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dimanche 19 janvier 2014

Un rabbin que Dieudonné devrait inviter à discuter

Les Juifs hollandais, souvent originaires de la péninsule ibérique, contrôlaient, nous dit-on dans l'article que je vous propose, 17 % du commerce dans la Caraïbe néerlandaise. 17 % c'est beaucoup pour une communauté qui devait représenter une infime fraction de la population des Pays bas à l'époque (la grande migration des Juifs ashkénazes n'avait pas encore eu lieu),
Et dans ce commerce, il y avait celui des esclaves dont l'écho persiste à ce jour aux Pays Bas dans une tradition vivace lors des fêtes de Noël où le Père Noël est flanqué d'un esclave, Pierre le Noir ("Zwarte Piet" en néerlandais). Cette tradition témoigne de la place qu'occupe l'esclavage dans la mémoire collective des Pays Bas, une mémoire partagée par les Juifs qui, s'ils s'abstiennent de mettre en scène le Père Noël (Saint Nicolas) ont intégré Pierre le Noir dans « Hanuklaas », probablement donc en lien avec la fête juive de Hanoucca.
Saint Nicolas et Pierre le Noir (Zwarte Piet)
Saint Nicolas et Pierre le Noir (Zwarte Piet)
La reconnaissance de ce rôle juif dans le commerce des esclaves est apparemment un sujet que le judaïsme hollandais officiel refuse d'aborder même si, d'un autre côté, on n'hésite pas à célébrer la splendeur de ceux qui firent leur fortune par cette activité.
Et ce n'est pas un hasard si le rabbin qui souhaite faire le point sur cette période de l'histoire des Juifs hollandais est aussi partisan d'un dialogue avec les Musulmans et s'oppose à leur diabolisation.
Il est vrai que reconnaître clairement le rôle majeur des marchands juifs dans le négoce des esclaves est de nature à contredire l'image d'une minorité confessionnelle éternelle victime sous toutes les latitudes.
Ce qui ne va pas pas dans le sens des besoins propagandistes du sionisme pour qui il est important de cultiver cette image de perpétuelle victime censée justifier le déploiement de force brute de s terroristes sionistes contre le peuple palestinien en Cisjordanie et à Gaza.

Manifestation de protestation contre la tradition de"Zwarte Piet"
  

Quel degré de culpabilité pour les Juifs hollandais dans le commerce des esclaves ?

par Cnaan Liphshiz et Iris Tzur, Jewish Telegraphic Agency 26 décembre 2013 10 traduit de l'anglais par Djazaïri
 LA HAYE, Pays-Bas (JTA) - Dans une rue passante près du Parlement néerlandais, trois musiciens blancs aux visages peints en noir régalent les passants avec des airs de fêtes qui évoquent le Père Noël néerlandais, Sinterklaas, et son esclave, Pierre le Noir.
Beaucoup de Hollandais de souche considèrent que se déguiser en Pierre le Noir au mois de décembre est une tradition vénérable, mais d'autres le considèrent comme un affront raciste aux victimes de l'esclavage. Avec la commémoration du 150e anniversaire de l'abolition de l'esclavage en Hollande cette année, la controverse sur Pierre le Noir a atteint de nouveaux sommets. Des centaines de personnes ont manifesté contre la coutume à Amsterdam le mois dernier, et plus de 2 millions ont signé une pétition en faveur de cette tradition.
De leur côté, les Juifs hollandais – dont certains célèbrent leur propre version de la coutume de Pierre le Noir, appelée «Hanukklaas » - sont généralement restés silencieux.
 Mais les choses ont changé en octobre, quand Lody van de Kamp, un rabbin orthodoxe à la personnalité peu commune a écrit une critique mordante à ce sujet dans Republiek Allochtonie, un site internet hollandais d'information et de d'opinion. « La représentation de Pierre l'esclave » remonte à une époque à laquelle nous, en tant que citoyens, ne répondions pas aux critères qui nous engagent aujourd'hui, » écrivait van de Kamp.

