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mercredi 9 janvier 2013

Ce qui est vraiment tabou en Europe


C’est une dépêche AFP, Agence France presse pour ceux qui l’ignoreraient, mais qui n’est reprise par aucun grand  organe d’information hexagonal.
On le comprend parce que c’est le genre d’info qui fait désordre à l’heure où un certain hebdomadaire satirique vient de publier une BD sur le prophète de l’Islam.
De fait, on peut caricaturer à souhait la religion musulmane, où encore immerger ure représentation de jésus Christ dans de l’urine et s’insurger au nom de la liberté d’expression quand des personnes font savoir qu’elles sont choquées et scandalisées.
Il en va autrement quand on touche d’une manière ou d’une autre à un certain sujet. Dans ce cas de figure, non seulement ont obtient la fermeture d’une exposition mais même une enquête judiciaire.
La justice suédoise n’a pas voulu s’intéresser à l’affaire, qu’à cela ne tienne, ce sont les autorités polonaises, puisque les cendres ont été «volées» en Pologne qui s’en occupent.
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Oeuvre peinte avec des "cendres" prélevées dans un four crématoire nazi
L’astuce étant que l’enquête ne porte pas sur le contenu de l’œuvre mais sur le celui du matériau utilisé.

Pologne: enquête sur l'utilisation par un artiste de cendres de victimes des nazis

(AFP) – RTBF (Belgique) 8 janvier 2013
VARSOVIE — Le parquet polonais de Lublin a ouvert une enquête concernant l'utilisation par un artiste peintre suédois de cendres recueillies dans un four crématoire du camp d'extermination nazi allemand de Majdanek (sud-est de la Pologne), a indiqué à l'AFP mardi son porte-parole.
"Le parquet a ouvert une enquête dans cette affaire lundi", a déclaré Mme Beata Syk-Jankowska.
L'enquête concerne une éventuelle profanation ou un vol de restes humains ou de tombes, crimes punis en Pologne de peines allant jusqu'à huit ans de prison.
Le délai de prescription pour de tels faits est au maximum de quinze ans, en fonction de la qualification des faits.
Un peintre suédois, Carl Michael von Hausswolff, avait exposé en décembre dans une galerie de Lund (sud de la Suède) une aquarelle peinte, selon lui, avec des cendres ramassées en 1989 au camp de Majdanek, diluées dans de l'eau.
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Le peintre Carl Michael von Hausswolff
L'oeuvre en noir et blanc, montre des coups de pinceaux verticaux dans un rectangle, censés évoquer selon la légende "des gens torturés, suppliciés, assassinés par d'autres gens lors de l'une des guerres les plus impitoyables du XXe siècle", expliquait M. von Hausswolff sur le site internet de la galerie.
L'exposition avait été fermée après une vague de protestation de la communauté juive de Malmö et du Centre Simon-Wiesenthal.
A la suite d'une plainte d'un particulier pour violation du repos des morts, délit puni en Suède de deux ans d'emprisonnement, la justice suédoise avait lancé une enquête, la classant sans suite, expliquant que le délit avait été commis à l'étranger.
"Nous allons nous adresser à la justice suédoise pour obtenir les détails de cette enquête", a déclaré à l'AFP la porte-parole du parquet de Lublin.
Le camp de Majdanek a été installé près de la ville de Lublin par l'Allemagne nazie en 1941 et a fonctionné jusqu'en 1944.
Selon les estimations des historiens du musée, 80.000 prisonniers, dont 60.000 juifs y ont été assassinés par les nazis dans les chambres à gaz, ont été exécutés ou sont morts de faim, de maladies ou d'épuisement au travail.
Au total, 150.000 personnes ont été emprisonnées dans le camp de Majdanek entre 1941 et 1944

dimanche 30 décembre 2012

Le dessinateur Carlos Latuff médaille de bronze de l'antisémitisme!


La Centre Simon Wiesenthal est une ONG basée à Los Angeles et qui intervient dans le domaine des droits de l’homme, de la tolérance et plus spécialement de la tolérance à l’égard des droits de l’homme juif, c’est-à-dire de l’antisémitisme.
De fait, la tolérance du Centre Simon Wiesenthal ne s’étend pas à la préservation d’un cimetière musulman de Jérusalem Ouest où le centre est en train de bâtir un musée de la  tolérance» au sens où il l’entend.
Le Centre Simon Wiesenthal n’a qu’un rapport indirect avec le fameux chasseur de nazis du même nom.
Comme l’explique Wikipedia, le centre a repris le nom de Simon Wiesenthal
bien qu'il ne soit pas lié avec Wiesenthal lui-même, qui déclarait cependant : « J'ai reçu beaucoup d'honneurs au cours de ma vie. Quand je mourrai, ces honneurs disparaîtront avec moi. Mais le Centre Simon Wiesenthal me survivra comme mon héritage ».
Ces propos lénifiants de Simon Wiesenthal ne sauraient cependant occulter le fait que ce dernier a cédé son nom contre des espèces sonnantes et trébuchantes comme une vulgaire marque.

La grosse affaire du centre Simon Wiesenthal, c’est donc la lutte contre l’antisémitisme dans une acception très large puisqu’elle inclut tout discours hostile ou seulement critique à l’égard de l’entité sioniste (ou Etat Juif). Ne parlons bien entendu pas des palestiniens qui ont le tort d’agir pour recouvrer leurs droits…

L’article de Wikipedia reprend justement un certain nombre des hauts faits du Centre Simon Wiesenthal comme ses accusations d’antisémitisme envers le président vénézuelien Hugo Chavez ou sa pseudo-information sur un projet de réglementation en Iran pour contraindre les juifs de ce pays à porter des signes distinctifs.

Ces gens là on, comme on le voit, un culot inouï, ce qui ne les empêche pas le Centre Simon Wisenthal de conserver un statut consultatif auprès d’une instance comme l’UNESCO ou le Conseil de l’Europe.

