lundi 20 mai 2013

La Syrie victime de l'amour wahhabite


Ce n’est pas un sujet vraiment abordé par la presse française. C’est sans doute pour cette raison qu’on n’entend pas ces féministes officielles, si promptes à plaider le droit des femmes en Afghanistan ou même en Russie (cas des 'pussy riot') pour justifier l’ingérence étrangère.
Or, dans les difficultés que subissent les Syriens, il y a ce drame particulier que vivent des jeunes filles poussées par la misère à épouser de riches ressortissants des pays du Golfe, toujours beaucoup plus âgés qu’elles, voire franchement vieux.
Il s’agit d’une forme d’exploitation qu’on peut assimiler à de la prostitution même si elle se fait en principe avec le consentement des jeunes filles et de leurs familles et avec l’imprimatur de « religieux » dûment stipendiés.
Et pourquoi n’en parle-t-on pas ?
Simplement parce que ces agissements ne sont pas du fait du gouvernement syrien, ni même des horribles shabiha, ces miliciens pro Assad à côté desquels les membres de la SS font figure de doux agneaux, mais de réseaux qui agissent parmi les réfugiés Syriens pour une clientèle qui vient de ces pays qui s’impatientent de voir la démocratie fleurir en Syrie.
En attendant, ces mécènes cueillent d’autres fleurs…