Le rabbin Lody van de Kamp
Plaider contre la tradition de Pierre le Noir participe de ce que van de Kamp appelle sa fonction sociale, une mission qui l'amène à rappeler aux Juifs hollandais que l'implication profonde de leurs ancêtres dans le commerce des esclaves. En avril, il doit publier un livre sur la complicité des Juifs hollandais dans le commerce des esclaves, une démarche qui, il l'espère, sensibilisera les Juifs à l'esclavage en général et à la question de Pierre le Noir en particulier.
« J'ai écrit le livre et je me suis lancé dans le débat sur Pierre le Noir à cause de ce que j'ai appris de mes prédécesseurs sur ce qu'être un rabbin veut dire  - à savoir s'exprimer sur des questions de société, pas seulement donner des directives sur la manière de cuisiner pendant le Sabbat, » a déclaré van de Kamp à la JTA.
« De l'argent était gagné par les communautés juives en Amérique du Sud, en partie par l'esclavage, et l'argent partait en Hollande chez les banquiers juifs, » dit-il. « Des non Juifs étaient aussi complices, mais nous aussi. Je me sens en partie complice. »
 Quoique il ne jouisse d'aucun poste officiel dans la communauté juive hollandaise, van de Kamp, 65 ans, est un des rabbins orthodoxes les plus connus aux Pays bas, une notoriété qu'il doit à plusieurs de ses livres sur la communauté juive hollandaise et à sa présence médiatique.
Son prochain livre, un roman historique intitulé « L'esclave juif » va sur les traces d'un marchand juif du XVIIème siècle et de son esclave noir qui enquêtent que plantations propriétés de Hollandais dans le nord du Brésil dans l'espoir de persuader les Juifs de ne plus investir dans le commerce des esclaves. En faisant des recherches pour son livre, van de Kamp a appris des choses qui l'ont choqué.
Dans une partie de ce qui était alors la Guyane hollandaise [Surinam aujourd'hui, NdT], 40 plantations appartenant à des Juifs accueillaient une population totalisant au moins 5 000 esclaves, dit-il. Connue sous le nom de Jodensavanne, ou Savane Juive, cette région avait une communauté juive de plusieurs centaines de personnes avant sa destruction lors d'un soulèvement d'esclaves en 1832. Presque tous [les Juifs] émigrèrent en Hollande en emportant avec eux leurs richesses accumulées.
Une partie de ces richesses a été exposée l'an dernier dans la cave de la synagogue portugaise d'Amsterdam dans le cadre d'une exposition dédiée à la richesse des immigrants qui avaient fondé la synagogue.Van de Kamp explique que c'est cette exposition qui a éveillé son intérêt pour le rôle des Juifs hollandais dans l'esclavage, un rôle important.
Dans l'île caribéenne de Curaçao, les Juifs hollandais ont été responsables de la revente d'au moins 15 000 esclaves acheminés par des marchands hollandais du commerce transatlantique, selon Seymour Drescher, un historien de l'université de Pittsburgh. A un moment donné, les Juifs contrôlaient 17 % du commerce caribéen dans les colonies hollandaises, précise Drescher.
Les Juifs étaient si influents dans ces colonies que les ventes aux enchères d'esclaves qui tombaient au moment de fêtes juives étaient souvent reportées, selon Marc Lee Raphael, professeur d'études judaïques à la faculté de William & Mary.
Aux Etats Unis, le rôle des Juifs dans le commerce des esclaves a été l'objet d'un débat scientifique pendant près d'une vingtaine d'années, stimulé en partie par les efforts pour réfuter les thèses de la Nation of Islam selon lesquelles les Juifs dominaient le commerce transatlantique es esclaves. Mais en Hollande, on discute rarement de la question de la complicité juive.
« C'est parce que nous, aux Pays Bas, n'avons fait que profiter de l'esclavage mais ne l'avons pas vu de nos propres yeux, » explique van de Kamp. « Mais l'expérience américaine est différente. »
La question de l'esclavage n'est pas la première incursion de van de Kamp dans un domaine controversé. Dans les milieux juifs, il a la réputation d'un anticonformiste avec un penchant pour l'expression de points de vue anti-establishment.
 Une image qui s'est renforcée l'an dernier quand il a pris position contre un compromis conclu entre la communauté juive et le gouvernement [néerlandais] sur l'abattage rituel [casher]. Conçu pour éviter une interdiction totale, l'accord mettait certaines restrictions à l'abattage rituel qui ne sont pas contraires à la loi juive selon les grands rabbins de Hollande. Van de Kamp a dénoncé cet accord en tant que entrave inacceptable à la liberté religieuse.
Plus récemment, il a mécontenté des militants hollandais en soutenant que la diabolisation des Musulmans contribuait à générer de l'antisémitisme. Il a aussi plaidé pour le dialogue avec les Musulmans ouvertement antisémites [c.à.d. probablement antisionistes, NdT] à un moment où les organisations juives appelaient à les poursuivre e justice.
Mais sa réputation de rabbin non-conformiste dans une communauté portée sur le consensus a auusi valu quelques partisans à van de Kamp.
« Il est dans sa propre organisation, » explique Bart Wallet, un historien de l'université d'Amsterdam spécialiste d'histoire juive. « Depuis sa position un peu en marge il est libre de critiquer et n'a pas à se conformer à quoi que ce soit, »