Où de proposer un classement des personnalités ou organisations les plus antisémites. Le classement 2012 vient justement de sortir and the winner is

Le mouvement des Frères Musulmans actuellement au pouvoir en Egypte.

Le centre Simon Wisenthal reproche notamment la déclaration suivante à Mohammed Badie, le guide moral de la confrérie :
 «Les juifs ont dominé la terre, répandu la corruption dans le monde, versé le sang des croyants et profané par leurs actions des lieux saints. Les sioniste n’entendent que le langage de la force et ils ne céderont que par la contrainte, ce qui ne pourra se faire que par la guerre sainte. »
Je n’ai pas vérifié si le centre a rapporté fidèlement les propos de Mohammed Badie. J’en serais cependant étonné.

La médaille d’argent échoit au régime iranien qu’on aurait pourtant pu considérer comme le favori de la compétition.

A l’appui de cette distinction, nous avons droit à une citation (même remarque que pour la précédente citation) de l’affreux Mahmoud Ahmadinejad :
“Il y a maintenant 400 ans qu’un affreux clan sioniste dirige les grandes affaires de ce monde et, dans la coulisse des cercles dirigeants des grandes puissances mondiales, dans les structures politiques,  médiatiques, monétaires et bancaires du monde, ce sont eux qui prennent les décisions , à tel point que dans une grande puissance avec une très importante économie et une population de plus de 300 millions d’habitants, les candidats à la présidentielle doivent baiser les pieds des sionistes pour s’assurer la victoire électorale.»
La médaille de bronze revient à un artiste, en l’occurrence un caricaturiste brésilien d’origine palestinienne, Carlos Latuff.

Il est notamment reproché à Carlos Latuff d’avoir calomnié le premier ministre Benjamin Netanyahou dans des dessins comme celui ci-dessous :
netanyahu-gaza-massacre

Ce dessin a été fait par Latuff pendant la dernière opération sioniste contre la bande de Gaza, un «conflit déclenché par le Hamas contre l’Etat juif » selon le Centre Simon Wiesenthal
Comme l’observe le site Jews sans Frontières, Latuff semble avoir été extrêmement vexé de recevoir cette médaille de bronze. Il se montre ici lui-même recevant la médaille des mains du rabbin Marvin Hier, le patron du Centre Simon Wiesenthal.
Latuff upset
Carlos Latuff reçoit sa médaille de bronze des mains du rabbin Marvin Hier

Charlie hebdo devrait proposer une collaboration à Carlos Latuff (fermeture définitive du magazine garantie !)



vendredi 16 mars 2012

Les sionistes sont-ils des rats, des chiens ou encore des porcs?


Les organisateurs d’une exposition d’art chrétien en Suède a décidé de retirer un dessin jugé antisémite par des officines sionistes.
Ce dessin montre en effet des rats, dont l’un porte un fusil, qui grignotent ce qu’il reste de la Palestine. Ce ne seraient donc plus, pour rerpendre le vocabulaire sioniste des territoires «disputés » mais des territoire « rongés » par les rats sionistes.
Le fait, dans une œuvre picturale, de représenter des forces d’occupation sous les traits de rats serait donc de nature antisémite.
On peut se demander en quoi. Peut-être faudrait-il représenter ces occupants, voleurs et tueurs sous des traits avantageux, par exemple sous la forme de charmantes gazelles ou d’élégantes girafes au cou élancé ?
Où encore de chats.
C’est en effet sous la forme de chats que le dessinateur Art Spiegelman représente les Nazis. Dans ses dessins, les Polonais sont moins bien lotis puisqu’ils sont croqués sous l’aspect de porcs.
Spiegelman, dont les travaux ont été abondamment primés, fait-il du racisme anti-polonais ?  Si la comparaison avec un porc n’est positive dans aucune culture, on admettra quand même qu’être représenté comme un porc par un juif, est nécessairement une marque de mépris et d’hostilité extrêmes.
Et comment Spiegelman représente-il les Juifs dans sa bande dessinée ?
Ah oui. Sous les traits de souris.
Souris,rats, c’est un peu du pareil au même.

Vos Iz Neias (USA) 16 mars 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri
Stockholm – les organisateurs d’une exposition d’art chrétien retirent un dessin que des organisations juives ont affirmé être antisémites


 
Le dessin réalisé par deux pasteurs Suédois montrait trois rats – dont l’un portrait un fusil – mangeant ce qui s’évère être une carte des territoires palestiniens.

Le dessin a provoqué des protestations avant même l’inauguration de l’exposition vendredi dans une église de Stockholm, dont celles du centre Simon Wiesenthal selon qui le dessin représente les Juifs sous forme de rats.
Bilda, le centre d’études chrétiennes qui organise l’exposition a présenté ses excuses pour cette “erreur” et a déclaré que l’intention du dessin était de «montrer que toutes les parties au conflit étaient perdantes.»
Le porte parole de Bilda, Magnus Stenberg a déclaré à l’Associated Press que le dessin avait été retiré de l’exposition et du site internet du centre dès que les organisateurs ont réalisé qu’il était perçu comme antisémite.

