bolivarienne pour les peuples d'Amérique) qui viennent d'affirmer leur appui à la Syrie en condamnant l'ingérence étrangère et encourageant son gouvernement à une issue politique à la crise. 
L'ALBA regroupe les Etats suivants: Cuba, le Venezuela, le Nicaragua, la  Bolivie, l'Equateur, Saint Vincent et les Grenadines, la Dominique et Antigua et la Barbade.

Sainte Lucie et le Surinam viennent tout juste d'engager un processus d'adhésion à cette organisation internationale.

Autant de nations qui croient appartenir à la communauté internationale. Or, la communauté internationale, c'est l'OTAN et, au gré des humeurs de cette alliance militaire, l'OTAN + l'entité sioniste, ou l'OTAN + les monarchies arabes.

dimanche 5 février 2012

Syrie: "crime contre l'humanité" à Homs ou l'escalade dans la désinformation

Stuart Hughes de la BBC nous donne des indications sur le bilan réel des victimes à Homs et ses environs:
@damascustweets Les comités locaux de coordination disent maintenant qu'il y a eu 32 morts à Khalideh, 8 dans d'autres quartiers de Homs et 8 à l'extérieur de la ville.
Ce qui fait 48 victimes (ce site parle de cinquante) à comparer aux plus de 200 annoncées encore aujourd'hui par la presse et qui ont amené Alain Juppé à dénoncer un crime contre l'humanité perpétré par le gouvernement syrien. Il a carrément oublié, ce bon Juppé, les crimes contre l'humanité perpétrés par son pays encore tout récemment en Libye.

48 morts, c'est toujours trop bien sûr. Reste à savoir combien de civils désarmés, ou femmes et enfants figurent parmi eux.
Mais 48 morts, répartis dans trois secteurs différents, ça n'a rien à voir avec un massacre commis de sang froid.

On aurait aimé entendre les indignés occidentaux, les semblables de Juppé ou de David Cameron en 2006 au moment de l'agression sioniste contre le Liban ou fin 2008, début 2009 pendant le déroulement de l'opération sioniste "plomb durci".

Ah oui, l'entité sioniste a le droit de se défendre.

Et le droit de veto à l'ONU est réservé aux Etats Unis pour protéger la voyoucratie sioniste.

jeudi 15 décembre 2011

La Turquie est-elle restée l'homme malade de l'Europe?

J'ai personnellement beaucoup de mal à comprendre ce que cherche la Turquie dans la crise syrienne. Tout semble indiquer que, quel que soit le sort du régime baathiste, elle sortira perdante de cette affaire.

Ahmet Davutoglu, le ministre Turc des affaires étrangères a certes obtenu de la France, et donc de l'Union Européenne, le feu vert pour accroître la répression contre ses propres rebelles Kurdes, ce qui nous vaut cette photo de deux ministres satisfaits:
Alain Juppé et Ahmet Davutoglu

Mais ce feu vert n'est en fait en rien une nouveauté car l'attitude des Européens vis-à-vis de la Turquie et des kurdes a varié au gré de ce qu'ils considéraient être comme leur intérêt. Ici, cet intérêt est perçu comme consistant à inciter la Turquie à mettre la pression sur la Syrie, politiquement, économiquement et militairement. Une fois l'affaire syrienne réglée, les Européens réutiliseront la question kurde à leur guise et les Turcs auront perdu une occasion de plus de régler politiquement un problème qu'ils croient pouvoir gérer par la force.

Rien n'indique non plus que les prises de position d'Ankara faciliteront l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne
D'autre part, comme je l'avais signalé, l'affaiblissement de la Syrie servira in fine à rendre le rapport de forces régional encore plus favorable à l'entité sioniste, ce qui va contre l'apaisement durable des tensions dont a besoin la Turquie.

Et comme si la France avait voulu ramener la Turquie à ce qu'elle est restée pour elle, une nation foncièrement allogène dans le pré européen, c'est le parlement français qui s'apprête à votre une loi qui pénalisera la négation du génocide arménien.
Imaginez-vous que n'importe quel responsable politique turc en visite en France pourrait être poursuivi et même arrêté si cette loi était adoptée!