vendredi 24 mai 2013

80 % ou 90 %, Joe Biden cherche la réponse à la question juive

Joe Biden, le vice président des Etats Unis, s’est fendu d’un discours pour le moins élogieux à l’égard de la communauté juive de son pays.
Trop élogieux disent certains…
80 % ou 90 % Joe Biden cherche la réponse à la question juive

 Biden: les leaders Juifs ont été à la tête du changement en faveur du mariage homosexuel (gay)

par Josh Lederman Associated Press – ABC News (USA) traduit de l’anglais par Djazaïri
Washington 22 mai 2013 (AP)

Le vice président Joe Biden a félicité les leaders Juifs pour avoir contribute à changer les attitudes des Américains à l’égard du mariage homosexuel et d’autres questions de société.
Biden a souligné que l’art et la culture changent les attitudes des gens. Il a cité les médias sociaux et la vieux feuilleton de NBC TV, «Will and Grace » comme des exemples de ce qui a aidé à faire évoluer les attitudes à l’égard du mariage homosexuel.
Biden a dit,
«Pensez que, derrière tout ça, je vous parie que 85 % de ces changements, que ce soit dans les médias sociaux ou à Hollywood, sont une conséquence [de l’action] des leaders Juifs dans l’industrie [de la communication].» 
Biden a expliqué que cette influence est immense et que ces changements ont été dans le sens du bien.
Biden s’est exprimé ainsi mardi soir à la réception pour le Jewish American Heritage Month (mois du patrimoine judéo-américain) organisée par le Democratic National Committee. Il a affirmé que les valeurs juives sont une part essentielle de l’identité des Américains [essential part of who Americans are].

Ceci n’est qu’un résumé des propos dithyrambiques tenus par Joe Biden sur la place et le rôle des Juifs aux Etats Unis.
A tel point que Jonathan Chait du New York Mag estime qu’il est allé trop loin, donnant accidentellement du grain à moudre aux antisémites.
On l’aura compris en effet, le tour de force de Joe Biden  a consisté, par excès de philosémitisme à égrener les poncifs du suprématisme juif (le nombre de prix Nobel, les 11 % des élus au Congrès issus d’une communauté qui représente à peine 2 % de la population du pays) et les clichés antisémites, à savoir la volonté de détruire chez les Gentils l’attachement aux valeurs familiales ou l’énorme influence des Juifs dans le cinéma et les médias en général.
Jonathan Chait écrit :
Biden a en effet fait dans son propos un éloge vibrant et sincère avant de dériver dans un terrain très inconfortable et de prononcer un discours qui sera probablement cité par les antisémites pendant les années et les décennies à venir. (Il est déjà l’objet de discussions animées dans la communauté suprématiste blanche).

