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mercredi 23 mars 2016

Pour Pedro Santisteve, maire de Saragosse, les attentats de Bruxelles sont une conséquence de la violence exercée par l'Europe dans d'autres parties du monde

Bon, je voulais faire juste une petite intro et je me suis laissé aller...
Quand on évoque les terribles attentats qui ont frappé Bruxelles tout récemment, ou Paris en novembre 2015, l'émotion et la tristesse sont de rigueur et c'est bien normal. Cependant, s'agissant d'événements qui ne résultent pas de phénomènes naturels mais d'actions humaines concertées dont l'objectif n'est pas celui de la rapine, on serait en droit d'attendre des réponses politiques.
Vous me direz que les hommes politiques s'expriment à ce sujet. Et en effet, on peut même trouver que Manuel Valls s'exprime plutôt trop que pas assez. Et surtout qu'il, comme les autres dirigeants européens, propose uniquement des réponses sécuritaires, dont la nature n'a souvent qu'un lien distant avec la problématique soulevée par les attentats, et qui ne donnent en guise d'explication aux agissements des terroristes que leur détestation de l'Europe, de ses valeurs, de la démocratie etc.
S'il est évident que des mesures doivent être prises pour protéger la population (et il est douteux que celles proposées y suffisent), il importe quand même de cerner correctement les causes de la mobilisation terroriste.
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Parce que, si je suis la logique de Manuel Valls ou de François Hollande, il suffira de transformer la France et l'Europe en dictature pour enfin avoir la paix puisque les terroristes n'auront plus de raisons de détester les "valeurs" et la "démocratie" européennes.
Et c'est apparemment ce chemin qu'a choisi une clique néoconservatrice qui est représentée dans à peu près tous les gouvernements européens et qui est aux manettes en France.
C'est un peu ce que dit Pedro Santisteve, le maire de Saragosse qui considère que la violence terroriste est un retour de bâton de la violence qu'exercent les pays européens ailleurs dans le monde (on pense immédiatement à la Libye, à l'Irak et à l'Afghanistan) et que le rêve d'une Europe démocratique et ouverte à tous est en train de s'effondrer.
Pedro Santisteve
Pedro Santisteve, maire de Saragosse

Et ce rêve ne s'effondre pas du fait de la menace terroriste parce qu'il faut être stupide pour supposer que des attentats, même aussi meurtriers que ceux qu'ont connu la Belgique, la France et, plus loin dans le temps, l'Espagne et le Royaume Uni représentent une menace sérieuse pour les Etats européens qui pourraient finir par sortir vaincus d'une épreuve de force qui les opposerait à quelques dizaines ou même centaines de repris de justice qui ne posaient pas vraiment problème quand ils étaient supposés participer à la mise au pas, voire à l'élimination physique, du président syrien Bachar al Assad.
Le maire de Saragosse tient des propos qu'aucun élu de ce statut ne pourrait tenir en France. Saragosse est en effet une grande ville et son maire n'est pas n'importe qui: avocat pénaliste réputé, professeur de droit, il est entré en politique avec le mouvement des Indignés et il s'inscrit dans un mouvement qui fédère plusieurs partis de gauche.

Le maire de Saragosse à propos des attentats :"La violence que nous avons contribué à semer revient chez nous"

Publico (Espagne) 23 mars 2016 traduit de l'espagnol par Djazaïri
Pedro Santisteve a exprimé sa "condamnation" et sa "répulsion" devant les attentats d'hier à Bruxelles et il plaide pour la construction d'une "Europe accueillante, qui défend le droit à la vie, l'inclusion de toutes les catégories de personnes, toutes les identités, croyances et convictions."
Madrid – Le maire de Saragosse, Pedro Santisteve (du parti Zaragoza en Comun) a exprimé aujourd'hui sa "condamnation" et sa "répulsion" devant les" attentats irrationnels et injustifiables" d'hier à Bruxelles et il a affirmé que "aujourd'hui, nous revient en quelque sorte cette violence que nous avons contribué à semer dans le monde."
Le maire a participé, avec le conseil municipal au complet et les employés de la mairie à un rassemblement pour observer une minute de silence après laquelle il a fait lecture intégrale d'une déclaration officielle de condamnation.
Le maire a condamné l'attentat et a affirmé que, à son avis, "L'Europe que nous voulions construire sur la base des valeurs et de la défense des droits humains est en ruines,"…"par suite des agressions que nous, pays occidentaux, avons fait subir à des pays tiers."
Et il a ajouté : "Maintenant, en quelque sorte, nous revient la violence que nous avons contribué à semer dans le monde."
Santisteve a estimé que "nous devons y réfléchir parce que nous ne voulons pas de cette Europe de la fuite en avant, mais une Europe accueillante, qui défend le droit à la vie, l'inclusion de toutes les catégories de personnes, toutes les identités, croyances et convictions."
"C'est là notre Europe pour laquelle nous allons continuer à lutter," a-t-il affirmé.

mercredi 11 novembre 2015

Le ministre antisémite dont la presse française ne parle pas

Sur certains sujets, on ne pourra pas dire que la presse française est très réactive.
On avait ainsi pu constater qu'elle avait eu un certain retard à l'allumage pour commenter les propos négationnistes du chef du gang sioniste Benjamin Netanyahou qui a récemment affirmé que c'est le Grand Mufti de Jérusalem qui avait suggéré à Hitler l'idée d'exterminer les Juifs.