On comprend donc la colère exprimée par le porte parole de l'ambassade de Turquie à Paris qui considère cette proposition de loi
comme un acte hostile de l'exécutif français, a-t-il poursuivi, ajoutant qu'en cas d'adoption de la proposition de loi présentée par une députée de la majorité présidentielle, toute coopération avec le gouvernement français, tous les projets communs seront gelés.
Ahmet Davutoglu (le copain d'Alain Juppé sur la photo) a tenu des propos très fermes:

Il n'est pas question de laisser sans réponse les tentatives menées par les dirigeants, le gouvernement ou le Parlement de quelque pays que ce soit, pour déshonorer notre pays et notre nation, a déclaré mercredi soir devant le Parlement turc Ahmet Davutoglu, le ministre des Affaires étrangères, à propos du débat parlementaire en France

Les autorités turques pourraient même rappeler leur ambassadeur à Paris en cas d'adoption de la loi.

Décidément, la Turquie est restée dans la tête des Européens l'homme malade de l'Europe et elle est la seule à ne pas le savoir.

.

dimanche 27 novembre 2011

La Syrie et les corridors de la propagande


En France, nous avons une presse indépendante des partis politiques, des groupes de pression, des grandes entreprises. C’est tout simplement merveilleux.

Cette presse, vous ne la prendrez jamais en défaut, par exemple à participer à une campagne belliciste contre la Libye hier ou la Syrie aujourd’hui.
Bien sûr que non : les faits, rien que les faits et des commentaires étayés par des faits.

Pare exemple, cette presse nous a parlé en long et en large de la proposition française, par la voix d’Alain Juppé, de créer des corridors humanitaires en Syrie.
Vos journaux se gardent bien sûr de traduire et de vous dire que ces corridors seraient en fait des axes de circulation privilégiés pour toutes les forces hostiles au régime de Damas qui s’y trouveraient sous protection de l’OTAN et des lumineuses démocraties du Golfe.

Ces corridors humanitaires ont donc fait les titres de bien des journaux.

Ce qui n’est pas le cas de l’information suivante selon laquelle, pour l’ONU

l'idée de corridors humanitaires avancée par la France n'est pas justifiée à ce stade.
Cette information ne fait pas de titre de la presse française mais apparait par exemple subrepticement dans un article intitulé :
1,5 million de Syriens ont faim
Un article qui nous apprend par ailleurs que le Croissant Rouge Syrien et d’autres organisations de ce pays font ce qu’elles peuvent pour subvenir aux besoins alimentaires de ces personnes

C’est dire que les autorités syriennes n’ont aucune volonté de réduire à la famine telle ou telle partie de la population.

On peut lire incidemment, toujours dans le même article :
Des milliers de personnes ont fui vers des camps de réfugiés au Liban et en Turquie, d'autres ont quitté les villes où se déroulent les manifestations pour trouver refuge chez des amis ou de la famille ailleurs dans le pays.
Si je comprends bien, des milliers de personnes sont parties au Liban et en Turquie tandis que d’autres personnes, sans doute plus nombreuses (à vérifier) se sont réfugiées dans d’autres endroits de cette même Syrie toujours sous contrôle du régime baathiste.
Ce n’est donc pas le régime que ces gens fuient. N’est-ce pas ce que nous dit cet article du Figaro ?

En passant la presse hispanophone n’hésite pas à titrer sur le refus onusien d’ouverture de corridors humanitaires jugés non nécessaires, au moins à ce stade.


mardi 7 juin 2011

Le camouflet des Etats Unis à leur vassal Français

La France s'est trouvée à la pointe des efforts diplomatiques pour obtenir une résolution onusienne contre le régime libyen, au nom de la "protection des civils." Elle se trouve aussi à la pointe des dites opérations de protection qui comprennent l'envoi de conseillers militaires auprès des rebelles, et le bombardement de sites militaires, administratifs et autres.
Tout récemment, la France et la Grande Bretagne ont même décidé de faire intervenir des hélicoptères de combat. Il s'agit en réalité d'engins d'attaque dont l'usage militaire recouvre généralement, comme le suggère leur classification, des missions de type offensif.

Ce succès diplomatique de MM. Juppé et Sarkozy, en attendant l'éventuel succès militaire et politique, semble être monté à la tête du gouvernement qui considère maintenant que la France peut jouer à nouveau dans la cour des grands en prenant l'initiative de proposer la tenue à Paris d'une conférence pour la paix au Proche Orient.