Contrairement à l’évidence, Chait considère que  le discours de Joe Biden n’était pas antisémite.
Or ce discours est antisémite malgré ce paradoxe qui tient à la nature élogieuse de propos tenus devant des Juifs influents dans le parti Démocrate et dans la société américaine en général.
Le paradoxe Biden peut s’expliquer rationnellement et j’y reviendrai sans doute à l’occasion d’un post ultérieur.
Pour l'instant, je me contenterai de la remarque finale de Jonathan Chait:
Et puis aussi, cette petite observation de rien du tout, quand on donne des chiffres complètement farfelus [out of your ass, littéralement ‘tirés de son cul’], on devrait probablement les arrondir à l’entier plutôt qu’au demi (les Juifs sont responsables à 85 % du changement des attitudes culturelles à l’égard des homosexuels ? 90 % aurait été trop haut et 80 % pas assez haut?).
Le principal problème ici, c’est que les droits des homosexuels, à la différence des droits civiques des noirs, sont politiquement controversés pour l’instant.  Bident peut trouver que c’est «une très bonne chose» que les Juifs aient utilisé leur influence sur la culture populaire pour faire changer les attitudes de la société à l’égard de l’homosexualité, mais beaucoup de gens ne trouvent pas ça bien du tout.

mercredi 5 septembre 2012

L'électorat juif, ce n'est pas le lobby juif et encore moins sioniste

Il existe un mythe autour de l'électorat juif aux Etats Unis.

On a déjà eu l'occasion de le dire sur ce blog, non seulement l'électorat juif est numériquement faible, même s'il peut représenter un apport intéressant dans certains Etats, mais cet électorat , en admettant qu'il existe en tant que tel, se détermine avant tout sur des thématiques communes à l'ensemble de l'électorat des Etats Unis.

Nuançons: cet électorat tend à être plus libéral, c'est-à-dire à gauche dans le vocabulaire politique américain, que la population générale.

Une enquête d'opinion citée par The Economist observe en effet que
Parmi les communautés religieuses des Etats Unis, les Juifs tendent plus à s'identifier eux-mêmes comme libéraux [progressistes, de gauche]. 77 % des Juifs Américains étaient opposés à la guerre contre l'Irak, un plus fort pourcentage que chez les sans religion" (66 %) et l'opinion publique américaine dans son ensemble (52 %).
De fait, 
depuis 1972, les candidats démocrates à la présidentielle ont reçu entre 64 % et 80 % des suffrages juifs sauf en 1980 quand Jimmy Carter en avait obtenu 45 %, Ronald Reagan 39 % et John Anderson 14 %. En 2008, le vice-président de la campagne républicaine destinée à convaincre les Juifs prédisait 40 % du vote juif pour John McCain; M. Obama avait obtenu 78 % des suffrages juifs.
Et malgré tout le tintamarre fielleux déversé aussi bien à Washington qu'à Tel Aviv sur le manque de soutien d'Obama à l'Etat sioniste, 56 % des électeurs Juifs jugent positivement l'actuel président sous cet aspect tandis que Romney recueille à peine 16 % d'avis favorables (malgré sont attitude outrancièrement lèche-bottes vis-à-vis de Benjamin Netanyahou).

De toute façon, comme on l'a dit, les électeurs Juifs aux Etats Unis ont des motifs de préoccupation assez semblables à ceux de leurs compatriotes non juifs et le sort de l'entité sioniste n'apparaît nullement comme une priorité à leurs yeux.

Ce qui détermine le vote des électeurs juifs
En effet, le sort de l'entité sioniste vient seulement au huitième rang de leurs préoccupations loin derrière l'économie, le système de santé, les finances publiques, la protection sociale et la fiscalité.

Des électeurs comme les autres donc, et qui sont à une écrasante majorité (83 %) en faveur d'une solution de paix à deux Etats, même si, pour 67 % d'entre eux, cela impliquait que les Etats Unis manifestent publiquement leur désaccord avec l'entité sioniste.