On observe un phénomène semblable en ce qui concerne la situation politique d'un pays européen, et pas n'importe lequel puisque ce pays est la Pologne, un pays important par sa population, sa qualité de membre de l'Union Européenne et de l'OTAN et sa situation géographique au contact de la Russie et de l'Ukraine

La Pologne a une frontières avec l'enclave russe de Kaliningrad et avec l'Ukraine
.

Eh bien, les élections législatives en Pologne viennent de donner la majorité absolue à un parti conservateur représentant d'une droite dure, voire même assimilable à l'extrême droite.

Ce parti conservateur siège au parlement européen dans le même groupe que les Conservateurs britanniques ; il est même la deuxième force politique de ce groupe après les affidés de David Cameron.

Un nouveau cabinet a naturellement été constitué à Varsovie et parmi ses membres, au poste clef de ministre de la Défense, a été nommé un homme qui déclarait publiquement il y a quelques années que l'opuscule intitulé « Les Protocoles des Sages de Sion » pouvait bien être authentique parce que, selon lui, l'expérience montre qu'il existe de telles organisations [qui complotent secrètement] dans les milieux juifs.

Nous sommes là devant des propos typiquement antisémites, tenus par un membre important du gouvernement d'un pays qui compte en Europe.

Et que nous en dit la presse hexagonale ?

Pour l'instant, rien.

Je vous fiche mon billet que si un obscur sous-secrétaire d'Etat d'un pays arabe avait tenu le même langage, nous aurions eu quantité d'articles et de dépêches pour signaler et fustiger des propos antisémites.

Le nouveau ministre polonais de la défense condamné pour ses propos sur la théorie d'un complot juif

par Rajeev Syal, The Guardian (UK) 10 novembre 2015 traduit de l'anglais par Djazaïri

Ministre nouvellement nommé, Antoni Macierewicz est critiqué pour avoir dit qu'un libre canular présentant un projet pour dominer le monde pourrait être authentique.

Le ministre polonais de la Défense nouvellement nommé a été condamné pour avoir suggéré la possibilité qu'un document frauduleux prétendant montrer qu'il existe un plan juif pour dominer le monde puisse être authentique.


Antoni Macierewicz


Antoni Macierewicz fait partie d'un certain nombre de nominations controversés décidées lundi par le parti de droite Droit et Justice après s'être assuré pour la première fois la majorité absolue aux élections législatives du pays.

Sa nomination pourrait compliquer les relations de la Pologne avec ses alliés de l'OTAN et de l'Union Européenne (UE) ans leur démarche pour isoler la Russie. Elle pourrait aussi constituer une difficulté pour David Cameron dont le groupe [au parlement de Strasbourg] des Conservateurs et Réformistes Européens dépend du soutien de Droit et Justice.

Macierewicz avait dit aux auditeurs de Radio Maryja en 2012 qu'il avait lu les Protocoles des Sages de Sion, un petit livre qui se présente comme un plan juif pour contrôler l'économie et les médias mondiaux mais dont il a été démontré que c'était un faux.

Il avait considéré qu'il y avait un débat autour de l'authenticité de l'opuscule, mais il avait dit aux auditeurs : « L'expérience montre qu'il existe de telles organisations dans les milieux juifs.»

Ses propos ont été largement condamnés par les militants antiracistes en Pologne. Rafał Pankowski, qui a parlé de la participation de Macierewicz à l'émission de radio dans un livre sur l'extrême droite polonaise déclare : Il est bien connu pour son discours politique extrémiste qui suscite la division et a ses racines dans le discours identitaire nationaliste de Radio Maryja.

« La culture politique de Droit et Justice semble fortement influencées par ce genre de discours. C'est un triste moment pour la démocratie polonaise et européenne si la promotion des théories du complot est récompensée par des nominations à des postes importants. »

Ancien membre de l'opposition polonaise anticommuniste et vice-ministre de la Défense, Macierewicz est connu pour son action pour purger les services de renseignements militaires du pays de toute influence russe et communiste.

Au début des années 1990, il avait mené une enquête pour repérer les communistes parmi les anciens dirigeants de Solidarité, les accusant d'avoir travaillé pour la police secrète. Il avait même accusé le fondateur du syndicat, Lech Walesa, d'être un espion connu sous le nom d'Agent Bolek, mais ses accusations n'avaient pu être prouvées.

Plus récemment, il s'est fait le champion d'une théorie selon laquelle l'accident d'avion qui avait causé la mort de 96 Polonais en 2010, dont le président Polonais, était un assassinat orchestré par la Russie et non un accident comme les enquêtes officielles l'ont établi.

