dimanche 13 mai 2012

Lobby sioniste, réseaux de la droite extrême et "guerre totale" contre l'Islam


Il y a deux jours, je vous parlais de cette école de guerre aux Etats Unis, le Joint Forces Staff College  où était dispensé il y très peu de temps encore un enseignement prônant une guerre totale contre l’islam en s’inspirant des pires crimes de guerre commis par les Américains seuls (Hiroshima) ou en association avec leurs cousins Britanniques (Dresde).
Cet enseignement est d’autant moins banal que le Joint Forces Staff College est un lieu de formation destiné à des officiers qui ont vocation à devenir les futurs stratèges de l’armée des Etats Unis, proches collaborateurs du Département d’Etat et de la présidence.
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Mais cet institut militaire n’est pas un cas isolé. Ainsi la chaîne de télévision Al Jazeera révèle qu’un enseignement similaire était délivré dans une base militaire située dans l’Etat de Virginie.
La question est maintenant de savoir si un enseignement identique ou de même nature était ou est encore assuré dans d’autres centres de formation de l’armée.
Il se trouve que l’enseignement proposé en Virginie est donné par la même clique qui était à l’œuvre au Joint Forces Staff College sous la houlette du Lieutenant Colonel Matthew Dooley 

Les supports pédagogiques de type PowerPoint ont été préparés, nous dit-on, par un cabinet de consultants nommé Strategic Engagement Group, Inc dont le patron est un certain E.J. Kimball, un ancien conseiller en matière de politique étrangère de Sue Myrick, une parlementaire affiliée au parti Républicain..Sue Myrick est la fondatrice du groupe parlementaire bipartisan contre le terrorisme (Congressional Anti-Terrorism Caucus).
Bien sûr, Strategic Engagement Group, Inc a été fondé dans la louable intention  de « mettre en évidence et faire échouer les tentatives de subvertir la Constitution des Etats Unis et de subjuguer le peuple américain.»

Et c’est pour cette raison que Sue Myrick, la parlementaire précitée, inquiète de  la décision gouvernementale de retirer ce genre d’enseignements des cursus des écoles militaires s’est fendue d’une lettre à Leon Panetta, le Secrétaire d’Etat à la défense, pour lui faire remarquer que la remise en cause de ces enseignements pourrait nuire à la qualité de la formation des militaires.

Ces  phénomènes d’intrication aux Etats Unis  entre institutions gouvernementales et officines privées est quelque chose d’assez étrange qui devraient, selon moi, piquer un peu plus la curiosité des journalistes. Ce n’est malheureusement pas le cas, alors que nous nous trouvons devant des réseaux dont l’influence peut orienter les politiques de la première puissance mondiale.

Par exemple, ce E.J. Kimball qui non content de diriger Strategic Engagement Group, Inc, il appartient au ProFamily Legislative Network, un réseau qui s’intéresse aux questions familiales (dont la « menace » musulmane) d’un point de vue conservateur et propose un accompagnement aux organismes et élus qui partagent leur vision, cet accompagnement allant jusqu’à offrir des propositions de lois clefs en mains. Il y côtoie notamment David Brog, le directeur de Christians United for Israel (CUFI). On trouve aussi un certain rabbin Danlel Lapin dont le long article que lui consacre Wikipediane mentionne jamais ni le sionisme, ni le nom de l’Etat juif. Pourtant, au tout début de son article, l’encyclopédie collaborative nous indique que le rabbin est co-président de l’ American Alliance of Jews and Christians (AAJC) dont l’objet est de catalyser le soutien chrétien à l’Etat juif
Mais E.J.Kimball est aussi membre du bureau des experts de la National Conference on Jewish Affairs qui est un organisme voué à faire la promotion de l’entité sioniste et à contrer les actions de ceux qui veulent un minimum de justice pour la Palestine.