Or ce projet vient de subir la critique, non pas d'un ennemi de la France (par exemple un pays qui désapprouverait l'intervention en Libye) mais de Mme Clinton, secrétaire d'Etat des Etats Unis.
LCI rend sans doute un peu mieux compte du camouflet que viennent d'infliger les Etats Unis à la diplomatie française, et titre:

Proche-Orient : Clinton douche la conférence de Juppé

 Mais Mme Clinton a agi sur ordre d'un autre ami de la France si on en croit ce qu'on peut lire dans le Yediot Aharonot:.
Le vice ministre des affaires étrangères Daniel Ayalon a rencontré son homologue US Robert Burns et lui a dit qu'il n'y avait pas d'alternative à des "négociations conduites par les Etats Unis". Il a expliqué que les USA sont le plus important partenaire impliqué dans le processus de paix. Des officiels du gouvernement expliquent que c'est le signe d'un blocage de l'initiative française."
. 
Israël penche pour le rejet de la proposition française d'accueillir un sommet pour la paix alors que Israéliens et Palestiniens négocient la reprise de discussions à Washington, ont déclaré lundi des responsables gouvernementaux au Yediot. 
La décision de rejet de la conférence de Paris a donc été prise à Tel Aviv et notifiée par Washington. Et vous aurez noté que Palestiniens et sionistes négocient actuellement la reprise de discussions alors qu'ion s'attendrait à ce qu'ils discutent de la reprise de négociations! 
Dans le rôle qui est le sien dans l'offensive contre le régime de Tripoli, la France n'a fait en définitive que signer (du sang des Libyens et des migrants naufragés) son acte de sujétion à Washington. 

vendredi 25 mars 2011

Bernard-Henri Lévy, VRP d'al Qaïda au Maghreb, Sarkozy bras armé de (feu) Ben Laden

Pendant que la presse française qui est « libre » comme chacun sait gaspille des milliers de litres d'encre dans le cadre de l'effort de guerre contre la Libye, un certain nombre d'informations qui apparaissaient dans des organes de presse à la notoriété assez restreinte notamment en Grande Bretagneaux Etats Unis commencent à apparaître dans la presse grand public.

Pas en France ? Non, pas en France, du moins pas encore vu que le sieur Bernard-Botul-Henri Lévy siège au conseil de surveillance d'Arte, et dans des instances du même genre dans les quotidiens Libération et Le Monde.
Je vous évoquais sur ce blog les liens allégués entre ce qu'on appelle al Qaïda (une entreprise saoudo-sioniste de destruction du monde arabo-musulman) et les rebelles Libyens au nom desquels la France, la Grande Bretagne et les Etats Unis (entre autres) déversent des tonnes de technologie sur les têtes libyennes. Oui, de la technologie guerrière, car cette dernière est en train de devenir le créneau de spécialisation de l'Occident.
Ces informations sont maintenant relayées par un journal italien repris par le Daily Telegraph de Londres. Et cette fois, aux sources indirectes évoquées précédemment, s'ajoute le témoignage d'un des dirigeants de la rébellion libyenne qualifiée hâtivement de démocratique par qui nous savons : le crétin chevelu et aux chemises ouvertes et Sarkoléon.
Si on lit avec un minimum d'attention cet article, on comprendra les risques énormes encourus par l'Afrique sahélienne et le Maghreb du fait de cette intervention occidentale. Je pense que c'est un danger mortel, surtout pour l'Algérie, et je pèse mes mots.

Abdel-Hakim al-Hasidi, le chef rebelle Libyen, a déclaré que des djihadistes qui avaient combattu contre les troupes alliées en Irak sont sur les lignes de front de la bataille contre le régime de Mouammar Kadhafi

par Praveen Swami, Nick Squires et Duncan Gardham, The Daily telegraph (UK) 25 mars 2011 traduit de l'anglais par Djazaïri

 
Dans un entretien accordé au journal italien Il Sole, M. al-Hasidi a admis avoir recruté environ 25 hommes dans la région de Derna en Libye orientale pour lutter contre les troupes de la coalition en Irak. Certains d'entre eux, a-t-il dit, sont aujourd'hui sur la ligne de front à Adjabiya.
M. al-Hasidi a insisté pour dire que ses combattants "sont des patriotes et de bons musulmans, pas des terroristes, » avant d'ajouter que les « membres d'al Qaïda sont aussi de bons Musulmans et luttent contre l'envahisseur. »