« Le gouvernement dirigé par le premier ministre [russe] de l'époque, Vladimir Poutine est entièrement responsable de cette tragédie, » a-t-il déclaré devant le Parlement européen en mars.

« Il faut le dire, c'était la première salve d'une guerre qui est maintenant en cours à l'est de l'Europe et qui se rapproche de plus en plus dangereusement des frontières de l'UE et de l'OTAN. »

Le gouvernement russe a mis en cause une erreur de pilotage, et les enquêteurs polonais ont affirmé que le personnel de l'aéroport était également responsable.

Le langage incendiaire de Macierewicz risque de poser problème aux diplomates de Bruxelles déjà préoccupés par la victoire des nationalistes et eurosceptiques de Droit et Justice.

Les Protocoles des Sages de Sion auraient été publiés pour la première fois en Russie dans les années 1900 [avant la révolution bolchevique, NdT], traduits dans différentes langues et diffusés internationalement au début du 20ème siècle.

Ils sont supposés être les minutes d'une réunion de dirigeants juifs à la fin du 19ème siècle au cours de laquelle ils auraient discuté d'un projet de plan global pour subvertir les règles morales des Gentils, contrôler la presse et l'économie mondiales.

Des journalistes et des historiens ont démontré leur caractère frauduleux dans les années 1920, montrant qu'ils contenaient des extraits de textes tirés d'autres livres. Ils furent néanmoins étudiés dans les écoles allemandes après l'accession au pouvoir des Nazis en 1933.

Droit et Justice est devenu le premier parti politique de la Pologne post-communiste à obtenir la majorité absolue au parlement, ce qui lui donne un contrôle d'une ampleur inédite sur les politiques de l'Etat.

Son retour au pouvoir a remis en selle l'ancien premier ministre Jaroslaw Kaczynski dont le gouvernement avait agacé ses alliés européens avec sa rhétorique antiUE entre 2005 et 2007.

Droit et Justice n'a répondu aux demandes de commentaires du Guardian


jeudi 6 février 2014

Scarlett Johansson, le boycott des colonies sionistes et le Financial Times

 L'actrice américaine Scarlett Johansson a fait beaucoup pour mieux faire connaître les actions de boycott culturel, économique et commercial qui visent le régime sioniste.
Ce n'était pas volontaire de sa part, mais en préférant les dollars proposés par l'entreprise sioniste SodaStream à la mission d'ambassadrice de l'ONG britannique Oxfam, elle a en quelque sorte révélé au monde l'absence de principes moraux et l'éthique particulière qui caractérisent le projet sioniste.
par Stephanie Westbrook, via Mondoweiss
C'est cette réflexion que développe le Financial Times dans un éditorial. Le fait que ce journal qui est le porte voix des milieux financiers de Londres et d'autres métropoles du capitalisme évoque ainsi cette question dans des termes sans ambiguïté, donne une idée de l'exaspération qui commence à gagner ce que je désignerai par le raccourci simplificateur de « communauté des affaires ».
Un éditorial qui sonne aussi comme un avertissement de ce qui pourrait arriver tantôt : un boycott généralisé des échanges avec l'entité sioniste, comme celui qu'avaient connu en d'autre temps la Rhodésie (aujourd'hui Zimbabwe) et l'Afrique du Sud.
La défense de son sponsor par Scarlett Johansson est naïve
The Financial Times (UK) 31 janvier 2014 traduit de l'anglais par Djazaïri
La décision de l'actrice Scarlette Johansson de ne plus être une ambassadrice d'Oxfam, l'organisation caritative pour la justice sociale, et de continuer à être une ambassadrice de la marque SodaStream, une compagnie israélienne qui fabrique des machines pour produire des boissons gazeuses chez soi dans une usine située en Cisjordanie occupée, pourrait être tenue pour aussi négligeable qu'une tempête dans un verre de limonade. Il ne devrait pas en être ainsi.
La vedette du film "Lost in Translation" a braqué accidentellement le projecteur sur un problème important – celui de savoir s'il est juste ou légitime de faire du commerce avec des entreprises qui opèrent dans des colonies israéliennes illégales sur le sol palestinien – tout en donnant par inadvertance un éclairage positif sur al campagne pour boycotter Israël tant qu'il ne se retire pas de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est – une question distincte, du moins pour jusqu'à présent.
SodaStram fabrique certains gazéificateurs [de boissons] à Maale Adumim, la plus grande colonie israélienne en Cisjordanie, illégale au regard du droit international. L'usine fait travailler environ 500 Palestiniens et prétend promouvoir l'emploi et la coexistence pacifique entre Arabes et Juifs. Mlle Johansson affirme que la compagnie « construit un pont vers la paix entre Israël et la Palestine ». C'est de la naïveté, tout comme la confusion qu'elle fait entre ce point de controverse et le mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) qui prône l'isolement d'Israël.
Le statut des colonies est clair au regard du droit international même si Israël choisit de l'ignorer et d'accroître sa colonisation du territoire palestinien, tout en faisant mine de négocier sur la création d'un Etat palestinien. L'an dernier, l'Union Européenne (UE) a adopté des dispositions pour interdire les subventions destinées à des organismes opérant dans des colonies illégales. L'UE a cependant laissé Israël participer au programme Horizon 2020 – Israël est le seul Etat non membre à participer à ce programme de recherche-développement de 80 milliards d'euros – rendant ainsi la haute technologie israélienne éligible aux financements publics européens dès lors qu'ils ne sont pas utilisés dans les colonies.
Ce n'est pas un boycott. C'est l'application du droit. Il reste que si Israël poursuit son occupation et repousse les conditions pour la paix négociées par le Secrétaire d'Etat John Kerry, de telles distinctions deviendront obsolètes. Les fonds de pension européens ont déjà commencer à retirer leurs investissements dans les banques israéliennes qui ont des succursales dans les colonies.
Les dirigeants israéliens, depuis les anciens premiers ministres Ehud Barak et Ehud Olmert à Tzipi Livni et Yair Lapid, les ministres de la justice et des finances du gouvernement actuel de droite de Benjamin Netanyahou ont prévenu qu'Israël sera confronté à l'ostracisme sauf sen cas de conclusion d'un accord avec la Palestine. Aujourd'hui, ce sont les colonies qui sont visées. Mais les choses pourraient facilement évoluer vers un boycott généralisé.
Il est malhonnête de voir du romantisme dans les actions de colonisation. L'occupation jette en prison des milliers de jeunes hommes palestiniens, donne leurs terres et leur eau aux colons, démolit leurs maisons et fragmente le territoire restant avec de nombreux checkpoints et des routes ségrégées. Il n'existe pratiquement aucune base minimale pour une économie. Pour créer des emplois palestiniens, il faut mettre un terme à l'occupation et laisser les Palestiniens construire les fondations d'une économie – pas construire des « ponts vers la paix » sur la terre d'un autre peuple sans sa permission.