Mais la réalité, c'est que ce ne sont pas tant les électeurs que les appareils politiques courtisent, mais plutôt l'argent des milliardaires Juifs et tous leurs réseaux d'influence et médiatiques qui, s'ils ne peuvent garantir complètement la victoire électorale aux élections nationales ou locales (qu'il ne faut surtout pas oublier), sont un plus incontestable et parfois décisif.




samedi 15 janvier 2011

Une vingtaine d'agents du Mossad exfiltrés de Tunisie

Une drôle d'histoire que nous relate le Yediot Aharonot, un journal de l'entité sioniste.
Le Yediot nous parle en effet de l'évacuation hors de Tunisie de vingt ressortissants de l'entité sioniste qui, d'après ce journal, se trouvaient dans ce pays en tant que touristes.
Soit.
Nous savons qu'à aucun moment la sécurité des touristes étrangers n'a été menacée par qui que ce soit en Tunisie, et que c'est seulement par précaution que divers Etats ont procédé au rapatriement de leurs administrés.
Pourtant le Yediot écrit:
Un groupe de 20 Israéliens a été secouru samedi soir en Tunisie, où un soulèvement violent a réussi à renverser le gouvernement.
 La mission compliquée a été orchestrée (sic) par un certain nombre d'administrations israéliennes dont le ministère des affaires étrangères. Les touristes ont d'abord été transférés dans un pays tiers d'où ils doivent se rendre en Israël par avion.
Yossi Levy, porte parole du ministère, a déclaré à propos de cette affaire, "C'est une histoire qui finit bien, mais qui a demandé des efforts pour sauver des vies de la part d'agents du ministère des affaires étrangères et d'autres services."
C'est pas la traversée de la mer Rouge, mais presque!
A mon avis, il s'agissait d'agents secrets comme ceux qui ont assassiné un responsable du Hamas à Dubaï
Un site ultra sioniste nous apporte quelques compléments d'information:  ces touristes avaient en majorité des passeports européens . 
Tout comme les agents du Mossad en action à Dubaï, ce qui explique que la tâche de leur rapatriement n'ait pas été laissée aux pays dont ils détiennent les passeports qui sont sans doute des vrais faux..
Et puis, nous informe ce site ultrasioniste, les Juifs de Tunisie vivent dans l'angoisse! Pour le reste des gens, tout est pourtant absolument normal en Tunisie!
Les juifs ne sortent pas dans les rues ce Chabat et restent calfeutrés et angoissés à la maison (IsraelValley est en contact avec des hommes politiques de Jérusalem qui sont eux-mêmes en relation avec des personnalités de la Communauté juive Tunisienne). Selon le Secrétariat d’Etat Français au Tourisme, “quelque 8.000 Français (selon IsraelValley : dont de nombreux juifs de France) séjournent actuellement en Tunisie”.
 

vendredi 4 décembre 2009

L'oligarchie des 'Turcos' derrière le récent coup d'Etat au Honduras

L'Anti Defamation League avait sans doute quelque raison d'arguer d'une montée de l'antisémitisme en Espagne. Et l'American jewish Congress vient d'en déceler une autre dans le quotidien espagnol El Mundo.

Je devrais plutôt dire qu'il s'agit du deuxième faux pas de ce journal puisque on lui avait reproché en septembre d'avoir publié un entretien avec l'historien Anglais David Irving, une des bêtes noires de ceux qui prétendent incarner la doxa sur l'holocauste.
Ce que l'American Jewish Congress reproche cette fois au journal espagnol, c'est d'avoir publié un article sur la situation au Honduras qui attire l'attention sur le poids économique et politique d'un certain nombre de familles qui seraient derrière le putsch qui a renversé le président Zelaya accusé de vouloir faire cheminer son pays sur les pays d'Hugo Chavez, le président du Vénézuela.
Je vous propose donc cet article qui n'a suscité aucune réaction en Turquie alors qu'on y lit que l'ennemi du peuple, ce sont les Turcos.
Sauf, c'est vrai que ces Turcos ne sont pas Turcs mais Juifs originaires de pays arabes. Pas tous en fait, parce que je serais étonné de trouver des Juifs Arabes s'appelant Rosenthal.
L'article expose donc, sur un ton assez neutre, la domination d'une oligarchie familiale close sur la vie politique et économique d'un petit pays d'Amérique Centrale. Il se trouve que les familles qui composent cette oligarchie sont juives. Juives palestiniennes même pour certaines; cette référence à la Palestine historique n'a pas dû être pour rien dans la réaction du Congrès Juif Américain...
En quoi est-il antisémite d'exposer ces faits?
Ces familles auraient été catholiques, musulmanes ou encore bouddhistes, qui aurait trouvé à redire à un article sur l'importance de leur rôle?