Adolescentes vendues, les oubliées de l’exil syrien

Dans la misère, des familles de réfugiés en Jordanie marient leurs filles pour de l’argent à de riches Saoudiens
Ces mariages qui impliquent des filles mineures se terminent généralement rapidement par un divorce
Par David Alandete à Ammán, El Pais (Espagne) 19 mai 2013 traduit de l’espagnol par Djazaïri 
Dégoûtée et sans le vouloir en réalité Rim s’est mariée à l’âge de 16 ans le 6 février avec un Saoudien de 70 ans qui avait versé un peu d'argent à sa famille pour le mariage. Entre les larmes, son seul soulagement était que son mari se lasserait bientôt d'elle, et la répudierait en demandant le divorce. C’est qui s'est passé, après deux mois de vie commune. L'annulation du mariage est tombée par téléphone, et elle n'a même pas eu besoin d'être présente. Elle est rentrée libre auprès de sa famille. Mais pas pour longtemps. Elle est maintenant demandée par un autre Saoudien,  de 47 ans celui là qui est prêt aussi  à payer. Elle espère répéter ce cycle, ne voulant pas être mariée à des hommes très âgés. Mais elle le fait, dit-elle, avec résignation, pour que sa famille puisse payer le loyer et acheter de la nourriture. Ce sont des réfugiés Syriens en Jordanie, après avoir fui une guerre qui dure depuis plus de deux ans et a déplacé 1,5 millions de personnes . Beaucoup d'entre eux sont dans la misère. 
La Jordanie est le pays qui accueille le plus de réfugiés Syriens, 532 000. Parmi eux, 382 400 vivent hors des camps de réfugiés, hôtes gênants dans un pays qui a ses propres problèmes économiques et est incapable de les absorber et de les intégrer dans sa société. La Jordanie ne peut pas leur donner de permis de travail parce que le chômage dans le pays atteint déjà les 12,8 %. En situation de nécessité, de nombreuses familles syriennes se sont retrouvées poussées à des pratiques qui seraient considérées dans les pays occidentaux comme proches de la traite des mineurs ou de la prostitution. Et même si dans des cas comme celui de Rim il existe un acte de mariage, délivré par un religieux, qui dans certains cas peut être valable du point de vue religieux, cet acte n’a aucune valeur juridique pour les autorités jordaniennes. 
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Les réfugiés Syriens se répartissent pour l'essentiel sur le territoire de la Grande Syrie
«Mon ex-mari ne me plaisait pas, je ne le nie pas,» dit Rim qui préfère ne pas faire connaître son nom de famille. Couverte du voile islamique, elle semble beaucoup plus jeune qu’elle ne le dit. Elle espère un jour retourner en Syrie et se marier avec son cousin, un jeune de 22 ans qui vit à Homs. «J’ai dû me sacrifier pour aider ma famille. Mon frère est petit, il a besoin de nourriture infantile et de couches.» Elle assure que son ex-mari l’a bien traitée pendant les six premières semaines de leur mariage. «Il disait qu’il m’aimait, que nous étions mariés pour toujours,» se souvient-elle sans cacher son dégoût. Puis elle a refusé d’obéir à certaines de ses demandes sexuelles. «Alors il s’est lassé. Il a commencé à me crier après. Il me frappait. Finalement, il a appelé ma famille pour qu’elle me reprenne et il est reparti en Arabie Saoudite, à Djeddah,» dit-elle. Pour le divorce, il a rencontré le religieux et tous deux ont informé Rim par téléphone qu’elle était libre. 
Le cas de Rim n’est pas exceptionnel à Amman. C’est par une de ses connaissances qui avait connu le sort qu’elle était allée trouver la marieuse qui a arrangé son mariage. Sa famiile avait besoin d’argent, et vite. En Syrie, son père avait rejoint l’Armée Syrienne Libre (ASL) pour lutter contre le régime de bachar al-Assad, mais il a été blessé. Il y a neuf mois, après la destruction de leur maison dans une attaque, il a décidé de quitter Homs où il habitait pour aller en Jordanie avec sa femme et ses quatre enfants de deux à seize ans. L’x mari de Rim avait promis à la famille 2 000 dinars (2 200 euros) pour se marier avec elle, mais il n’a finalement payé que la moitié.
 «C’est très triste. Je n’aurais jamais imaginé devoir faire ça. Ce n’est pas ce que je voulais pour ma fille,» dit la mère, Qamar, âgée de 36 ans. «Je veux toujours qu’elle épouse son cousin, qu’elle ait de véritables noces avec une robe blanche. Mais la vie ici est misérable. Nous devons de l’argent au propriétaire et au supermarché. Nous ne pouvons pas travailler. C’est douloureux. Chaque nuit, son père et moi, nous pleurons. Ça fait deux semaines maintenant que nous songeons à rentrer en Syrie, mais ça nous fait peur.» Qamar a essayé de gagner un peu d’argent en préparant et en vendant de la nourriture chez elle, mais elle dit que ce commerce ne marche pas parce qu’elle doit s’occuper de son mari et du plus petit de ses enfants. A ce jour, Rim est la seule source de revenus pour la maisonnée. 
Il y a déjà 1,5 million de personnes déplacées par le conflit syrien [sans compter les déplacés de l’intérieur, NdT]. La Jordanie est le pays qui a accueilli le plus de réfugiés mais la pression sociale de cette diaspora menace d’ébranler le pays. En Jordanie, l’âge légal du mariage est à 18 ans..
Dans le jargon des marieuses, les riches époux du Golfe Persique sont appelés des «donateurs .» C’est ainsi qu’en parle Hala Ali, 27 ans, elle aussi réfugiés Syrienne à Amman. Divorcée et mère de trois enfants, elle touche 50 dinars pour présenter les jeunes filles aux «donateurs.» Si finalement il y a mariage, elle empoche 400 dinars. Variable selon l’âge et le physique, le prix que touche une famille pour une épouse vierge peut aller jusqu’à 7 000 dinars. Les divorcées se dévaluent dans ce marché et atteignent au maximum 4 000 dinars.
«Les ‘donateurs’ disent qu’ils veulent aider la population syrienne et ils offrent de l’argent. Ce qu’ils exigent, c’est une fiancée, [‘novia’ qu’on peut aussi traduire par petite amie]» dit sarcastiquement cette marieuse.  Elle soutient qu’en Syrie, il est possible et même normal de marier des filles à partir de 13 ans avec l’accord de la famille ou du tribunal. «Ces filles se marient  avec un acte de mariage et ne deviennent  donc pas des prostituées. Elles obtiennent ainsi de l’argent et payent le loyer,» dit-elle. Mais ces mariages se font en Jordanie où l’âge légal est de 18 ans. Et les parties contractantes savent que le divorce est juste au tournant. « Qu’est-ce- que j’en sais ? Ce n’est pas de ma responsabilité. Je mets en contact l’épouse et l’époux. Et ce n’est pas légal ? Si les deux parties sont consentantes ! Et d’ailleurs, est-ce que c’est légal ce qui nous est arrivé en Syrie ?» 
Les autorités jordaniennes sont récemment allées devant le Conseil de Sécurité de l’ONU pour exposer le problème que posent ces réfugiés à sa population de 6,1 millions d’âmes. Ils apportent avec eux des problèmes de santé publique, comme de nouvelles poussées de tuberculose et, comme dans le cas présenté, les pratiques répréhensibles et gênantes. « Dans de telles situations en Jordanie, quelqu’un doit déposer plainte pour que l’Etat puisse agir,» explique Anmar Al Hmoud, coordonnateur du comité spécial du gouvernement jordanien pour les réfugiés Syriens. «Ce dont on a vraiment besoin ici, c’est d’une solution pacifique au conflit en Syrie pour que ces gens puissent finalement regagner leurs foyers,» ajoute-t-il.
Cette solution semble cependant s’éloigner de plus en plus chaque jour, avec des informations sur la violence et la mort qui arrivent chaque jour de Homs et du reste de la Syrie. En deux ans et deux mois de guerre, on compté déjà plus de 80 000 morts. Le pays est saigné par les affrontements et l’exode massif. «Cela ne se terminera que si Bachar tombe,» déclare Qamar, la mère de Rim. «Nous rentrerons alors dans notre pays même si c’est pour vivre dans les décombres» 

dimanche 19 mai 2013

Pour Jeremy Salt, une seule option en Syrie: la victoire de l'armée et du gouvernement syriens