mercredi 13 février 2013

Retour de bâton pour Sion: les" terroristes" du Hamas en visite officielle en Bulgarie


L’entité sioniste s’active pour essayer d’obtenir que l’Union Européenne classe le Hezbollah sur la liste des organisations terroristes.

Il n’est pas sûr qu’elle obtienne gain de cause parce que même si l’enquête sur l’attentat de Burgas que ses services ont fortement orientée est parvenue à citer les noms de deux individus d’origine libanaise sur la base des passeports canadien et australien qu’ils détenaient, rien ne permet vraiment de lier ces personnes  au Hezbollah.
Si ces personnes existent réellement bien entendu et si c’était vraiment elles qui étaient en possession de ces passeports à leurs noms vu que le Mossad est passé maître dans l’art d’obtenir de vrais passeports aussi bien au Canada, qu’en Grande Bretagne, en France ou en Australie.

Les moyens pour obtenir ces passeports diffèrent selon les nationalités et vont de l’usurpation d’identité pure et simple à la confection de passeports grâce à la complicité de fonctionnaires acquis à la cause.

Et les agissements de l’entité sioniste dans ce domaine lui valent déjà un sacré retour de bâton de la part des services secrets australiens qui n’ont jamais digéré l’utilisation de passeports australiens par le Mossad pour ses coups tordus.

Le passeport australien détenu par un des auteurs de l’attentat de Burgas a sans douté été le coup tordu de trop pour les services secrets australiens qui ont donc opté pour le grand déballage avec l’affaire Ben Zygier, ce citoyen Australien qui travaillait pour les services se renseignements sionistes et qui a fini suicidé en 2010 dans une prison de l’entité sioniste.

Voyez-vous, l’affaire fait tellement de bruit en Australie que le chef de la diplomatie de ce pays qui avait d’abord fait le choix d’arrondir les angles avec le régime sioniste s’est retrouvé acculé à diligenter une enquête.

C’est que malgré la vénalité et la pusillanimité des politiciens, il reste souvent des citoyens qui considèrent que le patriotisme consiste moins à agresser les gens dans des pays étrangers qu’à assurer la sécurité de son territoire et de ses concitoyens, ce qui n’est pas exactement la même chose.

L’autre retour de bâton dont ne parle pas encore la presse française, alors qu’il est rapporté par l’Agence France presse, c’est la venue en Bulgarie d’une délégation de trois parlementaires du Hamas dans le cadre d’une visite officielle ainsi que l’a annoncé depuis Sofia le député du Hamas Ismail Al Ashkar. Des rencontres avec des représentants des autorités bulgares sont prévues afin de discuter de la coopération entre les deux parties.
Ismaïl Al Ashkar
Ismaïl Al Ashkar
La visite de la délégation répond à une invitation lancée par des institutions culturelles qui ont programmé plusieurs réunions ainsi que des conférences à l’université.