40 % du PIB entre les mains d'une poignée de personnes aux noms d'origine juive et palestinienne

Presque toutes financent les deux partis

L'entente d'une poignée de familles avant et après le coup d'Etat

par Jacobo G. García | Tegucigalpa El Mundo (Esp)28 novembre 2009 traduit de l'espagnol par Djazaïri

Le seul point commun à tous les murs du dédale de rues de Tegucigalpa est qu'ils sont tous recouverts de graffiti.

Ils sont en ciment, ont une lointaine origine coloniale, électrifiés ou garnis de tessons de verre acérés pour éviter les intrusions, mais toujours avec des graffiti et leurs fautes d'orthographe comme "avajo Goriletti" [à bas Goriletti]ou "les Turcs hors du Honduras."

Presque tous pointent les mêmes personnes; au concours "des plus détestés", Micheletti, l'église et les "Turcs" l'emporteraient haut la main devant ceux qui ont été expulsés du pouvoir le 28 juin, concentrant à eux seuls plus d'insultes de peinture à la bombe que quiconque, y compris l'armée.

Micheletti pour avoir poignardé dans le dos 'Mel' [Zelaya], son vieil ami du parti Libéral. L'église pour avoir accusé Zelaya d'être coupable d'avoir conduit le pays vers la situation actuelle et les "Turcs" parce qu'ils sont l'oligarchie. Un mot désuet dans le monde développé mais qui, dans le troisième pays le plus pauvre d'Amérique latine renvoie à une poignée de famille qui agissent en coordination après comme avant le coup d'Etat qui a destitué le président qui flirtait avec le chavisme.

Même si tout le monde les appelle "les Turcs", il s'agit en réalité de familles d'origine juive venues de pays arabes dans les années 1940 et 1950, loin du désert et des conflits. Ce sont les Rosenthal, les Facussé, les larach, les Nasser, les Kafie ou les Goldstein. Cinq noms qui contrôlent l'industrie du montage, l'énergie, les télécommunications, le tourisme, la banque, la finance, les moyens de communication, les cimenteries et le commerce, les aéroports ou le parlement. Presque tout. Ils forment le noyau dur de ces 3 % de Honduriens qui contrôlent 40 % de la production nationale. Ce sont les élus [privilégiés ) d'un pays où 70 % des habitants sont pauvres.

Des personnages comme Jaime Rosenthal, candidat à quatre reprises aux présidentielles et propriétaire de banques, d'un aéroport, de brasseries, d'équipes de football et de moyens de communication. Il a des investissements dans le ciment, des compagnies de téléphone, l'exportation de la viande, les assurances et les télécommunications. Ou les Facussé, associés aux Nasser et qui ont partagé leur influence pendant des décennies entre la politique et les affaires. Ils sont les parrains du secteur textile dans un pays voué à confectionner de nombreux vêtements de marque qui sont destinés au marché des Etats Unis. Ils contrôlent aussi des entreprises de la chimie ou des bois précieux. De ces familles sont issus de nombreux ministres et il n'y a pas de décision dans le pays qui ne passe pas par eux.

La plupart d'entre eux ne savait ni lire ni écrire et encore moins parler l'espagnol à leur arrivée, mais ils ont prospéré derrière leurs comptoirs, créant des journaux, exploitant des mines ou introduisant l'électricité et le téléphone dans le pays. Ils se mariaient entre eux, envoyaient leurs fils dans des universités américaines, supplantant la bourgeoisie traditionnelle (d'origine espagnole et allemande) et trois générations plus tard ils contrôlent encore le pays sans admettre quiconque dans leur club de 'puissants.'

Puissants parmi les puissants

Ce sont des familles comme la famille Atala, propriétaires de la banque Ficohsa ou les Kafie, "puissants parmi les puissants", selon le livre "Honduras, pouvoirs de fait et pouvoir politique," sous la direction de Victor Meza. C'est le groupe familial le plus influent du pays et un des plus importants d'Amérique Centrale grâce à ses investissements dans la banque, l'alimentation ou la construction et à ses nombreux contrats avec les administrations. "Des appels d'offres qu'elle perd rarement" signale le livre. Ou les Canahuati, une famille très influente pas seulement parce qu'elle contrôle deux journaux mais parce qu'elle possède aussi des usines de mise en bouteilles, des entreprises pharmaceutiques ou des affaires dans la restauration rapide comme Pizza Hut et KFV.