On connaît Jeremy Salt sur ce blog. Salt a la particularité d’être un universitaire américain, spécialiste du Moyen Orient, qui enseigne dans une université turque !
Son point de vue sur la Syrie est donc particulièrement autorisé.
Quand je dis point de vue, je ne parle pas d’opinions alimentées par les informations très partielles ou déformées et la conception qu’on a du bien et du mal. Pas besoin d’avoir fait des études pour ça, et ce mode de construction de l’opinion est précisément le pain quotidien des propagandistes et des politiciens habiles à manipuler les foules.
Un vrai point de vue est d’abord un point de vue informé qui est le résultat d’une mise en relation pertinente des informations importantes, c’est-à-dire qui définit l’objet sur lequel porte le point de vue parce que cet objet n’est pas un donné à priori.
Pour Jeremy Salt, sauf évènement imprévu, le conflit syrien tire vers sa fin.
Il tire à sa fin militairement par la victoire qui se dessine de l’armée gouvernementale.
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Samedi 19 mai l'armée syrienne a investi le centre d'al Qussayr
Il tire aussi à sa fin politiquement du fait de l’implosion de l’opposition d’une part et du choix fait par les Etats Unis d’une sortie de crise négociée avec la Russie.
Cette crise syrienne aura permis de voir quelles sont les puissances qui comptent en ce moment sur la scène internationale avec le retour prévisible de la Russie au premier plan et l’irruption de la Chine.
Si les Etats Unis restent, c’est évident, un acteur majeur (le plus important) on aura par contre pu constater la vanité de puissances comme la France ou la Grande Bretagne qui, peinant à suivre les orientations de leur maître de Washington, sont soit en retard, soit en avance d’un retournement de veste. Ainsi de cette dernière sortie du gouvernement français qui prétend interdire à l’Iran de participer aux négociations sur la Syrie.
Pathétique de la part d’un gouvernement français qui a longtemps cru qu’il pourrait procéder en Syrie comme il l’a fait en Libye alors qu’il n’aurait rien pu faire en Libye (et a Mali non plus) sans le soutien politique et militaire des Etats Unis.
Un gouvernement français qui n’a cessé de mettre de l’huile sur le feu en Syrie alors que les autorités iraniennes ont pris soin d’ouvrir leurs portes à toutes les parties.