Ses révélations surviennent au moment même où Idriss Deby Itno, le président du Tchad, a affirmé que al Qaïda avait réussi à piller des arsenaux dans la zone libyenne rebelle et pris des armes, « dont des missiles sol-air, qu'ils ont ensuite envoyées clandestinement dans leurs sanctuaires. »
M. al-Hasidi a admis avoir par le passé combattu contre "l'invasion étrangère" en Afghanistan avant d'être capturé en 2002 à Peshawar au Pakistan. » Il avait ensuite été livré aux Etats Unis
Des sources gouvernementales aux Etats Unis et au Royaume Uni indiquent que M. al-Hasidi appartenait au Libyen Islamic Fighting Group ou LIFG qui a tué des dizaines de soldats Libyens dans des attaques de guérilla dans les secteurs de Derna et Benghazi en 1995 et 1996.
Même si le LIFG ne fait pas partie de l'organisation al Qaida ; l'académie militaire de West Point aux Etats Unis a signalé que tous deux entretenaient une « relation de coopération de plus en plus étroite. » Des documents saisis en 2007 par les forces alliées dans la ville de Sinjar ont montré que les membres du LIFG étaient la seconde plus importante cohorte de combattants étrangers en Irak après les Saoudiens.

Au début de ce mois, al Qaïda a lancé un appel à ses partisans pour qu'ils épaulent la rébellion libyenne qui, selon elle, permettrait l'imposition du « règne de l'Islam  dans le pays.
Les islamistes Britanniques ont soutenu aussi la rébellion et l'ancien chef de l'organisation interdite al-Muhajiroun a proclamé que l'appel à « l'islam, à la sharia et au djihad venu de Libye avait « ébranlé les ennemis de l'Islam et les Musulmans bien plus que le tsunami qu'Allah a envoyé contre leurs amis, les Japonais. »

Mauvaises raisons et faux prétextes pour agresser la Libye


Un papier intéressant de Diana Johnstone qui contribue à la démystification des motifs « humanitaires » ou missionnaires (pour la démocratie, pas des croisades). de l'agression contre la Libye La Libye est effectivement tombée dans un piège qui lui a été tendu par Bernard-Henri Lévy associé aux monarques du Golfe. Dans sa démarche, le pseudo philosophe n’a sans doute pas obéi qu’à son amour immodéré pour Sion mais aussi à son narcissisme qui résiste à toutes les déconvenues comme celles consécutives aux révélations de ses diverses impostures.

BHL a certes obtenu ce qu’il voulait, la guerre contre le régime libyen, mais pas comme il voulait et, finalement malgré lui. Car BHL a d’abord précipité la France dans une impasse diplomatique dont Alain Juppé, grand commis de l’Etat typique, a su la sortir en empruntant la seule issue qui pouvait la tirer, au moins momentanément, du ridicule : la guerre sous couvert d’un mandat de l’ONU assimilé à un chèque en blanc pour ce qu’il faut bien appeler une agression impérialiste.
On verra peut-être plus tôt qu’on ne le pense que cette agression est une grave erreur stratégique et je crois que cet article nous livre un des aspects de cette faute stratégique qui tient aux rapports entretenus par le gouvernement libyen avec ses homologues d’Afrique au sud du Sahara.
Ce retour en force de l’Europe en Afrique s’accompagnera sans doute d’une accélération de sa sortie en douceur du reste du continent, sous la poussée des Américains d’une part, de la Chine d’autre part.

par DIANA JOHNSTONE CounterPunch (USA) 24 mars 2011 traduit de l'anglais par Djazaïri
Raison N°1: Changer le régime.
C’est le motif réel qui est apparu dès lors que le président Français Nicolas Sarkozy avait pris l’initiative extraordinaire de reconnaître les rebelles de Benghazi comme seul représentant légitime du peuple libyen. Cette reconnaissance violait de manière extraordinaire tous les principes et les usages diplomatiques. Elle signifiait la non reconnaissance Elle signifiait la non reconnaissance du gouvernement libyen existant et de ses institutions qui, contrairement aux connotations magiques associées au mot « dictateur » ne peuvent pas être réduites à la personnalité d’un homme fort. Une grande nation européenne, la France, a balayé d’un revers de main ces institutions pour proclamer qu’un obscur groupe de rebelles d’une région traditionnellement séditieuse de la Libye constituait le gouvernement légitime de cette nation d’Afrique du Nord.
Comme ce n’était en réalité pas le cas, ce ne pouvait être que l’affirmation d’un objectif à atteindre par la guerre. L’annonce française équivalait à une déclaration de guerre contre la Libye, une guerre pour vaincre Kadhafi et mettre ces rebelles mystérieux au pouvoir à sa place.