Presque toutes contribuent financièrement pour les deux partis et c'est avec elles que l'ambassadeur des Etats Unis Hugo LLorens s'est réuni quelques heures à peine après avoir appris qu'on avait vu Zelaya en pyjama au Costa Rica. Il leur cria après et leur passa un tel savon que plus d'un en fut offensé ainsi que l'a expliqué à elmundo.es/America une des personnes présentes. Pour la première fois, les Etats Unis semblaient ne pas avoir été informés d'un coup d'Etat au Honduras.

C'est pourquoi une des premières mesures de répression de la part de l'administration Obama a été de ne pas accorder de visas à beaucoup de ces familles. Les Etats Unis sont derrière la décision que c'est aux élections de fermer la parenthèse chaviste. Les pessimistes persistent à croire que la plaie restera ouverte.

jeudi 19 novembre 2009

Canada: organisation d'un concours du parti le plus pro-sioniste

Une affaire fait grand bruit au Canada. Le parti Conservateur au pouvoir vient en effet de distibuer à des électeurs des prospectus de nature électorale aux frais du parlement.
Cette pratique est légale et ne doit pas toucher plus de 10 % du corps électoral d'une circonscription.
Les conservateurs disposant de plus de parlementaires, majorité oblige, ont donc une plus grande latitude que les autres formations politiques pour remplir les boîtes à lettres de leurs électeurs potentiels.
Ceci est un premier motif de mécontentement des élus de l'opposition qui demandent une réforme, et non une abolition, de ce dispositif.

Les conservateurs viennent tout juste d'utiliser cette procédure pour envoyer des prospectus à une fraction de l'électorat, en l'espèce l'électorat juif.

Ne me demandez pas comment ils savent que tel électeur est juif et l'autre non; probablement en utilisant les bonnes vieilles méthodes inspirées des lois de Nuremberg.

Mais ce n'est pas ça que dénoncent les opposants libéraux de M. Harper, le premier ministre.
Non, ce qu'ils reprochent à ces prospectus, c'est leur contenu:
Le document, qui fait l'éloge des actions entreprises par le gouvernement Harper pour défendre les intérêts de la communauté juive et d'Israël, dénonce certaines actions ou déclarations du Parti libéral à cet égard. On peut notamment y lire que le Parti libéral a «volontairement participé à la réunion antisémite de Durban I», qu'il a tenté de retirer le Hezbollah de la liste des organisations terroristes et que Michael Ignatieff a accusé Israël de crimes de guerre lors du conflit avec le Liban en 2006.


Notez que, sur le tract, la question porte sur qui est apte à représenter et à défendre lesvaleurs de la communauté juive du canada (et non les valeurs du Canada).


Pour les libéraux, il s'agit tout simplement d'une accusation d'antisémitisme qu'ils récusent en essayant de montrer qu'eux aussi sont des prosionistes patentés.
Non seulement ils rappellent que ce sont les Libéraux qui ont inscrit au Canada le hamas et le Hezbolla sur la liste des organisations terroristes et que,
Quant à la déclaration de Michael Ignatieff à l'émission Tout le monde en parle, selon laquelle le massacre de Cana était un crime de guerre, «il s'est par la suite excusé publiquement», a insisté M. Cotler. À noter que cette déclaration de M. Ignatieff en 2006 avait fait des vagues au sein de la communauté juive du Parti libéral, au point où la femme de M. Cotler avait déchiré sa carte de membre.
 Michael Ignatieff, c'est ce politicien, juriste spécialiste du droit de la guerre, dont l'humanité parvient parfois à ressurgir avant d'être réprimée par l'esprit tribal.

Voilà donc où en sont les politiciens Occidentaux: à rivaliser ouvertement  dans leurs proclamations d'amour envers un régime de voleurs et d'assassins.

Jusqu'à nier que le massacre commis à Qana au Liban fut purement et simplement un crime de guerre.