La crise syrienne: L’Option

By Jeremy Salt à Ankara, The Palestine Chronicle 18 mai 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri
Alors que toutes les options sont censées être toujours sur la table, Barack Obama s’éloigne clairement de l’éventualité d’une implication plus profonde en Syrie maintenant qu’il est évident que rien,  à part une intervention  militaire directe, ne fera tomber le régime de Damas. Au cours des derniers mois seulement, les groupes armés ont perdu des milliers d'hommes. Même si  le conflit va perdurer un certain temps encore, l'armée syrienne est en train de réduire progressivement l'insurrection.
Ceux qui sont derrière cette aventure sont en plein désarroi. Comme le Conseil national syrien avant elle, la Coalition nationale syrienne a implosé. Muadh al Khatib [ex chef de la coalition] est maintenant une voix en marge. Ghassan Hitto [en passe d’être limogé] est la seule personne au monde à être premier ministre d'un comité. Ces personnes sont une cause complètement perdue.
Dans le monde réel, et non pas le monde des illusions, on est horrifié par la vidéo qui montre un chef «rebelle» arracher  le coeur du corps d'un soldat mort et  mordre dedans. Ou peut-être étaient-ce les poumons ou le foie. Si les médias semblent hésiter là-dessus, ils semblent considérer important assez important de savoir de quel organe il s’agit exactement. Loin de nier cet acte sanguinaire, son auteur l’a revendiqué avant de se vanter de la façon dont il avait découpé en morceaux le corps de shabiha [shabiha : désignation habituelle des milices pro gouvernementales] faits prisonniers.
Le cannibalisme semble être une première mais sinon, il n’y a pas grand chose que les psychopathes des groups armés n’ont pas encore fait en Syrie. Mais peut-être ne doit-on pas appeler  psychopathes les gens qui font ce genre de choses ? Ce sont après tout exactement le genre de personnes qu’il faut pour faire une guerre aussi sauvage. La soi-disant Armée Syrienne Libre (ASL)a dit qu’elle  allait rechercher l’homme qui a découpé le cœur du soldat. Très bien. Elle pourrait aussi partir à la recherche des égorgeurs et des ‘rebelles’ qui ont décapité des gens.
Elle pourrait aussi traquer les homes qui ont tué des fonctionnaires avant de balancer leurs corps du tout du bureau de poste à Al Bab. Elle pourrait pourchasser leurs frères d’armes qui ont visé délibérément des civils avec des voitures piégées. Elle pourrait aussi traquer les assassins de l’imam et des 50 fidèles de la mosquée de Damas et elle pourrait pourchasser tous les violeurs et tous les ravisseurs, dont les Tchétchènes qui ont enlevé deux évêques  qui restent détenus à Alep tandis que les dirigeants Chrétiens des gouvernements occidentaux regardent ailleurs. Dans cette traque de tous les individus qui ont sali sa glorieuse réputation, l’ASL n’aura pas à aller chercher bien loin parce que beaucoup d’entre eux viennent de ses propres rangs. Ce ne sont pas les preuves qui manquent. Les médias regorgent de séquences vidéos sanguinolentes à la gloire des hauts faits de ces hommes qui sont fiers de leur bravoure et veulent la donner à voir au monde. Ce sont ces gens que le Qatar et l’Arabie Saoudite ont armés et financés pour prendre le contrôle de la Syrie.
Telle est la réalité derrière le récit bidon qu’ont refilé les médias pendant les deux dernières années. Les médias ont régurgité tous les mensonges et toutes les exagérations des ‘activistes’ et du soi-disant Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH), selon qui la chute du ‘régime’ syrien était imminente et toutes les atrocités étaient du fait de l’armée syrienne. A l’exception de quelques reportages récemment publiés par Robert Fisk, pratiquement aucun média grand public n’a rapporté les combats vus de la perspective du gouvernement syrien et de son armée. Les journalistes passaient les frontières avec les groupes armés et rapportaient uniquement leur version des événements. C’est comme compter sur les journalistes ‘embedded’ avec l’armée des Etats Unis pour avoir un récit fiable de ce qui se passait en Irak. Et, encore comme en Irak, la même propagande se répète au sujet des armes chimiques.
La réalité devait finalement l’emporter. Ce n’est pas le ‘régime’ ou l’armé qui sont sur le point de s’effondrer mais l’insurrection. Seule une intervention militaire directe peut la sauver et, au vu des succès de l’armée syrienne et du ferme soutien apporté par la Russie au gouvernement syrien, elle est extrêmement improbable. Obama est exhorté à ‘faire plus’ mais il ne semble guère montrer d’inclination à se laisser aspirer plus avant dans ce bourbier. Les autres ne feront rien sans les Etats Unis à leur tête. L’Allemagne est opposée à une implication et l’Autriche a déclaré que fournir des armes aux ‘rebelles’, ce que la Grande Bretagne voulait faire, quand l’embargo de l’UE arrivera à terme le 31 mai, serait une violation du droit international.
Cette semaine, les projecteurs se sont tournés vers le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, avec son voyage à Washington pour discuter de la Syrie avec Barack Obama. La Turquie a joué un rôle central dans l’évolution du conflit syrien. L'Arabie saoudite, le Qatar et la Libye ont fourni l'argent et les armes, mais c’est la Turquie qui a ouvert son territoire à la mobilisation des hommes armés qui passent la frontière pour faire tomber le «régime». Erdogan n'a pas reculé d'un pouce de la position qu'il a prise contre Bachar al Assad il ya plus de deux ans. Le seul cas démontré d'une attaque à l’arme chimique à été celle faite avec un mélange à base de chlore placé dans une ogive et tiré sur un barrage de l'armée syrienne à Khan al Assal, tuant un certain nombre de soldats et de civils. Erdogan, cependant, maintient que c'est l'armée syrienne qui a utilisé des armes chimiques et, ce faisant, a franchi la ligne rouge tracée par Obama. »Interrogé peu avant son départ pour Washington pour savoir s'il soutiendrait la mise en place d’une zone d'exclusion aérienne, il a répondu:« Nous dirions oui tout de suite ».
La semaine dernière, des voitures bourrées de plus d’une tonne de C4 et de TNT ont explosé dans la ville frontalière de Reyhanli dans la province de Hatay. Au moins 51 personnes ont été tuées. Les destructions ont été énormes. L’immeuble de la mairie et des dizaines de commerces ont été rasés. Dans les heurs qui ont suivi l’attentat, des voitures immatriculées en Syrie ont été détruites et des réfugiés Syriens ont été attaqués par des habitants fous de rage. Tout en s’affairant autour des décombres, ils maudissaient Erdogan. Cet attentat atroce suivait un modus operandi familier aux Syriens : une bombe explose suivie d’autres une fois que les gens se sont rassemblés atour du lieu de la première, ce qui permet de maximiser nombre de victimes.
En dépit des accusations du gouvernement turc pour qui l’attentat est l’oeuvre d’une organisation terroriste collaborant avec les services secrets syriens, seuls les groups armés ou un des gouvernements qui les soutient pouvait avoir un mobile evident de commettre ce crime. L’armée syrienne est en train d’écraser l’insurrection, le conseil des «traîtres» basé à Doha a implosé et les Russes et les Américains se sont assis pour discuter. L’attentat était clairement conçu pour attirer la Turquie à entrer directement dans le conflit de l’autre côté de la frontière. 
L’attentat de Reyhanli est intervenu une semaine après qu’Israël a lancé une série d’attaques aériennes sauvages contre la Syrie. Ce n’était pas une frappe avec un seul missile. Deux attaques en trois jours, qui ont duré des heurs avec un largage massif de bombes sur la périphérie de Damas, ce qui donne à penser que le but était de provoquer une riposte syrienne, ouvrant la voie à une guerre générale dans laquelle l’Iran pourrait être attaqué. Israël a prétendu que la cible était un chargement de missiles destiné au Hezbollah, mais alors qu’un centre de recherche militaire et une usine alimentaires de l’armée été touchés, rien n’indique que des missiles auraient été détruits. Ces attaques se sont avérée par la suite avoir été un échec politique et stratégique. Poutine a passé un savon à Netanyahou et l’a puni en fournissant ou en menaçant de fournir à la Syrie des missiles anti-aériens évolués de type S300. On peut mesurer l’arrogance d’Israël à son insistance pour dire qu’il lancerait d’autres attaques si nécessaire et qu’il détruirait le régime syrien s’il osait riposter.
Obama subit en ce moment aux Etats Unis des pressions pour “faire plus”. A Washington, les mêmes personnes qui appelaient à la guerre contre l’Irak appellent maintenant à un élargissement du conflit en Syrie. Le Sénateur Bob Menendez, un chaud partisan d’Israël, comme presque tous les élus au Congrès, a introduit un projet de loi pour que l’administration Obama fournisse des armes aux ‘rebelles’ (comme si ce elle ne le faisait pas déjà secrètement ou par son soutien aux livraisons d’armes effectuées par le Qatar et l’Arabie Saoudite).L’ancien rédacteur en chef du New York Times Bill Keller qui soutenait la guerre en Irak veut aussi que les Etats Unis arment les ‘rebelles’  et ‘défendent les civils qui sont massacrés dans leurs maisons’ en Syrie. Il ne parle bien entendu pas des civils qui ont été massacrés par les groupes armés.
Le Washington Post a été force de reconnaître que l’armée syrienne est en train de gagner cette guerre mais reste déconcerté par la tournure défavorable des évènements. ‘Que se passera-t-il si les USA n’interviennent pas en Syrie ?’ demande-t-il avant de donner les réponses. La Syrie se fracturera selon des lignes sectaires, avec le Jabhat al-Nosra contrôlant le nord et les ‘résidus du régime’ contrôlant des bandes de territoire à l’ouest. La guerre sectaire s’étendra à l’Irak – comme si elle n’était pas déjà une des conséquences de l’intervention américaine – et au Liban. Les armes chimiques seraient un des enjeux, ‘forçant probablement à  une nouvelle intervention israélienne pour empêcher leur acquisition par le Hezbollah ou al Qaïda.’. Si les Etats Unis n’interviennent pas pour empêcher tout ça, la Turquie et l’Arabie Saoudite ‘pourraient conclure que les Etats Unis ne sont plus un allié fiable.’
Il existe une autre réponse plus plausible à la question sur “ce qui va arriver”.  Cette réponse est que l’armée syrienne finira par expulser du pays les ‘rebelles’ survivants et que Bachar al-Assad en sortira plus populaire que jamais parce qu’il aura vaincu la plus grande menace de son histoire pour l’Etat syrien. Des élections se tiendront en 2014 et il sera élu président avec 75 % des suffrages. C’est du moins ce que prédit la CIA.
Erdogan est venu à Washington pour avertir lui aussi Obama de ‘faire plus’, mais il est clair que le président US ne veut pas faire grand-chose de plus. Les médias turcs ont rapporté qu’Obama a dit qu’Assad «doit partir» mais ce n’est pas ce qu’il a dit. Obama a choisi ses mots avec soin. Dans sa conférence de presse avec Erdogan, il n’a pas dit qu’Assad ‘doit partir’ mais que «he needs to go» et que « he ‘needs ‘to tranfer power to a transitional body. (transférer le pouvoir à une autorité de transition) [effectivement on traduirait de la même façon ‘he must’ et ‘he needs’ par ‘il doit’ alors qu’il existe une nuance intraduisible me semble-t-il]. La différence est des plus importantes. A titre personnel, Obama ne voudra pas terminer sa présidence englué dans une guerre ingagnable et impopulaire, une guerre qui pourrait en outre rapidement évoluer d’une crise régionale vers une crise mondiale.
Un sondage récemment conduit par Pew montre que le peuple américain en a assez des guerres au Moyen Orient et les discussions entre Kerry et Lavrov indiquent que cette fois, après avoir permis à l’accord de Genève de juillet 2012 de tomber à plat, les Etats Unis sont sérieux dans la recherche d’une sortie négociée de la crise même si d’autres [pays] ne le sont pas [sérieux]. S’il existe un danger de déraillement de la position des Etats Unis, il viendra plus probablement des rangs de leurs amis et alliés.