Ismail Al Ashkar a aussi annoncé des visites semblables dans d’autres pays prochainement.
Comme vous le savez, la Bulgarie est membre de l’Union Européenne et l’Union Européenne a classé le Hamas dans sa liste des organisations terroristes.

Comme dirait un certain humoriste répondant au nom de Dieudonné, c’est une jolie quenelle que vient d’adresser la Bulgarie à l’entité sioniste.

jeudi 7 février 2013

Un journaliste (un de plus) sommé de s'excuser par le lobby sioniste


L’entité sioniste a lancé une offensive pour faire inscrire le Hezbollah sur la liste des organisations reconnues comme terroristes par l’Union Européenne .
Cette offensive a en fait commencé en juillet 2012 avec un attentat en Bulgarie pour lequel le régime sioniste avait immédiatement pointé du doigt l’organisation libanaise.
L’intuition du régime sioniste a effectivement été confirmée depuis par une longue et patiente enquête que les autorités bulgares ont mené avec "l’aide" multiforme des services secrets sionistes, de la CIA et du FBI.
Autant de garanties pour une enquête impartiale !
La France qui semble avoir trouvé là un moyen d'affaiblir un allié du régime syrien, s'est empressée de souscrire aux conclusions de cette enquête bidonnée. Le PS est décidément bien le parti sioniste et non le parti socialiste.
Même si les conclusions étaient écrites à l’avance, le gouvernement bulgare a cependant eu du mal  à se jeter à l’eau et à accuser le Hezbollah. Il l’a fait tout récemment, avec réticence cependant, en faisant porter le chapeau à l’aile militaire du Hezbollah, comme si cette aile militaire agissait indépendamment de la direction politique de ce parti.
Alors pourquoi les autorités bulgares ont-elles opté pour cette dénonciation, même en demi-teinte du Hezbollah ?
Borzou Daragahi, le correspondant pour le Moyen Orient du Financial Times avait bien sa petite idée qu’il a exprimée dans un tweet mercredi dernier : le gouvernement bulgare aurait été purement et simplement soudoyé par le régime sioniste !
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                Borzou Daragahi
Daragahi n’est pas n’importe quel journaliste et le Financial Times n’est pas n’importe quel journal non plus, ce qui fait que le tweet n’est pas passé inaperçu.
Et ce qui devait arriver arriva : un prétendu observatoire de l’honnêteté journalistique s’est fendu d’une déclaration de protestation et Borzou Daragahi a présenté derechef ses excuses.
Il faut bien entendu être sioniste ou naïf pour feindre de croire ou croire que la conscience professionnelle du journaliste ait pu être réellement mise en alerte par la déclaration d’une officine sioniste  qui n’a aucune crédibilité en matière journalistique.
On peut par contre sans difficulté concevoir que des sionistes influents au Royaume Uni ont interpellé directement la rédaction ou les actionnaires du Financial Times pour exiger les excuses en question.
En bon spécialiste du Moyen Orient, Borzou Daragahi a parfaitement compris à quoi il était confronté et s’est exécuté.

Un journaliste du Financial Times s’excuse pour son allusion selon laquelle Israël avait soudoyé la Bulgarie

Jewish Telegraphic Agency, 6 février 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri
(JTA) -- Un correspondant du Financial Times s’est excuse d’avoir suggéré qu’israël avait pu soudoyer la Bulgarie pour qu’elle accuse le Hezbollah.
«Mes sincères excuses pour ce tweet mal venu hier au sujet d’Israël et de la Bulgarie,» a écrit mercredi sur Twitter Borzou Daragahi, le correspondant pour le Moyen Orient et l’Afrique du Nord du quotidien londonien.
La veille, Daragahi avait tweeté, “Je ne doute pas de la possibilité que l’Iran/le Hezbollah soit derrière l’attentat en Bulgarie, mais je pense aussi qu’Israël aurait pu payer la Bulgarie pour dire n’importe quoi.» Il avait joint un lien vers une dépêche de Reuters citant le ministre Bulgare de l’intérieur Tsvetan Tvestanov qui imputait à des agents du Hezbollah l’attentat contre un autobus le 18 juillet 2012 à Burgas, qui avait causé la mort de 6 personnes dont cinq touristes Israéliens.
“Nous avons des raisons très concrètes pour suggérer que les deux [terroristes] appartenaient à l’aile militaire du Hezbollah,» avait déclaré Tsvetanov.
Les excuses de Daragahi sont intervenues après une déclaration sévère au sujet de ses propos par HonestReporting, un observatoire des médias basé en Israël.
 «Il est honteux de la part de quelqu’un qui se dit journaliste de donner dans la conspiration bon marché,»  a déclaré Joe Hyams, directeur d’HonestReporting dans un texte publié sur le site web de l’organisation.
Fondé en 1888, le Financial Times a une audience quotidienne moyenne  combinée de 2,1 millions de lecteurs dans le monde entier pour ses éditions papier et internet.

mercredi 30 janvier 2013

Une juridiction européenne annule des sanctions contre une banque iranienne


Les défenseurs autoproclamés de l'Etat de droit sont en fait des adeptes de pratiques illégales. Et ils le savent puisqu'on peut lire dans l'article que de nombreux diplomates européens sont d'"opinion que ces décisions de justice risquent de saper la politique de sanctions communautaires contre l'Iran".
On comprend mieux pourquoi cette information n'est pas très relayée par la presse française qui est la presse de l'autosatisfaction.