Quant à Sue Myrick, elle est également de l’espèce néoconservatrice et, faut-il le préciser, sioniste chrétienne qui tenait en 2007 les propos suivants : 
«La différence, mes amis, entre Israël et le monde arabe est assez simple, c’est la différence entre civilisation et barbarie. C’est la différence entre le bien et le mal et c’est ce que nous constatons dans le monde arabe et islamique. Je suis en colère. Ils n’ont pas d’âme. Ils ne veulent que tuer et détruire. »

Extrait d’un discours prononcé à la convention des  Christians United for Israel de John Hagee en juillet 2007 (deux ans plus tard, c’est l’humaniste absolu Elie Wiesel qui prendra la parole devant cette même convention !).
De son côté, Stephen Coughlin, un juriste et ancien officier de l’armée qui avait désavoué ses positions radicales concernant l’Islam et les Musulmans, émarge aussi à l’American Freedom Alliance. Cette organisation « apolitique » promeut, selon ses propres termes, l’activisme et la mise en réseau (networking) autour de six domaines dont « la pénétration islamique en Europe ». On trouve, parmi ses collègues de travail et cadres de cette organisation un certain Avi Davis qui s’est occupé un temps de trouver des financements pour « l’industrie de l’internet » dans l’entité sioniste. Sa notice biographique se conclut ainsi : 
M. Davis possède une maison dans la vieille ville de Safed en Israël et il est memebre des conseils d’administration de plusieurs organisations juives locales et nationales.
Barak Lurie, un des quatre membres du comité directeur de l’American Freedom Alliance est, lui, né dans l’entité sioniste. On nous dit que, après avoir été un « champion de l’athéisme et du multiculturalisme », il en est venu à réaliser le danger de ces idéologies.
Barak Lurie est candidat en Californie pour les élections au Congrès des Etats Unis. Sa biographie sur un site du Tea Party ne mentionne nullement sa naissance dans l’entité sioniste tandis que sur sa page Facebooknous indique qu’il se situe dans la ligne de Mitt Romney et qu’il est membre de la Republican Jewish Coalition, le rassemblement des ultra sionistes à l’intérieur de ce parti de droite.

En fait toutes les personnes de cette petite clique sont membres ou reliées à d’autres cliques pour former des réseaux aux interconnexions complexes mais où (est-ce un hasard ?), on retrouve toujours la volonté de soutenir le sionisme avec la présence dans l’encadrement de personnes qui viennent de l’Etat  juif où y ont séjourné pour leur service militaire, leurs études ou encore dans d’autres contextes.

Au nom des valeurs américaine ou «judéo-chrétiennes» [?] auxquelles elles feignent d’adhérer, ces personnes sèment les germes de la guerre civile en Occident et ceux de la guerre de ce même Occident contre les Arabes et les Musulmans.

Comme si l’intérêt de tous, Musulmans comme Occidentaux n’était pas de vivre en paix et de résoudre les conflits pacifiquement
Ce qui ne convient certainement pas aux fanatiques sionistes.

vendredi 11 mai 2012

La Turquie sommée de rentrer dans le rang (sioniste)


En s’alignant sur les Etats Unis et la France dans sa position sur la crise syrienne, la Turquie a en définitive perdu une occasion d’accroître son influence non seulement dans la région du Moyen Orient mais aussi vis-à-vis des autres puissances de l’OTAN.
Le ton belliqueux du chef de la diplomatie turque Ahmet Davutoglu à l’égard du gouvernement syrien, loin d’être un signe du renforcement du poids politique d’Ankara ne traduit en réalité que le renforcement de sa soumission aux Etats Unis dans le rôle qui pourrait lui être assigné si Washington décidait d’un accroissement de son intervention militaire en Syrie, cette dernière se limitant surtout pour l’instant à un appui logistique et de conseils prodigués par des spécialistes des coups tordus.

Le gouvernement turc n’a pas suffisamment analysé la signification du vote par le parlement français d’une loi relative au génocide arménien (même si cette dernière n’a finalement pu aboutiir). A la faveur de l’élection de François Hollande à la présidence en France, Recep Tayyip Erdogan se prend à rêver d’une «nouvelle ère» dans les relations franco-turques.
Ce qu’il devrait pourtant comprendre, c’est que l’utilisation du thème du génocide arménien n’est nullement l’apanage de M. Sarkozy avec qui, par ailleurs, le gouvernement turc s’est rapidement entendu sur une position maximaliste.
Certes les Turcs font parfois leur mijaurée comme ce fut le cas quand ils ont boycotté une rencontre avec le gouvernement français en marge d’une réunion sur la Syrie.

L’inconsistance de la diplomatie turque se révèle aussi dans son approche des relations avec l’entité sioniste. Si, après la tuerie du Mavi Marmara, la diplomatie turque avait semblé amorcer un tournant, elle n’a en fait rien obtenu du régime sioniste. La Turquie a pourtant pris des mesures  comme la suspension de relations militaires, des pressions pour empêcher l’armé sioniste de participer à des exercices militaires de l’OTAN.
Oui, mais ces mesures sont en fait plus symboliques qu’autre chose et la coopération militaire entre les deus armées se poursuit, même si c’est de manière moins importante et plus discrète.