- Jeremy Salt est professeur associé d’histoire et de politique du Moyen Orient à l’université Bilkent d’Ankara en Turquie. 

vendredi 17 mai 2013

Le Qatar, grand argentier de la "révolution" syrienne


Le Qatar n’a pas d’intentions «cachées» dans son soutien à l’opposition armée au régime de Damas.
C’est du moins ce qu’affirme le chef de la diplomatie de ce petit pays (très) riche mais victime de sa naïveté et de la pureté des ses intentions en faveur du peuple syrien.
Et c’est au nom de ces intentions pures que cet émirat a dépensé en deux ans entre 1 et 3 milliards de dollars pour soutenir ceux qui agissent militairement et politiquement pour évincer Bachar al-Assad, le chef de l’Etat syrien.
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Le Qatar soutient aussi les révoltés du Trocadéro
Je vous mets au défi de me citer un exemple d’une révolution dans n’importe quel pays qui a bénéficié de telles largesses en si peu de temps, qui plus est.
 D’autant que le Qatar n’est pas le seul gouvernement à mettre la main à la poche, vu que la Syrie compte de nombreux «amis» parmi les nations révolutionnaires que sont  la Turquie (révolution kémaliste), l’Arabie Saoudite (révolution wahabbite), la France (révolutions de 1789, 1830, 1848 et révolution nationale du Maréchal Pétain) pour s’en tenir à quelques exemples.
L’article que je vous propose nous apprend même que les monarchies du Qatar et d’Arabie Saoudite rivalisent de générosité auprès des «rebelles» Syriens. 
Et que l’Arabie Saoudite représente en quelque sorte la voix de la modération !? 
On aura tout vu ! 
Autant de raisons de souhaiter la défaite de cette prétendue révolution qui comporte même des cannibales dans ses rangs. 