Une banque iranienne obtient gain de cause contre l'UE

Les Echos (France) 30 janvier 2013
Les pays de l'UE peuvent faire appel de cette décision et des diplomates font valoir que des sanctions européennes plus générales contre les banques iraniennes pourraient encore restreindre la capacité opérationnelle de la banque en Europe.
Pour les avocats de la banque, la plus importante du secteur privé iranien, ce jugement implique qu'elle pourra reprendre ses opérations en Europe.
Bank Mellat "pourra à présent entreprendre des opérations au niveau international et tenter de récupérer les pertes subies ces trois dernières années, depuis que les sanctions ont été imposées", a déclaré le cabinet d'avocats Zaiwalla & Co dans un communiqué.
"En outre, la banque envisage à présent de réclamer des dommages et intérêts au Conseil de l'Union européenne".
Sarosh Zaiwalla, qui représentait Bank Mellat, a dit qu'avoir été placée sur la liste des sanctions avait résulté pour la banque en un gel de tous ses actifs dans l'UE et en une suspension de facto de ses opérations internationales pendant trois ans.
L'UE avait affirmé en 2010, lorsqu'elle a décidé d'imposer les sanctions, que la banque avait aidé l'Iran dans son programme nucléaire controversé et avait fourni des services financiers à des sociétés ou établissements visés par les sanctions internationales.
L'UE n'a perdu que peu de procès face à des entreprises iraniennes durant l'année écoulée mais cette défaite confortera de nombreux diplomates européens dans leur opinion que ces décisions de justice risquent de saper la politique de sanctions communautaires contre l'Iran.
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Siège de la banque Mellat
Une cinquantaine de procès impliquant des personnes physiques ou morales iraniennes sont instruits actuellement.
Bank Mellat est née de la fusion de dix banques en 1980 et revendique 1.800 agences en Iran, ainsi que des filiales en Turquie, en Corée du Sud, à Londres et à Dubaï.
Elle a également saisi la Cour Suprême britannique pour obtenir l'annulation d'une interdiction d'exercer. Les auditions sur ce dossier sont prévues en mars.
L'UE pour sa part dispose de deux mois pour faire appel du jugement de mardi. Ni la CE ni le Conseil n'ont fait de commentaires dans l'immédiat. (Steve Slater à Londres et Ethan Bilby àBruxelles, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Marc Joanny)

mercredi 31 octobre 2012

Le Parti Socialiste et le mariage homosexuel:tout ça pour ça!


On s'en rend déjà compte, le changement sous la présidence de François Hollande ne concernera véritablement ni la politique économique, ni la fiscalité, pas plus que la politique étrangère et encore moins celle qui a trait aux populations d'origine étrangère, de confession musulmane notamment.

Non, la grosse affaire du quinquennat Hollande sera le mariage homosexuel qui est apparemment la grave question de société qui doit mobiliser l'ensemble de la classe politique. Sur ce dossier, le gouvernement passera certainement outre les réticences ou les oppositions qu'on suppose présentes dans l'opinion publique.

Lors même que les réticences de l'opinion sont invoquées pour justifier la remise à plus tard de l'examen du droit de vote pour les résidents étrangers non ressortissants de l'Union Européenne. Car, faut-il le rappeler, il y déjà un certain temps que les Belges, Anglais, Italiens etc. qui vivent en France sont non seulement électeurs mais éligibles...

Une ministre qui aurait pu donner clairement de la voix, je pense à Mme Najat Vallaud-Belkacem n'a pas pris publiquement position sur ce sujet, ou plutôt si, pour faire part de ses doutes!.

Elle a par contre donné le coup d'envoi d'un vaste plan conte l'homophobie. Ce qui consiste concrètement à aller débusquer les préjugés homophobes et rééduquer ceux-là mêmes qui subissent au quotidien la discrimination à l'emploi et au logement et sont stigmatisés comme délinquants ou terroristes réels ou potentiels.

C'est ça le socialisme appliqué façon Hollande.

En matière de mariage  homosexuel, on en fait des tonnes, c'est le moins qu'on puisse dire. Mais quelle réalité peut bien se cacher derrière tout ce verbiage?

Les statistiques produites par l'INSEE peuvent nous aider à en prendre la mesure:

Mariage et PACS 
Ce graphique a entre autres mérites de nous rappeler que la France s'est dotée du PACS (pacte civil de solidarité), qui est justement une alternative au concubinage et au mariage et a été ouvert dès le début aux couples du même sexe.