mercredi 10 novembre 2010

La lecture que Simon Wiesenthal a voulu interdire aux Nord Africains


L'article date un peu, mais la rédaction du magazine Le Point sera sans doute heureuse de savoir que cet hebdomadaire a été admis dans le club des happy few (de plus en plus nombreux en réalité) qui ont ou ont eu le don d'irriter une des nombreuses officines sionistes, le centre Simon Wiesenthal en l'espèce.
Il paraîtrait que ce magazine antisioniste bien connu avait fait un titre de couverture faisant référence de manière incendiaire à un livre de Régis Debray. Et ce n'est pas tant le contenu de l'article proposé qui gêne cette officine sioniste, puisque des vues opposées à celles de Debray sont présentées, mais un "message subliminal."
Et le centre Wiesenthal qui n'a pourtant pas demandé le retrait de ce magazine des kiosques, s'en prend à la compagnie Air France pour avoir mis en vente ce numéro dans les vols d'une de ses filiales low cost.
Mais si le centre Wiesenthal n'a pas demandé le retrait de ce magazine des kiosques, pourquoi ennuie-t-il donc Air France?
Tout simplement parce que sa filiale Transavia proposait ce magazine sur des vols à destination de l'Afrique du Nord. Si les ventes avaient eu lieu sur des vols à destination par exemple de l'Angleterre, nous n'en aurions jamais entendu parler.
Alors que les gens du Centre Simon Wiesenthal se rassurent, les Nord Africains n'ont besoin ni de régis Debray, ni du magazine Le Point pour savoir à quoi s'en tenir vis-à-vis de l'entité sioniste.


Air France-KLM montrée du doigt pour une lecture proposée à bord de ses avions
JTA, Jewish Journal (USA) 18 octobre 2010 traduit de l'anglais par Djazaïri

Le centre Simon Wiesenthal de Paris veut qu'une filiale d'Air France-KLM cesse de vendre un magazine français dont l'article de couverture cible Israël selon le centre.

L'article à la une de l'hebdomadaire le Point "cible Israël, les Juifs de France et l'holocauste," a écrit le Dr Shimo Samuels, directeur du centre Wiesenthal pour les relations internationales, dans une lettre adressée la semaine dernière à Air France-KLM.
Samuels a demandé à Air France-KLM de prendre ses mesures disciplinaires [sic] et de s'excuser d'avoir choisi ce magazine pour des vols vers l'Afrique du Nord assurés par Transavia, sa filiale low cost [mais how low cost?]
On lit en titre sur la couverture du magazine "Gaza, shoah, Juifs de France - les accusations de Debray contre Israël." Un drapeau israélien et un portrait du philosophe Régis Debray pensif figurent sur la couverture.

L'article, publié pour la première fois en mai, rend compte d'un livre de Debray et comprend des extraits de ce livre dans lesquels il soutient qu'Israël n'a "jamais cessé de coloniser, d'exproprier er d'expulser" des voisins Palestiniens. Debray dit que les réfugiés de gaza ont été les victimes de "brutalités," et qu'Israël a humilié son voisin tout en étant aveuglée" par l'holocauste.

L'article relève les critiques portées aux dirigeants Juifs Français pour s'être associés à des manifestations de soutien politique à Israël et avoir mélangé religion et politique.
Ce numéro du magazine donne aussi un aperçu des critiques qui ont suivi la publication du livre de Debray.

En dépit de la publication dans le même numéro de points de vue opposés à ceux exposés dans le livre de Debray, Samuels considère que les dégâts ont été faits en montrant simplement ce qu'il qualifie de référence incendiaire au livre sur la couverture du magazine imprimée dans un catalogue présenté dans un avion où "il n'a aucune place."

"Que Air France ait choisi cette couverture m'inquiète," a déclaré Samuels à la Jewish Telegraphic Agency. "Dans ce cas précis, ce n'est pas le contenu, c'est le message subliminal."
Le centre travaille particulièrement dur à "apaiser les tensions" entre les Juifs Français et les Nord Africains, explique Samuels, et proposer la lecture de cet article dans un avion "sape ce que nous essayons de faire."
"C'est comme de montrer un film sur une catastrophe aérienne pendant un vol," a-t-il dit.

dimanche 11 octobre 2009

Ada Yonath, prix Nobel de chimie, une juste qui ne doit pas faire oublier les médecins fous de l'entité sioniste.

Le Centre Simon Wiesenthal qui est, dit-on, une organisation vouée à la promotion des droits de l’homme applaudit le fait qu’une chercheuse de l’entité sioniste, Mme Ada Yonath, ait obtenu le prix Nobel de chimie.


Certes, cette scientifique mérite sans doute son prix Nobel et le fait qu’elle le partage avec deux autres co-lauréats vient simplement rappeler, comme le précise à juste titre le Centre Simon Wiesenthal, que la recherche scientifique est une affaire d’inspiration mutuelle, c’est-à-dire en réalité de plus en plus l’oeuvre de collectifs de savants.


Mais là où on ne peut plus suivre ce centre Simon Wiesenthal (qui est en réalité un gros business de la pédagogie de l’holocauste et du sionisme), c’est quand il en tire argument pour demander que soit mis un terme aux campagnes de boycott des relations universitaires avec les institutions de l’Etat sioniste, campagnes qui sont assez vigoureuses au Canada et au Royaume Uni.


L’argument est que les chercheurs de l’entité sioniste sont à l’avant-garde de la recherche médicale et que le monde aurait bien tort de se priver de telles compétences.


Cette plaidoirie n’est pas dénuée d’intérêt , mais elle omet simplement que les campagnes de boycott ne sont pas des campagnes ad hominem, c’est-à-dire qu’elles ne visent pas en particulier les chercheurs originaires de l’entité sioniste, mais les institutions universitaires de l’entité. Nuance.


Ce qui signifie qu’une université par exemple canadienne adepte du boycott a bien entendu toute latitude de travailler avec un chercheur de l’entité pour peu que ce dernier n’oeuvre pas en tant que représentant d’une institution de l’Etat voyou.


Ceci affirmé en toute amitié avec Mme Ada Yonath qui ne vient pas de se faire précisément des amis dans son pays avec ses déclarations selon lesquelles pour éviter par exemple que les Palestiniens fassent des prisonniers (du genre Gilad Shalit), il faudrait peut-être libérer tous les Palestiniens qui croupissent dans les geôles sionistes, s’abstenir d’en faire d’autres et peut-être poser des actes politiques permettant de mettre un terme aux différends qui opposent les uns et les autres (curieusement, la presse française ne se hâte pas de répercuter ses propos).