Par ailleurs, les échanges commerciaux entre la Turquie et l’entité sioniste n’ont jamais été aussi florissants.

Les sionistes attendent donc plus ou moins patiemment que la Turquie rentre piteusement au bercail.
Car les sionistes tiennent la Turquie pour la simple raison qu’ils ont jusqu’à présent toujours empêché l’adoption par les Etats Unis d’une législation relative au génocide arménien. Or, une telle législation adoptée par les Etats Unis aurait des conséquences autrement plus importantes que celle d’une loi votée en France.

Enfin, comme on peut le lire dans le journal turc Zaman, les Etats Unis ne vont pas tolérer  encore très longtemps que le gouvernement turc fasse la gueule au régime sioniste :

L’administration Obama a exprimé son insatisfaction devant la discrimination exercée par la Turquie contre Israël dans des activités partenariales dans le cadre du dialogue OTAN Méditerranée. Le sous Secrétaire d’Etat pour les affaires européennes et eurasiennes Philip H. Gordon a déclaré jeudi que les Etats Unis ne permettraient pas à la Turquie de faire de la discrimination contre Israël. Gordon répondait à des questions des sénateurs  lors d’une audition intitulée ‘L’OTAN, Chicago et au-delà » organisée par la commission sénatoriale des affaires étrangères.
La question concernait un veto qu’aurait opposé la Turquie à la participation de l’entité sioniste au sommet de l’OTAN à Chicago.
Or, les  autorités US affirment que la Turquie n’a pas opposé de veto pour la bonne raison que l’entité sioniste , non membre de l’OTAN, n’était pas invitée à Chicago. Une version confirmée par le gouvernement turc.
Les sénateurs Américains ont donc prêté à la Turquie des actes qu’elle n’a jamais posés.

Reste que les Etats Unis vont bientôt sommer Ankara de rentrer dans le rang si on en croît les propos suivants du même sous Secrétaire d’Etat :
“Si un allié va bloquer le partenariat [OTAN méditerranée]avec un pays, alors les Etats Unis n’accepteront pas ce partenariat [avec cet allié] » a déclaré Gordon, observant que la situation avait désormais atteint ce stade et que les Etats Unis n’allaient pas permettre une discrimination contre un allié en particulier.

Les pays qui sont membres du Dialogue Méditerranéen, un programme de coopération de l’OTAN avec sept pays hors OTAN, sont l’Algérie, le Maroc, l’Egypte, la Mauritanie, la Tunisie, la Jordanie et Israël.
Ce n’est pas la première fois qu’on observe ici que non seulement l’Algériecoopère avec l’OTAN (pour quoi faire ?) mais qu’elle le fait dans un cadre qui la réunit à l’entité sioniste.

13 Syriens retenus en otages


C’est un article peut-être anecdotique (en tout cas pas pour les personnes enlevées de part et d’autre) mais qui en dit long sur la situation en Syrie.

Trouverez pas ça en français à mon avis.

Je ne sais pas pourquoi.

Daily Star (Liban) 11 mai 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

Bekaa, Liban: Des membres d’une famille libanaise retiennent treize hommes de nationalité syrienne en otages pour essayer de les échanger contre des compatriotes enlevés par l’opposition syrienne, ont annoncé vendredi des sources sécuritaires libanaises.

Les sources indiquent que Khodr Jaafar and Abdullah al-Zein – tous deux Libanais – ont été enlevés jeudi dans la ville syrienne de Zeita, à 15 kilomètres au nord de la ville d’Hermel dans la Bekaa, une région de l’est du Liban, par des membres de l’opposition syrienne qui appartiennent à une tribu arabe.

Jaafar était allé rendre visite à Zein qui réside à Zeita quand l’enlèvement a eu lieu.

Quelques heures plus tard, et en réaction à l’enlèvement, des proches de Jaafar ont enlevé treize Syriens à Hermel et Zeita dans l’intention de les achanger contre Khodr et Zein, affirment les sources.

Elles précisent que la majorité des otages Syriens sont des ouvriers qui travaillent à Hermel.