La première chose que nous pouvons constater sur ce graphe, c'est la désaffection progressive pour le mariage, même s'il reste la forme dominante d'union matrimoniale: on passe en effet de 305 234 mariages en 2000 à 251 654 en 2010.

A l'inverse, le PACS qui démarre timidement en 2 000 avec 22 271 unions progresse fortement sur la période considérée pour faire presque jeu égal avec le mariage: 205 558 PACS signés en 2010! La statistique 2011  fait apparaître une poursuite du recul du mariage avec 241 000 unions de ce type.

On peut donc se demander en premier lieu pourquoi il est si urgent d'autoriser des homosexuels à contracter des mariages alors même que nous sommes devant une institution en perte de vitesse. Et que la parentalité n'est plus du tout liée au mariage dans la France actuelle.

Le nombre de PACS signés entre personnes du même sexe donne une idée du nombre de personnes qui pourraient être concernées par un mariage homosexuel:
en 2000, 5412 PACS ont concerné des personnes du même sexe, soit 24,30 % de l'ensemble des PACS contractés cette année là.

En 2010, ce sont 9 143 PACS entre deux personnes du même sexe qui ont été signés, soit 4,5 % de l'ensemble des PACS contractés.

Entre 2000 et 2010, le nombre de PACS entre personnes du même sexe s'est accru de 68,9 % tandis que le nombre de PACS entre personnes de sexe différent a plus que décuplé!

Tout ça pour ça! Le titre de ce film nul convient parfaitement pour résumer cet emballement politicien sur un sujet qui montre quelle emprise peuvent avoir des groupes qui ne représentent rien du tout dans la société, pas même les homosexuels, mais sont en mesure d'actionner les leviers du pouvoir.





lundi 29 octobre 2012

Selon les investisseurs, la Grèce est plus risquée que la Syrie

Sans commentaire!

Associated Press, The Hindustan Times (Inde) 29 octobre 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

Les marches mondiaux peuvent croire que le pire de la crise financière en Europe est passé après trois années de turbulences, mais ceux qui contrôlent les cordons de la bourse du business mondial n’en sont pas pour autant soulagés. Une enquête annuelle auprès des directeurs financiers effectuée par BDO, une firme de consulting sur le climat mondial des affaires, montre que la crise de la dette publique en Europe reste un de leurs principaux motifs de préoccupation, à tel point que la Grèce est considérée comme une destination plus risquée pour les investissements et le lancement d’affaires que la Syrie déchirée par la guerre.
Seuls l’Iran et l’Irak sont considérés comme plus risqués que la Grèce qui s’efforce en ce moment de convaincre les créanciers internationaux qu’elle mérité des prêts en urgence pour éviter la banqueroute et une éventuelle sortie de l’euro.

“Les directeurs financiers sont de plus en plus préoccupés par l’Europe du Sud dont ils considèrent qu’une partie est aussi risquée et que les pays politiquement instables du Moyen Orient, » explique le PDG de BDO, Martin Van Roekel
La Grèce n’est pas le seul des 17 pays dont la monnaie est l’euro à figurer dans la liste des dix pays où l’investissement est le plus risqué selon l’enquête. L’Espagne, alors même qu’elle représente la 4ème économie de l’eurozone et a une ancienne relation avec l’Amérique latine, se trouve classée N°7.
Cette réticence des directeurs financiers, notamment ceux des économies en forte croissance comme la Chine ou le Brésil,  à investir dans les pays européens endettés se trouve au cœur de la crise financière. Le redressement de ces pays dépend en bonne partie de l’engagement du secteur privé pour combler le déficit d’investissement laissé par la réduction des dépenses publiques.

Alors que des pays comme l’Espagne et la Grèce s’efforcent de convaincre les milieux d’affaires internationaux qu’ils offrent de bonnes destinations pour l’investissement, d’autres pays sont en essor. Malgré des signes de ralentissement, la Chine est considérée comme le pays le plus attractif pour l’expansion, suivie de près par les Etats-Unis. D’autres pays comme l’Inde, le Brésil, l’Allemagne et le Royaume Uni figurent aussi dans le top 10des pays qui vont connaître la croissance.

Dans l’ensemble, l’enquête de BDO observe que les directeurs financiers dans le monde trouvent qu’il est maintenant plus difficile de faire des affaires à l’étranger. A côté d’une situation économique mondiale incertaine, ils évoquent le renforcement des réglementations et une plus forte concurrence.

Van Roekel indique aussi avoir “été surpris” de ne pas avoir entendu plus de responsables financiers manifester une preoccupation vis-à-vis du fort endettement de pays non européens, notamment le Japon et les Etats Unis.
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Quoique la dette du Japon représente presque le double de son PIB, ce pays a réussi à éviter d’éveiller la méfiance de beaucoup d’investisseurs parce que sa dette est en grande partie autofinancée par ses propres fonds de pension.