Le Qatar finance la révolte syrienne avec de l’argent et des armes

par Roula Khalaf and Abigail Fielding Smith, Financial Times (UK) 16 mai 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri 
Le riche Etat gazier du Qatar a dépensé jusqu'à trois milliards de dollars ces deux dernières années pour soutenir la rébellion en Syrie, loin devant n’importe quel autre gouvernement, mais il est maintenant dépassé par l’Arabie Saoudite en tant que premier pourvoyeur d’armes pour les rebelles.
Le coût de l’intervention du Qatar, sa dernière action de soutien à une révolte arabe, ne représente qu’une petite partie de son portefeuille d’investissements à l’international. Mais son appui financier à la révolution qui s’est transformée en cruelle guerre civile éclipse le soutien qu’apporte l’Occident à l’opposition.
Le petit Etat à l’appétit gargantuesque est le plus important donateur pour l’opposition politique, dédommageant généreusement les transfuges (une estimation l’évalue à 50 000 dollars par an pour un transfuge et sa famille), et il fournit une grande quantité d’aide humanitaire.
En septembre, de nombreux rebelles de la province syrienne d’Alep ont reçu un versement exceptionnel de 150 dollars de la part du Qatar. Des sources proches du gouvernement qatari disent que la dépense totale a atteint pas moins de 3 milliards de dollars, tandis que des sources rebelles et diplomatiques parlent d’un montant d’un milliard de dollars au maximum. 
Pour le Qatar, qui détient les troisièmes plus importantes réserves de gaz naturel au monde, l’intervention en Syrie s’inscrit dans une recherché agressive de reconnaissance international et est simplement la dernière étape de sa démarche pour se positionner comme un acteur régional de premier plan, et vient après son soutien aux rebelles Libyens qui ont renversé Mouammar Kadhafi en 2011. 
Selon le Stockholm International Peace Research Institute qui étudie les transferts d’armes, le Qatar a été le principal fournisseur d’armes à l’opposition syrienne, avec plus de 70 avions cargo militaires qui se sont posés en Turquie entre avril 2012 et mars de cette année.
Mais même si son approche est plus guidée par le pragmatisme et l’opportunisme  que par l’idéologie, le Qatar s’est retrouvé impliqué dans la situation politique très polarisée de la région, s’attirant des critiques acerbes. «On ne peut pas acheter une révolution» affirme un homme d’affaires de l’opposition.
Le soutien du Qatar aux mouvements islamistes dans le monde arabe, qui l’a mis en porte à faux avec les autres Etats du Golfe, a nourri une rivalité avec l’Arabie Saoudite. Hamad bin Khalifa al-Thani, émir régnant du Qatar, “veut être le (Gamal) Abdelnasser islamiste du monde arabe, » déclare un politicien Arabe, en référence au panarabisme flamboyant et passionné de l’ancien leader panarabe. 
L’intervention du Qatar est devenue l’objet d’une attention de plus en plus forte. Ses rivaux dans la région soutiennent qu’il utilise sa puissance financière simplement pour s’acheter une influence future et qu’il a fini par fragmenter l’opposition syrienne. C’est dans ce contexte que l’Arabie Saoudite qui jusqu’à présent avait apporté un soutien plus mesuré et réfléchi aux rebelles Syriens a accru son implication.
Les tensions récentes au sujet de l’élection d’un premier ministre par intérim de l’opposition qui a obtenu le soutien des Frères Musulmans Syriens a aussi amené l’Arabie Saoudite à resserrer ses liens avec l’opposition politique, une tâche qu’elle avait en grande partie laissée entre les mains du Qatar.
La relégation du Qatar à la deuxième place en matière de fourniture d’armes résulte des inquiétudes en Occident et dans certains pays arabes de voir les armes fournies échouer entre les mais du Jabhat al-Nosra, une organisation liée à al Qaïda.
Des diplomates disant aussi que les Qataris ont eu du mal à assurer un approvisionnement régulier en armement, chose que les Saoudiens ont été en mesure de faire via leurs réseaux plus développés.
Une route d’acheminement d’armes en Syrie passant par la frontière jordanienne a ouvert ces derniers mois. Le gouvernement jordanien. Le gouvernement jordanien qui est terrifié à la perspective de voir les djihadistes en position dominante chez son voisin a été réticent à autoriser les livraisons saoudiennes.
La réticence de l’Occident à intervenir avec plus de force en Syrie a eu pour conséquence de placer les opposants à Bachar al-Assad dans la dépendance du soutien du Qatar, de l’Arabie saoudite et de la Turquie, quoique depuis l’an dernier, les Emirats Arabes Unis et la Jordanie ont rejoint le club des soutiens aux rebelles en tant que partenaires mineurs.
Khalid al-Attiyah,, le chef de la diplomatie du Qatar, qui est chargé de la politique syrienne, a rejeté les rumeurs sur une rivalité avec les Saoudiens et a démenti les allégations selon lesquelles le soutien qatari  aux rebelles a divisé l’opposition syrienne et affaibli les institutions naissantes.
Dans un entretien accordé au Financial Times, il a affirmé que tout ce qu’a entrepris le Qatar l’a été en conjonction avec le groups des pays occidentaux et arabes amis de la Syrie, pas seul. «Notre problème au Qatar, c’est que nous n’avons pas d’agenda caché, alors les gens nous en fixent un,» a-t-il dit.

lundi 13 mai 2013

Le nouveau chef de l'OTAN est-il un homosexuel rouquin ou un chasseur de louves?


On apprend que 
Le général américain Philip Breedlove est entré aujourd’hui en fonction au poste de Commandant suprême des forces alliées en Europe (SACEUR), remplaçant l'amiral James Stavridis, qui occupait ce poste depuis le 2 juillet 2009.