Zeita est une petite ville frontalière en territoire syrien peuplée en majorité de Libanais.

Les sources sécuritaires indiquent que les deux Libanais ont été enlevés après avoir été accuses par l’opposition syrienne d’avoir facilité l’arrestation d’un rebelle par les forces de sécurité syriennes.

S'inspirer de Dresde et d'Hiroshima pour une guerre totale contre l'Islam


J'ai voulu poster ce message ce matin, mais mon ordinateur a bogué. Du coup, j'ai été devancé sur cette info par le blog Big Browser.
Mais je vous propose néanmoins cette traduction intégrale d'un article de wired sur le sujet.


En janvier 2011, j'avais publié un article sur le journaliste américain Seymour Hersh et sa vision apocalyptique selon laquelle l’armée des Etats Unis était travaillée par une tendance chrétienne désireuse d’en découdre avec l’Islam et, pourquoi pas, de christianiser ou rechristianiser les terres d’Islam.
Le livre où Hersh doit revenir en détail sur cette thèse n’est pas encore paru.
En attendant, Noah Shachtman et Spencer Ackerman ont levé un lièvre qui va parfaitement dans le sens du propos de Hersh : un groupe d’officiers, dont certains ont eu la charge de la formation de la fine fleur de l’armée des Etats Unis, énoncent en détail et ouvertement les principes d’une guerre « civilisations » qui s’inspirerait des modèles de Dresdeou d’Hiroshima.
Comment peut-on appeler une civilisation qui érigerait en modèle les horreurs qu’ont subies ces deux villes ?



par Noah Shachtman et Spencer Ackerman, Wired (USA) 10 mai 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri


La présentation par le lieutenant colonel Matthew A. Dooley au Joint Staff Forces College [école supérieure interarmes] d’un « modèle de concept opérationnel de contre djihad » [PDF] prône des mesures violentes dans une guerre contre l’Islam.

L’armée des Etats Unis a enseigné à ses futures chefs qu’une “guerre totale” contre les 1,4 milliard de Musulmans serait nécessaire pour protéger l’Amérique des terroristes islamiques, selon des documents obtenus par Danger Room. Une des options envisagées pour ce conflit consiste à tirer les leçons de «Hiroshima» pour raser des cités entières en une seule fois, en visant «la population civile chaque fois que c’est nécessaire.»

Le cours, signalé pour la première fois par Danger Room le mois dernier et propose au Joint Forces Staff College a depuis été supprimé par les hiérarques du Pentagone. C’est seulement maintenant cependant, que le contenu détaillé de ce cours a été révélé. Danger Room a reçu des centaines de pages de contenus d’enseignement et de documents de référence transmis par une source familière avec les enseignements prodigués.

Le directeur du Joint Forces Staff College a récemment ordonné à l’ensemble des forces armées de contrôler l’ensemble de ses contenus de formation afin de s’assurer qu’ils ne contiennent pas des matériaux haineux de ce genre. Cette procédure n’est pas encore achevée. Mais l’officier qui a fait les conférences, le Lt. Col. Matthew A. Dooley, conserve son poste au Norfolk Virginia College, dans l’attente d’une enquête. Les commandants, lieutenants colonels, capitaines et colonels qui ont assisté aux cours de Dooley et ont écouté ses enseignements incendiaires semaine après semaine, ont depuis été affectés à des missions de plus haut niveau dans divers secteurs de l’armée des Etats Unis.

Pendant une bonne partie de ces dix dernières années, une  petite clique d’experts autoconsacrés du contre terrorisme s’est frayé un chemin à l’intérieur de l’armée des Etats Unis, des services de renseignements et des forces de l’ordre, essayant de convaincre autant de monde que possible que le véritable ennemi terroriste de l’Amérique n’était pas al Qaïda – mais la religion musulmane elle-même. Dans son enseignement, Dooley faisait intervenir ces démagogues islamophobes en tant que conférenciers invités. Et il adoptait leurs arguments pour son affreuse conclusion finale.

“Nous en sommes maintenant venus à comprendre que ce qu’on appelle “Islam modéré” n’existe pas,” observait Dooley dans un exposé en juillet 2011 [PDF] qu’il avait conclu avec une proposition de manifeste à l’intention des ennemis de l’Amérique. « Il est donc temps pour les Etats Unis de clarifier nos véritables intentions. Cette idéologie barbare ne sera pas plus longtemps tolérée. L’Islam doit changer sinon nous aiderons à son autodestruction.»