Faux prétexte N°1 "protéger les civils".
La fausseté de ce prétexte est évidente, tout d’abord parce que la résolution onusienne autorisant l’action militaire « pour protéger les civils » a été élaborée par la France – dont l’objectif est clairement un changement de régime – et ses alliés occidentaux. Si la véritable préoccupation du Conseil de Sécurité de l’ONU avait été de « protéger les vies d’innocents », il aurait pu, il aurait dû envoyer une solide mission d’observation neutre pour vérifier ce qui se passait vraiment en Libye. Il n’existait aucune preuve des assertions des rebelles selon lesquelles le régime de Kadhafi massacrait des civils. S’il avait existé des preuves visibles de ce genre d’atrocités, nous pouvons être certains qu’on nous les aurait montrées régulièrement aux heures de grande écoute à lé télévision. Nous n’avons vu aucune preuve de ce genre. Une mission d’enquête de l’ONU aurait pu très vite établir les faits, et le Conseil de Sécurité de l’ONU aurait agi sur la base d’informations factuelles plutôt que sur celle des affirmations de rebelles en quête d’un soutien international pour leur cause.
Au lieu de quoi, le Conseil de Sécurité, qui n'est désormais guère plus qu'un instrument des puissances occidentales, s'est précipité vers les sanctions, et le renvoi devant le Tribunal Pénal International sur la base d'allégations de “crimes contre l'humanité” en cours ou à venir, et a finalement autorisé une zone d'exclusion aérienne dont on pouvait être certain que les Occidentaux l'interpréteraient comme un permis de mener une guerre ouverte contre la Libye,
Quand les Etats Unis et leurs principaux alliés de l'OTAN sont autorisés à “protéger les civils”, ils le font avec les instruments dont ils dispose,t: bombardements aériens et missiles de croisière, Les frappes aériennes, les bombardements et les missiles de croisière ne sont pas faits pour “protéger les civils” mais plutôt pour détruire des cibles militaires, ce qui entraîne inévitablement la mort de civils, Mis à part ces “dommages collatéraux”, quel droit avons-nous de tuer des personnels militaires Libyens qui gèrent des aérodromes et d'autres installations de la défense libyenne? Que nous ont-ils fait?

Raison N°2: Parce que c'est facile.
Les forces de l'OTAN étant enlisées en Afghanistan, des dirigeants de pays de l'alliance (mais pas tous) ont dû penser que ce serait une bonne idée de remporter une victoire rapide et facile dans une jolie petite “guerre humanitaire,” Ce qui, du moins l'espèrent-ils, pourrait ranimer l'enthousiasme pour des actions militaires et relancer la popularité en berne de politiciens qui pourront s'exhiber fièrement comme des champions de la démocratie” et des destructeurs de “dictateurs,”