S'il existe un terrorisme en armes, il existe aussi un terrorisme de la pensée tel celui dont font preuve ces politiciens Canadiens.

jeudi 29 janvier 2009

Encore une petite leçon de théologie judéo-chrétienne

En France, comme dans d'autres pays européens, on se soucie énormément de la mémoire de ce qu'on appelle l'holocauste.
Au point que la deuxième guerre mondiale tend à se résumer aux persécutions dont ont fait l'objet les Juifs de la part des régimes fascistes.
Les affaires qui mettent en cause des personnes qui nient cet holocauste où qui le nieraient peut-être en leur for intérieur occupent assez souvent nos journalistes (pensez à Dieudonné, Faurisson par exemple).
s
Comme vous l'aurez deviné, l'entité sioniste n'est pas la dernière à s'intéresser à cette mémoire de l'holocauste. Ainsi, une visite du mémorial de Yad Vashem est une figure imposée pour tous les politiques étrangers en déplacement dans l'entité sioniste.
L'intérêt de l'entité sioniste pour cette mémoire de l'holocauste se marque aussi dans toutes les interventions de ses relais à l'étranger comme le Centre Simon Wiesenthal (du nom d'un pseudo chasseur de Nazis), la LICRA ou des personnages comme Marek Halter ou Elie Wiesel.
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Un des aspects de cette culture (culte?) mémorielle est l'entretien de la culpabilité de l'église catholique qui aurait contribué activement ou passivement à la mort de six millions de Juifs en Europe.
Ce culte mémoriel nous offre l'opportunité d'une nouvelle leçon de théologie judéo-chrétienne car le dernier épisode de la persistance de l'accusation portée au catholicisme se déroule en ce moment avec la réintégration dans l'église par le Pape Benoît XVI d'un évêque, Richard Williamson (allez voir ce lien pour découvrir une plaidoirie affligeante), de la mouvance intégriste du catholicisme. Ce qui est reproché par les organisations et le gouvernement sionistes à ce prêtre n'est pas tant sa qualité d'intégriste mais le fait qu'il conteste que des chambres à gaz aient servi à tuer des Juifs dans les camps de concentration nazis.
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On se demandera ce que la négation de l'existence des chambres à gaz entretient comme rapport avec la doxa catholique, à moins que cette croyance ait été introduite dans le culte catholique à l'insu des différents Papes et autres cardinaux.
Toujours est-il que de nombreuses voix cléricales se sont levées, notamment dans l'épiscopat français pour condamner les propos négationnistes de Mgr Williamson. Apparemment les chambres à gaz font réellement partie de la doctrine catholique et de la catéchèse en France.
Le Pape a également battu sa coulpe sans toutefois revenir sur sa décision.
Décision qui marque d'ailleurs un progrès décisif dans la défintion de cette aberration qu'on appelle judéo-christianisme puisque la communauté juive (laquelle ou lesquelles, Le Figaro ne le précise pas vraiment) demande des excuses et que le Grand Rabbinat de l'entité sioniste gèle les relations judéo chrétiennes.
Dans le même article du Figaro, il est d'ailleurs intéressant de constater qu'un des prêtres catholiques négateurs des chambres à gaz s'appelle Floriano Abrahamowicz, un Juif converti donc, et qui doit bien avoir quelques informations précises sur la question.
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Il est temps de fermer ce dossier catholico-holocaustique en soulignant simplement que si, pour les sionistes, la mémoire de l'holocauste a une importance idéologique (justification de l'existence de l'entité sioniste) et pratique (outil de pression sur les politiques et d'inculcation aux masses Goyim), l'entité sioniste n'a pas grand chose à foutre des survivants de l'holocauste en tant qu'êtres vivants. Cet aspect a déjà été documenté sur ce blog et vient de connaître un rebondissement avec l'association au Sionistan entre le Parti La Feuille Verte [pour la légalisation du cannabis] et le parti des survivants de la shoah.
d
Quand on pense que les sionistes n'ont de cesse de culpabiliser non seulement les dirigeants des pays qui ont effectivement déporté des Juifs mais aussi ceux qui n'ont joué aucun rôle dans cette affaire!
d
Un exemple supplémentaire du culot sioniste.