Nous n’avons pas pu joindre Dooley à ce sujet. Le porte parole du Joint Forces Staff College, Stuart Williams, a refusé de discuter de la teneur des conférences de Dooley ou de son statut dans l’école. Mais à la question de savoir si Dooley était responsable du contenu d’enseignement, il a répondu, « Je ne sais pas si je le [Dooley] classerais parmi les responsables. Le responsable serait plutôt le commandant de l’école, le Maj. Gen. Joseph Ward.

Ce qui rend le général deux étoiles coupable d’un enseignement assez choquant. Dans le même exposé, Dooley définit un plan possible en quatre phases pour réaliser une transformation par la force de la religion musulmane. La phase trois comprend des objectifs éventuels comme l’islam réduit au statut de culte » et « l’Arabie Saoudite menacée de famine. » (une suggestion particulièrement ironique avec les informations de ce jour selon lesquelles les services secrets ont fait échouer le tout dernier projet d’attentat d’al Qaïda).

Les lois internationales qui protègent les civils en temps de guerre « n’ont plus de pertinence, » poursuit Dooley. Ce qui ouvre la possibilité d’appliquer « les précédents historiques de Dresde, Tokyo, Hiroshima et Nagasaki » aux villes les plus sacrées de l’Islam, et d’aller vers « la destruction de La Mecque et Médine.»

Les alliés idéologiques de Dooley ont à maintes reprises expliqué que les Musulmans “ordinaires” sont dangereux parce qu’ils sont “violents par nature.” Ce ne sont pourtant que quelques uns parmi les membres les plus fanatisés d’al Qaïda qui ont pu être pris à songer anéantir des villes entières.

“Certaines de ces actions soumises ici à l’examen ne seront jamais vues comme ‘politiquement correctes’ aux yeux de beaucoup,” ajoute Dooley. En définitive, nous en Occident avons peu de marge pour trancher cette affaire, sauf à faire une guerre totale.»

Dooley, qui exerce au Joint Forces Staff College depuis août 2010, commençait sa session de huit semaines de séminaire par une histoire sommaire de l’Islam en deux parties. Ces deux parties étaient assurées par David Falua, un ancien professeur d’histoire à West Point. « Malheureusement, si nous en restions là, vous n’auriez pas un bon équilibre des points de vue, pas plus que vous n’auriez un aperçu précis de la manière dont l’Islam se définit lui-même, » disait Dooley à ses étudiants. Au cours des quelques semaines qui suivaient, il invitait un trio de conférenciers bien connus pour leur vision incendiaire de l’Islam.

Shireen Burki avait déclaré pendant la champagne électorale d e2008 que “Obama est le candidat rêvé de ben Laden. » Dans sa conférence au Joint Forces Staff College, elle disait aux étudiants que « l’islam est une religion conquérante/impérialiste. » [PDF]

Stephen Coughlin soutenait dans sa thèse de master de 2007 que la déclaration du président d’alors, George W. Bush, faisant proclamation d’amitié avec la grande majorité des Musulmans dans le monde avait eu « un effet paralysant sur ceux qui étaient chargés de définir la doctrine de l’ennemi. » [PDF]. Coughlin avait en conséquence été relevé de ses fonctions de consultant à l’état-major interarmes, mais avait continué à donner des conférences au naval War College et au Field Office du FBI à Washington. Dans son propos au séminaire de Dooley [PDF], Coughlin suggérait que al Qaïda avait joué un rôle dans le mouvement qui a renversé l’homme fort Egyptien, Hosni Moubarak et le dictateur Libyen Mouammar Kadhafi. Ces événements s’inséraient dans un plan des islamistes pour conquérir le monde, ajoutait-il. Et Coughlin se gaussait de ceux qui ne voyaient pas ce complot aussi clairement que lui, en les accusant de « complexification. »

Coughlin intitulait sa conférence “Imposer la loi islamique – ou – Ce ne sont pas les Droïdes que vous cherchez ! »

Un ancien employé du FBI, John Guandolo, a déclaré l’an dernier au site web conspirationniste World Net Daily, qu’Obama était seulement le dernier président à tomber sous l’influence des extrémistes islamiques. « Le niveau de pénétration dans les trois dernières administrations est très profond, » soutenait Guandolo. Dans son matériel de référence pour le cours au Joint Forces Staff College, Guandolo ne parlait pas seulement des Musulmans contemporains comme d’ennemis. Il justifiait même les Croisades, écrivant qu’elles « avaient été lancées après des siècles d’incursions musulmanes dans les territoires de l’Occident.»