Faux Prétexte N° 2: Les Arabes nous ont demandé cette guerre.
Le 12 mars, la Ligue Arabe réunie au Caire annonçait son soutien à une zone d'exclusion aérienne en Libye, Ce dont s'est servi l'opération partiellement OTAN conduite par la France, “Nous répondons aux demandes du monde arabe,” pouvaient-ils prétendre, mais quel monde arabe? D'un côté, Sarkozy a effrontément présenté sa croisade contre Kadhafi comme étant dans le droit fil des soulèvements dans le monde arabe contre des dirigeants autocratiques, tout en prétendant dans le même temps répondre aux demandes des,,, plus autocratiques parmi ces dirigeants, nommément les monarques du Golfe, eux-mêmes affairés à réprimer leurs propres mouvements de contestation démocratique, (on ne sait pas exactement combien d'Etats de la Ligue Arabe ont participé à cette décision, mais la Syrie et l'Algérie ont émis de fortes objections),
L'opinion occidentale était supposée ne pas se rendre compte que ces dirigeants Arabes avaient leurs propres raisons de détester Kadhafi, très différentes de celles qui sont formulées en Occident. Kadhafi leur a jeté en pleine figure leur trahison de la Palestine, leur duplicité et leur hypocrisie. L’année dernière, incidemment, l’ancien député Britannique George Galloway avait relaté comment, en comparaison des obstacles mis en travers de l’aide pour Gaza par le gouvernement égyptien, son convoi avait vu le volume de son chargement d’aide humanitaire doublé pendant son passage en Libye. Il y déjà longtemps que Kadhafi, considérant ses dirigeants comme des incapables, a tourné le dos au monde arabe, pour se tourner vers l’Afrique.
Alors que la position  intéressée de la Ligue Arabe contre Kadhafi a été saluée en Occident, peu d’attention a été accordée à l’opposition unanime de l’Union Africaine à la guerre contre le dirigeant Libyen. Kadhafi a investi une grande quantité de ses revenus pétroliers dans la construction d’infrastructures et dans le développement de l’Afrique sub-saharienne. Les puissances occidentales qui vont le renverser continueront à acheter du pétrole libyen comme avant. La grande différence pourrait être que les nouveaux dirigeants, mis en place par l’Europe, suivront l’exemple des émirs de la Ligue Arabe en transférant leurs revenus pétroliers d’Afrique vers la bourse de Londres et les marchands d’armes européens.

Vraie Raison N° 3: Parce que Sarkozy a suivi le conseil de BHL
Le 4 mars, le dandy littéraire Français Bernard-Henri Lévy a rencontré en privé avec Moustapha Abdeljalil, un ancien ministre de la justice qui a retourné sa veste pour devenir le dirigeant du « Conseil National de Transition » (CNT) des rebelles. Le soir même, BHL appelait Sarkozy sur son téléphone portable et obtenu qu’il accepte de recevoir des chefs du CNT. La rencontre s’est tenue le 10 mars au palais de l’Elysée à paris. Comme l’a relaté le spécialiste des relations internationales du Figaro Renaud Girard, Sarkozy a alors annoncé à des Libyens ravis le plan qu’il avait concocté avec Bernard-Henri Lévy : reconnaissance du CNT comme seul représentant légitime de la Libye, nomination d’un ambassadeur de France à Benghazi, frappes de précision sur des aérodromes militaires libyens ; avec la bénédiction (qu’il avait déjà obtenue) de la Ligue Arabe. Le ministre Français des affaires étrangères Alain Juppé avait été stupéfait d’apprendre après les media cette évolution spectaculaire de la diplomatie française.
Kadhafi a expliqué en long et en large après le début du soulèvement  qu’on ne pouvait pas lui demander de démissionner parce qu’il n’avait aucune fonction officielle. Il n’était, avait-il insisté, qu’un « guide » vers qui le peuple libyen pouvait se tourner pour des conseils sur des questions délicates.
Il s’avère que les Français aussi ont un guide spirituel non officiel : Bernard Henri Lévy. Tandis que Kadhafi porte des costumes colorés et réside sous une tente, BHL porte des chemises blanches impeccables ouvertes sur un torse viril et passe le temps à Saint Germain des Prés, un quartier de Paris.
Aucun des deux n’a été élu. Les deux exercent leur pouvoir par des voies mystérieuses.
Dans le monde anglo-saxon, Bernard-Henri Lévy est considéré comme un personnage comique, assez comme Kadhafi. Sa « philosophie » a à peu près autant d’adeptes que le Livre vert du guide Libyen. Mais BHL a aussi de l’argent, beaucoup ; et il a de nombreux amis encore plus riches. Il exerce une influence énorme dans le monde médiatique français ; il invite des journalistes, des écrivains, des gens du spectacle dans son coin de paradis à Marrakech, il siège au conseil d’administration de deux quotidiens de « centre gauche », Libération et le Monde. Il écrit régulièrement dans toutes les publications grand public quand il le veut, il apparaît sur toutes les chaînes de télévision quand il le choisit. Il est souvent détesté par les Français ordinaires. Mais ils n’ont aucun espoir d’en être débarrassé par une résolution de l’ONU.

