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dimanche 9 juin 2013

Samantha Power, pouvoir et abaissement aux Etats Unis

Ce n'est qu'un exemple parmi bien d'autres.

Samantha Power n’est pas seulement une jolie femme, c’est aussi une universitaire qui s’est lancée dans l’action politique dans son pays, les Etats Unis.
Samantha Power
Samantha Power
Elle fait partie de l’équipe des fidèles de Barack Obama qui vient de la désigner pour succéder à Susan Rice comme ambassadrice des USA auprès de l’ONU, un poste pour lequel le choix présidentiel doit recevoir l’aval du Sénat.

Pour arriver à ce que beaucoup considéreraient comme le point culminant d’une carrière, où à tout le moins une étape décisive, Samantha Power a dû cependant compter sur d’autres atouts que ses compétences et la confiance de l’exécutif.

En effet, nous apprend le New York Times, la confirmation par le Sénat de Mlle Power n’a été garantie que tout récemment grâce à l’approbation explicite et publique de se nomination par Michael B. Oren, ambassadeur de l’entité sioniste à Washington.

Une telle démarche de la part d’un diplomate étranger est non seulement incongrue mais tout simplement contraire aux usages diplomatiques et donnerait lieu à une manifestation de mécontentement dans tout Etat qui se respecte, c’est-à-dire dans tout pays qui n’est pas une république bananière.

 L’approbation formulée par M. Oren intervient après une période pendant laquelle Mlle Power a été mise à l’épreuve et a dû renier en pleurnichant ,au sens propre du terme, devant le gratin du lobby sioniste certaines prises de position qu’Abraham Foxman  H. Foxman, le patron de l’Anti Defamation league [ADL, équivalent de la LICRA aux Etats Unis] qualifie en quelque sorte d’erreurs de jeunesse.

Le choix pour le poste à l’ONU reçoit le vote de confiance d’Israël

Par Mark Landler, The New York Times (USA) 7 juin 2013 traduit de l’anglais par Djazaïri

WASHINGTON — Samantha Power, choisie par le président Obama pour être la prochaine ambassadrice aux Nations Unies, se heurte à la résistance de groupes pro-israéliens pour des propos qu’elle avait tenus à une époque sur Israël et les Palestiniens. Mais vendredi, elle a obtenu un vote de confiance inattendu de la part du représentant de l’Etat d'Israël aux Etats-Unis. 

Michael B. Oren , l'ambassadeur d'Israël à Washington, a déclaré dans une interview que Mme Power, journaliste et universitaire qui a beaucoup écrit et traité des violations des droits de l'homme, avait une profonde compréhension des questions de sécurité d’Israël et de la sympathie pour ses préoccupations. 

Normalement, a expliqué  M. Oren, un officiel du gouvernement israélien ne devrait pas faire de commentaires sur une nomination présidentielle qui requiert une confirmation du Sénat. Il a indiqué qu'il avait décidé de faire une exception dans son cas pour dissiper l'impression que le gouvernement israélien avait des réserves par rapport à elle. 

Mercredi, M. Oren a posté des messages sur Twitter pour saluer  la nomination de Susan E. Rice comme conseillère à la sécurité nationale - une fonction qui ne nécessite pas de confirmation du Sénat - et pour louer son prédécesseur, Tom Donilon. Il avait gardé le silence sur  Mme Power

Vendredi, M. Oren a déclaré qu'Israël "fera bon accueil à quiconque sera désigné par le président et confirmé par le Sénat comme ambassadeur auprès des Nations Unies." Mais il ajoutait: "Samantha Power et moi avons travaillé en étroite collaboration au cours des quatre dernières années sur des questions vitales pour la sécurité d’Israël. Elle connaît à fond ces questions et leur porte un intérêt extrême ". 

Les commentaires de M. Oren pourraient apaiser les effets persistants de propos que Mme Power avait tenus avant d'entrer au gouvernement au sujet de la politique américaine envers Israël. Entre autres choses, elle avait déclaré que les Etats-Unis auraient besoin de prendre un engagement "mammouth" pour obtenir [la création d’]un Etat palestinien - une démarche qui pouvait  signifier s'aliéner les juifs américains, un groupe qu'elle présentait comme ayant un «poids politique et financier énorme.» 