Il va sans dire que c'est une fonction d'une grande importance qui fait de lui, entre autres, le responsable des opérations militaires en Afghanistan.
On nous signale qu'il est le 17ème officier Américain à occuper ce ports inauguré en 1951 par personne d'autre que Dwight Eisenhower!
J'ignore ce que signifie le nom Eisenhower - tout au plus suis-je arrivé à savoir que "eisen" est le mot allemand qui signifie le fer. Impossible par contre de trouver ce que signifie hower.
Par contre, j'ai tout de suite été frappé par le nom de Breedlove.
En effet, tout le monde sait ce que signifie le mot "love" tandis que "breed" est un mot moins familier.
"Breed" est un substantif qui signifie "race" ou "lignée".
Le verbe "breed" signifie quant à lui "élever" [des animaux ou des enfants], "accoupler" [des animaux], "engendrer", "procréer".
En argot anglais, la "breed-box" désigne le vagin.
Mais qu'en est-il de "breedlove"?
On ne trouve pas ce composé dans l'anglais standard, mais il existe sous cette forme exacte en argot et il a deux significations:
- la première est celle d'une boisson alcoolisée consommée en matinée.
- la deuxième est celle d'un homosexuel [gay] rouquin et blanc [redneck] de Géorgie plein de pellicules.
Un nom donc un peu lourd à porter pour quelqu'un qui occupe de si hautes fonctions militaires et politiques.
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Je ne suis pas "gay" (et pas gai non plus)
Bon, mais le nom Breedlove a en réalité une étymologie bien différente. On apprend ainsi que la partie "love" de ce nom ne renvoie pas au mot anglais qui veut dire "amour" mais à l'ancien anglais-français [c.à.d certainement le normand] "love" ou "louve", le canidé donc.
Et "breed" n'a pas de rapport avec le vocabulaire de la reproduction mais avec le mot français "bride".
Breedlove renvoie donc à un homme ou à une famille dont l'activité consistait à capturer les loups en les maintenant avec une bride!
Un nom déjà martial finalement.

dimanche 12 mai 2013

Torturer le rabbin pour un texto?


C’était au lendemain de l’attentat de Boston et aucun de nos journaux n’en a parlé.
Pourquoi ? Surtout que l’adolescent a bel et bien été inculpé de menace terroriste contre une yeshiva (école religieuse juive).
Ceci dit, je compatis avec le rabbin Yossi Bennett et avec tous les directeurs d’écoles et enseignants confrontés à ce fléau des téléphones portables.

Un adolescent de New York interpellé pour avoir menace le proviseur adjoint d’une yeshiva

The Jewish Voice (USA) 24 avril 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri
Un élève d’un lycée juif de Long Island a été arrêté et déféré en justice après avoir menacé de faire sauter sa Mesivta Ateres Yaakov School à Lawrence, Long Island, a été arrêté après avoir publié des menaces sur sa page Facebook, menaces qui ont ensuite été portés à l'attention du directeur de l'école. 
La yeshiva a dû être évacuée pendant environ deux heures la semaine dernière, et l'élève, Joel Levy, a été arrêté et accusé d'avoir fait une menace terroriste, commis un crime, et une menace aggravée, a rapporté le New York Post a rapporté. Il a été interpellé mercredi dernier et déféré devant le tribunal de district de Hempstead.
Mesivta Atéres Yaakov n'envisage pas de déposer plainte, a déclaré au New York Post le proviseur adjoint, le rabbin Yossi Bennett.

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Vous avez tout mon soutien M. Bennett
Les menaces, qui n'ont pas été précisées dans les informations de presse, sont intervenues au lendemain l’explosion de deux bombes au marathon de Boston, causant la mort de trois personnes et en blessant plus de 170 autres.
Les procureurs chargés de la mise en accusation de Levy ont exposé au juge du tribunal de district comment la colère de l'adolescent visait principalement le proviseur  adjoint de l'école talmudique, le rabbin Yossi Bennett, qui avait mis à pied Levy après que l'étudiant a été pris à envoyer des textos pendant un cours. Ils ont lu à haute voix des parties des publications de Levy sur Facebook, dans lesquelles il affirmait posséder «toutes sortes d'explosifs", et indiquait que «le bureau de Bennett" était sa cible privilégiée. Levy aurait écrit avoir envie «de rendre aveugle, torturer et mutiler" le rabbin avec des "clous".
Des «Amis» de l'adolescent sur Facebook informé les autorités de ses menaces après avoir vu les messages. Le rabbin Bennett a expliqué à la police qu'il avait mis à pied Levy parce que l'élève n’avait pas voulu donner son téléphone cellulaire quand on le lui à demandé et a par la suite "pris d'assaut" [s’en est pris à] l'école après l'incident des textos.
Le juge Douglas Lerose a émis une ordonnance de protection contre Levy qui lui interdit tout contact avec le rabbin Bennett, et il a  fixé la caution de l'adolescent à 50.000$. Levy a été libéré plus tard dans la journée, après versement de la caution.

L'entité sioniste ouvre une mission diplomatique à Doha (capitale du Qatar)


Pour ceux qui n'ont pas compris contre qui se bat l'armée syrienne.
Cheikh Hamad bin Khalifa Al-Thani, Emir du Qatar  le Grand Rabbin de l'entité sioniste, Meir Lau, Chief Rabbi of Israel.
Cheikh Hamad bin Khalifa Al-Thani, Emir du Qatar avec le Grand Rabbin de l'entité sioniste, Meir Lau

Israël a ouvert une nouvelle mission diplomatique dans le Golfe (Haaretz)


 AFP, L'Orient le Jour (Liban) | 12/05/2013 | 15h45
Israël a ouvert une nouvelle mission diplomatique dans un pays du Golfe, affirme dimanche le quotidien israélien Haaretz sur la base d'un document économique du ministère des Finances, sans préciser de quel pays il s'agit.

Interrogé par l'AFP, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères s'est refusé à tout commentaire, se bornant à affirmer qu'Israël ne disposait "officiellement d'aucune représentation diplomatique dans les pays du Golfe".