Un article de Guandolo  intitulé “Réponses habituelles de l’ennemi quand il est confronté à la vérité” [PDF]faisait partie des centaines de présentations, de documents, de vidéos et de liens internet distribués électroniquement aux élèves du Joint Forces Staff College. Dans ce trésor documentaire, un article qui soutient que « il existe une injonction permanente aux Musulmans pour haïr et mépriser Juifs et Chrétiens » [PDF]. Comme par exemple une vidéo de Serge Trifkovic, un ancien professeur qui a comparu comme témoin de la défense dans plusieurs procès de dirigeants Serbes de Bosnie condamnés pour crimes de guerre, dont le génocide de Musulmans. Ul lien internet intitulé «A regarder avant qu’elle soit  retirée» est supposé montrer le président Obama – qui est le commandant en chef des officiers supérieurs qui suivent le cours – en train de reconnaître qu’il est Musulman.

Dooley ajoutait un avertissement selon lequel ses opinions ne sont “pas la ligne officielle du gouvernement des Etats Unis” et ont pour but de “générer une discussion et une réflexion dynamiques.” Mais il expliquait à ses collègues officiers de l’armée que la présumée reconnaissance par Obama pouvait bien faire du commandant en chef une sorte de traître. « Selon des estimations prudentes, » 10 % des Musulmans dans le monde, « un chiffre stupéfiant de 140 millions de personnes… détestent tout ce en quoi vous croyez et ne coexisteront jamais avec vous sauf si vous vous soumettez » à l’Islam. Il ajoutait, « Votre serment en tant que soldat professionnel vous force à choisir votre camp ici. » On ne sait pas trop si la « guerre totale » de Dooley contre les Musulmans concerne aussi son commandant en chef « Musulman. »

Quand le haut commandement du Pentagone a eu connaissance de la présentation de Dooley, l’officier de rang le plus élevé dans le pays, le chef d’état major interarmes, le général Martin Dempsey, a donné l’ordre à chaque responsable militaire et officier supérieur de se débarrasser de tout le matériel d’instruction du même genre islamophobe. Dempsey a donné cet ordre parce que la Maison Blanche avait déjà donné instruction à l’ensemble de l’appareil sécuritaire fédéral – militaire et civil – de réorganiser sa formation antiterroriste après avoir eu connaissance des formations du FBI qui diabolisaient l’Islam.

A ce moment, Dooley avait déjà présenté sa vision apocalyptique d’une guerre religieuse mondiale. Flynn a ordonné à un officier de haut rand, le général major Frederick Rudesheim d’enquêter pour savoir avec précision comment Dooley  s’est débrouillé pour pouvoir proposer sa longue présentation dans un cursus sanctionné officiellement par le Département d’Etat. Les conclusions de cette enquête sont attendues pour le 24 mai.

L’ironie veut que Dooley et ses conférenciers invités dressent un tableau inquiétant  de l’islamisme extrémiste au moment même où ses adeptes les plus notoires craignent son implosion. Des documents récemment déclassifiés par le gouvernement des Etats Unis révèlent qu’Oussama ben Laden s’interrogeait sur les méthodes brutales et a mauvaise image d’’al Qaïda qui éloignent la grande majorité des Musulmans du choix de mener une guerre sainte. Il avait peu de chances de savoir que des officiers de l’armée des Etats Unis réfléchissaient aux moyens d’en déclencher une.

jeudi 3 mai 2012

Le dernier message du Nazi: "Vive la république!"


Il a pas beaucoup de succès dans vos journaux Jason « JT » Ready qui vient de tuer quatre personnes dont un bébé dans la banlieue de Phoenix en Arizona avant de se donner la mort.
Il est vrai qu’il s’appelait Jason et pas Mohamed et que ce qu’il reprochait à sa compagne d’avoir une petite fille à moitié hispanique. Et que c’était selon une association contre le racisme, un « nazi pur et simple. »
Si Paris Match propose un article très détaillé sur cette affaire, certains de vos journaux n’évoquentmême pas l’idéologiede Jason « JT » Ready.
Et notez bien l’ultime message de ce fasciste qu’il concluait par un « vive la république ! »
Non, non. Rien à voir avec ce qui se passe en France….