La Republican Jewish Coalition et la Zionist Organization of America avaient exprimé leur opposition à Mlle Power. Dans un communiqué, Morton A. Klein, the président au niveau national de la Zionist Organization [of America], avait dit, «Le bilan de Mlle Power montre avec clarté qu’elle est viscéralement hostile à Israël.»

Chuck Hagel, choisi par M. Obama pour le poste de Secrétaire à la Défense, avait également été accusé d'être anti-Israël. Il avait défendu son bilan et avait été confirmé par le Sénat avec une majorité relativement serrée.

Les officiels de la Maison Blanche disent ne pas avoir d’inquiétudes sur les perspectives [de confirmation au Sénat] de Mme Power, observant qu’elle n’a pas été mêlée à la dispute sur l’attaque contre la mission diplomatique américaine à Benghazi en Libye et que son plaidoyer pour une intervention militaire en Libye lui vaudrait les faveurs des faucons comme le sénateur de l’Arizona, John McCain. 

De fait, M. McCain a déclaré dans un communiqué publié mercredi, "je crois qu'elle est bien qualifiée pour ce poste important." Et le vendredi, un autre faucon républicain, le sénateur Lindsay Graham de Caroline du Sud, a déclaré que  Mme Power était un «choix solide » [sic] pour représenter les Etats-Unis dans" une institution de plus en plus hostile."

Mlle Power bénéficie de plusieurs soutiens juifs de premier plan, dont Alan Dershowitz, le professeur à la faculté de droit d’Harvard, et Joseph I. Lieberman, l’ancien sénateur du Connecticut. 

Certains leaders pro-israéliens dissent comprendre les propos de Mlle Power comme des indiscrétions d’une jeune femme dans un milieu universitaire. Ils disent que son travail dans l’administration Obama, où elle était dans l’équipe de direction du national Security Council, a été marqué par un soutien constant à Israël et à l’alliance israélo-américaine.
Mlle Power a aussi cultivé les relations avec les organisations juives américaines, et a rencontré en 2011 40 dirigeants de ces organisations devant lesquels elle a exprimé ses regrets pour certains de ses [anciens] propos et s’est défendue avec des mots chargés d’émotion contre les accusations de parti pris anti-Israël.

«Ses opinions découlaient de l’environnement politique et culturel dans lequel elle se trouvait à l’époque,” explique Abraham H. Foxman, le directeur national de l’ Anti-Defamation League . Elle a mûri et a évolué, et j’ai hâte de travailler avec elle aux Nations Unies.»

mercredi 5 juin 2013

Avec le lobby sioniste contre la Syrie

Le journaliste Maidhc Ó Cathail nous donne un aperçu supplémentaire de la collusion entre le sionisme et certains de ceux qui ont juré la perte du régime syrien.
No comment !

Une organisation écran du lobby israélien a-t-elle organisé le voyage de McCain en Syrie?

Par Maidhc Ó Cathail, The Passionate Attachment 5 juin, 2013 traduit de l'anglais par Djazaïri

Dans une tentative de dissiper des informations embarrassants selon lesquelles le sénateur John McCain  aurait rencontré des preneurs d’otages pendant son séjour « surprise » en  Syrie – dont Mohamed Nour de l’organisation rebelle Tempête du Nord – qui était derrière l’enlèvement en 2012 de 11 pèlerins libanais, Josh Rogin du Daily Beast cite Mouaz Moustafa, le directeur exécutif d'une organisation peu connue appelée la Syrian Emergency Task Force:

«Personne ne se présentant comme Nour et aucun des types qui se trouvaient en dehors [du local où se tenait la réunion] n’étaient présents à la réunion avec McCain,» affirme Mouaz Moustafa, directeur exécutif de la Syrian Emergency Task Force: une association américaine ["a non profit"] qui a participé à l’organisation du voyage de McCain. Moustafa est sur la photo et était aussi présent lors de la rencontre de Mccain avec les commandants rebelles avec la directrice politique de la Task Force, Elizabeth O’Bagy.
Le sénateur McCain en bonne compagnie
Le sénateur McCain en bonne compagnie
La défense de McCain par Rogin repose bien entendu sur l’indépendance présumée de « l’ONG » de Moustafa. La Syrian Emergency Task Force s’avère cependant avoir des liens étroits avec un gouvernement étranger et son puissant lobby aux Etats Unis. Non seulement Mouaz Moustafa figure sur la liste des « experts » du Washington Institute, mais il a récemment pris la parole pendant le symposium annuel de SOREF, un think-tank créé par l’AIPAC [lobby sioniste aux USA], sur le thème «A l’intérieur de la Syrie : la bataille contre le régime Assad».