Diana Johnstone is the author of Fools Crusade: Yugoslavia, NATO and Western Delusions.She can be reached at  diana.josto@yahoo.fr



vendredi 18 mars 2011

Libye, résolution de l'ONU et coût stratégique de l'hypocrisie de Nicolas Sarkozy

Le rapport de forces militaire qui était il y a encore quelques heures favorable aux forces du colonel Kadhafi vient peut-être d'être inversé de manière décisive par la résolution de l'ONU adoptée hier par le Conseil de Sécurité de l'ONU,

Le vote de cette résolution est une véritable performance à mettre à l'actif (ou au passif selon le point de vue de chacun) de la diplomatie française, d'Alain Juppé qui vient ainsi de sortir magistralement son pays du ridicule dans lequel l'avaient plongé les sieurs Bernard Henri-Lévy et Nicolas Sarkozy.

C'est tout l'entregent et le savoir-faire dont dispose Alain Juppé dans les pays arabes, les monarchies comme les républiques, qui ont été mobilisés efficacement, J'avais écrit précédemment que le recours à la force des armes était sans doute le seul moyen qui restait à la Grande Bretagne et à la France pour sortir par "le haut" des déboires que l'affaire libyenne leur avait occasionnés. Juppé a ici montré des qualités politiques comparables à celles dont a fait preuve le colonel Kadhafi, celui qu'on prétend fou.

Le succès diplomatique de la France doit cependant être nuancé d'abord par le fait que l'Allemagne, si elle ne s'est pas opposée à l'adoption de la résolution, s'est abstenue, Une abstention qui, à la différence de celle de la Chine et de la Russie ressemble assez à un désaveu d'une politique belliciste dont on verra bien ce qu'il résultera,
On observera ensuite que, en dehors des traditionnels alliés occidentaux, l'action militaire pour défendre la démocratie en Libye sera aussi le fait de forces armées de démocraties bien connues au Proche Orient comme les Emirats Arabes Unis ou le Qatar, Un scoop qui ne manquera pas de chagriner l'entité sioniste qui ne pourra plus se targuer d'être la seule, l'unique, l'inimitable démocratie de la région (une démocratie d'assassins et de délinquants, soit dit en passant).

Outre le soutien de la Ligue (démocratique) Arabe et l'apport prévu des forces qatariotes et émiraties, ce qui devrait peut-être un peu plus en déranger certains, c'est que la résolution adoptée a été introduite par le Liban dont le gouvernement est sous le contrôle du… Hezbollah. Le Hezbollah a en effet gardé une rancune tenace à l'égard du régime libyen accusé d'avoir assassiné en 1978 l'Imam Moussa Sadr, un haut dignitaire chiite Libanais (à l'époque, le Hezbollah n'existait pas).

Personne n'aura oublié que non seulement le Hezbollah est visé par une pseudo procédure judiciaire internationale pour l'assassinat de Rafik Hariri, ancien premier ministre libanais, une procédure chère au cœur du gouvernement français et que le Hezbollah récuse, mais que ce parti est aussi l'ennemi juré de l'entité sioniste qui a tout fait pour le détruire (et le Liban avec d'ailleurs).

L'entité sioniste n'a jamais été vraiment passionnée par le régime lybien, qui ne l'a jamais vraiment dérangé non plus depuis au moins la fin de la guerre d'octobre 1973, mais ce qui se passe en ce moment lui déplaît, voire l'inquiète, franchement. Les sionistes ont en effet l'impression qu'une nouvelle donne est en train de se dessiner au moyen Orient, et dans laquelle ils n'auront peut-être plus leur place. Cette crainte (ou cet espoir diront certains dont je suis) est-elle fondée ? L'avenir le dira…

Mais d'ores et déjà, je pense qu'on peut considérer avec certitude que le coût stratégique des errements de M. Sarkozy sera très élevé. Et payera aussi son hypocrisie comme celle des Britanniques par-dessus le marché. Une hypocrisie sanglante  qui nous est rappelée par le dessin ci-dessous et l'article que je vous propose sur le prochain mariage princier dans la famille régnante d'Angleterre.
René Le Honzec



NB : au moment où j'écris ces lignes, les attaques aériennes contre le gouvernement libyen n'ont pas commencé.