Pour conclure, je le dis quand même avec le Centre Simon Wiesenthal, le monde aurait tort de se priver de ces médecins aux talents multiples comme nous le rappelle cet article de 2005 du Guardian.

Par Chris McGreal, The Guardian (UK) 11 mai 2005 traduit de l’anglais par Djazaïri

Un médecin Israélien de premier plan et spécialiste d’éthique a appelé à poursuivre en justice des médecins responsables de milliers d’expérimentations non autorisées et souvent illégales sur des enfants en bas âges et des patients en gériatrie dans des hôpitaux israéliens.

Une enquête conduite par l’observatoire gouvernemental, le contrôleur de l’Etat, a révélé que des chercheurs de dix hôpitaux ont administré des médicaments, effectué des tests génétiques non autorisés et pratiqué des actes chirurgicaux douloureux sur des patients incapables de donner un consentement éclairé ou sans obtenir l’approbation du ministère de la santé.

Dans un hôpital, le personnel a percé les tympans d’un enfant pour appliquer un traitement expérimental qui n’a encore été autorisé dans aucun pays. Dans un autre, les empreintes digitales de patients atteints de démence sénile étaient appliqués sur des formulaires de consentement pour l’expérimentation de médicaments.

Le ministre de la santé Israélien Dan Naveh a déclaré avoir été “choqué” devant ce qu’il qualifie d’échec pour son ministère et certains hôpitaux israéliens.

Le Dr Jacques Michel, l’ancien directeur de l’hôpital hadassah qui a déclenché l’enquête du contrôleur en alertant sur ces abus en 2001, a appelé hier à des poursuites contre les médecins.

“Ces médecins devraient être punis très sévèrement parce qu’ils sont vraiment criminels,” a déclaré le Dr Michel qui dirige la commission qui approuve les expérimentations médicales à Hadassah qui figure parmi les hôpitaux accusés.

“On devrait leur retirer leur autorisation d’exercer et ils devraient être poursuivis. Si on ne donne pas l’exemple que la profession médicale refuse ce genre de comportement, ce phénomène continuera.

“Ce n’est pas un phénomène isolé. Il est répandu dans diverses institutions. »

Le contrôleur de l’Etat, Eliezer Goldberg, a constaté que souvent des patients n’étaient pas informés correctement sur les expérimentations auxquelles ils donnaient leur accord et, dans certains cas, pas informés du tout.

Chaque hôpital israélien dispose d’une commission d’éthique pour veiller au respect du code de conduite adopté en 1964 à Helsinki sur l’expérimentation. Mais le contrôleur indique que les commissions omettaient de façon routinière d’appliquer leurs propres règlements et que le ministère de la santé a été négligent dans l’imposition des normes éthiques.

M. Goldberg a décrit une série d’incidents à l’hôpital gériatrique Harzfeld comme « extrêmement graves, » notamment les cas d’une femme âgée de 101 ans et d’une autre de 91 ans qui étaient supposées avoir consenti à prendre des médicaments expérimentaux sans que leurs familles en aient été informées.

Des chercheurs avaient apposé les empreintes digitales de sept autres patients d’Harzfeld sur des formulaires de consentement qu’ils étaient incapables de lire ou de signer compte tenu de leur état de sénilité.

“A cet âge, 25 à 30 % de ces gens sont inaptes à donner un consentement éclairé parce qu’ils souffrent de démence ou de sénilité,” explique le Dr Michel.

Dans d’autres cas, les médecins étaient incapbles de produire les formulaires de consentement qui, disaient-ils, avaient été signés par leurs patients alors que la règlementation exige que les chercheurs conservent ces documents pendant quinze ans.

L’hôpital Kaplan a conduit des essais cliniques douloureux sur des patients en extrayant des échantillons d’urine avec des aiguilles, une procédure réservée normalement à des circonstances exceptionnelles. Le contrôleur a découvert que 40 % des patients qui avaient signé des formulaires de consentement – dont cinq avec une empreinte digitale – étaient mentalement inaptes à le faire.

M. Goldberg précise que deux femmes sont mortes d’une infection, mais que leurs décès n’avaient pas été signalés au ministère et que la commission d’enquête requise n’avait pas été mise en place.

Le contrôleur indique que dans certains cas, les décès des patients qui participaient à des essais cliniques n’avaient pas été signalés immédiatement, ce qui a nui aux procédures visant à établir si les expériences étaient en cause.

Le Dr Michel pense que certains médecins ont cédé à des incitations financières de firmes pharmaceutiques pour tester des médicaments expérimentaux.

“Je n’ai pas besoin d’expliquer le pouvoir énorme de l’industrie pharmaceutique pour orienter la recherche en fonction de ses priorités,” dit-il.

M. Goldberg a expliqué comment un chercheur était en même temps directeur d’une entreprise qui était à l’initiative de l’essai clinique dont il avait la responsabilité.

Le ministère de la santé a déclaré avoir déjà fait des démarches pour renforcer la supervision suite au rapport du contrôleur

jeudi 23 juillet 2009

Simon Wiesenthal ou le grand mensonge

Simon Wiesenthal, le grand chasseur de nazis n'était en réalité qu'un menteur. Ca, nous le savions déjà, mais la nouveauté c'est qu'aujourd'hui c'est un grand journal qui écorne sa légende.

L'auteur de l'article que je vous propose va très loin même si on sent qu'il en a encore sous la semelle comme on dit en jargon footballistique. Il ne peut en effet éviter de parler des aspects positifs de l'oeuvre de Wiesenthal comme si cette précaution était nécessaire pour que son entreprise d'éreintement du personnage puisse passer. Il n'empêche que sous l'humour anglais, on sent parfois percer un mépris indicible.

L'article est constitué d'extraits d'un livre que l'auteur vient de publier. Vivement une édition en français!