Fait encore plus intrigant, une des adresses web de cette association est syriantaskforce.torahacademybr.org.”  [le site a été désactivé depuis, mais on en a une copie en cache]L’URL “torahacademybr.org” appartient à la Torah Academy [institution religieuse juive] de Boca Raton en Floride qui a parmi ses objectifs de travail «inspirer amour et engagement pour Eretz Yisroel» [l’entité sioniste].
Ceci n’est bien entendu pas surprenant pour ceux qui sont au courant de l’engagement de John McCain toute sa vie Durant au service d’Israël, un engagement qui a invariablement desservi les intérêts des Etats Unis.

Mise à jour: Questionné sur un média social ami pour qu’il donne son point de vue sur mon article, Moustafa a twitté:
 «du grand n’importe quoi. Je suis né dans un camp de réfugiés et Israël m’a refusé l’entrée dans les territoires palestiniens malgré mon passeport américain»
Peut-être que ses amis du lobby pourraient dire un mot en sa faveur. Après tout, il a participé à l’organisation du voyage en Syrie d’un de ses principaux hommes liges aux Etats Unis ; il est un des contributeurs du forum des démocrates Arabes du WINEP et, pour un réfugié palestinien dépossédé, il est remarquablement peu rancunier. Il a ainsi récemment déclaré au quotidien juif Forward [de tendance libérale] :
«La communauté juive américaine ici a toujours soutenu les causes humanitaires et s’est toujours tenue du côté du bon droit, et j’espère qu’elle va continuer à le faire.»

jeudi 29 octobre 2009

Elie Wiesel et ses amis antisémites

J Street est un lobby juif des Etats Unis qui se veut une alternative à l’AIPAC et à toutes les organisations qu’on englobe dans l’expression lobby sioniste.
J Street n’est pas un lobby antisioniste, mais ses animateurs pensent que l’influence exercée par le lobby actuel est démesurée et, à terme, néfaste pour l’entité sioniste elle-même. Il s’agit de protéger l’entité contre elle-même en quelque sorte, en la contraignant à discuter sérieusement de paix avec les Palestiniens.
J Street ne manque pas d’argent mais, pour l’instant, de relais suffisamment nombreux dans la communauté juive étatsunienne. Trouver ces relais un travail de longue haleine qui commence à porter ses fruits et se matérialise par la première convention de l’organisation qui a réuni quelques 1500 participants.
Michael Oren, l’ambassadeur sioniste à Washington, était invité à cette convention, mais il a décliné l’invitation. C’est que J Street n’est pas bien vu à Tel Aviv, et encore moins à Washington où le lobby sioniste représente un sionisme intransigeant. Dans ces deux villes, le sionisme mou de J Street est perçu comme dangereux pour le projet sioniste.
Si Michael Oren désapprouve les principes de J Street, il a par contre les yeux de Chimène pour les sionistes chrétiens et leur pasteur John Hagee qu’il a « honorés » de sa présence à un meeting de l’église du prédicateur apocalyptique.
Il n’est d’ailleurs pas le seul à faire les yeux doux à John Hagee puisqu’au moment même où J Street de réunissait, Elie Wiesel, prix Nobel (de quoi au juste?) s’exprimait aux côtés de John Hagee devant des milliers de sionistes chrétiens.
Or, comme nous le rappelle Max Blumenthal, Hagee est, preuves à l’appui, un antisémite virulent.
Ceux qui ont l’habitude de gober les inepties proférées par Elie Wiesel en seront peut-être surpris. Certainement pas ceux qui sont un peu familiers du personnage ainsi que du sionisme.