ARIZONA. UN NÉO-NAZI TUE SA FAMILLE
Par Clémentine Rebillat, Paris Match, 3 mai 2012
 
Il a tué une famille avant de se donner la mort. Vers une heure de l’après-midi mercredi, Jason «JT» Ready s’est rendu à son domicile de la petite ville de Gilbert, en banlieue de Phoenix dans l’Arizona et a tiré sur sa compagne de 47 ans, Lisa Mederos, sa belle-fille de 22 ans, Amber et son petit ami Jim, et sur Lilly, la fille de cette dernière âgée de seulement 16 mois, rapporte le quotidien «The Arizona Republic». L’ancien mari de Lisa Mederos a indiqué aux journalistes que Brittany, son autre fille était elle aussi dans la maison au moment de la fusillade mais qu’elle n’avait pas été blessée. «Elle était dans la chambre lorsqu’elle a entendu les tirs de pistolets, a-t-il raconté après l’avoir eu au téléphone. Elle a entendu tout le monde crier. Elle a entendu le bébé pleurer.»
 
A l’arrivée de la police, le tireur a lui aussi été retrouvé mort. Selon les premiers éléments de l’enquête, l’homme se serait suicidé même si «la quantité d’armes retrouvée sur la scène du crime ne permet pas de l’affirmer définitivement», a indiqué un policier à la chaîne Fox News. Les autorités ont en effet retrouvé deux armes de poing et un fusil d'assaut sur les lieux. Les raisons de ce crime sont encore inconnues. JT Ready aurait rencontré sa compagne alors qu’il travaillait dans un magasin automobile. Rapidement, il se serait installé chez elle. Mais, selon une ancienne collègue interrogée par «The Arizona Republic», il était «tellement cruel» avec sa fiancée qu’elle aurait décidé de déménager. «Il critiquait le fait que le bébé d’Amber soit à moitié hispanique. Il lui disait: "Elle est moche à cinquante pour cent"».
 
«UN NAZI PUR ET SIMPLE»
 
JT Ready, un ancien Marine candidat au poste de sheriff du comté de Pinal, était surtout connu pour être le membre fondateur d’une milice qui s’était donnée comme mission de chasser les clandestins et les narcotrafiquants le long de la frontière mexicaine. «Nous n’allons pas vous mentir, notre pays court un danger terrible et nous sommes abattus. Nous pouvons être attaqués à chaque instant, pas par des troupes venues d’ailleurs ou par le communisme… Vous vous demandez de qui nous parlons ? Regardez dans votre voisinage et dans vos écoles. Regardez la violence présente à notre frontière», peut-on lire sur le site du groupe nommé U.S Border Guard.
 
A une certaine époque, JT Ready appartenait également à un mouvement national-socialiste qui mettait en avant la suprématie blanche. L’un des anciens membres de ce groupe a déclaré au quotidien local que ce qu’il avait fait était évidemment «horrible» mais qu’au-delà des «rumeurs qui le présentent comme nazi diabolique, c’était un homme bon.» Le Southern Poverty Law Center, qui lutte contre les groupes racistes dans tout le pays a lui, décrit l’homme comme un «nazi pur et simple» qui aurait déclaré être «pour l’installation d’un champ de mines le long de la frontière, car c’est efficace à cent pour cent.»
 
UN DERNIER MESSAGE
 
Avant de mourir, JT Ready a laissé un dernier message sur sa page Facebook, rapporte Fox News: «Avouons-le, le SEAL (une force spéciale de la marine de guerre des Etats-Unis, ndlr) ne fait rien pour former des patriotes américains à défendre leur pays. Nous avons des traitres dans nos bureaux, une population apathique, des médias hostiles, des narco –terroristes, l’invasion des cartels, des gangs dans nos rues de la taille d’une armée, des gangs vicieux dans les prisons. Si on ne se bat pas maintenant, alors que nous avons une chance, quand le ferons-nous ? Les honnêtes patriotes se lèveront et montreront la voie. Vive la République !» Le FBI a été chargé d’assister la police dans l’enquête.

mardi 1 mai 2012

TOZ pour le roi d'Arabie Saoudite!