Le tissu de mensonges du grand chasseur de nazis

Simon Wiesenthal, célèbre pour sa quête de justice, a capturé moins de criminels de guerre qu’il ne l’a affirmé et a inventé une bonne partie de son
histoire pendant l’holocauste.

par Guy Walters, The Times (UK) 19 juillet 2009 traduit de l’anglais par Djazaïri

Depuis le début des années 1960, le nom de Simon Wiesenthal est devenu
synonyme de chasse au Nazis. Son
statut est celui de saint laïque. Proposé à quatre reprises pour le prix Nobel de la paix, fait chevalier honoraire en Grande Bretagne, titulaire de la médaille présidentielle pour la liberté aux USA, de la Légion d’Honneur française et d’au moins 53 autres distinctions, il a été souvent crédité de quelque 1 100 ‘scalps’ de Nazis. On se souvient de lui surtout pour ses efforts pour pister Adolf Eichmann, un criminal de guerre des plus notoires.

Pourtant, sa réputation repose sur du sable. C’était un menteur – et un mauvais dans son genre. De la fin de la deuxième guerre mondiale à la fin de sa vie en 2005, il a menti de manière répétée sur sa traque supposée d’Eichmann ainsi que sur ses autres exploits en tant que chasseur de Nazis. Il concoctait aussi des histoires grotesques sur ses années de guerre et faisait des affirmations mensongères sur ses études universitaires. Il y a tant d’incohérences entre ses trois principaux mémoires autobiographiques et entre ces mémoires et des documents contemporains, qu’il est impossible de construire un récit fiable en se basant sur eux. Le peu de respect de Wiesenthal pour la vérité autorise à mettre en doute tout ce qu’il a jamais écrit ou fait.

Certains penseront que je suis trop sévère avec lui et que je cours le risque à titre professionnel de m’allier avec une vile bande de néo-nazis, de révisionnistes, de négateurs de l’holocauste et d’antisémites. Je me situe résolument à l’extérieur de ces positions sinistres et mon intention est de les écarter de la critique de Wiesenthal. Le personnage est important et complexe.
Si sa duplicité devait avoir un motif, elle était sans doute enracinée dans de bonnes intentions. Car ses mensonges ne sont pas les seules découvertes choquantes que j’ai pu faire en étudiant la fuite des criminels de guerre Nazis. J’ai constaté un manque de volonté politique de les pourchasser.
Beaucoup auraient pu être traduits en justice si les gouvernements avaient
voulu allouer même de faibles moyens à ce but.

C’est en partie grâce à Wiesenthal qu’on se souvient de l’holocauste et qu’il est bien documenté, et c’est peut-être son legs le plus important. Il a amené quelques Nazis devant la justice, mais certainement pas le nombre qu’il affichait et Eichmann n’en faisait pas du tout partie. La place manque cependant ici pour mon examen minutieux de ses prétentions en qualité de chasseur de Nazis. Je me limiterai à quelques épisodes célèbre savant et pendant la guerre qui sont au coeur du mythe Wiesenthal.

Il est né en 1908 à Buczacz en Galicie, possession à l’époque de l’empire austro-hongrois et désormais en Ukraine. Après la première guerre mondiale, Buczacz a changé maintes fois de mains, passant des Polonais aux Ukrainiens puis aux forces soviétiques. En 1920, Wiesenthal alors âgé de 11 ans avait été agressé à coups de sabre par un Ukrainien à cheval qui lui avait entaillé la cuisse jusqu’à l’os. Wiesenthal considérait la cicatrice comme une preuve parmi de nombreuses autres qu’il était protégé d’une mort violente par un “pouvoir invisible” qui voulait le garder en vie pour un dessein particulier.

Son milieu était idéal pour n’importe quel aspirant fabuliste. Comme beaucoup d’autres en Galicie, Wiesenthal avait passé son enfance baigné par le genre littéraire polonais du conte raconté en long et en large pendant les repas. Dans un endroit comme le Buczacz des années 1920, la vérité était un concept assez élastique. A 19 ans, il s’inscrit comme étudiant en architecture à l’université technique tchèque de Prague où il découvrit sa vocation de conteur et où il donna des one man show.

Ses études se passaient moins bien. Même si la plupart de ses biographies – dont celle qui figure sur le site web du centre Simon Wiesenthal – indiquent qu’il a obtenu un diplôme, il n’a en fait pas terminé ses études. Certainesbiographies affirment qu’il a obtenu un diplôme d’ingénieur architecte à l’école polytechnique de Lvov en Pologne, mais on ne trouve nulle trace de ses études là bas dans les archives publiques de Lvov et son nom est absent du registre polonaise d’avant-guerre des architectes et des ingénieurs en bâtiment.
Toute sa vie, il a prétendu frauduleusement avoir un diplôme; ses en-têtes de courriers le signalaient fièrement.

De même, il y a de grosses contradictions dans ses récits dramatiques de la seconde guerre mondiale. Il était à Lvov quand il tomba aux mains des Nazis en 1941. Il affirme que lui et un ami juif nommé Gross furent arêtes à 16h le dimanche 6 juillet, une des rares dates qui reste inchangées dans sa biographie toujours changeante. Chaque fois qu’il est si précis, cependant, il est généralement dans le mensonge.

Jetés en prison, ils furent mis dans une range de quelque 40 autres juifs dans une cour. La police auxiliaire ukrainienne commença à tire rune balle dans la nuque de chaque homme, progressant ainsi en direction de Wiesenthal. Il fut sauvé par le carillon d’une église appelant à la prière du soir. De manière incroyable, les Ukrainiens interrompirent leurs exécutions pour aller à la messe. Les survivants furent emmenés dans des cellules où Wiesenthal affirme s’être endormi. Il fut réveillé par un ami Ukrainien de la police auxiliaire qui le sauva, avec Gross, en leur disant de se faire passer pour des espions Russes. Ils furent interrogés avec brutalité – Wiesenthal perdit deux dents – mais furent libérés après avoir dû nettoyer le bureau du commandant.