La présence choquante d’Elie Wiesel auprès du prédicateur fou et antisémite John Hagee
par Max Blumenthal, AlterNet (USA) 29 octobre 2009 traduit de l'anglais par Djazaïri

Le 25 octobre, alors qu’une foule de 1500 personnes se pressait pour la première convention du lobby pro-israélien de gauche J Street, Elie Wiesel prenait la parole devant une foule de 6000 sionistes chrétiens participant à la « Night to Honor Israel » (soirée en l’honneur de l’entité sioniste). Selon le San Antonio Express news, alors qu’Elie Wiesel était assis auprès de lui, Hagee a pourfendu le président Barack Obama, l’accusant sans preuves d’être « plus ferme avec Israël qu’avec la Russie, l’Iran, la Chine ou la Corée du Nord. »

Auparavant, l’ambassadeur Israélien Michæl Oren, qui était présent au sommet tenu plus tôt dans l’année des Christians United for Isræl d’Hagee, avait rejeté la proposition de J Street pour qu’il s’exprime lors de sa convention. Au lieu de quoi, il a envoyé un fonctionnaire de  faible rang pour « observer » l’événement. Oren avait ensuite accusé J Street  de «porter atteinte aux intérêts d’Israël.»

En apportant sa bénédiction à Hagee tout en vouant J Street aux gémonies, Wiesel et Oren ont choisi une organisation antisémite dirigée par un prédicateur apocalyptique d’extrême droite de préférence à une organisation progressiste naissante qui se proclame elle-même «pour Israël, pour la paix.» Et Wiesel comme Oren semblent déjà pris dans une autre controverse sur leur engagement avec le prédicateur extrémiste.


Dans la vidéo ci-dessous, le pasteur Hagee avertit que l’antéchrist sera homosexuel, Allemand et Juif.



Pendant la campagne présidentielle de 2008, le sénateur McCain avait cherché avec insistance à obtenir le soutien d’Hagee, apparaissant aux côtés du pasteur au cours d’une conférence de presse largement médiatisée pour en faire l’annonce. McCain voulait avoir le blanc seing d’une personnalité de la droite chrétienne, surtout depuis qu’il avait fustigé Jerry Falwell et Pat Robertson pendant les primaires républicaines de 2000.

McCain était peut être absolument dans l’ignorance du sermon où Hagee déclare que l’holocauste était un événement ordonné et orchestré par Dieu pour accomplir la prophétie biblique; son accusation selon laquelle le rejet de Jésus par les Juifs était à la racine de l’antisémitisme; ou encore sa prédiction selon laquelle quand l’antéchrist reviendra, il sera homosexuel et « partiellement juif, comme l’était Adolf Hitler, comme l’était Karl Marx.» Quand les délires antisémites d’Hagee ont été répercutés sans des blogs comme Talk2Action avant d’être connus nationalement, McCain renonça au soutien du prédicateur.


La vidéo ci-dessous montre la séquence du fameux sermon d’Hagee sur Hitler.



A la différence de McCain, Oren et Wiesel ne peuvent feindre l’ignorance des propos antisémites d’Hagee, à cause justement du bruit qu’avait fait la rupture avec McCain. «Mon cher pasteur, quand j’entends que des Chrétiens se réunissent pour défendre le peuple d’Israël, c’est bien sûr quelque chose qui me fait chaud au cœur, » avait déclaré Wiesel à Hagee dans un entretien du 3 septembre. «C’est, dit simplement, vous voyez, les gens ont appris de l’histoire.» (Hagee vend pour 15 dollars pièce le DVD de son entretien avec Wiesel sur son site web personnel, transformant le film de cette rencontre en aubaine financière).

Le 26 octobre, pendant un panel de blogueurs et de militants en marge de la conférence de J Street, j’ai critiqué Oren et Wiesel pour s’être associés à Hagee au moment même où j’écrivais sur l’implication de McCain avec le prédicateur. En se liant avec un antisémite, Wiesel semble ne pas avoir retenu son propre enseignement. J’ai dit que Bernard Madoff était la dernière personne en qui Wiesel avait eu autant confiance qu’en Hagee.  C’était une plaisanterie, bien sûr, un genre de plaisanterie juive, et dans cette comparaison humoristique j’attribuais à Wiesel une crédulité stupide dans son engagement avec Hagee.