En mai 2010, le ministre israélien de l'Industrie et du Commerce de l'époque, Binyamin Ben Eliezer, avait participé à une réunion économique internationale au Qatar.

Le Qatar, de plus en plus influent dans la région, avait pourtant rompu ses relations diplomatiques avec Israël et fermé la mission commerciale israélienne à Doha pour protester contre l'offensive militaire israélienne dans la bande de Gaza en décembre 2008-janvier 2009.

Outre le Qatar, seul le sultanat d'Oman avait établi des relations avec Israël mais elles avaient été brisées fin 2000 après le début de la deuxième Intifada.

En janvier 2010, le ministre israélien des Infrastructures nationales, Ouzi Landau, avait participé à une réunion de l'Agence internationale pour l'énergie renouvelable à Abou Dhabi. Mais les Emirats arabes unis avaient souligné que sa présence ne signifiait pas une normalisation entre les deux pays.

PS: effectivement, nulle par il n'est dit que la mission diplomatique ouvre au Qatar. C'est une supposition de ma part. mais vous pouvez toujours essayer de vérifier à l'addresse suivante:

Israel Embassy , Qatar
56/11 IBN Al Buhaturi St.
P.O. Box 22183
Doha
Qatar
Phone:
+974-4689074
+974-4689077
Fax:
+974-4685258
Email:
info@doha.mfa.gov.il

Dans la ville turque martyre, l'hostilité à l'égard des "réfugiés" Syriens est à son comble


Comme on l’a dit, les attentats à la voiture piégé qui ont endeuillé la Turquie ont eu lieu dans une ville et une région (le Hatay) favorables au gouvernement syrien et où l’exaspération à l’égard des réfugiés venus du pays voisin n’a cessé de croître.
Non pas que les gens de la province répugnent à aider des voisins en difficulté, mais plus vraisemblablement qu’ils ne supportent plus les agissements des réfugiés en question.
Ces derniers étant avant tout des miliciens et des hommes d’affaires se comportent comme tels : ils tiennent des commerces dans lesquels ils vendent à bas prix les marchandises pillées de l’autre côté de la frontière et ils se promènent en armes, comme s’ils étaient en terrain conquis ou à… conquérir.
C’est de fait un Etat dans l’Etat qui s’est constitué au Hatay sous les auspices d’un gouvernement turc qui aura sans doute bien du mal à faire rentrer dans sa boîte le «diable» qu’il a encouragé à combattre les autorités du pays voisin.
Ce «diable» ignore les frontières et pour lui, le Hatay fait partie de la Syrie [ou d'un Etat musulman à créer] et c’est là un point où il est d’accord avec Bachar al-Assad.
Mais à la différence de Bachar al-Assad, les takfiristes et autres «djihadistes» vont faire, et font déjà, comme si la frontière n’existait plus.
Si cette situation n’est déjà pas reluisante telle quelle, elle risque de s’envenimer aussi bien en cas de victoire que de défaite des «rebelles.»
En effet, en cas de victoire les rebelles parvenus au pouvoir à Damas (ou à Alep) revendiqueront officiellement la province du Hatay. En cas de défaite, ils seront contraints de refluer en masse dans la province où ils animeront une guérilla cette fois hostile au gouvernement turc.
Bon, j’élucubre un peu mais la logique des événements va vers quelque chose d’approchant. 

Fortes tensions dans ce moment de funérailles au Hatay

HATAY – Hürriyet Daily News (Turquie) 12 mai 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri 
Le bilan des victimes des deux attentats à la voiture piégé à Reyhanli dans la province méridionale du Hatay a atteint 46 tués, a annoncé aujourd’hui le vice premier ministre Beşir Atalay tandis que les funérailles des victimes se tiennent dans une ambiance de vive tension.
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Obsèques d'une victime des attentats de Reyhanli
De nombreux habitants ont déjà quitté Reyhanli après le 11 mai et la plupart logent temporairement chez des proches dans d’autres villes, indiquent des habitants de la ville.
Seules les maisons où se tenaient des funérailles étaient pleines de membres des familles des victimes et de voisins.
La tension était très vive pendant les funérailles et les proches des victimes, maudissant la Syrie, accusaient les autorités «de ne pas avoir pris les mesures nécessaires autour de la frontière».
“Personne ne les aime”, déclare un habitant qui a survécu aux attentats, parlant ainsi des réfugiés Syriens qui se trouvent ici. Fatih Gül, dont le cousin âgé de 35 ans reste porté disparu, affirme que les réfugiés Syriens sont responsables des attentats. «Après les explosions, une voiture syrienne a été retournée ici, et les gens les ont frappés [ceux qui étaient dans la voiture], a-t-il dit au journal Hürriyet. Trois jours seulement avant les attentats, un affrontement s’était produit entre habitants de la ville et Syriens au même endroit où ont eu lieu les explosions, dit-il.
Des ressortissants Syriens ont aussi commence à quitter la ville car, selon eux, ils “ne peuvent pas vivre en sécurité en Turquie non plus.”
Mahmud Abdul et sa famille, arrives en Turquie il y a trois mois, ont quitté la ville ce matin, indiquant qu’ils allaient rentrer en Turquie par le poste frontière de Kilis.
 «La guerre continue en Syrie, mais nous ne sommes pas en sûreté ici non plus, et les gens du coin ne veulent pas de nous, nous avons été menacés,» a déclaré Abdul au journal Hürriyet tandis qu’il vidait son logement.