Le récit de cette évasion sensationnelle – une des plus célèbres de Wiesenthal et qui a contribué à installer la notion de sa mission divine – est selon toutes probabilités complètement fabriquée. Il est certain que les Ukrainiens ont mené des pogroms brutaux à Lvov début juillet 1941 mais ils furent suivis d’une pause pour ne reprendre que le 25 juillet. Selon le témoignage que Wiesenthal a livré aux Américains qui enquêtèrent sur les crimes de guerre, il n’avait en fait été arrêté que le 13 juillet, parvenant à fuir grâce à un ‘pot de vin.’ En datant par la suite son arrestation le 6 juillet, son récit cadrait avec le calendrier des pogroms.

Vers la fin de l’année 1941, Wiesenthal se trouvait à Janowska, un camp de concentration près de Lvov. Charger de peindre des insignes Nazis sur les locomotives soviétiques, il se lia d’amitié avec Adolf Kohlrautz, l’inspecteur-chef de l’atelier, qui était secrètement oppose au nazisme. Le 20 avril 1943, Wiesenthal fut apparemment sélectionné à nouveau pour une exécution de masse. La SS de Janowska l’avait choisi parmi des juifs pour être fusillé pendant une célébration lugubre du 54ème anniversaire d’Hitler. Ils marchaient en silence vers une grande tranchée sablonneuse, de deux mètres de profondeur pour une longueur de 450 mètres. On pouvait y voir quelques cadavres. Contraints de se déshabiller, ils durent prendre en file indienne un corridor de barbelés appelé le tuyau pour être abattus un par un au bord de la tranchée.

Un coup de sifflet interrompit les tirs, suivi par un cri appelant “Wiesenthal!” Un homme de la SS nommé Koller approcha en courant et dit à Wiesenthal de le suivre. “Je titubais comme un homme ivre,” se souvenait Wiesenthal. “Koller me donna une paire de claques et me ramena à la réalité. Je marchais en sens inverse dans le tuyau, tout nu. Derrière moi, le bruit des tirs reprenait mais ils cessèrent bien avant que j’atteigne le camp.” De retour au camp; il retrouva un Kohlrautz rayonnant qui avait persuadé le commandant du camp qu’il était essentiel de garder Wiesenthal vivant pour peindre une affiche où figureraient un svastika et les mots “Nous remercions notre Führer.”

Selon Wiesenthal, le 2 octobre 1943 Kohlrautz l’avertit que le camp et ses prisonniers devaient bientôt être liquidés. L’Allemand lui donna, ainsi qu’à un ami, une autorisation pour se rendre dans une papeterie en ville, accompagnés d’un garde Ukrainien. Ils parvinrent à s’échapper par l’arrière-boutique tandis que le garde attendait devant.

Une fois encore, il semblait avoir trompé la mort de façon miraculeuse. Mais nous n’avons que sa parole. Selon Wiesenthal, Kohlrautz a été tué dans la bataille de Berlin en avril 1945. Il avait pourtant dit à un de ses biographes que Kohlrautz avait été tué sur le front russe en 1944. Et dans une déclaration sous serment faite en août 1945 sur les persécutions subies pendant la guerre, il omet complètement cette histoire. Dans ce document comme dans son témoignage devant les Américains en 1945, il mentionne Kohlrautz sans dire que cet Allemand lui avait sauvé la vie.

A partir de là, il est impossible d’établir une suite d’événements fiable dans le cours de la vie de Wiesenthal pendant la guerre. Avec au moins quatre versions très différentes de ses activités entre octobre 1943 et mi-1944 – y compris son rôle allégué en tant qu’officier résistant – d’importantes questions méritent d’être soulevées. Dans les années 1970 et 1980, certains,comme Bruno Kreisky, l’ancien chancelier Autrichien, ont accusé à plusieurs reprises Wiesenthal d’avoir collaboré avec la Gestapo. Les affirmations de Kreisky étaient étayées par des preuves non confirmées des gouvernements soviétique et polonais. Wiesenthal l’avait poursuivi en justice et gagné son procès.

Quelle que soit la vérité, en novembre 1944, Wiesenthal se trouvait à Gross-Rosen, un camp près de Wroclaw. Il a déclaré à Hella Pick, sa biographe, qu’il avait été forcé de travailler nu-pieds dans la carrière du camp et qu’il s’était rapidement aperçu que l’équipe de 100 prisonniers assignés à la brigade de travail fondait d’une personne par jour. Au bout de quelques jours, il acquit la certitude que son tour était proche. « Mon exécuteur était derrière moi,» se
souvenait-il, prêt à me briser le crâne avec une pierre. Je m’étais retourné et l’homme, surpris, avait lâché sa pierre qui m’écrasa un doigt de pied. Je criais de douleur.»

La rapidité de la réaction de Wiesenthal ainsi que ses cris lui ont apparemment sauvé la vie car il y avait une sorte d’inspection ce jour là – il pensait que ce devait être la Croix Rouge – il fut donc expédié vers le centre de soins d’urgence. Son orteil fut amputé sans anesthésie tandis que deux hommes le maintenaient. Le lendemain, Wiesenthal disait avoir été à l’agonie.
“Le docteur revint et vit que j’avais une cloque pleine de pus sur la plante des pieds. Il l’incisa alors et la gangrène gicla à travers la pièce.”

Encore une fois, un des “miracles” de Wiesenthal est sujet à caution. Tout d’abord, cette histoire n'apparaît dans aucune autre biographie ou déclaration.
Ensuite, si la Croix Rouge procédait vraiment à une inspection ce jour là, alors les SS auraient interrompu temporairement les exécutions. Et de fait, la Croix Rouge n’était pas autorisée à se rendre dans les camps à ce moment là.
Enfin, les conséquences médicales semblent hautement improbables.