Les USA, qui ont l’avantage d’avoir le dollar, qui sert au monde de monnaie de réserve, ont leurs propres problèmes et le vainqueur de l’élection, quel qu’il soit, sera vite aux prises avec la «montagne fiscale» , tout un ensemble d’augmentations d’impôts et de coupes dans les dépenses qui entreront en vigueur automatiquement si les différentes forces politiques ne parviennent pas à un accord sur le budget de l’Etat.
BDO a enquêté auprès de 1 000 directeurs financiers de companies de taille moyenne qui envisagent d’investir à l’étranger.

dimanche 28 octobre 2012

Un gouvernement européen le dit: les sanctions contre l'Iran sont inacceptables


Vous ne trouverez pas cette information en français alors qu’elle concerne aussi un pays voisin de la France,  en partie  francophone de surcroît.

C’est que, à force de dire et répéter « la communauté internationale veut ceci, ou attend cela,» les pays occidentaux ont fini par croire qu’ils étaient à eux seuls la communauté internationale, notamment sur des questions comme celle du programme nucléaire iranien.

On a vu il n’y a pas bien longtemps que les Non Alignés avaient infligé un démenti cinglant à cette prétention de l’Occident en se réunissant au complet justement à Téhéran, et en  confirmant aux termes des débats leur soutien au droit de l’Iran à disposer d’un programme nucléaire à des fins pacifiques.

Maintenant c’est au tour de la Suisse de rappeler que les sanctions unilatérales adoptées à l’encontre de l’Iran par les USA et l’Union Européenne étaient «inacceptables» pour reprendre l’adjectif choisi par la présidente de la confédération helvétique.

Parce que si des pays comme la France ou le Royaume Uni se targuent de vouloir faire respecter le droit, et même d’être les bras armés de ce droit, il faut bien reconnaître que sur le dossier iranien, comme sur bien d’autres en réalité, ils se comportent comme de vulgaires hors-la-loi.

Par Atul Aneja, The Hindu (Inde) 27 octobre 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

La Suisse a insisté à nouveau sur son opposition aux sanctions unilatérales imposées à l’Iran en dehors du cadre des Nations Unies, défiant ainsi la position d’Israël, des Etats Unis et de l’Union Européenne.
Didier Burkhalter (à gauche) et Serguei Lavrov
Le ministre Suisse des affaires étrangères, Didier Burkhalter a déclaré jeudi à Moscou que son pays ne soutiendra jamais de sanctions, imposées par quelque alliance que ce soit, en dehors du cadre juridique du Conseil de Sécurité de l’ONU. «Par principe, nous ne soutenons pas de telles sanctions,» a déclaré M. Burkhalter après des discussions avec son homologue Russe Sergei Lavrov.

Non membre de l’Union Européenne (UE), la Suisse n’est pas liée par les décisions de ce groupement de 27 nations qui vient d’imposer de nouvelles sanctions dont l’interdiction d’importer du gaz iranien. Le mois dernier, la présidente de la Suisse, Eveline Widmer-Schlumpf a critiqué les sanctions unilatérales de l’occident contre l’Iran en les qualifiant «d’inacceptables.»
Elle avait souligné que la Suisse poursuivrait ses relations économiques avec l’Iran en accord avec le cadre fixé par les décisions de l’ONU.

La Suisse est aussi un important centre mondial pour le négoce du pétrole, et elle accueille les bureaux de la National Iranian Oil Company (NIOC, la société pétrolière publique iranienne). Des organisations pro-israéliennes s’en sont pris vigoureusement à berne après des informations selon lesquelles Vitol – une entreprise domiciliée en Suisse (liée au gouvernement britannique, ce qui confirme que l'argent n'a pas d'odeur)  – avait commercialisé des millions de barils de pétrole iranien. Josh Block, un ancien officiel de l’administration Clinton et, encore récemment, président de The Israel Project, une organisation pro-Israël basée à Washington, a déclaré au Jerusalem Post : «Il est vraiment honteux que le gouvernement suisse continue à aider l’Iran à contourner les sanctions de l’Union Européenne alors que le régime de Téhéran continue sa marche vers l’arme nucléaire, nie l’holocauste, menace ses voisins et opprime sa population.»

Une dépêche de l’AFP qui cite la presse locale indique que les sanctions économiques occidentales ont touché environ six millions de malades en Iran, en raison des difficultés pour importer des médicaments. Fatemeh Hashemi, directrice d’une fondation pour la santé, explique que même s’il n’y a pas d’interdiction explicite d’importer des médicaments, l’imposition de sanctions bancaires a «gravement affecté» les importations de médicaments nécessaires pour soigner des pathologies complexes. «Nous ressentons une pénurie surtout pour les médicaments pour traiter le cancer et la sclérose en plaques. Bien sûr, les patients atteints de thalassémie et les dialysés sont aussi touchés par ces difficultés,» a-t-elle dit selon la presse.

«Le prix des médicaments produits localement a augmenté de 15 à 20 % ces trois derniers mois, et celui des médicaments importés a cru entre 20 et 80 %, a récemment déclaré à l’agence de presse ISNA le pharmacien Mohammad Hossein Hariri.