Indignation devant l'invitation du roi de Bahreïn au mariage princier

'Le tyran qui a du sang frais sur les mains' risque d'éclipser le grand jour de William et Kate

par Tim Edwards, The First Post (UK) 17 mars 2011 traduit de l'anglais par Djazaïri
 

Les noces royales du prince William avec Kate Middleton le mois prochain risque d'être ravalé au rang d'incident diplomatique depuis qu'un des invités supposés, le roi King Hamad Bin Isa Al Khalifa de Bahreïn a répondu aux appels à la démocratisation de cet Etat insulaire du Golfe par une brutale répression contre les manifestants.

L'arrestation d'au moins six responsables politiques de l'opposition et des informations sur la mort de trois civils suite à des interventions musclées de la police ont entraîné la condamnation des dirigeants sunnites de Bahreïn par Navi Pillay, la commissaire aux droits de l'homme de l'ONU. « Il s'agit d'une conduite choquante et illégale, » a-t-elle déclaré.

Comme l'écrit le New Statesman, "Comment la Reine peut-elle justifier l'invitation d'un tyran non élu qui a du sang frais sur les mains?"

Le palais de Buckingham a refuse de confirmé au First Post si le roi de Bahreïn serait présent au mariage princier. La presse londonienne avait signalé dès le mois dernier qu'il figurait parmi la quarantaine de têtes couronnées qui ont été invitées.

Avant la déclaration de l'ONU de ce jour, le groupe de pression Republic avait déjà envoyé une lettre à William et Kate pour leur demander de retirer immédiatement l'invitation adressée au roi de Bahreïn et à « tout autre despote du Moyen Orient. »

"Je suis sûr que vous avez été choqués et horrifiés comme je l'ai été en apprenant que le roi de Bahreïn a écrasé une manifestation pacifique en faveur de la démocratie avec des tanks et des tirs à balles réelles, tuant un certain nombre de manifestants, »peut-on lire dans la lettre.

« Il est donc évident que la présence de n'importe quel dictateur du Moyen Orient, royal ou pas, jouissant de l'hospitalité de votre famille pour côtoyer des politiciens et des vedettes hollywoodiennes

Mehdi Hasan écrit dans le New Statesman que le couple royal « risque de voir son mariage très attendu et objet de toutes les discussions éclipsé par les protestations (inévitables) contre leurs invités de marque du Moyen orient – les rois de Bahreïn, de Jordanie, d'Arabie Saoudite et d'autres. Quelle est la défense de Will et Kate ? Comment la reine justifie-t-elle l'invitation d'un tyran non élu qui a les mains tâchées de sangs ? »

Catherine Mayer écrit dans le magazine Time : « {Le roi] peut être tenté par l'idée de goûter un peu de répit dans un pays où la contestation républicaine reste déférente... Mais la présence d'Al Khalifa au mariage pourrait être aussi pénible que celle de l'Ancient Mariner et quitter son royaume pourrait s'avérer aussi téméraire que de tirer un albatros au golf, »

Si Twitter peut donner une indication, la force des sentiments qui s'y expriment pourrait se traduire par des manifestations massives le jour du mariage,

Un utilisateur de Twitter a posté: "Hé, qu'est-ce que le massacre de quelques sujets quand on est entre amis?" Un autre écrit: "Inviter des despotes et des meurtriers est sans doute une PREMIERE pour un mariage royal, J'espère que vous aurez un beau cadeau!" Et un autre: "Combien de carcasses de chiites blessés sous les roues et les chenilles des véhicules blindés BAE (British Aerospace, un fabricant d'armes) avant que l'invitation du monarque de bah rein au mariage princier soit annulée? Beaucoup, je suppose,"

Si Al Khalifa se rend au mariage, il aura au moins le soutien du roi d'Arabie Saoudite, Abdullah, qui épaule son régime en fournissant des troupes saoudiennes,

Cependant, dans la tradition d'opacité des monarchies de par le monde, cette controverse pourrait être réglée en coulisses bien avant le 29 avril, La politique de Buckingham palace consistant à refuser de publier à l'avance une liste officielle d'invités pourrait permettre à tous les concernés de sauver la face,

En attendant, le ministère des affaires étrangères a déclaré au First Post que l'événement n'était pas "une affaire de l'Etat" et qu'il ne pouvait donc pas s'exprimer sur le caractère convenable des invités, "C'est une cérémonie de mariage privée, les invitations sont donc lancées par Clarence House,"