Peu après, selon le récit de Wiesenthal, il parvint à marcher pendant 200 kilomètres à l’ouest de Chemnitz après l’évacuation de Gross-Rosen. Marcher avec un pied gangrené et un orteil récemment amputé aurait du être infernal. En guise de chaussure, il avait la manche d’un vieux manteau enroulée autour de son pied avec un peu de fil de fer. Un manche à balai faisait office de canne. Sur 6000 prisonniers évacués à pied, seulement 4800 arrivèrent à Chemnitz. Avec son pied infecté, Wiesenthal eut la chance de figurer parmi eux.

De Chemnitz, les prisonniers aboutirent au camp de Mathausen près de Linz en Autriche. Wiesenthal arriva là bas dans la nuit glaciale du 15 février 1945.
Dans “Des assassins parmi nous,” il raconte comment lui et un autre prisonnier, Prince Radziwill, s’étaient soutenus mutuellement pour monter les derniers kilomètres jusqu’au camp. L’effort était trop difficile et ils s’effondrèrent dans la neige. Un homme de la SS tira un coup de feu qui atterrit entre eux.
Comme les deux hommes ne se relevaient pas, ils furent laissés pour morts par une température inférieure à zéro. Quand les camions arrivèrent pour ramasser ceux qui avaient péri pendant la marche, Wiesenthal et Radziwill,
inconscients
, furent jetés sur une pile de cadavres. Au crematorium [four crématoire], les prisonniers préposés au déchargement des corps réalisèrent qu’ils étaient vivants. Ils furent placés sous une douche froide [température > 0] pour les
dégeler et Wiesenthal fut emmené au Bloc VI, “le bloc de la mort” pour les malades condamnés.

En 1961, interviewé pour les archives de Yad Vashem par le journaliste Israélien Haim Maas sur ses années de guerre, Wiesenthal indiquait que l’infection de son pied était à ce moment devenue bleu-vert et s’était étendue au genou. Il est resté étendu dans le bloc de la mort pendant trois mois jusqu’à la fin de la guerre. Trop faible pour sortir du lit, il prétend avoir survécu – incroyablement – avec 200 calories par jour, simplement avec le morceau de pain ou de saucisson qu'un ami Polonais lui faisait passer en douce.

Mathausen fut libéré le 5 mai 1945. Malgré son poids d’à peine 50 kilos,Wiesenthal s’était rué dehors pour accueillir les tanks américains. “Je ne sais pas comment j’ai réussi à me lever et à marcher. S’il était capable de marcher, c’est que sa jambe gravement infectée avait du être soignée les trois mois précédents, soit par amputation, soit par antibiotiques. Nous savons qu’il n’a pas été amputé et que le traitement par antibiotiques n’était pas courant pour les malades Juifs dans les camps de concentration. Une fois encore, c’est comme si un miracle s’était produit.

La rapidité du rétablissement de Wiesenthal est si étonnante qu’on peut penser qu’il n’était pas aussi malade qu’il l’a prétendu. Vingt jours seulement après sa libération, il écrivait au commandant Américain du camp pour demander s’il pouvait être impliqué dans l’assistance aux autorités US chargées d’enquêter sur les crimes de guerre. Affirmant avoir séjourné dans 13 camps de concentration – il n'a en réalité été dans pas plus de six camps – Wiesenthal livra une liste de 91 noms de ceux qu’il sentait responsables de ces “souffrances incalculables.”

Selon la plupart des récits, Wiesenthal avait demandé s’il pouvait se joindre aux enquêteurs Américains sur les crimes de guerre, mais ils refusèrent, lui disant qu’il n’allait pas assez bien Après avoir pris un peu de poids, il revint à la charge et fut assigné à un capitaine avec qui Wiesenthal affirme avoir capturé son premier “scalp,” un garde SS geignard nommé Schmidt.
Il y en eut beaucoup d’autres dans les semaines qui suivirent,” écrira plus tard Wiesenthal. “Il était inutile d’aller loin. On butait pratiquement sur eux
en marchant.”

Un curriculum vitae rédigé après la guerre ne mentionne pas son travail pour les Américains mais cite son activité en tant que vice-président du Comité Central Juif à Linz, en zone d’occupation américaine. Sa tâche était de dresser des listes de survivants que d’autres survivants pourraient consulter pour la recherche de leurs proches.

Pendant au moins un an après la fin de la guerre, une autre tâche de Wiesenthal était d’exercer de fortes pressions pour ses coreligionnaires juifs; il devint président de l’Organisation Internationale des Camps de Concentration, qui siégeait à Paris. Il avait également noué des contacts avec le Brichah qui envoyait clandestinement des Juifs d’Europe vers la Palestine.

Ce n’est pas avant février 1947 qu’il créera l’organisation qui l’a rendu célèbre, le Centre de Documentation et d’Histoire Juives à Linz. Son but était de collationner des informations sur la solution finale en vue d’obtenir des poursuites contre des criminels de guerre. Wiesenthal affirmait l’avoir créé à cause de propos antisémites tenus par un officier Américain, ce qui l’amena à réaliser que les alliés ne pourchasseraient pas les nazis autant qu’il était nécessaire de le faire.

C’est triste, mais il avait raison. Lui et son équipe de 30 bénévoles ont circulé dans les camps de personnes déplacées rassemblant des preuves sur les atrocités auprès d’anciens prisonniers de camps de concentration. En tout, l’équipe de Wiesenthal a compilé 3 289 questionnaires, un exploit bien plus extraordinaire que tout ce que les alliés ont pu réussir.