Le torchon brûle entre l'Egypte et la monarchie saoudienne. Les raisons de cette situation sont politiques et ont trouvé un un catalyseur avec les mésaventures d'Ahmed Al-Gizawi, un avocat Egyptien arrêté arbitrairement en Arabie Saoudite. Votre presse en parle un peu, mais on n'entend aucune voix connue pour s'élever contre les pratiques des roitelets d'Arabie.

Ahmed Al-Gizawi

Cet avocat a été arrêté parce que c'est un militant des droits de l'homme et qu'il aurait insulté le monarque,  mais les autorités saoudiennes prétendent maintenant qu'il est en fait à la tête d'un réseau de trafic de stupéfiants.et qu'il aurait essayé d'introduire dans le royaume une grosse quantité de psychotropes.

Du coup, les Egyptiens qui n'ont pas oublié que la monarchie a été un des soutiens les plus déterminés de la dictature de Moubarak ne se gênent pas pour insulter à qui mieux mieux le monarque
Au milieu du florilège de graffiti avec lesquels les Cairotes ont décoré les murs de l'ambassade saoudienne dans leur ville, Angry Arab a relevé ce magnifique portrait d'Abdallah, le roi d'Arabie:

TOZ

Toz est une onomatopée dont le sens varie en fonction du contexte. On peut la  traduire par zut, quand on répond par exemple zut à la demande de quelqu'un. On peut la traduire aussi par quelque chose comme "dans le baba", "dans l'os" ou encore "tu peux toujours courir".

Dur, dur d'enseigner "l'holocauste"!


Le métier d’enseignant n’est pas facile. Et il l’est encore moins quand on demande au professeur d’enseigner à ses élèves ce qu’on appelle «holocauste.»

La difficulté vient ici qu’on n‘attend pas tellement du professeur qu’il transmette des connaissances factuelles sur les évènements, mais des émotions, ce qui le rapproche alors plus d’un bonimenteur ou d’un comédien.

Or, si l’enseignant prend vraiment à cœur son rôle de transmetteur d’émotions, dont le sentiment de culpabilité, il s’expose à des risques de dérive, voire de délire, avec à la clef des gamins parfois traumatisés.

En parlant de dérive, la presse américaine nous relate l’histoire de cette enseignante bien notée qui a pris trop à cœur sa mission en application de la formation qu’elle venait juste de recevoir sur l’enseignement holocaustique (sûrement une formation sponsorisée par l’Anti-Defamation League).

23 ans de carrière qui risquent d’être foutus en l’air !

Par  JEFFREY COLLINS, The State (USA) 30 avril 2012 traduit de l’anglais par Djazaïri

Une enseignante d’un collège de Caroline du Sud a été accusée d’avoir traîné un élève sous une table pendant la classe, en disant au garçon « c’est ce que les nazis faisaient aux Juifs, » a indiqué la police ce lundi.

L’élève âgé de douze ans a dit s’être levé pour aller  tailler un crayon mercredi au collège de Bluffton quand Patricia Mulholland l’a empoigné par le col et lui a dit, «viens ici, Juif», a indiqué la police. L’enseignante l’a  alors traîné sur trois mètres sous une table et a tenu des propos sur les Nazis, selon la police.
La professeur  affirme qu’elle essayait d’enseigner aux élèves une leçon sur l’holocauste. La professeur d’éducation socioculturelle [social studies] avait eu une formation sur l’holocauste la veille.

“Ce qui était une tentative démonstrative pour faire un cours sur la deuxième guerre mondiale et l’holocauste a été pris comme une diatribe antisémite, ce qui n’était pas du tout le cas, » a déclaré son avocat, Robert Ferguson.

Mulholland a été arrêtée et risqué une inculpation pour agression , coups et blessures et trouble de l’ordre public, a déclaré le lieutenant Joe Babkiewicz, porte parole de la police.

Ferguson a affirmé que Mulholland est un professeur bien considéré et  qu’elle n’a jamais eu de problème au cours de ses 23 ans de carrière dans les écoles du comté de Beaufort.

“C’est un thème si sensible. Mais qu’est-ce qui selon vous est une pédagogie efficace? Où est la limite ? a déclaré Ferguson.

Les responsables du district scolaire ont annoncé que Mulholland était placée en congé d’office jeudi. Le district partage toutes les informations en sa possession avec la police et mènera sa propre enquête une fois que l’enquête de police sera terminée.

La police a refusé de donner l’identité de l’élève et de dire s’il était Juif.

Bluffton se trouve sur le littoral, dans la partie sud-est de l’Etat.