Ecrivain lauréat du prix Nobel, Wiesel a basé son œuvre et ses conférences depuis des décennies sur la prémisse selon laquelle nous devons apprendre de la tragédie du passé, tirer la leçon de l’holocauste de sorte à ne pas le répéter. Peut-être Wiesel n’ignore-t-il pas l’épouvantable théologie d’Hagee pour laquelle la destruction violente des Juifs est essentielle pour amener le retour du Christ; ou peut-être ne la prend-t-il pas au sérieux et considère-t-il que de telles inepties ne devraient pas empêcher Hagee de soutenir financièrement et par la propagande le mouvement de colonisation de la Cisjordanie qui est désormais au cœur des difficultés dans les relations entre les USA et Israël.

Michæl Goldfarb, ancien porte parole de la campagne McCain – Palin et qui anime un blog sur le Weekly Standard a qualifié le panel de blogueurs de «clownesque». Il rend compte de les remarques ainsi: « Elie Wiesel insulté à la conférence de J Street.» Dans son post, Goldfarb ne tient pas compte des faits que j’ai présentés sur l’antisémitisme d’Hagee. Une fois de plus, l’idéologie exige qu’on oublie l’histoire.

Jeffrey Goldberg, qui écrit pour the Atlantic, a lui aussi qualifié le panel de « clownesque, » m’attaquant pour avoir critiqué Wiesel. «En voilà une astuce, » écrit Goldberg dans son blog. «Critiquer des personnages publics qui ont survécu à l’holocauste est bien sûr permissible. Mais les insulter est honteux. Ca ne va pas vous gagner beaucoup d’amis juifs.» Goldberg m’a également excommunié parmi les anti sionistes qui ont des parents juifs.»

Pourquoi Wiesel fait-il ami-ami avec Hagee? Pourquoi ai-je « insulté » Wiesel? Goldfarb comme Goldberg ont refusé de traiter ces questions et omis de citer les faits que j’ai présentés sur Hagee. Alors que Goldfarb s’en est pris violemment à un donateur de J Street pour des déclarations controversées sur Israël, ils ne s’est jamais occupé des diatribes antisémites d’Hagee. Goldberg ne s’en est pas occupé non plus. Tous deux présentent tranquillement leurs opinions sans se soucier des faits.

Mais l’absence de faits dans les articles sur leurs blogs ne les autorise pas à fuir le problème. Approuvent-ils Hagee, comme le font Wiesel et Oren? En défendant Wiesel des critiques sur sa relation avec Hagee, ils défendent également cette relation. Est-ce vraiment ce qu’ils veulent faire? Ils doivent donc également être en désaccord avec la rupture par McCain de ses liens avec Hagee. Qu’est-ce que Goldberg et Goldfarb trouvent acceptable chez Hagee, dès lors que Wiesel et Oren le trouvent acceptable? A moins, bien sûr, qu’ils n’approuvent ni Hagee ni aucune association avec lui, et utilisaient la critique contre ceux qui s’allient à lui comme un moyen de taper sur J Street. Alors là, ce serait clownesque.


mercredi 7 janvier 2009

"Joe le plombier" recruté par la propagande sioniste

Le journal sioniste Yediot nous informe que "Joe le plombier," de son véritable nom Samuel "Joe" Wurzelbacher, vient de décider de se rendre dans l'entité sioniste pour que le "Joe" moyen sioniste puisse raconter son histoire.
Le Yediot rappelle que Joe le plombier avait incarné, au service du candidat Républicain John McCain "un exemple de travailleur Américain qui serait lésé économiquement par l'élection d'Obama."
Wurzelbacher explique "qu'il va passer dix jours à couvrir les combats et à expliquer pourquoi les forces israéliennes montent des attaques contre le Hamas."

Joe "le plombier" a donc été recruté par la hasbara, la propagande sioniste, inquiète de voir que même le travailleur américain moyen commence à se rendre compte de qui est réellement l'oppresseur et qui est réellement l'opprimé.
La propagande sioniste peut certes s'appuyer sur la capacité de Samuel Wurzelbacher à mentir effrontément puisqu'on sait maintenant qu'il a menti sur sa véritable profession et qu'il n'est pas plus plombier que je ne suis sioniste (ce qu'il est par contre).

Compte tenu de la performance électorale de celui pour qui il bossait pendant la dernière campagne électorale aux Etats-Unis, j'ai l'impression que l'entité n'est qu'au début de ses ennuis avant la chute finale.

Un article en français sur le sujet ici.