Wiesenthal est mort en 2005 à l’âge de 96 ans et a été enterré en Israël. Les hommages et les panégyriques furent nombreux et excessifs, et à l’époque il aurait pu être mesquin de le diminuer devant les nombreux aspects positifs du rôle qu’il a joué. C’était fondamentalement un homme de spectacle et quand il a trouvé son rôle de leader mondial des chasseurs de nazis, il l’a bien joué. Comme c’est le cas avec de nombreux spectacles populaires, il était impossible pour les critiques de dire au public que le Grand Show Wiesenthal était à peine plus qu’une illusion. En fin de compte c’était une illusion montée pour une grande cause.

lundi 2 février 2009

Le prêche du Rabbin Hi(tl)er au nom des droits de l'Homme


J’ajouterai que ce rabbin, qui n’est donc pas n’importe quel obscur rabbin d’une banlieue pourrie de Tel Aviv, ose même exhorter les Palestiniens à l’humanité.
Certes, sa doctrine ne le pousse pas à considérer les Palestiniens comme des êtres humains car elle ne concerne probablement que l’homme Juif. Seule une menace ferme des puissants de ce monde parviendrait enfin à faire cesser les Palestiniens de jubiler au son des roquettes tirées par le Hamas sur l’entité sioniste. En attendant, le châtiment collectif s’impose et sa responsabilité revient aux victimes mêmes de ce châtiment. Il a même le culot de comparer les Palestiniens aux familles de criminels de droit commun qui sont, selon lui, partout abandonnées de tous.
C’est cette logique religieuse bien particulière qui était (et reste) à la base de toute la hasbara sioniste pendant le déchaînement meurtrier de Sion.
Et il est clair que le langage de ce rabbin n'est pas celui d'un délinquant de droit commun, mais plutôt de celui qui relèvera du tribunal international qui sera constitué lorsque la Palestine sera libérée.
Allez, BHL, Glucksann, Redeker, un petit mot sur cette lecture du Talmud.


Les habitants de Gaza doivent apprendre que la charité commence chez soi.
Par le Rabbin Marvin Hier, New York Daily News (USA) 1er février 2009

Avec le cessez-le-feu maintenant en place à Gaza, Khaled Meshaal, le chef politique du Hamas qui réside à Damas a encore lancé un appel à une perfusion financière massive pour reconstruire la bande de Gaza et les logements qui ont été détruits lors de la récente offensive israélienne.
Vendredi, l’administration Obama a apporté une contribution d’urgence de plus de 20 millions de dollars pour les actions de secours prioritaires dans la bande de Gaza. Cet apport répond à un appel des Nations Unies pour une somme de 316 millions de dollars pour aider les Palestiniens dans leurs efforts pour rétablir la situation.
Et comme en décembre 2007, quand 87 pays promirent 7,4 milliards de dollars d’aide aux Palestiniens, l’Union Européenne et des organismes internationaux sont à nouveau désireuses de contribuer. Les diplomates Occidentaux évaluent les dégâts à Gaza à environ 2 milliards de dollars.
Si les donateurs ne financent pas le Hamas directement, il ne fait aucun doute que le bénéficiaire politique de tout plan de reconstruction de Gaza ne peut être que le Hamas.

Tout observateur objectif du Moyen-Orient sait que si le Hamas n’avait pas tiré de roquettes sur le sud d’Israël et placé délibérément ses installations de tir à proximité d’écoles, de mosquées, d’hôpitaux et de zones commerciales, il n’aurait été nécessaire ni de faire des réparations dans la bande de Gaza, ni de restreindre la liberté de circulation aux points de passage frontaliers.
La question fondamentale qui doit être posée est, « Quelle responsabilité incombe à ses 1,5 millions d’habitants pour ce qui se passe dans la bande de Gaza ? » Tous les jours, ils ont pu voir de leurs propres yeux les roquettes filer vers Israël ou regarder Al Jazeera et d’autres chaînes en parler. Comment ont-ils réagi cependant ? Avec beaucoup de joie et de jubilation.
Les Gazaouis aiment à se flatter de leur courage de s’être levés contre la corruption de l’Autorité Palestinienne et de l’avoir renversée par un scrutin libre et démocratique. Où se trouvait ce même courage pour se dresser devant le Hamas, dont l’idéologie er la culture ont apporté la ruine à leur communauté ?

Il n’est guère douteux que si Gaza n’est pas reconstruite, de nombreux civils souffriront. Il y aura un manque d’écoles, de structures médicales et de logements convenables. C’est vraiment une tragédie. Mais la vraie tragédie est l’échec du monde à saisir l’opportunité de dire aux Palestiniens « Plus jamais ça. » Les dirigeants du monde doivent dire qu’ils ne reconstruiront pas Gaza une fois de plus, il n’y aura pas de Round 3.

Des dizaines de millions de personnes sont en prison de par le monde pour avoir commis des crimes, et personne ne demande ce qui arrive à leurs familles. Les criminels ne laissent rien d’autre que la dévastation derrière eux – de jeunes enfants désorientés, sans avenir, des familles sans soutien. Mais ce sont les dures conséquences que les familles des kidnappeurs, des cambrioleurs et des voleurs doivent subir. Personne ne vient les tirer d’embarras. Exactement comme aucun gouvernement ne double les allocations de ses bénéficiaires d’aide sociale.
Les terroristes et ceux qui les soutiennent ne méritent pas le tapis rouge pour leur inhumanité, leurs méfaits et leur silence.

Les habitants de Gaza seraient bien mieux servis si la communauté internationale désireuse de les aider faisait ce qu’il faut pour un changement : avertir fermement qu’il n’y a pas deux chemins. S’ils choisissent le Hamas et donnent le champ libre à ce groupe terroriste, alors ils devront vivre en en subissant les conséquences.
Un tel avertissement pourrait s’avérer comme le plus grand geste humanitaire dont les Nations Unies, l’Union Européenne et le Président Obama pourraient faire montre au peuple de Gaza : changez de cap, cessez de soutenir les terroristes, apprenez à vivre en paix avec Israël où ne comptez plus sur notre argent et débrouillez-vous.